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 Négociations [PV Ludovic Descremps]

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MessageSujet: Négociations [PV Ludovic Descremps]   Dim 24 Jan - 16:21


Négociations


Marchant dans l'ombre sans un mot, le Mangemort s'avançait la tête basse à travers les couloirs du manoir qu'il connaissait bien trop bien à présent. En soit, ce n'était pas exceptionnel, et cela était devenu son quotidien au fur et à mesure que les jours passaient, mais cela faisait déjà des années qu'il errait dans ces couloirs, le bras tatoué d'un signe indélébile qui le hanterai toute sa vie. Mais il ne s'en plaignait pas, bien au contraire, il en était même fier et ne se gênait pas pour revêtir son masque et partir en croisade contre le monde en scandant le nom de leur maître à tous : Lord Voldemort dont le nom si craint faisait trembler tous sorciers qui se respectaient. Néanmoins, depuis quelques mois la situation était devenue plus compliquée, tout simplement car parmi tous les pauvres Aurors, sorciers ou pauvres victimes du sort emprisonnées dans les diverses salles du manoir, l'une d'entre elle se nommait Ludovic Descremps, et c'était cette dernière que le Vampire venait voir en ce si gris matin, car c'était là quelqu'un à qui il était... Disons particulièrement attaché. Faisant la grimace à cette dernière pensée, il maudit une énième fois l'imbécile qui lui servait de calice alors même que la soif commençait à le tirailler à cette pensée. Pire qu'une drogue, et il savait ce qu'il disait ! Après tout les nombreuses cicatrices et peintures parcourant son corps n'en faisaient que témoigner, et son addiction à la magie noire celle-ci ne semblait même pas arriver à la cheville de la soif qu'il pouvait ressentir quelques fois.

Tournant toujours aussi silencieusement au détour d'un couloir, il croisa un groupe de "collègues" discutant avec légèreté d'un sujet qu'il ne prit pas même la peine d'écouter, les toisant du regard avant de continuer son chemin sans même un mot. De toute façon, il savait déjà de quoi il parlait, et à vrai dire, Morgan était loin d'être enthousiaste à cette idée. Car c'était d'un certain français dont ils discutaient avec le sourire, celui là même qu'il essayait de sauver en ce moment précis. Et ils étaient en train de se demander, en somme, quand et comment mettre fin à la vie de cette pauvre victime. Enfin ça, il n'en était pas question.
Il ne lui fallut que quelques minutes de plus avant que le mage Noir n'atteigne son objectif, observant avec inquiétude autour de lui avant de tourner la poignée de la porte de la salle qui servait de geôle au français et d'enfin y pénétrer.

Immédiatement, une forte lumière éblouit le vampire qui plissa les yeux, sortant sa baguette afin d'éteindre les boules de lumières flottantes et de lâcher un soupir de soulagement. A présent, on pouvait clairement distinguer la pierre dure des murs, illuminés par l'unique fenêtre d'où s’échappait la lumière froide de l'extérieur, projetant l'ombre de l'unique corps de la pièce sur le parquet glacé. Déglutissant en glissant un regard sombre mais compatissant à l'homme prostré derrière la porte, Morgan referma la porte lentement avant de tapoter sur la poignée afin de parfaitement la refermer, déglutissant un instant avant de décider de s'accroupir face au sorcier, le fixant neutrement en attendant qu'il ne lève la tête vers lui. Ce n'était peut-être rien, mais il valait mieux ainsi ne pas le brusquer ne serait-ce que parce qu'il sentait aisément la tension qui parcourait son corps, qui secouait son buste nu et qui le faisait frissonner. Sans oublier que de son côté, il savait pertinemment que Ludovic reconnaitrait sa présence entre mille, alors il ne fallait qu'attendre, attendre qu'il n'organise ses pensées et qu'il ne sorte de son monde de solitude.

-Ludovic...

Sa voix rauque et dure raisonna presque dans la pièce vide, et il attendit quelques secondes avant de plisser le nez, l'air presque agacé par ce manque de réactions même s'il ressentait sans peine, comme un poids dans sa poitrine, la confusion et les tortures qu'avait endurées son calice.

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MessageSujet: Re: Négociations [PV Ludovic Descremps]   Dim 24 Jan - 20:10




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Un nouveau matin approchait, clair et glacial. Grisâtre et humide. Une de ces aubes sans prétention qui se lèvent en laissant le monde plongé dans le sommeil. Il faudrait attendre plusieurs heures encore avant que le temps ne se fasse plus clair et qu'on puisse appeler le ciel aurore, mais pour l'homme abandonné sur le sol le même jour semblait durer depuis une éternité. Les paupières mi-closes, il inspirait à rythme saccadé, ses poumons sifflant lorsque l'air y entrait. Sa peau crasseuse de sueur et de sang frissonnant de tout son long. Un tremblement profond et lent qui remontait d'aussi loin que ses nerfs se trouvaient et qui troublait sa concentration. Malgré le feu incandescent qui émanait des globes ensorcelés et son front brulant, il se sentait geler de l'intérieur ; d'un froid moite qui dégageait une puanteur malsaine. Cela n'avait pas d'importance, il le sentait à peine.

Son esprit s'était perdu loin au-delà des murs de sa prison, à mi-chemin entre le rêve et l'éveil. C'était les dernières secondes avant qu'ils ne reviennent et que le cauchemar ne recommence. Chacune plus précieuse à mesure qu'elles lui échappaient. Dans le couloir, les murmures allaient bon train, certains à son sujet, d'autres venant de ces malheureux à moitié fous qui occupaient les cellules voisines. Ce n'était pas une prison où il se trouvait enfermé, Azkabhan même lui aurait semblé plus doux en comparaison. Non, il se trouvait dans l'antre des mangemorts, quelque part dans une de ces pièces vides qui faisaient office de chambre des tortures. Par quel moyen ? S'il l'avait su... Comment les choses s'étaient-elles enchainées pour qu'il en finisse là ? C'était une question qu'il ne se posait plus depuis longtemps.

Un pas sec et silencieux le tira doucement du flou fiévreux qui lui servait de repos. Une démarche à peine audible qu'il aurait cru imaginée s'il ne la connaissait pas aussi bien. À demi inconscient, il s'agita pour tenter se se redresser et de ramener ses jambes contre lui. Il parvint tout juste à bouger une épaule et s'affaissa un peu plus contre son coin de mur, tentant de disparaitre derrière la porte tandis que celle-ci pivotait. Il gagnait trois secondes à chaque fois, plus s'il arrivait à mieux se cacher, mais il était trop fatigué pour ce petit jeu que tout le monde commençait à connaitre. Imperturbables, son buste continua à se soulever et sa respiration à siffler, sans qu'il ne prête attention à celui qui venait d'entrer. Il sentit tout juste un frisson plus tiède réveiller sa nuque dans une vaine tentative de le faire fuir et se raidit en entendant le plissement de tissu qui accompagnait les mouvements de l'homme.

