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 Une surprise peut en cacher une autre

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Gallions : 1434
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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Jeu 17 Mar - 22:42


 

 

 
Une surprise peut en cacher une autre.

 



Le silence. Ce ne fut au départ la seule et unique chose qu'entendit la jeune femme, debout contre la rambarde, le nez au vent alors que la douce brise nocturne lui balayait le visage. IL y avait bien du bruit, mais comme lointain, en contrebas, ou restait-il peut-être un peu de musique en arrière plan ? Elle n'écoutait pas, et n'y prêtait sincèrement pas la moindre attention. C'était une belle soirée, mais pour diriger tout cela rien ne valait mieux qu'un bon bol d'air frais. Après tout, ce n'était pas tous les jours qu'elle pouvait profiter d'une telle ville, peut-être serait-ce bien là la première et dernière fois qu'elle foulait ce sol ?
Mais ce moment ne pouvait pas durer éternellement et il eut bien un moment où la fraicheur de la nuit se rappela à elle, la sortant lentement de son rêve éveillé alors qu'elle jetait un oeil autour d'elle, cherchant d'abord étonnée de ne pas le voir près d'elle, son cavalier qui, déjà assis, ne semblait pas l'avoir trop attendu avant de s'installer.
Remettant d'un discret geste son étole en place avant de s'avancer vers les deux hommes, s'asseyant à leur table sans plus attendre.

D'ailleurs, elle ne tardit pas avant de demander à nouveau des informations sur les gens qu'étaient ses parents, c'était bien légitime après tout, alors elle ne s'en gênait pas. Et puis, Ludovic pouvait bien savoir, bien sûr à base de cela il lui aurait été plus facile de découvrir quel était le passé sulfureux de la jeune femme, mais elle était fatiguée de lutter, surtout ce soir et en de telles conditions. Alors elle la jouait franc jeu, et tant pis si cela lui retombait dessus.

Oswin écouta attentivement ce que l'ancien Ministre lui expliqua, la bouche légèrement entrouverte et le regard fixe, comme si elle était elle même réellement passionnée par ce qu'il lui racontait même si son visage ne semblait pas particulièrement joyeux. Un homme bavard et sous tension... Cela lui paraissait étrange, non pas parce que c'était dur à croire ou totalement en désaccord avec celui qui fut son père, mais surtout car dans ses souvenirs, il était à la maison des plus prévenants, calmes et de bonne humeur. Après, le domaine professionnel pouvait vous changer un homme, ou une femme, elle était bien placée pour le savoir, mais voir ces personnages prendre un peu plus d'ampleur à ses yeux était un petit manège des plus rafraichissants.
Un sourire en coin avait étiré les lèvres de la jeune femme tandis qu'elle avait à nouveau le regard dans le vide, Ludovic reprit alors la parole, posant une question des plus intéressée qui sorti la brune de ses pensées, relevant la tête vers le paternel même si, à cette question, elle connaissait déjà la réponse.
Ainsi, lui aussi s'intéressait à ses parents ? Que voulait-il savoir au juste ? Et puis, à quoi cela l'apportait d'apprendre qu'ils étaient aussi Aurors qu'elle ? Et sans même qu'elle ne le veuille, une once de soupçon se réveilla dans le coeur de la brune qui s'en voulu immédiatement. Mais ce genre de choses étaient plus fortes qu'elle, et elle n'y pouvait décidemment rien.
S'absentant quelques secondes à peine, comme honteuse, du moins jusqu'à ce que Descremps Senior ne parle de sa mère et surtout, surtout, de l'idée de leur avoir proposé de se réfugier avec eux, dans la même maison où Ludovic avait du passer une partie de son enfance. Un sourire plus franc s'affichant soudainement sur son visage, l'Auror se mordit les lèvres clairement surprise par cette situation des plus incroyables, mais elle ne fut apparemment pas la seule car son collègue lui aussi sembla perturbé, estomaqué même, de cette étrange possibilité. Mais à peine eut-il le temps de s'étonner que son père le réprimanda déjà, continuant sur sa lancée en parlant cette fois de la mort des Oswin, ce qui étrangement ne sembla pas tant refroidir la jeune femme que cela même si, avouons le, son sourire s'amoindrit quelque peu.

-Oui, cela fait plusieurs années maintenant qu'ils sont morts, il faut dire que suite à cet évènement personne n'a prit trop le temps de s'occuper des démarches.

Cela pouvait ne pas paraître importants aux yeux de nombres de personnes, mais pour la jeune femme, ça l'était bien plus que bien d'autres choses. Et un point qu'elle regrettait particulièrement était le simple fait que jamais ils ne furent enterrés. Ni tombe, ni plaque mémorielle, rien qui ne puisse lui rappeler leur existence, et elle s'en trouvait forcée depuis des années de se recueillir face à une pierre sans valeur, si ce n'est l'endroit où elle se trouvait. Un endroit qui, autrefois, leur tenait tous à coeur...

-C'est drôle, je suis revenue plusieurs fois dans notre ancienne maison, je pense qu'à présent il ne doit plus rien rester mais au fil des années et des sortilèges qui s'éteignaient, j'ai retrouvé des dossiers qui m'ont fait en quelques sortes suivre leurs exploits et projets durant la guerre. Je craignais que l'image que je me faisais d'eux était trop faussée mais j'avoue... Que je suis plutôt rassurée d'apprendre que ce n'était pas tant le cas.

Elle coula un regard vers l'enseignant à ses côtés, s'humectant les lèvres avant de reprendre un peu plus légère :

-Mais si je m'attendais à ça... Que j'ai faillit naître dans la maison où se trouvait notre cher Ludovic... Et bien ! C'est... Assez étonnant !

Elle secoua légèrement la tête, se passant une main dans les cheveux en tentant de réfréner son sourire qu'elle jugeait inadapté même si très sincèrement plus adorable qu'autre chose. Qu'est-ce que cela aurait été si c'était réellement arrivé ? Allez savoir, mais quelque part, elle préfèrait ne pas en savoir plus ! Oswin fini par redresser la tête, prenant un profonde inspiration avant de reprendre, relançant une nouvelle fois le sujet mené à présent :

-Mais donc... Mes parents connaissaient... Ludovic ? Ma parole... j'ai du mal à y croire...!



 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Ven 18 Mar - 16:59




Une surprise peut en cacher une autre
Une surprise peut en cacher une autre

Alors que Ludovic écoutait naturellement le point de vue de l'un et de l'autre de ses voisins, son père, lui, semblait toujours conserver ce détachement qui lui était propre lors de diners d'affaires, mais si son comportement aurait pu vexer le fils à une certaine époque, il y avait longtemps maintenant que le jeune français n'y faisait plus attention. Parler avec son père relevait d'un exercice fort épuisant où l'on vous toisait et évaluait qui que vous soyez ; un petit jeu auquel il n'avait pas envie de se prêter ce soir-là.

Cela m'étonne, reprit Jacques. Pour les funérailles ainsi que pour les documents. Il me semble que c'était une des tantes de votre père qui s'est chargée de régler la partie administrative. On m'a toujours dis qu'ils avaient été rapatriés dans le pays d'origine de votre père. Vos parents étaient de plus des personnes très professionnelles, je ne penses pas qu'ils auraient pris le risque de ramener certains des dossiers confidentiels sur lesquels ils ont pu travailler. Enfin, tout le monde fait des erreurs lorsque le travail devient trop prenant, ajouta-t-il en adressant un regard entendu à son fils qui lui rendit un fin sourire en coin avant de baisser une seconde les yeux l'air pensif. En tous cas, reprit l'ancien ministre, il est vrai qu'ils ont accomplis beaucoup de choses durant la guerre, rien que votre mère a dut faire plus que bien des personnes. Elle s'occupait des réfugiés voyez-vous, elle les aidait à franchir la frontière en leur fournissant de faux papiers et en les guidant sur une partie de la route. On pourrait presque dire que cette guerre a eut son côté bénéfique dans le sens où elle a poussé sorciers et... non-sorciers à s'entre-aider.

Ludovic afficha un sourire beaucoup plus satisfait avant de poser sa question puis de s'étonner en apprenant l'impossible probabilité qu'il ait pu être dans la même maison qu'Oswin sans le savoir. La surveillante semblait d'ailleurs aussi incrédule que lui, le cachant certes mieux, mais se représentant sans doute aussi bien que lui le nombres incalculable d'incohérences qui auraient marqué l'univers s'il en avait été ainsi.

Je ne vous le fait pas dire, approuva l'échevelé alors que la jeune femme venait de qualifier cette aberration d'étonnante. Vous imaginez ? ajouta-t-il en tournant la tête vers la française. On aurait pu ne jamais se recroiser après ça.

La conclusion était un peu hâtive, mais la surprise ne lui avait pas laissé le temps de développer son raisonnement. Néanmoins, il se tenait si l'on savait que l'échevelé n'avait pratiquement jamais revu tous les amis qu'il avait pu se faire avant de quitter Beauxbâtons de la manière imprévue et précipitée qu'on lui connaissait. Que la jeune femme naisse dans l'endroit où il avait vécu aurait signifié que leurs parents se seraient sans doutes revus et que les deux jeunes gens se seraient sans doute connus, voir seraient devenus amis. Or, comme pour la totalité de ses amis, la revoir aurait été courir le risque qu'elle remarque la différence entre avant et après la legilimencie, pose des questions et finisse par le mettre dans cette situation embarrassante d'y donner une explication. Un risque qu'il n'avait jamais voulu courir et qui lui avait valut de perdre certaines des personnes en qui il avait le plus tenu.

Alors que le français tentait de prendre conscience de toute l'étendue du paradoxe qu'il venait d'éviter, un discret coup de pied le heurta sous la table, lui faisant tourner la tête en direction de son père qui ne fit même pas mine de le regarder. Le message passa pourtant et le brun se racla légèrement la gorge. Il se montrait trop imprudent. La cause en étant peut-être cette soirée si douce qui semblait propice au relâchement.

— Je veux dire... expliqua-t-il en se tournant vers la brune. J'ai perdu de vue beaucoup des personnes que je connaissait à Paris, une... fâcheuse tendance à les user. Si vous étiez née chez moi vous auriez pu en faire partie. Il marqua un arrêt, réfléchissant à une autre possibilité. Ou alors on... commença-t-il avant de couler un regard vers son père qui semblait s'impatienter. Oui, non, laissez tomber.

Il fit de son mieux pour se faire de nouveau discret, suivant le reste de la conversation sans rien ajouter alors qu'Oswin soulevait une nouvelle coïncidence incroyable. Lui ? Connaitre ses parents ?

Et oui, répondit monsieur Descremps sans lui laisser le temps d'avaler la nouvelle avant de continuer. Même très bien je dirais. Votre père surtout. Ludovic passait souvent me voir au ministère quand il était jeune, sa mère commençait à lancer sa boutique aussi n'avait-elle pas trop le temps de s'en occuper. Surtout que lorsqu'il a commencé à développer ses pouvoirs il n'arrivait pas à les gérer c'était intenable. Il faisait exploser tous les vases sur un kilomètre à la ronde qu'il soit content ou malheureux. Sa mère n'arrêtait pas de s'en arracher les cheveux. L'échevelé tourna la tête vers le barbu, ouvrant la bouche pour protester alors que l'autre continuait. Enfin, toujours est-il qu'elle préférait qu'il reste du côté sorcier le temps que tout ça se calme et je dois dire que ça a plutôt bien marché. Malheureusement, ça n'a pas été de l'avis de beaucoup de mes collègues. Même si Ludovic provoquait moins de catastrophes magiques il a toujours été incroyablement doué pour semer le désordre. Je ne compte plus le nombre de fois où votre père me l'a ramené après qu'il ait détraqué les ascenseurs du ministère ou saccagé les couloirs en mettant de la boue partout.

Mais, c'est faux ! protesta le maigrichon, sa voix grimpant légèrement dans les aiguë alors qu'il se souvenait vaguement de s'être retrouvé coincé dans un ascenseur.

Non je t'assure. Tu t'étais mis en tête de faire des expériences avec de la boue pour... le sorcier fouilla un instant dans sa mémoire. Pour voir si la constitution du sol influençait la performance magique.

Quoi ? s'étonna le brun en haussant un sourcil alors qu'une petite partie de son esprit mourrait d'envie de connaitre le résultat de ses recherches.

Et encore, poursuivit le sorcier en se tournant de nouveau vers Oswin. Vous n'imaginez pas ce que ça a donné quand votre frère et lui se sont rencontrés. On a bien cru qu'il allait démolir le bâtiment.

Hein ? Mais... protesta encore l'échevelé devenu beaucoup plus pâle alors qu'il prenait de plus en plus conscience de l'incroyable chute libre que faisait sa réputation.

Mais si je t'assure, insista son père. Tu ne supportait pas qu'il soit plus calé que toi en sorciers célèbres. Une fois votre père les a trouvé en train de se battre dans une fontaine, poursuivit-il en se tournant de nouveau vers Oswin. Il me les a ramené en les tirant par le col et Ludovic n'arrêtait pas d'essayer de griffer votre frère en répétant que s'il devait y avoir un seul explorateur connu sur cette terre ce serait lui.

Mais... bafouilla l'échevelé.

Tu ne t'en rappelle pas ? s'étonna son père, l'air à la fois amusé et surpris. Un petit garçon aux cheveux clairs, un peu plus grand que toi, fit-il encore en essayant de raviver la mémoire de Ludovic qui se contentait de secouer la tête à la négative. Il n'arrêtait pas de suivre ses parents partout pour leur poser des questions. Oh... fit-il, visiblement déçu. Tu te souviens de Friedrich quand même ? Brun, moustachu... Un peu dégarni... fit encore le barbu en esquissant des doigts deux courbes invisibles au-dessus de sa propre lèvre. Tu l'appelait Raseur. Ludovic secoua de nouveau la tête l'air soupçonneux, persuadé que son père inventait au fur et à mesure uniquement pour l'enfoncer. Non ? poursuivit ce dernier. Oh c'est dommage. Je crois que votre père l'aimait bien, fit-il encore en se tournant une dernière fois vers Oswin. Il faut dire qu'ils avaient un peu le même caractère... Aventureux et susceptible.

Comme pour lui donner raison, Ludovic leva les yeux au ciel avant de se tourner à son tour vers la jeune femme, la voix toujours étranglée par l'incrédulité.

Ne me dites pas que vous le croyez quand même.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Sam 19 Mar - 1:14


 

 

 
Une surprise peut en cacher une autre.

 



Jacques Descremps ne manqua pas de faire remarquer les quelques incohérences qui parcouraient le discours de la jeune femme, mais pourtant, ce n'était pas si faux que cela. L'attaque dans laquelle les Oswin moururent fut à vrai dire des plus violentes, et dans le chaos le terrain fut tout aussi détruit que ceux qui y participèrent : de la terre brûlée. Et dans ce cas là, pas un corps à enterrer. Un quart de ville en cendres, c'était là tout ce qu'il restait, et étant donné que les Moldus s'étaient trop rapidement accaparé l'affaire, le Ministère avait envoyé quelques Oubliators sur place avant d'enterrer l'affaire, sans plus de compassion. Par la suite, les Aurors survivants revinrent dans les jours qui suivirent, conformément au plan établi qui leur interdisait de rejoindre le Ministère plus tôt, et ils revinrent par vague, même si plusieurs ne furent pas de la partie. Après, que cela soit passé inaperçu ou que des mauvaises langues se soient emparé de la rumeur pour les traiter de fuyard déserteurs en Allemagne n'était pas étonnant, les hommes restaient des hommes, et à cela elle n'y pouvait rien.
Déglutissant en esquissant une faible grimace, un pincement au cœur, Oswin ne fit pourtant pas de commentaires supplémentaires en secouant lentement la tête en attendant la suite.
Le paternel revint alors sur le sujet de leurs activités qui cette fois fit redresser la tête à l'Auror. Oui, elle était au courant des activités de sa mère, d'ailleurs c'était bien grâce à ses anciens contacts qu'elle avait réussit à changer d'identité il y a des années déjà afin de passer inaperçu et survivre jusqu'à présent. Elle l'avait toujours trouvée brave, mais de ce qu'elle en savait ce n'était pas tant la guerre qui l'avait forcée à se lancer dans de telles entreprises. En effet sa mère avait grandi dans une famille d'un sorcier né Moldu et d'une sorcière dévouée, dans un quartier proche des Moldus, et s'était ainsi faite des amis qui eux, souffrirent de la guerre. Ce qu'ils étaient devenus, elle n'en savait rien, mais elle avait trouvé ce qu'elle avait identifié comme les premières fausses cartes de Madame Oswin, et avec quelques recherches avaient retrouvé des photos témoignant de l'amitié qu'elle avait éprouvé avec son premier "client".
Ainsi étaient les vrais héros, pas vrai ? À accomplir de grandes choses sans le vouloir au départ, des victimes du destin dignes de héros de tragédie !

Puis, le sujet dévia sur le fait que les deux collègues auraient pu se croiser... Et de peu. Et les principaux concernés d'ailleurs semblèrent tous deux aussi surpris l'un que l'autre. La réaction du français ne se fit pas attendre, et à vrai dire la brune n'y aurait pas tant prêté attention si, par la suite, il n'avait pas cherché à se justifier sur cette exclamation des plus logiques, car à peine commença-t-il a patauger dans ses arguments que la brune, bien qu'affichant un léger sourire, ne pût s'empêcher de douter un peu plus de la personne de son cavalier. Pourquoi une telle réaction ? Elle comprenait tout à fait, il n'y avait pas besoin de justifier. La prenait-il tant pour une idiote ou lui cachait-il encore des choses ?

Mais la suite, elle, fut bien plus divertissante, car heureusement pour Ludovic, son mère enchaîna avec brio sur un sujet qui semblait bien plus intéressant : les relations entre Ludovic et sa propre famille. Quel âge devait-il avoir ? Cinq, six ans ? Allez savoir, mais tous ces détails étaient si... Adorables que Linda ne pût retenir un sourire et la lueur plus que pétillante sautillant dans son regard. Ainsi, il avait connu son père ainsi que son frère... Son vrai frère. Et son propre père ... L'appréciait ? Cette dernière idée, surtout, resta marquée quelques secondes dans l'esprit de la jeune femme, tournant comme une ritournelle alors qu'elle coulait un regard vers l'ancien Serdaigle. Son père l'appréciait... Friedrich Oswin appréciait Ludovic Descremps... Non, il avait a peine six ans alors, cela ne voulait rien dire.

