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 (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.

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MessageSujet: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Mer 5 Mar - 20:02

Je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.

ALIENOR & LUKA
Pré Au Lard - Cabane Hurlante ; - Nuit ; Deuxieme Semaine de Septembre 1975
    Petite Lapine est perdue. Il est une voix qui résonne dans ma tête depuis l’été passé… Depuis avant l’été a vrai dire, depuis le mois de Juin. Petite Lapine est perdue, lapine devenue louve, proie passée prédateur; et bien des choses encore. Les mots résonnent toujours, et je me sens perdue. Peut être un peu hagarde, je n’en sais rien… La lumiere du reverbere magique sous le quel je passe me fait hausser les sourcils, me réchauffe le coeur. Je me sens stupide. Je le suis peut être un peu; comme une idiote sous le charme d’un mystère incomprehensible. Une femme de l’ombre à volé mon regard; c’était un soir de juin, c’était un soir tout court, et Poudlard aurait du être mon repère, a part que Pré Au Lard était lieu d’asile. Quelquefois. Une femme de l’ombre hein ? L’artiste n’était jamais trop loin, par chance ? Par mégarde, je n’aurais pas vraiment su expliquer, mais elle m’avait conquise. Elle m’avait plu. Elle avait habité tout l’été mes reves les plus fous. Parce qu’elle était inaccessible, parce qu’elle était inconnue. Parce qu’a part un baiser et l’échange de répliques toutes joliment trouvées, il n’y’avait rien eu.

    Ca n’avait pas d’importance.  C’était stupide de penser à tout ça. Et encore plus stupide de se dire qu’en passant dans les rues desertes de Pré-au-Lard, je finirais par la croiser. Ca n’avait pas été le cas. Il avait fallu sortir de Poudlard, gruger auprès d’Alice, verifier que le dortoir dorme paisiblement, et surtout… Il avait fallu se couvrir; il pleuvait, gris temps, ciel maussade, le ciel se striait d’éclairs et de colère, et moi, je trainais dans les rues de la ville sorciere, en quête d’un rien que je ne trouverais pas.

    L’orage plus fort, n’avait pas tardé au final, à me faire battre en retraite, - moi, la brillante Luka, l’intrépide, le héros - vers le premier bâtiment accessible. La vieille cabane branlante qui trônait fièrement en haut de la petite butte; on la disait hanté, on la disait peuplée d’esprits en tout genre. Un défi peut être ? Ou tout simplement… Comment dire ? J’m’en battais les ovaires. 

    « Yosh les esprits. » ; c’était ma voix dans les tenebres. Narquoise peut être un peu, et posant mon écharpe mouillée et ma robe de sorcier sur le dossier d’une chaise, je sortais ma baguette et allumais un feu. C’était facile la magie. Ca sécherait mieux… Et la, affalée dans un canapé miteux, malgré la pluie qui tombait du plafond, malgré l’orage au dehors et la conscience que je ne reverrais pas Poudlard avant demain; consciente aussi que j’étais sortie, pour rien une fois de plus; je me sentais bien; je sortais un vieux cahier, pour y griffonner des mots qui ne faisaient sens qu’a moi. Les cheveux en desordres, et la tête dans le même état, perdue dans mon art privé, je n’aurais même pas vraiment entendu quelqu’un entrer. Après tout… Je n’étais pas si facilement effrayée. Pas vraiment. Les fantômes pouvaient bien venir. Ou quelque chose comme ça.

    La chouquette… Passerait elle au four ?  

___


but like a stone I'm falling down
Stained, looking at my hands, I talk wit these lines. It's not the answer. I'm crying and now I know looking the sky I search for an answer. So free, free to be. I'm not another liar, I just want to be myself.  I know I live...but like a stone I'm falling down And now the beat inside of me is a sort of a cold breeze, and I've never any feeling inside. Around me.. I know I live...but like a stone I'm falling down (c) badwolf



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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Jeu 6 Mar - 2:51


Je me livre en aveugle au destin qui m'entraîne

Que sais-tu des plus simples choses... ? Les jours sont des soleils grimés De quoi la nuit rêvent les roses... Tous les feux s'en vont en fumée Que sais-tu du malheur d'aimer ? Je t'ai cherchée au bout des chambres Où la lampe était allumée Nos pas n'y sonnaient pas ensemble Ni nos bras sur nous refermés Que sais-tu du malheur d'aimer... ?
________Que sais-tu de la longue attente Et ne vivre qu'à te nommer... ? Dieu toujours même et différente Et de toi moi seul à blâmer ⊹ La nuit s'invite. Le ciel se grise. D'un oeil absent, je regarde la-haut. Les étoiles sans nombre. La lune au loin. Un rire qui se perd. La lune se perd aussi. Une larme qui ne coule pas, au fond de moi, juste le sentiment d'aimer. Le malheur... D'... Ce doux attachement qui me rappelle à l'humanité, qui me rappelle que je ne suis qu'une femme. Je ne suis qu'une femme qui aime. Je fuis devant l'amour. Je fuis devant l'étreinte. Je cherche à étouffer le reste. Pourtant, moi j'ai dans les yeux assez de lumière pour éclairer toutes les ruelles de Londres. Pourtant moi j'ai dans les yeux la couleur des pavés. Couleur des sentiments. Couleur pourpre. Couleur froide. C'est dans mon regard que tout viendra toujours danser. Mais pour qu'un ciel flamboie... ? Ne faut-il pas... La folie m'habite. J'avance, ce soir, je ne tuerai pas. J'avance, déséquilibrée par ce vent trop fort, le visage fouetté par mes cheveux. L'orage c'est plus beau vu de dehors. Mais si là-haut les anges pleurent, nous n'irons plus très loin. Le monde tourne à l'envers. Comme une chaussure au mauvais pied, un coeur qui ne veut pas vivre. Je vous jure que j'ai du chagrin. Mais si au fond de moi, tout se mélange, c'est bien parce que je ne sais pas faire. Je ne sais pas faire la cuisine. Je ne sais pas faire le ménage. Je ne sais pas être gentille. Je ne sais pas dormir les poings ouverts. Et je ne sais pas ce qui m'arrive. Que dois-je donner pour recevoir. Moi personne ne m'a jamais rien offert. J'ai eu un coeur, un jour. J'ai eu un baiser, un soir. A la nuit tombée, le sang avait recouvert l'asphalte. Le sang avait recouvert l'amour. Plus jamais avais-je dit. Plus jamais, avais-je dis.

________Jamais n'existe pas. Jamais n'est qu'une idée. Je réfléchis un peu, parce que j'ai peur aussi; peur de savoir, de ne pas savoir, de ne pas réagir, de ne pas pouvoir. Ça crie dans ma poitrine, ça brûle au creux de ma paume, ne sont-ils pas là, ces battements de coeur rapides que j'avais entendus ce soir de juin où les chemins s'étaient croisés... ? Je vous l'avoue, je crois changer. C'était cette biche, cette enfant brune, ce petit fragment de moi, qui avait eu raison de ma folie. J'avais failli la tuer. Et ce soir encore, ce silence insupportable grésille dans mes tympans fragiles. Ce soir, personne n'est là pour me serrer dans ses bras. Ce soir, son pas ne résonne pas à côté du mien et pour ça, je vous jure que j'ai du chagrin.

________Elle était arrivée, était repartie, rapide comme une bourrasque, emportant dans son exil des morceaux de sourires et des bouts de mon coeur. Ma bague au doigt, je ne la quitte pas des yeux. Elle est grise, le gris me rappelle Elle. Tout me rappelle Elle. Ce sont les petites choses qui sont les plus dures à oublier. Ces moments si fugaces, ces doigts qui se touchent, ces peaux qui se frôlent, ce sont ceux qu'on n'arrivera jamais à oublier. L'éternité n'y suffira pas. Les instants qui n'ont jamais existé sont encore plus tenaces. Ils tiennent au corps, ils tiennent au coeur. Ils ne se gomment pas. Ces tendres images, ces doux fantasmes. Des assemblages d'illusions, de jolis mirages. Mais je suis une mangemort. Je devrais oublier. Je devrais l'oublier. Mais l'oubli... C'est le plus difficile sur terre. L'oubli n'existe pas non plus. On n'oubliera jamais. On y pensera toujours.

________Mes pas ce soir me guident vers la cabane. Cette vieille bicoque toute délabrée qui tient encore debout par on ne sait quel miracle. Je ne cache pas mon visage, je ne me protège pas de la pluie. Espérons que personne d'autre n'y aura trouvé refuge, ça m'ennuierait d'avoir à tuer quelqu'un pour l'instant. Je pousse la porte, tout se met à craquer, et dans un grincement désagréable, je pénètre à l'intérieur. Un feu est allumé. Je soupire de lassitude. Tant pis. Pour une fois que je ne voulais pas... Oh... ? Lentement, j'avance vers la silhouette allongée sur le canapé Ikea qui devait être blanc avant de devenir noir. Je penche la tête vers elle, attendant qu'elle se retourne. “ Je pensais être seule. ” Murmurai-je d'un air peu convaincu. Je n'étais pas sûre. Je n'étais pas... Si, en fait. Mais j'avais peur que...


___

ses délicatesses mystérieuses m'avaient séduite
que sais-tu de la longue attente Et ne vivre qu'à te nommer Dieu toujours même et différente Et de toi moi seul à blâmer. Que je m'oublie et je demeure Comme le rameur sans ramer Sais-tu ce qu'il est long qu'on meure A s'écouter se consumer.
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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Jeu 6 Mar - 13:47

Je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.

ALIENOR & LUKA
Pré Au Lard - Cabane Hurlante ; - Nuit ; Deuxieme Semaine de Septembre 1975
    La chaleur du feu ne me réchauffait qu’un peu, et mon regard desesperé se perdait dans le vague, tandis que laissant tomber le cahier sur le quel quelques mots étaient inscrits, griffonnés, je m’étais assoupie. Des mèches de cheveux humides me tombaient sur les coins du visage été je me sentais presque paisible; le crépitement du feu, celui de la pluie. La sensation que je n’étais pas en danger ici, et surtout le manque de sentiments des gens qui m’empêchait souvent de dormir. Je me sentais bien. J’aurais pu dormir plus longtemps. Peut être toute une nuit.

    Si la porte n’avait pas craquée, et qu’une silhouette ne s’était pas approchée de moi. Brune et mystérieuse, je n’ouvrais pas les yeux au départ, consciente que le flot de ses émotions me heurtait de plein fouet, me laissant légèrement perdue; apeurée en un sens, perturbée… ? Parfum caractéristique qui ne m’avait pas quitté depuis ce soir de juin. Et le timbre de sa voix qui m’avait menacé au départ.

    « Je suis navrée. Tu ne l’es pas. » C’est avec un semi sourire sur le coin des lèvres que j’ouvrais les yeux, tentant de me rasseoir un peu mieux dans le canapé, ramassant mon cahier et le stylo ouvert que je posais sur une table non loin. Et puis je prenais le temps de la regarder. Elle m’avait… laissée une forte impression. Elle m’avait laissée l’impression du bonheur et j’avais envie de la prendre dans mes bras, de lui demander si le baiser lui avait laissé mon gout sur ses lèvres, meme malgré l’absence. Si elle avait cherché a me revoir. Si elle se rappelait de moi. Oui. Mais ma fierté restait coincée dans ma gorge et je la regardais doucement. « Alienor. » Son nom sonnait si bien quand je le prononçais.