En entendant son nom le brun revint lentement à lui, ouvrant un peu plus les paupières et dodelinant du chef. Son invité semblait tendu, pressé ; mieux valait éviter de l'impatienter. Mais aussi rapidement s'y prit-il, le français ne parvint pas à tourner le visage vers lui avant d'infinies secondes. Ses yeux cessèrent de se révulser, reprenant un angle normal dans ses orbites et il fut un instant éblouit par les ténèbres qui occupaient la pièce. Quelqu'un avait éteint la lumière. Il ramena son bras gauche contre lui, protégeant contre son ventre la plaie mal refermée qui s'y trouvait et déglutit un instant, retrouvant un souffle plus profond avant d'essayer d'identifier le mangemort en face de lui.

— Tu es venu m'achever ?
murmura-t-il d'une voix pâteuse.

Goutant du bout de la langue la salive poisseuse qui lui emplissait la bouche, il se tordit légèrement la nuque pour dégager sa gorge, exposant sa jugulaire à son vampire, et attendit les yeux fermés que l'autre se décide à en finir. Il avait vaguement songé ajouter quelque chose pour conclure, mais son ton plus proche d'une supplique ou d'un constat parlait déjà bien assez pour lui sans qu'il ait besoin d'ajouter un "Tu y as mis le temps".




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MessageSujet: Re: Négociations [PV Ludovic Descremps]   Lun 25 Jan - 2:30


Négociations


Voyant que l'autre réagit enfin à son prénom, un rictus carnassier etira les levres de l'homme qui pourtant ne dit mot, se contentant d'observer et d'écouter celui qui, en face de lui, le provoquait presque en s'offrant à lui. Ce cou qu'il connaissait si bien à présent se tendant à nouveau tout prêt de lui, et par réflexe, le Mage Noir retroussa imperceptiblement les lèvres avant de se raviser, non sans déception, de mordre comme à son habitude dans cette chair si fraiche, si faible, si... Sienne.
Soupirant en baissant la tête, se frottant vigoureusement le visage avant de se relever, Morgan frotta affectueusement la tête de son "ami" comme on frotterait la tête d'un chien, se détournant de lui avant d'aller s'assoir sur une banquette non loin sans doute censée servir de lit de fortune, sans doute encore moins confortable que le parquet au sol, le fixant avec froideur tandis qu'il lui répondait enfin :

-Pas aujourd'hui, non. Je n'ai nullement l'intention de te tuer maintenant, au contraire même... Tu devras attendre une autre fois.

Car sous son regard à la fois grave et désireux de s'abandonner à ces plaisirs qui étaient habitudes, lui comme l'autre savait que le français n'avait ni assez de force ni assez de sang pour tenir une nouvelle fois une morsure sans dommages. Sans oublier que l'ancien Serpentard avait d'ores et déjà prévu un programme bien chargé pour eux deux, et un programme qui n'allait certainement pas ménager son calice... Et le voir mourir aujourd'hui n'était pas particulièrement dans ses plans, surtout lorsqu'on songeait que s'il perdait la vie, lui aussi risquait d'y passer. Soupirant une nouvelle fois, Morgan se gratta un instant nerveusement le nez avant d'enlever sa cape et sa veste, de les poser près de lui avant de sortir de sa poche intérieure un pain rond qui semblait presque encore chaud. Dans l'air froid de la pièce, l'odeur du pain fraichement cuit emplis bien vite la pièce, et on pût même aisément distinguer les effluves de lardons et de fromage fondus qui s'en échappaient, un plaisir auquel l'enseignant n'avait que rarement droit même si, avouons le, le vampire veillait à ce qu'il ne meurt de faim. Lui lançant mollement le pain, la mort ne prit pas la peine d'y faire plus attention la tête déjà dans les nuages, lui même perdu dans ses pensées, ce ne fut que lorsque l'autre se mouva légèrement qu'il sortir de ses propres pensées.

-Mange, tu en auras besoin.

Déjà qu'il avait toujours été maigre, il aurait fallut le voir à présent. L'emprisonnement ne lui réussissait pas, mais ce n'était pas vraiment surprenant en somme, et même si c'était lui qui avait le corps couvert de blessures et de sang séché, de l'autre côté de la barrière aussi les sequels étaient visibles. Le vampire avait un regard bien plus grave qu'à l'accoutumée et la folie semblait depuis longtemps avoir quitté son regard, cette même lueur provocatrice qu'il avait pût avoir par le passé semblait avoir disparu et ce qu'on pouvait à présent remarquer dans ses yeux si cernés étaient son désespoir, sa fatigue intense et une sorte de douleur muette, lointaine, mais bien plus puissante que beaucoup de choses en ce monde. Car ce soir, plus que tous les autres soirs, il allait mettre sa vie en danger. Ou plutôt sa mort, et quand bien même il s'en sortirait indemne, il perdrait alors sa seule raison d'exister. Son seul but. Et tout cela a cause d'un seul idiot qu'il avait croisé un jour en Ukraine...

-Ils ont décidé de te tuer. lacha-t-il alors en prenant une profonde respiration tremblotante, tandis qu'il regardait le triste spectacle qui s'offrait a lui, la tête haute comme pour ne rien laisser paraître. Ce soir, dans deux heures, ils viendront tout bonnement et te tueront... Je n'ai pas encore saisi s'ils voulaient faire une chasse ou s'amuser avant mais dans les faits tu ne seras plus là.

Pause. La gorge nouée, il attendit une réponse qui ne vint pas, ou du moins, pas tout à fait, ce fut donc tout naturellement que l'autre reprit en se penchant en avant, s'appuyant sur ses genoux pour s'approcher de son calice qui, au sol, ne s'était toujours pas relevé :

-Mais j'ai un plan. Je n'ai nullement l'intention de te laisser crever ici comme un chien, et si il réussit, tu pourrais... Reprendre ta vie comme tu l'entends, compris ? En dehors de ce lieu et tu n'aurais pas même le besoin de remettre les pieds ici. Et tu sais comment... ?

S'humectant furtivement les levres, le brun se hata alors de fouiller dans sa veste auprès de lui avant d'en sortir une ampoule en verre remplie d'un liquide doré, ampoule qu'il tint entre son index et son pouce tout en présentant l'objet à l'autre :

-Characiasum.

