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 Frimousse à la frousse n'amasse pas mousse.

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MessageSujet: Frimousse à la frousse n'amasse pas mousse.   Lun 7 Juil - 1:38

Frimousse à la frousse n'amasse pas mousse.
Lundi, vers 14h30 heure locale.

Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière !




David était perdu. Une fois n’est pas coutume, car il ignorait comment il s’y était pris bien que le processus ne l’intrigue guère. Il avait suivi un chat qui se déplaçait de tableau en tableau jusqu’à perdre sa trace. Un chat blanc et touffu à la queue aussi tordue qu’une antenne de télé, qui avait dévalé les tableaux à grande vitesse devant lui. Et le voici désormais dans un couloir, quelque part au quatrième étage, à appeler le chat blanc qu’il croyait être la réincarnation d’un pharaon égyptien, d’un joueur de Quidditch disparu ou d’une autre célébrité loufoque que seul son esprit dispersé peut imaginer. Il s’était arrêté devant la statue de Myrgal le Soporifique, un sorcier gallois du quinzième siècle qui était à l’origine du premier philtre de somnambulisme. Très peu apprécié autant à l’époque qu’aujourd’hui. Le principe était simple : pousser autrui à gambader une fois endormi. L’effet étant aléatoire, les personnes se réveillaient généralement loin de leurs couches et se retrouvaient avec d’étranges ustensiles dans les mains et dans des accoutrements noctambules et festifs. Un effet secondaire qui reste à ce jour encore inexpliqué. Mais David ne connaissait pas le nom de cette statue, et encore moins l’histoire qui allait avec… il n’était peut-être jamais venu ici. Les étages étaient grands et composés de toutes sortes de décorations : du rupestre au modernisme.

Bref, David s’évertuait à regarder un peu partout, appelant le fameux chat en deux dimensions par des noms étranges et malvenus. Il ignorait où il était rendu, et commença à chercher un passage secret. Il était hors de question que ce chat se fasse la malle sans qu’il ait pu lui toucher quelques mots. Bien qu’il ne parle pas la même langue. Mais ça, c’était un détail mineur pour quelqu’un d’aussi timbré que le jeune et fringant Simmons, l’unique en son genre.


« Petit pendard mal léché, où es-tu ? »  Scanda-t-il, en y ajoutant quelques bruits de succion avec la bouche, vraisemblablement pour attirer la bestiole. « Vilain-vilain va-nu-pattes, montre-toi ! Nom d’un focifère  aphasique, j’ai raté ce petit gounafier malpoli ! POLISSON ! GRABUGIER ! MISANTHROPE ! » Termina-t-il en haussant un peu le ton.

Il était un peu essoufflé et le rouge lui montait au niveau des pommettes. C’est qu’il avait pas mal couru et parcouru durant ce dernier quart d’heure… Selon lui, il ne devait pas se trouver bien loin de la tour des Gryffondors. Mais c’était s’avancer un peu trop que d’en conclure une telle hypothèse, et puis il était bien trop obnubilé par sa propre recherche qu’il se défit du bon sens et cessait de se demander où il s'était retrouvé dans le castel. Après tout, cet édifice immense était complexifié par la magie rayonnant en son sein. Aussi est-ce ardu de présumer qu'on puisse reconnaître chaque couloir quand on est seulement dans sa cinquième année d'étude. Bien qu'il passait le plus clair de son temps à vadrouiller, il n'était encore jamais venu fourrer son museau près d'ici. Du moins le croyait-il. Au même étage se trouvait la salle d'histoire de la magie et pourtant, elle ne devait pas se situer dans la même aile car rien n'était pareil là où il bourlinguait, préoccupé par ce félin angélique aussi vivace qu'un vivet doré ou un vif d'or.

