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 Dans les cachots

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Gallions : 3327
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MessageSujet: Dans les cachots   Mar 7 Oct - 2:07




Dans les cachots

Résumé de l'épisode précédent:
 
Le professeur et la surveillante, avaient débouchés dans les couloirs des cachots de leur pas tanguant. Cela avait duré juste le temps que Ludovic raconte brièvement son histoire avec Rognure. Il espérait avoir enfin réussit à distraire l'attention de son jeune support pour qu'elle oublie un peu cette idée de l'embarquer sur un terrain pentu. Lorsqu'il eut fini son résumé, elle le fixa une nouvelle fois dans les yeux, elle ne voulait pas arrêter un peu ? Il soutint son regard, il était assez fort à ce jeu pour qu'elle ne puisse rien en tirer. Ne restait qu'à espérer que son monologue sur l'elfe de maison aurait suffit à dissuader Oswin d'aller visiter une quelconque chambre à coucher. Il aurait bien croisé les doigts pour en être sûr, mais il était prêt à parier qu'elle l'aurait remarqué et il ne voulait plus prendre aucun risque. Toute fois, une lueur bizarre dans les prunelles de la jeune femme lui fit comprendre que tout cela n'avait servit à rien. Ludovic commençait à se sentir vraiment mal à la l'aise et une migraine lancinante lui engourdissait le crâne peu à peu. Il fallait rester concentré.

Par chance, la surveillante avait acceptée de visiter les cachots, cela lui laisserait un peu de temps pour retrouver l'usage de sa jambe. Dès qu'il aurait été capable d'enchainer trois pas, boiteux ou non, il en aurait profité pour prendre congé. Facile, avec toute une classe de secondes années qui l'attendait il avait la meilleure des excuses. Enfin, ils étaient sûrement partis depuis longtemps, ne l'ayant pas vu venir, histoire de profiter de son absence inopinée. Il n'allait pas leur jeter la pierre, lui aussi était ravi de pouvoir échapper à une heure de cours pour sortie scolaire ou épidémie. Bien qu'à cet instant, faire la leçon à la totalité de ses élèves ne lui aurait pas déplu.

— Et bien il n'y a qu'à commencé par la droite, proposa-t-il.

Les cachots, il n'y avait rien de plus morose. C'était très vaste, très vide et l'on s'y perdait vite. En dehors de quelques écoliers venus s'entrainer aux potions dans un espace où une explosion n'aurait pas risqué de démolir une façade, il y venait assez peu de monde. C'était assez compréhensible, il n'y avait rien à voir à part de la pierre suintante d'humidité et quelques rats déformés par des métamorphoses ou des mixtures ratées. Ludovic plaignait les Serpentards et Poufsouffles qui devaient passer la plus part de leur temps dans cet espace exiguë et trop sombre à son gout. Cela devait être déprimant. Il se demanda également comment Aidrian pouvait supporter d'y loger après avoir passé autant d'années dans la tour des Serdaigles. Lui-même se sentait déjà claustrophobe au deuxième étage, qu'elle idée aurait-on eut d'aller s'enterrer dans une cave.

Pourtant, il n'avait pas réfléchit une seconde avant d'y entrainer Oswin d'un pas pressé pour ré-activer sa circulation sanguine. Malgré son manque d'affection pour les lieux, il les connaissait bien. Il était souvent descendu se cacher dans les parages pour tester les alcools expérimentaux de la nouvelle professeur de potion ou simplement pour être certain de ne pas tomber sur quelqu'un qu'il n'avait pas envie de voir. Car tout le monde savait bien que le dernier endroit au monde où Ludovic Descremps se serait trouvé, c'était dans l'un des innombrables sous-sols humide. Qu'est-ce qu'il faisait là d'ailleurs ? Il devait commencer à paniquer un peu, mais il n'en montrait rien, c'était tout le contraire. Il était calme, se contentait d'indiquer un couloir après l'autre en lançant de temps en temps l'une des anecdotes qu'on lui avait déjà racontées sur chaque petite pièce lugubre, du genre "Nick Casi-sans-tête venait souvent par là au début de sa mort" ou bien "Ici il y a eut une invasion de champignons hallucinogènes explosifs, ça a été un vrai carnage". Bref, les histoires d'Halloween, les rumeurs, tout et n'importe quoi du moment que ça pouvait meubler. De temps en temps obligé de reprendre son souffle, il en profitait pour vérifier si les sensations revenaient dans ses orteils, ce n'était pas encore très convainquant. Il ne s'arrêtait jamais longtemps, toujours pressé de repartir, sans en avoir l'air. Cela aurait très bien pu passer pour une petite dose de fierté machiste.