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MessageSujet: Re: Négociations [PV Ludovic Descremps]   Lun 25 Jan - 13:06




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Ludovic attendit sans bouger que l'autre se décide à agir, mais plutôt que de lui offrir une mort douce et rapide, ce dernier se redressa pour lui frotter la tête comme on flatte un chien. Le brun se laissa faire bien malgré lui, essayant un peu en retard de mettre sa tignasse hors de portée du mangemort. Il lâcha un grognement endormit tandis que son invité allait prendre place sur la banquette qui lui avait une ou deux fois servie de lit avant qu'il ne lui préfère son coin de porte plus à l'abri. Mais toute motivation à protester s'en alla en un claquement de doigts avant même que l'autre ne lui dise qu'il ne comptait pas encore le gracier.

Le captif lâcha un soupir et tourna un peu plus la tête pour s'appuyer contre le mur, bien décidé à profiter de l'obscurité pour dormir. Si l'autre ne venait pas pour ça, il ne méritait aucune forme d'attention. Les yeux clos, le brun respirait déjà plus calmement, s'entend l'engourdissement le gagner à la vitesse de la foudre. Depuis des jours les globes ensorcelés l'avaient maintenus éveillé, bien assez pour qu'il perde toute notion du temps. Une petite heure de vrai repos lui aurait fait le plus grand bien. Mais alors qu'il commençait à s'assoupir un choc léger heurta ses côtes saillantes en même temps qu'une odeur chaude lui envahissait les narines. Ludovic ouvrit les paupières et ne tarda pas à repérer le pain encore un peu fumant qu'on venait de lui lancer, gorgé de lardons et de fromage qui lui mirent l'eau à la bouche en faisant gargouiller son estomac.

Le mangemort n'eut pas à se répéter que son protégé récupérait le pain pour en gratter un morceau de croute et le caler dans sa bouche. Il laissa fondre sa pitance sur sa langue, savourant avec délice le goût salé, serrant le reste contre son coeur comme le plus précieux des trésors dont il commença à voler la chaleur. Merveilleuse journée.

Ludovic baissa la tête et tourna le regard en direction de l'anglais. Avalant la sentence plus vite que son petit déjeuner. Il garda un instant les yeux fixés sur l'homme, détaillant son visage sombre sans avoir l'air de le comprendre. C'était de la tristesse qu'il sentait dans ces paroles brèves et ce regard dur ? Le brun bascula de nouveau la tête et grimaça un sourire tandis que l'autre lui donnait des détails, fermant de nouveau les yeux en attendant qu'il ait fini.

— C'est bien, murmura-t-il dans le silence sans prendre la peine d'articuler.

Cependant, l'autre n'avait pas décidé d'en rester là et il se pencha vers lui en déblatérant des inepties qui firent froncer les sourcils du français. Il eut beau secouer mollement la tête en marmonnant des protestations inaudibles, le mangemort ne s'arrêta pas, sortant de sa poche une petite fiole remplie d'un liquide doré qu'il appela Characiasium.

— Je ne veux pas ! s'exclama le brun en puisant dans ses réserves pour que sa voix porte enfin et interrompe celle de l'anglais. Je ne veux pas... répéta-t-il plus bas sur son même ton de murmure, enchainant de son mieux pour avoir le temps de parler sans se faire couper. C'est trop tard maintenant. Qu'est ce que tu voudrais que je reprenne ? C'est fini Morgan, je suis fatigué. Je ne veux pas... recommencer encore et encore. Faire les mêmes erreurs. Finir comme ça. Il prit une profonde inspiration, déglutissant pour se laisser le temps de retrouver ses mots. Je me trompe constamment. J'ai passé... ma vie à tout faire foirer. J'en ai marre. J'en ai rien à foutre qu'ils lâchent les chiens ou me découpent en morceaux. Je m’enfuirais pas. Il inspira encore pour calmer son souffle en bataille, s'humectant les lèvres avant de reprendre. C'est terminé, il faut que... que tu te fasse à l'idée. Je suis désolé, mais je préfère ma vie à la tienne. J'en ai rien à foutre de ce qui pourrait t'arriver. Je ne veux pas continuer.




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MessageSujet: Re: Négociations [PV Ludovic Descremps]   Mar 26 Jan - 2:17


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Le soudain semblant de révolte qui parut ranimer le français à peine lorsqu'il eut terminé de parler surpris franchement la Mangemort qui fronca les sourcils, son regard s'emplissant d'une incompréhension mêlée à la claire stupeur de voir ainsi l'autre se réveiller. À vrai dire, l'idée en elle même ne lui était pas nouvelle. Voilà plusieurs temps déjà que le sorcier à ses pieds lui demandait de le liquider, de préférence de part leur propre petit rituel afin de quitter ce monde en paix, ou plutôt en éprouvant une toute dernière fois du plaisir à cela. Mais pour avoir déjà quitté le monde des vivants une fois, le vampire savait pertinemment que le quitter en paix était un point des plus importants que l'autre n'atteindrait jamais en restant ici. Ce fut cela qui, en plus de son évident lien avec cet imbécile, le fit chercher une solution pour lui et lui sauver la peau d'un Mangemort un peu trop téméraire qui voulait se défouler sur quelqu'un, et ce même s'il savait l'autre réticent à cette idée.
Mais lorsqu'il le vit ainsi, traiter sa vie sans plus d'égards que la sienne, réunissant ses dernières forces pour lui faire part de son désir d'en finir en cédant une fois encore à cet égoïsme qu'il lui connaissait, le condamnant presque à mourir par la même occasion... Et bien cela commença lentement à ranimer de la rage dans l'être du mort vivant. Haussant par réflexe les levres comme pour découvrir ses canines, son regard s'emplissant lentement mais sûrement de cette colère sourde mais présente, la respiration de Morgan s'accéléra lentement tandis qu'il foudroyait du regard celui qui en voulait a sa vie. Après tout cela, après tout ces efforts pour survivre, devenir plus fort, supporter cet inconscient qui lui servait de calice, après tous ces sacrifices qu'il avait fait uniquement par ambition, tout allait disparaître ainsi par un simple caprice d'un homme borné qui ne voyait rien d'autre que le tunnel avant la sortie ? Non ! Hors de question !
Baissant la tête alors qu'il semblait haleter comme une bête, l'ecossais fut alors soudainement pris d'un fou rire contenu, soulevant sa poitrine a un rythme rapide tandis qu'il se pliait en avant, ne cessant de s'esclaffer tandis que son visage tordu par un sourire semblait reprendre les couleurs de cette folie qui lui allait si bien.

-Par Merlin, Ludovic... Il fut des jours où je te connus plus combattif !

Gloussant encore quelque peu alors qu'il se redressait, fixant hautement son calice quelques secondes avant de se laisser retomber en arrière, s'affalant contre le mur derrière lui en fixant le regard vide le plafond en pierres, si haut, si lointain... Comme les souvenirs qui lui revenaient à présent.

