La carte du Maraudeur

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 Une surprise peut en cacher une autre

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Gallions : 3242
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MessageSujet: Une surprise peut en cacher une autre   Sam 5 Mar - 18:26




Une surprise peut en cacher une autre
Une surprise peut en cacher une autre

Avant de commencer, il nous fallait remarquer quelque chose de surprenant, du moins, d'un meilleur ton que d'habitude venant de la part d'un certain professeur de sortilèges que Poudlard commençait à connaitre. Tout d'abord, Ludovic était levé et sortit de sa salle de classe alors que la semaine de cours s'était déjà terminée depuis longtemps. Ce simple fait était en lui-même bien étonnant pour qui le connaissait un peu et savait qu'il avait tendance à disparaitre quelle que soit l'heure de la journée pour vaquer à l'une de ses nombreuses occupations préférées. Au lieu de cela, l'échevelé se trouvait à faire les cent pas dans un des couloirs de Poudlard, l'air visiblement soucieux quoi que bien différent de celui qu'il avait arboré depuis le début du mois de Novembre. Les yeux penchés sur un petit papier entre ses doigts et vêtu d'un costume pourpre bien plus ajusté et soigné que ses tenues habituelles il semblait tenir un intense conciliabule avec lui-même qui n'avait rien à voir avec un quelconque livre trop bien rangé à la bibliothèque. En résumé, il était bien habillé, de relative bonne humeur, avec trois épis coiffés et une mauvaise idée derrière la tête. Chacune de ces informations ayant de quoi faire trembler tous les murs du château, l'auteur vous laissera imaginer la situation.

L'échevelé continua à marcher, tournant depuis un moment déjà dans une danse curieuse qui lui faisait faire trois pas en arrière pour deux pas en avant et inversement. Il était en train de réfléchir à ce qu'il devait faire et à la façon dont il devait le faire alors que, dans sa poche, sa baguette crépitante s'amusait bien. Être franc et direct. Cela lui semblait la meilleure option, pourtant il ne parvenait pas à l'admettre. Non, non, s'il avait été franc et direct elle aurait pu se méprendre dans ses intentions, mieux valait broder, trouver autre chose. Engager la conversation comme de coutume - si possible en évitant un coup de poing tout de même - et enchainer l'air de rien sur le sujet. Ou alors faire comme si cela n'avait pas d'importance ou que ce n'était qu'une idée comme ça et en cas de complications se justifier en disant que c'était une blague en fait. Une blague très élaborée. Oui c'était une bonne idée, il aurait fallut faire comme ça. Un coin de sa conscience lui accorda une franche approbation tandis que l'autre lui demanda où il avait pu pécher une idiotie pareille.

Ludovic continua d'avancer de sa démarche hésitante, fronçant un peu plus les sourcils sur son papier avant de le glisser avec sa baguette dans le revers de sa veste. Il fallait qu'il se dépêche tout de même, il n'avait pas non plus de temps à perdre. Ajustant sa cravate, la démarche encore un peu boiteuse héritée de sa rencontre avec une machine de la mort pleine de crocs, il s'efforça de prendre un rythme plus direct et de bouger un pied devant l'autre sur une ligne plus droite lorsqu'un sifflement l'interpella. Le brun haussa un sourcil et pivota la tête, ne tardant pas à repérer un petit duo de Gryffondors occupé à rigoler en lançant des signes de têtes pour indiquer sa tenu.

— Liste des inventeurs de sortilèges de lévitation depuis Merlin pour demain huit heures, ordonna Ludovic avec un regard noir, et vous avez intérêt à commencer maintenant sinon ça sera pour ce soir et Gryffondor perdra dix points, ajouta-t-il.

Il ne quitta pas les deux provocateurs des yeux avant qu'ils ne soient partis en grommelant et s'en retourna à sa propre route, presque blessé dans sa fierté. Il était très bien, c'était ce que sa conscience essayait de lui assurer. Très bien, très bien.

Nerveux, le brun descendit les escaliers, cherchant autant que possible à éviter de croiser des élèves. Malgré ses efforts, il en vit encore une bonne dizaine tourner la tête avec des yeux écarquillés pour le regarder passer. Lâchant un soupir et levant les yeux au ciel, il se retrouva vite avec quatre copies de plus à corriger. Les gens pouvaient parfois s'étonner pour si peu. Tout le monde avait le droit de bien s'habiller. Le brun approchait enfin du rez-de-chaussée lorsque ses pieds décidèrent de l'abandonner. Pivotant sur lui-même, il se retrouva à faire demi-tour en vitesse. Il se força à s'arrêter et prit une grande inspiration pour essayer de se calmer. Ce n'était pas si compliqué ; bonjour, comment allez-vous, j'aurais une question à vous poser. Rien de plus facile. Il l'avait déjà fait tellement de fois. Le brun se frotta le visage, inspirant encore et retourna dans le couloir, constatant avec une grimace que la porte n'en avait pas profité pour disparaitre.

Le maigrichon approcha du battant, leva la main pour s'annoncer en frappant et s'interrompit juste avant pour pivoter sur lui-même et reculer, s'arrêtant encore de justesse. Ce n'était pourtant pas compliqué, juste un peu délicat. Il se passa une nouvelle fois les mains sur le visage avant de lever les yeux et un sourcil en direction de la porte. Et si elle le prenait mal et décidait de lui tirer dessus ? Il secoua lentement le chef. Non, quand même pas... L'échevelé s'accorda quelques secondes de plus pour se rappeler de ce qu'il voulait dire. Bonjour, est-ce que vous auriez un peu de temps ? Non, plus qu'un peu tout de même, si elle était occupé ce n'était pas la peine de continuer. J'avais prévu d'aller avec... non plus, cela ne se faisait pas. Le brun inspira encore et se décida enfin à s'approcher pour frapper à la porte. Se mordillant la langue en essayant de se convaincre que ce ne serait pas une arme à feu sur pieds qui allait sortir de cette chambre. Exercice plus facile à dire qu'à faire.

Le battant pivota enfin et le français leva les yeux pour s'assurer qu'il se trouvait bien en présence de la bonne surveillante, inspirant à fond avant d'ouvrir la bouche. Il n'y avait qu'à répéter mot pour mot ce qu'il avait prévu de dire. Facile.

— Est-ce que vous avez une robe ? demanda-t-il en chassant tout l'air qu'il avait bloqué dans ses poumons.

Le brun fixa Oswin avant de tourner les yeux vers le côté. Où était passé le reste de sa phrase ?




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Sam 5 Mar - 23:59


 

 

 
Une surprise peut en cacher une autre.

 



La brune resta silencieuse, appuyée sur un mur en jouant machinalement avec ses mèches noires. Autour d'elle, deux ou trois personnes allaient et venaient entre les rayonnages, ne lui accordant que peu d'importance, sans doutes à la recherche d'une bonne affaire, enfin, quelle bonne affaire ? C'était à peine si ce magasin vermoulu tenait encore sur ses gonds, et l'odeur de la poussière qui emplissait l'endroit prenait à la gorge avec une désagréable sensation. Et puis, quand on voyait le genre de marchandises que l'on trouvait ici on se demandait encore comment cela se faisait qu'il y ait tant de mages noirs en Grande-Bretagne... Enfin, il n'était pas sans douter que la majorité de ces breloques poussiéreuses ne valaient pas une mornille si l'on jugeait sur l'efficacité, mais penser à tout cela commençait à être lassant, et la jeune femme lançait à présent de reguliers coups d'oeils vers une porte dérobée.

-Anna Berliose ? l'interpella alors un homme à l'autre bout de la boutique.

-Oui ?

-Veuillez me suivre s'il vous plait.

L'Auror esquissa un sourire engageant et suivit bien vite l'homme qui la fit sortir de la boutique, s'en allant ensuite en silence dans une grande et belle rue de Londres. C'était un bel après-midi en soit, comme on en voyait peu surtout en hiver. Oh, le froid était bien présent mais la française, bien emmitouflée dans une fourrure extravaguant, profitait du soleil plus qu'elle craignait le froid. Mais l'heure n'était pas à parler de la météo car si a présent elle se trouvait ici, c'était bien en temps que "Anna Berliose", fournisseuse de breloques et maléfices de Magie Noire  à tous les particuliers qui cherchaient un peu. Et voici deux semaines qu'elle avait dans son viseur cet homme là, Mangemort supposé qui devait la conduire aujourd'hui à un plus gros acheteur. Au bureau des Aurors, tous pensaient que c'était là une piste intéressante qu'il ne fallait pas laisser tomber, car une fois de fortes preuves amassées, il n'y aura plus rien à faire que leur passer les menottes aux poignets... Ah ! Qu'elle attendait cet instant !

-Alors, qu'avez vous a nous proposer aujourd'hui ? demanda alors l'homme sans s'arrêter de marcher, brisant alors le silence qui venait de s'installer.

La brune lâcha un léger rire, haussant un sourcil en secouant la tête :

-Excusez moi, mais êtes vous habilités a passer des achats ? Non, je ne crois pas. Je ne suis pas là pour vous, et vous savez que je ne discute affaire qu'avec mes clients.

L'autre ne répondit pas, ce qui eut pour effet de faire déglutir la jeune femme. Ils avaient convenu de se retrouver dans la boutique, après cela, ils se rendraient à un certain restaurant sorcier en terasse en passant près de la Tamise où ils retrouveraient le supérieur du Mangemort ici présent. Sur place, plusieurs Aurors devraient surveiller les environs, en serveur, civil, ou autre postier Moldu... Un quartier Moldu, de quoi inquiéter la jeune femme si les choses tournaient mal. Mais elle veillerai à ce que tout se passe correctement, c'était bien là ce a quoi elle servait non ?

-Votre famille va bien ? reprit alors soudainement l'homme qui la devançait, ne se tournant même pas vers l'Auror.

-Pardon ? Si je peux me le permettre, ce n'est pas exactement le sujet si ?

-Au contraire Madame Berliose, au contraire...

Oswin fronca légèrement les sourcils sans toutefois répondre un mot, ne sachant pas trop où l'autre voulait en venir, mais elle ramena tout de même lentement sa main vers son sac où se trouvait sa baguette, juste au cas où.

-Nous avons déjà vu votre maris, mais nous avons voulu en savoir un peu plus sur votre nom. Quelle surprise de découvrir que toutes les informations sur la famille "Berliose" étaient mises sous clés au Ministère ! Surtout avec vos activités, cela relève du génie d'avoir réussi à vous procurer cette protection.

-Et oui, en effet, un coup de maître ! Vous savez, vous n'êtes pas les seuls à avoir des contacts un peu partout, mais en quoi ma famille doit être impliquée dans tout cela ? Cela ne la concerne en rien.

L'homme s'arrêta alors soudainement de marcher, et Linda suivit, s'arrêtant au même instant alors que sa main était déjà prête à dégainer sa baguette, baguette qui d'ailleurs devait piétiner d'impatience.
Situation ? Prêt.
À sa droite, la Tamise, à sa gauche de simples habitations, mais ils étaient encore en terrain Moldu. Derrière elle la rue débouchait sur une grande place, mais il fallait alors reculer de quelques centaines de mètres et repasser devant la boutique, quant a face à elle... Le restaurant était trop loin, et elle était encore seule. Et bien, elle devrait improviser.

-Comment une femme telle que vous pourrais s'offrir de tels services ? Qui sont vos contacts ? Le ministre peut-être ? Il se retourna, s'avançant vers la brune jusqu'à la faire reculer contre la rembarde qui la séparait de la rivière, son regard noir se plantant dans ses yeux bleus sombres, une rage lointaine s'éveillant lentement dans ses yeux. Excusez moi mais j'ai quelque mal à le croire. Peut-être que mon patron veut tenter le coup mais ce n'est pas vraiment le cas de tout le monde.

-Excusez moi, répondit alors la fausse vendeuse sur un ton plus agressif, collant sa baguette contre les côtes de l'autre, mais je vous prierai de vous éloigner de moi de suite ou votre "patron" devra se passer de vos services...

La foudroyant du regard, l'homme s'éloigna tout de même de la brune de quelques pas, ne la quittant neanmoins pas des yeux avant de reprendre la marche tandis que la brune lâcha un discret soupir soulagé : il s'en était fallut de peu... Toujours la main sur son arme, la brune reprit la route bien que sur ses gardes, et heureusement ! Car à peine eut-elle fait trois pas que l'autre se retourna brutalement vers elle, sa baguette pointée sur elle alors qu'il prononça une certaine formule, mais il ne lui en fallut pas plus pour qu'elle ne dégaine à son tour et que les deux sorts s'entrechoquèrent en une explosion assourdissante, envoyant valser l'Auror comme le Mangemort, l'une dans la rivière et l'autre contre un immeuble.
Elle voyait déjà les gros titres : "Explosion dans un quartier Moldu, pas de victimes mais les Oubliators au travail"...

Et merde !

***

Oswin se frotta la tête à l'aide d'une serviette, lâchant un grognement tandis qu'un nouveau noeud lui bloqua sa progression... Vous parlez d'une journée ! Heureusement qu'elle ne finissait pas toutes les semaines trempée jusqu'aux os, à barboter dans la Tamise ! Ce n'était à vrai dire pas des plus reposants. S'avançant dans sa chambre, elle arriva bien vite face à son miroir face auquel elle s'assit, sans pour autant cesser de se frotter les cheveux, encore mouillés par ailleurs. Elle ne savait pas encore si sa couverture avait sauté ou non, ce n'était après tout que de la légitime défense de la part d'une vendeuse officieuse envers un paranoïaque isolé. Avec un peu de chances elle pourrait encore recontacter le patron, et peut-être même exiger réparation... Mais cela, ce n'était pas à elle de le décider, et elle devait alors attendre le signal de ses collègues.
Son regard jusqu'ici perdu dans le vide se retrouva alors bien malgré lui a en fixer un autre dans la glace : lui même. Observant ses pupilles redevenues brunes depuis peu, Oswin déglutit discrètement en parcourant ses traits dans l'étrange objet qui lui faisait face. Ses traits étaient revenus à la normale, et dieu merci ! Car même si a force d'habitude elle s'était faite au polynectar, prendre l'apparence d'une autre était franchement des plus dérangeants. Mais ses cheveux eux gardaient une couleur plus sombre que d'habitude, ayant perdu du noir qu'ils avaient précédemment mais n'ayant pas encore retrouvé le doux chatain qu'ils arboraient habituellement.

-Pff... Quelle journée !

Linda ferma les yeux, se grattant la nuque un instant, se relevant ensuite avant d'aller s'affaler sur son lit, lâchant une longue expiration en relâchant toute la pression de la journée. De la pression, oui, et de l'adrénaline, le coeur qui s'emballe et des emotions... Et après tout ce beau programme, elle pouvait enfin se poser, et dormir... Oui, c'était une bonne journée.
Enfin... C'était sans compter sur un certain invité surprise qui choisit alors son moment pour s'annoncer, toquant à la porte en arrachant à la brune un long soupir. Le repos ne serait pas pour maintenant !
L'Auror se leva lentement, vérifiant d'un coup d'œil sa tenue avant d'aller ouvrir la porte et de trouver derrière un de ses collègues qu'elle côtoyait le plus qui... Ne lui laissa à peine le temps de placer un mot avant de l'assomer d'une question bien étrange. Une robe ? De quoi ? Il voulait faire un jeu de rôle ou quoi ?
Lâchant un léger rire face à l'air presque déconfit de l'enseignant, la brune s'humecta les levres en fixant l'homme de son regard soudain ravivé d'une lueur pétillante : si elle croisait encore Ludovic à cette heure ci, la journée n'était clairement pas terminée.

-Bonjour à vous aussi Descremps,  je vais bien merci de demander, et vous ?

Son ton n'avait rien de méchant, mais au contraire, il semblait presque agréablement surpris. En même temps, il faut bien avouer qu'à force elle s'était habituée à ses entrées en jeu quelque peu détonnantes, alors bon elle n'était plus à ça prêt...

-Et bien, quelle tenue ! Vous vous êtes mis sur votre 31 je dois dire, vous vous préparez à aller quelque part ?

C'était suicidaire, quelque part, de venir lui rendre visite juste avant un rendez-vous ou quoi que soit d'autre. Enfin, c'était déjà suicidaire de venir lui rendre visite tout court alors qu'il y ait quelque chose dernière ou non... Ça ne faisait que peu de différences !
La brune remit rapidement une mèche derrière son oreille, s'appuyant contre le battant de la porte en croisant les bras, tenant toujours sa serviette d'une main alors que son habituel sourire était revenu comme convenu.

-Alors, que me vaut cet honneur ? Une robe c'est cela ? Puis-je savoir pourquoi cette demande ?  

Après tout, ne sait-on jamais, avec cet homme les suppositions les plus simples pouvaient bien vite se montrer inutiles.


 

 

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Linda Oswin
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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Dim 6 Mar - 2:04




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Ludovic chercha un instant ses mots dans le grand vide qu'était sa mémoire lorsque la jeune femme le reprit, lui soufflant plus ou moins volontairement une piste de ce qu'il aurait fallut dire. Enfin, de là à réussir le rattrapage, une fois de plus il y avait beaucoup à faire.

— Euh, oui pardon, bafouilla-t-il. Bonjour, enfin... bonne nuit plutôt, enfin je veux dire... soir. Bonsoir...

Il leva une seconde les mains, esquissant un geste comme pour rembobiner un film invisible ou demander une seconde tentative que son esprit décida de ne pas lui accorder. Trop tard, il aurait dut apprendre à parler avant de frapper à la porte. Aussi laissa-t-il retomber ses bras pour cacher ses mains dans son dos, s’apprêtant à ouvrir la bouche une seconde fois lorsque la brune le prit de vitesse. Trente et un, tenu, oui, il était venu pour cela. Esquissant un sourire embarrassé, l'échevelé leva une nouvelle fois le bras pour se masser l'oreille, se raclant la gorge aussi discrètement que possible avant de lever une nouvelle fois la tête.

— Euh, oui, articula-t-il après un grand effort. En fait je... enfin, je... Il se racla une nouvelle fois la gorge et coula un regard en direction du long et accueillant couloir qui semblait l'appeler à s'enfuir. J'ai dit bonsoir ? demanda-t-il en tournant de nouveau la tête vers la jeune femme.

