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 (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.

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MessageSujet: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Jeu 1 Mai - 20:02




Flashback

on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.


Fin Juin 1975 - Une nuit
Alienor & Luka  


Ce n’était qu’une nuit de plus lors de la quelle je m’étais enfuie de Poudlard et des gens trop bien pensant qui peuplaient ce château. Le blason des Serdaigle flottait sur l’écharpe nouée autour de mon cou, et mes cheveux en désordre symbolisaient tant bien que mal mes journées tumultueuses; épuisantes. Fatiguantes et désordonnées. La fin d’année était cependant plutôt lente, et par chance je n’avais pas de nouvelles en Suedois. On aurait presque pu dire que tout allait bien. J’étais célibataire, plutôt heureuse, les choses étaient au beau fixe, si on oubliait le fait que j’avais découvert qu’Alice avait une liaison un peu plus durable avec une autre élève et que… Enfin ça n’avait pas d’importance.

Ainsi c’était Pré-au-Lard, et le rebord d’un trottoir sur le quel je m’étais assise, à la pale lumière d’un vieux lampadaire; qui avaient gagnés mon coeur pour la soirée. Est ce que je me sentais trahie par Alice ? Est ce que je me sentais trahie par Felicia ? Ou est ce que tout simplement je m’ennuyais, je me faisais chier comme un rat mort. Ou quelque chose du genre. Et voila… Stylo moldu sorti, je graphais vaguement quelques mots saccadés. L’animation me manquait. Et peut être… Peut être que j’aurais du montrer à mes parents où j’étais. Un peu de mangemorts dans le coin, ça aurait amusé ma nuit. Un peu de haine. De violence. Quelque chose comme ça.

Et de toute sa hauteur la lune me narguait. Dis moi lune d’argent…    «  Oh ta gueule toi. » Oui je parlais à la lune. Ça pose un problème à quelqu’un ? Il faisait tellement nuit de toute façon, que même les ivrognes sortis des trois-balais étaient déjà couchés depuis longtemps.



___


but like a stone I'm falling down
Stained, looking at my hands, I talk wit these lines. It's not the answer. I'm crying and now I know looking the sky I search for an answer. So free, free to be. I'm not another liar, I just want to be myself.  I know I live...but like a stone I'm falling down And now the beat inside of me is a sort of a cold breeze, and I've never any feeling inside. Around me.. I know I live...but like a stone I'm falling down (c) badwolf

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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Ven 2 Mai - 18:28

tu n'es pas
tout ce qu'on dit de toi

un jour, une nuit je t'emmènerai loin d'ici, si jolie. et tu verras là-bas tout ce qu'on dit de toi. amanite phalloïde, dynamite arsenic, plastique, ciguë cyanure.

La nuit m'enveloppe. Le jour est fini depuis longtemps, et encore une soirée de vagabondage en perspective. Tout a un goût acide, comme les bonbons qui piquent un peu trop la langue. Je n'aime pas ces bonbons. Mais on s'en fiche n'est-ce pas ? Le passé me hante, je n'ai plus... Que des yeux pour pleurer, sauf que je ne pleure pas vraiment, c'est pas dans les coutumes d'une mangemorte. Ma coutume ce serait plutôt, d'éventrer un enfant à la nuit tombée, rentrer chez moi la robe maculée d'un sang impur et les cheveux poisseux du même liquide. Je ne suis pas... Une femme fréquentable. Je dirais même que je suis une femme inabordable. Croiser mon chemin ne serait pas bon pour n'importe qui. Je ne suis pas... Dans le camp des gentils. Mais peu importe, au fond, j'ai décidé d'être comme ça, j'ai presque choisi ma route. Et ce soir encore, je crois que je perdrai mon âme un peu plus. Chaque jour qui passe, chaque nuit qui passe, chaque seconde qui s'écoule, chaque coeur que je fais cesser de battre, m'éloigne un peu plus du bon côté. J'aurais pu faire une bonne Auror je pense. Si j'avais été gentille et sage, comme un toutou bien toiletté. Je pense même que j'aurais pu être vraiment utile au ministère. De toute façon, l'histoire ne se réécrit pas. En tout cas, je ne crois pas.

Les rues de Pré Au lard. Une rage inexplicable me prend quand je croise le regard de quelqu'un. Tombe les yeux ai-je envie de tous leur crier. Cessez de me fixer comme si je venais d'un asile d'aliénés. Aliénés... Aliénor.. ALiénation... ? Pardon.

Ne me dévisagez pas, je déteste ça. Je suis belle, je sais bien qu'il est difficile de détourner le regard de mon corps si parfait. Toujours est-il que ce soir est un soir de misère. Je n'ai rien à me mettre sous la dent. Peu de monde dans la rue. Peu de monde seul en tout cas. Les brebis égarées se font rares dans mon sillage. Je crois que je les ai toutes fait fuir. Ou peut-être pas.

De loin, je voyais une silhouette comme accroupie sous une lumière faiblarde d'un réverbère qui ne tenait guère debout. Une petite fille peut-être ? Miam ?... Je m'approche, doucement, d'un pas gracieux et félin, sur la pointe des pattes. Je ne voulais pas l'effrayer, pas directement, comme ça. J'avais envie de l'attirer dans une ruelle pour mieux la croquer. Oui je suis un peu atteinte, et ensuite ?

« Une biche qui parle toute seule ? » Je souriais de toutes mes dents. J'avoue, je devais flanquer les foies. Mais tant pis, c'est un peu mon travail. Elle parlait à qui ? Je crois que je ne suis pas la seule à divaguer le soir venu. Enfin, moi je divague même la journée, c'est à temps complet. « Une biche aux yeux clairs. » Je m'empressais de la complimenter, elle venait de lever la tête vers moi, et j'avais aperçu dans l'obscurité ses yeux luir d'un gris acier. Je voulais l'amadouer. Je réussissais toujours à amadouer les petits chats égarés.  « Les miens sont bleus. Mais beaucoup de gens confondent le bleu avec le gris quand ils regardent mon oeil. Pourtant, ça n'a rien à voir. » Oui je racontais ma vie. Je n'allais pas tout de suite lui dire 'Viens avec moi dans la ruelle à côté où il fait bien sombre et où personne ne viendra te chercher.' Non. Il fallait agir méthodiquement. Avec stratégie. Avec finesse.

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___

ses délicatesses mystérieuses m'avaient séduite
que sais-tu de la longue attente Et ne vivre qu'à te nommer Dieu toujours même et différente Et de toi moi seul à blâmer. Que je m'oublie et je demeure Comme le rameur sans ramer Sais-tu ce qu'il est long qu'on meure A s'écouter se consumer.


Dernière édition par Aliénor de Narsès le Sam 14 Juin - 18:29, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Sam 3 Mai - 14:52




Flashback

on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.


Fin Juin 1975 - Une nuit
Alienor & Luka  


Et je me parlais seule dans ma tête et à l’oral, parce qu’au fond peut être que j’étais un peu perdue. Peut être que… j’étais folle. Ou suicidaire. Ou peut être tout simplement que la solitude ne m’aidait pas, et qu’il faudrait que je rentre au château. Après tout, je ne faisais rien d’utile ici. Rien de bien intéressant. Peut être que voila… Mais non, je restais la à la lueur du lampado-reverbere. Et j’attendais que le temps passe. Et le temps ne passait pas vraiment.