-Si je le crois ? répéta la brune un peu plus douce, prenant son menton dans la paume de sa main toujours le visage tourné vers le jeune français. Je ne sais pas... J'avoue que l'idée d'un jeune enfant cherchant à enduire le sol d'une salle par une théorie farfelue vous correspond plutôt bien, et puis la description de mon père semble fidèle alors...

Sa voix s'étaient faite plus lente, plus taquine sur la fin de la phrase. Bien évidemment, elle croyait ces propos, mais torturer un peu le pauvre bougre était un plaisir qu'elle ne se refusait pas. Et puis, ce n'était pas méchant, adorable tout au plus, mais rien qui ne valait la peine de s'emporter. Alors autant en profiter !
Levant un regard à mi-chemin entre l'attendrissement et l'amusement vers son cavalier d'un soir, semblant ignorer totalement leur aîné qui pourtant les observait toujours, Oswin fini par reprendre la parole sur un ton calme, sans toutefois se retourner une nouvelle fois :

-Neanmoins j'avoue que j'ai du mal à m'imaginer Ludovic enfant... Vous savez, il a ce truc... Cette lumière dans le regard qui fait partie intégrante de lui... Elle glissa son regard vers l'ancien ministre. Cette chose que vous ne verrez jamais chez les enfants.

Le mensonge. La dureté, la tristesse, la sagesse. Il y avait bien des mots qui auraient pût convenir mais pourtant l'Auror n'en trouva pas un seul qui lui sembla tout à fait juste. C'était plus diffus, plus mystérieux, et surtout plus attirant. Quelque chose sans quoi Descremps ne serait plus Descremps.

-Enfin, les choses ont changé à présent ! Personne ne reste à jamais l'enfant de ses débuts, et Dieu seul sait si aujourd'hui vous auriez fait aussi "bonne impression", Ludovic ! Elle lui sourit avant de se retourner une nouvelle fois vers le géniteur, portant son verre oublié a ses lèvres en réfléchissant quelques secondes avant de reprendre : Mais puisque nous y sommes, assez parlé de moi, Ludovic sait garder ses secrets et je ne crois pas avoir entendu parler de vous jusqu'à ce soir. Comment etait-il plus jeune ? Et votre femme ? Comment est-elle ?

Après tout, elle aussi avait bien droit d'apprendre des chose


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Sam 19 Mar - 2:50




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Ludovic lâcha un fin soupir, levant une nouvelle fois les yeux au ciel alors que la brune se moquait de lui. Il y avait de quoi en même temps, cela aurait plutôt été une enfance de fils modèle, attentif à toutes les règles et propre comme un gallion neuf qui aurait parut incroyable et aurait presque pu être déshonorant. Aussi lorsque l'échevelé baissa les yeux pour les poser sur la jeune femme ce fut avec un petit air faussement outré et un sourire largement amusé qui s'accentua un peu plus alors qu'il réprimait un rire. Ils n'avaient qu'à se moquer que ces souvenirs soient vrais ou non ils semblaient particulièrement heureux.

Mais le sourire du français fut bientôt chassé par un regard mi-surpris, mi-intrigué alors que la jeune femme commençait à le décrire, réfléchissant à voix haute tout en semblant détailler son visage avec attention, le menton enfouis dans la paume. Ludovic la fixa, quelque peu pris de court alors qu'il ne savait pas comment prendre ce... compliment sans doute. Il tourna la tête en direction de son père à la seconde où la française cessa de le regarder, comme pour lui demander d'un haussement de sourcil s'il voyait de quoi elle parlait. Le barbu pencha légèrement la tête, le fixant d'une façon un peu trop soutenue qui lui fit baisser le regard. Cela faisait une telle éternité qu'il ne s'était pas regardé dans les yeux qu'il se trouvait presque aussi surpris que si on lui avait dit qu'ils étaient soudain devenus bleus.

Sans doute, répondit son père. Pour ma part j'ai toujours l'impression de l'avoir connu avec ce regard là.

L'homme parut songeur un instant bien que son visage resta impassible, mais quand l'Auror le relança, il reprit presque aussitôt la même apparence que pour le reste de la conversation, comme si de rien n'était alors que son fils se massait distraitement l'oreille, tournant la tête vers sa cavalière qui se demandait s'il aurait encore été capable de faire bonne impression.

— Allez savoir, répondit-il d'un ton léger, adressant un sourire à la brune.

Hélas, le sujet dériva bien vite et la brunette se retrouva à questionner son paternel sur ses déboires de jeunesse. Le brun ne s'en offusqua pas, posant les yeux sur elle avec une toute nouvelle curiosité tandis que son père répondait, presque sincèrement amusé.

Oh là, si je devait raconter toute l'enfance de Ludovic je n'en finirait pas, s'exclama-t-il. Parfois j'ai l'impression d'avoir eut à élever dix fils à la fois. Rien qu'à Poudlard, son ami, Jon... il enseigne bien avec toi Ludo ? interrogea le barbu en tirant son rejeton de ses pensées le temps qu'il lui adresse une brève approbation. Jon vous le dira sans doute, reprit-il. C'était une vrai terreur dans sa scolarité, j'ai cru plusieurs fois qu'il allait se faire renvoyer et j'ai un tiroir sans fond rempli des lettres de plainte de l'école et de son professeur de sorts. Sa mère, elle, s'apelle Isabelle fit-il avec un regard bien plus tendre qui ne dura qu'une seconde, elle est beaucoup plus calme, d'une gentillesse inégalable. Je ne sais vraiment pas d'où Ludovic tire son caractère... Elle est fleuriste. J'imagine qu'il ne vous l'a pas dit non plus. Ce n'est pas qu'il ait honte d'elle, fut une époque où il n'arrêtait pas de crier à tout le monde qu'il était fier d'être sang-mêlé, mais c'est une des choses que les enfants ne font plus quand ils grandissent... parler des vieux débris qui entretiennent le compte bancaire. Ludovic fronça les sourcils, mais son père enchaina sans lui laisser le temps de réagir. Quoi ? Tu peux le dire si tu as honte de moi.

Le brun fronça un peu plus les sourcils et se tourna vers la jeune femme avec un regard plus calme, un peu plongé dans ses souvenirs.

Elle a une grande boutique maintenant, avec un étage magique et un étage non magique, expliqua-t-il. Quand on passe la porte il y a toujours des dizaines de fleurs où qu'on regarde et elles embaumes toute la rue. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes, toujours fraiches et parfois à peine ouvertes. Je passait toutes mes journées dedans quand j'étais en vacances. Les vases forment comme un carré vous voyez, ajouta-t-il en esquissant un schéma du bout des doigts sur la nappe. De la porte jusqu'au fond de la maison, et juste en face des escaliers il y a un passage qui conduit à la cave réservée aux sorciers. Elle l'a ouverte il n'y a pas longtemps et je l'ai aidé en lançant des sorts pour que ça soit assez vivable pour les plantes. Elle sent toujours les fleurs.

Et elle est brune, compléta son père. De la même teinte que les cheveux de Ludovic, même si maintenant ils sont tous un peu plus blancs. Elle est un peu petite, mais elle ne cesse d'embellir d'année en année.

Le grand sorcier esquissa un sourire avant qu'une ombre plus triste ne traverse son regard l'espace d'une seconde avant qu'il ne reprenne son air taquin.

Enfin c'est toujours agréable de voir que tu te souviens mieux des fleurs que de ta propre mère. taquina-t-il avant de mettre sa main devant un faux bâillement. Et si tu invitait ta cavalière à danser plutôt ? proposa-t-il en faisant se dresser les sourcils de son fils. J'ai beaucoup parlé et j'aimerais bien profiter de la soirée moi aussi. Un beau panorama me ferait bien plaisir, fit-il encore avec un air entendu avant de finir les dernières gouttes du verre qui se trouvait devant lui.

Mais je... bafouilla le brun. Enfin on a pas... le droit...

Quoi ? lança le sorcier en reposant son verre. Juste parce que personne ne danse ? Je t'ai connu plus hardi que ça Ludovic, gronda le sorcier avec un sourire.

Le brun ouvrit la bouche, s’apprêtant à protester avant de tourner la tête vers la jeune femme qu'il interrogea du regard une seconde avant de pivoter de nouveau vers son père. Ce dernier ne l'aidait pas beaucoup, occupé à essayer d'attirer l'attention d'un serveur pour lui demander un nouveau verre, il ne lui prêtait plus aucune attention.

Euh, lâcha une nouvelle fois le brun avant de se redresser. Oui, on ferait mieux de le laisser, marmonna-t-il à l'attention d'Oswin avant de présenter sa main à la jeune femme. Voulez-vous que je vous montre un peu la ville ? demanda-t-il. Au balcon naturellement, sauf si vous voulez faire un tour.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Sam 19 Mar - 17:36


 

 

 
Une surprise peut en cacher une autre.

 



L'ancien Ministre ne tarda pas à répondre aux nouvelles questions de la jeune femme, sourire aux lèvres et semblant presque amusé face aux souvenirs qui lui revinrent, il expliqua sans trop grand mal le caractère de Ludovic alors qu'il n'était encore qu'un enfant. Impétueux, du genre à prendre la place de dix enfants insupportables et à remplir des tiroirs sans fonds de plaintes et de lettres de renvois ou d'avertissement...
Linda tourna à nouveau la tête vers son collegue, son regard le fixant paisiblement alors qu'elle le voyait d'une nouvelle manière, pas si différente que ce a quoi l'on pourrait songer mais tout de même... Comme si cette entrevue surprise avec son paternel avait permis à la jeune femme de faire un peu plus confiance a l'homme qui l'accompagnait ce soir là. Excentrique, elle l'avait toujours su ainsi, dés leur première rencontre elle avait tout de suite vu que son esprit aventureux n'était pas adapté à la tâche trop sérieuse que lui incombait son métier, ce qui d'ailleurs lui avait valu son surnom. "Monsieur le Professeur"... Une douce note d'ironie qui aujourd'hui pourtant mêlait un certain respect à l'amusement qu'elle ressentait. Mais d'après ce qu'elle entendait, Ludovic n'était pourtant pas si terrible que cela lors de ses cours, il était même plutôt bon même si les élèves se plaignaient souvent ne pas comprendre ou d'avoir trop de travail du jour au lendemain, ce qui était sur c'était que ce n'était certainement pas de chez lui que les élèves ressortaient le plus traumatisés. Peut-être un jour devrait-elle y participer, c'était bien lui après tout qui lui avait proposé. Oui, un jour il faudra qu'elle accepte cette proposition. Un jour...

Lorsque le vieux sorcier enonca un certain "Jon", la brune fronça les sourcils en regardant tout à tour les deux Descremps tout en cherchant à trouver de qui ils parlaient. Jon... Jon... Enseignant à Poudlard... Bien vite, l'image d'un jeune père au gros menton s'immisca dans son esprit et, sans demander plus de précisions, l'Auror sut s'en contenter. Peu après, les deux français se mirent à parler de leur mère et femme, Isabelle Descremps, sur un ton plus doux encore alors qu'ils commençaient tous deux une description chacun à leur manière de cette fameuse femme. Linda, elle, écouta attentivement, un sourire au coin des lèvres alors qu'elle traçait dans son esprit quelques traits du visage de l'inconnue, l'imaginait parfaitement au milieu de ces fleurs dont Ludovic semblait être si admirateur. Ce devait être une belle et bonne vie, agréable, avec des hauts et des bas bien sûr mais la petite famille que les deux hommes lui depeignaient lui donnait envie de croire au meilleur. Mais tous ces souvenirs dont ils avaient parlé, à quand remontaient-il ? Dix, vingt ans ? Plus ? Car même si elle avait l'impression ce soir de connaître un peu plus l'enseignant, elle ne devait oublier toutes ces soirées tournées au vinaigre, ses cauchemars, ses hurlements... Le petit avait grandit, et il avait sans doute vu plus de choses qu'on ne voulait lui dire.

L'Auror esquissa un dernier sourire lorsque Jacques Descremps taquina son fils sur son sens des priorités, et son sourire s'étira un peu plus lorsque l'ancien ministre joua les entremetteurs, proposant à son fils d'emmener sa cavalière dans un lieu plus adapté alors que ce dernier balbutia sous la surprise. Oui, danser était une bonne idée, mais cela ne semblait pas convenir à son partenaire alors elle saurait s'en passer pour ce soir.
Néanmoins, il lui proposa autre chose qui semblait être tout aussi intéressant, après tout, il y avait bien des manières de passer le temps.

-C'est vous qui menez ce soir, Descremps, alors c'est comme vous préférez.

Une lueur pétillante s'alluma au fond de ses prunelles, tandis qu'elle saisit la main de son comparse, se tournant une dernière fois vers son père en se levant, remarquant par la même occasion qu'il ne prêtait plus trop attention à leur présence. Elle revint donc vers l'ancien Serdaigle, l'observant de haut en bas avec un sourire plus calme étirant ses lèvres, avant de lâcher finalement :

-Montrez moi ce qui nous entoure, Monsieur le Professeur.


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mar 22 Mar - 1:18




Une surprise peut en cacher une autre
Une surprise peut en cacher une autre

Ludovic referma les doigts autour de ceux de la jeune femme alors qu'ils se posaient dans sa paume et accompagna son mouvement tandis qu'elle se redressait. L'idée d'une petite visite semblait lui plaire, aussi le brun lui rendit-il un sourire entendu lorsqu'elle le gratifia de son petit surnom avant de la guider jusqu'au balcon pour une traversée aussi brève qu'agréable. Il la laissa prendre ses aises alors qu'il s'appuyait contre la balustrade suivant ses gestes du regard avec un léger sourire avant de tourner la tête pour contempler la ville. Alors, où étaient-ils.

Ludovic inspira à fond l'odeur douce de la nuit, ses yeux passant le long du fleuve et des bâtiments sombres mouchetés de lueurs qui se dressaient sous le ciel. Il resta silencieux une seconde le temps de parcourir le paysage qui occupait son champ de vision et fronça légèrement les sourcils, concentré, alors qu'il commençait par le bord inférieur du panorama.

— Alors, je vous ai déjà parlé de la rue et du pont, fit-il, donc passons à quelque chose de plus intéressant. Fermez les yeux s'il vous plait. lança le français en croisant les mains derrière son dos avec le sourire de quelqu'un qui prépare une mauvaise farce. Allez-y. Vous pouvez avoir confiance, mais si vous ne le faites pas ce sera moins intéressant.

Il laissa tout loisir à la jeune femme de réagir à sa petite demande et s'assura qu'elle ne voyait plus rien avant de sortir sa baguette de l'intérieur de sa veste, la diriger vers le paysage puis vers l'intérieur, murmurant un sort à mi-mot qui fit s'effacer la musique du balcon pour laisser place à celle de l'extérieur.

— Maintenant écoutez bien, souffla le brun en s'approchant un peu de la brune pour la mettre doucement bien en face de la balustrade. Le premier son qu'on entends ce n'est pas le fleuve, ce sont les voitures. Il y en a partout dans les rues, elles se glissent dans des avenues parfois énormes parfois minuscules sous les maisons au toit en dôme ou toit de clocher planté de lampadaires. Sur l'autre rive il y a une longue ligne de bâtiments, de droite à gauche, il y a une banque, un agence touristique, plusieurs boutiques de vêtements ou d'aliments. Ensuite il y a la rue qui donne sur le pont, elle est large et c'est celle qu'on voit le mieux. Puis il y a des immeubles d'habitations et un musée, un restaurant et d'autres maisons. Le brun déglutit le temps de reprendre son souffle et reprit sur le même ton calme. Plus loin il y a une grande place et un château caché dans une forêt, mais tout ce que l'on voit de nuit ce sont les lumières des voitures, des maisons et des lampadaires qui éclairent les façades, reprit-il en se faisant un peu plus songeur. Il y a des peintres qui ont essayés de fixer ces couleurs avec des peintures à l'huile, du lin et des pinceaux, qui ont dessiné des rues et des coudes de fleuve sans tenir compte de la fonction des maisons, mais ce n'est jamais comme avoir la véritable image sous les yeux. Les peintures sont parfois meilleures, parfois grotesques, mais se construisent en fonction du mouvement qu'on y met. Même dans celles qui ne sont pas animés, on ne trouve jamais un personnage qui n'essaye pas d'y bouger.

Son petit tour des lieux terminés, le brun tourna une dernière fois la tête en direction de sa cavalière, la laissant profiter tout à loisir avant de rapprocher légèrement son visage du sien.