-Il fut des jours où, je me souviens encore, que tu étais capable de battre monts et marrées pour simplement continuer à aller de l'avant, sur ton propre objectif. Des jours où tu venais me rendre visite armé jusqu'aux dents pour me tuer avant que je n'ai le temps de t'empêcher de vivre. Des jours où, personne n'y croyait, tout le monde était contre toi, et toi seul a réussi à calmer les esprits pour améliorer les choses.

Morgan fit une pause, reprenant une profonde inspiration en y songeant encore. Pas besoin de préciser que bien souvent, il n'était invité à ce genre de petits événements, et il s'agissait plus là de petites scènes observées à l'arrachée que de véritables souvenirs, et pourtant on sentait dans sa voix une sorte de nostalgie lointaine, résultat d'un poids dans sa poitrine qui refusait de s'en aller.

-Pourrais tu me dire où est parti cet homme si hardi dont tout le monde se souviendra du nom ? demanda-t-il alors bassement, penchant mollement La tête sur le côté pour observer son auditeur de part un regard en biais. Comment se fait-il qu'une promesse d'un avenir et de cette "si belle" liberté en laquelle tu as toujours cru ne te fais plus rêver ? Es-tu a ce point devenu lâche pour ne plus avoir la force de te combattre toi même ?

Car lâche, oui, il l'avait toujours été. Mais une grande différence avec maintenant était qu'auparavant, il cherchait à combler ce trou noir, à cacher ce défaut par de bonnes actions auprès des autres, même s'il fallait avouer que bien souvent lui même ne pouvait pas totalement se mentir, ce qui s'en suivait généralement de cris, d'engueulades et de remords. Mais au moins, avant, il ressentait ces remords et se sentait assez courageux pour les affronter un jour ou l'autre, et aujourd'hui, il semblait se fermer à ne voir qu'une possibilité, une seule sortie : la mort.
Comme Morgan, bien des années auparavant.

-Ce n'est pas une solution.

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MessageSujet: Re: Négociations [PV Ludovic Descremps]   Mar 26 Jan - 14:38




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Bien entendu, sa réponse ne plu pas au mangemort dont la colère sembla envahir la pièce au point d'être palpable. Pourtant, il ne mit pas longtemps à changer du tout au tout et partit dans un fou rire qui ranima un brin de hargne chez le français. Il ne desserra pas les dents, mais dans son regard passa une lueur de haine pure familière qui s'enfla encore à mesure que l'autre parlait, jusqu'à ce que le français réalise que c'était justement ce que l'écossais voulais ; Se frotter à son orgueil pour le pousser à prouver qu'il lui restait encore des réserves. S'appliquant à faire la sourde oreille, Ludovic détourna les yeux et laissa son invité parler dans le vide. Répliquer aurait demandé beaucoup trop d'efforts. Au lieu de cela il se laissa envahir par ses frissons. N'ajoutant rien avant que l'autre ne reprenne.

— Regarde par toi-même, souffla-t-il. Qu'est-ce que j'y ai gagné ? Je n'ai jamais été courageux, plus depuis des années. J'ai été lâche de ne pas mourir c'est tout. Tout le monde s'en serait mieux porté. Amis, famille, petites amies, même les ennemis, fit-il en jetant un bref coup d'oeil à l'homme en face de lui avant de continuer à contempler l'obscurité. Je brise tout ce que je touche, tout ce qui compte pour moi. J'ai perdu tellement de personnes qui m'étaient chères. J'aurais dut me décider beaucoup plus tôt. Mais il y avait cette chose stupide tu sais ; cette peur de la mort. Elle m'a mené si loin. J'y ai réfléchi si longtemps. Mais je n'ai plus peur maintenant, ça parait si clair. Alors je t'en prie, je t'en supplie, fit-il. Pitié. Je ne peux pas te laisser me priver de ça.

Il y eut un bref silence avant que l'autre ne réponde et pour une fois ce fut Ludovic qui fut plus rapide à la réplique.

— Peut-être, mais c'est la mienne,
rétorqua-t-il d'un ton sans appel.

Le brun se tut, le regard perdu dans le noir alors qu'un long silence s'installait. Il ne fit pas le moins du monde attention à ce que l'autre pouvait bien faire ; comme le reste, ça n'avait plus d'importance. Il avait vu de belles choses aussi, avant de tomber entre les murs de cette prison. Des terres sauvages, des landes désertes, un jardin de fleurs dans une boutique, des rues peuplées en plein coeur de Paris. Il avait vu des créatures inimaginables, rencontré des sorciers aussi sages qu’acariâtres. Il s'était tenu en plein cœur de l’arctique face aux blizzards de neiges qui rendent le ciel aussi blanc que la terre. Europe, océans, Amérique, Afrique... il n'y avait pas une terre sur ce globe qu'il n'avait pas dut fouler au court de ses pérégrinations. Cela avait été une belle vie, bien remplie à chacune de ses secondes et il pouvait même se vanter d'y avoir fait ce qu'il voulait. Il pouvait mourir en paix dans cette cellule. Il suffisait que le mangemort se décide avant que ses confrères ne lui trouvent une fin plus créative. Partir une dernière fois pour le plus long des voyages. Son cher maitre ne pouvait tout de même pas lui refuser cela.




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Dernière édition par Ludovic Descremps le Jeu 28 Jan - 1:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Négociations [PV Ludovic Descremps]   Mer 27 Jan - 2:26


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Bien sur, il fallut une nouvelle fois que le français ne fut pas du même avis que lui, répondant peu après lui à ses quelques arguments qui ne parurent pas même avoir la moindre importance aux yeux du français. Il n'avait plus goût à rien et restait buté sur cette idée que Morgan lui même partageait il y a bien des années de cela. Et c'était bien ironique de songer qu'en réalité, c'était ce même homme face à lui qui lui avait plus ou moins involontairement redonné goût à cette mort dans laquelle il vivait à présent. Ce même homme qui à présent ne voulais pas plus vivre qu'un insecte au bord de la route. Pourquoi ? Allez savoir, peut-être était-ce de côtoyer à présent quelques éphémères sains d'esprits, et encore, qui faisait prendre conscience au vampire à quel point le monde des vivants était précieux. Car plus que mourir, ce que voulais Ludovic était dormir. Sombrer dans un sommeil sans fin, se reposer, souffler, sans rêves ni cauchemars, sans ces cauchemars qui l'avaient hanté toute sa vie et dans lesquels le Mangemort avait sans doute participé.
Et lorsqu'enfin il conclut en lâchant que ce n'était pas la bonne solution, le brun se contenta de lui répliquer que c'était sans doutes le cas, mais que sa décision avait été prise. Et qu'il avait raison... Aussi étrange que cela puisse paraître, plus que de la pitié, ce fut clairement de la compassion qui envahissait lentement le vampire. Car il s'était de nombreuses fois retrouvé dans cette situation, face à une femme qu'il aima jadis, face à ses parents un peu trop stricte ou face au cadavre de son aimée. Ce sentiment d'abandon, ce manque d'envie, ce vide et cette clarté effrayante. Cette impression que tout vous semblait évident et sans buts, et qu'à présent plus qu'une seule issue s'ouvrait à vous : la mort. Mais là, c'était différent, comme si même le désespoir avait quitté le corps de l'enseignant, alors que lui, avait rapidement été pris par cette folie si salvatrice qui l'accompagnait encore.