    « Tu devrais venir au coin du feu, il ne fait pas bon rester mouillée comme ça. » C’était… Stupide comme réplique. Je me mordais la lèvre de désespoir devant mon manque d’éloquence.

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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Jeu 6 Mar - 14:25


Je me livre en aveugle au destin qui m'entraîne

Que sais-tu des plus simples choses... ? Les jours sont des soleils grimés De quoi la nuit rêvent les roses... Tous les feux s'en vont en fumée Que sais-tu du malheur d'aimer ? Je t'ai cherchée au bout des chambres Où la lampe était allumée Nos pas n'y sonnaient pas ensemble Ni nos bras sur nous refermés Que sais-tu du malheur d'aimer... ?
________Que sais-tu de la longue attente Et ne vivre qu'à te nommer... ? Dieu toujours même et différente Et de toi moi seul à blâmer ⊹ “   Nous ne sommes pas seules dans les Rues , belle assassine. ” Nous ne sommes pas seules... Si tu savais petite biche. Les sentiments sont là, et depuis ce soir de juin, plus jamais je n'ai été seule. Malgré ce que j'ai pu dire, malgré ce que j'ai pensé. J'avais aux quatre coins de la ville le souvenir de Toi, ce parfum d'étreinte brisée, de cette idylle impossible. Par ta faute, je ne sais plus. Par ta faute, j'ai faiblis. Je ne connais plus mon camp. Je ne connais plus ma place. Je ne sais plus de quel côté je suis ni de quel amour je vis. Avant, je n'avais besoin de rien. Avant, je ne devais rien à personne. Je me suffisais. Mon coeur plein de haine n'avait jamais pleuré. Mon âme ne se blessait jamais. Mais va leur dire, toi, à ces autres que je méprise, que parfois l'âme se fait mal. Va leur dire, toi, à ces gens qui me craignent, que la folie a une faille. Mais aimer, n'est-ce pas là une autre forme de folie ? Une bien jolie folie, une bien forte folie. Mais ce n'est rien de plus. Aimer... A tout perdre. Aimer à ne rien dire. Aimer un souvenir. Un printemps, un été, une saison, un ciel de nuit, la peinture des beaux jours. J'avais, partout où j'allais, ta main dans la mienne, ton image dans les yeux. Au miroir, des reflets qui n'existaient pas. Un oeil gris acier qui me regarde, une chevelure brune qui vole, mais si je me retourne, personne n'est là. J'ai rêvé d'elle, parce qu'elle était belle et que sa chaleur me manquait.

________Ce soir... Cette nuit, je la voyais, je croyais rêver encore. Je n'ai pas bu ce soir. Je suis restée sobre, j'avais peur de ne pas savoir me défendre si je prenais une goutte d'alcool. Je ne tiens pas bien ces trucs-là. Je ne suis pas comme Juliet. Je la regardais, avec des yeux de velours, je la dévorais. A minuit tu serais mangée. “ Luka. ” Elle ne m'avait pas oubliée. Elle se souvenait... De moi, de mon nom, peut-être des couleurs de mes yeux. Moi j'avais retenu les siennes.

________Elle m'invitait à la rejoindre au coin du feu. Hésitant un instant, mais guère plus que trois secondes, je m'approche d'elle, et m’assois à ses côtés. J'essaie de ne pas sourire, parce que je n'aime pas ça, mais je crois pourtant avoir laissé se dessiner quelque chose qui y ressemblait en arrivant dans la cabane. Je suis trempée jusqu'aux os et j'ai envie de la prendre par la taille parce qu'un truc en moi se passe. Mais je ne fais rien de tout ça, je ne suis pas habituée à être près de quelqu'un sans avoir envie de le tuer. C'est un peu... Nouveau pour moi. Et au fond, devrais-je m'en réjouir ou en pleurer. ? “ Nos chemins se croisent à chaque fois que la pluie tombe. C'est amusant. ” Réflexion idiote, mais j'ai un côté con par moments. J'essaie de détourner les yeux de son corps. Il ne faudrait pas qu'elle voit que je la regarde. Je ne voudrais pas avoir l'air... Vous savez. ? D'une amoureuse.


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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Jeu 6 Mar - 18:50

Je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.

ALIENOR & LUKA
Pré Au Lard - Cabane Hurlante ; - Nuit ; Deuxieme Semaine de Septembre 1975
    Se souvenir de nos prénoms, murmurés au coin d’une lune… Et laisser un sourire se frayer un chemin sur mes lèvres. Alienor. C’est la mélodie d’un passé. C’est le souvenir d’une soirée sous un reverbere palot et tressautant. C’est le souvenir de ces nuits que j’ai passé à rêver de celle ci. Ce n’était jamais pareil, et désormais la vérité était en face de moi, sans que je ne sache vraiment quoi lui dire. Je pouvais la regarder, lui sourire, me faire passer pour une fille fragile et un peu timide que je n’étais pas vraiment… Mais je ne le faisais pas. Je me contentais d’un sourire, d’une simple proposition. Qu’elle s’asseye. Se mette à l’aise. Se réchauffe peut être. Pour ça, je pouvais bien aider.

    « Il faut croire alors que la pluie nous rapproche. Par chance, nous ne vivons pas dans le désert. » Un sourire, mi joueur, mi maladroit, et je remuais ma baguette pour faire venir vers le feu une nouvelle buche. Agrandir le brasier. Agrandir la source de chaleur. Et rester en silence un moment sans trop savoir quoi dire.

    Je me sentais timide. Je me sentais gamine. Je me sentais perdue. Et si je la regardais je me perdrais dans la clarté de ses yeux. Je me perdrais dans le noir de ses cheveux et de son… âme ? Je me perdrais dans les courbes de son corps, qui le rendaient si attirant. Alors j’essayais de ne pas la regarder, et finalement, je brisais à nouveau le silence.

    « J’esperais te revoir. »  Les mots étaient dit, et je regardais les flammes s’agiter en face de nous. Je me souvenais de cette soirée, de ces mots qui furent dit. Sombre assassine et ruelle perverse… ? Des mots qui furent lancés ainsi, qui furent… Oh qu’importait. Les choses avaient été faites, et sous le couvert d’une fausse excuse elle m’avait embrassée; se gravant à jamais dans ma vie et mes nuits. Avant de disparaitre. Avant que l’année ne se termine. Que je retourne à Berlin. Avant que la vie ne reprenne son cours.

    Mais la elle était la, non loin de moi. Tangible, et doucement je laissais ma main se poser sur la sienne, avant de la retirer. Ca ne se faisait pas. Je ne savais pas ce qui se faisait ou pas a vrai dire. Je ne savais plus grand chose… Juste qu’elle était la. Et que quelque chose en moi ne voulait plus jamais qu’elle parte. Que quelque chose en moi, voulait profiter d’elle, profiter de la nuit. Non, pas comme ça. Pas…  

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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Jeu 6 Mar - 19:50


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Que sais-tu des plus simples choses... ? Les jours sont des soleils grimés De quoi la nuit rêvent les roses... Tous les feux s'en vont en fumée Que sais-tu du malheur d'aimer ? Je t'ai cherchée au bout des chambres Où la lampe était allumée Nos pas n'y sonnaient pas ensemble Ni nos bras sur nous refermés Que sais-tu du malheur d'aimer... ?
________Que sais-tu de la longue attente Et ne vivre qu'à te nommer... ? Dieu toujours même et différente Et de toi moi seul à blâmer ⊹ Qu'étais-je devenue. Qui étais-je devenue. Par amour... Par faiblesse d'âme, par faiblesse de coeur. Sa voix cette nuit de juin résonnait encore dans ma tête, elle tonnait du plus fort qu'une voix pouvait crier, comme un orage en été ou un tuba qui joue le La. Les bruits de détresse je ne les entendais pas. Pourtant ils hurlaient en moi, chaque nuit, chaque matin. Le soleil je le voyais briller au dessus d'un champ de ruines. Ma vie c'était ça. Exactement. Un champ de ruines. Seul restait le sentiment. Seul vivait le coeur en moi. Mais au fond, tout sommeillait, jusqu'à ce jour où j'avais confié mon âme, confié mes larmes, perdu mon coeur. Offrir quelque chose qui ne se touche pas... ça relève du miracle hein ? Non, Aliénor, ça relève du sentiment. Mais moi... Aimer, je n'avais jamais fait. Aimer, je n'avais jamais appris à faire. Sourire parce qu'on est heureux de la voir, ... Accepter de se remettre à l'autre, sans vraiment savoir ce qu'il fera de notre corps, de notre coeur,... Je crois que je ne suis pas vraiment prête à parler de ça. Moi l'amour, je ne connais pas.

________J'étais à ses côtés. La pluie nous rapproche... ? Je crois que ce sont nos pas qui nous rapprochent. J'ai marché jusqu'à toi. Tu as traversé la ville, tu cherchais refuge ici. Un refuge, tu en as déjà un, et c'est pour la vie éternelle. C'est au fond de mon coeur que tu pourras toujours te cacher. Je t'offrirai toujours mon humble demeure comme abri contre la pluie si un soir tu n'as pas de destination. Mais ... Luka ? Tu es un peu comme moi... ? A la différence, que toi, tu n'es pas tueuse d'innocents.

________A un moment, je ne sais ce qui s'est passé précisément, mais nos doigts se sont touchés. Sa paume contre ma main, la douceur de sa peau, la froideur aussi, ses ongles glacés, et puis ce regard gêné qu'elle essayait de dissimuler derrière une longue mèche brune... Moi aussi, j'aimerais. Moi aussi, j'aimerais te... Alors au lieu de parler, j'avançais mon visage de sa joue que je dégageais de quelques cheveux rebelles. Je suis l'adulte ici, peut-être est-ce à moi de... Mais je n'ose pas vraiment. Je n'ose pas du tout. Je n'ose pas un geste. Mes lèvres sont à quelques centimètres de son front, mais je ne vais pas plus loin. Je ne peux pas faire ça. Je ne sais pas si elle en a envie, ou si c'est juste par politesse qu'elle m'a pris la main. Mais la politesse... Moi je ne connais pas. Je ne sais pas les usages des gens civilisés. Alors je me mords la langue, les lèvres, j'ai la tête en vrac. Trop de souvenirs, trop d'envies dans mon esprit.

________“ Je pourrais mentir et te dire que moi je ne le souhaitais pas. ” Murmurai-je en restant penchée vers elle. J'aimerais bien qu'elle m'aime bien. J'aimerais bien qu'elle ne se souvienne pas que je ne suis qu'une assassine. J'aimerais bien que... “ T'ai-je manqué ? ” Demandai-je en serrant mon poing derrière mon dos. Peur, Aliénor ? Oui. J'ai peur. J'ai peur qu'elle me trouve sotte. J'ai peur qu'elle me trouve faible. Qu'elle aie peur de moi, qu'elle me déteste. Au fond, c'est ce qu'elle finira peut être par faire, si elle reste dans mon sillage. Me détester. Fuir. Me fuir. Parce que je tue et que ça, ça ne changera jamais.