— Et vous savez, fit-il, si vous voulez danser je serais ravi de vous y inviter.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mer 23 Mar - 0:36


 

 

 
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Suite à sa petite et brève confirmation, Ludovic se leva et emmena sa partenaire d'un soir un peu plus loin sur le balcon, la guidant vers un coin de balustrade duquel ils avaient un panorama tout neuf sur la ville qui les entourait. Copiant bien vite le français, la jeune femme s'approcha du bord en s'y appuyant, levant à nouveau la tête comme pour profiter de la douce brise qui traversait les rues. C'était une belle nuit, oui, et elle le savait, mais ce qu'elle savait aussi c'est qu'elle ne se terminerai pas tout de suite, et c'était là une bonne chose. Attendant que l'autre ne reprenne la parole, lorsque ce fut enfin le cas Oswin tourna la tête vers son interlocuteur, un léger sourire paisible aux lèvres qui pourtant s'accentua lorsque l'autre lui demanda de fermer les yeux, le tout s'accentuant d'un haussement de sourcils clairement amusé. Fermer les yeux ? Là ? Maintenant ? Le français sembla d'ailleurs prédire sa réaction puisqu'il ne tarda pas à tenter de la convaincre, de simples mots mais qui piquèrent pourtant la curiosité de la brune. La confiance, elle l'avait. Elle pouvait aisément fermer les yeux pour quelques secondes, de toutes façons si jamais il la poussait dans un élan d'idiotie elle aurait tout le temps de sortir sa baguette et de lancer un sort pour stopper sa chute, la était l'avantage avec les hauts bâtiments. Mais ce qu'elle aimait moins, c'était les surprises. Et pourtant avec Descremps, elle était servie ! Mais à croire qu'avec certaines personnes, les surprises prenaient une toute autre tournure.
Ainsi donc, elle fini par se laisser prendre au jeu, prenant une profonde inspiration avant de fermer les yeux tandis que la musique derrière elle s'atténuait par un petit sort certain de l'enseignant a ses côtés. Puis, bien vite, la voix de Ludovic sortie du silence, reprenant son rôle de conteur qui lui allait si bien, ce ton si calme si paisible et pourtant si dévoué qui plaisait tant a la jeune femme. Et quand bien même la description de la ville dépeint en l'esprit de l'Auror un tableau des plus poignants, il y en avait un autre qu'elle appréciait d'autant plus, celui d'un regard passionné brillant de cette lueur emportée qu'il sait aux érudits.
C'est pourquoi alors que l'homme continuait son discours, Oswin rouvrit lentement les yeux, émergeant de ses pensées au fur et à mesure que ses paupières se soulevaient, puis, elle tourna doucement la tête vers l'échêvelé à ses côtés tant et si bien qu'elle fini de profil, son regard totalement rivé sur l'homme qui parlait alors même qu'elle ne prêtait qu'une vague attention à ce qu'il racontait encore.
Peut-être qu'en effet, elle constituait une peinture bien belle seule au milieu de la nuit, mais les hommes aussi avaient un certain charme. Certes il ne résidait pas exactement dans les mêmes critères, mais de voir ainsi Ludovic, bien coiffé, bien vêtu, parfaitement rasé et mit sur son 31... Il dégageait une assurance et un charisme certain que même Oswin ne pouvait nier, et en ce soir là, en ces temps de troubles, quelqu'un qui la guide et prenne les commandes était des plus rassurants.

Mais la jeune femme fini par refermer les yeux, reprenant le fil du monologue de son collègue alors qu'il s'avançait cette fois sur l'art du mouvement dans toutes ces peintures et ces paysages. Ainsi elle se Laissa bercer quelques secondes par la voix à laquelle elle s'était habituée, jusqu'à pencher la tête au point qu'elle fini par se blottir contre l'épaule du français, sa fine étole bientôt insuffisante contre la fraîcheur du soir, mais ce ne fut que lorsqu'il lui murura quelques mots à l'oreille qu'elle revint a la réalité, se décollant -trop tot- de l'homme tandis que son regard s'allumait déjà d'un petit air amusé.
Alors comme ça, cette fois, il n'avait pas besoin de son orgueuil de mâle couplé à son envie d'en découdre avec Thorsen pour lui proposer une danse ? Bien, appelez cela du courage ou du suicide, mais au moins il semblait prendre confiance face à elle. Amusée par cette idée de rivalité masculine entre la Colère et l'enseignant dont elle était auparavant le trophée, elle se retint bien d'en faire la remarque de peur de vexer son camarade un peu trop sanguin, et se contenta de le fixer dans les yeux, la légère surprise se lisant aisément au fond de ses pupilles alors que le plaisir ne s'échappait pas, reprenant la même phrase qu'il venait de prononcer en inversant quelques mots :

-Si vous voulez m'inviter, je serais ravie de danser avec vous.

Un oui un peu détourné, certes, mais que serait-elle sans ses sourires, ses regards, et ses phrases tordues ? Pas Oswin, assurément.


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mer 23 Mar - 21:03




Une surprise peut en cacher une autre
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A mesure qu'il parlait, le regard du brun s'était mis à dériver sur la grande nuée d'étoiles qui surplombait le fleuve. C'était presque étrange la façon dont elles le fascinaient. Où qu'il se soit trouvé sur cette Terre, il avait toujours eut ce besoin de lever la tête chaque nuit pour contempler ces lumières qui veillaient sur le sommeil de la galaxie. Naturellement, si un jour il en avait appris les noms, il ne les connaissait plus désormais, n'ayant pas pris le soin d'entretenir cette part de ses connaissances. Mais cela ne le dérangeait pas, les étoiles anonymes semblaient plus éclatantes que celles portant un patronyme. Alors qu'il parlait toujours, Ludovic s'interrompit le temps d'un infime battement de cils, sentant la jeune femme se rapprocher contre lui pour poser sa tête contre son épaule. Il afficha un sourire et reprit sa description d'un ton un peu plus bas bien qu'un peu plus enthousiaste. Passant doucement son bras autour de la taille de sa cavalière, il l'approcha encore un peu plus contre lui, gardant la tête dressée bien qu'il aurait pu s'en problème la poser contre celle de la femme. Il lui couvrit le bras pour lui tenir chaud, baissant encore un peu la voix et profita pleinement du calme paisible autour d'eux, ralentissant légèrement le rythme de ses paroles comme pour faire durer l'instant plus longtemps.

Hélas, il arriva bien vite à la fin de sa courte description et se recula pour proposer à la brune une idée plus animée. Cette dernière lui répondit par une petite tournure de phrase qui lui fit l'effet d'une taquinerie. L'échevelé lui répondit par un sourire entendu et se tourna légèrement, cherchant quelque chose dans le décor du salon avant de diriger sa baguette dessus et murmure d'autres mots. Son petit sort terminé, il glissa le bout de bois dans sa poche et se tourna de nouveau vers sa cavalière.

— Dans ce cas, mademoiselle, fit-il, vous dansez ?

N'attendant qu'à demi la réponse, et saisit doucement le poignet de la jeune femme pour la tirer vers lui, reculant un peu de la balustrade pour qu'ils aient la place de bouger. Il s'arrêta à quelques pas des tables et fit encore s'approcher la brune pour l'amener contre lui, faisant glisser sa main le long de son bras nu pour faire se poser délicatement la paume de la française sur son épaule en rouge. Derrière eux, les violons du hall semblèrent s'interrompre, le son grésillant alors que quelques notes intruses faisaient irruption. Sans attendre qu'elles soient tout à fait clair, Ludovic posa sa main gauche au creux des reins de la femme commençant à esquisser quelques pas de danse sans trop forcer sur son genou. Il afficha un sourire un peu plus malicieux lorsque la mélodie se fit entendre ; petit air familier sur lequel ils s'étaient déjà croisés. D'abord un peu brouillé, il se fit bientôt clair et plus sonore, faisant tourner la tête des autres invités assis autour des tables.

— J'espère que je ne vous marcherai pas sur les pieds, glissa l'échevelé entre les mèches brunes.

Il posa tout aussi doucement sa main libre de l'autre côté du dos de la jeune femme. La laissant placer ses propres mains à son aise et s'approcha un peu plus pour donner le mouvement léger du slow.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Dim 27 Mar - 1:59


 

 

 
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La musique, le ciel étoilé, les tables autour d'eux et les invités interloqués...
C'était peut-être étrange, mais la scène rappelait à la brune quelque souvenirs qui remontaient déjà au mois dernier. Mais ce n'était certainement pas pour si peu que la soirée allait lui déplaire, il n'y avait qu'à voir le cadre paradisiaque où l'on l'avait emmenée pour comprendre qu'elle prenait bien plus de plaisir ici sur ce balcon que seule dans sa petite chambre de Poudlard.

Se laissant entrainer par l'homme qui lu saisit doucement la main, Oswin esquissa un sourire alors qu'il lui proposa de danser une nouvelle fois, mais cette fois avec un petit "mademoiselle" tout à fait charmant envers sa personne, emmenant ensuite la jeune femme un peu plus à l'écart afin qu'ils aient plus d'aisance et plus d'espace pour profiter.

-Je dancerai sans problèmes, Monsieur, reprit-elle néanmoins quelque peu plus sérieuse même si la légèreté n'avait pas quitté son ton, mais vous, en êtes vous capable ? Votre jambe ne vous ferait-elle pas trop souffrir ?

Après tout, elle avait bien droit de s'inquiéter un peu, la dernière fois qu'elle l'avait vu il boitait comme un chien malade... Et à vrai dire cela n'était pas des plus rassurants.
Toujours docile alors que l'autre caressait lentement son bras pour mener sa main jusqu'à son épaule, elle planta ses yeux noisettes dans ceux ambres de son partenaire, bien vite rattrapée par cette proximité plaisante qu'exigeaient les divers danses que l'on qualifiait aujourd'hui de "slow". Avait-elle déjà dit à quel point ce regard la passionnait ? Il avait ce genre de regard que toute fille un peu fleur bleu rêverait de voir dans les yeux de son cavalier d'un soir, celui d'un homme tout à elle qui ne cessait de la dévorer des yeux, mais pas de cette bestialité que certains hommes possédaient, mais non, plutôt en la couvrant d'une étrange douceur qu'elle ne voyait chez tout le monde. Il semblait être sûr de lui, assuré, et bien sûr des plus galants. Pas un mot de travers, pas une parole en l'air, cette soirée jusqu'à présent semblait sans fausse notes et déjà alors que quelques phrases d'une ritournelle non méconnue résonnait dans le silence neuf de la nuit, la brune était certaine qu'elle le serait jusqu'au bout. Ou du moins, elle s'y emploierait.
Bien vite, Linda sentit la seconde main de son partenaire se positionner au creux de ses reins, délicate mais ferme à la fois, puis sans plus tarder commencer quelques pas de danse assez calmes, comme pour se remettre dans le bain après toute cette attente tandis qu'il lui susurra à l'oreille quelques mots qui titèrent un sourire en coin à la brune et qui ralluma au fond de ses prunelles une petite lueur joyeuse puisque l'Auror n'étant pas sans reconnaître les mêmes mots qui avaient commencé leur soirée, des semaines auparavant.

-Je ne doute pas que vous vous en sortirez comme un chef. souffla-t-elle pour toute réponse sur le même ton qu'avait utilisé le français.

Reculant un peu la tête alors que ses prunelles restèrent fixées sur les yeux de Ludovic, la brune leva lentement les bras pour les passer comme la fois précédente autour du cou du danseur, les laissant tendus sans pour autant appuyer de tout son poids sur les pauvres épaules meurtries du français tout juste remis de leurs mésaventures fictives.
Commençant lentement à suivre le rythme que lui proposa l'enseignant, la jeune femme se fondit bien rapidement dans la danse et ses mouvements bien que précis s'adaptèrent sans trop de problèmes au tempo presque trop lent de la musique... Une musique que d'ailleurs, elle connaissait.

-Dîtes moi, cette chanson me rappelle quelque chose... Est-ce que... Oui je crois, ce n'est pas celle sur laquelle nous avons dansé lors du bal ? demanda-t-elle en plissant légèrement les yeux, son sourire se faisant suite à la symbolique que cela représentait. J'ai du mal à croire que vous vous en souvenez à vrai dire... Enfin, ça doit être quelque chose de famille, la bonne mémoire, votre père aussi est un sacré... Sacré phénomène !


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Lun 28 Mar - 3:21




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Le français afficha un sourire un peu plus franc alors que la brune s'inquiétait de son état, mais ne s'arrêta pas pour autant.

— Ne vous en faites pas, je ferais attention,
assura-t-il, la tirant toujours doucement à lui.

Les bras de la jeune femme se nouèrent bientôt autour de son cou, comme une étole tiède et le brun prit le rythme de la danse, compensant sa jambe un peu raide par des mouvement plus souple du buste. Il avait envie de bouger, de s'amuser et de voir sa cavalière en faire de même naturellement. Malgré son sourire, le jeune homme fut assez vite embarrassé par le regard appuyé que lui adressa sa compagne d'un soir. Il détourna les yeux une seconde, elle était beaucoup trop proche, il pouvait presque entendre les commentaires diffus et intérieurs de la surveillante effleurer sa pensée. L'enseignant prit une inspiration discrète, il n'avait plus quinze ans tout de même, il pouvait bien se contrôler une seconde. Prenant son courage à deux mains, l'échevelé fit de son mieux pour tourner de nouveau ses iris en direction de sa cavalière, s'appliquant à faire le vide dans son esprit, son rythme ralentissant un peu sans qu'il ne s'en rende compte.

Il afficha un sourire un peu plus large à la jeune femme lorsque cette dernière lui assura qu'il se débrouillerait à merveille et adopta un regard plus taquin, entrainant la brune toujours dans ce rythme un peu plus rapide que slow. Prenant un air faussement étonné quand elle paru reconnaitre la musique qu'il lui avait fait passer. Ainsi elle s'en souvenait elle aussi ? Intéressant.

— Vous croyez ? fit-il d'un ton innocent, ajustant délicatement sa prise sur la robe ô combien plus douce que le costume qu'avait porté Oswin ce soir là.

L'échevelé se fit plus sérieux lorsque la brune revint sur le sujet de son père. Affichant toujours un sourire et son air tranquille et assuré, mais tournant un instant la tête, songeur, avant de reporter son attention sur l'Auror.

— C'est sûr, répondit-il. Mais vous avez de la chance, là vous l'avez vu dans un bon jour, ajouta-t-il en faisant lentement pivoter Oswin. D'habitude il aurait essayé de vous recruter pour son ministère. Le brun ponctua sa phrase d'une légère moquerie sans méchanceté et se tut une minute avant de reprendre, un peu plus soucieux. ça ne vous dérange pas ? demanda-t-il. Enfin je veux dire qu'il ait été ministre. Ce n'est pas non plus comme s'il avait été premier ministre ou je ne sais quoi, mais je sais que ça peut avoir tendance à intimider la première fois. Quand ils n'ont pas l'habitude les gens ont tendance à... je ne sais pas. À se faire de fausses idées. Mais je vous assure qu'il est tout à fait normal enfin... Comme un Descremps dirait ma mère. Ludovic adressa un sourire plus bref à la jeune femme avant de reprendre d'un ton plus bas, presque en confidence. Pas que je penses que vous soyez du genre à juger trop vite ou que sais-je, mais je ne voudrais pas que vous vous fassiez une fausse idée de moi à cause d'une fausse idée sur mon père.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Lun 28 Mar - 20:40


 

 

 
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Il faisait l'innocent, lui souriait joyeusement et prenait ses remarques les bras ouverts, mais lorsqu'il lui demanda plus ou moins réthoriquement si elle croyait vraiment qu'il se débrouillerait bien, Oswin leva légèrement les yeux au ciel en tentant de réprimer le sourire un peu plus affirmé qui voulait percer. Il était avare de compliment, elle le savait, et savait le reconnaître, après tout elle l'était bien elle même ! Mais qu'elle répète ? Voyons, mieux valait ne pas trop flatter l'égo de l'enseignant, elle savait  bien elle même qu'il ne s'en gênerait pas pour se servir de cela contre elle s'il voulait la taquiner un jour... Alors elle jouait la sécurité, et seul son regard sembla répondre à la positive à l'homme tandis que sa bouche elle resta jalousement fermée.
Après tout, s'ils étaient là à présent c'était bien pour danser, alors autant profiter au moins quelques instants de cette musique familière sans prononcer mot ! Quelques pas lents, doux, mais étrangement pas si lents que ce à quoi on aurait put s'attendre. C'était quelque peu plus actif, plus rythmé, comme si l'ambiance ce soir n'était pas la même que celle du bal, ce qui était vrai en soit. Ce soir, elle n'était plus brisée, ou du moins plus au même point, elle avait sorti la tête de l'eau et reprenait lentement mais sûrement sa vie telle qu'elle devait être, et au lieu de se morfondre dans les bras du français elle semblait prendre plus de plaisir qu'autre chose. Mais quelque chose encore qui avait changé, même si Ludovic avait du mal à la fixer dans les yeux, il ne la fuyait pas. Et quand on se trouvait à quelques centimètres l'un de l'autre, il fallait bien dire, c'était plus simple que de tenter de regarder ailleurs alors que c'était totalement impossible.

Mais bien vite, la brune ne put résister et fit remarquer le choix bien spécifique de la chanson, avant d'enchainer sur un petit compliment sur la mémoire de son collègue semblable à celle de son ainé. Mais il faut croire que ce ne fut pas exactement le sujet le plus adapté puisque Ludovic reprit un peu de sérieux, faisant légèrement froncer les sourcils à la brune même si ce ne fut que peu perceptible.
Néanmoins il prit plutôt bien la chose et répondit à la jeune femme sur un ton plutôt léger qui arracha même un discret rire lorsqu'il tenta de faire de l'humour. Et lorsque par la suite, il s'inquiéta que cette rencontre n'ait gênée la jeune femme, cette dernière baissa la tête en souriant, secouant lentement la tête tandis qu'elle trouva cette réaction tout à fait adorable. Il était vrai qu'elle avait une vision toute particulière de la famille, peut-être idéalisé ou au contraire trop absente, et sa seule vision était basée sur des souvenirs vieux de vingt ans dont certains étaient déformés avec les années si ce n'était effacés. Mais ce qu'elle savait, c'était qu'il ne fallait pas juger un livre à sa couverture, et encore moins un enfant de part ses parents.

-Ah... Descremps, Descremps, Descremps...

Oswin redressa la tête, son regard pétillant bien amusé par la gêne et l'inquiétude que ressentait le français alors qu'elle ne voulait pas le braquer plus que nécessaire.

-Je vous ai rencontré dans une cuisine puante, à manger des... Pommes de terre à la sauce avant que vous ne vous fassiez exploser la jambe à cause d'un four ! reprit-elle presque en riant, trouvant tendrement absurdes les idées de son cavalier. Je doute que si vous étiez un parfait fils de ministre vous vous serez retrouvé dans une telle situation ! Elle secoua encore légèrement la tête en tentant de nouveau de cacher son sourire, en vain, fermant les yeux une seconde avant de redresser la tête vers l'ancien Serdaigle, reprenant sur le même ton bien que plus calme. Quant à votre père, c'est vrai que je pensais les anciens ministres plus... Et bien, moins ouverts, mais c'est une agréable surprise que de voir que ce n'est pas le cas ! Peut-être que si... Si je vous avais rencontré ce soir aux côtés de votre père, me servant poliment des mondanités comme vous l'avez fait avec d'autres ce soir, peut-être que là oui je vous aurais pris pour un fils à papa ennuyeux mais là...

Elle lui sourit un peu plus, son regard pétillant brillant de nouveau tandis qu'elle terminait avec plus de douceur même si, avouons le, l'amusement perçait toujours :

-Vous n'êtes que "mon Descremps", et même si vous partagez le même nom jamais l'opinion que j'ai de votre père n'influencera celle que j'ai de vous.