Il passa à grandes vitesse devant la statue de Myrgal et prit le prochain embranchement sur sa droite. C’était sans compter sur la présence d’une élève qu’il bouscula sans vergogne d’un coup d’épaule dans sa marche effrénée. Il piailla comme un animal blessé. Il était certainement des deux le seul à s’être fait mal au contact. Mu par une frustration et par la soudaine surprise de la situation, s’échappèrent de ses lèvres le premier mot qui lui venait à l’esprit :


« Foutrechiasse ! » dit-il, se tenant l’épaule gauche endolorie par le choc.
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MessageSujet: Re: Frimousse à la frousse n'amasse pas mousse.   Ven 11 Juil - 22:35

Un cours qui finit. Un flot d’élèves qui vagabondaient dans le couloir. Un mélange de serpentard de septième année et de poufsouffle de cette même année. Certains à moitié endormis, dû à la quantité énorme de devoirs, de leçon et disons le, de cours ennuyants qu’ils avaient. D’autre bien réveillé puisqu’ils avaient peut-être moins de cours ou était bien en avance dans leurs devoirs. Ella faisait partie de la dernière catégorie. À son affaire, elle avait avancé tout ce qu’elle pouvait niveau devoirs, et elle était très attentive durant ses cours.

Pour une des rares fois depuis son arrivée à Poudlard, Ella se sentait parfaitement bien ce jour là. Rien ne l’avait dérangée depuis qu’elle s’était levée, les cours s’étaient bien passé, aucun petit imbécile ne s’était mis au travers de son chemin. Son état paraissait puisque ses cheveux étaient d’un bleu ciel sans nuage. Les gens se retournaient sur son passage. C’était très rare de la voir ainsi. Plusieurs de ses amis lui avaient fait des compliments sur ses cheveux, qu’elle devrait faire ça plus souvent. La jeune serpentard souriait en déambulant dans le corridor. Elle n’était plus habituée d’avoir autant d’attention de tout le monde.  Elle se rappela qu’elle aimait bien ça.

L’aînée des sœurs Greengrass n’avait pas de cours pour un moment en ce magnifique lundi. Elle n’avait que le parchemin à faire pour le cours qu’elle venait d’avoir, mais elle avait le temps de le faire, il était à remettre dans deux semaines.  Par contre, pratiquement tous ses amis en avaient. Ils n’avaient pas pris les mêmes options qu’elle, donc ils devaient se diriger vers une autre classe.  Mais Elladora pouvait très bien restée seule. Elle n’avait qu’à trouver un coin du château peu passant, un miroir et elle pouvait passée des heures à pratiquer son don.  Elle avait apporté son miroir de poche se matin là, sachant qu’en milieu d’après-midi elle serait seule. Elle erra donc dans le château, à la recherche dudit coin tranquille.

En marchant, elle entendit des gens parler d’un cinglé de Gryffondor, de cinquième année environs, qui se déambulait dans les corridors, cherchant un chat à travers les tableaux. Elladora roula les yeux quand elle entendit cela. Ça ne pouvait être que cet idiot de David, à qui elle aimait bien rendre la vie dure parfois. C’était tellement une proie facile ! Il le faisait presqu’exprès !

Bref, Elladora marchait d’un bon pas dans les corridors, ne prêtant pas vraiment attention à qui se trouvait sur son chemin. Ceux qui la voyaient savaient qu’il valait mieux se tasser.  Évidemment tout le monde le savait, sauf cet étourdi qui ne regardait pas où il allait et qui lançait des insultes aux tableaux. Non mais il faisait quoi cet énergumène ? Ella continua de marcher et de regarder droit devant, jusqu’à temps qu’elle percute le jeune homme. Ou du moins, qu’il la percute ! Et en plus il lança un ‘’foutrechiasse’’. Cela en était trop.

Les cheveux de la belle serpentard virèrent au rouge feu. Si ses yeux avaient lancés des couteaux, le jeune homme serait mort. Puis elle le reconnu. Elle reconnu ce visage, elle reconnu cette démarche, cette voix. Elle reconnu ce petit bout d’homme, qui n’était en fait qu’encore un enfant ou presque. Ce gryffondor qui avait toutes les qualités qu’Elladora méprisait. Déjà c’était un né-moldu. Ensuite c’était un Gryffon. Et il était tellement étrange, rêveur et tout ce qui vient avec qu’Ella ne pouvait s’empêcher de le ridiculiser devant tout le monde.

Le regardant de bas en haut avec un air hautain et de dégoût, Elladora, qui était fâchée que monsieur David lui ait rentré dedans et, qui plus est, lui avait balancé un foutrechiasse bien senti, mit la main sur sa baguette, prête à lancer quelque sort que ce soit, pour le faire taire ou pour son propre amusement. Mais tout d’abord, il fallait l’aborder.