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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Jeu 6 Mar - 20:48

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    Et si la pluie nous rapprochait, nos corps n’avaient jamais été aussi proches. Ce sentiment qui m’envahissait, je ne savais pas si il venait d’elle, ou bien si il venait de moi, mais il était la, présent et un peu pressant aussi. Je tentais de sourire un peu. Peut être bien que j’étais perdue, tout en ayant l’impression d’avoir trouvée ma bouée. Alors je soupirais un peu. Et je trépignais, dans ma tête. Tandis que ma main la touchait, puis repartait, comme si elle hésitait. J’hésitais. Mais elle hésitait aussi, parce qu’elle ne semblait pas savoir quoi faire, comme un pantin perdu.

    «  Ce serait dommage de mentir. » Un murmure, et je fixais mes yeux gris dans les siens. Océans. Ils étaient beaux ses yeux. Je ne pourrais vous dire à quel points ils m’inspiraient, et avaient inspirés des poèmes ces derniers jours. Non. Je n’en parlerais pas. Je ne parlerais pas de cette fougue littéraire qui venait en moi quand elle était à mes cotés. «   Tu es belle. » Un mot, une phrase comme ça, jetée dans le vague, et je cédais, glissant ma main sur sa joue pour arranger quelques mèches de cheveux. Le jeu de la séduction n’était pas un jeu que j’avais souvent joué, mais l’enseignement d’Alice couvrait tous les niveaux, et je n’étais pas si pure qu’un agneau venant de naitre. Oui, non. Ne disons rien.

    Soyeux. Ses cheveux étaient soyeux, et je me perdais dans sa contemplation, tant et si bien, que je ne réalisais que quelques minutes plus tard qu’elle m’avait posée une question. M’avait elle manquée ? Quelle question ? Que devais-je y répondre ? Certaines personnes m’auraient dit de dire « non » de me faire désirer, de me faire… Aimer ? Mais je n’étais pas comme ça. La sincérité s’inscrivait partout sur les pores de mon visage.

    «  Tu m’as manquée oui. » Beaucoup trop. Ca ne se disait pas… Et le silence s’insérait a nouveau entre nous. Je me sentais stupide. Un peu. Pourtant je ne l’étais pas, c’était bien quelque chose qui était sur. Hm. Rangeons un peu l’arrogance. Je restais figée avec ma main dans ses cheveux quelques instants. «   J’aurais cru que tu m’aie oubliée. » Après tout. Elle était une sombre mangemort, et j’étais une jeune artiste. Un sang pur honteuse de l’être. Fiere de me révolter contre ça. Après tout… Elle était ce que je devais haïr. Mais elle me fascinait.  

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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Ven 7 Mar - 20:23


Je me livre en aveugle au destin qui m'entraîne

Que sais-tu des plus simples choses... ? Les jours sont des soleils grimés De quoi la nuit rêvent les roses... Tous les feux s'en vont en fumée Que sais-tu du malheur d'aimer ? Je t'ai cherchée au bout des chambres Où la lampe était allumée Nos pas n'y sonnaient pas ensemble Ni nos bras sur nous refermés Que sais-tu du malheur d'aimer... ?
________Que sais-tu de la longue attente Et ne vivre qu'à te nommer... ? Dieu toujours même et différente Et de toi moi seul à blâmer ⊹ Un souffle qui se perd. De ma part, de la sienne, qu'en savions-nous, et surtout quelle importance ? Je pourrais mentir et te dire... Que tu ne m'as pas manquée. Je pourrais mentir et te dire... Mais je ne sais plus mentir quand tu regardes à l'intérieur de moi, le miroir de mon âme, tu perces mon armure d'acier avec tes yeux faits pareils. Est-ce que tu as rêvé de moi, un peu... ? Certaines nuits, où le ciel était noir, où les étoiles se mouraient les unes après les autres, moi, je dois t'avouer quelque chose, je t'ai rêvée. Je t'ai même imaginée, à côté de moi, à la place du vide dans mon lit, allongée contre mon corps, perdue dans mes bras, noyée dans mes yeux, en-dessous de la peinture du Vermeer qui trône en haut de ma tapisserie usée d'avoir été griffée par le chat. Oui j'ai un chat, Luka, je crois me souvenir que tu aimes ça. Mais surtout, j'ai un coeur, à t'offrir en partage, à t'offrir à tout âge, je ne l'ai donné à personne, jamais, jamais je te promets. Je l'ai caché bien des années, bien des mois, à bien des gens, à bien des femmes. En fait... Je crois qu'il attendait ta clé pour s'ouvrir, ton chant de sirène pour tomber amoureux, et peut-être aussi que tu m'ouvriras le tien... ?

________Un silence qui fait mal. Un désir plus profond encore, plus présent, plus... Et doucement, elle me dit que je suis belle. Comment te dire, Luka , ou comment ne pas te dire que toi aussi, tu es belle, oserais-je même dire... Que tu es la belle qui m'a éveillée d'un baiser. Je me sentais fébrile. Je me sentais faiblir. Les secondes s'écoulaient, la pluie tombait du plafond, sur nos cheveux déjà mouillés, nos joues déjà humides, mais n'est-ce pas aussi d'avoir peut-être pleuré ?

________Mais si tu veux qu'on s'apprenne... Qu'on s'appartienne... Veux-tu m'appartenir ? Veux-tu que... ? Parce que Luka, ne le sais-tu pas déjà, tu m'as fait plonger. Je t'aurais aimée si tu ne m'avais pas fait tomber. Mais j't'aime trop, Luka. J't'aime trop pour te le reprocher. Souviens-toi de ces phrase que j'ai prononcées ce soir où les coeurs se sont croisés et où les paroles ont fusé. Paroles de haine, paroles de mépris, questionnements divers, menaces en l'air, et puis de l'amour en masse. Après la pluie, ou plutôt, pendant, un semblant de baiser au milieu du silence. Et depuis, rien d'autre que de l'absence. Rien d'autre que des questions cruelles. Et pas de Toi pour y répondre. Pas d'autre coeur en vue.

________Dans mon regard, toujours est resté ton gris acier. Je n'ai jamais oublié un seul instant de cette nuit d'été. Je n'ai jamais oublié un seul sourire. Est-ce que toi aussi, Luka, tu n'as rien oublié de moi ? Prends-moi dans tes bras, si tu veux. Je ne te dirai pas d'arrêter. Je ne te dirai rien de tout ça. Encore c'est le mot qui me vient quand je pense à tes lèvres. Je suis une petite fille, qui brûle et se consume quand elle est avec toi. J'ai envie de la toucher. J'ai envie de la prendre par le bras, comme les amoureuses qui aiment pour de vrai et pour la première fois. Mais j'ai peur d'être ridicule. J'ai peur d'être repoussée un peu. Mais elle me sourit et pose sa main sur ma joue. J'ai un peu froid au corps. J'ai aussi froid au coeur, mais ce froid-là ne se voit pas. Ma joue parait glacée. Sa main n'est pas chaude non plus. Mais sa caresse me fait du bien. Elle me brûle la peau. Pourtant... Ce n'est qu'une caresse. Elle repousse une mèche de mon visage, comme j'avais fait pour elle. “ Tu vois. Je ne t'ai pas oubliée. Je n'ai pas oublié... ” Non, Luka. Tu vois, tout est resté intact dans mon esprit. Toutes les allusions, les mots d'affection, les étreintes... Rien ne s'est dissipé. Je n'ai gommé aucun de ces moments. Pour moi, ils sont... Les plus importants. Sans toi, aucune raison de rester en vie. Sans toi, à quoi bon laisser mon coeur battre... ? Sans toi, je ne suis pas vivante, je ne suis pas aimante, je ne suis pas... Moi ? Parce qu'Aliénor et Luka, ça sonne bien dans ma tête. Aliénor et Luka, c'est pour toujours qu'on le conjuguera.

Elle a sa main emmêlée dans mes cheveux. Je ne bronche pas, je l'aime trop pour ça. J'essaie... Je souris, un peu. Mais j'essaie de contrôler mes émotions, parce que je sais qu'elle ressentira mon amour. Un amour pareil, ça ne passe jamais inaperçu, surtout pour celui qui le reçoit. Oui, tu sais Luka, je n'ai pas grand chose à t'offrir. Je pourrais te promettre d'aller détrousser un millionnaire, le tuer pour te donner sa fortune ou ses propriétés. Mais je ne crois que tu n'aimerais pas toucher à ce qui vient du crime. De toute façon... Ce que je te donne c'est beaucoup plus fort que tout l'argent du monde. Hein Luka ? Ce que je peux te donner, c'est... Juste un peu de passion, des câlins, des caresses, une main dans la tienne, une maison dans mon coeur... Et peut-être aussi des baisers de temps en temps... ? Je sais pas trop... Je n'ai jamais... Enfin, si ! J'ai déjà fait ce genre de choses. D'ailleurs c'était... Avec elle. C'était même cette nuit de juin où les choses se sont enclenchées. Mais embrasser, avec la passion en plus, ça je n'avais pas fait avant elle. Parce qu'avant elle, je n'ai aimé personne. J'ai l'air con de dire ça. J'ai vraiment l'air con. J'ai un peu honte. Mais il n'y'a pas vraiment de honte à ne pas savoir au final. C'est juste... Une question d'apprentissage. Si tu m'apprends à t'aimer, Luka, si tu m'apprends à te chérir, à être tendre, à être, en fait une vraie gentille avec toi, je te promets d'essayer de ne jamais te décevoir. J'essaierai. Je te promets. Et puis... Tu m'apprendras à pleurer, si tu as le temps, un jour.

C'est... Oh, j'ai vraiment envie de toucher sa joue. Cette fois c'est la bonne ! Je m'avance vers elle, m'approche de son visage et d'un mouvement tendre je caresse sa joue de la mienne avant de dévier de quelques centimètres pour arriver jusqu'à ses lèvres. Bisou esquimau. Bisou mangemort. Bisou tout court. Et doucement, en essayant d'être la plus tendre possible, je dépose ma bouche contre la sienne. Je voudrais vraiment être douce. Je ne voudrais pas... La brusquer, ou quoi. Je voudrais ne pas la décevoir pour notre baiser de retrouvailles. C'est la première fois en de nombreuses nuits passées sans toi, que je me sens bien. Heureuse, apaisée, presque aux anges. Mais j'ai peur aussi, peur de ne plus savoir comment te faire plaisir, ou te rendre la vie plus belle. Mais il faut que tu me croies, Luka, je te promets, j'essaierai de toutes mes forces. “ C'était bien ? ” J'ai parlé à haute voix... .? Oh  .... Oh non. En fait, c'était pour mes pensées. Pour moi Luka... Tout ce que tu feras sera bien. Pour moi, tout ce que tu seras, me rendra folle de toi. Je suis déjà folle, de toi et d'ailleurs. Je suis folle simplement, mais joliment aussi, et j'espère que je ne te déplairai pas sur la longueur. Je ne voudrais pas blesser ton coeur, il a déjà tant souffert.

Mais je crois bien que je t'aime bien, Luka.


___

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que sais-tu de la longue attente Et ne vivre qu'à te nommer Dieu toujours même et différente Et de toi moi seul à blâmer. Que je m'oublie et je demeure Comme le rameur sans ramer Sais-tu ce qu'il est long qu'on meure A s'écouter se consumer.
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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Sam 8 Mar - 0:39

Je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.