Forçant ses pieds à rester encrés dans le sol, l'échevelé se tritura l'oreille une fois de plus, de plus en plus embarrassé à mesure qu'il se trouvait empoté et se racla une dernière fois la gorge avant de retrouver un minimum de contenance. Il était toujours vivant non ?

— Je... reprit-il pour se laisser le temps de réfléchir à la question de la surveillante. En fait j'allais... il indiqua le couloir des yeux cherchant son mot une bonne poignée de seconde avant de mettre le doigt dessus. Sortir. Euh. J'allais sortir, parce que j'avais... enfin j'ai une euh... il marmonna quelques mots inaudibles avant de remonter le ton. Une invitation ! Voilà c'est ça, j'ai une invitation pour euh... sortir et normalement c'était pour deux. Un homme et une femme... et comme enfin... vous... je me suis dit que ça vous plairait peut-être de venir avec moi. Il se tut l'espace d'un dixième de seconde le temps de passer en revue ce qu'il venait de bafouiller avant d'enchainer à la hâte. En tout bien tout honneur, bien sûr. Ce n'est pas exactement une invitation enfin, je ne vous demande pas de sortir avec moi, je voulais juste vous proposer euh... enfin de vous changer les idées, si vous voulez. Entre, euh... collègues. Si vous êtes occupée ou autre chose ce n'est pas un problème, je... je pourrais toujours demander à quelqu'un d'autre ou y aller tout seul, mais je n'ai pas toujours des invitation comme ça, c'est un... club un peu... snobe. C'est pour ça qu'il faut être habillé... Mais c'est plutôt agréable, enfin, calme, enfin, après cette histoire un peu... bizarre à la bibliothèque je me suis dis que ce serait une bonne occasion de discuter sans risquer de voir débarquer des monstres assoiffés de sang ou des foules en colère et euh... Enfin, encore une fois, si vous êtes occupée je peux tout à fait m'en aller, poursuivit-il en indiquant le couloir par dessus son épaule. J'avais juste... envie d'y aller avec vous... pour... vous savez... il ferma une seconde la bouche, levant les yeux vers sa mémoire à la recherche de son mot. Sortir ? Se changer les idées ? Faire la paix ? Parler, lâcha-t-il enfin.

Son pitoyable discours enfin terminé, le brun se pinça les lèvres comme pour s'empêcher d'en dire plus et se décida enfin à regarder un peu plus attentivement la jeune femme qui lui faisait face. Il fronça assez rapidement les sourcils, quelque peut perturber par un détail qu'il n'arrivait pas à cerner. Elle avait les cheveux mouillés non ? Ou alors elle avait refait son maquillage ou quelque chose comme ça. Portait-elle seulement du maquillage en temps normal ? Le brun fronça un peu plus les sourcils, ayant l'impression d'avoir finalement cerné ce qui le dérangeait.

— Vous ne trouvez pas que cela sent la marée ? fit-il.

Oui, bon, c'était un homme, on ne pouvait pas trop lui en demander.




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Dernière édition par Ludovic Descremps le Lun 14 Mar - 3:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Dim 6 Mar - 3:11


 

 

 
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Il ne fallut pas attendre longtemps avant que le brun ne reprenne la parole, et en même temps arrivèrent les premiers bafouillements. D'abord surprise par cet étrange comportement -même si elle se souvenait l'avoir vu ainsi quelques fois déjà-, Oswin fut néanmoins bien vite rattrapée par ses mauvaises habitudes et pris même bien vite du plaisir à voir son interlocuteur peiner à trouver ses mots. On aurait dut la blâmer pour cela, et elle même se disait que ce n'était pas loyal de le laisser se débrouiller ainsi, mais très franchement, qui n'aurait pas eut envie de profiter du spectacle ? Au contraire ! On aurait dut la qualifier de Sainte pour réussir à ne pas tout gâcher à coup de remarques cinglantes ou de rires étouffés, car même si dans son regard la moquerie était présente, il semblait rester une part de douceur ou de respect qui poussait l'autre à arriver au bout de ses phrases, non sans difficultés, mais tout de même. La poitrine régulièrement secouée par de bref pouffements, la jeune femme écouta néanmoins silencieusement ce que l'autre avait à lui dire, son amusement semblant lentement disparaître au fur et à mesure que le français devenait plus clair. Oh, n'allez pas croire que Ludovic l'agacait, bien au contraire, elle ne pouvait retenir un discret sourire de percer sur son visage, néanmoins ce fut plus la demande en elle même qui la déconcerta. Pourquoi ? Elle ne savait pas vraiment, on l'avait déjà invitée à sortir ainsi bien sûr, mais de la part de Ludovic qui avait de plus une petite amie comme il lui avait fait comprendre cela la surprenait très franchement. C'était idiot hein ? Qu'après tout ce qu'ils avaient vécu elle n'ait pas songé une seule seconde à cette possibilité qui aujourd'hui venait tranquillement toquer à sa porte, déjà habillé pour l'occasion comme si en réalité il ne lui laissait pas trop le choix. "Bon vous êtes prête ? Je vous attends ! " semblait-il dire derrière son déguisement d'un soir, et rien que cela était totalement incensé : depuis combien de Temps n'avait-il pas vécu avec une femme pour ignorer que lui demander de se préparer en quelques minutes à peine était tout bonnement impossible ? Trop longtemps, sans aucuns doutes.
À cette idée le visage de la brune sembla reprendre des couleurs et elle sourit à nouveau à son interlocuteur, cherchant ses mots à son tour avant qu'il ne la coupe pour faire remarquer un détail... Pour le moins très juste et qui tira un nouveau rire bref a l'Auror. Oui, la marée... Elle qui se devait d'être discrète !

-Oh, euh oui, excusez moi j'ai... Comme qui dirait fait un petit vol plané dans la Tamise. Enfin, il vous suffira de lire le journal de demain, vous verrez bien, je pense que j'ai du faire parler de moi...!

Oswin esquissa un sourire un peu plus cripsé alors qu'elle jetait un oeil autour d'elle histoire de s'assurer que personne ne trainait dans les parages, reprenant ensuite la parole sur un ton un peu plus léger.

-J'ai pris une douche pourtant, mais à croire que l'odeur est plus tenace que ce que je m'imaginais... Enfin qu'importe, j'espère que vous m'en excuserez ! Allez, ne restez pas planté là devant la porte, rentrez un peu qu'on en parle tranquillement à l'intérieur !

Elle lui sourit chaudement en l'invitant à penetrer la petite pièce refermant alors la porte après lui. De mémoire, la dernière fois qu'ils s'y étaient retrouvés à deux ensemble tout s'était bien passé. Enfin, mis à par le fait qu'une heure plus tard elle reçu une révélation qui bouleversa toute sa vie, mais la soirée en elle même avait plutôt été agréable. Enfin la dernière fois... Enfin... agréable...
Enfin...
Elle espérait que cette fois ci il n'y aurait rien eut à craindre !
Une fois qu'elle eut pénétré sa chambre, la brune ramassa machinalement deux trois affaires sur le lit avant de les plier pour les ranger dans son armoire, jetant un regard en coin à l'autre qui se tordait bien évidemment les mains. Il fallait le voir... Presque timide de demander ça, c'était surtout la nervosité qui prônait, et elle aurait même cru voir de ces élèves dans les couloirs qui, peu avant Haloween, se tentaient vers de jeunes filles ou jeunes garçons les jours rouges et le coeur battant. D'ailleurs, il aurait fallut vérifier que le coeur du français ne battait pas trop vite, car vu comment il s'en sortait à l'oral elle avait des raisons de croire qu'un peu plus et c'était la crise cardiaque !

-Donc, reprit alors l'Auror en s'asseyant sur son lit une fois sa tache terminée, si je résume, vous voulez m'inviter à une soirée privée, en tant que votre cavalière ?

Elle esquissa un sourire en s'humectant les lèvres, appuyant ses coudes sur le dossier du lit avant d'y poser sa tête et d'observer le français étrangement calme même si dans son regard persistait son habituelle lueur :

-Et votre petite amie alors ? Il s'est passé quelque chose pour que vous désiriez passer cette soirée en ma compagnie plutôt qu'en la sienne ? Je j'aimerai pas me montrer incorrecte en lui empruntant son homme tout de même !

Peut-être l'avait-elle jeté au final... Ou peut-être pas. Les deux étaient aussi probables l'une que l'autre.


 

 

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Linda Oswin
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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Dim 6 Mar - 4:06




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Planté sur le seuil, l'échevelé se détendit un peu au léger rire de la jeune femme. Bien sûr, il était tout à fait conscient que son bafouillage sans queue ni tête avait dut bien l'amuser, voir l'ennuyer, le rendant lui même plus anxieux au passage, mais ce signe discret lui faisait l'effet d'un drapeau blanc dressé au milieu d'un champ de mines. Aussi se jeta-t-il en plein et sans regarder sur le maigre hameçon que la jeune femme venait de lancer pour changer de conversation, lui adressant un haussement de sourcil étonné légèrement perplexe voir inquiet lorsqu'elle lui résuma - si l'on peut dire - son vol plané.

— Rien de grave j'espère, s'enquit-il à la seconde même où il put prendre la parole.

Il n'aurait plus manqué qu'elle se soit prit quelque mauvais dans les fonds boueux de la Tamise et ils auraient vraiment pu dire qu'ils étaient maudits à chacune de leur rencontre. Mais alors qu'il s’apprêtait à renchérir sur l'odeur acre et tenace des fleuves de bord de mer, il sentit son maigre flux de mots se dérober sous ses pieds lorsqu'elle lui proposa d'entrer. Pourquoi faire ? Ils étaient bien dehors non ? Sur le pas de la porte, avec le couloir et les escaliers à portée ; l'endroit idéal pour que l'un puisse déguerpir et l'autre refermer la porte en cas de besoin. La jeune femme ne semblait pas partager son avis car elle s'écarta pour l'inviter à avancer et il n'eut d'autre choix que de s’exécuter. Ce que femme veut...

L'échevelé se glissa clopin-clopant dans la petite pièce avec l'impression d'y être encore moins à sa place que d'habitude. Sur le mur, les journaux étaient revenus, les malles étaient de nouveau posées sur le sol et il pouvait même voir un léger désordre agglutiné sur le lit de l'Auror. Il aurait presque pu être satisfait s'il n'avait pas signifié que les armes à feu étaient également revenues. Machinalement, le professeur suivit la brune des yeux alors qu'elle s'activait à ranger, relâchant un peu de sa tension en distinguant quelques vêtements dans l'armoire au lieu du vide poussiéreux qu'il avait pu voir la dernière fois qu'il était entré. Toujours aussi gêné, il se trouvait encore à se triturer l'oreille, hésitant à ajouter quelque chose pour briser le silence, jusqu'à ce que la brune s'installe sur son lit comme pour pouvoir assister plus confortablement au spectacle et ne le relance sur le maudit même sujet. Oui ou non, ce n'était pourtant pas si compliqué... Le brun leva une seconde les yeux au ciel alors que la jeune femme résumait la situation, ne prenant pas la peine d'admirer de quelle façon on pouvait expliquer des choses lorsque l'ont avalait pas la moitié de ses mots, mais cherchant plutôt la meilleure réponse à donner.

— Euh, marmonna-t-il, cavalière, oui, on peut dire ça.

Il baissa une seconde les yeux en direction de la brune lorsqu'elle aborda le fameux sujet qui fâche et leva de nouveau le nez vers le plafond, cherchant une fois de plus quoi dire entre mensonge et vérité.

— Elle était... enfin, elle a autre chose de prévu ce soir. On s'est dit que ce serait bien de sortir un peu chacun de notre côté de temps en temps pour ne pas avoir envie de se taper dessus... à force, expliqua-t-il. Elle est avec des amis.

La vérité bien sûr, c'était qu'à force de lui donner rendez-vous si souvent il était venu un soir où la jeune femme avait déjà été prise. Elle n'avait pas clairement expliqué par quoi et c'était à peine si l'échevelé avait pu apprendre pour combien de temps elle en aurait, mais Ludovic savait sa curiosité à ce sujet parfois si mal placée qu'il avait préféré ne pas insister. Il lui était donc resté deux choix ; soit aller espionner sa petite amie comme n'importe quel jaloux un peu obsessionnel soit essayer de se changer les idées en se disant que tous ces soupçons et films douteux n'étaient qu'un pur produit de son imagination. Naturellement, l'une ou l'autre des options n'étaient pas de celles que l'ont pouvait raconter à quelqu'un, surtout lorsqu'on comptait inviter cette même personne à une soirée non prévue pour elle à l'origine.

— Très honnêtement, assura encore le français, si ça vous ennuis de m'accompagner ce n'est pas grave, je comprendrais. Je ne suis pas vraiment... enfin vous pouvez ne pas avoir envie de rester avec moi toute la soirée, ça ne me dérange pas. Je peux y aller tout seul, si vous ne voulez pas je vous assure. Mais si vous voulez y réfléchir, vous avez le temps, enfin, il jeta un rapide coup d'oeil à sa montre. Oui... encore environ deux heures, sinon après il risque de ne plus rien y avoir à manger, mais prenez votre temps, se reprit-il précipitamment. Vous avez tout votre temps.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Dim 6 Mar - 11:48


 

 

 
Une surprise peut en cacher une autre.

 



Ludovic répondit tout de même à ces quelques questions bien qu'elle ne savait pas trop s'il faisait plus d'efforts pour formuler une phrase correcte ou pour réfléchir à s'il était encore sain d'esprit ou non. Mais, un point cette fois qui lui revenait directement, il réussit peu à peu à construire des indications compréhensibles et quelque plus clair ce qui rassura en soit la sorcière à ses côtés.
C'était appréciable, cette invitation, et rien que son attitude était très franchement attendrissante, car il fallait bien avouer que depuis que ces quatre murs étaient devenus son domicile la brune n'était que peu sortie. À quand remontait sa dernière invitation ? Allez savoir... C'était sans doute dans un bar par un homme grand, baraqué, avec lui l'avantage du physique et la galanterie d'un gentleman, et une invitation pour quoi ? Pour aller dans son lit. Elle avait d'ailleurs probablement accepté, mais en y repensant aujourd'hui la brune semblait bien moins enthousiaste si jamais ce même homme revenait pour renchérir. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle en savait ? Elle trouvait elle même cela étrange qu'elle change tant d'avis, mais à croire que sa petite trentaine passée et la révélation de son frère avait réveillé en elle un côté nouveau qu'elle ne se connaissait encore que trop peu. Alors il fallait bien avouer que cette invitation ci avait quelque plus de classe et attirait l'Auror en cette belle soirée plus qu'on le pensait.

Lorsque l'homme lui avoua ne pas y être allé avec sa cavalière car elle se trouvait soit disant en présence "d'amis", la brune ne répondit pas tout de suite et plissa légèrement les yeux, même si au final son visage sembla s'adoucir alors qu'elle lâchait ces quelques mots :

-J'espère qu'il n'y a rien de grave au moins.

Puis l'autre Reprit la parole, ajoutant une nouvelle fois une couche de "c'est comme vous voulez" même si cette fois ci il tira un long soupir de son auditrice. Jusqu'ici elle se doutait bien que c'était "comme elle voulait", elle n'était pas idiote non plus et Ludovic ne l'était très certainement pas non plus puisque il devait se douter qu'il était difficile de la forcer à exécuter quelque chose dont elle n'avait pas envie.

-Allez, détendez vous un peu Descremps... soupira Linda avec un léger sourire, se levant de son lit pour se mettre face à l'homme, qui l'invitait tant bien que mal. À force de me répéter tous ces " si vous ne voulez pas" "si vous ne voulez pas" je vais finir par croire que vous ne voulez pas de moi et m'invitez uniquement par politesse !

Elle avait prit un ton faussement indigné qui s'accentuait de part son rictus au coin des lèvres et son regard, respectueusement calme même si elle ne pouvait s'empêcher de cacher son air amusé, même s'il fallait avouer qu'il était bien moins présent que quelques fois auparavant.

-Je serais ravie de vous accompagner à cette soirée, répondit alors enfin Oswin alors que sa voix s'était fait bien plus douce, très sincèrement, ravie.

Elle lui sourit un peu plus alors que toute moquerie avait quitté son visage, mais les habitudes revenant au galop, sa voix redevint bien vite teintée d'amusement alors qu'elle reprenait après cette trop brève pause de silence et de calme tout en s'avançant et en posant sa main au dessus du coeur de l'autre :

-Et maintenant vous allez me faire le plaisir de prendre une grande inspiration et de calmer votre coeur sinon je crains bien qu'il n'explose ! Ça ne serait pas trop pratique de me rendre seule à une soirée avec un cadavre alors que c'était lui qui était censé me conduire voyez-vous ?

Ses pupilles noisettes plongées dans le regard ambre de l'enseignant, la brune qui lentement glisser sa main le long du torse de ce dernier son regard finissant immanquablement attiré par celle-ci jusqu'à ce qu'elle ne tombe et ne reprenne sa place initiale.
Joli costume, au moins elle ne pouvait pas se mentir sur cela.

Se retournant ensuite, la jeune femme fit quelques pas en direction de son armoire, l'ouvrant tout en réfléchissant un instant sur la tenue qu'elle choisirait.

-Par contre vous auriez du prévenir avant, je vais devoir me préparer avec la magie et très franchement je trouve cela très désagréable.

Oui, car en plusieurs siècles et millénaires de magie, allez bien croire qu'il eut bien une femme qui inventa un jour un sort avant de se coiffer, se maquiller, et s'habiller en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, mais même si c'etait là un sort des plus pratique, le plaisir qu'on ressentait à se pomponner était loin d'être présent, et c'est notamment pour cela que le sort ne fut que peu connu des Sorciers d'aujourd'hui. Enfin, Oswin elle le connaissait et ne s'en privait pas lorsque le besoin s'en faisait sentir.


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Dim 6 Mar - 14:06




Une surprise peut en cacher une autre
Une surprise peut en cacher une autre

— Non, non, répondit aussitôt le brun alors que la jeune femme s'inquiétait de sa relation avec sa chère et tendre. Tout va bien, cela fait juste longtemps qu'elle ne les avait pas vu donc je ne pouvais pas lui refuser de réserver sa soirée.