Et soudain, une voix résonna. Une voix dans la nuit. Vers la quelle je levais vaguement les yeux. Une biche aux yeux clairs ?  Pourquoi elle me parlait comme ça ? Qu’est ce qu’elle me voulait ? Elle était plutôt belle. Le regard clair et pour de ceux qui ont trop souffert. Les cheveux en désordres mais aussi longs que les miens étaient courts. Belle. Assurement elle était fabuleuse, et quelqu’un de normal serait déjà parti; mais je n’étais pas normale, et levant les yeux vers elle, je me mordais la lèvre. Pourquoi me disait elle tout ça? Je souriais. Ne me levant pas, restant vaguement assise, les yeux posée sur elle. Qui était elle ? Que faisait elle ? Que voulait elle ?

«  Vos yeux sont agréables. Mais la biche n’en est pas tant une, m’en voici désolée. Suis-je censée avoir peur d’être qualifiée de proie ? »

Oh. Les sarcasmes. Luka. Peut être changerait un jour, mais je ne… C’était tentant. A qui avais-je a faire ? Et voulait elle ma mort ? Que voulait elle au fond ? L’histoire s’écrivait, sans que nous ne le réalisions vraiment. Et je ne pouvais non plus m’empêcher de sourire.

«  A qui aurais-je a faire ? » Et si il s’agissait d’une psychopathe désireuse de me tuer… Et bien il s’agirait d’une psychopathe. Mes parents l’envoyaient ils ? Oh, c’était peut être ça. Nous verrions bien de toute façon.



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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Mer 7 Mai - 21:01

tu n'es pas
tout ce qu'on dit de toi

un jour, une nuit je t'emmènerai loin d'ici, si jolie. et tu verras là-bas tout ce qu'on dit de toi. amanite phalloïde, dynamite arsenic, plastique, ciguë cyanure.

Nos voix retentissaient dans la nuit. Echos qui se perdaient, échos qui ne résonnaient pour personne, juste pour nous. J'avais remarqué sa beauté, mais je m'en fichais un peu. Je ne suis pas là pour être séduite, ou je ne sais quoi. Je suis là pour manger. Elle me répondait, que mes yeux ne lui déplaisaient pas. Je sais. Ils ne déplaisent à personne. Je suis faite pour attirer. C'est comme ça que je fonctionne et que j'arrive à tuer. Parce que les gens baissent leur garde et me confient leur coeur trop vite. Coeur autour duquel je tisse une toile de désir et de haine, avant de le serrer dans mon poing. Je tue facilement, et je tue de toutes les façons. Je ne suis pas une fille convenable. Je suis... Une tueuse d'espoir, une tueuse tout court. Et j'aime ça.

« Tu n'as pas peur de l'obscurité ? » Ma question ne sonnait guère comme une question. C'était davantage une interrogation intérieure, sauf que je l'avais dite à haute voix. Je regardais les traits de son visage, je parcourais d'un bref regard le reste de son corps. Jeune petite biche. Jeune petite fille qui n'avait pas l'air effrayée. Au fil des secondes, le fond de mes yeux devenait de plus en plus brillant, je brillais de folie. Dans dix minutes j'aurai mon regard de folle. Il fallait que je l'entraine avec moi quelque part à l'écart, avant que mes yeux ne changent trop, sinon elle prendra peur, et s'enfuira.

Je me mettais à sourire, doucement mes lèvres s'étiraient, et mes dents se montraient. Je n'avais pas les canines pointues des vampires et autres créatures de la nuit, mais j'en avais des belles. Ma main arriva par un fabuleux tour de passe passe autour de son poignet droit. Non en fait, c'est juste que je me suis rapprochée sans qu'elle ne s'en rende compte. Mais dit comme ça, c'était mieux. Bref, son poignet serré dans ma main, je l'exhorte à se lever. Tout de même, quand on parle à une dame, c'est toujours sympa d'être à sa hauteur. De toute façon, petite, tu n'arriveras pas à égaler ma taille. Je suis la plus grande des mangemortes. Non, peut-être pas, mais peu importe, ça fait son petit effet. Je la redresse non sans brutalité, mais pas encore trop. J'essaie de ne pas être trop violente dès le départ. Je voudrais qu'elle me suive ailleurs, là où il ferait plus noir qu'ici. Le lampado ne m'inspirait pas. Je l'attirais vers moi, tenant de ma main libre sa hanche pour qu'elle vienne avec moi. « Tu n'as pas l'air d'être une petite biche comme les autres. »

Approchant ma bouche de son oreille, j'y murmurais en griffant légèrement sa joue de mes ongles. « As-tu peur de moi ? » Je souriais. Et répondant à sa réponse, je la tenais fermement contre moi dans l'espoir de la tirer vers la ruelle sombre. « Disons que je suis une belle inconnue vêtue de noir. » Disons cela. Contente-t-en, parce que je ne t'en dirai pas plus pour l'instant.

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Dernière édition par Aliénor de Narsès le Sam 14 Juin - 18:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Jeu 8 Mai - 15:25




Flashback

on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.


Fin Juin 1975 - Une nuit
Alienor & Luka  


Aurais-je du avoir peur ? Aurais-je du être effrayée par la situation ? Par la brune aux yeux clairs ? Il ne fallait jamais faire confiance a ces femmes aux regards chargés de mystère et de beauté. Il ne fallait jamais faire confiance. C’étiat une leçon que j’aurais du apprendre mais que je n’arrivais pas à assimiler. Il ne faut jamais… Il fallait juste vivre cachée, vivre seule dans une bulle, mais ce n’était pas moi. Les envies suicidaires d’une allumée nocturne. La provocation. La colère. La fatigue. Il y’avait des choses qui me poussaient à être ici et cette rencontre n’y changerait rien. Au pire quoi ? Au pire elle me tuerait ? Laisserait mon corps découpé quelque part dans un caniveau ? Au pire j’aurais mal, encore, et de nouvelles cicatrices rejoindraient les anciennes. Au pire. Juste au pire.

Elle était cependant quelque peu bizarre, et j’étais cependant quelque peu folle peut être.. ? Ou bien était-ce l’inverse ? Ou bien… Ça n’avait d’importance que l’importance qu’on lui donnait. La peur. Les sentiments qui se succédaient, ou ceux qui auraient du.  

«  Pourquoi aurais-je peur ? L’obscurité n’est qu’un phénomène de plus. C’est un cycle. » Une réponse étrange. Normale venant de moi. Une réponse de plus. Et j’aurais pu me perdre dans le bleu de ses yeux. Son sourire me prenait au coeur comme quelque chose de grand, quelque chose de beau et fort, et nonchalamment je la laissais me hisser à sa hauteur. Pas de bruit. Pas de plainte. La chaleur de sa main sur mon poignet. Et j’esquissais un sourire. «  Si tu voulais que je me lève il suffisait de le demander. »

Et me voila contre elle. Elle est brute sans l’être trop vraiment. Peut être la brutalité d’une femme qui ne sait pas vraiment. Peut être une douceur qui se montre sans vouloir se montrer ? Elle m’attirait contre elle, et je ne pouvais m’empêcher d’equisser encore un sourire. « Personne n’est comme moi. » Ma tête se pencha doucement alors qu’elle griffait ma joue, et je continuais de la fixer de mon lourd regard gris. « Que vas tu faire de moi belle inconnue? » Les provocations me tueraient. Un jour peut être.  



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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Ven 9 Mai - 19:34

tu n'es pas
tout ce qu'on dit de toi

un jour, une nuit je t'emmènerai loin d'ici, si jolie. et tu verras là-bas tout ce qu'on dit de toi. amanite phalloïde, dynamite arsenic, plastique, ciguë cyanure.