-Peut-être oui. Mais toi tu n'as pas le droit de me refuser de te sauver la peau.

S'étant ensuite laissé tomber en arrière, le vampire laissa planer un long silence tandis que sa respiration se saccada peu à peu, presque tremblante, alors qu'il sombrait lui même dans ses pensées. Le courage de mourir... Le courage de mourir... L'avait-il seulement ressenti ? Ou était-il directement passé de l'un à l'autre en se mentant aveuglément ? Aucuns souvenirs...

-Je les ai observé, tes proches. reprit alors Morgan sur toujours sur ce ton aussi neutre. Tes parents surtout, comme tu me l'as demandé une fois. La vérité c'est que je suis un peu du genre... Obsessionnel, alors je suis revenu les voir. Cette dernière phrase fut presque dite avec assez d'entrain pour passer pour de l'amusement, mais la lassitude et la gravité de la situation finirent bien trop vite par retomber sur le mage noir qui reprit tout aussi sombrement : La première fois que je les ai vus, il y a quelques mois, j'ai eut du mal à croire que vous étiez réellement de la même famille. Ils semblaient légers, banals, pas du genre à s'attirer les ennuis comme toi mais plus à avoir... Leur petite vie tranquille, et à en être plus que satisfaits. Mais lorsque je suis allé dans la petite boutique de fleurs de ta mère, à Paris... Oh... Tu aurais dut la voir !

Un faible rire secoua la poitrine de l'Écossais qui, fixant encore le plafond, laissa retomber sa tête sur le côté pour jeter un coup d'œil à son auditeur muet, avant de s'intéresser à nouveau aux pierres du mur qui le surplombait, reprenant un peu plus légèrement bien que toujours sombre :

-Elle était... Admirable, si j'ose dire. Même ton père l'aidait ! Ah, le si grand ancien Ministre de la Magie français réduit à porter des pots de fleurs pour Moldus... Tu parles d'un sort... Enfin, quand je me suis approché d'elle, alors même qu'elle ignorait totalement qui j'étais, elle fut admirable, et je crus même m'être trompé de demeure. Mais dés que j'aborda sans trop de peines ton sujet, leurs visages se teintèrent d'anxiété, et je vis à quel point ils tenaient à toi... Leur fils, leur unique grand et courageux fils... Tout ceci n'était qu'une façade, une façade de normalité parce qu'au fond n'importe quel parent se ferait un sang d'encre pour sa projéniture, et c'était sans aucuns doutes leur cas.  

L'homme fit une pause, semblant se remémorer quelques souvenirs qui pourtant ne firent naître qu'un peu plus de nostalgie au fond de son regard.

-On a parlé un long moment de toi, surtout ta mère, elle cherchait à avoir des informations alors même que tu leur en as privé pendant des années. Je leur ai dit ce que je pouvais, ce que je savais, et ce qui ne risquait pas de m'entrainer dans tes problèmes familiaux, et cela semblait la rassurer... Alors tu imagines quand j'ai dut leur mentir et leur annoncer que leur fils était mort ?

Il laissa à nouveau planer le silence autour d'eux, son visage tout à fait neutre ne laissant pas deviner ce qu'il se passait dans sa tête, et ce même si son regard semblait dire que ce n'était guère joyeux. Il se souvenait aisément de la réaction que les Descremps avaient eut lors de cette sombre annonce, le regard qui se voulait noir du sorcier alors que le doute et la crainte l'avait percé sans grand mal. Dire que tous ceux à qui il tenaient étaient morts était sans doutes faux, car même si à leurs yeux leur fils ne faisait plus partie de ce monde, il était évident qu'il faisait parti de leurs coeurs.

-Et il n'y a pas qu'eux que j'ai observé. Tes anciens amis, de Poudlard j'entends pas de Beauxbâtons si on considère un temps soit peu qu'ils aient été tes "amis", je les ai aussi retrouvé. Jon Lakenstridge et Aidrian Starkweather... Ils n'ont pas changés tu sais ? Enfin, à vrai dire je ne les ai connu qu'il y a peu mais eux sont toujours pareil, c'est d'un ennui... Soupir. La petite blonde est partie, en Amérique, la folie des grandeurs j'imagine, ainsi je n'ai put l'observer très longtemps. Mais ce qui est sûr c'est que ton absence n'est pas passée inaperçu. Alors même que je ne savais pas encore que tu te trouvais ici je suis allé voir ton vieil ami Jon, et lui semblait déjà se faire un sang d'encre pour toi. C'est un gentil garçon tu sais ? Dire que c'est grâce à toi qu'il en est là...

Relevant difficilement la tête, le vampire inspira profondément en se redressant, se penchant en avant pour s'appuyer sur ses genoux, avant de finalement descendre presque trop rapidement de la banquette pour s'approcher de son calice, lui prenant fermement les deux épaules, Morgan planta son regard dans celui tout juste ouvert de son auditeur, le forçant à rester éveillé encore un peu. Juste... Le temps de lui parler. LE temps de s'assurer que ce sommeil ne serait pas le dernier.

-Tu dis avoir brisé tout le monde, mais je connais l'histoire. Tu l'as trouvé tout jeune à Poudlard, et tu l'as fait devenir l'homme qu'il est aujourd'hui ! Je ne suis peut-être pas un expert sur le sujet, mais je suis certain que dire de tu as tout raté est tout a fait faux. Ose me dire qu'il est une erreur ? Ose me dire que d'aider un jeune garçon a prendre son avenir en main ou de faire d'une Serdaigle trop timide une femme capable d'affronter la vie est une erreur ? Car moi, derrière cela, je ne vois pas un lâche qui se voile la face mais un bienfaiteur qui a tendu la main a bien plus de personnes qu'il ne l'imagine.