Malgré tous ses efforts, il fut bien obligé de stopper, à bout de souffle. Il n'était pas du genre cardiaque, c'était même l'opposé, mais il devait redoubler d'effort pour se tenir à peu près droit malgré sa jambe en moins et gaspillait son précieux oxygène en bavardages inutiles, alors qu'il chassait l'air de ses poumons sans le vouloir lorsque, à chaque pas, ses côtes s'écrasaient contre les épaules d'Oswin.

— J'en peux plus, siffla-t-il entre ses dents avant de lâcher la jeune femme pour s'écrouler au pieds d'un mur.

Il laissa aller sa tête contre la pierre froide, yeux fermés et avala avidement de grandes coulées d'air. L'odeur était affreuse, l'atmosphère saturée de moisissures, mais il n'en avait rien à faire. Il ne ferait plus un pas tant que sa respiration n'aurait pas ralentit et que sa migraine ne se serait pas atténuée.

— Je vais bien, lança-t-il tant pour lui que pour la jeune femme. J'ai juste besoin d'une pause.

Ils s'étaient enfoncés dans les sous-sols plus loin qu'il l'aurait pensé, ils auraient tout aussi bien fait d'aller au premier étage pour qu'il puisse attendre à l'infirmerie que le sort passe, cela aurait été moins fatiguant, mais ce qui était fait était fait et il était trop tard pour revenir en arrière.

En français dans le texte

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MessageSujet: Re: Dans les cachots   Mar 7 Oct - 18:00




Linda Oswin


Sous le conseil de Ludovic, Linda se dirigea vers la droite.
C'est vrai que dans ses souvenirs -de la dernière fois qu'elle y était venue-, c'était lors d'une interclasse, alors il y avait tout de même quelques élèves qu'elle avait suivis pour ne pas se perdre comme une idiote.
La, c'était réellement... Vide, désert, elle aurait vu surgir un fantôme de sous une dalle elle n'aurait même pas été surprise.
Enfin, évidemment, elle était aujourd'hui a Poudlard, et non dans le monde moldu donc les fantômes étaient aussi surprenant qu'un chat errant...
Fichue habitude.
La surveillante observait assez régulièrement le plafond, et regardait les gouttes qui coulaient lentement sur les parois, songeant qu'au dessus d'elle, plusieurs tonnes de roches, de pierres, et de personnes. Pas qu'elle était claustrophobe, mais personne n'aimait se sentir piégé sans aucune porte de sortie.
Et Linda qui avait l'habitude de toujours tout observer, d'identifier, de préparer si quelque chose se passait mal; la, elle n'avait vraiment aucun repère, aucun échappatoire s'il se passait quelque chose.
Et ça, ça ça la mettait mal a l'aise.
Elle se chassa cette idée et ce sentiment d'oppression en se passant un main dans les cheveux en soupirant légèrement. Vraiment, il fallait qu'elle arrête de se faire constamment des films, d'accord ce reflex était un bon point en temps de guerre ou sur le point d'une invasion, mais la, c'était loin de La.
La, elle devait écouter le professeur de Sortilèges déblatérer sur ses anecdotes d'étudiants, dont elle se fichait totalement pour etre franche.
Oswin continua de marcher, portant Ludovic sans trop de problèmes même s'il commençait a peser. Cet homme était étrange.
Il changeait brutalement de caractère, passant de la peur et la surprise au calme étrange qui l'entourait a présent.
A part que ce soit totalement faux, elle ne voyait pas vraiment comment il pouvait être aussi lunatique. Il parlait... Pour parler? Pour meubler le vide?
Sûrement, vu ce qu'il disait, c'était plus que probable.