ALIENOR & LUKA
Pré Au Lard - Cabane Hurlante ; - Nuit ; Deuxieme Semaine de Septembre 1975
    Les choses étaient étranges quand on y réfléchissait. Ce qui m’attirait, cette femme… C’était quelqu’un de sombre, quelqu’un de mystérieux, quelqu’un de dangereux. Une mangemort assassine qui m’avait charmée sans le vouloir. Qui avait voulu me faire du mal, et qui finalement m’avait fait… DU bien ? Du mal en quelque sorte. Il y’avait un vieux poème qui me rappelait ce qu’elle était. Le Malheur d’aimer. Mais le malheur d’aimer c’était elle. C’était nous. C’était à nos poignets et dans nos coeurs. Peut être. Trop longtemps j’avais cru que ce n’était qu’un songe. Ce n’était qu’une mangemort. Ce genre de femmes que je haïssais. Que je détestais. Ce n’était que l’incarnation du mal, comme mes parents avant elle. Et pourtant… Pourtant elle s’était entichée de moi. Je m’étais entichée d’elle ? Ca allait dans les deux sens peut être. En tout cas ça allait dans le mien. Mais non. Je devais la haïr. Je devais la détester et la maudir comme je maudissais mes parents et les gens comme eux. Le sang pur. Le sang maudit. L’éthique et les clichés. J’aurais du la tailler en pièces, ou la laisser me tailler en piece. J’aurais du agir. Mais je ne faisais rien.

    J’étais comme une enfant, et j’en étais une au fond. 17 ans, j’avais grandi trop vite, mais je gardais malgré la croix sur mes épaules, malgré le pois du monde, l’innocence enfantine. Quelques fois. Je voyais son regard qui hantait mes rêves alors qu’il aurait du hanter mes cauchemars. Je voyais ses yeux lourds et son air hagard. Je la voyais toujours. Je la sentais. La ressentais. Je savais ce qu’elle était , ce que…

    Je soupirais. Je n’étais pas à l’aise et je l’étais pourtant, et la place sur le canapé était une bonne place. En face du feu a coté d’elle. J’étais perturbée. Je ne pouvais pas dire autre chose, j’étais vraiment perturbée. Par elle, par la situation, et les mots qui sortaient de mes lèvres étaient peut être étranges. Doux. Et ma main sur sa joue… N’était pas contrôlée. Pourquoi ? Elle aurait du l’envoyer bouler, me lancer un sort peut être. Est ce qu’elle était malade ? Fatiguée ? Est ce qu’elle… ? Est ce qu’elle m’aimait vraiment ? Non. On ne pouvait pas aimer après le premier soir. Ce n’était qu’un baiser, qu’une simple rencontre. Et je fondais pourtant; mes yeux droits dans les siens, j’aurais pu la décrire tant et tant de fois encore. Je la rendrais immortelle, par la grâce de ma plume.
    « Je te comprends. Je suis inoubliable. » Une plaisanterie. Un peu sarcastique. Je demeurais Luka. J’étais une niaise amoureuse peut être. Mais j’étais Luka, et la fille aux yeux clairs, la Serdaigle, n’avait jamais sa langue dans sa poche. elle pouvait l’avoir ailleurs. Autre histoire. C’était ainsi. On faisait avec je supposais.

    Ses cheveux étaient doux. Et d’un sourire j’y perdais ma main. Empathie. Les flots des sentiments d’une femme que j’aurais supposé ne pas en avoir. Empathie. Don. Malediction. Je ressentais ce qu’elle ne disait pas, et je ne pouvais pas vraiment diriger ce que je ressentais. Ses cheveux étaient beaux. Ses yeux étaient fascinant. Je… laissais mes doigts courir dans ses longues mèches soyeuses. Jusqu’a ce qu’elle m’embrasse. Sa main sur ma joue, ses lèvres contre les miennes. C’est donc ça la tendresse ?

    Si notre premier baiser avait été mouvementé, dans la nuit, sous la lumière d’un lampado-reverbere; rapide, trop bref… Succint et sauvage; celui ci était different. C’était de la douceur. De l’amour. Tant de choses qui passaient a travers nos simples lèvres. Et je goutais à elle, heureuse. Apaisée. Elle pouvait faire taire les tourments de mon ame. Et sa question me surprit alors qu’elle reculait sa tête. Amusée, je me mordais la lèvre. Je ne voulais pas me moquer d’elle. Je voulais juste…

    Je finissais par poser ma main sur la sienne, entrelaçant nos doigts. « Ca n’aurait pas pu ne pas l’être. » Devais-je lui dire qu’elle était mignonne ? Elle était un assassin… Et j’étais une… ? Et j’étais quoi ? « Alienor ? » J’aimais son nom quand je le prononçais; avec mon accent venu du Nord. Avec ma voix parfois un peu dure, un peu éraillée. Aljenör ça donnait, si je ne faisais pas attention. C’était joli quand meme. C’était personnalisé. Mes pensées se perdaient dans ses yeux. « Tu es l’incarnation de ce que je devrais haïr. » Le sang de ma morsure coulait sur mes lèvres, et je reprenais, de ma voix fatiguée. « Mais c’est le contraire. » Oh Alienor… Je ne sais pas dire je t’aime. Je n’ai jamais su.

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Stained, looking at my hands, I talk wit these lines. It's not the answer. I'm crying and now I know looking the sky I search for an answer. So free, free to be. I'm not another liar, I just want to be myself.  I know I live...but like a stone I'm falling down And now the beat inside of me is a sort of a cold breeze, and I've never any feeling inside. Around me.. I know I live...but like a stone I'm falling down (c) badwolf



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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Dim 9 Mar - 17:28


Je me livre en aveugle au destin qui m'entraîne

Que sais-tu des plus simples choses... ? Les jours sont des soleils grimés De quoi la nuit rêvent les roses... Tous les feux s'en vont en fumée Que sais-tu du malheur d'aimer ? Je t'ai cherchée au bout des chambres Où la lampe était allumée Nos pas n'y sonnaient pas ensemble Ni nos bras sur nous refermés Que sais-tu du malheur d'aimer... ?
________Que sais-tu de la longue attente Et ne vivre qu'à te nommer... ? Dieu toujours même et différente Et de toi moi seul à blâmer ⊹ J'aime pas quand t'es pas là, quand tu fais d'la lumière où je suis pas. Je me tais, je me fuis, faut pas que je t'ennuie.

________Amour épuisant. Amour puissant. Amour naissant. Fausse note qui reste dans la mélodie de notre histoire. Rien n'a de sens. Plus rien ne va. Mais pourtant, tout est parfait. Tout est idyllique. Peut-être pas. Mais j'aime pas quand t'es pas là. Si demain tout s'arrêtait, qu'est-ce qu'il resterait ? Nos souvenirs brûlants, nos souvenirs humides, les baisers sous la pluie et les caresses du bout des doigts. Au fond, tout n'est que commencement. Un commencement d'histoire, un enchaînement de tendresses. Un commencement d'amour. Lorsque sur nos têtes tombaient les larmes du ciel, nous nous sentions plus proches que jamais. La preuve en était. Nos rencontres sous l'orage. Nos rencontres aux soirs venus. Mais on dit qu'une mangemorte a du coeur. Quelque part, bien caché. Les putains en ont bien. Je ne sais pas... C'est peut-être faux. C'est peut-être vrai. Mais j'en ai un, je crois que je l'ai entendu battre il y'a vingt secondes, au fond de ma poitrine, comme un tambour dans un rythme effréné. Plus rien n'a de sens Luka. Si. Tout a un sens. Tout aura toujours un sens. Mais il n'y'a que les amoureux qui comprennent.

________Inoubliable. Inoubliable... Les yeux gris sont inoubliables. Un sourire maquille mes lèvres. Je souris d'autant plus que sa main touche la mienne. Je crois que je n'oublierai pas. Je n'oublierai jamais. Sa réaction tomba. Ca n'aurait pas pu ne pas l'être. Bien,.. ? Notre baiser ? C'était... Bien. Je crois, en tout cas. Mon coeur était heureux, le bonheur se lisait sur les traits de mon visage. Depuis toi je sens qu'en moi, tout commence à évoluer. Les sentiments ont prit la place du reste, parce que je ne pense qu'à cette nuit de juin, ce début de toutes choses. Et dans mon esprit, tu ne m'as jamais quitté. Toujours ta main dans la mienne, toujours ce sourire dans mes yeux, toujours ce nom sur mes lèvres, dans mes rêves, et ce gris dans ma tête qui occupait la place du mal. Tu sais, je n'ai pas vraiment changé. J'ai toujours au fond de moi cette envie de tuer, cette envie d'être mauvaise, c'est ma nature, je crois. Et je ne peux pas changer. Le sais-tu ça ? Oui, tu le sais. Je ne t'ai jamais rien caché. Pour toi, j'ai fait tomber mon masque.

________“ Il arrive qu'on soit charmé... Par ce qu'il nous est interdit d'aimer. ” Répondais-je d'un ton qui se voulait rassurant mais qui au final prenait une allure de mélodrame. Moi aussi, Luka, je ne devrais pas. Tu n'es qu'une élève, une adolescente... Tu pourrais presque être ma fille. Et puis surtout... Je n'ai pas le droit d'aimer quelqu'un. Personne ne devrait avoir le droit d'aimer aussi fort. Un amour pareil devrait être prohibé. Parce qu'il fait vraiment du mal. Du bien, aussi... Mais le bien, est-ce que je connais ? “ Tu es jeune. ” Rétorquais-je aussitôt, en abaissant le regard pour éviter le sien. “ M'aimer... C'est quelque chose de vraiment très mal. Parce que je suis quelqu'un de vraiment très mauvais. ” Je me relevais, détournant les yeux, posant une main sur l'accoudoir du canapé. “ Mais je t'aime bien aussi, Luka. Tu l'as ressenti toi aussi. ” Ma voix sonnait comme une question, mais en était-ce une, au fond ? Elle l'avait ressenti. Elle avait ressenti beaucoup de choses. Elle avait decelé trop de choses en moi. Mais si elle me voyait tuer... Si elle voyait ce que j'étais capable de faire, les soirs où je me sens perdre la tête, elle ne m'aimerait sans doute plus autant.


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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Dim 9 Mar - 22:15

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ALIENOR & LUKA
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    Moi je n’étais pas grand chose. Je n’avais jamais été fort intéressante… Ou peut être que je l’avais justement bien trop été. En tout cas, j’avais la tête sur mes épaules, mais les épaules dans les nuages. Moi je n’étais qu’une étudiante, dans une école de magie. Mes parents m’avaient formatés et j’étais devenue tout le contraire. Mes parents étaient décus, m’avaient brulés, oubliés, et je les haïssais, et je haïssais tout ce qui leur ressemblait. Sauf elle. Parce qu’elle était l’incarnation de ce sur quoi j’aurais pu m’appuyer. M’endormir. Elle avait tuée. J’en étais sure. Elle avait choisi une voix qui était des plus mauvaises, et j’aurais du lutter contre ça. Je m’en fichais. La neutralité ça avait ça de bon que l’on était pas obligé de choisir un camps. Je pouvais… Toucher sa joue. Je pouvais gouter à ses lèvres. Et tant pis pour son âge. Et tant pis pour ses gouts. Et tant pis pour ce qu’elle était. Et tant pis pour ce qu’elle représentais. Je pouvais… L’avoir ? Est ce que je l’avais ? est ce que je l’aurais un jour… ? Et que ferions nous ?