- Pardon ? C’est bien à moi que tu parles en disant foutrechiasse ? En plus de me foncer dessus, de ne pas regarder où tu marches pour je ne sais quelle raison idiote, tu ose me balancer un foutrechiasse ? Tu cherche vraiment les ennuis toi !

Un sourire mesquin se dessina sur le visage de la Serpentard. Elle allait bien s’amuser. Un peu d’action en fin de journée, ça ne pouvait qu’être bien !
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MessageSujet: Re: Frimousse à la frousse n'amasse pas mousse.   Sam 19 Juil - 11:40

Comme on était en droit d’attendre ou de prévoir, David ne mesurait pas encore l’ampleur du désastre qu’il avait provoqué une nouvelle fois. Bis repetita. Calamité en option. Le choc l’avait un peu sonné mais pas au point de se retrouver par terre les quatre fers en l’air ou de voir trente-six chandeliers schizophrènes danser à l’intérieur de ses globes oculaires. Non, mais presque, quand même. Il court vite, le bougre. Par contre, l’impact lui avait fait mal à l’épaule. La violence du choc, probablement. Il en oubliait presque la raison de son vagabondage effréné dans cette coursive du château. Il cherchait un chat dans un tableau, ou un autre animal, peut-être un lapin. Blanc. Ça lui rappelait une histoire de moldu d’ailleurs… Ou une jeune fille suivait un lapin blanc qui avait un chapeau. Mais cela n’a strictement aucun rapport. Il chassa cette pensée en un éclair pour se concentrer sur le présent.

De toutes les personnes qu’il aurait pu percuter, il y en avait plusieurs qu’il fallait mieux esquiver à tout prix. C’était le cas avec cette jeune fille, ou jeune femme, dont la tonsure virait au cramoisi colérique. Une adepte du métamorphosisme, certainement. Encore une secte de fanatiques viscéralement instables. Une vraie plaie pour David, qui avait déjà eu maintes occasions de rencontrer l’illuminée et d’en subir le courroux et les sévices. Le dernier en date devait probablement être le maléfice de Tarentallegra ou bien le crache-limaces. Il ne l'avait pas apprécié celui-là. C'était dégoûtant, tout simplement. Il avait arrêté de compter, puisqu’il y avait bien plus primordial sur Terre que de petites forfaitures physiques, certes. Un mauvais souvenir mérite une oblitération quasi-immédiate. Il se tenait actuellement l’épaule endolorie, massant la zone d’impact et écoutant les invectives d’un air embarrassé et coupable, les pommettes virant au vermillon sous la foudre des remontrances dont il faisait l’objet séant.

Avant même d’ouvrir le bec pour se justifier, il savait qu’il faisait une erreur. En tout cas, il le sentait à dix mille. Il aurait dû se mettre à courir dans la direction opposée mais non, il fallait qu’il réponde bêtement. Il reculait cependant ne désirant nullement être trop près de la Serpentard qui semblait sur le point d’exploser ou d’imploser, selon le point de vue. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle était remontée et s’en suivrait probablement une énième séance de matraquage d’un genre vil et vicelard. Il déglutit, les yeux grands ouverts et apeuré en son for intérieur, bégayant et bredouillant ce qui lui passait par la tête. Ce qui en soi, était une bien mauvaise idée… Une certaine lueur s'était allumée chez son détracteur, et il avait le sentiment qu'il allait le sentir passer...


« Oui… euh, je veux dire… non. Enfin, je crois… je… c’était quoi la première question, déjà ? » Demanda-t-il, déjà perdu sous le flot assassin des réprimandes de Greengrass. Il se gratta l’arrière du crâne, ne sachant pas trop quoi faire, paumé. Sachant peut-être que tout ce qui pourrait dire lui attirerait des problèmes supplémentaires. Mais quand il se sentait menacé, il avait du mal à ne pas parler… « Euh… t’as des flammes sur la tête. » se contenta-t-il d’articuler, fixant la chevelure rouge de la jeune fille, et imaginant un feu de cheminée portatif.