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MessageSujet: Re: Négociations [PV Ludovic Descremps]   Jeu 28 Jan - 0:32




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Le brun lâcha un nouveau soupir. L'homme avait beau l'avoir aidé plus qu'il ne l'aurait jamais imaginé, il n'en restait pas moins un mangemort, un ennemi naturel auquel il estimait ne rien devoir. Mais n'ayant pas assez de motivation pour dresser une longue liste de ses reproches, il se contenta d'inspirer profondément et de lancer un regard lourd de sens à l'écossais.

— Je t'ai laissé bien assez de temps pour ça.

Le brun avait depuis longtemps détourné le visage que le mangemort reprenait la parole, attirant vaguement l'attention du français qui serra les dents en attendant que l'autre ait terminé. L'écossais poursuivit, ne le laissant pas répliquer, mais commençant de plus en plus à lui donner envie de rester seul. Malgré tout, le prisonnier n'avait pas d'autre moyen qu'écouter, aussi le fit-il patiemment, content, en un sens, que ses très chers parents s'en sortent à merveille malgré son absence. Il les avait habitué après tout, les avait préparé à force de ne jamais donner de ses nouvelles. Ils devaient savoir que cela arriverait, ils s'en remettraient. Ludovic avait eut bien assez de moments de réflexion pour s'en convaincre, il avait déjà eut bien assez de remords en demandant à sa vieille connaissance d'aller reporter ce mensonge. C'était trop tard de toute façon, avec un peu de chance maintenant ils avaient déjà dut l'enterrer.

— Je suis impressionné que tu n'ai pas tué tous les moldus de la rue, lâcha le français pour briser le silence d'une voix qui avait tout l'air d'un sanglot. Il déglutit et prit son temps avant de continuer assez calme pour paraitre détaché. Je t'avais dis de ne pas retourner les voir.

Mais l'écossais ne semblait pas s'être arrêté là et il parla bientôt de ses vieux meilleurs amis, ceux avec lesquels il avait fait régner le désordre et accumulé des centaines d'heures de colles de son bon vieux temps à Poudlard. Ludovic se souvenait bien du moment de leurs rencontre ; de la jeune Serdaigle timide qu'il n'était pas parvenu à faire parler durant des mois et qui lui avait finalement appris l'anglais ; du Poufsouffle si facilement impressionnable qui s'était retrouvé mêlé bien malgré lui dans la vie mouvementée du français. Chacun ayant plus d'une fois tenté de le rendre plus attentif en cours et ayant tout fait pour l'empêcher de quitter l'école à sa cinquième année. Mais à ce moment là ce n'était pas tant à leurs mauvais coups qu'il pensait. L'écossais se tut, hésita et s'approcha soudain pour saisir le condamné par les épaules. Ce dernier lâcha un gémissement douloureux entre ses dents et essaya mollement d'échapper à la poigne du mangemort avant de lui saisir le bras, comme pour s'assurer qu'il n'approcherait pas davantage.

— Qu'est-ce que tu essaye de faire Morgan ? souffla le brun, les yeux écarquillés par une angoisse sourde. Tu essaye de me remonter le moral ? demanda-t-il encore, le visage empreint d'incompréhension qui tourna bientôt en agacement alors que ses ongles se resserraient en étau sur le bras ennemi. Tu crois que je vais tomber dans un panneau aussi gros ? Un souffle court s'échappa de sa poitrine, semblable à une toux sinistre qui lui secoua le corps alors qu'il se lançait dans un fou-rire nerveux. C'est ridicule, fit-il. C'est pathétique. Pauvre imbécile. Il lui afficha un sourire mauvais, enchainant d'une voix curieusement déformée, Pauvre petite chose... on fraternise avec le mauvais camp ? Il serra un peu plus la main, ses ongles cherchant à passer au travers de la robe du sorcier. Qu'est-ce que tu crois ? Que tu va me faire verser une petite larme et que je vais te laisser faire tout ce que tu veux pour me sauver la vie ? Tu veux que je te la raconte ma vie ? Je suis né le 24 Décembre 1941 à Paris, j'y ai vécu jusqu'à mes onze ans avant d'aller à Beauxbâtons pendant un an et demi puis à Poudlard pendant cinq ans. J'ai voyagé durant toute ma vie jusqu'à tomber sur toi et ta maudite famille de dégénérés. Tu sais ce que ça a donné ? Il reprit son souffle penchant la tête avec le même sourire de plus en plus carnassier. Et puis j'ai eut de la chance, je suis devenu professeur, j'ai retrouvé mes si vieux amis, tout allait bien. Et devine qui s'est mis en tête de revenir... Toi et toute ta bande. Je suis venu te rendre visite une seule fois et ils m'ont fait prisonnier en 19... le brun perdit son sourire et ferma les yeux, essayant de se rappeler de la date. 19... il commençait à s’essouffler, retrouvant une voix plus normale. 1977. Le français fit une pause, rouvrant les paupières. Maintenant je vais mourir et avec un peu de chance toi aussi. C'est tout ce qu'il y a à savoir.

Il fixa son auditoire, desserrant sa poigne pour appuyer sa paume contre l'épaule de l'écossais en attendant qu'il se décide à reculer. Ce dernier se décala enfin et le captif fit de son mieux pour s'en écarter, pivotant le buste de trois-quart comme pour lui tourner le dos. Il s'appuya un peu plus contre le mur, cherchant la position la plus confortable possible pour fermer les yeux. Il ne tarda pas à se sentir engourdit et laissa le silence envahir la pièce, s'enveloppant des ténèbres, avant de briser le calme d'une profonde inspiration et d'entre-ouvrir les lèvres dans un murmure à peine audible.

— Je parlais avec elle, fit-il, à deux doigts de s'assoupir. Avant que tu n'arrive. Peut-être que je rêvais, mais j'arrivais à lui parler. Elle me demandais où j'étais pour venir me chercher. J'aurais voulu lui répondre, mais je ne sais même pas ça. J'aurais voulu lui dire tu sais. Tout lui dire... Pour qu'elle sache. Ses yeux se fermèrent alors qu'il commençait à s'endormir. Peut-être qu'elle m'aurait trouvé...




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MessageSujet: Re: Négociations [PV Ludovic Descremps]   Jeu 28 Jan - 21:58


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Esquissant un sourire presque mauvais lorsque le français s'étonna qu'il n'ait tué personne dans la rue, son regard presque hautain s'embruma un peu lorsque le pauvre homme reprocha à Morgan de lui avoir désobéit. Pourquoi est-ce qu'il s'assombrissait aussi soudainement ? A vrai dire, ce n'était pas compliqué : essayez de refuser à un mourant sa dernière volonté, surtout lorsque ce dit mourant était aussi proche que vous au point de partager votre sang. Néanmoins, et il devait s'y attendre, mais le vampire n'était pas du genre à être le gentil ami obéissant, et de toutes façons, cette place sembait déjà être occupée dans la vie de l'ancien professeur.