Ludovic s'arrêta alors brusquement, comme il venait de le faire quelques minutes auparavant, et Linda eut l'obligation de faire de même si elle ne voulait pas tomber.
Lorsqu'il se plaint qu'il n'en pouvait plus, une lueur de surprise naquit dans le regard de la surveillante. Lui qui avait continué sans aucun signe précurseur a marcher, juste pour passer le temps en attendant qu'elle le laisse tranquille ou même qu'il puisse se débrouiller seul, lâchait brutalement tout, alors qu'ils n'étaient pas tout près de la sortie.

"Le piège s'est finalement refermé..." songea Oswin en se mordant légèrement la lèvre.

Ils s'étaient aventurés trop loin, sans s'assurer qu'ils pourraient faire le voyage de retour.
Une erreur de débutant, d'accord, et même si il suffirait d'attendre un peu pour que le professeur aille mieux, peut-être ce fatiguerait-il que plus vite en reprenant la marche, le poids mort de sa jambe le gênant plus qu'autre chose.
Le voyant s'effondrer au sol, Linda eut un serrement au coeur, sachant parfaitement qu'il ne servait a rien de paniquer, elle fit rouler ses épaules et etira ses bras pour réveiller ses muscles ankylosés, avant de s'accroupir d'une manière cette peu féminine pour être face a Ludovic.

-Excusez moi, mais si je peux me permettre, si vous alliez reellement bien, vous ne serez pas ici, avec moi, dans ces couloirs obscures et humides a haleter comme un chien essoufflé. fit-elle remarquer sur un ton tout a fait neutre, son regard amusé ayant laisser place a une froideur qu'elle n'avait pas encore montrée au Professeur.

Elle tourna ses talons pour pivoter, et s'appuyer sur le même mur que celui que celui de Descremps, avant de se laisser glisser pour s'assoir a ses côtés.
La surveillante fixa le vide en croisant les jambes, ils devraient attendre un bon moment, alors autant s'installer.

-Votre comportement est totalement... Pas croyable. dit tout simplement la surveillante sur un ton tellement inexpressif qu'il était difficile de savoir si cette phrase était une remarque ou une reproche. Comment vous avez pût croire que je vous ferait quoi que ce soit? D'accord, vous ne me connaissez pas, mais nous sommes a Poudlard bon sang! Poudlard, ou on n'est jamais a l'abri de se faire espionner par un fantôme curieux, ou un élève peut aparaitre en un instant a cause d'un sort raté et ou mêmes les rats peuvent être l'un de ces gamins!

Bon, la, son ton était clairement amusé. Non, elle ne lui en voulait pas, elle trouvait cela même drôle qu'il se soit fait de tels films a son propos, et puis, ça changeait du quotidien lassant qui s'était imposé naturellement a elle.
Linda laissa échapper un léger rire, avant de reprendre:

-Vous vous êtes imposé vous même un chemin qu'en définitive vous êtes incapable de finir juste pour pouvoir vous débarrasser de moi... C'est très ... Très touchant. finit-elle avec un sourire bien inadapté a la situation, tournant enfin son regard vers son interlocuteur.

Elle l'observa quelques secondes sans rien dire, avant de poser le dos de sa main sur le front du "blessé", puis après s'être assurée que ce mal qui le prenait n'avait rien de très grave, elle reprit sa position initiale, le regard dans la vague.

-Enfin, ce qui est fait est fait. Nous n'avons plus qu'a attendre que vous soyez rétablis. finit alors la surveillante, sur un ton étrangement calme.

Linda Oswin était parfois étrange.
Comme la, ou elle préférait s'amuser de la situation que encrer la tête du français dans le mur, réaction qu'elle pourrait très bien avoir.
Mais non, malgré les films et les fausses idées qu'il s'était fait sur elle, qui pourrait franchement passer pour une insulte en quelque sorte, elle restait calme.
Et puis... Cela lui faisait du bien en vérité.
De retrouver en lui ses quelques origines, de pouvoir parler français, et qu'il soit aussi... Original que cela. Alors pourquoi gacherait-elle ce moment?