Belle inconnue... Belle inconnue. Oui, définitivement, cette appellation me seyait davantage que... Aliénor. Enfin Aliénor, si on le décomposait, on pouvait y trouver Alienée. Et Aliénée m'allait bien aussi. Mais ce soir, ce soir, cette nuit, j'allais être uniquement... Une belle inconnue. Ou peut-être autre chose. Peut-être... Sombre assassine. Sombre Aliénor. Sombre folle. Mes yeux brillaient de plus en plus, et j'avais attirée la petite brebis égarée contre moi, serrant dans ma main aux ongles trop longs, son frêle poignet qui aurait pu menacer de se briser en un rien de temps, en un mouvement brusque.

J'avais les dents de devant bien montrées, comme si j'allais... La manger. C'est probablement ce que j'allais faire en fin de soirée. La manger. La déchiqueter avec mes ongles, lui déchirer la peau avec les dents. Et peut-être goûter un peu son sang, juste pour voir quel goût ça a. Je ne suis pas un vampire, ni autre chose de ce genre. Je suis juste Aliénor Alcmène de Narsès, et je suis... FOLLE. « Personne n'est comme personne. C'est ainsi que la race humaine fonctionne. Il n'y'a que les poissons rouges qui se ressemblent tous. Ou presque. Je ne sais plus. » Je divaguais un rien. Mon regard se perd, cherchant un endroit plus sombre qu'ici, où je pourrais la trainer, s'il le faut, par la chevelure.

« J'ai quelque chose en tête. » Qu'allais-je faire d'elle. Oui, elle pouvait se poser la question, mais ma réponse était fixée dès le premier instant où mes yeux s'étaient posés sur elle. Je penchais la tête. A droite. A gauche. Balancier éternel. Je plissais les yeux, me retournant vers la biche perdue, ne desserrant pas mon étreinte. Brutalement, je la tirais avec moi vers la ruelle qui se profilait devant moi. Une obscurité opportune. Une obscurité dont j'avais besoin pour agir. J'avais mes yeux bleus qui devenaient rouges. Ils voulaient du sang, ils voulaient que je tue. Je les sentais briller dans le noir, comme des billes phosphorescentes qui tournaient et tournaient sans cesse en attendant de trouver un endroit où s'arrêter. Je scrutais les environs, je n'avais pas la vision nocturne des chats, mais j'en voyais assez pour être sûre de mon coup. Lâchant le poignet de la fille, la projetant contre le mur en face, histoire de l'assommer ce qu'il fallait, je me repaissais du spectacle de son front blessé. J'avais envie de laper ce qui coulait de son crâne, c'était rouge et ça me plaisait. Je sentais monter en moi un sentiment de contentement, ma folie se dévoilait. Je devenais violente alors que je venais d'arriver. Mais je crois que dans mon cerveau tout était si fissuré que la raison et la cohérence n'arrivaient plus à coexister normalement.

« A onze heure, tu es là. A minuit, tu serais mangée. » Je souriais. Je m'approchais, lentement, attendant une réaction ou un ... 'S'il te plait, ne me touche pas'. Mais peut-être qu'elle était vraiment différente. J'allais le savoir de toute façon. Parce que quelqu'un de normal se serait enfui. J'étais intriguée tout de même. Je refrénais mon envie de lui faire du mal, parce que j'étais curieuse et que je voulais en savoir plus sur son courage qui semblait plus fort que la peur. Je reculais finalement, ouvrant un bras vers la gauche, montrant une échappatoire. « Es-tu tant différente des autres que tu resterais près de moi ? » J'haussais un sourcil. « Et si je te laissais partir maintenant, t'en irais-tu ? »

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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Ven 9 Mai - 19:58




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on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.


Fin Juin 1975 - Une nuit
Alienor & Luka  


Et effectivement nous étions peut être tous différents, mais il fallait reconnaitre qu’une certaine norme s’imposait. La plupart des gens normaux, des adolescents de dix-sept ans… se seraient taillés en courant, en hurlant peut être aussi. Car soyons honnête, elle avait tout l’air d’être une folle psychopathe, une aliénée, quelqu’un qui ne vivait probablement que de la douleur et de la peine des autres… Mais voila. J’étais Lisbeth. J’étais Luka. J’étais la fille qui ne mourait pas, et qui hantait par la souffrance voulait se rappeler ce que c’était que la vie. Alors j’étais la, et en face d’elle, en la provoquant à demi, respirant presque son souffle tandis qu’elle était en face de moi, perdant mes iris gris dans ses yeux fous. Et j’attendais. Je provoquais. J’étais de l’insolence des condamnés.

Pas vraiment le temps de répondre, de demander arrogamment ce qu’elle avait dans la tête, que je me retrouvais entrainée dans la ruelle la plus proche, balancée contre un mur. Le coeur palpitant. La tête blessée; ma paire de lunette oubliée sur le sol, en miette probablement, et du rouge dans mes yeux gris tandis que mon cuir chevelu se teintait de vermeil. Un léger grognement peut être, je me relevais vite, la fixant avec détermination. La fixant comme si je la découvrais. Cette illustre inconnue. Cette belle femme sombre. Cette sorcière. «  Tu crois que la douleur m’effraie ? » Déjà je passais la main sur mon front, puis sur mes lèvres, essuyant les perles vermeilles qui en coulaient, je m’étais mordue en tombant, le gout métallique du sang dans ma bouche, me rendait peut être plus amère. Mais pas plus effrayée.

«  Cela fait toujours une heure à profiter de ta présence. » Pourquoi Luka ? Pourquoi provoquer cette folle ? Parce que la plus folle des deux n’était peut être pas celle qui le montrait ? Parce que la fuite n’était pas, n’était plus une solution. Parce que j’étais Luka, et que des morceaux de ma cohérence, et de ma prudence s’étaient enfuis. «  Et pourquoi partir ? Fuir maintenant ne m’apporterait rien de plus qu’un coup dans le dos. De plus, quel intérêt? » Un léger sourire, un peu narquois, un peu las, se glissait sur mes lèvres tandis que je reprenais. «  Si tu me laissais partir, peut être serais-je vexée de ne pas avoir suscité assez d’intérêt pour toi. Alors, que vas tu faire ? » A nouveau je la toisais, la regardant. La tête me tournait un peu, mais je ne pensais pas qu’elle me fasse mal d’avantage, elle avait l’air… Et bien, peut être aussi perdue que moi.  



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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Lun 26 Mai - 20:05

tu n'es pas
tout ce qu'on dit de toi

un jour, une nuit je t'emmènerai loin d'ici, si jolie. et tu verras là-bas tout ce qu'on dit de toi. amanite phalloïde, dynamite arsenic, plastique, ciguë cyanure.

Je suis une âme brisée; j'ai des souvenirs en pagaille, des ailes sans papillons, des lumières sans soleils, des fausses brillances dans mon ciel. Je n'ai jamais compris à quoi servait la vie. Je n'ai jamais compris à quoi rimait le destin. Si le malheur existe, à quoi bon continuer ? Si la douleur m'insupporte, je n'aurai qu'à fermer un oeil. De mon oeil, qui a du mal à voir: trop de nuages à l'horizon. J'ai du mal à voir; une pensée pour Eris, nostalgie de la première fois, du premier chapitre de mon mal être. Je souris, parce que je suis assez folle pour me rire de mes souffrances. Je souris, je ris, je m'éclate, parce que je ne suis pas assez normale pour m'attrister de mes échecs. Si je perds, je n'ai qu'à recommencer. Si une cible m'échappe, je n'ai qu'à la poursuivre, j'en perdrai mon souffle, mais une biche se rattrape, c'est incontestable. J'ai des jambes assez fortes pour me porter aussi vite que le vent. Non je plaisante, je ne cours pas vraiment vite. Mais je ne risque pas de laisser celle là s'enfuir.