 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Lun 28 Mar - 22:04




Une surprise peut en cacher une autre
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Ludovic fit de son mieux pour ne pas avoir l'air trop inquiet alors que la jeune femme répondait. La façon dont elle répéta son nom laissait présager une petite taquinerie et les taquineries, avec lui, n'auguraient pas toujours quelque chose de bon. Pourtant, la suite de ses paroles lui tirèrent un sourire mi-tendu mi-radieux. Il était vrai que leur rencontre avait été des plus mouvementées et décalées, loin de toute image que l'on pouvait se faire d'un sage et propret enfant du ministère. Le brun se retint de répondre tout de suite, laissant la jeune femme terminer. Son sourcil se fit un peu plus attentif alors qu'elle commença à réfléchir à voix haute sur la façon dont elle aurait pu le voir si elle l'avait rencontré durant cette soirée, mais l'enseignant ne resta pas piqué bien longtemps, affichant un sourire beaucoup plus doux en entendant la fin. "Son Descremps" pas vrai ? Le sorcier chercha une bonne taquinerie pour répondre à cela, mais oublia de la prononcer à haute voix. Se contentant de garder les yeux fixés dans ceux de sa partenaire en continuant à les faire se balancer. Captivé par la douceur apparente de sa peau et ses cils sans fins rehaussés de noirs, l'ancien Serdaigle continua à la détailler du regard, suivant avec attention les courbes de son visage, de son nez et de ses lèvres sans même s'apercevoir que ses mèches brunes se faisaient un peu plus claires. Il se laissa bercer un instant par la musique, laissant le poids léger des bras de la jeune femme le baisser doucement vers elle.

— C'est un plaisir de l'entendre, souffla-t-il d'un ton un peu distrait avant de lever soudain la tête comme pour contempler la salle derrière la surveillante. Mais je dois vous arrêter, reprit-il d'un ton plus hâtif quoique toujours léger. Ce n'était pas le four c'était un elfe qui m'a paralysé la jambe. C'était pour... euh... je ne sais plus. Le brun s'interrompit une seconde, fronçant légèrement les sourcils avec un air sérieux. Attendez... c'est encore pire dit comme ça, songea-t-il à voix haute avant d'opiner exagérément du chef. Tout compte fait, je crois que je préfère votre version. Si c'est à cause du four c'est déjà un peu plus glorieux qu'à cause d'un elfe mal embouché. D'ailleurs, enchaina-t-il en prenant un air plus suspicieux bien que toujours taquin, c'est intéressant ce que vous dites... je suis tellement occupé à tenter d'esquiver vos coups de poings et regards revolvers que j'oublie parfois de surveiller mes jambes quand je vous croise, fit-il en boitant un peu pour accentuer son propos avant de reprendre la lente valse avec légerté. Je devrais me méfier. C'est un coup à se faire avoir.

Ludovic reporta son attention sur la jeune femme, son regard dérivant encore une minute avant qu'il ne parvienne de nouveau à fixer en face les yeux noisette, essayant de retenir un léger soupir alors qu'il affichait un sourire un peu plus malicieux.

— Si vous voulez, je peux changer la musique pour quelque chose d'un peu plus animé, il se pencha légèrement en avant jusqu'à presque poser sa tête sur l'épaule de la jeune femme afin de lui murmurer quelques mots à l'oreille. Je suis sûr que cela réveillerait un peu l'assistance, mais c'est vous qui voyez, chuchota-t-il.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mar 29 Mar - 1:17


 

 

 
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Les paroles de la brune semblèrent avoir l'effet escompté puisque Ludovic prit finalement plutôt bien les petites taquineries de la jeune femme qui pourtant se voulaient rassurantes. Après tout, elles l'étaient, et elle de son côté était tout ce qu'il y avait des plus sincères. Pas de masque, pas de mensonges, juste la vérité perlant au bout de la langue comme la plus simple et la plus commune des traditions. Elle appréciait ces moments, lorsqu'enfin elle pouvait se montrer spontanée et honnête, mais cela arrivait malheureusement que trop rarement étant donnée qu'elle gardait sans cesse se voile. Oui, c'était cela, elle se voilait la face, et depuis plus de vingt ans, elle vivait jour après jour ainsi. Mais ce soir semblait différent de ces autres soirs, car elle savait être en sécurité et que, quand bien même les mensonges tombaient un peu trop, Ludovic ferait en sorte de ne pas remuer le couteau dans la plaie. Ou du moins, elle l'espérait.
Alors lorsqu'elle vit le français sourire à ses mots, son propre visage ne sembla s'en illuminer que plus encore, lentement et loin d'être vulgaire, cette sorte de sentiment de joie atténuée rendait ses traits plus doux, plus engageants, la faisant d'autant plus dans ce paysage déjà féerique. Et à vrai dire quand il commenta ses quelques exemples en en corrigeant certains, revenant sur sa parole après s'être rendu compte que la version de l'Auror était beaucoup plus flatteuse alors que ce qui arracha un bref souffle rieur à Oswin dont la poitrine se souleva par accoups, la brune fut bien satisfaite d'avoir réussi à rassurer son comparse. Tout allait bien, et elle voulait qu'il en soit certain.

La jeune femme ne répondit pourtant rien à la suite, se contentant de l'écouter comme elle l'avait déjà fait de nombreuses fois, ses pupilles rivées à son regard comme bien souvent. Ce fut alors que l'homme se pencha en avant, bien mystérieux après une nouvelle tentative pour fuir le regard de sa partenaire, puis, il lui proposa avec cette pointe d'espièglerie si excitante si elle ne voulait pas changer de musique, au risque d'ennuyer les autres clients ou plutôt invités qui profitaient comme eux de la vue. Se mordant légèrement la lèvre inférieure en réfléchissant à cette proposition osée, l'Auror jeta un oeil autour d'elle avant de finalement lâcher en se plongeant à nouveau dans le regard de son compagnon :

-Allez, soyons fou, la nuit nous appartient...!


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La musique commença lentement, presque inaudible au départ et Oswin dut bien avouer sentir la tension monter en elle lentement, par vague au fur et à mesure que les premières notes se firent entendre et que Ludovic ne commence les premiers pas. Changeant de position pour s'adapter à ce nouveau rythme et à cette nouvelle, Oswin glissa lentement sa main sur le bras de son partenaire, se saisissant de la main alors qu'elle tendait un peu plus le bras, tandis que de l'autre main elle rejoignait l'épaule de son partenaire et qu'enfin, ils ne se lancent dans la danse. La jeune femme sentit bien vite quelques têtes se redresser sur son passage et des regards se lever vers elle alors que sa robe trop fluide claquait au moindre pas, au moindre mouvement, alors que son étole elle risquait plus d'une fois de s'envoler. C'était toujours aussi agréable de danser avec le français, si fluide, si continu, il savait parfaitement ce qu'il faisait et malgré sa jambe boiteuse il s'en sortait bien mieux que certains hommes que l'Auror avait déjà eu comme cavalier. Et même si elle même s'était montrée crispée au départ, il avait bien vite adapté le rythme pour qu'elle puisse se détendre et rentrer tranquillement dans la mécanique avant d'enfin pouvoir accélérer un peu. Il la menait, la soutenait et la laissait faire, c'était là toute la difficulté de la danse, réussir à profiter autant des deux côtés sans pour autant effacer la présence de l'autre, c'était toute une harmonie et Ludovic semblait connaitre cette dernière sur le bout des doigts.
Ses courtes mèches lui caressant les joues au fur et à mesure des tours, des rondes, et des brises, Oswin se laissa aller à ces quelques pas plus agités, plus rapides et pourtant qui ne perdaient pas de leur charme, fermant même les yeux pour mieux se concentrer et surtout pour mieux profiter.
La main de son cavalier se serrant légèrement par réflex lorqu'elle s'éloignait un peu trop ou ses membres chacun à l'effort en ce moment, son bras droitement tenu qui la supportait lorsqu'il la faisait tourner, son souffle un peu trop court lui balayant la nuque quand elle lui imposait une position trop difficile compte tenue de sa jambe ou du rythme, mais par dela les critiques il y avait toujours cette ivresse dont elle ne pouvait se défaire. C'était... Comme s'il n'y avait plus rien, c'était idiot mais surtout naïvement réel, car en ces temps difficile, c'était bien la chose dont la brune rêvait le plus : du vide. Du calme dans son esprit, quelques instants où elle n'avait plus qu'à se laisser porter sans craindre telle ou telle personne, sans chercher à cacher la vérité sur elle que ça soit pour ses crimes ou son propre prénom, c'était juste... Quelques minutes de silence à travers le chaos de la vie.

Elle ne sut combien de musiques défilèrent alors que le français semblaient continuer à la faire danser sans l'arrêter, avait-il lui aussi perdu la notion du temps ? Voulait-il lui faire plaisir et ne pas la sortir de son rêve silencieux ou profitait-il simplement de la magnifique forme drapée de bleu qu'elle dessinait sur ces pierres si sombres ce soir ? Là encore, elle n'en savait rien, mais ce qui la sorti réellement de ses pensées à ce moment là ce fut le brusque arrêt en position après tous ces mouvements, et quelques applaudissements tout autour d'elle qui couvraient presque la musique magique du français. Rouvrant les yeux quelque peu perdue, Oswin jeta un oeil autour d'elle pour remarquer quelques groupes de personnes plus ou moins âgées applaudissant les deux jeunes sorciers suite à leur dernière danse. Et à vrai dire, la brune aurait parfaitement pu rougir si elle était un peu plus sensible, mais elle se contenta de baisser la tête à défaut de reprendre une position normale, gardant la même qu'ils avaient pris Descremps et elle pour finir la chanson. Puis, elle releva la tête, déglutissant un instant la respiration légèrement haletante de sortir de son monde de silence, et elle fixa tout simplement l'homme dans les yeux.

-Linda.

Le souffle encore tremblant, la jeune femme re-baissa la tête une seconde en se mordant la lèvre, souriant plus tendrement alors que dans son regard brillait cette même lueur qu'on lui connaissait à présent.

-J'ai dit à votre père... Que le seul nom dont je me plaisais à porter était celui d'Oswin.

Nouvelle pause alors qu'elle hésitait à nouveau même si au fond d'elle, elle savait la décision toute prise.

-Linda Oswin. souffla-t-elle finalement, toujours ce sourire presque radieux aux lèvres. C'est mon nom, le seul, le vrai et l'unique.


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mar 29 Mar - 3:16




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Le rythme lent s'était mué en doux tempo, dans le grésillement léger du sort qui changeait, Ludovic lâcha presque à regret les reins de la jeune femme, mais afficha un sourire en saisissant sa paume et maintenant son buste un peu au dessus du milieu de son dos. S'assurant de garder sa jambe blessée droite, l'échevelé fit balancer sa cavalière dans un geste un peu plus étendu, elle était crispée, légèrement tendue, à cause de la foule peut-être, ou bien du fait qu'ils soient seuls à se mouvoir sur la piste. Le jeune homme aurait pu se sentir de même, mais il n'en avait pas le temps. Ses yeux rivés sur le visage de la brune, il se concentra sur ses pas, s'assurant qu'elle se détende et qu'il ne trébuche pas.

Le rythme se fit doucement plus pressé, le français accéléra, les mouvements des danseurs prirent plus de place alors que l'homme laissait sa cavalière s'éloigner de lui en une légère spirale. La robe bleutée voltigea en une onde d'océan, stoppée dans son mouvement lorsque la brune arriva à la limite de leurs bras. Ludovic la ramena à lui, l'enveloppant de ses bras alors que le tissu léger s'enveloppait autour de ses jambes. Le français baissa la tête, fermant à demi les yeux, tourner, vriller, danser en douceur. Il se sentit bientôt envahir par le rythme léger qui lui pressait le souffle, la sensation délicieuse de son corps réagissant en fonction de celui de la brune, comme par habitude, mobilisant de ses pieds à sa tête pour lui faire fendre l'air avec volupté. Il laissa l'odeur diffuse de ses cheveux et de sa peau lui envouter les sens, sa chaleur volatile croiser la sienne entre deux mouvements de valse. Leurs souffles écourtés alors que le tempo rapide commençait à se faire sentir. L'homme aperçut à peine la seconde où la jeune femme se laissa aller, où ses gestes se firent moins mesurés, mais lorsqu'elle se trouva de nouveau contre lui encadrée par ses bras, il ne manqua pas de voir ses yeux clos et son visage serein, confiant, à quelques centimètres du sien. Ludovic afficha un fin sourire, toujours perdu dans leurs mouvements, mais ne prit pas plus le temps d'admirer sa cavalière qu'il lui fallait éviter de percuter une table. Il se tordit sur lui même pour corriger le tir, entrainant la brune loin de l'obstacle en la faisant tourner, leurs corps rendu plus pesant par la force centrifuge qui tentait de les séparer. Le souffle de l'homme se fit plus haletant, sa jambe commençait à faiblir. Il ne s'arrêta pas pour autant, guidant la jeune femme pour qu'elle continue sans lui, la faisant tournoyer quitte à lui faire perdre la tête et la tirant vers lui avant qu'elle ne perde pied.

Le brun s'arrêta, sa cavalière calée contre lui, son souffle court, son esprit encore troublé alors qu'il tentait de garder en mémoire les gestes qu'il avait accomplit presque tel un automatisme, rompu par la pratique. Il y avait une seule chose qu'il regrettait dans la danse, c'était que tous les efforts qu'il pouvait faire pour mettre sa partenaire en valeur, pour donner au chaos de leurs pieds une belle continuité ne pouvaient être vu que par l'extérieur. Comment la jeune femme s'était-elle envolée ? Comment leurs gestes avaient-ils réussi à s'accorder ? Quel tableau le rythme entremêlé avait-il donné ? Tant de question qu'on ne pouvait connaitre, de beauté qu'on ne pouvait contempler. Ludovic revint à lui alors qu'un battement de mains lui fit tourner la tête. Autour d'eux, le public improvisé s'était approché pour regarder, félicitant le spectacle auquel ils avaient assisté. L'échevelé leur adressa un sourire légèrement mal à l'aise, serrant un peu plus la main sur celle d'Oswin. Il cligna des paupières un instant, dérobant une image furtive de deux inconnus en rouge et bleu voltigeant sur une piste et rouvrit les yeux avec un sourire plus franc, accordant un regard plus appuyé aux invités, avant de se dire que le meilleur point de vue était celui où il se trouvait.

Ludovic tourna la tête vers Oswin, en entendant un mot qui lui était malheureusement familier et fronça légèrement les sourcils, interrogeant la brune du regard. Alors que son souffle se trouvait aussi précipité que celui de sa compagne d'une nuit, un sourire presque incrédule apparut au coin de ses lèvres alors que la jeune femme reprit. Il n'arrivait pas à y croire. Son visage se fit plus lumineux alors que la brune lui murmura son nom et il lui rendit son sourire qui devait sans doute être bien fade en comparaison de celui qui éclairait le visage de la jeune femme.

— Linda, souffla-t-il en retour, son regard passant d'une prunelle noisette à l'autre sans parvenir à se fixer.

Il aurait fallut dire quelque chose, un compliment, une taquinerie, des remerciement, mais le brun ne trouva rien. Son souffle coupé, son corps encore envahit par la sensation de légèreté qui l'avait envahit durant la danse, ne savait quoi répondre alors que la brune se trouvait encore tout près de lui. Il détailla son visage, ses yeux caressant ses traits alors qu'il essayait toujours de trouver quoi dire.

— Linda, murmura-t-il d'un ton plus calme et plus doux, plus profond, comme savourant le nom, ses prunelles ambres s'arrêtant enfin dans celles de la brune.

Le prénom lui-même était mieux qu'un remerciement. Mieux que les piètres paroles qui parvenaient à lui traverser l'esprit. Cela n'avait duré qu'une seconde, mais il l'étira encore, grappillant autant de minutes qu'il le pouvait dans ce moment fugitif qui le séparait de la prochaine seconde, du prochain battement de coeur. Ludovic ajusta encore son appuis sur sa jambe, son regard s'abaissant, à demi caché par ses paupières alors que la sueur fine qui lui couvrait la nuque prenait place du parfum de l'Auror. L'échevelé déglutit sans bruit, presque immobile. C'était ridicule. Bien trop ridicule. Le brun fléchit le cou pour tourner son regard vers le sol et la seconde reprit ses droits. L'enseignant se détacha de la jeune femme, gardant captive la main d'Oswin alors qu'il reculait pour lui étendre le bras. Levant la tête, il lui adressa un sourire avant de laisser la foule les saluer et s'abaissa légèrement, pour frôler de ses lèvres la main de la jeune femme.

Il envoya sa main libre couvrir son baise-main sur la peau de la brune et enroula son bras du sien, le sourire encré aux lèvres, attendant que les derniers spectateurs les aient remerciés pour se tourner vers elle et briser avec prudence le calme qui s'était instauré.

— Pas mal, taquina-t-il, pas mal du tout.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mar 29 Mar - 13:55


 

 

 
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Ludovic semblait tout comme elle être éprit dans la danse, si bien que pas une fois il ne sembla a l'Auror que la danse ne s'interrompit, pas un seul faux pas mais une seule et unique longue danse si fluide qu'elle ne vit même pas le temps passer. Mais lorsqu'ils s'arrêtèrent tout deux, le souffle court alors que ces quelques minutes les avaient épuisés aussi bien l'un que l'autre, les deux enseignants sortirent presque brutalement de cette torpeur agréable dans laquelle ils avaient sombré quand autour d'eux leur public improvisé applaudit leur prestation qui devait être plus remarquables que ce que la brune pensait au départ.
Baissant la tête, Oswin fut clairement gênée d'avoir partagé un tel moment avec de purs inconnus qui semblaient les avoir prit en spectacle, surtout étant donné qu'elle n'avait aucunes idées de ce à quoi elle avait pu ressembler... Si cela se trouve, son cavalier avait eu droit à ces quelques plans gênants dont personne n'osait parler, ou encore avait-elle fait quelques gestes disgracieux qu'en savait-elle ? Pas grand chose, malheureusement, contrairement d'ailleurs à son partenaire.
Mais ces quelques interrogations ne durèrent pas longtemps puisqu'après quelques respirations rapides, la française redressa la tête en lâchant en un souffle un mot qu'elle ne pensait prononcer avant longtemps.
Mais c'était fait, elle lui avait avoué, et elle ne pouvait plus revenir en arrière à moins bien sur qu'elle ne se décide à utiliser l'un des sorts qui lui faisaient horreur. Mais quoi qu'il en fut, elle n voulu pas revenir en arrière, elle y avait réfléchi maintes et maintes fois et, rien que lors de leur séjour dans le livre, elle s'était rendu compte à quel point cela importait a Ludovic, ce simple prénom qui pourtant représentait tant de choses au final. Une barrière, une frontière, un mensonge ou certains diraient que c'était là une preuve de confiance. C'était peut-être tout à la fois, mais en ce moment précis, ça n'importait plus le moins du monde. Car ce sourire qu'il lui renvoyait, cette lumière sur son visage semblait rassurer Oswin qu'elle avait fait le bon choix. Est-ce qu'elle l'avait déjà vu aussi heureux ? Sans doutes pas, pour le moment rien ne lui venait à l'esprit, il fallait dure que ce genre de moments était particulièrement exceptionnels et...

