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 Désenvoûtement précaire et sinistros

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MessageSujet: Désenvoûtement précaire et sinistros   Lun 30 Juin - 22:30

Désenvoûtement précaire et sinistros
Jeudi, aux alentours de 17h.

Lettre de David Simmons à Mrs. Hash. David a écrit:

Très estimée garde-champêtre,

C'est dans un esprit bienveillant et altéré, voire un peu faisandé, que je vous envoie cette courte missive. Figurez-vous que je ne vous ai jamais approché jusque-là et ceci pour une très bonne raison, comme vous pouvez ne pas en douter.

Il m'est apparu fort clairement dans un rêve que vous êtes sous l'égide d'une force extérieure. N’ayez crainte, je suis au courant. Vous êtes menacé ! Il faut donc remédier à cette malencontreuse calamité et s'avérant que je sois le fléau des tourmenteurs de bonnes âmes, mes services bénévoles vous sont donc acquis par la présente.

Quelle ne fut pas ma surprenante stupéfaction lorsque je vis rôder autour de votre gîte un sinistros aux humeurs démoniaques ! Exorciser illico les parages de votre repaire, telle devrait être notre action conjointe dans les délais les plus brefs, afin que vous puissiez jouir pleinement de votre grand air. Si rafraîchissant et curatif, j'en conviens.

Faites-moi connaître vos possibles disponibilités pour que votre indigente situation soit parachevée séance tenante.


Votre dévouée ordonnance cartésienne,

David Simmons.
Exorciste-conjurateur néophyte.


Animé d’intentions louables et de grande vertu, le jeune David Simmons avait communiqué avec le garde-chasse de Poudlard, une certaine Mrs. Hash. Jeune et fringante damoiselle aux allures rustres mais aux coudées franches. Aucune occasion jusqu’alors ne lui avait été donné de la rencontrer en face-à-face. Seulement via nécessité interposée. Il avait été le témoin d’un étrange phénomène découpé entre la lumière du crépuscule et l’omniprésence du brouillard le mardi en 8. Soit très peu de temps après sa propre prise de conscience. Si l’on peut se permettre de traiter ainsi son raisonnement, si souvent biaisé. Mais il était vigoureusement certain de sa démente théorie, plus que jamais depuis que ses yeux sont capables de voir (sauf quand il porte un bonnet à l’envers, ce qui a tendance à lui boucher la vue).

S’étant pomponné excessivement avec un cirage graisseux pour toison délicate et un col par trop amidonné, il avait vêtu ses atours sorciers les mieux arrangés. C’est donc sous la pluie de septembre que ses efforts esthétiques s’évanouirent en un clin d’œil. Sûrement un mauvais présage…  Bien entendu, il avait tenté de protéger ses précieux cheveux gras avec sortilège, il avait donc failli s’incendier une fois de plus. Et il avait détalé boudeur et ronchon, marmonnant des imprécations diverses à l’encontre de n’importe quoi, et de n’importe qui.


« Malepeste soit de cette charlatanerie féconde ! Flibustiers des tréfonds, canailles à patte-folle et primesautiers ! » Avait-il fit grincer entre ses dents, entre autre commentaire.

Donc, après une quasi-interminable revue faciale dans les premières toilettes « à priori pour garçons », il avait jugé satisfaisant la mise nouvellement acquise de son faciès, défaite de tout poil roussi et autre flammèche paresseuse.  Et le voilà qui repartait en direction de la cabane de la Garde-Chasse. En retard, très probablement… Il n’avait pas pris sa montre à gousset moldu, cadeau de son pater, car il l’avait un peu trop traficoté et il doutait qu’elle puisse fonctionner normalement à nouveau. De toute manière, ces choses moldues se détraquent d’elle-même ici à Poudlard sans qu’on ait besoin de leur demander leur avis. Il faut donc leur venir en aide préventivement. Ce qui échappe parfois à la rationalité de notre jeune Simmons. Il allongea le pas, sans pour autant se mettre à courir car c’est fatiguant, la douce pluie marquant son visage enfantin. Heureusement pour lui, elle était d’une violence encore contenue mais la soirée promettait de vils orages…

Il avait reçu une réponse positive de la part de Mrs. Hash, l'éplorée cible de cette diablerie. Elle ne semblait pas comprendre la gravité de la situation, et David se disait qu'il était plus que temps qu'il intervienne... Avant que malheur ne se produise.