Après tout, depuis le temps qu'il essayait de s'en convaincre cela devait bien finir par être vrai. Bien sûr, s'il avait sut que les amis en question étaient en fait une des nombreuses relations plus ou moins intimes et recommandable de la Luxure il n'aurait sans doute pas perdu son temps à lui trouver des excuses. Malgré cela, le seul inconvénient qu'il voyait à cette tromperie dans sa situation était plutôt que ce léger râteau de la part de l'anglaise et son bon vieux sentiment de jalousie au onzième degré contribuait beaucoup à son malaise face à la brune. Il pouvait parfois se montrer beaucoup trop borné et empoté.

Par réflexe, sa main se leva une fois de plus à son oreille alors qu'Oswin le reprenait sur ses affreuses répétitions, se levant de son lit dans un mouvement souple qui fit bailler un peu plus le col de sa chemise. Il aurait sans doute mieux fait d'inviter Rian, ou mieux, de lui donner l'invitation pour emmener Salem. Quoique non, cela ce n'était pas possible. L'échevelé baissa le bras et enfouit ses mains dans ses poches alors que la surveillante venait de se dresser devant lui, enchainant quelques bafouillements supplémentaires dans l'espoir de se justifier.

— Non, bien sûr que non, c'est juste que c'est... il s'interrompit juste à temps pour ne pas répéter une énième fois son fameux "comme vous voulez" et se retint à grand peine de ne pas se malmener encore l'oreille. Euh, excusez-moi.

Mais lorsque, finalement, la jeune femme se décida à accepter l'invitation, toute l'angoisse du sorcier sembla s'envoler, remplacée par une lueur tout à fait ravie dans son regard et le léger sourire qui lui fendit le visage alors que son cerveau le félicitait d'avoir réussi et d'être toujours en vie.

— C'est vrai ? lâcha aussitôt le français, sa voix montant légèrement dans les aiguës. Je veux dire, merci c'est... euh, très aimable à vous.

Il n'était pas mort et il l'avait invité, cela promettait d'être... - la jeune femme changea soudain de ton pour s'approcher un peu plus - une très longue soirée. La main de la française tout juste posée sur son torse, Ludovic retint son souffle et baissa les yeux une seconde vers les doigts presque blancs en comparaison de la teinte soutenue de sa veste. On ne pouvait pas dire qu'il n'avait pas inspiré à fond avant de bloquer sa respiration, mais de là à dire que cela suffirait à ralentir son rythme cardiaque c'était s'avancer dans la mauvaise direction. Un sourire nerveux et quelque peu crispé s'afficha sur son visage alors que son coeur pulsait comme un tambour dévalant une montagne. Même s'il restait une chance que sa tenue soit trop épaisse pour en laisser filtrer le bruit, il ne doutait pas une seconde que la jeune femme devait en sentir un très bel aperçu sous sa paume. L'échevelé s'efforça à respirer, lâchant un fin souffle avant d'approcher à son tour de quelques centimètre tandis que la main de la brune glissait jusqu'à son ventre, laissant tout juste un frisson sur son passage. Perdu pour perdu...

— Ne vous en faites pas, assura-t-il du doux ton des confidences sans quitter la jeune femme des yeux. Je ferais de mon mieux pour survivre aussi longtemps que vous aurez besoin de moi.

Il détailla ses iris brunes aussi longtemps qu'elle les garda sur lui et suivit son regard jusqu'à la main baladeuse lorsqu'elle le détacha du sien, ne relâchant son ventre crispé que lorsque la surveillante s'écarta pour se détourner. Il resta un instant pantelant, ne sachant plus très bien dans quel sens l'oxygène était censé s'inspirer et sortit une main de ses poches dans l'idée de chasser la trace fantôme que la jeune femme venait de lui dessiner sur le torse, avant de se reprendre et remettre ses doigts dans sa poche, s'y enfonçant jusqu'au poignet au point qu'il dut sans doute la déformer. Ce n'était que sa façon de dire bonjour non ? Quelque chose comme ça.

— Vous, lâcha soudain l'échevelé alors que sa toute récente cavalière pestait d'avance contre sa garde-robe. Euh, vous avez le temps, assura-t-il. Je vous ai dit, il reste encore deux bonnes heures, si vous voulez prendre votre temps vous pouvez. Je... je vais attendre dehors. Ses mots à peine prononcés, il commença à reculer vers la porte dans une direction un peu déviée par la marche arrière, son buste esquissant un début de révérence sans avoir l'air de se décider à la terminer. Euh, prenez-votre temps vraiment, insista le brun qui se retrouvait encore à se pincer l'oreille sans avoir eut le temps de voir bouger son bras. Je peux patienter ça ne me dérange pas.

Sa tête salua encore dans le vide, vieux réflexe pour prendre congé, avant qu'il ne pivote et ne s'échappe, veillant à ne pas avoir l'air de s'enfuir trop précipitamment. La porte tout juste refermée derrière lui, le brun plaqua son dos contre le mur du couloir prenant une profonde inspiration en enfouissant sa tête dans ses mains.

— Quel con, non mais quel con... se murmura-t-il avant de se masser le visage.

Il se repassa à la hâte l'immense liste de catastrophes qu'il avait pu noter durant cette brève conversation. Grimaçant de plus en plus au fur et à mesure qu'il constatait à quel point elle était longue. Il avait été pathétique, pitoyable, insortable, bafouillant, maladroit... Bon, au moins il n'avait pas transpiré comme un goret c'était déjà ça, mais à en juger par la merveilleuse impression qu'il venait de faire, il aurait donné n'importe quoi pour avoir un retourneur de temps sous la main. Il se serait estimé chanceux que l'Auror ne le prenne que pour un empoté, mais lui-même se considérait comme moins que ça.

Se massant encore le visage pour se détendre, le professeur essaya de voir le bon côté des choses. Elle avait accepté de l'accompagner malgré tout, ce n'était pas rien, il aurait dut être content. Et puis il était toujours vivant. En somme il avait fait tout ce qu'il avait prévu, au détail près que la façon de faire avait été des plus catastrophiques. Le brun laissa aller sa tête contre le mur, essayant de chasser tous les reproches qui défilaient dans son crâne. Tout s'était bien passé après tout, cela aurait pu être beaucoup mieux, mais... non il ne voyait pas comment il aurait pu faire pire.

Lentement, à mesure que l'ennuis de l'attente commençait à se faire sentir, Ludovic parvint à se détendre. Il avait finalement réussit la partie la plus compliquée, le reste serait plus facile désormais. Il tira de sa poche le petit carton d'invitation pour vérifier l'adresse. Se la répétant une bonne centaine de fois pour être certain de ne pas l'oublier. Il n'aurait besoin de s'en souvenir que le temps qu'ils sortent de l'école, mais sait-on jamais, il n'était pas à l'abri d'un autre choc qui lui aurait vidé la pensée.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Dim 6 Mar - 16:12


 

 

 
Une surprise peut en cacher une autre.

 


La brune hocha légèrrement la tête lorsque l'homme la rassura sur sa petite amie. Ainsi, ce n'était rien de grave... Tant mieux. Elle n'avait jamais vu Ludovic en couple à vrai dire et encore moins lors d'une rupture, mais en commençant à le connaître depuis ces dernières semaines elle commençait à se douter que la chute serait dure pour lui. S'il était en couple, il lui faisait confiance, et elle avait eut un merveilleux aperçu d'à quel point sa confiance pouvait être passionnée ce soir là dans la ruelle... Ou du moins c'était ainsi qu'elle le voyait, car ce moment si inoubliable que pourtant l'autre avait effacé de sa mémoire, elle tentait malheureusement elle aussi de le laisser de côté. De faire comme si cela n'avait jamais existé, et puis de toute façon, qui d'autre qu'elle ou ce livre se rappellerait de cette mésaventure ? Personne, c'était un secret, et cela devait le rester.
Du moins c'est ce qu'elle croyait.

Oswin s'était ensuite levée en critiquant la trop grande insistance du français, rien de bien méchant mais cela suffit néanmoins à le perturber encore un peu plus. Et oui, un enfant nerveux, voila ce qu'il lui rappelait à présent. Lâchant un nouveau soupir à la fois las et amusé, elle fixa l'homme d'un oeil bien plus serein. Etrangement, cela ne la dérangeait pas, cela faisait partie du personnage et quelque part cela lui changeait, comme une bonne bouffée d'air raffraichissante. Cette journée en était le parfait exemple, l'exemple de sa vie à Poudlard : la journée, elle courait après les mauvais, un travail sérieux et grave qui pouvait d'un jour à l'autre faire basculer l'avenir d'une nation entière, et voici que le soir, cet homme excentrique venait lui changer les idées, lui offrant alors ce qui pouvait s'apparenter à... Une vie normale.
Elle sourit un peu plus à cette idée, lâchant par la même occasion qu'elle serait ravie de le suivre à cette petite soirée. Le visage de l'homme en fut alors drôlement illuminé, et toute l'anxiété qu'il avait jusqu'à présent sembla quitter ses traits ce qui tira d'ailleurs un léger rire de la brune. Vous parlez d'une girouette...!
Enfin, elle n'en menait pas large puisque quelques secondes plus tard elle plaqua sa main contre le torse de son interlocuteur, continuant sur sa lancée tandis qu'elle sentait sous le tissus le coeur de l'autre battre la chamade. Oui, elle aurait peut-être du arrêter... Peut-être... Mais pourtant elle ne le fit pas, écoutant distraitement ce que lui répondit Ludovic avant de descendre lentement sa main sur le buste de l'autre. Mais n'allez pas croire que cette phrase probablement sans sens aux yeux du français tomba dans l'oreille d'une sourde ! Oh non, car même si elle ne réagit pas, ce n'était plus un secret pour personne que ce genre de promesses touchaient directement le coeur flétrit de la jeune femme.

Après cela, Oswin s'était dirigée vers son armoire, et tout se passa assez vite puisque l'enseignant n'attendit pas plus pour bafouiller quelques excuses ou au contraire des... Encouragements ? Avant de s'éclipser à l'extérieur, laissant alors l'Auror seule dans sa petite chambre.
Linda attendit le petit déclic de la serrure qui se refermait avant de lâcher un long soupir, baissant la tête tandis qu'elle se laissait retomber une nouvelle fois contre son lit, restant néanmoins assise, paraissant plus avoir la tête dans les nuages que réellement surprise ou bien même choquée.
Qu'est-ce qu'il venait de se passer au juste ? D'accord, oui, très bien, il l'avait invitée et ? Il aurait pu et probablement du inviter sa cavalière du bal, cela aurait été plus logique non ? Et puis pourquoi penser à elle ? D'accord, ils avaient faillit se faire tuer quelques jours auparavant mais était-ce réellement d'inviter votre pire cauchemar à une soirée mondaine ? Ah... Si seulement elle eut songé un jour qu'elle se poserai ce genre de questions dans le futur, elle en aurait probablement rit !
Non, il fallait cesser de se poser ce genre de question, Ludovic n'était pas du genre prévisible, enfin, pas pour ce genre de choses, et vu ses propres réactions elle aurait du se douter que lui même ne savait pas ce qu'il faisait. Pourquoi ne pas profiter ? Hein ? Pourquoi devait-elle sans arrêt se poser des questions, de peur d'aller trop loin, de peur de dépasser sa propre limite, de peur de se blesser lors de la chute ?

-Oh... Et puis au diable les apparences !

Rouvrant soudainement les yeux un franc sourire aux lèvres, Linda se releva d'un geste en commençant à fouiller habilement entre ses propres vêtements, cherchant une tenue adaptée... Un club snob, un club snob... Vive la précision ! Se hâtant tout de même d'enfiler de quoi paraître agréable, elle se choisit finalement une robe décolletée bleu nuit, à fines bretelles, serrée sous la poitrine avant de descendre en cascade jusqu'à ses pieds avec une fluidité rare. Une fente sur la droite ajoutait un côté un peu plus provocateur à la tenue, ajoutez à cela un collier plaqué à son cou composé de pierres de ce même bleu et une paire de boucles d'oreilles simples mais ne manquant pas de classe, et vous avez à présent une surveillante radieuse.
Passant devant la glace, la jeune femme dut bien se rendre à l'évidence que bien que ses cheveux décoiffés lui donnait un certain air sauvage pas des plus désagréables, il y avait tout de même mieux pour impressionner un homme. Ainsi elle se décida en quelques coups de baguette de se façonner une coupe bouclée, relevée, et surtout beaucoup, beaucoup plus courte, ce qui donnait un peu de peps à une tenue bien sobre. Ses cheveux commençait d'ailleurs à peine à reprendre quelques reflets bruns, ce qui n'était pas pour déplaire à l'Aurro qui se décida de garder ce petit plus. Le maquillage ne tarda pas à suivre et la voila enfin prête, tournant à plusieurs reprises dans sa chambre pour être sûre qu'elle n'avait rien oublié : comme l'avait dit un certain professeur le soir d'Haloween, ce sont les détails qui font tout !

Ayant passé quelques minutes à se passer en revue ce qu'elle aurait put oublier à l'occasion, le brune finit néanmoins par souffler, se rassurant quelques instants que tout allait bien, après tout, pas de monstres, pas d'armes... enfin presque... Qu'est-ce qui pouvait tourner mal ?

-Allons-y...!

Se saisissant d'un long manteau noir qu'elle garda au bras pour le moment, elle rajusta l'étole fine qu'elle portait sur les épaules et se décida enfin à sortir, trouvant de l'autre côté un Descremps qui semblait enfin s'être calmé, à son plus grand soulagement !

-Oh, bonsoir Descremps. reprit Linda un sourire calme aux lèvres et le regard pétillant, comme si rien ne s'était passé auparavant. Vous venez me chercher pour la soirée j'imagine ? C'est quand vous voulez...!


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Dim 6 Mar - 18:32




Une surprise peut en cacher une autre
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Seul et sans occupation, Ludovic commençait à trouver le temps long. Il avait rangé depuis un moment son papier dans sa poche et semblait avoir débuté un petit jeu sans règle avec ses pieds. Du bout de ses chaussures, il s'appliquait à déloger la poussière enfouie entre les grandes dalles du sol puis à l'y remettre lorsqu'il n'y avait plus rien à enlever. En somme, il s'ennuyait, mais il ne s'impatientait pas pour autant. S'il y avait bien une chose qu'il avait apprise des femmes c'était qu'avec elle la patience était la déesse des vertus. Il ne comptait plus le nombre d'heures qu'il avait perdu à attendre que les demoiselles se fassent et refassent une beauté, se contemplant dans la glace durant une éternité pour, il l'imaginait, s'assurer qu'aucun poil ne dépassait de leurs sourcils. C'était tout de même bien exagéré elles devaient l'admettre. Non pas qu'il n'était pas coquet lui-même, mais il n'était pas idiot à ce point, il connaissait bien leurs petites manoeuvres pour tester la résistance de ces messieurs. Tirer sur la corde, attendre la dernière seconde pour faire bouillir les hommes qui, agglutinés devant les portes, se retrouvaient furibonds et la tempérance au bord de la crise tandis qu'elles semblaient getter à travers la porte le moment où elles les entendraient partir pour faire leur entrée.

Il en avait vu des soirées comme cela, il y avait même souvent pris part. Lors de ces bals de Noël ou d'Halloween où la moitié de l'école se retrouvait à attendre l'autre moitié en tenue de soirée. Le genre de jours où l'accès aux salles communes semblait totalement interdit à la gente masculine et où l'on retrouvait des représentants de chaque maisons, méconnaissable dans leurs costumes, qui se fixaient en chien de faïence devant la même porte avec l'air de se demander si vous ne veniez pas piquer leur invitée ou s'ils auraient le temps de vous provoquer en duel pour se passer les nerfs avant qu'une dame ne pointe le bout de son nez. A ce jeu là, Ludovic était imbattable. Non seulement il était un des rares à être capable de garder une porte sans craquer pendant une heure, mais il parvenait aussi à vous défaire les lacets d'un discret coup de baguette pour qu'après une éternité d'impatience votre effet soit tout à fait raté. C'était cruel, certes, mais c'était un délicieux moyen de passer le temps.

Hélas, cette fois-ci, il n'y avait nul rival de maison à ennuyer et personne à fixer dans le blanc des yeux jusqu'à le voir ciller. Aussi le brun contemplait-il les gravillons dans la fissure, oubliant presque de ne pas froisser sa veste. Il en compta quatre ou cinq qu'il repoussa soigneusement avant de chasser un grain de poussière invisible coincé sur le bord de sa chemise. Contrôle surprise, qu'elle était l'adresse ? Il se la récita mentalement et tourna soudain la tête, se décollant du mur, lorsque le bruit de la serrure s'éleva enfin. C'était le moment d'éviter la gaffe.

Détaillant d'un ample coup d'oeil la nouvelle tenue de sa cavalière, l'échevelé ne sembla même pas prêter attention au semblant de taquinerie qu'elle lui lança pour chasser l'épisode embarrassant qu'il venait de lui offrir. Pas tant par manque d'intérêt que par la distraction soigneusement élaborée d'une robe bien ajustée. Autant, il était arrivé que certaines de ces longues attentes se soient révélées très décevantes lorsque, par exemple, sa partenaire d'un soir surgissait de sa salle commune dans une robe jaune moutarde tout à fait peu à son goût ou avec une tentative de chapeau quelque peu extravagant, autant cette fois-ci il n'eut pas besoin de se forcer pour donner la réponse appropriée.

— Wow, souffla-t-il, savourant le doux mot sur son palais au moins autant que les fins plis du tissu. Alors là, wow, répéta-t-il en levant les yeux vers le visage dégagé de la jeune femme.

Après l'avoir vu si longtemps dans la même robe rouge un peu passée, il ne pouvait qu'être épaté par le changement. Le bijou délicatement orné qui s'enroulait autour de sa gorge, les prunelles noisettes plus éclatantes que jamais et les boucles brunes sombres, bien éloignées des longues mèches imprégnées de marées qu'il avait pu sentir quelques minutes plus tôt, semblaient attirer son regard comme des aimants. Comme quoi certaines femmes savaient aussi s'embellir en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Incroyable comme le bleu lui allait bien.

— Wow, souffla-t-il encore. Alors là je dois dire que vous êtes merveilleuse... assura l'homme en la détaillant une nouvelle fois des yeux avant de froncer les sourcils. Laissez-moi voir ? Il lui saisit délicatement la main du bout des doigts, s'écartant d'un pas pour pouvoir mieux la contempler. Merveilleuse, affirma-t-il avant de lui adresser un sourire tout à fait charmant. Mademoiselle. Il pressa un tout petit peu plus les doigts de la jeune femme entre les siens et inclina respectueusement le chef avant de la relâcher. Permettez-moi de vous aider, proposa-t-il, ouvrant la paume vers le ciel pour l'inviter à lui tendre son manteau.