Pourquoi avait-il de telles pensées dans un moment pareil ? Cela n’allait guère l’aider à se dépêtrer de cette situation gênante, qui s’annonçait mal partie, et qui finirait certainement en eau de boudin. Il fallait trouvait une échappatoire, mais il était à court d’idées et se contenta de reculer d’un pas, de façon pas tellement discrète, du moins pas aussi subtilement qu’il l’aurait souhaité.
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MessageSujet: Re: Frimousse à la frousse n'amasse pas mousse.   Jeu 7 Aoû - 23:24

Le sourire d’Elladora s’élargit lorsque sa victime commença à bafouiller. Ça promettait d’être amusant ! La main sur sa baguette, Elladora s’approcha tranquillement mais surement vers le gryffon. Mais ce n’était plus un sourire qu’elle avait d’étamper sur le visage suite à ce que David lui dit. Non, elle éclata de rire. D’un ton qui se voulait méprisant, elle imita son interlocuteur de manière ridicule.

-T’as des flammes sur la tête, répéta-t-elle. Non mais t’es vraiment le dernier des imbéciles ? Oh on a peur ?, rajouta-t-elle en voyant ce dernier reculer de façon maladroite.

La Serpy de dernière année n’en revenait pas de la stupidité du jeune homme devant elle. Elle se remémorait leur dernière rencontre. Ça avait été plutôt amusant. Le sort de crache-limace est toujours bien plaisant. Surtout sur un Gryffondor, à dire vrai. Était-ce sur lui ou sur un autre qu’elle avait jeté ce sort ? Elladora ne le savait plus trop. Les gryffondors maladroits, ce n’est pas de ça qui manque à Poudlard, loin de là.

Elladora regarda autour d’elle. La verte et argent voulait s’assurer qu’il n’y avait personne autour. Du moins, aucun professeur qui pourrait l’envoyer en retenue. Et aucun autre Gryffondor un peu trop téméraire qui allait tout bavasser à un professeur. Parce qu’ils sont comme ça souvent, les rouges et or, à défendre la veuve et l’orphelin. Et puis elle sortit sa baguette. Tout en continuant de s’avancer vers ce jeune perturbateur, Ella jouait avec sa baguette, la faisant passer entre ses doigts, tournoyée comme pour lancer un sortilège.

-Tu sais, dit-elle en faisant une petite moue, il n’y a personne autour… et donc personne pour te protéger… et jamais tu oserais aller bavasser de tout cela à un professeur, bien entendu.

Il restait mou, ne se défendait pas. Cela fâchait la serpentard au plus au point. À quoi bon faire subir des sévices mineurs à quelqu’un si cette personne ne se défendait même pas ! Cela rendait le jeu un peu plus ennuyant, donc elle devait utiliser des sorts un peu plus dangereux pour que ce soit excitant. Sous l’émotion, ses cheveux passèrent au vert forêt.

-Non mais défend toi bon sens ! Bouge un peu, réplique, fait quelque chose ! Tu es vraiment pathétique.

Elladora continuait toujours d’avancer, si bien que le Gryffon se retrouva prit entre elle et le mur.  Oh bien sur, il pouvait toujours s’échapper par les côtés. Mais ça donnait tout de même une longueur d’avance à Elladora.

Un professeur passa. Ella se recula légèrement de David, et fit un sourire innocent à l’adulte qui passait, lui lançant un bonjour qui semblait presque faux. Elle rangea rapidement sa baguette dans son dos, et se concentra pour remettre ses cheveux bleu nuit. Elle avait l’air de la parfaite petite serpentard, parfaite petite élève modèle.

Mais l’autre crétin, le stupide petit Gryffondor à la noix, David, allait-il enfin osé dire quelque chose ? Il fallait qu’il saisisse l’occasion, sinon c’était vraiment l’être le plus idiot qu’Ella aurait jamais rencontré !

___

A rose that won't bloom, winter's kept you .Don't waste your whole life trying to get back what was taken away. Though the marks on your dress had been neatly repressed, I knew that something was wrong and I should've spoke out and I'm so sorry now. I didn't know 'cause we were so young. Oh, clouds of time seem to rain on innocence left behind. It never goes away. Can you stay strong? Can you go on?