La cabane se dessina enfin dans son champ de vision après quelques minutes de détours dans le parc, pour s’assurer que personne ne l’avait suivi, et elle semblait habitée puisque des lumières étaient allumés dans son antre. Visibles depuis l’extérieur. Il accéléra ainsi le pas pour venir frapper à la porte. Cinq coups secs et suffisamment forts pour être entendu. Pourquoi cinq ? Il ne le savait pas. Il n’étudiait pas l’arithmancie après tout. C’est seulement son instinct qui lui soufflait d’étranges manières de se comporter, et il faisait généralement une confiance aveugle dans son instinct. Il réajusta sa cravate, pour ne pas paraître trop négligé, mais c’était peine perdue quand on regardait ses chaussures pleine de gadoue et ses épaules trempées. Il était apparu sans ses lunettes de soleil. Mais il se fit la réflexion qu’elles n’étaient pas utiles. Le soleil était bien trop timide et se cachait derrière la couche grise et blanchâtre des nuages. Il se racla la gorge et s’annonça ensuite, ce qui semblait être la chose à faire…


« Salutation et révérence, Dame de la forêt ! C’est David Simmons lui-même. » dit-il distinctement, malgré l'évidence. Car après tout, cette Mrs. Hash ne devait pas avoir un emploi du temps surchargé. Ce qui ne sautait pas aux yeux du petit David... qui pensait tout le contraire.
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MessageSujet: Re: Désenvoûtement précaire et sinistros   Jeu 17 Juil - 16:39

Je riais encore au souvenirs de la lettre que j'avais reçu d'un élève de l'école. Selon lui, Sunny, ma chienne, était un sinistros. Encore un qui avait l'air d'être un sacré numéro. Mais j'avais depuis longtemps appris à ne pas me moquer des élèves, ils avaient tous, plus ou moins, un bon fin et je devais avouer que j'étais très curieuse de voir ce garçon essayer "d'exorciser" Sunny des alentours de ma cabane, comme il me l'avait si bien dit dans sa lettre.

J'avais rangé autant que possible ma petite cabane. Tout était à sa place et propre. Mon lit recouvert d'un patchwork plus que coloré dans un coin, une table avec quatre chaises devant une cheminée, quelques photos sur le rebord ainsi que sur ma commode et dans un autre coin ma petite cuisine étincelante. Plus loin, une porte menant à ma salle de bain. Le tout formant un lieu petit certes, mais douillet.
J'avais beau vivre dans une cabane, j'aimais que ma demeure soit propre même si moi, je n'étais pas toujours irréprochable à passer mes journées dans la forêt. Je rentrais souvent couverte de terre mais cela ne me dérangeait pas. Une douche et il n'y paraissait plus rien.

Ma journée de travail n'était jamais vraiment fini dans cette école mais pour l'heure, j'attendais ce David Simmons, assise dans mon fauteuil à lire un livre, la tête de Sunny sagement posé sur mes pieds. J'avais pris une douche et avais revêtu un jean noir, non couvert de tache de boue, ainsi qu'une chemise bleue avec par dessus une robe de sorcière noire, classique. Je me pensais présentable pour recevoir cet élève.

A l'heure prévu, Sunny redressa la tête comme si elle avait entendu quelque chose à l'extérieur et me doutant que ça devait être David, je me levais prête à lui ouvrir au moment où j'entendis cinq coups frappé à ma porte.


Salutation et révérence, Dame de la forêt ! C’est David Simmons lui-même

Je devais bien avouer que sa manière de s'annoncer me surprit mais je n'en laissais rien paraître et lui fit un sourire confiant alors que Sunny me poussait pour passer et sauter sur notre invité afin de lui lécher généreusement la figure pour lui souhaiter la bienvenue.
Je la rattrapais rapidement car je me doutais que si il était venu pensant qu'elle était un sinistros, il ne serait pas ravi de cet accueil.


-Bonsoir David! Tu peux m'appeler Elizabeth si tu veux! Lui dis-je dans un sourire et l'invitant à entrer.

En effet, je n'étais vraiment pas habitué à ce qu'on m'appelle Dame de la forêt et en général, j'autorisais les élèves à m'appeler par mon prénom même si ils me vouvoyaient mais c'était à eux de choisir finalement, comment ils voulaient m'appeler.

Mon regard tomba sur ses chaussures pleines de boues et après un instant d'hésitation, je lui dit qu'il pouvait entrer et m'excusait pour l'accueil un peu trop chaleureux de Sunny mais qu'elle était comme ça.