Il attendit poliment d'avoir le vêtement entre les doigts pour le présenter ouvert à la jeune femme et l'aider à l'enfiler, sans insister et en prenant soin de ne pas la toucher, comme se devaient de le faire les parfaits gentlemen. C'était presque dommage de cacher ainsi une si belle robe, mais le brun se consola en voyant de quelle façon le bijou bleu ressortait bien sur le noir et songea qu'au moins, dans quelques minutes, il pourrait la redécouvrir dans un cadre un tout petit peu plus lumineux que le couloir.

— Je vais devoir faire attention à ce que personne ne se mette dans l'idée de vous enlever, plaisanta-t-il lorsque la jeune femme eut fini de s'habiller. Je ne voudrais pas qu'il y ait des blessés.

Il lui adressa un léger sourire et lui présenta le bras gauche, attendant qu'elle s'en saisisse pour reprendre.

— J'espère que vous n'avez rien contre le transplanage, je ne suis pas sûr que se présenter là-bas sur un balai soit du meilleur effet et je ne voudrais pas que vous preniez froid, il attendit sa réponse pour la faire doucement pivoter en direction de l'entrée du château et termina par une dernière invitation. Si vous êtes prête...

Il l'entraina dans le couloir, veillant à ne pas marcher trop vite pour boiter le moins possible. Les morsures sur sa jambe s'étaient bien refermées et les fêlures n'étaient plus qu'un lointain souvenir depuis qu'Emy avait prit soin de lui, mais les démangeaisons et picotement qu'il sentait à chaque fois que son genou bougeait étaient bien assez désagréable pour lui donner une démarche irrégulière. Il aurait sans doute dut prendre une canne, mais ce n'était pas son style. Le duo ne mit pas longtemps à quitter le grand hall, ayant la chance de ne pas y croiser le moindre fantôme, et Ludovic guida sa cavalière sur le sentier en direction de l'immense grille qui marquait la fin du sort d'anti-transplanage. Le chemin était en assez bon état, mais se trouvait assez long, aussi espérait-il que la brune n'en profiterait pas pour se tordre la cheville et qu'ils en sortiraient sans accumuler trop de crasse. C'était toujours lorsque l'on avait une jeune femme à son bras que l'on prenait vraiment conscience de la distance.

Ils s'arrêtèrent enfin de l'autre côté de la grille et l'échevelé lâcha un instant la jeune femme pour récupérer sa baguette et fermer derrière eux.

— Attention à ne pas trop vous écarter à l’atterrissage, conseilla-t-il en lui tendant la main.

Il se concentra sur son adresse et les fit transplaner dans un claquement sec, les faisant apparaitre dans une petite rue illuminée par la porte grande ouverte d'un vaste bâtiment à la façade tordue dans le pur charme sorcier. Comme d'habitude, le brun ne s'était pas arrêté dans le bon sens, aussi tournaient-ils le dos au bâtiment, faisant face à l'un des grands ponts de Prague. Ludovic tourna la tête discrètement, pour s'assurer qu'il ne s'était pas trompé et aperçu avec soulagement une petite file de couples sorciers qui se présentaient à un réceptionniste vêtu avec la distinction d'un majordome.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Dim 6 Mar - 21:22


 

 

 
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Étrangement, les quelques petites piques que lança la jeune femme ne semblerent pas arriver jusqu'à l'enseignant, et très franchement elle s'en serait presque sentie vexée si son regard ne traduisait pas tout ce qu'il lui passait dans la tête. Mais en un mot comme en mille, il semblait des plus impressionné, et dans le bon sens lui semblait-il. Alors même si la réaction se fit attendre, les quelques mots qui passèrent les lèvres de l'enseignant firent leur effet à la jeune femme chez qui un sourire plus pétillant que jamais éclaira le visage, si bien qu'elle dut même se mordre légèrement les lèvres pour ne pas paraître grossière. On aurait pût la croire gênée, mais quelque part toute femme complimentée ressentait ce sentiment vieux comme le monde, comme une adolescente qui recevait des fleurs, mais plus que cela elle était franchement très fière de son petit effet qui était des plus bienvenus, et c'était alors dans ses yeux que se remarquait cette fierté à peine dissimulee.
Profitant de l'instant, elle se laissa examiner par le regard plein d'étoiles de son compagnon d'un soir, alors que son ravissement semblait lui parvenir avec aisance. "Merveilleuse", hein ? En voilà un bien doux terme qu'elle n'avait pas entendu depuis longtemps ! L'autre s'inclina alors, lui présentant la main avec un français des plus adorable, puis, répondant à cette invitation, Linda inclina à son tour légèrement la tête en souriant un peu plus encore :

-Monsieur.

Elle lui tendit son manteau qu'il s'empressa de saisir, lui revêtissant avec une délicatesse rare qu'elle apprécia sans grand mal, et une fois enfilé la brune le rajusta un peu mieux, refermant l'habit noir avec la ceinture adaptée tandis qu'à ses côtés l'enseignant se permettait une nouvelle remarque qui tira un sourire à la surveillante.

-Vous surestimez mes charmes je pense, mais en tous cas je suis rassurée de savoir qu'un homme preux et courageux tel que vous veille sur moi ! Je pourrais me changer les idées l'esprit tranquille.

Et oui, avec un tel chevalier à ses côtés nuls doutes que toute la planète pouvait bien les défier, il s'en sortirait toujours vainqueur ! Oh, notez l'ironie.
Bon, sérieusement, elle l'avait vu se battre, et il était très franchement bon voir plus que bon et c'était là un des points qui faisaient que la brune respectait en un sens son collègue, mais il n'était pas invincible non plus et cela personne n'y pourrait rien. Suite à cela, l'homme reprit la parole en l'informant qu'ils se rendraient à leur mystérieuse destination en transplanant afin qu'elle ne prenne pas froid, ce à quoi elle répondit un bref "Oh ne vous en faites pas pour moi." avant qu'il ne lui présente son bras et qu'elle ne le saisisse. Ils se dirigèrent alors vers la sortie, bien vite accueuillis par l'air froid de cette soirée d'Automne, à la réflexion tellement différent de celui du livre. Dans l'ouvrage, l'air semblait vous attaquer, vous entourer comme de l'au glacée glissant sur votre peau, alors qu'ici ce n'était qu'un peu de fraicheur bienvenue... Heureusement que ses cheveux avaient eut le temps de sécher durant sa préparation, sinon elle n'aurait pas parié cher qu'elle attraperai un méchant rhume.

Un craquement sourd, la désagréable sensation d'être retourné comme un vieux gant, et quelques secondes plus tard les deux sorciers se retrouvèrent déjà à un tout autre endroit que la brune ne put admirer immédiatement. Légèrement perdue, la tête tournante, il fallut quelques nouvelles secondes à Oswin afin de s'y retrouver, et de se rendre compte qu'une seconde fois dans la journée, elle n'était qu'à deux doigts de tomber dans une eau qui serait cette fois bien plus froide que celle dans laquelle elle avait pris un bain plus tôt. S'écartant du bord en un pas, elle jeta un coup d'oeil enthousiaste à l'enseignant avant de regarder autour d'elle, tournant sur elle même, les yeux brillant d'excitation mais en gardant étonnamment une certaine dignité.

-C'est... magnifique. souffla-t-elle doucement avant de relancer un furtif regard à celui qui l'avait amené ici, puis de reprendre sa contemplation.

Il ne faisait pas si tard mais déjà le soleil était couché à cause de l'année déjà bien avancée, et tout près d'eux, un pont énorme bordé de lumières qui se reflétaient dans l'eau plus noire que noir ne faisait que rendre l'endroit un peu plus magique. Mais ce n'était pas tout, car aux alentours nombreux étaient les édifices du même genre, et justement, ce genre de choses faisait partie de l'infinité de faits qu'elle ne connaissait pas encore.

-Où sommes-nous ? demanda alors Oswin en s'approchant de l'homme qu'elle n'avait que trop fait attendre. Pas en France ni en Angleterre je pense, l'architecture est loin d'être semblable. Je ne sais pas c'est ... C'est étrange, comme un mélange d'Italie et de... Et d'Alsace.

Son sourire se radoucit un peu sur ces derniers mots alors que son regard toujours aussi vif ne cessait de parcourir le lieu dans lequel ils avaient atterri. Il était vrai que certaines maisons au loin pouvaient ressembler, mais c'était une bien piètre comparaison et elle le savait. Elle avait toujours aimé voyager, mais toutes ses mésaventures lui avaient fait comprendre que quelques fois, il valait mieux se poser et profiter de ce qu'on avait avant de le perdre. Mais pour une fois qu'elle sortait de ses propres limites... Elle n'allait pas s'en plaindre !


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Lun 7 Mar - 0:05




Une surprise peut en cacher une autre
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Ludovic était assez satisfait de son petit effet. Certes, il n'était pas apparut du bon côté et bien trop loin de son point de destination, mais toutes ces années transport magique avait fini par payer et alors que la jeune femme semblait encore un peu secouée par le voyage, lui se trouvait presque plus réveillé qu'au départ. Rien de tel que de se secouer l'estomac pour se remettre les idées en place. Il s'assura donc que la brune ne bascule pas dans l'eau et vérifia leur destination, distrait un instant par l'exclamation de sa cavalière. Il lui adressa un fin sourire et s'intéressa à son tour à la vue, jetant un coup d'oeil aux milliers de lumières envoutantes qui éclairaient le quai et le fleuve plongé d'encre. C'était beau bien entendu, mais il connaissait si bien cet endroit de la ville qu'il n'y prenait plus assez garde. Il haussa un sourcil quand la surveillante le questionna, essayant de décrire avec un enthousiasme qu'il lui connaissait peu le bâtiment qui n'attendait plus qu'eux.

— Vous n'êtes pas très loin de la vérité, répondit l'échevelé en donnant une nouvelle fois son bras à sa compagne. Nous sommes à Prague, capitale de l'Europe, dit-on, parce qu'elle mélange les styles de plus d'un pays dans son architecture, expliqua-t-il. C'est une grande ville avec l'une des plus importante agglomérations magique d'Europe. Elle s'est beaucoup développée grâce aux alchimistes. D'ailleurs... il chercha une seconde la direction avant de laisser tomber. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas révisé. À quelques rues d'ici il y a une grande avenue composée uniquement d’apothicaires et de potionistes de réputation. Quelque soit la saison on peut respirer l'odeur de plantes et de décoctions venues du monde entier, c'est comme marcher dans un jardin de fleurs séchées. Il y a aussi une boutique spécialisée dans l'amortentia, la dernière fois que j'y suis allé je suis resté bien... Trois jours entiers devant leur vitrine. C'était assez envoutant voyez-vous, enchaina-t-il, parce qu'on a tendance à dire que l'amortentia n'a que trois odeurs, mais si vous la respirez longtemps il y en a beaucoup plus qui apparaissent. Du café et euh... Enfin, il parait que c'est tout de même assez dangereux au long terme. Du moins était-ce ce que lui avait dit le sorcier qui l'avait sortit de sa transe aux effluves magiques, après lui avoir mis sous le nez une montagne de poivre et de sels malodorants. Enfin à cette heure-ci tout doit être fermé, mais c'est vraiment un très beau quartier qui ne manque pas de charme. Ici, poursuivit Ludovic en désignant le bâtiment à la façade tordue dont ils avaient commencés à se rapprocher, c'est une sorte de parlement non officiel, ou bien de ministère hors du ministère. Il y a un ministère comme à Londres ou Paris, mais c'est ici que se réunissent les dirigeants du monde magique et le gratin des sorciers du coin lorsqu'il souhaitent discuter de l'avenir de leurs pays. Il baissa un peu la voix alors qu'ils approchaient encore. Je ne vous cache pas que sous ses grands airs de bonne maison c'est un repère de menteurs et de malfrats, alors faites attention à ce qu'un mot de travers ne nous déclenche pas une guerre. Mais après tout, cela n'aurait pas été une bonne soirée s'il n'y avait pas eut un minimum de danger, il avait prit un ton taquin pour dire cela, mais il fallait tout de même le croire à moitié. Le bâtiment est invisible aux non-sorciers, reprit l'échevelé, tout comme le reste de ce quai depuis le pont jusqu'au lampadaire qu'on aperçoit là-bas, fit-il encore en indiquant une petite lumière isolée à l'autre bout du chemin. Mais il arrive souvent que des gens se perdent dans le coin et repartent en disant avoir vu des fantômes et des squelettes. Il y a beaucoup de bâtiments et de rues comme ça en ville, c'est vraiment un grand lieu de passage pour la communauté magique. Il vaut mieux venir en journée ou un peu plus tôt dans la soirée pour bien en profiter, mais il y a aussi beaucoup de fantômes dont un baron qui est le maitre des lieux de cette maison.

Il s'arrêta de parler alors qu'ils venaient de rejoindre la petite foule soigneusement rangée devant la porte du bâtiment. Tous se trouvaient par couple d'un minimum d'une cinquantaine d'année et vêtus de vêtements plus chers que ce que le professeur n'aurait pu s'acheter avec un an de salaire. Ils avançaient assez vite aussi les deux français se trouvèrent rapidement à la hauteur du réceptionniste qui les salua dans un anglais encore plus parfait que celui de McGonagall.

— Bonsoir monsieur, fit-il d'un ton assez droit pour leur forcer l'arrêt. Puis-je voir votre invitation ?

Avec un "bien sûr" Ludovic lâcha une seconde le bras de sa cavalière pour fouiller dans le revers de sa veste et en tirer l'invitation qu'il présenta sans plus de cérémonie. L'homme jeta un coup d'oeil au papier, puis à la liste de noms posées sur son pupitre et leur rendit le carton avec un sourire plus franc.

— Bienvenue Monsieur Descremps, madame, fit-il en saluant Oswin un peu plus bas qu'il ne l'avait fait pour l'échevelé. Je vous souhaite de passer une bonne soirée, ajouta-t-il en leur indiquant l'entrée.

Ludovic le remercia le plus naturellement du monde et conduisit sa cavalière à travers le petit couloir qui conduisait au, donnant presque directement à une grande salle lourde de lumière et richement ornée. A peine arrivés, ils se firent aussitôt accueillir par un membre du personnel venu prendre leurs manteaux, quelque peu déçu de voir que le brun n'en avait aucun. A travers les portes qui les séparaient encore de cœur de la réception, le français pouvait déjà deviner la foule regroupée en petits nœuds de conversations, un carré rempli de musiciens à peine écoutés et quelques fauteuils poussés contre les murs pour laisser circuler le personnel chargé de faire passer champagnes et petit fours. Attendant que le serveur ait fini de prendre le manteau d'Oswin, le brun se pencha discrètement vers elle pour lui souffler quelques mots à l'oreille.

— Quand je vous disais que c'était un club de snobs.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Lun 7 Mar - 1:40


 

 

 
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Étrangement, les quelques petites piques que lança la jeune femme
Il n'en fallut pas plus à l'enseignant pour qu'il ne se lance dans ses explications sous l'œil sereinement attentif de la jeune femme qui pourtant ne put s'empecher de s'amuser de la situation lorsqu'elle sentit que le petit discours s'éternisait. Tout ceci était très intéressant et elle tentait de se rappeler d'un peu tout même si elle savait pertinemment que ce serait plus difficile que cela, mais le voir ainsi débiter des information en tous genres ponctuées de petites remarques personnelles était tout de même assez impressionnant. Il savait tant de choses... Oswin avait trop souvent tendance à oublier à qui elle avait à faire, faute à l'orgueil ou son manque de jugement humain, mais elle ne voyait que rarement le français pour l'enseignant qu'il etait, et rien que l'ironie du surnom qu'elle lui donnait laissait comprendre à quel point elle trouvait que ce rôle ne lui correspondait pas ! Mais il était tout de même enseignant à Poudlard, l'une des plus grandes écoles de magie du monde, et afin d'être "enseignant à Poudlard" il fallait avoir dans ses valises tout de même deux ou trois trucs en plus d'une boule de cristal et d'une baguette magique. Et là, en le voyant expliquer tout autour de lui sur le ton des plus naturels qu'il soit, l'Auror ne pouvait s'empecher d'être admirative de ce personnage qu'elle rabaissait, avouons le, assez régulièrement. Elle même aurait aimé en savoir autant, et pour cause ! Ce n'est pas faute d'avoir lu un ou deux livres qui énonçaient plus ou moins rapidement cette ville, mais en comparaison elle avait l'impression de ne rien faire, de se tourner les pouces... Et cela ne lui donnait que plus encore l'envie de découvrir de nouvelles choses, et de tenter de nouvelles expériences.

Baissant légèrement la tête alors que l'autre venait de finir son petit monologue, Linda se frotta furtivement le nez avant de redresser la tête, plus calme tout de même même si son regard restait toujours aussi immuable.

-Ma parole, vous en savez des choses ! Je vous avoue que je ne suis jamais venue ici, même si je savais quelques petits détails sur la ville j'aurais bien été incapable de redonner un dixième de ce que vous venez de dire de mémoire ! Enfin, je tacherait à présent de ne pas l'oublier, ne sait-on jamais si un jour je dois revenir par ici.

Elle fixa quelques secondes son partenaire dans le silence avant de se détourner de ce dernier et d'observer la file devant eux qui avancait trop lentement à son goût en un soupir.

-En tous cas, je suis ravie de venir ici, je c'est un bel endroit, des plus chalmants.

Suite à cela, le jeune couple s'avança peu à peu jusqu'à arriver à l'intérieur, recommençant le même genre de manège alors que de tous côtés s'afferaient à préparer la soirée afin qu'elle soit des plus parfaites... Bien essayé, mais la perfection n'existait pas ! Peu après l'entrée, la Brûle remit son manteau à l'un des serviteurs qui le lui proposa, s'inclinant légèrement avant que Ludovic à ses côtés ne lui glisse dans l'oreille quelques mots qui la firent agréablement rire.

-C'est vrai qu'ils ne sont pas des plus originaux, mais ils doivent bien avoir de la conversait, non vous ne pensez pas ?