    « Il arrive qu’on s’attache sans vraiment le vouloir. » Le Melodrame Alienor. Moi aussi je connaissais. J’aurais pu en faire une mélodie, mais la musicienne ce n’était pas moi. J’étais poste et la musique venait des mots. De l’écrit. L’oralité était un chant, que l’on oubliait quelques fois. J’aurais pu chanter ses louanges ? Ca n’aurait servi à rien.

    J’étais jeune. Elle le disait. Je le savais. Et elle abaissait le regard tandis que je détournais le mien vers les flammes. C’était la fin ? Déjà ? C’était la fin peut être ? Ses mots faisaient peut être durs. Mais ils n’étaient pas si brutaux que j’aurais pu l’imaginer. Elle avait raison. C’était mal. Autant pour elle que pour moi. Autant pour beaucoup de choses. Mais je n’avais pas de famille à decevoir, et ce n’était pas Alice qui m’en voudrait de… Elle m’en voudrait du coté mangemort, elle ne m’en voudrait pas du coté féminin. C’était le plus important. « Je l’ai senti. Je ne pourrais te détester et j’ignore bien pourquoi. » Un soupir, qui se perd dans le vide de la nuit. Et je me retournais vers elle, posant la main sur sa joue à nouveau. « Est ce que tu as déjà tué? » Et la question sous entendu : Pourquoi.

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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Mar 11 Mar - 16:31


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Que sais-tu des plus simples choses... ? Les jours sont des soleils grimés De quoi la nuit rêvent les roses... Tous les feux s'en vont en fumée Que sais-tu du malheur d'aimer ? Je t'ai cherchée au bout des chambres Où la lampe était allumée Nos pas n'y sonnaient pas ensemble Ni nos bras sur nous refermés Que sais-tu du malheur d'aimer... ?
________Que sais-tu de la longue attente Et ne vivre qu'à te nommer... ? Dieu toujours même et différente Et de toi moi seul à blâmer ⊹ [Merci chouquette ♥ J'aime bien le tien aussi!. *bisou de chouquette, avec le sucre et tout*]

________L'idéal. L'idylle idéale, n'existe pas. Elle n'existera jamais vraiment. Je crois même qu'un amour qui ne souffre pas n'a pas de raison d'être. Un amour qui ne fait pas mal... Qui ne donne pas envie de mourir, à chaque seconde qui passe,... Ce n'est pas un vrai amour. Et peut-être que c'était pour ça que les suicides existaient. On ne peut pas dire qu'on ne craint rien. Personne n'a le droit de dire qu'on ne peut pas mourir pour quelqu'un, mourir par quelqu'un. Je me croyais indestructible. Je me croyais la plus forte. Insensible. Inamoureuse, même si ça ne se dit pas. Intouchable. Et pourtant, elle m'a touchée. Elle a touché mon coeur. Elle a touché mon âme. Mon âme qui pleure, quand je la perds des yeux. J'ai peur parfois, en voyant arriver le soir qui tombe. J'ai peur de beaucoup de choses quand je pense à Elle. Mais... Je ne sais pas aimer, et c'est là mon défaut.

________Est-ce vraiment... Un défaut. ? Au fond, juste une inaptitude, une incompréhension. Un vide à combler, une leçon à apprendre. Et si tu m'apprenais ? N'oublie pas que je ne suis pas habituée à donner tant d'amour. Je ne suis pas... Habituée à aimer, tout court. En moi, se regroupe la folie des gens, la folie du monde. Et la folie de l'amour que j'ai pour toi. Parce que je t'aime. C'est bien... Une folie.

________“ Me détester... ” Je répétais comme un perroquet. Détester, ça, je connais. Etre détestée... ça aussi ,je connais. Mais si la haine venait de toi, je crois que j'en mourrais un peu. Ou peut-être beaucoup... Je ne sais pas trop comment ça marche les sentiments, je n'ai jamais su. Mais je crois qu'on apprend vite quand on est avec une fille comme toi. Je ... T'...a... Je ne sais pas ?

________Et puis, sa question. La plus fatidique. La plus attendue. Celle que je redoutais. Avais-je tué... ? Evidemment que j'ai tué. Et plusieurs fois. Un nombre incalculable. Je ne sais pas pourquoi ,je ne sais pas pour qui. Si, je sais. Pour ... Celui dont les gens ne prononcent pas le nom, celui qui est... Mon maître en quelque sorte. Pour le seigneur des ténèbres. Pour... Le mal, pour le... Je ne sais pas quoi lui répondre. J'ai peur de mes phrases. J'ai peur de mes réponses. Et si après ça, elle me quittait ? “ J'ai... ” Je balbutiais, baissant le regard. “ Oui. Parfois, sans raison vraiment. Je crois que c'est comme ça que marche le mal. ” Luka, si tu as envie de fuir, je ne t'obligerai pas à rester. Mais si tu fuis, je ne sais pas si je vivrai demain. Parce qu'au fond, Luka, c'est juste une histoire d'amour qui s'installe dans mon coeur. Au fond Luka... Tu le sais bien. Je t'..Aime.


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ALIENOR & LUKA
Pré Au Lard - Cabane Hurlante ; - Nuit ; Deuxieme Semaine de Septembre 1975


    [ Huhu merci, je l'ai codé avec amour. ]

    Alienor, elle était comme un songe, que j’aurais pu m’inventer. Une vie de rêve, et la voir dans une maisonnette avec un chien, et peut être un enfant. Les rêves d’une gamine de 17 ans, qui n’aspire qu’a la tranquillité. Ca n’arriverait jamais. Les songes n’étaient la que pour être songes. Mais Carpe Diem. Vivre le jour présent. Si je tendais la main, je la tirais vers moi, je l’embrassais, elle serait a moi ! Je ne le ferais cependant pas. Je savais me retenir, me contenir. Je l’avais fais bien trop longtemps. Des années durant. Alors non. Je ne la dévorerais pas tout de suite, sur ce canapé Ikéa. Je ne la réduirais pas à quelques cris et gémissements. Je n’agirais pas avec elle comme une amante farouche et fougueuse. Je me retenais. Je me mordais doucement la lèvre, et je lui parlais.

    Les mots n’avaient de sens que si ils étaient vrais? Je ne la détesterais jamais. Je ne savais pas vraiment haïr. Pas… Pas elle du moi. Elle était le soleil noir de mes nuits. Et j’esquissais un sourire. « Je ne te hais point, comme on dirait; pour rester dans la littérature. » Une vieille reference, Quelque chose dans le style. On l’apprend à l’école… Enfin quand on y est allée…

    Et la question qui tue. Façon de parler. Ca rejoignait le thème, et mes yeux se perdaient encore dans les flammes tandis que j’attendais qu’elle ne se fende d’une réponse qui briserait mon coeur. Sans raison. Comment pouvait on ôter des vies sans raisons ? J’étais probablement une pauvre dinde idéaliste. Quelqu’un de stupide; un pseudo héros qui voulait changer le monde. Mais je ne comprenais pas que l’on fasse souffrir, que l’on abrège des vies. Doucement je fermais les yeux; prenant le temps de penser. Il y’avait tant de choses que j’aurais du faire. La neutraliser ? La livrer ? Fuir. Je n’aurais jamais pu. « Me tuerais tu un jour? » Par Hel, et tous les dieux de mon pays du Nord, ce n’était pas la question que je voulais poser. Elle sortit néanmoins. J’étais traite à mon sang. J’étais une sang pur qui refusait de l’être. J’étais une âme libre, qui le serait toujours. Devrait elle un jour en venir à m’abattre ? Le ferait elle ? « Je veux dire… Si c’était un ordre. Le ferais tu? » Car non Alienor. Je ne te crois pas assez folle pour me tuer d’un coup de tête.

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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Jeu 13 Mar - 16:48


Je me livre en aveugle au destin qui m'entraîne

Que sais-tu des plus simples choses... ? Les jours sont des soleils grimés De quoi la nuit rêvent les roses... Tous les feux s'en vont en fumée Que sais-tu du malheur d'aimer ? Je t'ai cherchée au bout des chambres Où la lampe était allumée Nos pas n'y sonnaient pas ensemble Ni nos bras sur nous refermés Que sais-tu du malheur d'aimer... ?
________Que sais-tu de la longue attente Et ne vivre qu'à te nommer... ? Dieu toujours même et différente Et de toi moi seul à blâmer ⊹ Tout le monde autour de moi me dit d'arrêter. Tout le monde autour de moi me dit que le mal... On ne s'y adonne que lorsqu'on est trop seul. Au fond... Je pense qu'il existe du vrai dans ces mots. La solitude. La  souffrance. Les ténèbres. Ceux qui n'ont rien à perdre, sont au final ceux qui ont le plus à perdre. Parce qu'à ces gens-là, ne leur reste que leur folie, leurs yeux vides d'humanité, leurs baguettes assassines, leurs décolletés pour attirer les autres, et peut-être aussi une hargne sans pareille. En fin de compte... C'est un peu fou. C'est un peu triste. C'est un peu ma nature. Mais les méchants, est-ce qu'ils naissent méchants ? Est-ce quelque chose qui leur est inné, comme un trait de caractère en soit, un oeil bleu ou un cheveu noir ? A moins qu'on n'apprenne en grandissant, comme on apprend à forger. Forger de la haine. Forger du mépris. Forger une muraille d'inconscience, une muraille de folie. Qu'en savons-nous. Rien de concret. La méchanceté, ... Détruire parce que ça nous fait sourire... Personne ne pourra nous comprendre. D'ailleurs, est-ce vraiment compréhensible. A quoi bon s'expliquer, je n'ai aucune excuse. Luka demeure perplexe, devant mes presque aveux. Je lui ai dit la vérité. J'ai tué, plusieurs fois, parfois même en une même nuit, et c'est de ces mains souillées de leur sang que j'ai caressé son corps.

________Rien n'a d'excuse. Le temps qui s'écoule n'en n'a pas. Il nous a trop séparées. Ce soir, éclairées par le feu qui crépite, je compte bien ne pas la fuir. Fuir comme j'étais partie, dans le noir de la ruelle, cette nuit où il faisait froid pour un mois de juin. Les bruits qui nous ont fait peur. Ceux qui m'ont fait partir, parce que j'avais peur d'être repérée. Ce soir, rien n'arrêtera mon baiser. Rien n'arrêtera plus mon sentiment, rien, jamais, parce qu'en fait, c'est peut-être le plus pur de tous ceux que j'ai ressentis au cours de ma vie. Un amour pour Toi, ça ne peut qu'être pur et gentil. C'est même presque... Mignon. Parce que t'es mignonne Luka. Parce que t'es celle qui fait briller ma vie, briller mes yeux, battre mon coeur.