Souriant plus tendrement alors que l'autre répéta son prénom comme pour mieux l'intégrer, en profiter pour benir ce moment dont il se souviendrait longtemps, il laissa courire son regard sur le visage de sa cavalière qui bien qu'observée profita de cette sensation comme elle aurait pu profiter d'une caresse. Elle adorait ce regard, une habitude tellement plus douce que certains compliments masculins qu'elle avait déjà entendu, comme on disait quelques fois un regard sincère valait mieux que de longs discours. Mais lorsqu'il baissa la tête comme... Plus sombre soudainement, une ombre inquiète voila le visage de la surveillante qui fronca légèrement les sourcils, s'apprêtant à demander s'il y avait un problème avant qu'il ne redresse la tête et qu'elle ne reprenne son même visage léger, bien que bien moins éclatant que précédemment. Car telle était la nature d'une ombre : elle vient sans prévenir, part en silence, mais laisse toujours au fond une trace de son passage.

Les deux danseurs de détachèrent enfin l'un de l'autre, lentement alors que la jeune femme renonçait difficilement à clore cdt instant, il garda néanmoins toute sa complicité en baisant galamment la main de sa cavalière, saluant son public improvisé avant de lâcher en se rapprochant un bref compliment qui tira un sourire en coin à la concernée qui lança d'ailleurs un regard en biais à son partenaire.

-Pas mal, pas mal... C'est gentil de votre part, mais je n'ai aucuns mérites, le plus gros revient à mon talentueux partenaire.

Linda aimait les compliments, n'allez pas croire qu'elle le rejetait purement et simplement car elle se trouvait en réalité très flattée qu'un danseur tel que le français lui tienne de tels propos, mais elle était réaliste et ne doutait pas qu'il avait, au final, plutôt bonne influence sur elle...
Elle attendit quelques instants que la foule s'éparpille un peu plus, observant autour d'elle avant de revenir sur le français, ouvrant légèrement la bouche comme pour prendre la parole avant de la refermer. Que dire ? Elle avait l'impression d'en avoir trop dit ou passer assez au sujet de son nom, devait-elle revenir sur le sujet ? Ou passer à autre chose ? Elle lâcha un soupir en baissant la tête, ce sourire calme aux lèvres avant qu'elle ne redresse la tête, continuant calmement :

-Vous êtes vraiment doué, et sans vouloir paraître flatteuse, je dois bien avouer que tous les hommes ne vous valent pas sur ce point. Elle lui adressa un nouveau sourire plus espiègle cette fois. Est-ce que je vous ai déjà demandé où vous avez appris ?

Après tout, peut-être devrait-elle y faire un tour, si jamais ce genre de soirées se reproduisait il valait mieux qu'elle s'améliore pour tenir un peu plus le rythme. Certes l'autre était au moins tout aussi essoufflé, mais lui avait une jambe handicapée et elle était censée être Auror... Ah, elle se ramollissait, à son grand désarroi.
Serrant un peu plus la main de son partenaire qu'elle tenait toujours, la brune baissa un regard vers cette dernière sans essayer de la retirer, cette expression calme aux lèvres tandis qu'elle n'osait pas poser sa dernière question. Mais elle devait bien, c'était... Nécessaire. Mais est-ce que le coeur y était ? Non. Comme pour appuyer ses pensées, un début de bâillement la prit et elle eut a peine le temps de lever sa seconde main pour cacher son geste impoli avant que le geste ne s'amplifie.

-Alors dites moi... Est-ce que vous me réservez encore quelque chose ce soir ?

Et bien qu'elle se doutait que la réponse ne serait pas celle qu'elle espérait, elle ne pouvait s'empêcher de croire qu'il lui restait encore un peu de temps, avant que la trop longue seconde ne se remette en marche.


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mar 29 Mar - 17:49




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Un à un, les spectateurs se retirèrent pour laisser les danseurs seuls sur la piste improvisée, regagnant leur table en échangeant encore des commentaires alors que le français était tourné tout entier à sa cavalière, lui adressant un doux sourire en cherchant de quoi répondre au compliment. Il avait beau se creuser la tête il ne trouvait toujours rien seulement des bêtises et des idioties certaines plus grosses que les autres dont une surtout qui semblait mourir d'envie d'être choisie. L'échevelé préféra se taire, contemplant les yeux sombres de la jeune femme qui se tournèrent de biais pour le regarder. Il l'observa sans bouger alors que ses lèvres hésitaient à ajouter quelque chose, Ludovic chercha une fois de plus une façon de lui dire que ce n'était pas la peine, que ce qu'elle avait déjà dit comblait déjà ce qu'il pouvait espérer, mais il ne parvint toujours pas à se décider comme figé dans le silence. Il afficha un sourire un peu plus embarrassé à la brune alors qu'elle le complimentait de nouveau. C'était probablement à lui de le faire normalement, de dire à quel point il l'avait trouvé radieuse par exemple, mais il ne s'en offusqua pas outre mesure, sautant sur sa question aussi vite que s'il venait de trouver la sortie d'un inextricable labyrinthe.

— À Beauxbâtons, répondit-il à la hâte avec un sourire plus assuré. J'ai appris à Beauxbâtons, répéta-t-il avant de ralentir son débit vocal pour une allure plus mesurée. Il y avait une option de cour de danse à partir de la quatrième année je m'y suis inscrit quand j'étais jeune et comme il n'y avait pas énormément de garçons, j'ai pu beaucoup pratiquer. J'avais un très bon professeur... enfin, on s'entrainait beaucoup tous seuls aussi, mais il nous à montré beaucoup de danses de salon. Le plus difficile c'est de continuer à pratiquer régulièrement et surtout d'avoir des retours sur ce que l'on fait, mais les progrès viennent vites. Je pourrais... lança-t-il avant de s'interrompre. Enfin vous vous débrouillez bien vous aussi.

Le jeune homme lui adressa un sourire de plus, passant son poids d'une jambe sur l'autre alors qu'il semblait encore imprégné de l'élan de leur valse. La jeune femme serra un peu plus sa main et l'échevelé lui répondit aussitôt en faisant glisser ses doigts entre les siens, ne détachant pas son regard du visage coupé de mèches brunes alors que l'Auror avait les yeux baissés. Elle laissa soudain échapper un bâillement qui fit se froncer légèrement les sourcils du français, il lui lâcha la main comme par réflexe et passa son bras en douceur autour du buste de la jeune femme comme pour la soutenir au cas où elle s'endormirait, l'attirant légèrement pour qu'elle puisse s'appuyer sur lui si elle le voulait. Il lui adressa un doux sourire alors qu'elle lui demandait s'il lui réservait d'autres surprises, sa tête se penchant légèrement vers celle de sa cavalière.

— Et bien, répondit-il, je crains que non.

Une pression soudaine lui broya l'épaule et Ludovic se redressa en affichant une grimace douloureuse alors que son père le lâcha pour lui assener une grande claque dans le dos qui lui coupa la respiration.

Très joli, commenta monsieur Descremps en adressant un agréable sourire à la française, se penchant pour lui offrir un baise-main à son tour alors que son fils levait le bras pour se masser l'épaule. Je dois dire que vous n'avez pas votre pareil pour captiver l'attention générale mademoiselle, poursuivit de nouveau le sorcier avant de poser une nouvelle fois la main sur l'épaule de son rejeton en tournant la tête dans sa direction. Malheureusement je vais devoir vous laisser. Tu me raccompagne Ludovic ? J'aimerais bien te dire un mot. L'échevelé bafouilla quelques minutes alors que son père l'arrachait déjà à sa cavalière. Ne vous en faites pas, je vous le rendrais après.

— Euh, je n'en ai pas pour longtemps, se hâta de lancer l'échevelé en direction de la française alors qu'on le tirait plutôt contre son grès en direction du rez-de-chaussée. Ne bougez pas, d'accord ? Je reviens.

Il n'eut pas l'occasion d'en dire plus qu'il dut se concentrer sur ses pieds pour ne pas s'empêtrer dedans et caler sa foulée sur celle de son géniteur. Son père ralentit le pas alors qu'ils se trouvaient dans les escaliers et vira brusquement une fois en bas pour entrainer son fils jusqu'à une petite porte qu'il ouvrit à la volée, lâchant l'échevelé dans un petit salon aux lumières tamisée pourvu de deux fauteuil, d'une cheminée éteinte et d'un petit canapé.

Je peux savoir ce qui te prends ? grogna Ludovic avec un regard noir, se massant de nouveau l'épaule alors que son père refermait derrière eux.

J'ai ce que tu m'as demandé, répondit le barbu.

— Je te demande pardon ?

Son père lâcha un soupir agacé et s'approcha lentement de son fils avec un regard sombre. Il s'arrêta à tout juste un pas de lui et glissa la main dans le revers de sa veste pour en tirer un épais dossier beige qu'il tendit à l'échevelé.

Je crois que tu sais ce qu'il y a dedans.

Ludovic baissa les yeux pour lire l'en-tête inscrit sur un morceau de parchemin glissé dans le document et les releva presque aussitôt sur son père, presque livide.

Mais je... bafouilla-t-il. Comment est-ce que tu... ça ne fait qu'une semaine !

Je te croyais plus attentif, lança l'autre avec un sourire presque déçu Je connaissais ses parents.

Ludovic resta interdit, sa bouche s'ouvrant et se refermant sans qu'il parvienne à prononcer un mot. Il leva les mains mécaniquement alors que son père plaquait le dossier contre son buste avant de reculer. Le barbu s'éloigna, traversant le salon pour s'approcher de la cheminée alors que le maigrichon baissait une nouvelle fois les yeux sur le dossier, le tenant entre ses doigts comme il l'aurait fait d'une page de cendre pour ne pas la briser. Il se souvenait presque trop bien maintenant des circonstances durant lesquelles il avait dérober l'invitation à cette soirée.

Je n'ai pas réussi à tout rassembler, annonça l'ancien ministre tout en sortant sa baguette d'une de ses poches. Il reste quelques zones d'ombres, mais quand j'ai compris que tu viendrais ici ce soir, ce qu'il y a là-dedans m'a paru suffisant. J'ai pu remonter de son enfance jusqu'au moment où elle a quitté la France. Avec un peu plus de temps j'aurais pu compléter davantage. Un ami à moi m'a fournis quelques documents de ses missions en tant qu'Auror et de sa progression au sein du ministère. Je t'ai mis tout ce que tu pouvais consulter sans risquer d'éventer un secret d'état et j'ai conservé le reste.

Pourquoi... murmura le français sans quitter les yeux du dossier. Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu avais ça ?

Le barbu laissa échapper un léger rire, lançant un sort qui fit apparaitre une épaisse cape noire sur son bras avant de ranger avec distinction sa baguette.

Je ne voulais pas nuire à votre soirée, railla-t-il à moitié. Cela ne se fait pas de sortir ce genre de chose devant la principale intéressée.

Ludovic fit glisser ses doigts le long de la couverture beige, effleurant la ligne des pages comme hésitant à les tourner.

Tu l'as lu ? demanda-t-il.

Je l'ai assemblé, répondit monsieur Descremps en passant sa cape sur ses épaules et ajustant la boucle qui la refermait. Bien sûr que je l'ai lu.

Le brun prit une profonde inspiration avant de se tourner vers son père, lui tendant le dossier d'un air décidé.

Je n'en ai pas besoin, assura-t-il. Reprends-le.

Non.

Le brun baissa un peu le bras, prit de court.

Je voulais savoir s'il y avait de quoi trouver une piste pour sa disparition, mais elle est revenue maintenant. insista-t-il sans savoir exactement qui il essayait de convaincre. Je n'en ai plus besoin. Reprends-le.

Écoute moi bien Ludovic, reprit l'homme, pivotant pour s'approcher de son fils. Ce qui se trouve là-dedans n'est pas le genre de chose qu'on raconte aux enfants. Je te connais mon fils, je t'ai observé. Je sais ce qui t'arrive lorsque tu te laisse aveugler. Je ne veux que ton bien, mais, pour une fois, je préférerais que tu ouvre les yeux avant qu'il ne soit trop tard. Tu m'as demandé ces informations, je ne peux pas t'obliger à les lire, mais tu serais idiot de ne pas le faire. C'est une personne dangereuse Ludovic. fit-il en plaquant une nouvelle fois le document contre le torse de son fils. Il faut que tu te mette ça dans le crâne. Le barbu se retourna, rejoignant la cheminée. Lis ce dossier. Mais si tu n'en veux pas, reprit-il, allumant un feu dans l'âtre en glissant la main sur la pierre. Tu n'as qu'à le brûler.

Ludovic baissa les bras, reculant d'un pas en fixant une seconde le brasier avant de lever les yeux vers son père, figure nimbée d'ombres devant les langues enflammées.

Qu'est-ce que tu va faire ? demanda le maigrichon, le ton inquiet. Je sais que tu as gardé une copie, tu garde toujours des copies. Qu'est-ce que tu va en faire ?

Rien, répondit son père tout naturellement en jetant une poignée de poussière dans le feu qui vira au vert. Je suis à la retraite. C'est à toi de choisir.

Il lui adressa un regard entendu, jetant un coup d'oeil en direction de la porte, Ludovic pivota pour suivre son regard, mais cette dernière semblait toujours bien fermée.

Passe à la maison la semaine prochaine, lança le barbu avec un sourire. Ta mère devrait être en vacances, elle sera ravie de te voir. Tranquillement, l'homme se plia en deux pour se glisser dans l'étroite cheminée, c'était toujours étrange de se dire qu'un homme de cette taille ne jurait que par ce transport des moins pratiques. Prends soin de toi.



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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mar 29 Mar - 23:31


 

 

 
Une surprise peut en cacher une autre.

 




Toujours pensif, perdu dans son esprit très certainement partagé entre la joie et la gène, Ludovic s'engouffra la tête la première dans l'échappatoire que lui proposa la jeune femme, ne perdant pas de temps pour expliquer en quelques mots d'où lui venaient ses aptitudes. Et étrangement, Oswin ressenti un léger pincement au coeur à cette vive, trop vive réaction. Baissant la tête légèrement refroidie, elle hocha tout de même quelque peu en réussissant a garder son même enthousiasme bien qu'il ne fut a ce moment qu'exterieur. Elle se doutait bien que, quelques fois, on ne savait que dire face à une réaction inattendue, on cherchait un moyen de s'exprimer mais en réagissant de la sorte ce moyen d'expression ressemblait surtout à une fuite. Elle ne lui en voulait pas, oh que non ! Mais il fallait avouer que c'était là quelque chose qui jetait une ombre sur le tableau parfait.
Alors que la brune lâcha un bâillement, l'enseignant a ses côtés réagit d'une manière ses plus inattendues qui donna les yeux ronds de surprise du côté de Linda. Légèrement surprise par cette étreinte inattendue, la brune se laissa pourtant bien vite aller au bras protecteur de son partenaire, s'appuyant légèrement contre son buste sans bouger plus pour autant. Peut-être que oui, il fuyait, et elle savait que parfois il avait autant de mal à s'exprimer que elle sur ses sentiments, mais quand bien même la pire solution serait celle qui était bonne, elle pouvait bien lui passer l'éponge, de toutes façons elle s'était promis de ne pas se prendre la tête ce soir alors autant souffler une dernière fois.
Quand l'autre répondit que la soirée touchait effectivement à sa fin, l'Auror ne réagit pas, cette annonce glissant sur elle comme une évidence tandis qu'elle se contenta de se blottir un peu plus contre l'homme à ses côtés. Tant pis, cela avait été... Une belle soirée.
Elle aurait pu rester ainsi quelques minutes encore, du moins jusqu'à ce qu'elle sente la nécessité de s'en aller, mais son cavalier d'un soir se braqua soudainement en lâchant un gémissement alors qu'une voix grave et désormais familière traversa le silence furtif qui s'était installé. Sortant de ses pensées quelque peu maladroitement, Oswin se retourna pour faire face à l'ancien, un discret sourire aux lèvres alors que son regard plus léger laissait paraître le léger amusement que cette relation entre père et fils lui imposait.

Ils étaient mignons tous les deux, certes Ludovic ne devait pas avoir une vie très facile et, très franchement, le regard qu'elle lui lança alors que son père s'imposait à nouveau sans lui laisser le temps d'en placer une fut bien plus compatissant qu'autre chose même si une pointe de légèreté parvenait à percer. Mais c'était bien, de voir encore des familles proches, normales si l'on pouvait dire, et voir Ludovic bénéficier d'une telle relation la rassurait, au fond. Il avait de la chance oui. Plus attendrie par cette courte scène, elle esquissa un léger rictus alors que l'ainé entrainait son fils un peu plus loin alors que ce dernier se voulait rassurant, lui affirmant qu'il reviendrait et qu'elle ne devait attendre... Oui, attendre...

-Ne vous inquiétez pas, souffla-t-elle simplement, je serais sage.