Oswin lança un regard en biais, à son interlocuteur, toujours cet éternel rictus aux lèvres alors qu'elle ne reprenait la parole, la curiosité revenant au galop :

-Et vous alors ? Comment se fait-il que vous ayez reçu des incitation à une telle soirée mondaine ? Je vous vois pourtant mal y trainer pour le plaisir,  ou même de supplier pour avoir ces places alors ? Comment avez vous fait ?

Après tout, ne sait-on jamais si les choses tournaient mal.



 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mar 8 Mar - 18:26




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Comme à son habitude, Ludovic s'était laissé emporté par son sujet, déballant informations inutiles et anecdotes superflues alors qu'autant si se n'était plus se bousculaient dans son cerveau. Il pouvait parfois se faire l'effet d'un petit garçon de cinq ans tellement emballé par le monde qu'il s'arrêtait tous les cinq mètres pour s’ébahir devant les mouches. Des petits discours fort instructifs certes, mais qui ne manquait pas de lasser les demoiselles lorsqu'il était question de les conduire à un bal. Heureusement, Oswin ne sembla pas trop ennuyée, au contraire, elle sembla l'écouter assez attentivement jusqu'à ce qu'il eut terminé et si son petit silence alors qu'il venait de se taire inquiéta un instant le français il se rassura bien vite en l'entendant répondre. Si tous ses élèves pouvaient être comme ça...

— C'est simplement, expliqua l'échevelé, que j'ai une certaine passion sur les relations entre humains non-sorciers et sorciers. Il existe toute une partie de la civilisation inconnue à l'une et l'autre des parties et je trouve ça fascinant de se dire qu'aussi puissant qu'un sort semble l'être il y a toujours moyen d'apercevoir le secret qui se cache derrière. C'est comme ces pavés vous voyez, fit-il en baissant les yeux vers leurs pieds, ce ne sont pas des sorciers qui les ont posés à l'origine, ils ont été construits en même temps que le reste de la ville et pourtant il y a maintenant toute une partie des habitants qui ne peut plus les fouler. Je trouve important de savoir que certaines choses ne peuvent pas être faites par la magie et que, de notre côté, nos petites bourdes de dissimulation donnent des matières de légendes à nos voisins non-sorciers. C'est comme... une façon plus complète de voir le monde. Il leva la tête et adressa un léger sourire à sa cavalière avant de changer de ton. Enfin, surtout, dites-moi si je vous ennuis. Je suis bavard, c'est une vieille habitude.

Il tourna une fois de plus la tête vers la file et conserva son sourire alors que la brune le remerciait plus ou moins directement.

— Et je suis ravi qu'il vous plaise, fit-il avant de lever une seconde les yeux en direction des nuages. Tout à fait charmant.

Ils ne tardèrent pas à entrer et la jeune femme réagit très bien à sa petite blague. Ludovic lui adressa un sourire, mais n'ajouta rien, apercevant la marque sombre qui trônait encore au centre de la nuque de la jeune femme. Il fronça des sourcils soucieux un instant, mais fut tiré de ses idées noires par la brune qui renchérit par une question on ne pouvait plus justifier.

— Et bien, débuta le français avant de saisir doucement le bras de la jeune femme pour l'enrouler autour du sien. C'est une histoire assez simple en réalité. Je connais quelqu'un dans la boutique que j'ai croisé il y a une véritable éternité et il croit parfois bon de m'envoyer des places lorsqu'il manque des réservations. La plupart du temps j'essaye de décliner sans le vexer, mais là je doit admettre que cela tombait plutôt bien. Il adressa un nouveau sourire à la jeune femme, laissant une seconde de plus sa main libre sur le poignet capturé par son avant-bras avant de la tendre pour indiquer la porte. Allons-y, fit-il.

Comme sa distinction avait des limites en présence de la haute société, le français glissa sa main inoccupée dans sa poche et conduisit Oswin jusqu'à la salle comme un locataire de grand hôtel venu prendre son petit déjeuner. Les lieux étaient fastes et immenses, un spectacle rougeoyant pour les pupilles. Il y avait une bonne vingtaine de personnes réparties autour de grands fauteuil, la plupart ayant verres de champagne ou cigare à la main, tandis que des serveurs faisaient la navette avec distinction d'un bout à l'autre des lieux. Devant le petit orchestre mal-aimé, trônant sur une basse estrade, que nous avons déjà cité, se tenait une large place vide qui servait aussi bien à circuler jusqu'aux autres parties du bâtiment qu'à offrir une place désertée aux éventuels danseurs. Par habitude, dans ce genre de soirées, il n'était pas rare de voir un tel cercle d'inactivité face à des instruments, dont la musique parfois trop bruyante rendait les conversations inaudibles alors qu'à quelques mètres plus loin, le fond sonore accordait une parfaite intimité avec vos interlocuteurs.

Le brun entraina sa cavalière un peu à l'écart du gros des invités, histoire qu'ils ne soient pas confondus avec quelques politiciens étrangers et se pencha une nouvelle fois vers elle pour lui souffler quelques mots à l'oreille.

— Il y avait un jeu auquel je jouait souvent quand j'étais petit, expliqua-t-il, cela consistait à espionner les conversations pour pouvoir dire d'où et pour quoi venaient les invités. Si cela vous dit d'essayer, on pourrait se faire le marché que celui ou celle de nous deux qui aura découvert le plus de secrets sur l'un des invités ici présent aura droit de demander une faveur à l'autre à la fin de la soirée. Interdiction de tricher naturellement. Il faut que ce ne soit qu'à travers la conversation.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Jeu 10 Mar - 0:50


 

 

 
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Ludovic répondit une nouvelle fois à sa petite remarque, continuant d'expliquer son point de vue sur les nombreuses manières de voir le monde mais surtout sur ce qu'il venait lui même de dire. Voir le monde dans son entièreté, à la fois sorcier et à la fois moldu, comme un tout et non comme deux parties... Nombreux étaient les sorciers qui s'en ventaient, mais peu étaient ceux qui y arrivaient vraiment. Y arrivait-il, lui ? Elle n'en savait trop rien, mais du moins il semblait plus proche de la réalité que nombre de personnes. Il cherchait à en savoir toujours plus, en apprendre plus, et toutes ses mauvaises expériences l'approchaient de cette réalité petit à petit. Oswin, elle sur le côté, écoutant attentivement ce que l'autre lui racontait, le regard intéressé rivé sur son interlocuteur alors que sa curiosité semblait conquise par cette soirée déjà prometteuse. Voir comment certaine personnes pouvaient voir le monde... C'était tellement passionnant ! Et tellement magique aussi...
Le visage neutre, totalement plongée dans les quelques récits du français, la bouche légèrement entrouverte, seuls ses yeux quelque peu plissé et brillant de ce sentiment si particulier laissait comprendre qu'elle était bien présente et des plus attentives. Lorsque l'autre s'excusa de trop parler, le sourire de la jeune femme lui revint bien vite, et elle baissa la tête, à nouveau pétillante :

-Vous, m'ennuyer ? Et bien si jamais cela arrive je vous préviendrai mais je vous assure que je trouve cela bien plus intéressant que vous semblez le penser !

Peu après, les deux sorciers rentrèrent dans la file et suivirent le mouvement, finissant par rejoindre à leur tour l'intérieur de l'imposant et magnifique bâtiment. A l'intérieur, un décor tout simplement étonnant, à vrai dire, certainement à la mode sorcière mais les couleurs trop chaudes et trop lourdes étouffèrent quelque peu Oswin qui n'en avait pas l'habitude. Néanmoins, cela ne gâcha en rien son plaisir et ce fut en tant que princesse qu'elle eut l'impression d'être traitée. Mais être une princesse, c'était bien deux minutes, mais sans défis quel ennui ! Heureusement pour elle, on ne pouvait pas dire qu'avec Ludovic on s'ennuyait bien vite !
Après quelques mots échangés, elle lui demanda d'où lui venaient les invitations ce à quoi il ne tarda pas à répondre de quelques phrases qui semblèrent convenir à l'Auror. Un vieil ami pas vrai ? Il avait donc des amis haut placés à ce point ? Intéressant... Comme quoi on avait toujours de bonnes surprises pas vrai ? Hochant légèrement la tête, la brune ne répondit pas et redressa la tête tandis qu'ils avancèrent un peu plus encore. Quelques pas, quelque mètres, et quelques groupes d'invités plus tard, le français se pencha discrètement vers elle en lui murmurant quelques mots à l'oreille, réveillant son intérêt alors qu'elle fronçait légèrement les sourcils, un sourire en coin étirant ses lèvres... Alors comme ça il lui proposait un jeu ?
Tournant légèrement la tête vers son interlocuteur, elle attendit d'avoir entendu toutes les règles du jeu avant de se tourner plus encore vers Ludovic, se mordant légèrement les lèvres tandis qu'elle jetait régulièrement des regards autour d'eux pour observer les différents invités.

-Ma foi, pourquoi pas ? Enfin, je suis encore novice vous savez, je risque bien vite de me faire distancer par un professionnel comme vous... Ce serait trop vous demander de me donner un exemple, Monsieur le Professeur ?



 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Dim 13 Mar - 17:58




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Son petit jeu proposé, Ludovic esquissa un sourire au petit surnom que sa voluptueuse cavalière lui donna et se pencha un peu plus vers elle alors qu'il les menait encore davantage en retrait. La petite foule polie autour d'eux bruissait dans un ronflement sourd, mais le bruit n'était pas encore suffisant pour casser les oreilles. Il ne le serait d'ailleurs jamais avec un peu de chance, car les gens de haute société semblaient avoir été dressés pour ne jamais parler plus fort que leurs voisins et ne s'encombrer l'esprit que de pensées uniques.

— Ce n'est vraiment pas difficile et je penses que vous connaissez déjà la technique, souffla-t-il à Oswin avant de scruter la foule. Pour commencer, il faut trouver quelqu'un à interroger. Une bonne cible doit être ouverte, mais pas trop, sinon ce serait trop facile. Il faut chercher quelqu'un qui ne semble pas trop sur ses gardes, fit-il en scrutant les invités avant de s'arrêter sur un visage. Celui-ci par exemple, ajouta-t-il en désignant discrètement un petit sorcier tout vêtu de bleu en vive conversation avec un dirigeant d'orient. Il est occupé donc ça nous laisse un peu de temps pour approcher l'air de rien, poursuivit le français en joignant le geste à la parole et avançant de quelques pas avec Oswin pour s'approcher de sa cible. Il faut savoir prendre son temps, expliqua le professeur, si vous l'abordez trop vite il se méfiera si vous l'abordez trop lentement quelqu'un d'autre passe devant et vous n'aurez plus qu'à partir. Mais vous voyez, rien de très différent de quand vous essayez d'interroger un suspect. Pour le reste en revanche, il faut savoir orienter la conversation sans montrer ni les armes ni les dents. Si vous souriez trop vous êtes insultante, si vous vous montrez défensive vous vous attirez la hargne de toutes les personnes aux environs et si vous êtes... trop enveloppante vous risquez soit de rentrer avec lui soit de vous faire harceler toute la soirée, ce qui peut vite être énervant pour vous et votre cavalier. Ludovic approcha encore, pivotant en direction de la bruneEnfin vous voyez, jusqu'ici rien de difficile. Il lui adresser un léger haussement de sourcil puis haussa le ton en pivotant vers sa cible et lui donnant une légère tape dans le dos pour attirer son attention. Oh, navré monsieur, fit-il en faisant mine de reculer, je ne vous avais pas vu.

— Il n'y a pas de mal, assura le petit sorcier avec un signe de tête, monsieur... ?

— Descremps, répondit Ludovic en lui tendant la main pour serrer la sienne. Et vous devez être... fit le brun l'air d'avoir le nom sur le bout de la langue.

— Talabert, répliqua le petit homme. Francis Talabert, l'échevelé hocha la tête comme si cela était une évidence. Descremps, cela me dit quelque chose, poursuivit l'autre. Vous n'auriez pas des origines françaises par hasard ?

Si fait, coupa le brun. Vous êtes fin connaisseur.

— Oui j'ai beaucoup voyagé dans la région parisienne et quelques petites villes alentours, expliqua l'homme. Je viens des Pays Bas, ce n'est pas très éloigné et j'aime beaucoup ce pays. J'y ai moi-même quelques connaissances qui m'y invite de temps à autre. Marc Duchêne, Sylvia Selestine...

— Oh, marmonna le brun, je vois de qui vous parlez, mais j'ai peur de ne pas les connaitre personnellement, il leva les yeux au ciel une seconde faisant mine de se rappeler de qui il était question et se tourna soudain vers Oswin. Mais je manque à tous mes devoirs, laissez-moi vous présenter... Mademoiselle Helena Strauss, mon invitée.

— Enchanté, répondit l'autre, saluant la surveillante avant de se tourner de nouveau vers son interlocuteur. Je vous aurais bien présenté mon épouse, mais je crains qu'elle ne soit enfuie dès notre arrivée.

— Alors plus tard peut-être, répondit Ludovic aussi aimable qu'il pouvait l'être. Quand vous l'aurez retrouvée. Je serais ravi que nous fassions plus ample connaissance, mais je penses que vous devez être occupé, fit-il encore en jetant un coup d'oeil à un autre sorcier qui venait d'approcher. Visiblement certains ont des questions à vous poser. chuchota-t-il avant de prendre du recul. Encore navré de vous avoir bousculé.

Les deux hommes échangèrent encore quelques politesses avant que le français ne finisse par s'écarter, entrainant de nouveau sa cavalière à l'écart. Il adressa un dernier coup d'oeil au sorcier auquel il venait de s'adresser avant de sourire de nouveau à sa compagne de la soirée.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Lun 14 Mar - 1:18


 

 

 
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Suite à sa courte question, Ludovic sembla sourire un peu plus avant de se pencher vers elle, lui expliquant tout en la guidant les quelques règles de son jeu. Écoutant d'une oreille attentive, la jeune femme garda un oeil pétillant sur son interlocuteur tout du long qu'il parlait, comparant son petit manège à une séance d'interrogatoire. C'était sans doutes très juste, après tout un interrogatoire consistait bien à réussir à arracher a l'autre des informations plus ou moins délicatement, mais elle s'occupait après réflexion beaucoup moins que d'autres de ces parties là. Néanmoins, elle y allait assez souvent pour connaître ces quelques techniques de bases, même si avouons le, elles s'avéraient bien souvent inefficaces face à un suspect trop têtu pour parler. Par contre en société c'était tout autre chose, et dans ces cas là elle usait a tort et à travers des formules de politesses et devait en recevoir au moins tout autant.

Peu après lui avoir gentiment fait un compte rendu de tout ce qu'elle pouvait et devait faire, le brun s'était approché d'une soit disant victime tout en engageant très courtoisement une conversation des plus banales mais à laquelle Oswin porta une attention plus grande que ce que l'on aurait pu croire. Après tout, c'était un jeu, et elle n'avait pas l'intention de perdre, alors autant faire attention à la première manche !
Un ton léger, un sourire poli, une conversation tranquille avec quelques mensonges de chaque côté. Pas une phrase réellement sincère, uniquement du baratin dans le but de garder la face, la base même de tout ce que des siècles d'écrivains, poètes et dramaturges se sont efforcé à critiquer et à dénoncer pour changer les choses. Mais là était la vérité, c'est que jamais les choses ne changeraient. Encore et toujours, au sommet des plus grands le mensonge règnerait.
La gorge de Linda se serra un instant alors qu'elle déglutit discrètement, son cavalier parlant encore avec le dénommé Talabert. C'était toujours difficile pour elle de se remettre dans le bain, face à de telles situations, mais elle savait s'y prendre et comment se mêler à la foule. Les réunions Mondaines étaient, après tout, plutôt intéressantes et même si son sens de la justice criait au désarroi, ce soir faisait parti des soirs où elle devrait le faire taire : elle avait bien d'autre choses auxquelles songer !

Lorsque Ludovic la présenta à son interlocuteur, la jeune femme revint soudainement a la réalité, affichant un sourire engageant et courtois, son expression et son humeur ne laissant paraitre l'ombre qui était passée sur son visage, et ce même si son regard s'en trouvait quelque peu assombrit. Le français la présenta d'ailleurs sous un tout autre nom que ceux qu'il lui avait déjà donné, après tout, pourquoi pas ? Mais avec tous ces homonymes elle allait commencer à s'y perdre ! D'ailleurs ce fut une remarque qu'elle ne tarda pas à lui faire lorsque la discussion sembla terminée, et que l'enseignant s'éloigner déjà souriant.

-Et bien, reprit Oswin sur un ton à la fois amusé et taquin, joli début de partie je dois bien vous le concéder, mais j'espère pour vous que ce n'était qu'un petit échauffement car je pense bien prendre de l'avance sur vous, voyez-vous ?

Elle lui sourit un peu plus, observant d'un regard circulaire la pièce autour d'eux tout en passant en revue les invités déjà présents, juste une sorte de petit... Repérage pour la suite, pour ne pas dire une mauvaise habitude.

-D'ailleurs, il va falloir que nous décidions d'un nom pour ma personne, non car me changer nom a chaque soirée va commencer à devenir franchement difficile à suivre sans vouloir vous vexer ! Elle tourna la tête vers l'autre, le fixant dans les yeux avant de reprendre sur le même ton. Enfin, j'espère que c'est par manque de prénom que vous m'en inventez un, sinon j'oserais croire que vous êtes presque honteux de sortir avec une simple Auror telle que moi.

Puis, comme pour dédramatiser, Oswin baissa légèrement le regard en riant brièvement, trouvant bien idiot qu'elle ne le taquine sur le sujet puisque dans toutes les possibilités c'était bien elle la fautive, après tout, c'était elle qui refusait pertinemment de lui avouer les quelques lettres qui formaient son prénom : Linda. Un mot qui sonnait presque faux a ses oreilles.
Redressant la tête quelques secondes plus tard, la brune sourit cordialement a son partenaire en jetant un nouveau coup d'œil autour d'eux, ne perdant néanmoins pas de temps à cette activité puisqu'elle se concentra a nouveau bien vite sur l'homme qui la guidait a travers cette foule.