J'ai l'impression d'être connectée à ma folie en ce moment. J'ai envie de mordre l'épaule de la biche très très fort, jusqu'à ce que mes dents se brisent sur ses os. Je ne crois pas qu'elle crierait, peut-être un peu. Mais elle me laisserait peut-être faire, et c'est ce qui m'en empêche. Je ne passe qu'à moitié à l'acte, l'acte de violence dont j'avais envie depuis la première seconde, les pensées si macabres, les pensées douloureuses et meurtrières qui m'assaillent depuis la deuxième seconde. J'avais projeté un peu sa tête contre le mur en face, et elle reprenait un rien ses esprits.

« Je n'ai pas envie de te tuer. » J'avançais encore vers elle, m'approchant de son visage, son souffle glacé contre mes joues, je respirais son parfum. J'avais l'impression de croire en quelque chose pour la première fois depuis longtemps. Elle était folle, suicidaire, masochiste, et dieu sait quoi d'autre. Elle était... Différente et semblable. Elle me ressemblait en tant de points. Elle avait dans les yeux des longs chemins d'exils, des regrets dansants, de la douceur mais aussi de la dureté, de la joie d'être blessée mais aussi de la tristesse. Aucune peur dans son regard, je m'intéressais à elle et ça lui faisait plaisir. Elle souffrait, et normalement, je m'en fichais. Je détourne mon coeur de la souffrance des autres, je regarde juste, comme quelqu'un de vide, sans sentiments, juste la jouissance de voir des larmes et de la douleur. Mais c'était différent. C'était un soir peu commun. J'avais commencé une bataille, j'avais fait saigner son corps. Je dégainais ma baguette, la pointant vers sa poitrine, sans prononcer une première lettre d'un sort. En temps normal, j'aurais déjà crié Avada Kadavra. En temps normal je...

Mais je ne disais rien.
Je demeurais presque muette, je ne parlais que très peu, comme si j'essayais de calculer chacun de mes mots pour qu'ils ne sonnent pas trop faux. Je voulais la blesser, je voulais lui faire... Et je n'arrivais pas à prononcer le mot. Je ne pouvais pas parce que j'étais curieuse d'elle. Elle m'intriguait trop pour que je la tue.

Rangeant ma baguette dans son fourreau, je saisis ses deux poignets entre mes mains, et les plaquais contre le mur, la clouant sur place, près de moi. Je fixais ses yeux gris, je voulais savoir ce qu'il y'avait tout au fond. L'acier ce n'est... Qu'une couverture, l'acier est dur, ses yeux sont durs. Ses yeux sont doux. Son regard... Je ne sais plus. Je me perds trop. Je suis trop atteinte pour réfléchir si longtemps. Pourtant je réfléchis, je suis intelligente. Je sentais son coeur battre contre ma poitrine, et j'étais surprise de constater qu'il ne battait pas si vite que ça. Elle ne me craignait pas, c'était bien la première fois. Je m'approchais de son oreille et y murmurais. « Je veux savoir plus de toi. » Je serrais ses poings, je devais lui faire mal, mais je m'en fichais. Le mur de la ruelle lui égratinait la peau, et celle de mes doigts un peu aussi. M'éloignant finalement, relâchant mon étreinte cruelle, j'attendais qu'elle me raconte. Mais je voulais poser les questions. « Pourquoi n'as-tu pas peur ? » ça. ça, surtout. Si tes réponses me satisfont, je te laisserai partir.

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ses délicatesses mystérieuses m'avaient séduite
que sais-tu de la longue attente Et ne vivre qu'à te nommer Dieu toujours même et différente Et de toi moi seul à blâmer. Que je m'oublie et je demeure Comme le rameur sans ramer Sais-tu ce qu'il est long qu'on meure A s'écouter se consumer.


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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Mar 27 Mai - 20:34




Flashback

on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.


Fin Juin 1975 - Une nuit
Alienor & Luka  


J’aurais du partir. Quelqu’un de censé serait déjà bien loin, mais je n’étais pas quelqu’un de normal. J’étais Luka Van H’ et en face d’elle je me sentais différente - bien que je le sois déjà a vrai dire. Peut être qu’elle avait quelque chose de … fascinant ? Ou peut être qu’elle était l’une des personnes les plus dangereuses qui soient. Mais voila. Je ne pouvais que regarder son visage, et perdre mes yeux acier dans ses yeux océans. Elle était belle. Ce n’était pas la réaction que j’aurais du avoir peut être. Mais elle était belle, et j’avais envie de toucher ses joues pour voir si elles étaient douces, de glisser mon pouce sur ses lèvres et d’y poser les miennes. Drole de pensée. Je n’étais pas la plus charnelle des femmes - non je laissais ce plaisir à Kennedy ou à Alice, et je n’étais pas du genre à…. A quoi ? A Fantasmer sur …. ? Sur la mort ? Sur les assassins

Non. Je ne savais pas vraiment ce qui me prenait, mais le sang maculait vaguement ma joue, et je la fixais toujours, tandis que du vermeil glissait sur mes lèvres, encore et encore. Elle m’avait peut être fait mal. Et mes mots continuaient cependant de sortir, amers et provocateurs. Je ne changerais jamais. Je ne changerais pas. J’étais de ces personnes immuables dont la volonté faisait tout. La volontés et la force du désespoir aussi.

«  Alors pourquoi sommes nous la ? »

Il était facile de ne pas avoir envie de me tuer. Il était facile de me trainer dans une ruelle et de me menacer avec sa baguette tendue. Mais je n’avais pas peur. Et je soutenais son regard en me rapprochant d’elle jusqu’a ce que mon torse heurte l’embout de sa baguette. «  Vas tu me lancer un Doloris ? Sera t’il puissant ? Aurais-je mal ? Vas tu couper mon corps comme si il s’agissait de la viande la plus tendre que tu ais pu voir ? Vas tu me bruler peut être ou tenter de me clouer quelque part ? Que va tu faire ? » Et moi … ? Que faisais-je ?

Le temps agissait, et je me retrouvais plaquée contre un mur, prise d’un frisson d’extase, prise d’une chaleur étrangere. Prise de quelque chose qui aurait pu m’empêcher de réfléchir. Et je continuais de la fixer tandis que le mur froid répandait son atmosphère glaciale. Tandis qu’elle me molestait. Tandis qu’elle…

«  Et que veux tu savoir ?  Pose moi les bonnes questions tu aura peut être des réponses. » Je n’étais pas en position de force. Mais en un sens, je le serais toujours. «  Et moi ? Pourrais-je en savoir plus? »

Et puis sa question, tandis que je ne lâchais pas son regard du mien. Tandis que je me mordais doucement la lèvre, la faisant saigner d’avantage et donnant un coup de langue à ce liquide métallique qui s’échappait de moi. «  Parce qu’il n’y’a que les gens qui ont de l’espoir qui ont peur gente dame. » Et puis je rapprochais doucement ma tête d’elle, just’assez prêt dans la limite de mes mouvements, pour lui murmurer tout bas « Et toi, as tu peur de quelque chose ? »



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but like a stone I'm falling down
Stained, looking at my hands, I talk wit these lines. It's not the answer. I'm crying and now I know looking the sky I search for an answer. So free, free to be. I'm not another liar, I just want to be myself.  I know I live...but like a stone I'm falling down And now the beat inside of me is a sort of a cold breeze, and I've never any feeling inside. Around me.. I know I live...but like a stone I'm falling down (c) badwolf

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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Mar 3 Juin - 18:56

tu n'es pas
tout ce qu'on dit de toi

un jour, une nuit je t'emmènerai loin d'ici, si jolie. et tu verras là-bas tout ce qu'on dit de toi. amanite phalloïde, dynamite arsenic, plastique, ciguë cyanure.