___

“There’s a lot of things you need to get across this universe. Warp drive… wormhole refractors… You know the thing you need most of all? You need a hand to hold.”
-The Tenth Doctor
Linda Oswin
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MessageSujet: Re: Dans les cachots   Mar 7 Oct - 22:01




Dans les cachots

Le mur était inconfortable, mais sa fraicheur avait au moins le mérite de calmer un peu sa migraine. Tout à coup, Ludovic se sentait bien. Finalement, l'air humide lui rappelait un peu les hautes altitudes des tours de Serdaigle et le clapotis des fuites avait quelque chose d'apaisant. Quand on ne regardait pas, cela semblait moins étouffant. Il aurait bien aimé faire un petit somme d'une heure ou deux, mais il n'eut droit qu'à trente secondes. Trente secondes de calme le temps qu'Oswin s'agenouille et se remette à tout commenter. Si seulement il avait été en état de transplaner.

Il entrouvrit un oeil lorsqu'il se fit traiter de chien, histoire de voir si cela valait la peine de répliquer. Visiblement non vu la vitesse à laquelle son torse se soulevait et le bruit sifflant qui s'échappait de ses poumons. Il inspira un grand coup pour calmer la machinerie. Un peu d'eau ne lui aurait pas fait de mal, il aurait pu chasser la douleur sourde dans ses côtes. Il réajusta la tête quand la surveillante se laissa glisser à côté de lui. Il n'essaya même pas de s'écarter discrètement, s'asseoir avait suffit à faire disparaitre le peu de forces qui lui restaient. Elle pouvait bien faire n'importe quoi, avec ou sans lui, qu'il n'aurait pas bougé d'un poil. Il avait déjà du mal à penser, alors s'enfuir.

Il l'écouta d'une oreille distraite, mais comprit assez bien ce qu'elle lui raconta et il ne fallut pas longtemps pour qu'il soit obligé de rallumer sa conscience. Il ouvrit les yeux et fixa le mur, hésitant à l'étrangler. On avait pas idée de faire des coups pareil à un pauvre handicapé. Elle s'était moquée de lui, en beauté, il n'y avait vu que du feu. Enfin oui et non, certaines choses auraient méritées d'être ajustées, nuancées... mais elle aurait sans doute pensé que ce n'était qu'une tentative maladroite pour garder la face. De plus, il n'allait pas se fatiguer avec ce genre de concours. Une pensée un peu malsaine faillit le faire ricaner, il se contenta d'un sourire en coin, du côté où personne ne le verrait, et referma les paupières. Au moins, sa migraine était définitivement passée.

La suite des bavardages chassa son rictus. C'est vrai, la route avait été un peu longue et pourtant plus courte que d'habitude. Si les circonstances avaient été différentes, il se serait déjà trouvé en face de la première pierre des cachots. Bien qu'il ait entendu dire que cela représentait l'équivalent de la route Poudlard-Londres en virages. Sans doute une rumeur de plus, mais il devrait penser à vérifier un de ces jours. Il commençait vraiment à s'assoupir. Sa respiration était redevenue calme et il n'arrivait plus à ouvrir les yeux malgré toute la bonne volonté du monde. Cela arrive souvent lorsque vous faites une pause après un pic de stress, vous vous retrouvez vidé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

Il sursauta mollement lorsqu'il sentit qu'on lui touchait le front. Elle était étrangement chaude cette main inconnue qui prenait sa température. Lisse ou pas il n'aurait pas sut dire, mais chaude oui. Ou peut-être était-ce la pierre qui avait rendue sa tête glaciale. En tout cas le contact l'éveilla assez pour qu'il retrouve ses esprits quelques secondes.

— Qui vous dis que c'était vous que je voulais fuir, marmonna-t-il pour lui même.

Il aurait fallut tendre l'oreille pour comprendre, parler dans sa manche aurait été plus audible, mais il n'allait sûrement pas se répéter. Il n'entendit pas la dernière réplique de la surveillante, ni les éventuelles suivantes. Les jambes allongées et détendues, les bras relâchés le long du corps, il s'était assoupi. Pas très profondément, pas assez pour ronfler -de toute façon il ne ronflait déjà pas en temps normal-, mais assez pour avoir une respiration plus lente et perdre quelques minutes la notion du temps. Il restait parfaitement immobile, appuyé contre son mur. On aurait juste pu penser qu'il était assis là à écouter sa voisine sans la regarder, ou bien qu'il était évanoui voir mort. Il n'avait pas la tête dodelinante ou la mâchoire légèrement entre-ouverte, absolument aucun signe extérieur de sommeil. Juste présent sans l'être, occupé à renouveler son stock d'humeurs.