___


Elizabeth Jane Hash
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MessageSujet: Re: Désenvoûtement précaire et sinistros   Mar 22 Juil - 10:45

David s’impatientait sur le pas de la porte en sautillant d’un pied sur l’autre afin de calmer ses ardeurs de jeune adolescent bourré d’hormones en ébullition. Il n’oserait jamais avouer qu’il avait peur des chiens. Bien plus peur d’eux qu’un dragon, une acromentule, un sombral ou un troll des montagnes enragé, ou toute autre créature ayant le poil rugueux ou non. C’était ainsi, il percevait très mal les canidés domestiques ou sauvages, bien que ces derniers ne lui rendent guère son animosité. Mais il avait eu une mauvaise expérience avec un chien et plutôt que de l’admettre il préférait s’enfermer dans ses déliriums personnels. N’accordant qu’une confiance très relative aux bestiaux en règle générale…

Il eut un mouvement de recul au moment même où la porte s’ouvrit, dévoilant en partie une magnifique créature affublée d’un léger problème de pilosité. Un chien. Pas de chance pour David, il avait eu raison et, sinistros ou pas sinistros il n’avait guère envie de venir s’y frotter. Mais il restait pour l’heure parfaitement interloqué, perdu entre la gentillesse naturelle de ladite bien-nommée Elizabeth et son ignorance grasse vis-à-vis du danger qu’elle encourait. Danger purement fictif, évidemment. Le jeune Simmons ne le voyait pas de la même façon. Il fouilla de façon frénétique à la recherche de sa maudite baguette, tâtonnant ses poches rapidement et perdant à moitiué l'élégance et le sang-froid dont il faisait preuve jusqu'alors.



« …de mort… va pas… pas du tout… » Marmonnait-il en cherchant sa baguette, sortant de ses poches toutes sortes d’objets dont un rapeltout, qui tomba dans la boue à ses pieds, très vite suivi d’un parchemin et d’une plume d’oie sauvage qui s’envola pour aller se planter dans une citrouille quelques mètres plus loin. Il mit la main dessus finalement, pas moins affolé qu’au dernier instant, mais elle ne fit que lui échapper des mains.

D’un point de vue extérieur, on pourrait dire que la scène était assez clownesque. Un jeune homme en train de jongler avec sa baguette, les chaussures glissantes, la grimace aux lèvres, des imprécations sur la langue et une baguette qui finit par tomber tête la première pour planter sa tête dans la boue. David s’arrêta un instant, les mains croisées en une pose digne d’un maître de kung fu, il observa la baguette, ayant l’air de bloquer sur ce qui venait de se passer.


« Malédiction ! Je suis fait… Ô non, ô misérabilisme ! » Il se racla la gorge, cherchant à reprendre une contenance moins loufoque (chose parfaitement inutile…) et retira d’un geste sec la baguette. Tout ceci n’avait duré pas plus de quelques secondes. Il pointa ensuite sa baguette à la pointe dégoulinante de gadoue sur la boule de poil cachée dans l’ombre de sa maîtresse. « Arrière Faucheuse ! Calotte sur ta bouche, damnée greluche des enfers ! » lança t-il sans trop connaître le sens même des mots employés en s’adressant au chien. La peur parlait d’elle-même.
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Gallions : 1415
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MessageSujet: Re: Désenvoûtement précaire et sinistros   Sam 20 Sep - 15:02

[HRP: je suis confuse pour le temps d'attente, pourras-tu me pardonner?]

Le jeune homme en face de moi était en train de paniquer complètement, alors que je ne comprenais absolument pas pourquoi.
Aussi, Sunny et moi regardions David aux prises avec lui même. J'hésitais entre l'aider et rire mais en même temps, il me faisait un peu pitié à s'agiter dans tous les sens. Il en fit même tomber sa baguette dans la bout.

Pourtant lorsqu'il la récupéra pour la pointer sur ma chienne, d'un geste rapide de ma baguette je le désarmais en voyant rouge.

- Je te préviens que si tu fais le moindre mal à Sunny, c'est bien pire que le renvoi de cette école que tu risques! Est-ce que j'ai été assez clair?

Qu'il la prenne pour un prédateur sanguinaire ne me dérangeait pas mais de là à la menacer ou à lui faire du mal, il n'en était pas question. Mais je comprenais aussi qu'il avait simplement peur et que la peur pouvait nous faire faire des choses stupides alors je respirais un bon coup pour me calmer et lui rendit sa baguette.

- Je crois que nous avons démarré sur de mauvaise base! Que dirais-tu d'entrer et de boire une tasse de thé?

D'un geste, j'envoyais Sunny dans son panier, où elle se rendit sagement et m'écartais pour laisser passer David.

Encore un coup de baguette et la table était mise pour le thé, la bouilloire sifflant déjà joyeusement au-dessus du feu de cheminée.
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