-J'ai fait plusieurs fois partie de ce genre de soirées. En mission surtout, avec des cavaliers qui étaient... Plus ou moins admirables que vous je dois bien l'avouer. Mais cela m'a suffit à voir qu'il n'y avait dans ce genre de cérémonies que des personnes haut placées. Pause. Pour avoir ce genre de jeux étant enfants vous avez du en connaître des gens, je le trompe ? Tout le monde n'a pas le "plaisir" de côtoyer la crème des Sorciers pour s'adonner à quelques provocations.

Elle s'humecta les lèvres, fixant calmement le vide face à elle comme si elle n'attendait de toute façon pas de réponse de la part de son collègue.

-Enfin, j'avoue que ce devait être assez... Excitant. Mais ce que je voulais dire c'est qu'il faudra m'excuser mes mauvaises habitudes d'Auror, il faut dire que c'est la première fois qu'on m'invite à une soirée de ce genre sans que ce soit pour arrêter un criminel recherché pour vol ou je ne sait quoi.


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Lun 14 Mar - 2:54




Une surprise peut en cacher une autre
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Le sourire du français se fit plus taquin à la petite pique de la jeune femme. Bien entendu qu'il n'avait fait là qu'une brève démonstration de ses "talents" en matière de mondanité. Dans tout jeu il vaut mieux éviter de montrer toutes ses bottes secrètes des les premières minutes. D'autant qu'en compétition avec une dame dans cercle majoritairement composé d'homme il partait avec un conséquent désavantage. La partie était ouverte et elle promettait d'être serrée.

— Et je compte bien sur vous pour ne pas perdre sans combattre, nargua le français avant de prendre un ton plus sérieux. Mais je suis prêt à vus accorder la victoire si vous parvenez à dérider un de ces sorciers de Durmstrang qui vous foudroient du regard dès que vous approchez à moins de vingt mètres.

Car ceux-là, même en toute une vie d'expérience, il ne s'était jamais aventuré à les croiser de trop près. Toute fois, le brun fut bientôt sortit de sa contemplation de la foule par la petite protestation de la jeune femme qui se plaignait encore de son nouveau nom. Celui-ci était pourtant plus portable que les précédents non ? Ludovic leva une seconde les yeux vers son crâne, cherchant une idée de pseudonyme durable avant de baisser la tête et de croiser involontairement le regard de la brune qui s'inquiétait désormais des raisons de toutes ces fausses identités. L'échevelé détourna les yeux, fixant le sol une seconde l'air gêné avant de reporter son attention sur la brune et de répondre d'un ton tout à fait naturel et presque sincère.

— J'ai cru comprendre que vous n'aimiez pas que n'importe qui connaisse votre nom, je m'en voudrais que vous deveniez une célébrité dans les environs juste parce que je vous ai poussé à faire un petit jeu. Mais si celui-ci ne vous plait pas, reprit-il d'une voix plus assurée, je vous laisserai choisir pour la prochaine fois.

La jeune femme enchaina bien vite et le français aurait presque pu se sentir flatté de son petit compliment si son égo de coq croisé aigle n'avait pas été piqué sur son sens de la propriété. Il aurait bien voulu une liste de ces fameux prédécesseurs pour voir à quel point il aurait dut travailler avant que la surveillante ne les oublie le temps de la soirée. Mais ce petit élan de jalousie mal placée ne dura pas alors que la brune semblait s'interroger sur les circonstances qui l'avaient amenées à pratiquer de tels jeux. Il ne s'en offusqua pas, il n'avait pas de raison de le faire. Comme tout autre être humain, il n'avait pu choisir ni le lieu ni les circonstances de sa naissance, il avait eut de la chance, l'avait bien vécu, il n'y avait ni à s'en plaindre ni a avoir honte, aussi répondit-il sans une once d'embarras.

— Je ne penses pas qu'on puisse dire qu'un enfant connaisse vraiment du monde dans des endroits comme ceux-là. La plupart du temps, on leur demande plutôt de faire bonne figure et de ne pas trop trainer près du buffet, mais c'est sûr que pour ceux qui aiment s'impressionner de ces genre de soirées, j'ai été plutôt chanceux d'avoir des entrées dans le milieu. Enfin, fit-il d'un ton plus léger. C'était il y a longtemps. Et ne vous en faites pas pour vos habitudes, quoi que vous fassiez vous trouverez toujours quelqu'un de plus mal-appris que vous ici. Je m'y emploi, lança-t-il d'un air entendu avant de changer de sujet. Que diriez-vous d'un verre pour vous occuper les mains en attendant qu'il y ait un peu plus de monde à interroger ? Champagne, autre chose ? Profitons-en, tout est gratuit et puis le temps que j'aille le chercher vous pourrez tenter de prendre la tête dans notre pari.

Il attendit la réponse de la jeune femme avant de s'éclipser pour aller chercher la commande dans un "je n'en ai pas pour longtemps". Il y avait plus d'un serveur qui se promenait aux alentours, plateau de champagne à la main, mais l'échevelé préféra aller se servir à la source, traversant la salle principale pour un second salon un peu éloigné et beaucoup plus enfumé. Plusieurs fauteuils étaient agglutinés autour d'une masse compacte de sorciers plus ou moins bedonnants presque tous occupés à fumer. Ludovic se fraya un passage jusqu'au comptoir d'un petit bar accolé contre un mur en angle mort et attendit que l'employé en charge des boissons termine de servir un sorcier aussi haut que large qui semblait aussi assoiffé qu'un chameau. Finalement, il en aurait peut-être pour un moment.

Tu es parfois si prévisible que s'en est presque décourageant, lâcha soudain une voix.

— Je vous demande pardon ? grogna le brun.

Sourcil froncé, il tourna la tête en direction de son voisin avant de se figer aussitôt, totalement blême de stupeur et de sentir un frisson glacial lui parcourir l'échine.

— Oh non, pas toi, tout mais pas toi... souffla-t-il après de longues secondes de mutisme.

Bonjour Ludovic, moi aussi ça me fait plaisir de te voir poursuivit Jacques Descremps d'un ton imperturbable avant de finir son verre.




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Lun 14 Mar - 23:20


 

 

 
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Perdre sans combattre ? Voyons ! Il la connaissait assez tout de même pour savoir que ce n'était pas son genre !
Adressant un petit sourire aux allures de défi à son interlocuteur, la brune se mordit légèrement les lèvres alors que l'autre lui avoua bien vouloir lui laisser la victoire si seulement elle réussissait à s'approcher d'un ancien de Durmstrang. Il y avait quelques mois, avant même de rentrer dans Poudlard, l'Auror avait fait quelques recherches sur les différentes écoles du monde, et depuis avait rencontré deux ou trois hommes venant de ce très redouté établissement... Et avait, deux ou trois fois, terminé dans leur lit.
Il fallait avouer qu'elle avait l'avantage du genre : un regard mystérieux, un sourire qui en cachait plus qu'il n'en dévoilait, une apparente soumission et un franc parler presque trop sincère sans pour autant vexer leur orgueil de Mâle avec un grand M et voilà, le tour était joué.

-Voyons, ce ne serait pas drôle et peut-être un peu trop simple pour moi vous ne pensez pas ? Allez, jouons la franc jeu, je tâcherai de ne pas trop user de mes avantages, ce sera plus drôle ainsi.

Puis, elle était revenue sur son nouveau changement de pseudonyme, ce qui lui valut quelques petites remarques même si en soit cela ne la dérangeait pas tant. Mais soyons clairs, lorsque le français baissa la tête presque gêné, Linda afficha un air plus doux, d'autant plus lorsqu'il lui donna la raison de tant de manières même si il persistait au fond du regard de la jeune femme une lueur pétillante.
Ne pas faire d'elle une célébrité... Oui, délicate attention, mais vu comme c'était parti elle n'était plus à ça prêt. Et puis si elle changeait de prénom à présent les invités allaient trouver cela étrange que l'une des invités avait ainsi plusieurs prénoms... Ne sait-on jamais, si quelqu'un voulait la recontacter !

Suite à cela, la surveillante princesse pour un soir enchaina sur les jeux d'enfants bien innocents de son comparse ici présent, peu avant de s'excuser de ses manières peut-être quelque peu inadaptées, faisant réagir l'homme qui lui assura qu'il y aurait toujours pis qu'elle ce qui tira d'ailleurs un bref rire à la jeune femme. Il était vrai que, même s'il n'en avait pas la carrure et certainement pas la bravoure, Ludovic avait du chevalier servant bien des manières. Ce qui se confirma d'ailleurs lorsqu'il lui proposa ensuite d'aller lui chercher un verre. Un sourire, une courte réponse plus tard, et la voilà à présent seule dans cette soirée mondaine, n'ayant donc pour toute activité que tous ces luxueux invités qui l'entouraient en bourdonnant. Et bien... Au moins, elle avait là l'occasion de commencer leur petit jeu de bon pied, pas vrai ?

Jetant un nouveau coup d'oeil autour d'elle, l'Auror ne tarda pas à repérer une femme d'un âge certain pour ne pas dire d'un certain âge, étrangement seule tandis qu'elle semblait plongée dans la contemplation d'une peinture immobile, très probablement moldue. S'habillant d'un sourire plus calme et poli, Oswin prit une profonde inspiration avant de s'avancer d'un pas lent vers cette dernière, les yeux rivés sur le tableau alors qu'elle cherchait à se rappeler ce qu'elle avait lu sur quelque chose de semblable.

-Belle toile n'est-ce pas ? dit-elle après quelques secondes, sans quitter cette dernière des yeux.

La Lady, d'abord surprise, tourna la tête vers elle en l'observant de haut en bas avant de ramener son attention vers l'oeuvre accrochée au mur, portant son verre de boisson à ses lèvres avant de répondre à la jeune brune :

-C'est vrai. Et pourtant c'est de l'art Moldu.

- J'ai toujours été une grande admiratrice de ce genre de tableaux, reprit Linda sur un ton des plus calmes. Voir la peinture craquelée se fissurer au fil des années, pouvoir discerner la moindre petite bosse et sentir le coup de pinceau de l'artiste... Elle tourna la tête vers son interlocutrice : Vous savez ce que cette peinture représente ?

La dame sembla réfléchir un instant, ou sinon elle ne porta que peu d'attention à ce que lui demanda sa cadette. Elle avait une certaine élégance, il fallait bien l'avouer. Sa peau pâle et ridée ne gâchait en rien sa mûre beauté, et ses cheveux argentés étaient lâchés, coiffés en une coupe bien soignée tandis que sa longue robe émeraude rehaussait ses yeux si clairs.

-N'est-ce pas à propos d'une certaine... Jeanne d'Arc ? J'ai entendu parler d'elle mais je crains bien que ma mémoire ne tend à me faire défaut.

-Oui, c'est cela, reprit la française en observant à nouveau la peinture. Jeanne d'Arc était une française, une née Moldue du début du quinzième siècle qui découvrit bien jeune ses talents magiques. Mais à l'époque, tous croyaient en Dieu et les visions que ses dons de voyante lui donnaient lui furent attribué. Alors, dans une guerre entre la France et l'Angleterre, elle, guidée par ses rêves, mena les troupes du roi de France à la victoire alors qu'elle n'était qu'une femme, c'est ce qu'on peut voir ici. Après, on la traita de sorcière et on la brûla sur un bûcher, trahie par le peuple qu'elle avait conduit à la réussite. Pause. Elle tourna à nouveau la tête vers la lady, lui souriant calmement avant de terminer : C'est une bien courageuse jeune femme et son destin révolutionna les modes d'entrée des écoles de magie qui cherchèrent alors à débusquer plus aisément tous les sorciers nés Moldu. Enfin, excusez mon enthousiasme, disons que j'apprécie ce genre d'histoire quelque peu méconnues.

Et quelle ne fut pas sa surprise de voir que la dame avait enfin daigné tourner le regard vers elle, une lueur clairement intéressée dans le regard, comme si ce que venait de dire la jeune brune avait piqué sa curiosité. A vrai dire, Oswin avait espéré que sa petite stratégie ne fonctionne et se trouvait plutôt fière de voir qu'elle avait porté ses fruits, mais ce n'était guère surprenant : elle avait l’œil pour cela.

-Comment vous avez dit que vous vous appeliez déjà ?

-Strauss, Helena Strauss. Et vous êtes ...?

-Ennuyée. J'aurais apprécié ne pas venir je vous avoue mais vous savez, l'étiquette... Elle lui sourit cordialement, reprenant la parole suite à cette petite pointe d'humour toute relative. Matialda Buizzoni, vous connaissez peut-être mon mari, il est manager de l'équipe des Météores de Milan ? Malheureusement je crains qu'il ne soit trop occupé à discuter "affaires" pour daigner venir nous tenir compagnie.

-Oh oui, Monsieur Buizzoni, bien sûr... fit Oswin de mine à savoir de quoi elle parlait. Mais j'ai bien peur que mes connaissances sur le Quidditch soient bien plus limitées que celles en Histoire malheureusement !

-Ce n'est pas moi qui vous en blâmerait, je dois bien être la première à déplorer le manque d'intérêt de mon maris pour tout ce qui ne touche pas aux balais et aux cognards ! Cela fait bien quarante ans que nous sommes mariés et j'ai pourtant toujours l'impression d'être aussi ignorante sur son métier que je ne l'étais dans ma jeunesse !

Ainsi, les deux femmes discutèrent ensemble pendant quelques minutes, avec autant de civilités et de politesse dont la plus jeune était capable et autant d'endurance que la seconde possédait. Elle en savait des choses, c'était certain, et bien vite elle lui avoua avoir un faible sur toutes les belles oeuvres d'art qu'elle pouvait heureusement se payer, une valeur sûre disait-elle, au moins, on pouvait toujours les revendre pour plus cher encore. Puis, de fil en aiguille, le sujet dériva bien vite, trop vite d'ailleurs, car même si la discussion ne fut pas très longue les minutes passaient et nulles traces de retour de son cavalier exilé. S'était-il perdu en chemin ? Ou avait-il fini par prendre peur et s'enfuir le ventre à terre ? Aucunes des possibilités n'était réellement préférable, c'est pourquoi la française ne tarda pas à quitter sa nouvelle connaissance dans la but de retrouver son Professeur égaré.

Empruntant le chemin que son collègue avait prit plus tôt, la jeune femme rajusta un peu plus son étole en frissonnant, une légère inquiétude naissant dans son ventre alors qu'elle ne voyait pas celui qu'elle cherchait. Il devait être par ici pourtant... Elle s'avança encore à travers les pièces, ignorant les quelques regards qui se tournèrent sur son passage, scrutant les coins et recoins à la recherche d'un bar ou d'une sorte de... Apéro dinatoire. Et enfin, elle en trouva un, y allant par de grands pas en espérant que le français n'était que caché par le reste de la foule.
Et c'est là qu'elle le vit. Lâchant un court souffle soulagé, rassurée, Oswin se rapprocha encore un peu d'une démarche beaucoup plus lente et admirable cette fois, ne tardant pas à se retrouver auprès de lui qui se trouvait d'ailleurs, il semblait, en pleine discussion.

-Alors Descremps, vous tardiez à revenir j'ai cru que je vous avait perdu. engagea-t-elle poliment bien qu'une pointe de taquinerie perçait dans son ton, enroulant par ailleurs ses bras autour de celui de son cavalier. J'espère que tout va bien au moins.

Tournant alors le regard vers l'inconnu à qui Ludovic s'adressait, elle afficha un sourire poli et ouvert envers ce dernier avant de terminer sur un ton des plus charmants :

-Et bien, vous ne nous présentez pas ?

Alors comme ça il en profitait pour gagner quelques points derrière son dos ? Bon, elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle faisait pareil, mais tout de même ! Cela paraissait quelque peu déloyal !


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mar 15 Mar - 1:41




Une surprise peut en cacher une autre
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Toujours accoudé au comptoir, Ludovic commençait tout juste à retrouver ses moyens et, avec eux, son sale caractère encore un peu entrecoupé par une franche inquiétude. En face de lui, le grand sorcier - dans tous les sens du terme - tout vêtu de rouge qu'était son géniteur semblait beaucoup s'amuser du visage déconfit de son fils. Un petit regard malicieux et un large sourire venaient éclairer son visage fendus de quelques rides et garnit d'une épaisse barbe encadrée de longs cheveux bruns.

— Qu'est-ce que tu fais-là ? chuchota l'échevelé d'un ton hâtif avant de jeter un bref coup d'oeil par dessus son épaule pour s'assurer qu'Oswin n'en avait pas profité pour apparaitre histoire d'envenimer les choses.

— Désolé, je ne parle pas anglais,  taquina Descremps sénior avec accent exagérément prononcé.

— Ne commence pas... grogna le maigrichon en fusillant son père d'un regard noir. Qu'est-ce que tu fais là ?

C'est vraiment une surprise de te voir ici, continua son ainé l'air de s'adresser à un vieil ami tout juste rencontré dans un bar. Je ne savais pas que tu avais une invitation.

Ludovic poussa un soupir et leva les yeux au ciel, l'air d'avoir une furieuse envie d'étrangler son père. Dire que cela ne faisait que commencer.

Qu'est-ce que tu fais-là ? répéta-t-il pour la troisième fois.

Ah, enfin, tu articule, lança Jacques Descremps, sa voix grave portant si fort qu'elle fit se retourner un petit homme à l'autre bout du comptoir qui avait tout l'air d'une chèvre. Ce n'est pas encore gagné, mais avec un peu de chance on va finir par se comprendre.

Papa... désespéra l'échevelé.

J'ai été invité il y a quelques semaines vois-tu, poursuivit l'ancien ministre toujours bien décidé à jouer avec les nerfs de son fils. L'organisateur est une si vieille connaissance à moi... Je ne pouvais pas lui dire non. On s'est rencontré dans une petite affaire de fraude, si tu vois ce que je veux dire, ajouta-t-il avec un léger clin d'oeil. Bien sûr ça reste entre nous.

Mais... protesta le brun qui n'avait même pas pris la peine de s'exaspérer cette fois. Tu m'avais dit que tu ne viendrais pas.

C'était vrai, puis ta mère à insisté et j'ai changé d'avis.

Quoi ? lâcha le maigrichon, son visage se décomposant de nouveau avant de baisser la voix. Elle est là aussi ?