Elle souria un peu plus même si l'inquiétude clairement perceptible dans la voix de son partenaire joua sur le sentiment profond qu'elle ressentait au fond d'elle. Tout irait bien, il n'y avait pas de raisons que cela aille mal... Elle savait parfaitement que bien des sourires faux pouvaient cacher un sérieux hors normes, et si c'était le cas de Jacques Descremps...
Secouant la tête en se passant une main dans les cheveux, la brune se inspira profondément en tentant de se changeant les idées, se retournant vers la balustrade où elle s'était déjà appuyée plus tôt afin de reprendre en main son verre de champagne lâchement abandonné. Portant son regard sur l'horizon alors qu'elle n'y prêtait pas de réelle attention, Oswin se saisit machinalement de sa coupe en faisant tourner le liquide doré à l'intérieur. Non, elle ne devait pas les suivre, tout irait bien... ELle n'était pas leur chien et il pouvait tout de même se débrouiller seul deux minutes non ? Elle porta le verre à ses lèvres, avalant une gorgée de champagne, son esprit vagabondant déjà loin de ce balcon. Ca irait... Pourquoi ça n'irait pas ? Et elle même pouvait bien rester seule deux minutes...

-Bon sang...

Baissant la tête, résignée, la jeune femme se pinça les coins intérieurs des yeux de l'index et du majeur, lâchant un soupir avant de se retourner tout juste à temps pour voir les deux Descremps disparaître à un tournant. Hâtant le pas pour les rattraper, l'Auror rajusta son étole avant de se lancer à leur suite, craignant d'avoir mis trop de temps à se décider et de brillamment les avoir perdu. L'esprit vide de toutes pensées, simplement menée par ses jambes qui la portaient grâce à l'enthousiasme de la chasse, elle se dirigea à la suite de ses proies à travers les couloirs et les escaliers, tentant vers la fin de se laisser guider par l'instinct, mais arrive un escalier ou elle cru bien les avoir perdu. Lâchant un grognement en serrant les poings, la brune le descendit totalement en regardant autour d'elle afin de réussir à percevoir les deux figures connues, en vain. Expirant sa rage en un soupir agacé, l'Auror fit demi-tour pour remonter le couloir, se rendant bien à l'évidence qu'ils avaient tout bonnement disparu, mais alors qu'elle allait abandonner et retourner à son balcon, une voix grave et familière résonna légèrement, venant d'un pan de mur.

-Gagné...! souffla Linda un sourire de vainqueur aux lèvres.

S'approchant de la porte par de grandes enjambées, Oswin leva la main pour se saisir de la poignée quand la voix de son cavalier du soir retenti enfin, beaucoup plus discrète que celle de son aîné mais tout de même présente.

- Comment est-ce que tu... ça ne fait qu'une semaine !

Fronçant les sourcils, la brune interrompit son geste en penchant légèrement la tête sur le côté alors qu'elle baissait le regard. Elle ne devrait pas écouter... Ce n'était pas ses problèmes et...

Je te croyais plus attentif,Je connaissais ses parents.

Ses parents ? Est-ce qu'ils parlaient vraiment de ses propres parents ? Déglutissant en ouvrant légèrement la bouche, la brune leva les yeux comme pour voir à travers la fine porte qui laissait passer le son, comme si elle voulait voir... Le regard qu'avait Ludovic en ce moment même.
La voix grave et sonnante du père résonna à nouveau derrière le bois, et au fur et à mesure qu'il parlait pour expliquer de quoi il était question, la jeune femme sembla perdre pied en revoyant sa vie défiler devant ses yeux. Est-ce qu'il avait des informations sur elle ? Toutes ses... Toutes les informations ?
Le regard soudain plus paniqué que triste ou brisé, la jeune femme regarda autour d'elle comme craignant d'être repérée ou surprise, comme si ce qu'elle faisait n'avait pas plus d'importance qu'un vulgaire coup d'adolescent qui allait se faire prendre en plein délit. S'il savait tout... Elle était fichue. Il étant du ministère, enfin, il l'avait été, combien de temps avant que cela ne se sâche ? Combien de temps avant qu'on ne vienne toquer à sa porte si les Aurors s’embarrassaient seulement de telles banalités... Se mordant nerveusement la lèvre en fermant les yeux, fronçant les sourcils à s'en faire mal, Oswin se retourna et, se prenant la tête entre les mains, réfléchit aux possibles issues à quoi tout cela pouvait la mener, faisant les cent pas avec une rapidité conséquente. Cela ne se pouvait pas... Ils... Elle avait pourtant fait tellement d'efforts pour réussir à tout faire oublier, à enfouir et effacer toutes ces informations de la circulation et lui arrivait et... Ludovic avait voulu ça. Il avait désiré en savoir plus, il y a... Une semaine. Alors qu'elle n'était plus là. Avait-il douté de ses intentions ? Croyait-il qu'il y avait autre chose sous son départ ?
S'appuyant contre le mur prêt de la porte, Linda lâcha un long souffle tremblant alors qu'une seule crainte muette l'habitait, tentant d'être encore chassée par le peu de joie qu'il lui restait de sa danse. Lentement mais sûrement, elle sombra dans son propre esprit, s'isolant du monde alors qu'elle sentait autour d'elle les gens aller et venir en la regardant étrangement, et derrière elle, la voix grave de l'ancien ministre tonnait en rythmant la discussion, mais pas une larme ne coulait. Seulement... Une terrible angoisse qu'elle aurait préféré chasser.

C'est une personne dangereuse, Ludovic.

Et sa respiration se bloqua, alors que cette fois, les larmes lui vinrent. Oui... C'était bien résumé. Une personne dangereuse, c'est toujours ainsi qu'on finissait par la qualifier et cette appellation que pourtant elle fuyait depuis peu se retrouvait toujours sur son chemin... C'était horrible, disons le franchement, elle qui faisait de son mieux pour tourner la page et réussir enfin à se regarder dans un miroir sans se repasser ses propres horreurs finissait toujours par... Ca.
Mais elle ne pouvait pas, pas maintenant, elle s'était promis. Juste une soirée, agréable, pour se changer les idées...

Oswin calma sa respiration, fermant les yeux en passant à nouveau ses émotions au second plan. C'était toujours ainsi que tous finissaient par la voir, alors une fois de plus ou une fois de moins... Il fallait qu'elle se calme, après tout Ludovic pouvait sortir d'une minute à une autre et il était hors de question qu'il ne la trouve ainsi. Qui sait ? Tout cela pouvait être une affreuse coincidence, un malencontreux accident qui la mettait au milieu de tous ces mots...

Et enfin, il sorti. Combien de temps était passé ? Elle n'en avait pas la moindre idée, elle s'était perdue dans ses tourments et n'en était pas ressortie plus tôt, mais son visage lui n'exprimait plus cette sourde angoisse qu'elle ressentait précédemment, mais seulement une sincère inquiétude mêlée à de la complaisance certaine.
S'approchant lentement de son partenaire, le regard clair, elle baissa honteusement la tête en reprenant la parole :

-Excusez ma curiosité, mais je commençais à trouver le temps long.

Elle déglutit tout en levant à nouveau ses prunelles noisettes sur le français. Elle lui sourit légèrement, comme le supportant pour une raison qui lui était inconnue puis, elle demanda paisiblement tout en prenant doucement la main de l'autre dans la sienne :

- Est-ce que tout va bien ?

Quelques mots qu'elle aurait aimé entendre bien plus souvent dans sa propre vie, et même si à ce moment le dernier mirage de joie persistait au fond de son coeur et à travers son sourire doux, il y avait aussi une crainte certaine qu'elle aurait préféré chasser.


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mer 30 Mar - 2:30




Une surprise peut en cacher une autre
Une surprise peut en cacher une autre

Son père à peine volatilisé par le réseau de cheminette, Ludovic serra un peu plus fort les doigts sur le dossier, ne sachant absolument pas quoi faire. Il baissa les yeux sur la pochette beige, les sourcils froncés à s'en faire mal, l'air légèrement apeuré. Devait-il l'ouvrir ? Sa curiosité sourde en mourrait d'envie. Ouvrir le dossier, tourner les pages, connaitre un peu plus de vérité. Mais à quel prix ? Le brun inspira profondément, songeant à la danse, à la sensation légère de la jeune femme dans ses bras, à la façon dont elle lui avait soufflé son prénom et le sourire radieux qui l'avait accompagné. C'était de sa faute. C'était lui qui avait demandé à avoir ce dossier, lui qui avait volé l'invitation, lui qui avait décidé d'inviter la jeune femme à l'accompagner, lui qui n'avait pas songé que cette grossière tentative de jouer avec le sort puisse une fois de plus lui retomber dessus. Dans sa poche, sa baguette cracha des étincelles. Le brun tâcha de ne pas y prêter attention. Son regard noir se tourna vers l'âtre dont les flammes vertes avaient troquées leur couleur émeraude pour de l'or. Le maigrichon s'en approcha à la hâte, tendant le dossier à quelques centimètres au-dessus du feu. Il ne pouvait pas le garder, pas en ayant obtenu les informations de cette façon, mais il voulait savoir.
"Une personne dangereuse".
Ludovic baissa le bras, se pinçant les yeux alors que sa baguette continuait à crépiter. Il jeta le dossier sans ménagement sur le canapé et tira le morceau de noyer noir de sa veste le levant à hauteur de ses yeux avec un air furieux.

Arrête ! souffla-t-il furibond, sans élever la voix. Ferme-la, tu m'énerve. C'est facile de critiquer, de faire la maline, de faire celle qui sait tout. Tu crois que c'est facile pour moi peut-être ? Que j'ai demandé d'être comme ça ? Qu'est-ce que tu me veux ? Tu le savais non, quand tu m'es tombé dessus. Si tu voulais de la stabilité il fallait choisir quelqu'un d'autre et si tu as un problème avec moi aide moi à le résoudre au lieu de... faire du bruit, objet stupide !

Le brun lâcha un soupir, se passant une main sur le visage en faisant quelques pas dans la pièce. Il s'arrêta devant la cheminée, une main devant la bouche, l'autre sur la hanche, observant le motif du conflits presque en s'attendant à ce qu'il disparaisse tout seul.

— D'accord, fit-il, tendant le bras pour pointer sa baguette sur les pages encore closes. Dis-moi ce qu'il faut que je fasse.

Ludovic sortit du salon au bout d'une bonne poignée de secondes. Il ferma soigneusement la porte derrière lui, lâchant un soupir tendu alors qu'il s'assurait que le loquet soit bien scellé. Ajustant légèrement sa veste, tâtant sa poche intérieur pour sentir le contact rassurant de sa baguette, le brun pivota, soucieux, se retraçant lentement le chemin qu'il lui fallait parcourir pour retourner au balcon. Il s'arrêta soudain, levant la tête, alors qu'un éclat bleuté passa dans l'angle de son champ de vision. La surveillante était là. Ludovic la regarda approcher, interdit, affichant un visage qui se voulait aussi léger que quelques instant plus tôt alors que la brune approchait, s'excusant de s'être impatientée, mais son sourire vira vite à l'incrédulité quand elle lui demandait si tout allait bien. C'était elle qui lui demandait ça ?

— Bien sûr, répondit-il, baissant les yeux en direction de la main qui avait saisit la sienne. J'étais seulement, enfin on... il leva les yeux, les plantant dans ceux d'Oswin en fronçant les sourcils. Vous avez tout entendu n'est-ce pas ? Il cligna des paupières et afficha un sourire qui se moquait de lui-même, baissant de nouveau les yeux sur la main féminine en entre-croisant leurs doigts. Bien sûr, j'aurais dut m'en douter. Le brun prit une profonde inspiration, et leva de nouveau la tête, son pouce traçant un cercle léger sur la peau de la brune. Je ne sais pas ce que vous avez entendu exactement, mais sachez que je n'en ai rien à faire. Ce qui s'est passé dans cette pièce restera dans cette pièce. Le reste... si vous ne voulez pas me le dire, je ne veux pas le connaitre.

L'échevelé pivota, commençant à s'éloigner avant de s'arrêter lorsqu'il sentit le bras de la jeune femme se tendre derrière lui alors qu'il lui tenait toujours la main. Il lâcha un souffle fit de nouveau volte-face, s'approchant de l'Auror avec les sourcils froncés, les yeux toujours baissés avant de les lever une fois de plus pour placer son regard perçant dans les prunelles noisettes.

— J'ai confiance en vous et vous pouvez avoir confiance en moi, ajouta-t-il. Je ne vous trahirais pas.

Ludovic s'approcha un peu plus, paupières mi-closes, passant son poids d'un pied sur l'autre alors qu'un nouveau crépitement étouffé s'échappa de sa poche. C'était stupide. Ses cheveux en pétards effleurèrent le front de la jeune femme et le brun pencha la tête, caressant la joue de la brune du bout du nez.

Linda, chuchota-t-il avant de glisser lentement ses lèvres contre celles de sa cavalière.

Il les frôla une seconde avant de capturer la peau fine de sa bouche dans la sienne, embrassant une lèvre après l'autre avec douceur avant que sa main libre ne vienne se glisser au creux du cou à peine caché de mèches brunes. Lentement, son pouce glissa contre la ligne anguleuse de la mâchoire féminine, remontant jusqu'à son menton pour l'abaisser alors qu'il se détachait un infime instant, prenant une fine inspiration avant d'approcher encore, son buste se calant contre celui de l'Auror, pour reprendre son baiser lent et tendre. Ludovic se laissa aller à l'instant, savourant sa délicieuse impulsion. Sa main chassa délicatement les mèches du visage de la brune, s'appuyant sur son oreille alors qu'il serrait toujours de l'autre ses doigts entre les siens. L'image furtive d'une porte apparut devant ses yeux clos, une tension angoissée, des murmures agités. L'échevelé poursuivit encore son baiser aussi longtemps qu'il le pu, son esprit égaré dans un souvenir qu'il faisait de son mieux pour ignorer. Il se retira finalement, concluant une lèvre après l'autre, comme il avait commencé. Ludovic ouvrit les paupières, levant le bras de sa compagne pour glisser entre eux leurs mains croisées, soulevant sa paume libre pour caresser la joue de la brune du bord de ses phalanges.

Je vous en doit encore un, souffla-t-il. Pensez à me le demander.



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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Jeu 31 Mar - 0:48


 

 

 
Une surprise peut en cacher une autre.

 



Peut-être aurait-elle pu entendre la voix du français de l'autre côté de la porte si elle y avait prêté la moindre attention, mais à vrai dire, elle essayait du mieux qu'elle pouvait de se vider l'esprit, uniquement attentive à ses propres réactions et à la porte non loin d'elle. Elle devait se calmer, pour le moment il n'y avait rien et puis, qui sait, peut-être que Descremps Senior partirai avec ce dossier dont elle craignait la nature ? Des informations sur elle... Il n'y avait pas mieux pour la pousser dans les abysses en peu de temps, et elle ne pourrait pas même se défendre car tout ce qu'on pouvait lui reprocher serait la seule et unique vérité.
Respirant profondément et avec une lenteur impressionnante, Oswin finit par fermer les yeux en baissant la tête, ses pensées dérivant bien vite sur un sujet qui lui changerait les idées, ou du moins, elle essayait.
Ludovic avait demandé ces informations, elle le savait, et c'était bien légitime. Elle était secrète, ne parlait pas tant d'elle et semblait cacher bien des choses. Il lui avait reproché bien des fois d'ailleurs, de se mentir, de lui mentir, de se servir de son physique pour éviter d'y penser même si d'un autre côté, elle, elle se souvenait parfaitement du moment où il lui avait avoué que parfois, la vérité n'était pas la meilleure des solutions. Que le mensonge permettait de vivre... Dans un monde bien plus doux, dans un présent qui n'était qu'illusion mais qui, durant une infime fraction de seconde, leur paraitrait agréable. Il avait cherché maintes fois à la rassurer, s'était montré doux et avenant mais elle ne comptait plus depuis longtemps tous leurs cris et leurs conflits violents.
Il l'avait critiquée sur tant de choses... Et ses regards fuyants, ses réactions trop hâtives, ses regards lourds et sombres lorsqu'il pensait qu'elle ne regardait pas ou qu'il était tout simplement trop fatigué pour faire semblant... Et puis, il y avait le baiser, celui du bal. Elle se souvenait de son ton étonné, surpris, et de ses questions accusatrices par la suite... Puis, il l'avait à nouveau embrassée. Un étrange moment qu'elle s'efforçait d'oublier mais qui pourtant ne cessait de lui revenir en mémoire, et alors qu'elle se repassait les quelques émotions qu'elle avait alors ressenti ce soir là, enfin apaisée de son précédent conflit interne, une question s'imposa à elle, là, présente, dominante et oppressante : que pensait-il vraiment d'elle ? Est-ce qu'il avait... Peur d'elle ?

A peine fronça-t-elle les sourcils face à cette idée qui lui serra la gorge que la porte non loin s'ouvrit, la sortant immédiatement de ses pensées. S'approchant du français, Linda s'excusa de sa présence, laissant planer une minute de silence avant de relever le regard sur son interlocuteur et de lui demander si tout allait bien, surprenant le français dont la réaction ne se fit pas attendre longtemps.
Fronçant les sourcils, il assura presque trop rapidement que tout allait bien, commençant une phrase avant de s'interrompre, comme comprenant la situation dans laquelle ils étaient. Et dés qu'il demanda sans pour autant attendre de réponse si elle avait tout entendu à la brune, Oswin baissa la tête, honteuse, s’organisant déjà une excuse pour éviter qu'il ne s'emporte un peu trop : elle n'avait que vaguement entendu, la porte filtrait mal, ou... Elle était arrivée sur la fin, il y en avait ça, des excuses ! Mais pourtant, elle n'eut pas le temps d'en dire plus que l'autre reprenait la parole, lui assurant cette fois qu'il se contre-fichait totalement de tout ce qu'ils avaient pu dire dans cette salle, que qu'importe ce qu'il avait apprit ou entendu, cela n'avait pas la moindre importance. Et c'était là... Des mots inespérés.
L'Auror redressa la tête lentement, son regard comme surpris ne sachant pas trop quel oeil de Ludovic regarder et passant de l'un à l'autre sans se décider, mais son coeur lui se serra. Il s'en fichait. Peut-être mentait-il, peut-être qu'il ne s'en fichait pas mais voulait uniquement la faire taire, il savait après où appuyer pour lui faire mal et par conséquent avait un don pour trouver les bons mots. Mais l'infime possibilité que, oui, malgré son père qui lui avait affirmé qu'elle était... Qu'elle était dangereuse, il croyait toujours en elle est osait la regarder sans enlever brutalement sa main... Oui, cette simple possibilité la touchait sincèrement. Mais la seule réaction qu'elle pu avoir ne fut rien comparé à ce qu'elle ressentait intérieurement car, bien que décrit ici tout semblait si simple, au fond, ce n'était qu'un  étrange et apaisant silence qui lui embua presque les yeux. Si seulement elle pouvait y croire...