________Je m'étrangle devant sa question. La tuerai-je un jour, si l'ordre m'en était fait. J'ai envie de sourire, et peut-être de pleurer aussi, sauf que pleurer, je ne sais pas. Alors j'opte pour le sourire. Comment pouvait-elle penser ça ? Poser cette question. L'absurdité de la chose. Tuer et Luka ne peuvent pas co exister en une même phrase. “ Je ne pourrais jamais te faire de mal. ” Répondais-je. J'étais... Un peu vexée. Mais c'était normal qu'elle me demande ça, finalement. J'oubliais parfois... J'oubliais que je n'étais qu'une meurtrière. Une meurtrière avec un coeur en moins, parce qu'il est entre ses mains. “ Je ne supporterai pas qu'on te touche. ” Ajoutais-je après quelques secondes de silence troublant. “ J'aime bien quand tu es avec moi. ” Je me sens si... Humaine. Et si tendre, c'est quelque chose que je n'ai jamais connu.

________Doucement, je me lève, je m'approche d'elle et dépose un chaste baiser sur son front humide. Mes lèvres au contact de sa peau frémissent un rien, d'excitation et de froid. Je pose ma main sur son épaule, et la fait basculer sur le sofa. Je parcours son corps de mon regard doux, et lentement j'approche mon visage du sien, l'embrassant avec la délicatesse amoureuse. Ma main contre sa joue, l'autre sur sa hanche, j'essaie d'être la plus tendre possible. J'essaie d'être une vraie amante, une gentille fille. Alors je suis gentille. Je suis tendre. Je suis aimante. Amante. Je suis Aliénor qui aime Luka. Parce qu'Aliénor aime Luka, quoi qu'on en dise. Vous ne le saviez pas ?


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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Jeu 13 Mar - 18:20

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    « Je sais. Je te fais confiance. » Mais me tuer Alienor, ça ne serait pas bien grave. Parce que je ne tiens pas vraiment à la vie. Je sais que mes parents me tueraient si ils me trouvaient. Et le fait que je t’aime Alienor… ils ne le supporteraient pas. Malgré ton sang-pur et ce que tu fais. Malgré ton patron. Tu es une femme. Et mes parents, ils n’aiment pas trop ça. Personne n’aime ça. Ce n’est pas la bonne époque. Pourtant… Je me mens. Je tiens à la vie parce que je tiens aux moments avec toi. Un soupir etouffé, je me mordais la lèvre et je la fixais un peu. A la clarté des flammes qui se reflétaient dans ses yeux, elle était magnifique. Peut être que c’était une histoire de Karma. Je l’avais mérité parce que j’avais trop souffert, mais je souffrais encore non ? Peut être que… Trop de questions se passaient dans ma tête, et soudain. Plus rien. « Je… »

    Et puis le silence de ses lèvres sur mon front. Sa peau froide et chaude à la fois. Son corps qui pousse le mien et me bascule avec délicatesse avec tendresse. Il n’y’avait plus vraiment besoin de mots, parce qu’elle était la, et j’étais la. Parce que ma main à moi aussi se glissait dans son dos, jouant dans ses longs cheveux noirs qui me plaisaient tant. Tandis qu’une autre main glissait vers son corps. J’étais sienne. En un sens, plus que je ne le serais jamais. Et de tout mon amour que je ne saurais pas vocaliser, je l’embrassais. Laissant mes lèvres dans un ballet muet faire le travail à la place de mes mots.

    Elle était douce. Elle était belle. Et l’endroit n’était pas le plus romantique. On ne… fait rien au deuxième rendez vous qui n’est meme pas un rendez vous ? Et pourtant ? Je souriais un peu, en laissant le bout de mes doigts glisser sur son cou, tandis que j’embrassais sa mâchoire, son menton. « Et bien, on ne m’invite pas au restaurant avant un tel baiser ? » Un sourire, je me mordais la lèvre, peu sure de moi. Parfois Luka. Il faudrait apprendre à te taire. Oui mais… Il en était ainsi, et j’étais comme ça. Je ne changerais pas vraiment. Sauf peut être pour elle. Je voulais bien essayer. Et joueuse, je déposais un baiser just’au coin de ses lèvres; la serrant contre moi. Sur moi ? Petit canapé Ikéa…

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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Ven 14 Mar - 17:45


Je me livre en Aveugle au destin qui m'entraîne
Je te fais confiance. Je te fais confiance... Ce n'est qu'une phrase. Ce ne sont que des mots. Des mots qui font plaisir, des mots qui forgent un empire. Moi tu sais, Luka, juste avec tes mots je me ferai un château, quelque chose d'invisible pour les yeux. On le verrait juste avec le coeur. Toi et moi. Toi et moi pour la vie. Il n'y'aura jamais que toi et moi. Nous sommes... Liées quelque chose comme ça. Et si j'écris des chansons, si j'écris des poèmes, si de tes yeux je puise mon encre, mon eau, j'espère que personne ne se moquera de moi. Au fond, quelle importance. J'ai donné dans l'amour, j'ai parié sur ma perte, j'ai joué mon coeur, tu l'as toujours sur toi. Depuis ce soir de juin, depuis ce... Mais cette nuit, ce n'est pas pareil. Cette nuit, la situation diffère. J'ai sa main entre mes doigts, je caresse sa paume, j'ai la main glacée jusqu'à l'ongle, mais elle aussi a froid. Doucement je reste au dessus d'elle, de son corps si parfait, désireuse de la toucher. Mais je n'entreprends aucun geste déplacé. Je ne voudrais pas qu'elle pense que je suis comme ça. Elle m'obsède, mais pas dans le sens où vous pourriez l'entendre. “ Tu as froid ? ” Murmurais-je dans un souffle presque inaudible. J'ai envie. J'ai envie, mais je ne veux pas qu'elle tombe malade à cause de moi. Alors je m'arrête, embrassant une fois encore sa bouche au gout de miel, ôtant ma veste et lui posant sur les épaules après l'avoir attirée vers moi délicatement. [Luka, pas la veste.] « Comme ça, tu n'attraperas pas mal. »

Y'a tellement de choses que j'aimerais te dire. Y'a tellement de mots qui ne sortent pas, et qui ne sortiront peut être jamais. Mais au fond de moi, ne le sens-tu pas, que je t'aime, à perdre la raison ? De la raison, je n'en ai plus beaucoup. Le peu que j'ai gardée, je m'en sers pour te parler, pour te choyer, pour te caresser. Le peu que j'ai gardée, je suis en train un peu de le perdre avec toi, parce qu'être à tes côtés, c'est oublier tout ce que je sais. Je t'aime un peu, et peut-être beaucoup, mais je ne sais pas le montrer.

« Je ne vais pas vraiment dans les restaurants. » je lui expliquais. Je ne fréquentais pas trop les... Endroits bourrés de monde. « Mais... Si tu veux, je t'inviterai dans un endroit de ce genre. » Je me rattraperai un peu. Ce n'est peut-être pas correct d'embrasser comme je l'ai fait. Je suis désolée, je ne sais pas trop comment... Je n'aime pas trop les lieux comme ça. Mais je t'aime trop. Je pourrais aller n'importe où pour suivre tes pas. Je pourrais faire n'importe quoi pour retrouver ta trace. Tu pourras me faire confiance.  « Est-ce que tu aimerais... Que je change ? » M'aimerais-tu davantage si j'étais gentille ? M'aimerais-tu moins peut-être ? Plus, ou moins, ou peut-être plus du tout. Au final, pour nos coeurs, ça ne changerait rien... Ou... Si peu ? Peut-être pas. Peut-être plus... ?

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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Sam 15 Mar - 14:22

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    La situation demeurait sur-reelle. Ce n’était pas quelque chose qui arrivait tous les soirs. Et ce n’était pas comme si… Pas comme si nous n’aurions pas pu le prévoir. Nous étions dans une bulle. Et dans un monde different. Nous étions si différentes elle et moi, et si similaires dans nos errances ? Je ne l’aurais jamais imaginé si douce, et tandis qu’elle posait sa veste sur mes épaules, comme l’aurait fait une amante dans les rèves d’une romantique, je me blottissais un peu plus.   «  tack. »   Merci. Je revenais parfois à ma langue natale. Je revenais parfois à ce Suedois que j’aimais et haïssais à la fois. Que se passait il ? Qu’arrivait il ?

    Sa veste était douce, et son étreinte aussi. Ce qui ne m’empêchait pas de plaisanter. J’étais Luka, je ne changerais pas, et ce même pas pour les yeux d’une assassine au regard clair… ? Ou peut être que si ? L’amour. Ca faisait faire des choses étranges, mais je ne l’aimais pas n’est ce pas ? On ne pouvait pas aimer à la deuxième rencontre. Pas même si…   Va savoir. Beaucoup de choses ne se disaient pas, ou se disaient avec nos yeux, avec ses mains dans les miennes, avec la chaleur de sa peau froide contre ma peau parfois tremblante.  

       «  Je ne veux pas que tu change. »

    Mon regard se planta dans le sien, et je bougeais un peu sur le canapé, la repoussant doucement, de manière a lui faire face. Droite. D’egale à égale. Les yeux plantés dans les siens.    «  Je t… Je me suis attachée à toi, alors que tu voulais me faire peur; peut être me torturer. Comment pourrais-je vouloir que tu change ? Si je te demandais ça, ça serait… un manque d’affection à ton égard. Ca serait… Loin de la sincérité de ce que je peux ressentir. »  Les mots. Les mots étaient ma drogue, et j’avais cette capacité à les manière comme si ils étaient naturels. Bien que ce ne soit pas ma langue de base. Bien que ce ne soit pas si naturel finalement. Mais ça venait et c’était beau non ?    «  Jamais je ne voudrais que tu change. » Comprends ce que je veux te dire. Comprends ce que je ressens pour toi ? Comprends moi Aliénor. Je tiens à toi. Et je…

    Et je serrais doucement sa main.      «  Du är Fin. Tu es belle. » Un leger sourire. La joie d’une soirée… Qui ne toucherait jamais vraiment à sa fin peut être ?

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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Mar 18 Mar - 22:50


Je me livre en Aveugle au destin qui m'entraîne
C´est une ville que je connais Une chanson que je chantais. Y a du sang sur le trottoir...

Luka... Crois-tu qu'une histoire commence comme ça ? Crois-tu que les histoires se ressemblent toutes ? Crois-tu que... ? Et si j'ai le soleil dans les yeux, à quoi bon baisser le regard. A quoi bon ne pas le regarder. Je restais là, à me demander, pourquoi, pour qui ouvrir les yeux. Luka m'a éveillée. Des baisers enflammés, des étreintes trop brèves, des caresses pas osées. Luka. Qu'as-tu fait de moi. Tack... ? Je suis désolée, je ne parle pas cette langue. Je ne parle que l'anglais et le français. Je parle aussi le mangemort, le langage de la baguette, la violence et la haine. Mais je ne parle pas cette langue. Elle ne voulait pas. Changer... ? Au fond, ça n'existe pas. On ne change pas vraiment. Jamais. On reste... On demeure... Se meurt. De haine ou d'amour. Qu'est-ce qui est le plus fort en moi ? Je crois que c'est Luka. Luka emporte le reste. Autant en emporte la chouquette. Nos regards sont croisés, et doucement, je la sens me repousser un rien, pour se placer face à moi.