Ne dit pas de bêtises voyons, elle à ses cours du soir tu sais bien, rétorqua l'homme, faisant lâcher un soupir soulager à son fils. Mais tu sais ce qui m'a vraiment paru étrange ? poursuivit-il l'air de s'adresser à une toute autre personne que son fils. C'est que j'ai dut leur demander une nouvelle invitation, la mienne avait mystérieusement disparue. C'est bizarre tout de même... continua le sorcier d'un ton entendu alors que son garçon regardait ses pieds. Moi qui ne perd jamais rien.

Ludovic contempla le sol encore une seconde avant de jeter un nouveau coup d’œil par dessus son épaule.

Oui bon ça va j'ai compris, fit-il. Je suis désolé.

Douce musique à mes oreilles.

Ludovic soupira de nouveau et pivota vers le barman qui attendait déjà sa commande depuis un moment.

— Un whisky pur feu, ordonna-t-il, fatigué d'avance. Et du champagne s'il vous plait, ajouta-t-il.

J'espère que ce n'est pas pour toi, averti l'ancien ministre d'un ton beaucoup moins avenant.

Je suis un peu occupé là tu vois, rétorqua le maigrichon tandis que le barman préparait sa commande.

J'espère bien, lança son paternel en retrouvant son sourire. C'est pour ça que je suis venu.

— Arrête...

Alors dis-moi tout... taquina encore le patriarche. Pour qui les as-tu volé cette fois ?

Ludovic prit une profonde inspiration et se passa une main sur le visage, récupérant le verre de whisky qu'on venait de poser devant lui en soufflant un "la ferme" entre ses dents. Il se ramassa aussitôt une tape sourde derrière le crâne avant que son père ne récupère son verre d'alcool entre ses doigts, en vide un quart d'une traite et le remette sur le comptoir.

Allez dis-moi, fit-il, calant son menton velu au creux de sa paume, imitant le geste qu'avait parfois l'échevelé. C'est cette anglaise c'est ça ? Aidrian ? Ou cette fameuse surveillante dont tu te plains tout le temps ? Le maigrichon leva aussitôt la tête, ouvrant la bouche pour protester alors que son père le coupait déjà. Ne ment pas, je vous ai vu arriver.

Le sorcier se tut soudain jetant un coup d'oeil par dessus l'épaule de son fils avant de se redresser pour entamer un peu plus le verre qu'il venait de dérober. Ludovic eut tout juste le temps de hausser un sourcil interrogateur qu'une voix familière lui fit lever la tête juste avant que des bras inconnus s'enroulent autour du sien. Le temps que l'échevelé se redresse à son tour, Oswin s'était déjà collée à lui et lui demandait si tout allait bien. Le brun ravala une grimace de justesse, fallait-il être honnête ? De toute façon, lui-même n'aurait pas vraiment été capable de donner une réponse simple à cette question. Naturellement, pour ne rien arranger, la jeune femme ne lui accorda pas une seconde pour répondre avant de se tourner vers son père, demandant quelques présentations. Ludovic se racla la gorge, on ne peut plus mal à l'aise et baissa les yeux en direction du comptoir alors que le barman y posait le verre de champagne. Si Merlin ou n'importe qu'elle entité magique avait pu l'emmener à l'autre bout de la planète...

— Euh et bien, Os... débuta-t-il courageusement, se faisant interrompre presque aussi sec.

Rien d'autre qu'un illustre anonyme en votre compagnie, répondit l'autre français, se redressant afin de faire face à la jeune femme.

Sous un large roulement d'yeux de Ludovic, Descremps sénior proposa sa paume à la surveillante, saisissant délicatement sa main la plus libre avant de se pencher de toute sa hauteur - ce qui pour lui n'était pas peu de chose - afin de lui effleurer la peau de sa barbe. Il se redressa alors, emprisonnant les doigts de l'Aurors dans sa large poigne.

Mais vous pouvez également m'appeler Jacques, fit-il avec un doux sourire avant de dérober de ses mains la coupe de champagne que l'échevelé venait distraitement de ramasser. Pour vous servir Madame Descremps, assura-t-il, présentant la coupe à la jeune femme en lui adressant un furtif clin d'oeil avant de la relâcher.

Ludovic écarquilla les yeux, inspirant profondément, et glissa ses mains dans ses poches en regardant ailleurs histoire de se faire discret. Peine perdue bien sûr, avec une chance comme la sienne il aurait mieux fait d'abandonner l'idée de se lever.




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Dernière édition par Ludovic Descremps le Mar 15 Mar - 23:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mar 15 Mar - 20:34


 

 

 
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À peine fut-elle arrivée que Linda ne mit pas longtemps avant de ressentir le climat tendu du côté de son collègue qui entrait étonnamment en contraste avec l'apparente détente de son interlocuteur. Quelque chose d'étrange, avouons le, qui d'ailleurs inquiéta un instant la brune. Il y avait un problème ? Que se passait-il pour que son cavalier, à l'instant si ouvert, se refermait alors comme une huitre en baissant le regard, comme timide ou plutôt gêné ?
Fronçant les sourcils face à cette situation étrange, la jeune femme ne s'y était pourtant pas plus attardée que cela et s'était rapprochée du français avant de s'incruster dans la conversation sans trop de finesse mais avec une politesse certaine. Elle demanda d'ailleurs à qui elle avait à faire, ce à quoi Ludovic mit quelques secondes à répondre avant de se faire interrompre par le mystérieux inconnu, qui de plus se qualifia lui-même d"illustre anonyme"... Rien que cela !
Esquissant un sourire amusé accompagné d'un regard quelque peu interloqué, la jeune femme se laissa néanmoins faire lorsque l'homme qui se présenta ensuite sous le nom de Jacques lui saisit doucement les mains afin de lui offrir un baise-main qui avait tout de courtois, ne prettant elle-meme presque plus attention au pauvre Serdaigle qui derrière elle l'avait pourtant invitée, se relevant ensuite avant de lui offrir la coupe de champagne qui lui était très probablement destinée, au nez et à la barbe du français en bordeaux. Après tout, c'était bien plaisant de se faire servir ainsi, par un homme aux belles politesses, que ce soit par un homme ou par un autre. Et même s'il fallait avouer que le l'enseignant avec ses préférences, "l'illustre anonyme" qui usait du français avait le don de gagner des bons points. Enfin, ce fut jusqu'à ce que l'homme ne s'affirme a son service, lui donnant au passage un surnom qui ne manqua de lui arracher un court rire alors que son sourire amusé s'etira encore un peu à la vue du clin d'oeil qui accompagna cette légère pique.
Et bien... Il ne manquait pas d'audace pour son âge !

-Madame Descremps ? répéta la jeune femme, partagée entre de l'incrédulité et de l'amusement sincère. Comme vous y allez ! Non, pour ma part je saurais me contenter d'Oswin, mademoiselle Oswin, cela va de soit. Elle coula un regard en arrière, en direction de Ludovic peu avant qu'elle ne se concentre à nouveau sur son interlocuteur, rajoutant un peu plus calme. Mais j'espère bien qu'un jour vous pourrez ainsi appeler une chanceuse qui viendra ici au bras de notre ami

Oswin sourit un peu plus, son regard brillant passant du père au fils alors qu'elle ignorait encore qu'un tel lien existait entre eux. D'un côté, Ludovic semblait ailleurs, du moins il paraissait vouloir le faire croire, car sa bouche pincée et son regard bouillant laissait présager qu'il n'était pas des plus à son aise dans cette situation là, et de l'autre, ce mystérieux "Jacques" qui semblait vouloir pousser le premier à bout. Un rival ? Encore un ? Il semblait avoir la mauvaise habitude de s'attirer les foudres des grands barbus impressionnants, alors ce ne serait pas si surprenant, mais pourquoi dans ce cas gardait-il tant son calme ? Pour ne pas gâcher la soirée de sa cavalière ?
Le visage de l'Auror s'adoucit quelque peu à cette idée, c'était adorable, mais peu probable. Il avait trop d'orgueil pour s'aplatir pour ses beaux yeux.
La brune finit par s'humecter rapidement les lèvres, se tournant une nouvelle fois vers le plus âgé en reprenant la parole :

-Enfin, j'espère que vous m'excuserez mais je ne peux ignorer mon cavalier éternellement. Voyez vous...


Elle reprit ses mains des larges mains de l'autre, lui souriant poliment avant de revenir vers l'enseignant et de reprendre une position semblable à la précédente tandis qu'elle fixait son visage alors que lui ne la regardait même pas. Puis, sur le ton de la confidence :

-Il est du genre jaloux, pas vrai ?


Linda sourit calmement a son compagnon, son regard s'étant fait plus doux le fixant dans les yeux alors qu'elle tentait de le détendre un minimum. Ses bras autour du sien, son visage engageant et son ton calme s'y employaient. Néanmoins, cela ne pouvait durer, et après quelques secondes de silence, elle tourna a nouveau la tête vers le nouveau venu en ayant reprit son attitude précédente, plus joueuse, plus espiègle.

-En tous cas, vous avez beau être un "illustre anonyme", vous êtes un illustre inconnu qui parle français ! fit-elle remarquer avec un accent anglais bien voulu. [colorr=goldenrod]De plus, il me semble que vous ayez le don de jouer sur les nerfs de mon partenaire. Ce n'est pas donné à tout le monde, je peux savoir ce qui vous donne ce privilège ? [/color]

Alors, rival ou pas rival ? Ancien ami d'enfance ? Nemesis ? C'était le moment de l'apprendre.


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mar 15 Mar - 22:15




Une surprise peut en cacher une autre
Une surprise peut en cacher une autre

Totalement délaissé dans son coin de bar, Ludovic hésitait entre détaler discrètement tant que sa réputation vivait encore et commander un autre whisky en espérant pouvoir le boire cette fois. Autant dire que l'une et l'autre des solutions n'était pas envisageable et qu'il dut donc ronger son frein tandis que son père faisait littéralement son malin, enchainant avec une petite "plaisanterie" qui fit bien rire Oswin. Alors que cette dernière se défendait tant bien que mal de la petite attaque sous l'oeil de plus en plus pétillant et le sourire encore plus large du barbu, le visage du maigrichon paru s'enfoncer de seconde en seconde dans ce sentiment fort désagréable de culpabilité bien connu des enfants pris sur le fait d'une énorme bêtise.

Tu ne lui a pas dit ? fanfaronna son paternel à mi-voix avec un large sourire carnassier.

— Parce qu'il n'y a rien à dire, répliqua le jeunot en imitant le ton entaché avec un regard noir.

Son ainé sembla passer son tour pour cette fois et reporta son attention sur la jeune femme, son sourire beaucoup plus doux, inclinant légèrement la tête pour lui accorder l'erreur alors que le brun le foudroyait d'un regard méfiant, s'attendant à ce que l'insupportable sorcier revienne à la charge d'une seconde à l'autre. Au lieu de cela, il l'écouta poliment ponctuant le discours de la jeune femme de quelques "Naturellement" avant de conclure sur un "Vous n'avez pas idée" lourd d'une pointe de reproche lorsque la surveillante le tint pour jaloux.

Mais ne faites pas attention à lui, assura encore le barbue, s'adressant à la jeune femme, l'air de comploter contre l'échevelé. Il soupir et parle anglais dans l'espoir de passer pour un incompris. Je lui ai dit cent fois que ça ne servait à rien, mais il s'obstine, c'est à n'y rien comprendre.

Ludovic se retint de justesse de lâcher un nouveau soupire et leva les yeux au ciel avant de tourner la tête vers sa cavalière qui venait de resserrer doucement ses mains autour de son bras. Il haussa un sourcil interrogateur, encore agacé par le petit jeu de son père avant de s'adoucir un peu avant de rouler une nouvelle fois les yeux dans un grognement plaintif. D'accord, il était idiot, cela aurait pu être pire, même si la conversation venait tout juste de commencer. Il reporta son attention sur la brune avec un air entendu qui lui promettait de faire des efforts puis s’intéressa de nouveau à son père un peu après que la surveillante ait détourné les yeux de lui, assistant de justesse au regard accusateur que ce dernier lui lança à la dérobade avant qu'il n'adresse un petit air amusé à Oswin qui reprenait la parole.

Finement observé Mademoiselle, taquina le barbu avec un peu plus de délicatesse qu'il n'en avait pour son rejeton. Mais vous devez savoir qu'il n'est pas si difficile que cela de pousser à bout notre cher phénomène. Quant à ce qui est de mon identité, je laisserai mon cher fils vous raconter puisque c'est à lui que vous avez demandé de faire les présentations.

Ludovic se pinça les yeux de sa main libre, visiblement désespéré avant de lâcher le reste sans plus de cérémonie dans l'espoir de détourner l'attention de la jeune femme. Au point où il en était.

Oswin, je vous présente Jacques Descremps, ex tête d'affiche du ministère de la magie français, décoré de la légion d'honneur, membre honorifique de l'Ordre de Merlin, inventeur de la soupe d'escargots au chocolat et accessoirement mon père.

Le barbu laissa échapper un léger rire sincèrement surpris avant de reprendre un ton beaucoup plus navré quoique toujours taquin.

Décidément on ne fera jamais de toi un bon maitre d'hôtel.

— C'est un plaisir, rétorqua l'échevelé d'un ton grinçant.

Il plaisante pour les escargots, assura monsieur Descremps, en se tournant une seconde vers la surveillante. Mais je crois que tu as oublié quelque chose mon cher Ludovic, fit-il encore d'un ton de professeur pour son fils qui semblait ne pas comprendre. Les présentations se font dans les deux sens, il laissa l'échevelé ouvrir la bouche juste pour avoir le plaisir de lui couper la parole. Oswin est un nom qui ne m'est pas inconnu, n'auriez-vous pas un lien de parenté avec un certain Friedrich ?




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mer 16 Mar - 0:47


 

 

 
Une surprise peut en cacher une autre.

 



Étonnamment et contre toute attente, il sembla que la petite pique du senior envers la jeune femme ne soit pas si innocente que cela puisque les deux hommes échangèrent sans plus attendre quelques regards lourds de sous-entendus et des mots... Qui ne l'étaient pas moins, et qui attisèrent grandement la curiosité de la brune. Ainsi, il y avait quelque chose qu'il ne lui avait pas dit ? Enfin, c'était évident qu'il ne lui disait pas tout, mais si cela la concernait elle voulait au moins être au courant de cela !
Néanmoins, elle ne dit rien, se contentant de plisser les yeux en observant son collègue tout en se demandant où chacun des deux hommes voulaient en venir.  

Puis, Linda s'était approchée de son cavalier d'un soir, tentant de le calmer en le faisant passer pour un jaloux, ce qui au fond était plus vrai que bien des choses. Et profitant encore de la présence de son fils, Descremps le père le taquina sur son anglais, tournant au ridicule son choix de langue alors qu'il n'y avait, aux yeux de Linda, pas la moindre raison. Esquissant un rictus un peu plus las, ce fut à ce moment qu'elle tourna la tête vers l'aîné des deux français, répondant sur un ton enjoué bien que plus calme :

-Vous savez, l'anglais est une belle langue tout de même. Si le français est celle de Moliere, cette autre est et restera celle de Shakespeare, l'un des plus grand dramaturge que ce monde ait porté ! Elle fit une courte pause, se rappelant le regard brillant quelques pièces qu'elle avait déjà lu. C'est tout à son honneur que d'avoir tant d'aisance à en user. Et puis, vous devriez le voir citer Roméo et Juliette ! Un vrai Don Juan !

Nouveau sourire alors qu'elle tournait le regard vers l'échêvelé à ses côtés. Un vrai poète ce français, et elle savait d'avance que ces instants dans le livre resteraient longtemps ancrés dans sa mémoire. Mais c'était une bonne chose, peut-être ferait-il partie de ces personnes sur lesquelles elle pouvait définitivement compter, peut-être le verrait-elle encore dans cinq ans, ou plus, ou peut-être encore la trahirait-il... Mais pour le moment, seuls les bons moments imprimaient son âme et elle espérait sincèrement que cela ne continue ainsi.
Puis, comme pour joindre ses actes à ses pensées, ce fut à ce moment que l'Auror revint vers le principal intéressé, l'aidant à souffler quelques secondes avant qu'ils ne reprennent la discussion là où ils l'avaient laissée, et plus précisément, sur quelques présentations un peu plus précises... Qui d'ailleurs surprirent très clairement la française qui, à l'annonce de la nouvelle, fronca les sourcils d'incompréhension un demi-sourire etirant ses lèvres. Attendez... Fils ?
Suivant la situation attentivement, la bouche légèrement entrouverte comme si elle s'apprêtait à parler sans toutefois prendre la parole, la poitrine de la surveillante se secoua quelque peu discrètement lorsque son cerveau sembla finalement accepter l'information. Et bien, quel hasard ! Le père et le fils réunis à ses côtés... S'en était presque malsain.
Mais lorsque Ludovic lui avoua qu'en plus d'être son père il était ancien Ministre Français... L'engouement de la jeune femme sembla retomber d'un cran, même si elle réussit admirablement bien à le cacher. Le Ministre Français... Ancien, certe, mais de quand datait-il exactement ? S'il était encore en poste alors qu'elle traînait les bars miteux a la recherche de contrats dont elle aurait aimé oublier la nature, il était possible qu'il la connaisse... Et en effet, il la connaissait.

Lorsqu'il cita son père, Oswin ne pût cacher cette fois la raideur qui la parcourut et, sans vraiment s'en rendre compte, elle resserra sa prise sur le bras de son cavalier tandis que sur son visage, une lueur plus sombre passa dans son regard. Son père...?
Elle déglutit :

-Pourquoi ? Vous le connaissez ? Ce... Friedrich.
demanda presque froidement la jeune femme sans plus d'explications.

Elle marqua un silence. Depuis combien de temps n'avait-elle pas parlé de ses parents ? Des lustres, des mois ou des années, quoi qu'il en fut, ce n'était pas dans ses habitudes. Plus depuis longtemps. Mais s'il savait quelque chose à leur propos... N'était-ce pas une bonne idée que de tenter d'en apprendre plus ? Elle faisait la fière, gardait la tête haute et portait le masque, mais en réalité, elle n'en savait pas plus sur ses parents que beaucoup d'autres. Elle était jeune, et les souvenirs s'effaçaient vite quand ils n'étaient pas entretenus...
Levant la main gauche à l'emplacement où pendait habituellement son pendentif, la brune ferma les yeux et lâcha un discret soupir. Après tout...