Au bout d'un moment, sa maudite jambe gauche eut un soubresaut qui le ramena dans le monde lucide. Il ouvrit les yeux, décolla sa tête du mur et essaya de bouger le pied. Sa cheville pivota difficilement et une armada de fourmis rouge sembla lui piquer la peau, mais elle pivotait. Bien, enfin les choses semblaient s'améliorer.

— Excusez-moi, vous disiez ? demanda-t-il à la surveillante comme si absolument rien ne s'était passé.

D'ailleurs il n'y avait rien de plus exacte pour lui, il avait l'impression qu'elle venait tout juste de lui demander si ses légumes étaient intéressants et qu'il ne l'avait pas entendu. Bien sûr, il se souvenait du reste, mais il avait choisit de l'effacer. Il se disait que lui et Oswin étaient partis du mauvais pied, sans mauvais jeu de mot, alors pourquoi ne pas tout simplement recommencer ?



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MessageSujet: Re: Dans les cachots   Mer 8 Oct - 0:08




Dans les cachots


Ludovic&Linda




Linda passa quelques minutes silencieuse, respectant le silence dont Ludovic avait horriblement besoin.
Cela crevait les yeux qu'il avait besoin de sommeil, alors elle le laisserait se reposer.
Elle en profita pour fermer les yeux elle aussi, bien que restant aux aguets. Ce début de journée avait été bien éprouvante, surtout pour le pauvre professeur, elle s'était distraite avant tout, lui en avait subit les frais. Le coeur battant, l'excitation, l'angoisse... Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'y avait goûté!
Bon, la cause n'était pas des plus incroyables, mais les faits étaient là.

Lentement, Oswin commença à se détendre, sa main se rapprocha instinctivement de son arme, comme à chaque fois qu'elle se reposait, mais son esprit resta cependant bien ici, écoutant les gouttes qui tombaient quelques fois du plafond, sentant le froid de la pierre sous ses vêtements, guettant attentivement le moindre geste du blessé qu'elle se plaisait à taquiner. Rien ne lui échappait, tout simplement car elle ne supportait pas que quelque chose le soit.
Toujours les yeux clos, un léger sourire se dessina sur ses lèvres lorsque Ludovic lui demanda pourquoi elle croyait donc qu'il voulait fuir. Jamais elle n'avait dit cela, elle avait simplement imaginé que c'était pour se débarasser d'elle ou pour la décourager qu'il la menait de long en large, prenant soin d'éviter les étages.
Tout ça... Pour rien au final? Que la situation était ironique!
Elle laissa échapper un soupir, et elle croisa les jambes avant de croiser les bras derrière la tête. Il fallait à présent qu'elle se détende, car là, avec tous ces évènements, elle avait de quoi être légèrement crispée, et être crispée avant un combat était toujours partir avec un handicap.

Ce fut à ce moment que Ludovic lui demanda ce qu'elle venait de dire, et là, elle fut franchement surprise. Haussant un sourcils d'un air interrogatif, un sourire l'air de dire "mais qu'est-ce que tu me fais encore?", Oswin lâcha alors un léger rire lorsqu'elle compris plus ou moins ou voulait en arriver le Professeur.

-Vraiment...? chuchota-t-elle pour elle même, secouant légèrement la tête avant de relever son regard vers le Français, se prenant finalement au jeu.

Les yeux, le regard, les sentiments... Tout cela, elle l'exprimait ouvertement, pour la simple et bonne raison que de son point de vue, elle s'était beaucoup trop cachée pour continuer ainsi.
Enfant, elle jouait la dure, sans arrêt, tout le temps en présence de son frère. "Ca ne sert à rien de me protéger! Je peux me débrouiller toute seule!" disait-elle sans arrêt.
Aujourd'hui, tout cela était révolu, elle était seule, et devait se protéger seule.
En restant dure, en s'amusant, en passant le temps, mais quoi qu'il en soit, elle n'était plus la petite renfermée qu'elle avait été enfant, et ne le serait sûrement plus jamais.

-Je pense que nous devrions sortir de cet endroit pour quelque part de plus... frais, de plus attrayant. Une idée peut-être? reprit-elle sur un ton plus léger, avant de se relever en tendant la main au blessé. Qu'en pensez-vous Monsieur le Professeur?