Pour toi j'aurais peut être pu... Evoluer. Ne pas... Rester aussi mauvaise. De toute façon, quand je suis avec toi, je suis capable de tout. Je pourrais devenir un prince ou quelque chose dans le genre. Je crois que les filles aiment bien ce genre d'histoires. Mais peut être pas elle. Elle, elle est différente. Elle, elle est... Luka. Elle est... Mienne. Je crois... ? J'espère.

« Peut-être que tu m'aimes comme je suis. » Murmurais-je à son oreille. « Mais peut-être que tu ne réalises pas ce que je suis capable de faire. » Je n'essayais pas de lui faire peur, de la repousser, ou... Mais je voulais. En fait je ne savais pas ce que je voulais. J'étais l'éternelle indécise. L'éternelle insatisfaite. L'éternelle amoureuse qui ne savait pas aimer. Aimer au fond, ce n'est rien de plus qu'apprendre à ramer. Rien de plus. Rien de moins. Doucement, je m'approche d'elle, la prenant dans mes bras, enlaçant le bonheur, je crois qu'il est tout près. Je voudrais que tu me comprennes aussi.

« Toi aussi. » Toi aussi, tu es belle. Je pourrais te le dire en français, mais ça ne ferait aucune différence. Je pourrais te le dire en toutes les langues que tu voudras, les mots resteront les mêmes. Gravés pour toujours. Dans nos pierres, dans nos coeurs, dans la pierre de mon coeur. Dans nos vies à jamais. Je crois que je t'aime Luka. Mais je ne t'aime pas parce que tu es belle. Au passage... Tu es belle. Moi je t'aime parce que... Parce que je m'appelle ALiénor et que tu es Luka ? Parce qu'Aliénor aimera toujours Luka. Au final, c'est peut être écrit dans nos destins. C'est peut être... Déjà commencé.

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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Mer 19 Mar - 21:47

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    Revenir au Suedois était un mécanisme de défense. Et pourtant je n’étais pas menacée. Disons que c’était plutôt un mécanisme quand je me retrouvais perdue. Au milieu des sentiments. C’était complexe d’aimer. Enfin, est ce qu’on pouvait vraiment dire que j’aimais? Est ce qu’on était sérieux à 17 ans, quand on avait la plus belle femme du monde en face de soi, et qu’elle nous aimait bien ? Qu’elle tenait à nous ? Est ce qu’on était sérieux quand… ? Oh, ça n’avait pas d’importance, elle était belle, elle était la, et j’esquissais un sourire, peut être un peu triste à ses mots.

    «  Ou peut être que la parfaite petite Luka, héros du bien et des opprimés est attirée par ta noirceur. J’aurais de quoi en écrire des romans par centaines, et noircir de mots tous mes cahiers. » Pardonnez moi. Je m’emballe.

    Et je lui disais qu’elle était belle. Parce que c’était le cas. Et tant pis pour le Suedois. J’expliquais. Je le disais après. Moi je n’étais pas belle, je ne me trouvais pas comme ça. Il y’avait mes yeux, c’était le plus important… Et doucement , j’appuyais ma tête contre son épaule.

    «  Peut être. Peut être que je devrais retourner à Poudlard pour la nuit. Ils risquent de se demander où je suis… » Je suis préfète en chef moi. J’aimerais avoir des Parents fiers, mais ma figure d’autorité s’en balance. J’aimerais être a la hauteur, mais il n’y’a pas de hauteur, je suis un électron libre et perdue…. Je restais la. Et finalement peut être que j’espérais qu’elle me retienne. Qu’elle me dise juste «  reste » ça ferait ma nuit.

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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Dim 23 Mar - 2:25


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La noirceur... La noirceur d'âme, de coeur, de larmes... Que sais-tu d'elle, Luka. Que sais-tu... Des plus simples choses. Que sais-tu du... Je suis sûre que tu me comprends. Au fond, tu as été la seule... La seule à avoir vu qui j'étais avant de me parler. Tu as su... Dévoiler quelque chose en moi, quelque chose que je n'étais pas prête à faire voir. Un truc qui devait... Ressembler à un coeur. Ou à un morceau d'espoir. Des trucs comme ça. Peut-être. Peut-être aussi que si tu noircis de mots tous tes cahiers, en écrivant mon nom en haut de toutes les pages, ça voudra dire que tu tiens à moi. Parce qu'on écrit... Sur ce qu'on aime. Sur ce qui pose un peu problème. Contrairement à ce que l'on dit. Contrairement à ce que l'on pense. Est-ce que les coeurs des mangemorts sont différents de ceux des autres ? Peut-être ont-ils une forme spéciale, une couleur particulière... Un trou au milieu, ou je ne sais quoi. Ou alors ils sont juste... Profondément creux, profondément vides. Profondément... Inhumains. Alors qu'au final, si on cherche bien, on finit par trouver... Un bout d'or. Ou un bout d'os. C'est selon les personnes.

« La noirceur... » Je répétais ses mots. Je faisais écho à sa voix. Mais comprends-tu, Luka, que si quelqu'un savait que tu me fréquentais, ça irait mal pour toi ? Sais-tu qu'aimer c'est un crime aux yeux de ceux qui... Non. Aimer c'est beau. C'est pur. C'est un acte... Presque noble. C'est m'aimer, qui est mal. Parce que je ne suis pas appréciée dans le monde réel. Le monde... Gentil. Le monde normal.

« Si tu as envie de partir, tu peux partir... Si tu te fais disputer par... Je ne veux pas que tu aies d'ennuis par ma faute. » Ma douceur est telle que je ne me reconnais pas. Je n'avais jamais été aussi... Tendre. Je n'avais jamais offert mes mains à caresser, mes joues à embrasser... Mes lèvres à effleurer. Je n'avais jamais... Connu les plus simples choses. Et pourtant, aujourd'hui, j'aimais. J'aimais comme... Quelqu'un de bien. Ce que je n'étais pas. Mais avec elle, Luka, avec elle, je me sentais devenir quelqu'un de bien. Je me sentais devenir une autre. Différente de moi. Un sentiment nouveau, une haine qui s'estompe petit à petit, une trop grande passion qui naît et qui prend une place immense. La place du reste, la place du coeur. Elle transformait mon âme, elle modifiait mon coeur. Mon ADN. Parce qu'elle m'aimait un peu, je crois, et je crois aussi... Qu'elle m'aimait d'amour.

« Mais si tu attends de moi le mot qui te ferait rester près de moi... » Je n'oserais pas... Est-ce que je peux oser ? Ai-je le droit de dire ça ? Je ne te connais pas assez. Tu ne sais pas vraiment qui je suis ou ce que je fais. Est-ce que ça se fait de... ?  « Ne me quitte pas. » Ce sont quatre mots. Ce sont les quatre plus beaux mots qui existent au monde. Ou presque. Parce que le plus beau de tous, il ne sortira pas facilement. Je ne l'ai jamais dit. Eris aurait pu l'entendre, mais elle est morte avant. Et c'est moi qui l'ai tuée. Tout ça parce qu'elle m'aimait. Mais toi Luka, toi c'est pas pareil. Toi je t'...

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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Dim 23 Mar - 11:59

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     «  Je reste. » L’amatrice de grands discours que j’étais, savait aussi parfois se résoudre à de simples phrases. «  Ne me quitte pas. » c’était comme une chanson triste, d’amants qui ne voudraient jamais se séparer. «  Ne me quitte pas. » Je pourrais lui dire, mais ma trop grande fierté se mêlait de ce qui ne la regardait pas. «  Ne me quitte pas. » Mais c’était trop tard ? Ou bien ça ne le serait peut être jamais. On s’en fichait peut être. L’essentiel n’était il pas que je reste ici. Avec toi. Avec elle. L’essentiel n’était il pas que je sois la et que ce soit suffisant.  «  Je me débrouillerais pour ne pas avoir d’ennuis. Ce n’est pas comme si quelqu’un allait vraiment s’inquiéter. » …. Mensonge. Un petit mensonge cependant ne tuait jamais. Ce n’était rien qu’une nuit. Demain dés l’aube je serais de retour dans les couloirs du château. Guere reposée peut être. Une histoire inventée d’un animal récalcitrant coincé dans le saule cogneur. Quelque chose d’héroïque peut être. La vie de Luka. C’était beau de savoir écrire, de savoir parler « bien » ; et bien - parler aussi. On s’inventait des vies pour n’avoir que peu de soucis. On s’inventait des vies pour vivre aussi tout simplement.

    J’attrapais sa main, jouais distraitement avec ses longs doigts fins, et je souriais. Vaguement. Comme un sourire qui sortait après la pluie. Un rayon de soleil perdu au milieu des fous. Au milieu du flou. Et le silence, qui se fit. Pesant comme toujours. Lourd et gênant. Ou peut être salvateur. Le silence m’effrayait. Il était annonciateur de désastres. Comme… Je ne sais pas. J’étais une gamine traumatisée. Une enfant trop réfléchie. J’avais muri trop vite et j’étais une adulte qui n’avait que 17 ans. J’étais légèrement perdue. Et je savais une chose. Je ne voulais pas partir.

    «  Parle moi un peu de toi ? Pourquoi es tu devenu mangemort ? Pourquoi cette marque, tache t’elle ton bras ? »

    J’aurais pu moi aussi. Ou du moins je pourrais être une apprenti. Mes parents auraient été tellement heureux… et doucement, je laissais mes doigts courir autour du tatouage sur son bras. Sans le toucher, sans l’effleurer. Juste à coté. Parce que je savais qu’il était la. Et qu’il ne partirait malheureusement jamais.

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but like a stone I'm falling down
Stained, looking at my hands, I talk wit these lines. It's not the answer. I'm crying and now I know looking the sky I search for an answer. So free, free to be. I'm not another liar, I just want to be myself.  I know I live...but like a stone I'm falling down And now the beat inside of me is a sort of a cold breeze, and I've never any feeling inside. Around me.. I know I live...but like a stone I'm falling down (c) badwolf



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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Jeu 27 Mar - 1:36


Je me livre en Aveugle au destin qui m'entraîne
Rester. Qu'elle reste, au fond, c'était ce que j'espérais, secrètement, depuis la première seconde de la soirée. Au premier pas, à la première minute, au premier instant où mes yeux l'avaient croisée. Je ne souhaitais que ça. Qu'elle. Que son bonheur. Mais je ne voulais pas qu'elle se fasse remonter les bretelles par un surveillant de Poudlard ou je ne sais quoi. Je les connais moi, les surveillants de là bas. Je les ai... Connus. « Moi, je m'inquièterais. Je m'inquièterai toujours. » Tout ça parce que... Je t'aime. On s'inquiète vite quand on aime. Gentiment, je lui prenais la main, la serrant entre mes doigts, plongeant mes yeux dans le gris de son regard. L'instant est parfait. Rien n'aurait pu se passer mieux. Enfin. Si. J'aurais pu l'emmener dîner dans un de ces bons restaurants où le vin coule à flot et où le repas a la réputation d'être un délice pour les papilles. J'aurais pu lui prêter ma veste dans la rue, bien avant qu'elle ait froid. Parce qu'en fait, je pourrais le deviner facilement. Parce que quand on aime, on remarque ces choses-là.

J'aurais pu aussi... Etre différente. Plus gentille. Plus... Douce. Pourtant je fais des efforts tu sais. Je fais tout ce que je peux pour être la plus tendre possible. Et j'espère que je réussis. En tout cas, j'espère que ça te suffit. Parce que je ne pourrai pas faire mieux. Je ne pourrai pas faire plus. Je ne peux pas t'offrir davantage. C'est ainsi, et cela sera toujours.