Que faisions-nous là. C'était... Une chouette question, sans franche réponse. Je ne savais guère, moi non plus. Peut-être avais-je simplement une envie, de m'amuser, comme un chat d'une souris. Ou peut-être un fantasme caché, une certaine attirance pour les filles dans le noir, pour les ruelles noyées dans l'obscur. Il y'avait de ça. J'aimais les filles courageuses. Pourtant je n'admirais rien d'elles. Je ne comprenais pas la bravoure. Ses mots au fil des secondes, tranchants et toujours bien choisis, m'enivraient. Je me sentais ivre d'être en face d'elle. Je me sentais toujours ivre avant de passer aux actes barbares. Je l'avais plaquée contre un mur, j'avais usé de force. Cette force n'était rien à côté de celle que j'avais au fond de moi. Je pouvais lui faire vraiment mal, et je crois qu'elle le savait. Elle était ... Trop différente pour ne pas avoir d'intérêt. Je souriais, mes lèvres se fendaient d'un rictus machiavélique. Je n'avais pas envie de la tuer, c'était ... Comme une évidence un peu. Au fond, je n'étais peut-être pas... Si mauvaise que ça .... ? Si. Non. Si... Si, je crois. Ou peut-être que .... Mais non. Si les choses avaient été différentes, je n'aurais peut-être pas finie comme ça. Ce n'est rien, je ne me plains pas de mon sort.

« Tu poses trop de questions. » Non mais c'est vrai. Elle était trop curieuse. C'est A MOI d'être curieuse. C'est moi qui fais la loi. C'est moi qui écris la loi. C'est moi qui... Mais au fond, malgré moi, je lui offrais des droits. Elle pouvait parler, elle pouvait bouger, elle pouvait me taper aussi, mais il ne valait mieux pas; dans son intérêt. « L'espoir ne sert à rien. Il n'apporte que le malheur. » J'avais envie de rire, parce que je repensais à ces gens qui me suppliaient de ne pas les tuer. Et dire que j'aurais pu en épargner certains... Je suppose que le destin choisit. Ceux qui doivent mourir... Ceux qui doivent vivre. Ceux qui doivent vivre avec du désespoir dans l'âme. Je me demande si c'est pas pire que de mourir. Ecoutez, de toute manière, je m'en fiche. Moi j'ai survécu au désespoir. J'ai survécu à la tristesse et aujourd'hui je suis... Puissante dans mes actes, je fais partie de ceux qui n'ont peur de rien. Ou ... Ou presque.

« Ai-je une figure à avoir peur de quelque chose ? » Je penchais ma tête sur le côté, secouant par la même occasion ma tignasse qui n'égalait pas en masse celle de ma sombre congénère Bellatrix Black, mais qui toutefois à elle seule prenait pas mal de place dans une pièce, croyez-moi. Et puis la mienne est plus belle. Non... ? Bref ce n'est pas important. J'avançais vers elle, mes mains griffues près de son visage déjà sanguinolent. Je la prenais au cou, j'avais envie de serrer, jusqu'à l'étouffement, mais je refrénais mon envie. J'approchais mes lèvres des siennes pour y murmurer des menaces verbales à son encontre. « Les jeunes filles que je rencontre me craignent. J'inspire la peur ou l'admiration chez les êtres. J'observe l'eau et le sang couler sur leur peau blanchâtre. J'observe l'expression dans leurs yeux, l'indescriptible terreur, l'envie d'être sauvée. Pourtant, parfois Il y'a un désir plus profond. » Long soupir las. « Il y'en a qui désirent la mort. Ils la désirent, beaucoup plus qu'ils n'en ont peur. » On appelle ça des suicidaires Aliénor. Instruis toi et reviens plus tard. « Ceux-là, je ne les tue pas complètement. » Je montrais les crocs à l'enfant jolie. Mais je ne la lâchais pas vraiment. Je tenais son cou fermement entre mes mains. J'essayais de mesurer ma force. Je serrais pour qu'elle ait mal, mais pas assez pour qu'elle manque d'air totalement. Elle devait comprendre que j'étais ce genre de femmes à tuer sans remords. A blesser, à mutiler, sans une once de regret. « Pour te répondre. Je n'ai peur que de peu de choses. » J'ai peur de moi, parfois. Je sais que je suis ... Folle, surtout quand la lune monte au ciel et que la nuit descend sur la terre. « Serais-tu de celles qui ne craignent ni la mort ni la douleur ? Si je te lançais un Doloris. Me supplierais-tu d'arrêter ? » Me supplierais-tu de continuer ?

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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Sam 7 Juin - 17:17




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Fin Juin 1975 - Une nuit
Alienor & Luka  


C’etait vrai ? Je posais trop de questions ? J’étais détestable ? Desagréable ? J’étais beaucoup de choses et je ne savais pas vraiment ce que j’étais ? C’était bizarre non ? Alors voila, en l’occurrence j’étais la, un genre de souris en mousse en face d’un chat. Alors que j’étais un peu plus fragile qu’une souris en mousse, et que j’avais la présence d’esprit de ne pas le montrer. Je n’avais pas peur. Rien ne m’effrayait… Plus rien ne pouvait gâcher mes journées, parce que l’espoir s’en était allé. Elle le disait. L’espoir faisait le malheur, et le malheur avait bien trop souvent été ma vie.

«  Et si j’arretais d’en poser je perdrais mon intérêt. Non ? » Peut être que je l’avais cernée. Peut être qu’au fond de moi je savais que tant que je parlais j’étais en vie. et pourtant, ça n’avait que très peu d’intérêt que de vivre, survivre ? J’étais juste curieuse. Provocatrice. J’étais juste moi même, et j’appréciais sa présence et ses menaces. J’appréciais le danger qu’elle venait de faire rentrer dans ma vie, et chacun des mouvements brusques qu’elle faisait me plaisaient, m’apportaient quelque chose que je ne trouvais pas ailleurs.

«  Probablement. Nous avons peut être tous des peurs cachés, peut être as tu peur de mourir, peut être as tu peur de toi même ? Peut être as tu peur de celle que tu fus jadis; et de ce que tu es devenu ? Qui sait? Peut être que tu ne le sais même pas. » Moi ? Je n’avais pas peur. Pas… Peut être oui. J’avais peur de celle que j’avais été. Mais je n’avais pas peur de mourir. C’était… J’étais… Qu’importait ? Et je saignais encore tandis qu’elle murmurait au plus prêt de mes lèvres d’une voix qui me donnait envie de faire cesser ses mots d’un baiser le plus osé. Je ne le faisais pas. Je l’écoutais. «  Et pourtant moi je suis la, et je ne te crains pas. Je n’attends pas que l’on me sauve, je ne lutte même pas. N’est ce pas fascinant ? »

Qu’allait elle me faire ? Allais-je souffrir ? Oui peut être ? Et ça n’avait pas d’intérêt, parce que j’aimais que l’on me fasse mal. Ca me donnait l’impression de vivre. Et puis quelques mots de trop, quelques mots de plus, elle forçait sur mon cou, mais ne forçait meme pas vraiment. Ca faisait mal, sans que la douleur soit atroce, et tandis que je tentais de respirer, je lui adressais un regard du gris le plus métallique qui soit. «  Je ne supplie jamais. Fais de moi ce que tu veux. » Et si moi, jolie assassine, et si moi, je plantais mes lèvres sur les tiennes qui sont si proches, comment réagirais tu ?  



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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Sam 14 Juin - 19:06

tu n'es pas
tout ce qu'on dit de toi

un jour, une nuit je t'emmènerai loin d'ici, si jolie. et tu verras là-bas tout ce qu'on dit de toi. amanite phalloïde, dynamite arsenic, plastique, ciguë cyanure.