Le brun s'éloigna un peu, commençant à peine à tirer sur le bras de la jeune femme qui se prépara à lui emboiter le pas sans un mot, jusqu'à ce qu'il ne se tourne, et craignant presque sa réaction il fallu bien avouer que Linda eut un léger mouvement de recul alors qu'il s'approchait de nouveau. Et là encore, alors qu'il lui affirmait avoir confiance en elle et qu'il pouvait en faire de même, elle voulu très franchement croire en ces paroles, ce que d'ailleurs, elle fit, mais ce vide au fond d'elle l'empêchait de se réjouir, comme un loquet sur une porte qu'elle essayait de faire sauter.
Il paraissait agacé mais son ton... Son ton était ferme, assuré, et peut-être que pour une fois... elle pouvait se laisser convaincre par quelqu'un d'autre, ne pas à avoir à faire sa forte tête, et simplement croire au meilleur.
Baissant la tête en lâchant un souffle amusé, plus léger cette fois, Oswin pu enfin lâcher la bride et accepter cette idée plus rassurée dés lors. Il ne la trahirait pas... Et elle fondrait toute sa confiance sur ces si simples mots qui portaient pourtant un sens bien plus grand.

Ensuite, l'Auror sentit l'autre s'approcher, et à vrai dire elle ne réagit même pas, se contentant de simplement lever un peu la tête lorsque l'autre lui octroya une légère caresse sur sa joue, comme pour en réclamer d'autres, comme pour ralentir ce court instant tandis qu'à ses oreilles, son nom résonna, comme lointain. Puis, alors qu'elle ne s'y attendait pas, les lèvres de Ludovic se saisirent des siennes alors qu'elle les accueillait tout naturellement, les goutant à son tour dans un jeu de caresses et de morsures.
Dévorant la bouche de son partenaire avec une gourmandise presque pudique, Linda ne tarda néanmoins pas à reprendre un peu de répondant, encourageant l'autre tandis qu'il recommençait avec une nouvelle vague, plus enthousiaste encore, qui entrainait la brune toujours plus loin de ses problèmes et de ses broutilles. Puis, les caresses reprirent, mais cette fois contre sa peau. Elle sentit aisément les doigts de l'autre lui parcourir le visage, dessinant les courbes de son menton avec une délicatesse rare et appréciable tandis que la jeune femme en redemandait toujours plus, penchant la tête pour mieux sentir sa peau contre la sienne, son souffle faisant voleter ses cheveux, capturant avec douceur tour à tour les lèvres de son partenaire dans quelques mouvements presque répétitifs mais loin d'être désagréables. Puis enfin, à son tour, elle leva sa main libre vers le visage de Ludovic, stoppant son geste toute proche de l'objectif en hésitant quelques secondes à effleurer sa peau, tout comme elle l'avait fait plus tôt face à la poignée de cette maudite porte : est-ce qu'elle faisait bien ? Est-ce qu'elle pouvait se le permettre ? Puis bien vite, est-ce qu'il la fuirait ?
Et sans plus se poser de questions, elle se saisit du visage de l'homme en glissant sa paume contre sa joue, jouant de ses doigts sur la peau de l'autre en y sentant la moindre ridule, l'arcade marquée de ses sourcils et ses joues, si fines mais qui donnait matière à l'affection... Elle le sentait tout proche si bien que la jeune femme resserra sa main entrelacée pour s'éviter qu'elle ne s'arrache afin de profiter d'une autre manière du corps de l'enseignant, car bien que cette simple danse d'un autre style emplissait tout son corps d'émotions différentes, sa tête lui semblait vide et ses gestes uniquement menés par l'instinct, des réactions naturelles et sincères qui valaient peut-être mieux être conservées, et lorsque sa conscience émergea enfin tandis que Ludovic s'éloignait trop tôt, elle sut enfin qu'elle eut la réponse à une question qu'elle n'avait pourtant pas osé penser : est-ce qu'il avait peur d'elle ? Ou du moins, une réponse temporaire qui lui mit du baume au coeur et qui lui fit lâchement couler une larme solitaire qui perlait depuis plusieurs minutes déjà.

Ouvrant lentement les yeux en fixant longuement le sol, Oswin finalement le regard vers l'enseignant sans dire un mot, le souffle un peu plus rapide même si à présent, son visage bien que toujours paisible paraissait plus heureux, plus léger, alors que sur ses lèvres, la brune profitait une dernière fois de la sensation fantôme de ce baiser si doux.
Troublant le silence irréel dans lequel les deux sorciers s'étaient murés, Ludovic reprit la parole en rappelant à sa compagne qu'il lui devait un dernier baiser, et, alors qu'une ombre furtive passa dans le regard de la brune, elle ne tarda pas à son tour à répondre à l'autre :

-Et bien... J'avoue que quand vous prenez les devants... Elle fit une courte pause, un léger sourire presque espiègle aux lèvres : Vous embrassez bien mieux que vous ne dansez.

Et c'était valable dans tous les cas. Pas seulement ce soir, mais aussi de ces soirs dont on ne se souvenait pas.
Oswin baissa à nouveau la tête en décollant en première sa main de la joue de l'autre, se mordant légèrement la lèvre tout en souriant discrètement. Pourquoi l'avait-il fait ? Elle n'en savait rien, une simple histoire de dette était bien trop bête et elle préfèrait ne pas savoir si ce n'était qu'à nouveau pour lui faire entendre ce qu'elle voulait entendre, mais cela lui suffisait malgré tout à la convaincre qu'elle pouvait... Avoir confiance en lui, et qu'il ne la trahirait pas.


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Jeu 31 Mar - 15:09




Une surprise peut en cacher une autre
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La frustration, la colère, l'impuissance face à des événements sur lesquels il ne pouvait rien changer. Tels étaient les sentiments qui animait le français alors qu'il continuait à parler. Plus il ajoutait des mots plus son visage semblait s'assombrir, ses sourcils se froncer, il lui semblait que ses paroles, loin d'être aussi sincère qu'il les voulait, semblaient lui échapper. La faute à son père, à ce sentiment de n'être qu'un pion manipulable à la guise du ministre. Combien de fois lui avait-il fait ce genre de coup ? Combien de fois avait-il trafiqué sa vie à la manière d'un arnaqueur de casino ? Mais ce n'était comparé à son propre bluff. Il savait pertinemment qu'il ne pourrait pas tenir ces promesses trop vagues, trop larges, qu'il finirait par les enfreindre tôt ou tard et qu'il mentait de son plein grès sans aucune raison valable. Il aurait voulu être sincère, comme bien des fois, il essayait de se convaincre qu'il pouvait dire tout cela et que cela suffirait pour qu'il s'y tienne, mais non. Rien à faire, plus il ajoutait des promesses plus il sentait le mensonge caché derrière amplifier sa rage de n'avoir aucune solution autre que celle-là. Sa baguette également le savait, il entendait le crépitement diffus s'éteindre pour être remplacé par des étincelles brulantes qui n'eurent aucun mal à lui brunir la peau malgré son costume. Oswin elle-même lui aurait mentis si il ne l'avait pas prise de court. Le bout de bois ne savais sans doute plus où donner de la tête tandis que cette soirée semblait avoir tourné à la fausseté généralisée. Alors dans toute cette tromperie, le baiser lui-même était-il sincère ?

Lorsque Ludovic s'était approché, un peu brusquement, il s'était arrêté quelques secondes avant de bouger, s'appliquant à mettre sa colère de côté, caressant la joue douce comme pour s'apaiser et la tranquilliser. Il se laissa envahir par le calme troublé de la jeune femme, son souffle glissant contre son cou dans une fraicheur délicieuse. Il hésita un instant, sa baguette crépitante, essayant de retrouver la sensation de légèreté qu'il avait ressentit après la danse, essayant de se convaincre que dans la vie tout n'était pas que mensonge et vérité, que le monde était plus compliqué. Il souffla en douceur le prénom de la jeune femme et l'idée eut tôt fait de s’immiscer en lui lorsqu'il sentit les lèvres de la brune s'appuyer contre les siennes pour lui rendre son baiser.

Durant quelques secondes, il parvint à rester prit entièrement par le baiser, par le goût et la sensation feutrée des lèvres qui croisaient les siennes dans un rythme un peu plus passionné. Le brun glissa ses doigts dans la chevelure presque noir, caressant dans un doux aller retour la peau entre ses mèches alors que sa bouche dévorait plus avidement celle de sa compagne. La première image fugitive passa comme un éclair devant ses yeux. Image lumineuse, croisée de jour, d'un homme brun sur lequel il ne parvint pas à se fixer. Il ne s'en soucia pas, continuant à embrasser la jeune femme alors qu'un nouveau flash lui vint, lui montrant des paupières baissées, un regard détourné, l'image était confuse, cela n'arrivait pas souvent et l'élan croissant du baiser ne lui donnait pas envie de se souvenir de ce que cela voulait dire. Mais si l'homme était trouble, les paroles étaient claires et le même murmure raisonnant d'un étrange écho lui tourna en boucle dans le crâne. Pourquoi fuit-il ? Est-ce qu'il à peur de moi ? Ludovic arrêta une seconde le va et viens de ses lèvres pour gratifier Oswin d'un baiser plus appuyé alors qu'elle venait de glisser sa main sur son visage. L'obscurité revint sous ses paupières alors que la jeune femme caressait sa peau, pressant un peu plus ses doigts contre les siens sans qu'il parvienne réellement à le sentir. Une autre pression légère était apparue sur son épaule, une autre encore allait et venait dans son dos et l'homme se courba légèrement en réflexe. Il y avait là deux bras de trop. L'impression était on ne peut plus bizarre, surtout lorsque d'autres lèvres fantômes continuaient à l'embrasser alors qu'il se détachait légèrement de la bouche de la jeune femme, mais étrangement il ne trouvait pas cela des plus désagréables. L'échevelé se laissa aller au souvenir et surtout au baiser avant de se détacher en douceur au moment où une nouvelle image se formait sous ses yeux, celle du même visage, cette fois assoupit, qu'il ne parvenait pas à fixer.

Ludovic prit une inspiration profonde, l'air de sortir du sommeil, gardant le visage à tout juste quelques centimètres de celui de sa cavalière, leurs mains liées posées contre son buste. Il caressa encore doucement sa joue, semblant presque jouer à repousser les mèches brunes qui ne cessaient de dégringoler sur le visage de sa partenaire. Il aperçut tout juste la larme cristalline qui coula de son oeil alors qu'il chuchotait quelques mots et se pencha de nouveau pour déposer un baiser plus léger sur sa joue, en goutant le sel du bout des lèvres avant de reculer la tête pour finir d'essuyer la larme avec la pulpe de  son pouce, se passant doucement la langue sur les lèvres avant d'afficher un sourire charmeur au compliment de la jeune femme. Il s'humecta encore un peu les lèvres, appuyant sa main sur la nuque de la jeune femme, l'air de vouloir dire quelque chose sans trouver quoi. Il ferma légèrement les paupières alors que la surveillante retira sa main et hésita un instant avant de faire de même. Baissant les bras sans lâcher, malgré la légère moiteur, la main autour de laquelle ses doigts s'étaient noués.

— Allons récupérer votre manteau, annonça-t-il, s'écartant tout à fait avant d'entrainer doucement sa collègue vers le hall.

Il s'appliqua à ne pas se retourner avant d'arriver à leur destination et ne lâcha Oswin que pour la laisser récupérer son manteau, contemplant une dernière fois la robe d'un bleu envoutant avant qu'elle ne disparaisse sous le tissu noir. Le regard du français fut parcouru d'une ombre fugitive tandis qu'il se demandait une fois de plus s'il ne venait pas de faire une erreur monumentale. Sûrement,  mais dans un sens, cela en valait sans doute la peine. Le brun chassa ses problèmes à venir par un sourire sincère avant de tendre le bras à sa cavalière, attendant qu'elle le rejoigne, l'entrainant comme dans un dernier pas de danse pour les faire transplaner.

La détonation sourde du sortilège s'évapora dans les arbres à la lisière de la forêt de Poudlard. Alors qu'un fin filet de poussière retombait au sol après l’atterrissage, Ludovic perdit légèrement l'équilibre, son dos cognant contre la grille de l'école. Il se rattrapa aux barreaux et se redressa bien vite, pivotant pour examiner le passage de fer toujours aussi haut. L'enseignant lâcha sa compagne pour chercher ses clefs, tirant un épais trousseau d'une poche sans fond - ou du moins l'un d'entre eux qui avait autre fois dut appartenir à McGonagall - et commença à ouvrir le passage, faisant claquer le lourd verrou à mesure qu'il en dégageait le loquet.

— Les longues distances, expliqua-t-il pour rassurer Oswin, si besoin était, quant à sa légère chute. Je suis toujours un peu court sur les retours. Tout va bien ? demanda-t-il encore. Rien de désartibulé ?




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Jeu 31 Mar - 22:14


 

 

 
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Ressortant lentement de la torpeur dans laquelle le baiser l'avait plongée, Oswin revint paisiblement dans le monde réel, son regard se fixant difficilement sur l'homme qui lui faisait face alors que ses yeux avaient plus tôt glissé vers le sol.
Il fallait dire qu'en cette fin de Samedi des plus calmes, Ludovic lui en avait fait voir de toutes les couleurs, et c'était le cas de le dire, il avait su battre le chaud et le froid ! Il s'était montré tout simplement parfait, léger, drôle, gentleman, la conduisant dans un endroit magnifique pour lui faire vivre une soirée mémorable, il avait de bonnes idées et il avait semblé à la surveillante découvrir une nouvelle facette de son partenaire d'un soir. Il l'avait emmené danser puis... Puis il y avait elle.
Chasser le naturel il revient au galop, et son passé finissait toujours par la rattraper. Même ici. Même durant cette nuit qui lui semblait réellement magique, ses fautes lui revenaient dessus et gâchaient encore une fois sa vie, et cette fois, à travers Ludovic qui n'avait rien demandé. Ce n'était pas sa faute, il avait droit de se poser des questions, non c'était de la sienne. C'était toujours ainsi que cela se finissait, et ce où qu'elle aille et avec qui que ce soit. Et bien sûr, le français n'avait sans doute pas apprécié ce qu'il vit dans cette salle isolée car à son retour, son ton s'était fait plus dur, plus ferme, et presque menaçant. Elle savait pertinemment qu'il ne l'était pas, mais quelque chose sonnait faux, et pourtant ce n'était pas faute de vouloir y croire !
Mais alors que l'autre termina enfin sa tentative pour la convaincre qu'elle pouvait avoir confiance, elle se détendit enfin, tout juste avant que l'autre ne lui capture lentement les lèvres dans un baiser tendre mais non moins passionné. Elle se laissa aller, à ses émotions et à son instinct, l'esprit vide de toutes pensées qui disparurent comme glace au soleil ou du moins jusqu'à ce que cette étreinte réconfortante ne se termine, trop vite. Le chaud et le froid... Vous voyez ce que je veux dire ?

Baissant à nouveau la tête en lâchant un bref compliment, elle remarqua en relevant le regard le sourire qu'affichait à nouveau le français et qui affirma légèrement le sien. Car ce sourire là lui paraissait plus vrai, et en celui là, elle réussissait à croire. S'approchant une dernière fois d'elle, Ludovic effleura à nouveau la joue de la jeune femme en y apposant cette fois ses lèvres en un baiser beaucoup plus léger mais qui n'empêcha pas la brune de pencher la tête pour en profiter une toute dernière fois. Puis, après cette ultime tendresse qui mettait fin aux festivités, le brun la ramena presque trop durement à la réalité en lui rappelant qu'il était tant de partir, la trainant sans plus tarder sans pour autant lui lâcher la main même si cette fois encore, il ne croisa plus son regard jusqu'à leur arrivée.
Il ne leur fallut pas longtemps avant de revenir à Poudlard, d'une manière certes un peu catastrophique mais après tout, elle pourrait y survivre. Titubant violemment lorsqu'ils atterrirent sur le sol froid et gorgé d'eau de Grande-Bretagne, Oswin faillit bien chuter de ses hauts talons mais, bien heureusement, elle réussit à caler son dos contre le mur qui encadrait la grande barrière, lâchant un discret gémissement alors qu'elle sentait le choc se répercuter dans sa colonne vertébrale. Plissant les yeux en esquissant une grimace, la brune s'en remit pourtant bien vite et coula immédiatement un regard en biais vers l'enseignant qui ne l'avait pas même remarquée.

-Non non, tout va bien. répondit vaguement Linda alors que l'autre s'enquit de son état sans même un regard.

Se passant la langue sur les lèvres en se les humectant, la jeune femme baissa à nouveau la tête avant de regarder au loin, comme dans un idiot espoir de revoir la lueur des lumières de la nuit se refléter dans l'eau miroitante, les longs ponts et les maisons toutes droit sorties des contes de fées... Mais rien de cela ne perçait à l'horizon, rien que le noir et les arbres sombres se dressant un peu plus loin, telle une barrière angoissante qui les coupait du monde, sans oublier le lac sombre qui cachait en son sein un calmar redoutable... Oui, en effet, rien à voir avec Prague et ses lumières.
Esquissant un dernier sourire, la brune tourna la tête vers le français lorsqu'elle entendit en sa direction un cliquetis de clée... De la barrière principale. Fronçant les sourcils tandis que son sourire s'affirma en quelque chose de plus amusé, son second sourcil se haussa comme interrogatif, une lueur plus pétillante dans le regard.

-Dîtes moi, vous êtes sûr que vous avez le droit de posséder ce trousseau là ? Oswin leva le regard, passant des mains de son collègue à son visage sans que son rictus n'en souffre. Je devrais vous les enlever vous savez ?