(c) Amaliiah sur Epicode

[/quote]
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MessageSujet: Re: Dans les cachots   Mer 8 Oct - 1:42




Dans les cachots

Ludovic la regarda sans lui prêter grande attention. Maintenant qu'il était reposé, qu'il avait eut le droit à quelques secondes pour traiter le nouveau flux d'informations sur cette surveillante légèrement tordue, il avait les idées beaucoup plus limpides. Rien de tel qu'un peu de recul. Si seulement on se laissait toujours le temps de réfléchir avant de parler. Une devise qu'il avait un peu trop oubliée les heures précédentes. Les heures.

Il regarda sa montre. Deux heures piles. Bien, il avait donc manqué deux heures de cours. Il aurait juste le temps de l'interclasse pour regagner sa salle et rattraper son retard avant que McGonagall ne lui tombe dessus au détour d'un couloir. Il ne prit pas la main qu'on lui tendait et se releva en s'aidant des pierres du mur derrière lui. Il tenait droit, miracle ! Bon, ça n'était pas encore parfait, mais avec un peu de chance l'incident ne serait plus qu'un mauvais souvenir lorsqu'il aurait atteint le deuxième étage.

— Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, répondit-il lorsque Oswin lui proposa d'aller visiter un lieu plus aéré. Excusez-moi, les élèves m'ont déjà trop attendus, ils vont prendre de mauvaises habitudes. Une autre fois peut-être.

Les petits malins l'auront remarqués, il n'avait même pas pris la peine de parler français. Il lui serra la main avec un sourire calme pour clore la conversation. D'un air de dire qu'il ne lui en voulait pas pour sa mauvaise blague et puis parce qu'il était calme désormais. C'était comme ça, il s'était fait avoir, il n'y pouvait rien. Chacun ses hobby comme on dit, il finirait juste par trouver un moyen pour lui faire passer l'envie de recommencer avec lui. Puis il pivota pour reprendre le couloir duquel ils avaient débouchés. Tiens d'ailleurs, avant de partir il devrait peut-être...

— Pour sortir pas de problèmes ? Vous savez par où passer ? Encore désolé, mais je n'ai vraiment plus le temps de vous raccompagner.

Enfin il disait ça, mais il ne marcherait sûrement pas assez vite pour la semer si elle se décidait à le suivre. Il fit un premier pas hésitant, sa jambe vibrait un peu, mais sembla tenir bon. Deuxième pas, oui, il y arriverait bien tout seul cette fois. Il boiterait juste un petit quart d'heure de plus, mais ce genre de désagrément ne l'avait jamais empêché de courir. Il songea qu'il ferait bien de se mettre à chercher activement un contre-sort aux éclairs paralysants de Rognure pour éviter d'avoir à se remettre dans des situations aussi rocambolesques à l'avenir. Traverser les cachots ne faisait pas partie de ses loisirs préférés.

Il commença à boitiller dans le couloir, sans regarder si la surveillante le suivait. Gauche, droite... concentré sur ses pas, plongé dans ses pensées pour ne pas trop se distraire à l'idée d'une possible chute, il se laissa guider par son instinct pour trouver la voie. Il accélérait au fur et à mesure qu'il retrouvait sa motricité d'antan. Tourner à l'angle, puis deux salles et un couloir. Des petits automatismes pris lorsqu'il était ivrogne avec Jon. Tiens, Jon. Cela faisait longtemps qu'il n'était pas aller le voir. Il se demandait ce qu'il penserait de sa curieuse rencontre avec Oswin. D'ailleurs, il réalisa qu'il n'avait aucune idée de son nom de famille. Ou de son prénom, tout dépendait de ce qu'elle lui avait donné pour s'identifier. Curieux pour un nom français. Oswin comment ? Quelle Oswin ? Une question sans grande importance au fond, à quoi bon retenir un prénom ?

Sans s'en rendre compte, il se retrouva aux pieds des escaliers mouvants. La suite était facile, il n'avait plus qu'à monter, au petit trot s'il vous plait. Il regarda enfin en arrière, mais ne vit pas la surveillante. S'était-elle perdue ? Il l'espérait secrètement, une petite vengeance, aussi insignifiante soit-elle, restait une vengeance. Impassible, Ludovic se gratta l'avant-bras et remarqua soudain le bandage à sa main. Il le détacha rapidement et s'attarda une seconde pour taquiner la coupure du bout de l'ongle. Glissant le mouchoir dans sa poche, il s'élança dans les escaliers. Il déposerait le bout de tissu dans la chambre de la jeune femme, aucune serrure ne lui avait jamais résisté.