-Tu me connais, je n'ai jamais su tenir en place...

La situation sembla alors prendre un tout autre tournant lorsque Ludovic, même à bout de force, se décida à répondre à son interlocuteur et pas des manières les plus douces qu'il soit. Tout d'abord surpris, les traits de Morgan ne tardèrent pas à se durcir au fur et à mesure que l'autre s'exprimait, même si du terrifiant Mangemort sadique et sans remords il ne restait peu de choses aujourd'hui, remplacé par un faux tyran qui cherchait à convaincre un "vieil ami" de rester en vie. Essayer de lui remonter le moral... Oui, c'était ça en somme, son plan. Et c'était sans doutes sa meilleure carte. Car après tout, diminué comme il l'était, c'était là le meilleur moment pour réussir à le convaincre. Alors peut-être qu'effectivement pathétique, idiot, ou il ne savait quoi, et bon sang qu'il en avait conscience ! Mais c'était sa dernière option. ça ou la mort.
Se délivrant plus ou moins brutalement de l'emprise de son calice, Morgan resta un instant devant lui, l'observant en silence tandis que son regard à la fois sombre et désolé ne se décollait pas de l'autre, puis, il finit par lâcher un souffle tremblant avant de se reculer, se plaquant contre le mur d'en face sans quitter Ludovic des yeux :

-Je...

Il ne finit pas sa phrase, déglutissant simplement alors qu'il prit une respiration plus profonde encore. Que dire ? Il avait raison, alors que répliquer ?  
Soupirant à nouveau, le vampire ferma les yeux, comme trop las pour continuer, écoutant simplement la respiration du français, ses battements de cœurs, ses déglutissements... Jusqu'à ce que sa voix ne trouble à nouveau le silence, articulant des mots d'un sens qu'il avait déjà entendu auparavant, et qui lui arrachèrent d'ailleurs un léger rictus. Et le voilà encore qui rêvait de sa muse, totalement obsédé, à croire que c'était lui qui avait volé sa folie au vampire... Mais quelque part, ce dernier savait pertinemment que c'était là une chance unique de calmer le jeu, alors il n'allait certainement pas s'en plaindre.

-Elle ? Encore elle ?

Sa voix, presque moqueuse derrière la fatigue, prononça ces quelques mots en un souffle rauque, mais après quelques secondes de silence le mort reprit, plus calme, un oeil gardé sur son pauvre calice :

-Je ne sais pas si tu délires ou si ta legilimencie te joue des tours, mais je l'ai vue elle aussi, il y a peu, et elle te cherche réellement. J'en ai été surpris d'ailleurs, mais il semble que ces deux ans avec toi à Poudlard l'aient marquée. Léger rire. Je pense qu'elle te croit encore vivant, du moins elle n'en démord pas, et si tu ne m'avais pas fait passé pour mort auprès d'elle, pour la protéger je présume, je me serais fait un plaisir d'aller voir ce qu'elle trafiquait. En tous cas... Tu as toujours eut bon goût pour ce qui concernait les femmes.

Le brun laissa planer un bref silence, s'ébouriffant vigoureusement sa chevelure qui commençait à être parsemée depuis peu par quelques cheveux gris.

-Vous feriez un joli couple. Quelqu'un qui pourra enfin te protéger comme toi tu les protèges... car apparemment, moi, je suis loin d'être à la hauteur.

Ce n'était pas nouveau que le français fasse tout pour éloigner ceux qui lui tenaient à coeur de lui, comme il venait de l'exposer, il semblait porter la mort aux côtés de ce dernier. Néanmoins, certains lui avaient échappé, comme un certain astronome.

-Par contre, j'ai put parler à ton Jon, vu qu'il ne me connaissait pas vraiment. Il semble moins assuré que ton amie, mais il espère toujours. J'y ai d'ailleurs songé, il serait prêt à tout, et je pense que si jamais nous sortions d'ici je t'amènerai chez lui. Pause. Tu resterais alors chez lui le temps qu'il faudra, des semaines, des mois, cela sera toujours mieux que chez moi on est d'accord. Ils t'aideront tous deux à retrouver un travail, ton meilleur ami semble avoir eut une prime, enfin il t'en parlera mieux que moi, mais je crois qu'il a en somme un pass pour une bibliothèque qui devrait fortement t'intéresser. Et puis, si on s'en sort vivant tu auras peut-être une chance auprès d'elle, qui sait ?

Levant la tête vers le plafond, le vampire ferma un instant les yeux avant de prendre une profonde inspiration, puis, il reprit en ramenant à nouveau toute son attention vers son auditeur silencieux, concluant sur un ton loin d'être dur :

-Ca ne serait pas si compliqué, en soit, tu m'as dans la poche et il suffirait... De se décider.


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MessageSujet: Re: Négociations [PV Ludovic Descremps]   Ven 29 Jan - 12:19




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Il venait tout juste de finir de parler que l'homme s'était dégagé de sa poigne, lui tordant un peu les doigts au passage. Tandis que son agresseur se recroquevillait sur lui-même, l'écossais recula en direction du mur opposé. Il paraissait troublé, pour ne pas dire choqué - ce qui aurait été un bien grand mot pour un mangemort digne de ce nom - et lâcha un souffle tremblant qui en d'autres temps aurait fait craindre pire que la mort au français. Mais au lieu d'un danger inconcevable capable de faire trembler le mage noir, ce fut tout juste une syllabe qui sortit. Le reste sembla ne pas vouloir quitter sa gorge et ce ne fut pas pour en déplaire à l'ancien membre de l'Ordre. Le silence s'était imposé depuis un moment lorsque Ludovic se décida à reprendre la parole. La réaction de sa vieille connaissance ne se fit pas attendre. Ces quelques mots s'étaient voulu presque moqueur et pourtant le français les prit bien ; affichant un fin sourire dans son début de sommeil. Ainsi, le fameux mangemort sans pitié l'avait écouté ?

— J'espère qu'elle va bien, marmonna le brun.

Après tout ce temps c'était quelque chose dont il n'avait jamais pu être certain. Il savait à quel point elle pouvait parfois trop s'attacher à ses recherches. Il n'aurait pas fallut qu'elle perde son temps à traquer sa piste encore et encore s'il n'était plus. Qu'est-ce que les mangemorts faisaient des corps ? Car de la même façon que pour l'écossais il n'y avait guère d'autre moyen pour l'arrêter que de prouver sa mort. Mais Ludovic fut bientôt distrait de cette pensée et lâcha un nouveau rire tout aussi souffreteux, mais moins sinistre que le premier.