-Oui c'était... C'était mon père. reprit-elle sur un ton déjà plus léger. Je suis sa fille, Oswin. C'est le seul nom que je me plaît à porter à présent, même si je ne sais pas si j'en suis vraiment digne. Elle fit une courte pause, jetant un oeil vers son cavalier pour observer ses réactions avant de continuer : Donc, vous le connaissiez ? Du Ministère c'est cela ?

Son propre géniteur, connaissant celui de son français de collègue... C'était presque trop dingue pour être vrai ! Une mauvaise coïncidence du sort, une... Un cruel hasard de la vie, mais peut-être que de cette façon elle en saurait plus sur ses héros qui aujourd'hui n'étaient plus qu'une vague image dans son esprit.
Oui, un simple et malheureux hasard qui tira de la jeune femme un bref pouffement tandis qu'elle secouait la tête.

-Excusez moi, c'est juste que c'est tellement... Surréaliste...!


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Mer 16 Mar - 23:31




Une surprise peut en cacher une autre
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Alors qu'Oswin défendait l'Anglais, monsieur Descremps fronça légèrement les sourcils dans un air que Ludovic connaissait trop bien et qui l'inquiéta quelque peu. Il tenta d'arrêter la jeune femme, ouvrant la bouche sans parvenir à l'interrompre. Il n'aurait plus manqué que l'Auror prenne le ministre en grippe et réciproquement. Heureusement, le barbue s'adoucit un peu, prenant un visage sincèrement surpris avant d'adresser un regard lourd de sens à son rejeton qui sentit ses oreilles commencer à rosir.

Roméo et Juliette ? s'épata le grand sorcier avec un large sourire. Je ne savais même pas que tu avais lu cette pièce.

Ludovic ne répondit pas, tentant de se cacher derrière... derrière n'importe quoi. L'air était-il suffisant ?

Je suis d'accord avec vous mademoiselle, reprit le sénior en s'adressant à la surveillante. Mais vous admettrez qu'il est un peu déplacé de s'adresser à ses compatriotes dans une langue qu'ils peuvent ne pas comprendre, le barbu se tourna de nouveau vers son fils l'air beaucoup plus strict, c'est, au mieux, de l'impolitesse et, au pire, un flagrant manque de respect.

Je ne parle pas anglais pour ça, grommela Ludovic.

Peut-être, mais je t'ai déjà dit que ça ne me plaisait pas.

Ludovic lâcha un souffle fatigué. Ils n'en finiraient jamais avec cette conversation s'ils commençaient. Il s’apprêtait malgré tout à rétorquer quelque chose, lorsque la pression sur son bras sembla s'affirmer. L'échevelé fronça légèrement les sourcils avant de grommeler encore pour avoir le dernier mot.

— Peu importe.

— Comme tu dis, compléta le barbu avec un accent plus léger, mais tout de même prononcé. D'ailleurs je suis vraiment d'accord avec ta jeune amie, reprit-il pour alléger la tension qui commençait à devenir palpable. Shakespeare est un auteur fabuleux c'est bien dommage que tu ne te soit pas penché sur ses oeuvres avec un peu plus d'attention. Peut-être parviendrez-vous à cultiver cette allumette mademoiselle, taquina-t-il en se tournant vers Oswin.

Ludovic leva de nouveau les yeux au ciel, mais cette fois plus vexé par le surnom que par le sujet de la conversation. Il dut bientôt faire la présentation et tressaillit légèrement des sourcils en sentant la poigne de la jeune femme s'affermir sur son bras. Sa curiosité soudain attisée, le brun tourna la tête en direction d'Oswin, suivant la petite conversation qu'elle commençait à avoir avec son père comme il l'aurait fait d'une balle de tennis.

Plutôt en effet, répondit le barbu d'un ton plus égal quoiqu'assez enthousiaste. Je ne sais pas si qui que ce soit aurait pu se venter de les connaitre parfaitement lui et sa femme, mais il était assez bavard pour que le ministère entier le connaisse. J'ai aussi le plaisir de rencontrer sa famille et il m'a prouvé plus d'une fois que c'était un homme bien.

Ludovic tourna presque aussitôt la tête en direction d'Oswin, l'observant avec attention sans songer une seconde que sa curiosité était peut-être déplacée. Il se fit simplement plus doux et laissa échapper un discret sourire qui se voulait encourageant en la voyant quelque peu perplexe. Le brun s'apprêtait à poser quelques questions pour relancer son père sur le sujet, lorsque la française le devança, expliquant qu'il s'agissait de son père. L'échevelé haussa un sourcil sincèrement intrigué. Pour une coïncidence, c'était une coïncidence. Descremps sénior, lui, semblait nettement moins enthousiasmé par la réaction de la brune, mais répondit poliment aux questions de la jeune femme.

En effet, je l'ai rencontré pendant la deuxième grande guerre des moldus. Il apportait de nombreux documents allemands au ministère grâces auxquels nous avons en partie pu limiter les dégâts dans le monde sorcier. Malheureusement sa participation est restée très discrète dans les annales en raison de ses origines. C'était une autre époque.

Ludovic tourna de nouveau la tête vers la jeune femme alors que son père sembla un instant plongé dans ses pensées. La brune, un peu sous le choc, ne tarda pas à s'excuser pour l'étrangeté de la situation. Il fallait reconnaitre que même si l'échevelé avait souvent pu constater à quel point le monde était petit, ce genre de hasard restait toujours un peu déstabilisant.

Peut-être devrait-on trouver une table ou une place assise, proposa le maigrichon pour laisser un peu de temps à la jeune femme d'assimiler les informations. Ce serait plus confortable pour discuter et puis on respirerait un peu moins de fumée.

Bonne idée, renchérit Monsieur Descremps avant de récupérer son verre. Il y a des tables sur le balcon, suivez-moi.

Sans attendre la réaction des deux jeunes gens, fidèle à son caractère de ministre, le grand homme en rouge fendit la foule avec une facilité déconcertante, ses grandes jambes faisant trembler le parquet sur son passage.

On ferait mieux de se dépêcher ou bien on le retrouvera en Australie, lança l'échevelé avant de se redresser pour entrainer sa cavalière à la suite de son père. Ça ira ?




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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Jeu 17 Mar - 1:40


 

 

 
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On peut dire que Linda ne s'attendait pas à une telle réaction sur une simple question de langage, mais bien qu'elle ne s'y attendait pas, ce ne fut pas pour autant qu'elle ne la comprenait pas. Certaines personnes pouvaient être très a cheval sur ce genre de principes, et s'il s'était établi au ministère Descremps sénior devait bien avoir un minimum de dureté pas vrai ?
Sentant le ton monter dangereusement, le regard de la brune sembla s'activer quelque peu, passant de l'un à l'autre, craignant que la situation ne dégénère. Que faire ? S'interposer ? Mauvaise idée, alors quoi ? La brune déglutit discrètement, serrant un peu plus sa poigne sur le bras de son cavalier alors qu'elle levait vers lui un regard qui lui demandait presque d'arrêter ce manège. Gâcher cette soirée aurait été quelque chose de bien dommage quand on voyait comment elle avait commencé, alors autant tout faire pour qu'elle se termine tout aussi bien.
Elle esquissa un léger sourire lorsque le ton se calma enfin, réussir à faire lâcher prise au Français n'était pas une mince affaire et elle avait là une belle preuve que lui aussi partageait ses espérances pour ce soir, puis, une fois cela fait, le père du français reprit la parole en demandant en quelque sorte à l'Auror qu'elle aide son fils a se... À se cultiver oui. Une bien étrange idée sachant qu'il en savait sans doutes bien plus qu'elle mais qui pourtant ne manqua pas de tirer un sourire un peu plus léger a la brune.

-Oui, peut-être, même cela nous fait déjà une longue liste de choses à faire.

Apres cela, l'ancien Ministre aborda le sujet de son père, lui tirant maintes réactions différentes et ce dans tous les sens du terme. Il fallait avouer que ce n'était pas là un sujet qu'elle avait l'habitude d'aborder, et c'était donc quelque chose d'assez délicat, mais avant de venir ici, à Prague, elle s'était dit de jouer le jeu jusqu'au bout, alors... C'est ce qu'elle ferait. Profiter de l'occasion, de cet étrange père qui en savait plus qu'elle.
Néanmoins lorsqu'il parla ensuite de la participation anonyme de son propre père, Oswin ne pût que déglutir en serrant les dents. Voici quelque chose qu'elle ignorait, mais c'était logique, et par conséquent, elle ne doutait pas de la véracité de ses propos. Mais... Une telle injustice ne laissait pas de glace son sens de l'honneur inégalable et bien vite elle fut prise d'une soudaine envie de crier sa frustration, de se lâcher... Mais elle ne pouvait pas. C'était vieux, rangé, oublié, et elle avait depuis longtemps décidé de ne plus s'emporter pour ce genre de choses. Et puis, il n'y avait pas que cela... L'ancien ministre ne venait-il pas de dire qu'il se souvenait de Friedrich comme d'un homme bon qui avait plus d'une fois prouvé sa valeur ?

Finissant par baisser la tête, la brune avait alors lâché un bref rire en s'excusant, se redressant ensuite avant de couler un regard vers son partenaire d'un soir. Et il fallut bien avouer que ce qui animait ce regard à peine pudique d'être aussi insistant sembla la surprendre tout autant que l'annonce du lien génétique entre le père et son fils. C'était... Étrange, elle ne trouvait pas d'autre mot, un calme serein au visage, un doux sourire étirant ses lèvres...
À peine eut-elle le temps d'être perturbée que Ludovic proposa qu'ils s'éloignent un peu, la faisant revenir à la réalité alors que son paternel confirmait cette bonne idée en ouvrant la route sans plus attendre. Puis, Ludovic se redressa, lui conseillant de se hater avant de poser une question toute justifiée : "Ça va ?" . Et la brune, pour toute réponse, tourna une nouvelle fois la tête vers lui, le fixant dans les yeux alors qu'un franc sourire illumina son visage d'une joie toute simple mais des plus classieuses :

-Parfaitement. Ne vous en faites pas, je suis sûre que tout se passera de la meilleure façon qu'il soit.

Et sans même s'en rendre compte, la jeune Auror se rendit quelques étages plus haut, toujours au bras de son collègue, là où se trouvaient les balcons et où s'étendaient les lumières de la nuit. Car oui, si à leur arrivée il restait quelques teintes a peine de soleil dans le ciel, à présent le bleu sombre des ténèbres ne faisaient que ressortir celui plus clair de la robe de la jeune femme qui se détachait dans le noir comme une ombre sur un tableau. Jetant un coup d'oeil entendu à son compagnon, Linda le lâcha lentement, comme si elle ne voulait pas quitter la chaleur rassurante de son bras, puis, d'un pas lent mais élégant, elle s'approcha de la rembarde pour scruter l'horizon, ses courtes boucles noires parsemées de mèches brunes lentement balancées par les va et vient du vent qui soufflait agréablement après la chaleur étouffante de la salle en contrebas.
Elle ferma les yeux, juste quelques secondes, mais juste le temps de profiter de l'instant, de cette nuit qu'elle espérait durer longtemps. Un peu plus longtemps.
Mais cela ne pouvait durer éternellement, ainsi donc, la brune prit une profonde inspiration avant de se retourner, remettant en place son étole alors qu'elle s'approchait d'une chaise qu'une certaine personne lui tira galamment en échange d'un sourire, puis, elle s'y assit paisiblement, gardant toujours un oeil sur le panorama inhabituel mais très franchement pas désagréable du tout.

-Vous les avez bien connu ? reprit-elle alors sur un ton vague. Mes parents je veux dire, vous dites que tous les connaissaient au ministère, mais vous, vous en avez des souvenirs ? Des anecdotes ou... Quelque chose ?

C'était difficile. Elle avait l'impression de se renseigner sur de parfaits inconnus, après tout c'est bien ce qu'elle aurait fait, mais comment ne pas se sentir coupable de ne pas se rappeler suffisamment ses propres parents pour pouvoir seulement en converser convenablement ?

-J'ai eu peu la chance de rencontrer des personnes les connaissant de leur vivant, alors j'avoue être curieuse de savoir... Comment ils étaient réellement, en dehors de mon imagination un peu trop fertile d'une fille pour ses parents !


 

 

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MessageSujet: Re: Une surprise peut en cacher une autre   Jeu 17 Mar - 15:50




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Aussi tranquillement qu'il put le faire sans se laisser distancer par son père, Ludovic guida l'Auror jusqu'aux grands escaliers conduisant à l'étages. Les marches, beaucoup plus disciplinées que celles de Poudlard, ne semblaient pas même monter tant leur escalade se fit en toute facilité. Ils arrivèrent bientôt à une petite terrasse donnant sur une magnifique vue du fleuve et des feux vifs de la ville. Plusieurs petites tables rondes couvertes de nappes blanches encadraient l'ouverture sur la nuit, quelques unes déjà occupées par d'autres invités en pleine conversation. Il régnait dans l'endroit une douce tiédeur entretenue par magie malgré le froid extérieur, ainsi qu'une musique douce sortie tout droit de l'orchestre à l'étage du dessous et convoyée par sorts pour baigner tout le bâtiment dans une mélodie égale. Un instant distrait par l'endroit, plus sobrement bien que toujours richement décoré, et occupé à chercher son père qui semblait s'être volatilisé, Ludovic ne vit pas le regard de sa cavalière et tourna la tête à la fois surpris et légèrement inquiet lorsqu'il sentit les bras de la jeune femme se détacher de lui. Il se tranquillisa bien vite en voyant que la brune ne semblait pas avoir de problème et la suivit un instant des yeux alors qu'elle allait s'accouder au balcon. Au coin de sa vision, il aperçu enfin la silhouette rouge d'un sorcier familier et le brun décida d'aller le rejoindre pour se trouver une place avant de se rendre compte qu'il n'avait pas envie de bouger.

Profitant de sa position un peu en retrait, aussi isolée qu'elle pouvait l'être dans ce genre de lieu public, l'échevelé continua à regarder l'image paisible qui se composait devant lui. Face à la pénombre noire du ciel la robe bleue et les épaules claires caressées de cheveux bruns de la jeune femme semblait capturer son regard. Ludovic fit de son mieux pour se fondre dans le décor et ne pas troubler les couleurs entremêlées. Au premier plan, les tables blanches se teintaient du brun clair du sol et des nuances rougeoyantes du salon, semblable à un cadre chaud qui rehaussait la profondeur sombre de l'horizon. La ligne grise du balcon coupée en son milieu par la longue ligne bleue de la robe se distinguait tout juste parmi les étoiles de la ville alors que la brune, elle, semblait faire se confondre tous les plans. Ludovic inspira plus doucement, fasciné par les nuances à la fois douces et crues qu'il repeignait avec soin dans son esprit, tendu comme pour aller rejoindre la jeune femme sans oser s’immiscer dans cette tranquillité par peur de la déchirer, se trouvant simple spectateur à se dire à quel point il pouvait être doux de vivre dans un tableau.

Un choc soudain et un peu amortis lui tapa le ventre et il tourna la tête en direction de son père qui lui adressait un regard indéchiffrable.

Tu viendra me voir tout à l'heure, ordonna l'homme avant de se détourner pour se diriger vers une table.

Ludovic leva un sourcil interrogateur en fronçant l'autre. Retrouvant peu à peu sa mobilité alors qu'il sortait de sa contemplation, il emboita le pas de son père et alla s'arrêter en face de lui, restant debout alors que le barbu s'était installé avec soin sur une des grandes chaises qui entouraient la nappe.

Je te demande pardon ? lança le maigrichon d'un ton soupçonneux.
Où est-ce que tu l'as rencontrée déjà ? demanda son paternel, concluant définitivement le premier sujet.
À l'école, répondit Ludovic en s'asseyant à son tour. Elle est surveillante. Tu sais, je te l'ai dis.
Et pourquoi tu l'as invitée ?
Parce que Lisbeth était occupée.

Descremps sénior approuva lentement du chef, prenant une gorgée de plus dans son verre alors que son fils fixait toujours son sourcil interrogateur sur lui dans un long silence gênant.

Quoi ? fini par lâcher l'échevelé.
Non rien.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Rien voyons. Je m'intéresse à ta vie c'est tout. Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu.

L'échevelé haussa un peu plus le sourcil.

Tu rigole ? fit-il.

Il n'eut pas l'occasion d'avoir la réponse que son père le prit de vitesse, se redressant pour tirer la chaise à leur compagne d'un soir. L'échevelé tenta de se lever à son tour, mais le temps de réagir la jeune femme était déjà assise aussi resta-t-il à sa place, adressant un regard agacé à son père qui revint s'installer tout naturellement à leur table. A peine furent-ils tous assis que la brune reprit la parole interrogeant l'ancien ministre avec un intérêt qu'il ne lui connaissait pas.

Naturellement que j'ai des souvenirs d'eux, répondit le grand sorcier, plusieurs même. Il était assez difficile de passer à côté de votre père sans le voir dans les couloirs. C'était un homme assez bavard et un peu trop sous-tension, surtout les dernières années de la guerre. J'ai passé beaucoup de temps à discuter avec lui. C'était surtout professionnel, mais il était assez difficile de ne pas dériver quand votre père commençait à discuter.

Ils étaient Aurors tous les deux c'est ça ? demanda l'échevelé un peu trop emballé par sa curiosité.

C'est bien ça, intervint Jacques Descremps presque aussitôt. Comme je le disais à mon fils avant que vous veniez ils travaillaient dans un service proche de celui des Aurors en angleterre et, durant la guerre, nous avons beaucoup travaillé ensemble. Quand sa femme, enfin... quand votre mère est tombée enceinte je lui ai proposé de l'héberger chez nous, tu sais, fit-il en s'adressant à son fils, dans les Cévennes avec ta mère et toi.

— Quoi ? lâcha l'échevelé légèrement estomaqué alors qu'il essayait d'avaler l'impossible image d'Oswin dans sa maison d'enfance.

Ne fais pas cette tête là, gronda son père sur le même ton de conversation. Toujours est-il qu'elle se trouvait déjà en Suisse à ce moment-là et que nous n'avons pas vraiment eut le temps de nous revoir après la guerre. J'ai appris leur décès assez tard, j'ai toujours cru qu'ils étaient partis refaire leur vie en Suisse ou en Allemagne. Ils auraient eut bien besoin de lui là-bas pour ramasser les morceaux.




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Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
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Une surprise peut en cacher une autre
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