Un intérêt... Qu'est-ce qu'un intérêt. C'est juste... Quelqu'un qui se soucie de nous ? Ou quelque chose du genre ? Moi personne ne se soucie de moi, personne ne se souciera jamais de moi. Eris avait été la seule à m'aimer, et c'était pour ça que je l'avais tuée. Je déteste ces choses là. Ces choses du coeur. Moi je ne fais pas de sentiment. Je ne fais pas dans l'amour. Je ... Crois pas. Je crois que je ne saurais pas faire ça. Mais je ne sais pas vraiment ce que ça fait. Parce que je n'ai jamais aimé. Peut-être que si j'avais connu... De toute façon, l'histoire est ainsi. Je souriais, mes dents se dévoilaient, je devais avoir les yeux brillants de perversité. Elle aurait dû avoir peur. Mais elle n'avait peur de rien. Je pense même qu'elle aurait aimé que je la tue. Je réfléchissais. Allais-je l'épargner ? Oui c'était presque certain. Elle me troublait beaucoup et je voulais avoir une chance de la recroiser un autre soir, pour peut-être m'amuser une fois de plus avec elle.

Elle disait des choses vraies. Elle disait des choses insensées. Mais elle disait tant de choses que je comprenais. Pourtant, je ne comprenais pas beaucoup les autres. Je ne comprenais jamais, en fait... C'est surtout que je ne cherche jamais à comprendre, ni à écouter. En un tour de poignet, leurs phrases sont à jamais suspendues et plus jamais ils ne parlent. Au fond, c'est un peu triste. Mais c'est comme ça. Ce sont mes nuits. C'est ma vie. Je haussais un sourcil alors qu'elle continuait à discuter. Enfin à discuter... C'était pas vraiment une conversation que nous avions là, toutefois dans mon cerveau dérangé, c'en était une.

« Je ne sais pas... » Je stoppais ma phrase. Je ne savais pas. Je ne savais pas quoi faire d'elle. La blesser, lui griffer le visage jusqu'à ce qu'on ne la reconnaisse plus... ? La torturer juste pour dix minutes ? Ou la laisser filer. La laisser partir, comme une fumée entre mes doigts, parce que je n'ai plus envie de lui faire de mal. Je sentais monter en moi de la compassion un peu, et un sentiment de malaise que je n'avais jamais ressenti. Etrange... « Et si tu me disais juste ton nom ? » Je ne le connais pas. D'habitude, je me fiche du nom des victimes, je me fiche de la couleur de leurs yeux, je me fiche de la profondeur de leur regard, je me fiche de la dureté de leurs mots, je me fiche de leur beauté enivrante. Elle était une cible différente. Je voulais juste... Connaître son prénom, savoir jusqu'où irait son courage, savoir si elle serait capable de mourir sans parler -j'ai remarqué qu'elle causait beaucoup trop. Je baissais les yeux, en relâchant mon emprise sur son cou. Je crois que... Je ne sais plus où en est ma folie par rapport à ma raison. Elle avait un air de... Moi quand j'étais beaucoup plus jeune, quand j'étais... Encore innocente. Et quand je regardais au fond de son regard, j'avais l'impression de voir quelque chose de beau, alors que je ne voyais jamais que du laid dans celui des autres. Elle avait l'air d'avoir besoin d'intérêt... Je lui en avais offert. Je me reculais un rien, m'éloignant d'elle, sans pour autant m'en aller. J'allais la laisser respirer, qu'elle se remette de ma violence même si je l'avais modérée. On allait parler.

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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Sam 14 Juin - 19:41




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Fin Juin 1975 - Une nuit
Alienor & Luka  


Est ce que j’avais fini par perturber l’imperturbable ? Est ce qu’a chercher la mort, même les donneurs de mort refusaient de me la donner ? Est ce que j’allais sortie en vie de cette soirée… ? Malgré moi ? Est ce que je la troublais ? Elle était belle. Je n’étais pas contre. Un baiser ? De la souffrance. Du masochisme peut être. Ca avait un intérêt et ça me faisait tout chaud quand elle me faisait tout mal. Et puis vois que tout cessait alors qu’elle me lâchait un peu, et qu’un sourire las et triste se glissait sur mes lèvres fatiguée. Mon regard se teintait peut être de tristesse. A l’idée d’être la… ? Ou de la nostalgie. Je ne savais plus trop. Et tandis qu’elle se reculait un peu je la fixais, et … marquait un temps d’arret.

Et puis, c’était plus fort que moi, la provocation à son comble ? Me hissant sur mes deux converses j’approchais mon visage du sien, et je déposais un baiser, just’au coin de ses lèvres. Si je devais mourir ce soir, au moins j’aurais fais ça ? Ou peut être la troublerais-je d’avantage ? Ou peut être… ? Non , je ne savais pas, je souriais un peu plus et je fixais finalement l’horizon.

«  Je me nomme Luka. Et toi, quel est ton nom ? »

Avais-je plus a dire ? Aurais-je pu en rajouter ? Qui aurait pu imaginer que ma nuit se finisse comme ça ? Qu’une simple promenade, une simple fugue graphique, ne m’emmene à une rencontre qui plus tard, changerait bien ma vie ? Qui aurait pu savoir que je rencontrerais la, la femme qui ferait battre mon coeur ? En fait, je ne le savais même pas. Tout ce que je savais c’est que je ressentais quelque chose, pour cette folle assassine, qui voulait me faire mal. Etait-ce de l’affection ? Une attirance malsaine ? L’avenir me dirait que …. L’avenir n’était pas encore la.  La. Il n'y'avait que nous.  



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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Sam 14 Juin - 23:22

tu n'es pas
tout ce qu'on dit de toi

un jour, une nuit je t'emmènerai loin d'ici, si jolie. et tu verras là-bas tout ce qu'on dit de toi. amanite phalloïde, dynamite arsenic, plastique, ciguë cyanure.

Luka. Luka ? Bon. Luka. Je la regardais, et j'avais envie de sourire, mais je m'en empêchais. Je n'étais pas de celles qui ont encore un sourire... En tout cas, pas un sourire gentil. Je fixais l'obscurité non loin de nous et le réverbère qui éclairait de l'autre côté. Elle avait un charmant prénom. Elle était charmante aussi, mais je ne devais pas me laisser attendrir par un joli visage ou un joli regard. Ma main se perdit une fois de plus dans mes cheveux que je repoussais de ma figure. Le vent me décoiffait, nous décoiffait et il nous rapprochait aussi. Je le sentais me pousser dans sa direction comme si j'étais une vulgaire voile de bateau.

« Qui me dit que tu n'iras pas le répéter à des gens qui me chercheront pour me faire du mal ou autre chose ? » Je plissais les yeux, sceptique. Qui me dit... Que tu ne chercheras pas à me faire du mal ? Qui me dit ... Que tu n'iras pas clamer mon nom sur les toits. Je suis recherchée par les aurors. Je suis recherchée parce que... Je suis une folle furieuse, une mauvaise fille, une mauvaise femme,... Et même en essayant d'être mauvaise, je suis la pire du monde. D'habitude je ne me laisse pas charmer, troubler par une pauvre petite adolescente aux yeux paumés. D'habitude je suis... Aliénor de Narsès et je tue d'un mouvement de poignet ou d'une lame bien lancée. « Je m'appelle Aliénor. »