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MessageSujet: Re: Dans les cachots   Mer 8 Oct - 14:13


Linda Oswin


Elle hocha simplement la tête à la remarque du Professeur.
Oh oui, les élèves, c'est vrai... Quel cadeau elle leur avait fait! Deux heures de cours en moins, même si c'était sans doute deux classes différentes, c'était sûrement une bonne surprise. A vrai dire, Ludovic ne semblait pas être un très mauvais professeur, déjà qu'elle avait eut du mal à se faire à l'idée qu'il travaillait bien comme tel, s'il était vraiment enseignant de sortilèges, il devait être plutôt.. plutôt "sympa" comme on disait.
Lorsqu'il lui serra la main, elle le regarda encore une fois bien droit dans les yeux, la discussion était belle et bien finie, et elle avait laissé un souvenir sûrement inoubliable au Français. C'était déjà ça.
Ludovic se retourna, s'apprêtant à partir, et elle fit craquer ses os en réfléchissant à ce qu'elle ferait à la sortie, si déjà elle la trouvait...
Il lui demanda alors s'il n'y avait aucun problème pour qu'elle retrouve son chemin, après tout, ces dédales étaient grands, et sa question compréhensible. Mais... lisait-il dans ses pensées?

-Je pense que ça devrait aller. répondit la jeune femme avec un sourire rassurant. Et puis, il me faut bien m'habituer à l'école si je veux pouvoir m'y retrouver.

Pour tout dire, elle n'avait réellement aucune idée si le trajet qu'elle s'était tracé mentalement était juste, et si elle arrivait seulement à trouver son chemin, ce serait déjà un exploit.
Linda observa le blessé marcher maladroitement dans le couloir, légèrement inquiète de son état à vrai dire. Tout allait bien, du moins ce n'était pas grave, mais si sa jambe était aussi faible, elle ne pourrait supporter son poids très longtemps. Un incident est si vite arrivé...
Machinalement, ses jambes commencèrent à la porter sur le trajet inverse qu'elle avait emprunté lors de sa venue, alors qu'elle était toujours plongée dans ses pensées.
Voyons... Pour le moment, les élèves collés ne l'étaient pas avec elle, mais avec les rares professeurs hyper susceptibles, donc de ce côté la, elle était totalement libre.
Coller les élèves... De toute façon, ce n'était pas son truc. Si elle devait les punir, leur faire peur était un sort bien plus amusant. Un petit sort qui le frôle par exemple, ou encore quelque chose de plus physique, comme une chute quelque peu brutale mais évidemment, jamais avec des blessés.
Linda aimait faire de l'effet, que ce soit avec les plus jeunes ou les plus âgés, elle ne se rebellait rarement, surtout s'il y avait une récompense bien sonnante a la clé, et elle respectait souvent quelques principes de base. En fait, elle pouvait se montrer incroyablement carré quelques fois, sur certaines idées particulièrement précises: l'amour, les blessures, les sentiments, les règles d'un marché.
Ce fut un mur qui la sortit de ses pensées. Un gros mur. Pleins de pierres, bien dur, un... Un mur. Qui... N'avait absolument rien a faire la.
Totalement desarmee, elle se retourna en fronçant les sourcils, et tâta le mur en face d'elle: ce mur n'était pas ici il y a trente minutes!
Comment en était-elle arrivé la?
La surveillante fit finalement demi-tour, avançant a l'aveugle pendant une bonne dizaine de minutes, elle se refusait de penser qu'elle s'était -encore- perdue... Pourquoi ces couloirs avec tous la même allure n'était jamais aussi simples que la foret interdite?!
Elle souffla un grand coup, se retenant de pousser un cri de rage -histoire que dans aucuns cours on n'entende une surveillante pas tres saine hurler dans els couloirs-, et après s'être arrêté en plein milieu d'un couloir, elle donna un violent coup de pieds dans un mur, puis se remit plus ou moins calmement en marche.
Bon, et bien, c'était officiel: elle était belle et bien perdue.


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