Une question qui tombe. La deuxième de la soirée. Pourquoi.... ? « Je ne sais pas. J'imagine que quand on... a beaucoup souffert dans sa vie, il ne reste au fond du coeur que du concentré de haine. Avec le temps, il n'y'a plus une once de bonté. Même si... Je pense ne pas être... Méchante, avec toi. » Je ne répondais pas vraiment. Mais je ne pouvais pas tout lui dire. Pas maintenant. Pas comme ça. Et pas ce soir. J'avais aimé, je crois, bien avant elle, et bien avant de devenir... Ce que j'étais maintenant. Je pouvais essayer d'expliquer, de faire des schémas ou des plans. Mais je pense qu'il n'y'a pas de mots à mettre là-dessus. La haine mange tout l'espace. C'est quelque chose... De palpable. On la touche. On la frôle. On l'embrasse. Parce qu'elle est là, en moi. Depuis beaucoup d'années. Et ce... Pourquoi, comme elle me demandait. Ce pourquoi n'existait pas vraiment. Une enfance malheureuse, une mère qui me délaisse. Une tante qu'on tue. Des regards qui me fuient. J'effrayais tout le monde à l'époque, pourtant je n'étais qu'une enfant. Et puis, j'avais tué, pour la première fois, j'avais tué ma meilleure amie, et peut être plus encore. Et je n'avais jamais cessé depuis ce jour maudit. Jamais cessé.

« Finalement, ... Ca arrive assez vite. Il suffit... Juste, de dire qu'on est prête. » Prête à tuer. A faire du mal. A être... Parmi eux. A son service. Et puis ce n'est pas désagréable. Je sais qu'au fond de toi, tu aimerais malgré tout que je ne sois pas comme ça. Tu es quelqu'un de bien. Tu auras du mal à m'aimer si tu me vois blesser les autres.

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ses délicatesses mystérieuses m'avaient séduite
que sais-tu de la longue attente Et ne vivre qu'à te nommer Dieu toujours même et différente Et de toi moi seul à blâmer. Que je m'oublie et je demeure Comme le rameur sans ramer Sais-tu ce qu'il est long qu'on meure A s'écouter se consumer.


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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Jeu 27 Mar - 19:42

Je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.

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     “ Moi, je m'inquièterais. Je m'inquièterai toujours. ”  C’est dingue comme parfois seulement quelques mots pouvaient tout vouloir dire. Je m’inquièterai toujours. Combien de fois aurais-je pu rêver d’entendre ces mots, de la part d’autre personnes. Alors oui, bien sur, Alice avait fait de ma vie quelque chose de mieux, Alice s’inquiétait mais ce n’était pas pareil, il n’y’avait pas cette tendresse dans les yeux, il n’y’avait pas comment dire…. ? Cet amour ? Si il s’agissait bien de ça. Ça me rendait toute chose, ça me faisait sourire alors que j’aurais du partir. Ça me donnait envie d’embrasser la jolie fille en face de moi, et de lui promettre la lune. Et douée comme j’étais, peut être aurais-je pu la recréer ?  J’aurais même pu inventer un sort pour qu’elle ait une lune de poche, ou quelque chose comme ça… Non, je m’égarais, il n’était pas question de ça, il n’était question que de nous.   Il y’avait un nous.

     «  Et tu sera probablement bien la seule à t’inquiéter pour moi. »  C’était une réflexion assez triste, mais tellement réaliste. Enfin, ça ne me rendait pas triste, c’était juste… recevant. De la part du monde, et de la part des gens. Et peut être que c’était faux. Peut être que dans ma carapace je m’étais convaincue de ça. Rien n’avait d’importance. Je laissais échapper un las soupir. «  Je trouverais une histoire, une excuse. » N’épiloguons plus la dessus s’il te plait. Parle moi de toi ?

    Et c’était ce que je faisais. Je lui posais une question, et j’experimentais un frisson, blottie dans sa veste douce que je ne lâcherais plus jamais. Le silence et ses mots. De bien vagues excuses. Ce n’était parce que l’on souffrait que l’on infligeait volontiers la souffrance… Ou peut être que si ? Une boule amère montait en moi alors que je réalisais que c’était peut être ça. Que les chemins tout tracés de nos jeunesses finissaient peut être par éclore sur des choses pareilles. Fille de mages noirs ayant bien trop souffert en seulement dix-sept-années, deviendrais-je comme eux ? Infligerais-je le mal parce que je l’avais dans le sang… ? «  Je suppose oui, que c’est comme ça. » Un murmure, juste pour briser le silence, tandis que mes doigts arrêtaient de bouger sur son bras.   Je devrais la haïr.

    Mais ça n’était pas le cas.

    Le silence se fit encore, et a son terme, tandis que seules les branches crépitaient dans le foyer, je reprenais la parole, de ma voix éraillée.  «  Je pense qu’il y’a peut être encore du bon en toi…  A vrai dire, je m’en fiche, ce n’est pas parce que tu es marraine la bonne fée, ou parce que tu es le diable que je me suis… attachée à toi ? Tu es juste la. Tu es toi… Et c’est toi qui me plait. C’est tout ce qui compte. »  Et voila que l’oratrice rougissait. Je n’avais pas l’habitude de parler comme ça. Je ne… Doucement je posais ma tête sur son épaule. Un mot ne sortait pas, mais il était la, entre nous. Je le savais. «  Je sais ce que c’est tu sais, de souffrir. »


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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Ven 28 Mar - 13:00


Je me livre en Aveugle au destin qui m'entraîne
Je lui offrirai tout. Tout est pour elle. Les larmes glacées, l'or autour du cou. Les diamants, les bijoux. Ma vie, Luka, si tu m'aimes. Dans mon coeur effrayé d'aimer, un reste d'amour, quelque chose que je lui donne. Tout, je lui dis. Pour elle, je pourrais... Devenir quelqu'un d'autre. Devenir quelqu'un de bien. Mais elle m'aime comme je suis. Elle aime Aliénor, la sombre et furieuse Aliénor. Celle qui tue. Celle qui blesse. Celle qui aime. Pour elle, j'inventerais de ces mots qui n'existent pas, ces mots qui voudraient dire des Je t'aime doux comme le miel des abeilles. Luka, Luka, t'en vas pas. Pour elle, je grimperais dans le ciel, pour apprendre les musiques de là haut, celles que jouent les dieux et les anges. Mais moi, je ne crois pas que l'amour soit aussi facile. Rien n'est facile sur terre. Les sentiments sont les pires. Mais ils font tellement de bien. Parfois du mal aussi. Mais c'est la règle du jeu. On souffre à perdre la raison. On souffre à vouloir mourir. Et au fond, ... Ce n'est pas désagréable à ressentir.

S'inquiéter... C'est la première fois que je fais ça. M'inquiéter. Me faire du mauvais sang, pour... Quelqu'un que j'aimerais. Quelqu'un que j'aime. Quelqu'un qui m'est cher. Luka compte plus que tout dans ma vie, plus que la musique des dieux, plus que le sang qui coule, plus que le miel des abeilles. Parce qu'elle est tout ce que j'ai, tout ce qu'il me reste. Tout ce qui a un sens et aucun à la fois. Elle est... Ce que je suis, en mieux je crois. Luka, c'est... Une fille que j'ai croisée, une fille que j'ai embrassée, celle qui partage mon affection, qui peuple mes nuits, qui a envahit mon coeur. Douce invasion. Elle a planté ses drapeaux en moi, et c'est pour toujours.

« Je te plais ? » Je venais de parler, un murmure dans l'obscurité, parce que ce qu'elle avait dit avait éveillé quelque chose. Je comprenais les mots. Je comprenais la phrase. Mais cette étrange formulation. Tu me plais. Je l'avais entendu, déjà, souvent aussi. Je l'avais entendue... Mais je ne l'avais jamais écoutée comme maintenant. Je sentais que je rougissais. Je devenais une Aliénor rouge. Mais je crois que je souris un peu, parce que c'est plus fort que moi et que je ne me contrôle pas. Tu me plais aussi. Tu es... Ce que j'aime et ce que j'aurais aimé être. Si tu savais comme tu es...

« J'aimerais t'empêcher de souffrir. » Elle posait sa tête contre mon épaule, et doucement je plaquais une main contre sa joue, en déposant un doux baiser sur son front blanc. Je pourrais te bercer, te conter une histoire, mon histoire si tu veux. Je pourrais te chanter une chanson douce, un sentiment ou des paroles insensées. Mais je ne pourrais pas t'empêcher de souffrir. Parce qu'au final, je sais très bien que personne ne pourra jamais faire ça. On ne peut pas éviter d'avoir mal. Sur ma joue roule une larme. Une de celles que j'ai retenue pendant des années avant Luka. Je suis juste un peu triste.

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MessageSujet: Re: (alika) + je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.   Sam 29 Mar - 13:50

Je me livre en aveugle au destin qui m'entraine.

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    Et parfois Luka il faudrait tout simplement te taire. Trop de paroles s’écoulaient entre nous. Trop de mots. Trop d’actes aussi, qui faisaient que… J’en avais trop dit peut être ? Et pourtant une fois que les mots étaient libérés on ne pouvait pas faire grand chose pour les retenir. Ils étaient la. Ils demeuraient. Et elle les avait bien entendu. Avait elle aussi entendu ceux que je ne savais pas dire ? Avait elle aussi entendu… ? Qu’importait.

    «  A qui ne plairais tu pas ? »  Et en effet il faudrait être fou pour ne pas apprécier ses courbes et son regard. Pour ne pas apprécier l’harmonie de son corps. Elle était parfaite. Exception faite de ce tatouage sur son bras blafard. Cette marque qui la liait a quelqu’un d’autre que moi. Fragments de jalousie… .? Elle était parfaite. Son regard m’envoutait, ses joues légèrement creusées me donnaient envie de les embrasser, et je ne parlais meme pas de ses lèvres parfaites. Douces. Rosées…. «  Disons que tu es esthétiquement appréciable. » Voir même plus que ça. Je souriais un peu. «  Et il n’y’a pas que ton esthétique; enfin je veux dire… Je t’apprécie ? »   Je t’aime en fait. Mais il était trop tôt pour dire ça. Il était trop tôt pour beaucoup et je ne savais meme pas vraiment le dire. Ce n’étaient pas des mots que je disais souvent. Qu’importait ?

    Je souriais doucement à travers les réminiscences du passé, tandis que je restais blottie contre elle… Tandis qu’elle me disait les mots que j’aurais tant voulu entendre dans ma vie. Peut être… Peut être qu’au fond j’avis besoin d’elle, plus que je n’aurais pu l’imaginer.   «  Je sais, je sais que si c’était faisable tu le ferais. Je me sens bien avec toi. » Un sourire. Maigre, mais un sourire quand même, et je relevais la tête vers elle, peu surprise d’y trouver une larme. Je ressentais sa… tristesse ? Je sentais les larmes des autres avant même qu’ils ne les relâchent. «  Pourquoi pleures tu ? »  Au fond on se connaissait a peine, il y’avait tant de choses à se dire. Tant de choses à se conter.

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