A cet instant où je songeais à beaucoup de choses en même temps, je sentis quelque chose de froid sur mes lèvres; de froid et de chaud à la fois. Quelque chose ou quelqu'un. Une chaleur douce, une froideur étrange. Glacé et brûlant. Le temps que je réalise, elle s'était reculée. Je fronçais les sourcils, portant un doigt sur ma bouche, pour vérifier que je ne rêvais pas. Elle avait osé... ? Elle avait... Elle m'avait ... ? Et elle était encore en vie ? Cette impudence... Cette insolence. Mon coeur cognait comme dans une cage en verre. Je l'entendais battre sous mon sein gauche. Je ne réagissais pas. Mon premier réflexe aurait été de la tuer. Mais je ne faisais rien. Je demeurais ahurie, hébétée. Mon regard se vida d'expression. Ou s'en remplit, je ne sais pas. Je ne connaissais pas. Je ne connaissais pas le gout des autres contre mes lèvres. Eris avait eu l'audace d'essayer de m'apprendre à aimer. Elle n'avait pas vécu longtemps après. J'avais... J'avais eu tellement peur. J'avais peur d'avoir à aimer, d'avoir des devoirs, d'avoir des droits sur quelqu'un, d'avoir ... A faire battre mon coeur pour quelqu'un. Cette nuit avait l'air d'avoir changé. Je voyais les contours du réverbère moins nettement. Tout devenait un peu flou. Je sentais ma vue décliner. Je reportais mon attention sur Luka qui fixait l'horizon. « Qu'as-tu fais ? » Que m'as-tu fait Luka ? Comment peux-tu m'embrasser alors que j'ai voulu te tuer ? Comment oses-tu toucher mes lèvres, toucher mon corps, me toucher moi, alors que je ne suis pas...

Je ne suis pas... Une femme à aimer. Je suis une femme à craindre, et c'est comme ça depuis longtemps. Je ne suis pas sure de savoir ce qu'être gentil veut dire. Je suis trop sauvage, trop dure, trop mauvaise pour vivre à côté de quelqu'un sans avoir envie de le blesser profondément. Mais elle ... Elle avait attirée mon attention, elle avait attiré mon regard, elle avait repoussé mon désir de lui faire du mal. En moi tout se battait, tout se mélangeait. Les sentiments, les désirs, les craintes. Relevant brusquement la tête, je la repoussais de ma main, sans brutalité, mais sans ménagement. Ne refais pas ça Luka. Ne refais pas... Ce geste. Cette démonstration d'affection. Ne crois pas que je suis ton amie. Ne crois pas que je suis ta femme. Je ne suis que ton ennemie. Je suis celle qui pourrait te tuer si tu recommençais.  « Pourquoi... ? » C'était juste... Ce que je ne comprenais pas. Pourquoi ?

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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Lun 16 Juin - 19:31




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on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.


Fin Juin 1975 - Une nuit
Alienor & Luka


Qu’est ce que c’était qu’un nom ? C’était une chose des plus surprenantes que l’on nous donnait à la naissance, sans nous connaitre. Ce n’était qu’une lubie de nos parents, qui le plus souvent ne représentait rien, qui ne nous plaisait pas. Que dire de moi ? J’avais aimé le prénom Lisbeth, autant que j’avais pu le haïr, à l’instar de l’argent et de la haine, il était l’une des choses que mes parents m’avaient offerts. Une chose, fragile, que j’avais cassé du bout des doigts. Que j’avais brulé. Au figuré. Un nom n’était qu’un nom, et une rose… On connaissait un peu tous la chanson. Pourtant mon nom semblait l’intéresser et un simple Luka suffirait probablement. Elle avait peur ? De me dire le sien ? Peur de… ? J’esquissais un sourire. «  Et un nom n’est jamais qu’un rien, ou pas grand chose. Qu’est ce qu’un nom? Les gens n’ont pas besoin de ça pour te nuire. » C’était bête quand on y pensait. Et maintenant, moi aussi, tombée dans le piège, je voulais y penser. Je voulais le savoir. Son nom, tinterait dans mes rêves et…

Enfin. Si je survivais bien sur.

Et Alienor. Alienor. Alienante Alienée ? Ça commençait comme beaucoup de choses, et ça sonnait français. Ça sonnait historique. C’était beau, délicat, je ne savais pas trop, je m’y attachais juste et … Alienor. J’avais son nom. Et mes lèvres au bord des siennes. Chaudes. Froides. Douces. Legerement humides. Glaciales et percutante d’une chaleur inopinée. C’était mal, c’était bien, c’était perturbant et douloureux. Et elle ne réagissait plus. Pas rainent comme je l’avais imaginé, ou espérait. Elle ne me frappait pas, elle ne me faisait pas mal, elle était juste la… Hebetée en face de moi, et j’esquissais un sourire.

«  Ce n’est rien d’autre que l’importance que tu veux lui donner. » Et à trop jouer avec le feu, quand diable me brulerais-je… ? «  Que comptes tu en faire ? » Vas tu me faire du mal pour me le faire regretter ? Vas tu… ? Et que pourrais tu faire d’abord ?



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Stained, looking at my hands, I talk wit these lines. It's not the answer. I'm crying and now I know looking the sky I search for an answer. So free, free to be. I'm not another liar, I just want to be myself.  I know I live...but like a stone I'm falling down And now the beat inside of me is a sort of a cold breeze, and I've never any feeling inside. Around me.. I know I live...but like a stone I'm falling down (c) badwolf

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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Lun 23 Juin - 16:50

tu n'es pas
tout ce qu'on dit de toi

un jour, une nuit je t'emmènerai loin d'ici, si jolie. et tu verras là-bas tout ce qu'on dit de toi. amanite phalloïde, dynamite arsenic, plastique, ciguë cyanure.

Un nom... Une image dans un esprit, une carcasse au lendemain qu'on retrouve, peut-être un sourire figé pour l'éternité... Qu'allais-je être pour elle demain ? Qu'allais-je être au matin ? Qui, allais-je être ? Je risquais ma vie en lui offrant mon nom. Ne le savait-elle tout simplement pas ? J'en doutais. Elle semblait être une fille intelligente, curieuse, cultivée, sarcastique, au courant de tout ce qui se passe sur la planète monde. Et moi au final, je n'étais peut-être qu'une passante en noir de plus dans son univers. Je n'étais peut-être qu'une femme de l'ombre à ses yeux. Pourtant, elle me donnait de... L'intérêt. Le regard qu'elle me portait me faisait me sentir différente, c'était le moins qu'on puisse dire. « Une importance... » Je répétais son mot, je répétais ses lettres... Je donnais au baiser l'importance que je voulais lui donner. Qu'est-ce qu'une importance. Qu'est-ce qu'un baiser. Qu'est-ce que c'est cette chaleur dans mon coeur, ce bruit dans mon être, ce sentiment de brûlure sur mes lèvres ? Et pourquoi je me sens si seule à cet instant, si seule et si entourée, si pleine de joie, si pleine de haine, si pleine de peine. Je ne comprenais rien, je ne comprenais que la lune au loin. Elle brillait et nous éclairait un rien, plus que le supposé réverbère qui était censé nous illuminait de ses feux.

Sur mes lèvres je sentais s'étirer un sourire. Un sourire illogique, un sourire incontrôlé, beau et doux, le premier qui n'avait pas l'air d'un fou. Elle me regardait, elle n'avait toujours pas peur. Mais de quoi aurais-tu peur, belle Luka aux yeux d'acier. Belle Luka aux lèvres sucrées. Aux mots acérés. Si jamais je te tuais, là maintenant, est-ce que ça confirmerait ma folie. Est-ce que ça confirmerait ma peur de ça. D'une chaine au coeur, d'une alliance à l'esprit, d'une pensée trop présente dans ma tête... C'est ça d'être amoureux, m'a -t-on dit un jour. Je ne supporte pas ces choses là. Je ne supporte pas d'entendre parler les gens qui s'aiment. Je n'aime pas les voir, je n'aime pas écouter leurs mots tendres. Moi quand je passe, ils trépassent.