Elle soupira, bien sûr qu'elle devait les lui enlever mais disons... Qu'elle passerai pour ce soir. Un autre jour peut-être, si elle y pensait, mais pour le moment elle n'avait plus envie d'être la surveillante qui habitait ces murs, elle était lasse de porter toutes ces histoires et ce nom qui finalement lui gâchait la vie. Elle voulait seulement être une femme comme les autres qui profitait d'une nuit pas comme les autres.

-Enfin, je pense que je peux passer pour ce soir pas vrai ?

Redressant la tête, un peu plus présente à nouveau, Oswin sourit un peu plus à l'échevelé avant de s'avancer à son niveau tandis qu'ils commençaient tous deux la marche vers l'imposant manoir. Dingue à quel point elle regrettait soudainement d'avoir sa chambre au rez-de-chaussée...!

-Alors... Je vous doit un service, vous me devez un baiser... Mais je crois bien que notre petit jeu de ce soir peut nous renverser la situation vous ne pensez pas ? Elle coula son regard vers lui, penchant légèrement la tête sur le côté alors qu'elle lui souriait plus paisiblement, comme l'encourageant à lui répondre sur ce même ton léger et agréable. Alors ? Est-ce que l'on a besoin de tenir les comptes ou vous déclarez forfait ?

Après tout, ils avaient bien un jeu sur le feu, et il était hors de question que la brune abandonne aussi facilement. Un jeu restait un jeu, et elle était du genre à avoir l'esprit de compétition.


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Ven 1 Avr - 13:02




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L'enseignant avait fait de son mieux pour empêcher la chute de sa passagère, hélas, sa propre perte d'équilibre ne l'y aida pas et il ne put pas faire grand chose. Heureusement, rien ne semblait cassé et la jeune femme l'en assura bientôt. Bien qu'un peu distraite. On l'aurait sans doute été à moins, la soirée s'était révélée assez intense et lui-même se serait sans doute laissé aller au vague à l'âme s'il n'avait pas eut encore de quoi faire. Concentré tout entier sur le verrou pour ne pas se laisser distraire, il avait presque fini de l'ouvrir lorsque la surveillante attira son attention, le sermonnant sur ses fameuses clefs. Ludovic lui adressa un sourire des plus taquins assortit d'un regard en coin entendu. Était-ce un problème que d'avoir une petite tendance au vol de clefs ? Le brun leva bientôt les yeux au ciel avec un air infiniment triste ou contrarié, comme un petit garçon dans un parc à enfants à qui l'ont venait de dire qu'il fallait rentrer.

— Oh aller, s'il vous plait... protesta-t-il en lui adressant une petite moue suppliante et faisant pivoter la grande grille de l'entrée. Il fallait bien que je vous ouvre la porte.

Il appuya la tête contre la grille, continuant à supplier la surveillante du regard avec la détermination d'un cocker anglais et afficha un large sourire ravit lorsque cette dernière accepta de passer l'éponge pour cette fois. Pour tout remerciement ou réponse à sa question rhétorique, le brun s'écarta un peu de la grille pour faire signe à sa cavalière de passer devant. Il attendit qu'elle traverse jusqu'à franchir l'enceinte de l'école et la suivit de près, refermant derrière eux. Les sorts de protection réactivés automatiquement, le professeur se dirigea vers la masse imposante du château encore dissimulé au bout de l'allée, calant sa foulée sur celle de sa compagne qui devait peiner un peu avec ses talons pour marcher sur le sentier un peu trop terreux. Une fois de plus, ce fut la jeune femme qui brisa le silence, tirant un léger sourire gêné au français en évoquant la dette qu'il venait de lui rappeler. Le maigrichon se crispa un peu, massant distraitement son oreille avant de lâcher un souffle un peu plus détendu.

— Ah oui, fit-il l'air plus léger, le jeu ! Je l'avais presque oublié ! Vous comptez vous en servir pour annuler votre service si vous gagnez ? demanda-t-il adoptant un ton plus sérieux digne d'un banquier. Je vous préviens, ça ne marche pas comme ça... et puis ne comptez pas sur moi pour vous laisser gagner, assura-t-il en adressant un regard presque provocateur à sa voisine avant de se tourner pour lever les yeux vers ses sourcils et commencer à tenir les comptes sur ses doigts. Alors... j'ai appris quelques petites choses sur ce Monsieur Talabert en début de soirée et si je tiens compte de ce que nous a raconté mon père je sais aussi que votre père s'appelait Friedrich et que lui, votre frère et moi nous nous connaissions. Vous croyez que je peux prendre en compte les souvenirs que j'ai d'eux même si je ne m'en souviens plus ?

Le français avait veillé à adopter un ton aussi léger et joueur qu'il le pouvait. Ne souhaitant pas revenir sur l'autre partie des "découvertes" au sujet de la jeune femme, mais essayant plutôt de relancer cette ambiance agréable dont ils avaient pu profiter en début de soirée alors que leurs pas les menaient bien trop vite au rez-de-chaussée.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Dim 3 Avr - 4:51


 

 

 
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Il fallut croire que sa supplication fut efficace puisque la brune décida de laisser son "jouet" à l'enseignant, bien que, entre nous, ses quelques regards et ses mots radoucis n'avaient sur la surveillante eut que très peu d'effet. Enfin, elle n'était pas sans coeur, et puis elle reviendrait bien un jour pour lui reprendre ce qui ne lui appartenait pas, ainsi elle jugea mieux de ne pas le braquer plus et de lui laisser ce plaisir, cette soirée était belle, le ciel était clair et le sol spongieux... Quoi de plus magnifique en ce beau pays de Grande-Bretagne ?
Ainsi ils avaient passé la porte, juste avant que Oswin ne relance un sujet en abordant cette fois le jeu qu'ils avaient en suspens, lancé par le français, la surveillante ne l'avait pas néanmoins oublié et comptait bien en connaître les résultats. Mais l'homme, loin de se laisser distancer par sa partenaire, décida de ne pas se laisser vaincre aussi facilement et décida bien vite de remettre en place les pions dans l'échiquier. Elle l'écouta avec un sourire, levant de temps en temps les yeux au ciel alors que l'autre argumentait et justifiait ses points, non sans une touche d'humour qui était franchement bienvenue.

Puis, à son tour, Oswin fit le point sur ce qu'elle avait appris de son côté. Bien des choses assurément, autant sur les autres que sur elle d'ailleurs, et tout était des plus passionnant il fallait l'avouer. C'était au final un jeu sympathique, et puis au moins il lui permettait de finir la soirée d'une autre manière que de celle catastrophique dans laquelle il s'étaient engagés. Un échappatoire, voilà ce que c'était, mais comme toute cette soirée au final pas vrai ?
Tournant légèrement la tête vers son partenaire après être sortie de ses pensées, elle esquissa un sourire tandis que dans son regard s'allumait à nouveau cette lumière espiègle qui lui seyait tant, reprenant d'ailleurs la parole en énonçant à son tour ce qu'elle avait retenu de cette soirée mouvementée :

-Et bien... J'ai rencontré une certaine Mathialda Buizzoni, une Italienne, et son maris semble être le Manager d'une équipe de Quidditch Italienne les... Météores de Milan il me semble. Ca a l'air d'être un passionné professionnel, sa femme s'en plaint d'ailleurs car même s'ils sont mariés ensemble depuis quarante an il la laisse toujours sur la banc de touche et ne pense pas à la faire rentrer dans son monde. Elle même semble être appréciatrice d'art, elle rachète des tableaux pour les revendre ensuite si besoin, elle dit que c'est mieux que l'amour : plus beau, plus doux, et plus immortel. Elle finance aussi des artistes, enfin, elle me semble plutôt active pour son âge. Elle fit une pause, relevant la tête pour fixer le ciel avant de reprendre sur un ton plus taquin cette fois, gardant un oeil sur son cavalier pour guetter sa réaction : J'ai aussi découvert quelques informations sur un Ludovic Decremps, ou plutôt, sur son père. Jacques Descremps, ancien Ministre Français et... Elle prit une voix légèrement plus grave mais loin d'être ridicule, reprenant par ailleurs les manières qu'avait eu le français lors des présentations : "Décoré de la légion d'honneur, membre honorifique de l'Ordre de Merlin, inventeur de la soupe d'escargots au chocolat et accessoirement"... Votre père. Elle indiqua un sourire plus doux à Ludovic, s'arrêtant une seconde avant de reprendre : Il est marié à ... Isabelle Descremps, depuis des années et qui dirige une petite boutique de fleur récemment aménagée pour les sorciers comme pour les moldus avec votre aide. Votre père est quelqu'un de droit, mais loin d'être coincé, il semble néanmoins être stricte et très dur sur certains points bien qu'il me semble proche avec vous. Nouvelle pause. Et enfin... Friedrich et Barbara Oswin, Aurors français décédés en mission. Ils cotoyaient les Descremps et leur premier fils, Lionel, a même connu le jeune Ludovic à ses débuts. Ils étaient turbulents et Friedrich semblait beaucoup rattraper l'enfant de Jacques et Isabelle dans les couloirs du Ministère. Les deux Aurors furent très investis dans la guerre, chacun à leur façon, enfin, cela vous le savez déjà pas vrai ?

Elle s'arrêta enfin de parler, n'ayant pas même  remarqué qu'ils avaient passé la porte d'entrée depuis quelques mètres déjà. Tourner à gauche, puis à droite tout au bout, continuer sept mètres et... Elle serait rentrée. C'était presque trop simple après tout cela.
Oswin lâcha un soupir, baissant la tête avant de se tourner à  nouveau vers l'homme sans arrêter la marche :

-Alors, qui pensez vous remporte la victoire ? Pas mal pour une débutante n'est-ce pas ?

Bon, elle avait triché en quelques sortes, mais lui aussi avait usé de ces informations qu'ils avaient obtenues bien par hasard, et puis lorsqu'il lui concéda la victoire, elle esquissa un nouveau sourire satisfait bien qu'en réalité, cela sonnait un peu creux.
Enfin arrivée devant sa porte, la brune déglutit, se tournant cette fois entièrement vers l'autre afin de lui faire face, souriant avec plus de tendresse tandis qu'elle lâchait sa requête :

-Et bien... Promettez moi seulement que ce n'est pas la dernière fois que vous m'emmenez danser d'accord ? Pause. Elle leva ses grands yeux noisettes vers lui, l'observant une dernière fois en sentant la fin se rapprocher vite. Trop vite. C'était.. une merveilleuse soirée, et j'avoue que je n'en ai vue de si belle depuis belle lurette, alors j'aimerai seulement espérer... Que ce ne soit pas la dernière.

Et souriant une ultime fois, Oswin se leva légèrement sur la pointe des pieds, et se saisissant délicatement des deux mains le visage du brun, y déposa lentement ses lèvres contre son front.

-Merci pour cette soirée, Ludovic.


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Dim 3 Avr - 22:35




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Ludovic écouta avec attention le petit résumé de l'Auror, plus intrigué qu'on ne l'aurait cru par cette mystérieuse vieille femme avec laquelle elle avait conversé. C'était en fin de compte un jeu plus intéressant qu'on ne le croyait. Plus qu'un concours pour gagner une faveur, il y avait là une occasion originale d'en apprendre un peu plus sur ces créatures étranges qui côtoyaient le monde au même titre que soi et que l'on nommait parfois humanité, parfois sorciers, parfois humains et parfois les autres. Mais l'échevelé retrouva bien vite son léger malaise lorsque la jeune femme poursuivit sa liste de nouvelles connaissances, ajoutant un nom plus familier aux inconnus qui poussa le brun à se triturer l'oreille une fois de plus. Même dit par plaisanterie cela faisait un peu étrange d'entendre ainsi parler de soi comme s'il s'agissait d'une personne toute différente. Cependant, il ne tarda pas non plus à sourire, d'un air qui semblait presque nostalgique et surtout amusé. Il écouta patiemment la suite, croisant les mains dans son dos alors qu'il poursuivait la route, s'approchant bien trop vite de l'entrée du château. Mécaniquement, il ouvrit la porte devant Oswin et la suivit dans les couloirs, distrait par ses paroles pour faire attention où il mettait les pieds, il aurait très bien pu faire en chemin le tour de la forêt interdite à sa suite qu'il ne l'aurait pas remarqué. Ce ne fut que lorsque la surveillante lui demanda son avis que le brun renchérit, la laissant toujours guider leur chemin. Au moins, si elle les perdait, elle ne pourrait pas dire qu'il l'avait fait exprès.

— Pas mal, pas mal... assura-t-il d'un ton taquin. Mais, avec votre respect, je ne penses pas que vous puissiez inclure cette famille Oswin dans le total. Il n'était pas à proprement parlé des invités, même si je veux bien avouer qu'ils ont sut s'imposer dans cette soirée, ajouta l'échevelé avec un sourire et un regard en coin pour la surveillante avant de prendre une voix faussement blessée. Mais soit, je suis bien obligé de reconnaitre que vous avez mérité la mise. J'aurais été ravi de rencontrer cette madame Buizzoni autant que j'aurais aimé faire plus ample connaissance avec la fille de vos Oswin.

Ludovic afficha de nouveau son sourire en coin, et s'arrêta enfin devant la porte de la chambre tant redoutée. Il se plaça en face de sa cavalière pour encore quelques secondes et reprit en imitant le sérieux d'un valet.

— Alors, mademoiselle que puis-je faire pour vous ?

Il n'y ajouta pas de révérence, cela aurait fait beaucoup trop, mais il attendit patiemment qu'elle décide du gage et lui afficha un regard sincèrement surpris en entendant sa décision. L'étonnement s'effaça alors que la brune le remerciait pour la soirée, remplacée par un sourire plus doux qui semblait impatient de se fendre pour laisser passer quelques mots avant que l'Auror n'approche et se dresse pour prendre la tête du grand brun entre ses mains.

Ludovic se baissa un peu pour se mettre à bonne hauteur et afficha un autre sourire doucement amusé alors que la brune posait un baiser sur son front. L'échevelé ferma un instant les paupières avant de se redresser lorsque la jeune femme la laissa aller. Gardant son visage parcouru d'une tranquille taquinerie.

— Merci à vous, répondit-il. La soirée aurait été bien différente si vous n'aviez pas accepté de m'accompagner et... à quelques détails près je n'aurais pas voulu qu'elle se déroule autrement. Il la détailla des yeux une seconde avant de s'emparer doucement des doigts de la brune. Je vous le promet. Je vous emmènerait danser aussi longtemps que vous le voudrez.

Sur ce, il baissa la tête pour offrir un dernier baise-main à la brune, se redressant alors qu'il retournait la paume de la jeune femme pour l'ouvrir vers le ciel et y glisser son trousseau de clefs volées. Il en avait quatre autre exemplaires, il pouvait bien le lui donner.

— Prenez-les, fit-il, j'ai de quoi ouvrir ma porte. Mais ne les gardez pas pour vous, avertit le professeur avec un ton entendu. McGonagall ne le prendrait pas d'une bonne patte. Il lui lâcha la main et recula de quelques pas dans le couloir, gardant un doux sourire.Merci Linda et bonne nuit.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Jeu 21 Avr - 18:24


 

 

 
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Il fallait bien dire que Ludovic savait trouver les mots autant pour lui changer les idées que pour la faire sourire, en même temps, lorsqu'ils se mettaient à deux pour oublier les problèmes auxquels ils devaient faire face ils y arrivaient sans trop de problème, au contraire même. C'était souvent avec lui que la brune réussissait à oublier un peu son quotidien de surveillante et à nouveau il réussissait à avoir cette légèreté et ces mots bien placés qui parvenaient à provoquer la jeune femme, l'amuser et la faire chercher des piques et des répliques plutôt qu'une solution à la tonne de problèmes qui la suivaient indubitablement.
Haussant légèrement un sourcil en souriant alors que l'homme affirmait qu'il aurait été ravi s'il avait eu la chance de rencontrer la fille des Oswin, cette dernière eut un rictus un peu plus affirmé et tout aussi amusé.

-Oh je suis certaine qu'elle aurait été tout aussi ravie de vous voir, croyez moi.

Puis, ils étaient arrivé face à cette porte qui marquerait la fin de la soirée. Elle le savait, et il n'était pas la peine de le nier, mais elle voulait au moins terminer cet exceptionnel moment sur une note plutôt positive, si ce n'est inoubliable. C'est pourquoi lorsque l'homme lui demanda ce qu'elle désirait en échange de sa victoire à leur, disons leur petit jeu, elle ne réfléchit pas longtemps avant de donner sa décision finale : encore une danse. D'ailleurs, Ludovic sembla bien le prendre voir même être heureux que son choix se soit arrêté sur une telle idée, et alors qu'il prenait sa main sur laquelle il déposa un délicat baise-main il commenta à son tour cette soirée ou plutôt cette nuit à laquelle ils avaient tout deux participé. Linda afficha un air plus doux alors qu'il lui avoua qu'il ne voulait globalement pas que leur petite escapade se soit déroulée autrement. Et en voyant son sourire, en voyant son regard, il semblait presque à la surveillante que son collègue ne l'avait finalement pas invité que pour remplacer une petite amie aux abonnés absente, mais presque pour elle. Presque.
Malheureusement.

-Voyons, je n'oserai pas vous le savez bien ! répondit la brune en souriant suite au presque avertissement de son cavalier d'un soir. Merci à vous Ludovic, et bonne nuit à vous aussi. termina-t-elle en souriant de la même manière à l'homme qui s'éloignait à présent.

Elle le suivit des yeux quelques minutes, le temps qu'il disparaisse au détour du couloir en sentant un léger pincement de regret se manifester au niveau du coeur alors que ses épaules lui parraissèrent plus légères. Puis, plongée dans ses pensées, elle baissa le regard sur sa main refermée, la rouvrant pour observer les clées quelques secondes avant de resserrer le poing, lâchant un souffle léger en se retournant vers sa chambre afin de se coucher et de mettre fin à cette soirée unique. Comme on dit, toutes les bonnes choses ont une fin, même si elle espérait sincèrement que la danse continuerait encore un peu comme il le lui avait promis.


 

 

___

“There’s a lot of things you need to get across this universe. Warp drive… wormhole refractors… You know the thing you need most of all? You need a hand to hold.”
-The Tenth Doctor
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Une surprise peut en cacher une autre
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