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MessageSujet: Re: Frimousse à la frousse n'amasse pas mousse.   Mer 27 Aoû - 16:42

Dire qu’il était intimidé serait un sacrée euphémisme. Il était terrorisé outre-raison par la sorcière en face de lui. Grande. Belle. Sévère. Populaire. Le genre qui peuple tes cauchemars pour t’aider à passer la nuit dans une quiétude toute relative et un réveil au sueur froide, voire moite (la quinzaine hormonale). Certes, il avait grandi depuis l’année dernière mais il ne se sentait toujours pas le cran de venir chahuter plus grands et plus forts que lui. Pas intentionnellement en tout cas. Car accidentellement, il y arrivait avec brio. Et puis, il était nul dès qu’il s’agissait de faire front à une menace réelle… Alors qu’imaginaire, c’était déjà bien plus facile. Bien que pour lui la frontière entre les deux soit infime. Mais en bon Gryffondor il se jetait la tête la première dans le danger, souvent à ses risques et périls, et en payait le prix fort. En résultait bien souvent l'infortune avec David aux commandes…

« Peur, je ? C’est que…  Hum…  Je suis un mirage, je suis un esprit frappeur déguisé en élève… FIOU FFiou fi…ouuu… je ne suis pas réel… ouuuu… Hum hum. » Termina t-il en baissant la voix et en abandonnant les étranges sonorités empruntées, peu crédible, il resta cependant en position, c’est-à-dire de profil, jambes raides et décalées et les bras en quinconce à la façon égyptienne. Genre je-rase-les-murs. Le bruitage était loin d’être au point. Il ignore ce qu’il venait d’essayer de mimer mais c’était loupé. Plan foireux. Genre tu-m’as-pas-vu-je-suis-une-hallucination. Mais non, c’était stupide et bien trop tard car il était grillé et la personne en face de lui était loin d’être aussi cérébral qu’un troll des marais, ou tout autre monocéphale cavernicole.  

Elle le menaçait ouvertement. Et ça fonctionnait en plus. Il en reculait tellement qu’il sentit le mur et la tapisserie y étant accrochée dans son dos. Il n’osait pas risquer un geste brusque de peur de récolter quelques hématomes fugaces ou excès de colère quelconque de la part de la Serpentard. Elle était flippante. Il n’avait aucun avantage sur la situation et d’aucune façon ne voyait comme s’extirper de ce mauvais pas. Il essayait pourtant de faire partir le rouge de ses joues. Il restait incapable de prononcer quoique ce soit jusqu’à l’arrivée impromptue d’un professeur… Bien sûr la Serpentard reprit son masque de parfaite petite élève bien polie. C’était le moment s’il voulait dire quelque chose, n’importe quoi qui puisse le tirer de ce coup fourré, interpeller l’attention du prof et se débarrasser finalement de Greengrass. Sa voix s’enroua au moment de parler mais il réussit au final par prononcer quelques mots. Les premiers qui lui passaient par la tête...


« Bon appétit m’sieur ! » Il tenta un sourire, qui ressemblait plus à une grimace lorsqu’il comprit qu’il venait de dire une absurdité.

Il devait bientôt être trois heures de l’après-midi, et le prochain repas ne serait pas avant quelques bonnes heures. Avant qu’il ait pu ajouter autre chose, le professeur avait disparu au coin d’un escalier montant. Et lui, pauvre hère que voici, se retrouvait fort dépourvu… Il quitta des yeux l’emplacement où le prof avait disparu pour les tourner vers Elladora, et tenta un sourire complice, ou quelque chose approchant, mais de loin, voire de très loin. Et se contenta en fin de compte de lever les mirettes au plafond et de soupirer, toute cette tension lui embrouillait l’esprit…


« Quoi ? Que voulais-tu que j’dise ? Je n’allais pas lui confesser que tu me harcelais de façon charnelle et intime, faisant de moi un épicurien masochiste. Il aurait cru que nous étions en couple… ». Il se tut alors, le rouge de ses joues virant au cramoisi. Il venait selon toute probabilité de s’enfoncer encore plus… Ou pas. Pourrait-elle le remercier d’avoir fermé son bec, évitant ainsi une issue incertaine à ce petit litige ?  Quoi qu’il en soit, il doute qu’elle eut voulu qu’il passe pour son petit-ami… Elle ne l’aurait certainement pas préféré à un phacochère cul-de-jatte. Le pensait-il, du moins. Au final, il aurait peut-être mieux fallu qu'il tente le coup, mais trop tard... il s'était tu, et c'était ainsi...
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MessageSujet: Re: Frimousse à la frousse n'amasse pas mousse.   

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