Toujours mon sourire sur la bouche, mais qui s'atténuait quelque peu. Je sentais en moi monter quelque chose de nouveau, quelque chose d'ancien. Et j'avais l'impression d'avoir touché quelque chose de précieux, d'infiniment précieux. Qu'allais-je faire d'un baiser... Surtout, pourquoi m'en encombrer ? A quoi bon vivre avec ... Un baiser à l'esprit. A quoi bon vivre avec un regard dans le regard. Les sentiments, les émotions, toutes ces divagations inutiles, je les laisse aux romantiques. Je les laisse à ceux qui s'aiment. Moi je n'aime pas. Je n'aimerai jamais. Je crois. Il avait ébranlé mes certitudes, tant de doutes en moi existaient. Je ne les connaissais pas. J'étais si sûre de moi, avant. J'étais si sûre de ce que je faisais. Je tuais parce que j'en avais besoin, je tuais parce que j'en avais envie.

« Je vais le garder. Pour l'instant, dans ma tête. Je déciderai plus tard, de l'importance qu'il aura. » Je la regardais, je riais d'un rire un peu nerveux. Je voulais être blessante, au final, je n'arrivais pas à lui faire mal. Je n'arrivais plus à lui faire mal. Mon seul but était de comprendre. Le coeur était fort, peut-être plus que la folie de mon âme. Je soupirais, et de ma main glacée, je saisis son poignet, sans violence cette fois, approchant sa paume de ma poitrine, serrant ses doigts dans les miens. Je n'étais pas douce. Je ne suis pas programmée pour l'être. J'étais assez sèche. J'étais assez dure. Pourtant avec tous mes efforts pour ne pas être gentille, la tendresse s’immisçait dans mes gestes.

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ses délicatesses mystérieuses m'avaient séduite
que sais-tu de la longue attente Et ne vivre qu'à te nommer Dieu toujours même et différente Et de toi moi seul à blâmer. Que je m'oublie et je demeure Comme le rameur sans ramer Sais-tu ce qu'il est long qu'on meure A s'écouter se consumer.


Dernière édition par Aliénor de Narsès le Dim 6 Juil - 18:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Jeu 26 Juin - 18:27




Flashback

on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.


Fin Juin 1975 - Une nuit
Alienor & Luka  


Comment un simple baiser pouvait il perturber quelqu’un à ce point quelqu’un ? Comment un simple baiser pouvait il réduire à néant une brillante et dangereuse mangemorte ? C’était douloureux et surprenant à la fois. Du moins c’était les émotions que je ressentais venant d’elle. C’était étrange. Et … Je ne savais plus vraiment quoi faire moi. Je ne savais plus comment le prendre ou surtout comment réagir. Je… restais la presqu’immobile, et je la regardais se faire et se défaire à l’intérieur. C’était plutôt bizarre, mais c’était plutôt doux, comme la tendresse de ses doigts autour de mon poignet, tandis qu’elle guidait ma main prés de son coeur.

Tenter le diable ? Ne pas le tenter ? Marcher sur une corde raide… ? Ca me plaisait assez. Alors finalement je tentais d’avantage. Plus proche. Plus… et posant ma main contre sa poitrine, pour écouter les battements de son coeur je lui adressais un sourire.

Est ce que c’était ça finalement que l’on appelait le coup de foudre ? Est ce que c’était comme ça que l’on rencontrait la femme qui deviendrait le plus importante pour nous ? Est ce que c’était ainsi ? La vie? L’amour peut être ? Je ne pouvais m’empecher d’être douce en entendant les battement de son coeur non loin du mien. En regardant ses yeux lourds, et ses lèvres parfaites. Je lui souriais. D’un doux sourire. Tentant d’user de mon empathie pour lui transmettre le peu de bonheur qui restait en moi.

«  C’est mal poli peut être de ne pas rendre un baiser qui ait été donné. »



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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    Dim 6 Juil - 18:56

tu n'es pas
tout ce qu'on dit de toi

un jour, une nuit je t'emmènerai loin d'ici, si jolie. et tu verras là-bas tout ce qu'on dit de toi. amanite phalloïde, dynamite arsenic, plastique, ciguë cyanure.

Je soupirais. Je ne connaissais pas. Je ne savais pas... Qu'on pouvait ressentir ça. Je ne savais pas que je pouvais ressentir ça. Au fond, c'était rien. C'était rien qu'un baiser. Un baiser, qu'est-ce que c'est ? J'étais effrayée, mais apaisée aussi. Etrangement. Tout me semblait différent de la veille. Je posais mon regard sur elle, sans sourire ni trembler, je ne voulais pas avoir l'air de réfléchir à... ça. A ce qu'elle m'avait fait, à ce qu'elle nous avait fait. Parce qu'un baiser ça enchaîne deux corps, deux coeurs, deux âmes. On est deux à être impliquées. Et ça ne me plaisait pas. Mais alors pas... Du tout. « La politesse... » Un ricanement quelque peu inhumain m'échappa. La folie ne se marie pas avec la politesse, la perversité ne se marie pas avec la bienveillance. Tout comme le rouge et le noir qui ne s'épouseront jamais.

Je souriais de toutes mes dents, observant avec dédain celle qui venait de faire chavirer mes certitudes. Je n'étais plus sure de rien, de personne, encore moins de moi. De toute évidence, elle m'avait jeté un sort. J'vois pas autre chose. Un léger grognement qui s'apparentait à celui d'un bouledogue mécontent se fit entendre de ma part. Je ne comprenais pas, et c'était ce qui m'agaçait le plus. Et Luka, tu sais que ceux qui m'agacent ne sont pas nombreux. Enfin, pas nombreux à rester en vie. Mais elle était... Différente, et je n'avais même pas envie de la pousser contre le mur pour l'assommer une énième fois. J'aurais tout aussi bien pu lui lancer un Oubliette, pour lui faire oublier cette soirée. Essayer au moins.

Je haussais les épaules, perplexe. « Il est tard pour toi. Tu devrais partir. Maintenant. » Je soupirais. A l'intérieur, je sentais que quelque chose battait de plus en plus fort. Si ça se trouve c'était mon coeur. « Va-t-en. » Je criais en me retournant pour cacher mon trouble. Allez, pars. S'il te plait. Pars avant que je ne réponde à ton baiser... Parce que je ne voudrais pas y répondre. Je voudrais juste... Le garder. J'attendais qu'elle s'en aille. J'entendais ses pas piétiner sur le sol, je sentais qu'elle devait hésiter, ou peut-être que c'était juste les pas des autres qui commençaient à venir jusqu'à mes oreilles. Je tournais la tête, pour voir si elle était encore là. Mais je ne lui laissais pas le temps de s'éloigner, ou même d'esquisser un début de départ, je lui pris la main, brutalement un peu, m'approchant d'elle à une vitesse fulgurante, et avançant mon visage du sien, j'y déposais sur ses lèvres un baiser qui brûlait. Je mordais sa lèvre, je mordais et je léchais le sang qui en coulait. Je crois que la folie ne s'en ira jamais vraiment. Mais on peut faire une trêve avec elle, juste pour ce soir. Et juste pour Luka. « Ne m'oublie pas. » J'avais murmuré, un murmure dans une nuit silencieuse. J'espérais qu'elle n'entende pas. Elle n'avait peut être pas entendu les mots, mais elle avait vu mes lèvres bouger. Et qu'importait au fond. Au pire qu'est-ce que je risquais. Et je la chassais, la repoussant pour éviter de trop me perdre dans ses yeux ou dans son baiser.

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MessageSujet: Re: (flashback - alika) + on ne se livre en aveugle qu'aux affres d'un destin trop joueur.    

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