— Un couple ? Tu es malade, articula-t-il. Elle me casserait les côtes. Il inspira à fond comme pour vérifier que ces dernières étaient toujours bien soudées. Quant à vous cher maitre, reprit-il dans une vague tentative d'ironie. J'ai cru comprendre que protéger n'était pas votre rôle.

De son côté l'écossais ne tarda pas à poursuivre, lui dressant un portrait bien optimiste du futur. Alors que ce dernier approchait de la fin la tête du captif dodelina soudain, tombant de fatigue avant qu'il ne la redresse. Ludovic entre-ouvrit les paupières. Il pensait à quelque chose, mais ne parvint pas à s'en souvenir.

— Quelle bibliothèque ? demanda-t-il avant de tourner les yeux en direction du mangemort. Si c'est celle de Poudlard je ne suis pas sûr que tous les pass du monde parviendraient à m'y faire entrer.

Son regard partit de nouveau plus loin, songeant aux centaines de livres qui attendaient entre les murs de l'école que des élèves un peu plus curieux que la moyenne se décident à les lires. Et s'il s'agissait d'une autre bibliothèque combien d'ouvrages inconnus se cachaient hrs de portée ? Comment imaginer même qu'il puisse tolérer qu'une agglomération de livre puisse n'être accessible qu'à une petite minorité de privilégiés. Des centaines de réflexions passèrent en filigrane dans son esprit et le brun poussa un profond soupir avant de reporter son attention sur le mage noir.

— Combien de tentative ? reprit-il d'un ton las, ne cherchant pas à mieux préciser sa question, mais attendant longtemps une réponse. Qu'est-ce que tu veux qu'une de plus change ? Tu veux qu'ils arrivent plus tôt pour finir le travail à ta place ? Tu pourrais seulement les appeler pour ça, ta charmante Lestrange surtout. Il se laissa glisser un peu plus le long du mur, comme dans une tentative désespérée de se fondre avec sa cellule. Pourquoi essayer encore ?




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MessageSujet: Re: Négociations [PV Ludovic Descremps]   Sam 30 Jan - 23:27


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Et le voila qui s'inquiétait encore... A croire qu'il ne s'arrêtait jamais, et cela avait d'ailleurs presque le don de terriblement agacer Morgan. Il aurait même put lever les yeux au ciel en lâchant un soupir, ou encore se moquer s'il n'avait pas conscience de la gravité de la situation. Il s'agissait peut-être là des dernières heures de son cher calice, ou même la dernière discussion censée qu'ils auraient ensemble, et il ne pouvait tout simplement pas prendre cela à la légère. Toute sa vie le vampire avait cherché des moyens de tromper la mort, que ça soit par des plans, contre des Aurors, des polices, moldus, sorciers, inconscients ou impertinents... Tout y était passé, il en était même venu à pactiser avec sa plus grande ennemie pour ne pas qu'elle vienne la chercher, l'empêchant ainsi de fouler la même terre que les vivants. Il avait toujours eut de nombreux plans de secours, prévus ou non, utiles ou non, mais affronter le sommeil éternel... Ca, cela n'avait jamais été dans ses projets. Car la seule idée que son nom tombe dans l'oubli lui semblait effrayante. Comme une empreinte sur le sable qui s'effaçait à la marée montante sans ne pouvoir rien y faire, les hommes allaient continuer de vivre leurs vies pleines de rires, de danses, et d'autres plaisirs que je ne citerai pas. Le monde allait continuer à tourner, et ce sans sa présence. Des personnes naîtraient, mourraient, connaîtraient la joie et la déception, le bonheur et le deuil, sans même que son nom ou ses actes ne soient rentrés dans l'histoire. Il n'aurait finalement été, malgré tous ses efforts, que de ces personnes qui se débattaient en vain et qu'il prenait tant de haut, n'étant au final qu'une ombre dans la nuit disparaissant au petit matin. Et peut-être qu'au final, voir sous ses yeux l'une de ces personnes s'abandonner à la mort l'avait changé, peut-être s'était-il rendu compte qu'à présent, il aurait beau courir ce n'était encore et toujours que la même vieille compagne qui l'attendait au bout du chemin. Mais cela, il ne s'en était jamais rendu compte, et à présent, il ne pouvait que y faire face. A moins bien sur que son calice ne lui tende la main à son tour, et qu'ensemble, ils ne sortent enfin de cette spirale dans laquelle ils s'étaient engagé.
Une spirale qui rattrapait indubitablement le Mage Noir en quête de reconnaissance : c'était trop tôt.

Les yeux embués de larmes alors que son vissage n'affichait pas la moindre expression, Morgan déglutissa en prenant une profonde inspiration tandis qu'un léger rictus amusé étira ses lèvres lorsque l'ancien Serdaigle se moqua de ses quelques déductions.

-Il est vrai que je crois me souvenir que vos entrevues se terminaient bien souvent sur des notes quelques peu... explosives n'est-il pas ? Mais c'était pourtant bien la même chose avec moi, et regarde nous...! Pff... Me voila en train d'essayer de vous protéger, très cher Ludovic. Et je pense que je n'ai réussit à obtenir qu'un piètre résultat il me semble, pas vrai ?

Il était vrai que pour bien s'entendre avec le français si on était un temps soit peu expensif, il fallait bien apprendre à le dompter, à l'apprivoiser, mais nombreux étaient ceux qui se perdaient dans ce domaine. Prenez cette chère Auror par exemple, à côtoyer Ludovic elle avait appris à bien le connaître, mais en faisant quelques recherches sur son passé le Mangemort s'était bien vite rendu compte que ce dernier avait changé quelque chose en elle : elle semblait différente tout en restant la même. Cela avait été la même chose avec ce Jon Lakenstridge qu'il avait aidé sans l'étouffer. Et il en était à présent de même avec lui, qui semblait se ramollir, il tentait de protéger quelqu'un, et pire encore : avoir peur. Peur de la mort, peur de l'oubli, peur de se poser un instant de crainte de recevoir toutes ses fautes en plein visage. Car Ludovic était ainsi, à mettre sa patte partout, s'imposer, changer les gens, et repartir aussi sec. Mais ce qu'il avait souvent tendance à oublier, c'est que lui, on ne l'oubliait pas si facilement.

La gorge toujours aussi nouée bien qu'il jouait admirablement bien la comédie, l'écossais haussa les épaules lorsque l'autre lui demanda de quelle bibliothèque il voulait bien parler. Lui même n'avait pas beaucoup de renseignements sur ce sujet là, surtout parce qu'il ne s'y était que peu intéressé qu'autre chose mais les faits étaient là.

-Aucunes idées. Je sais que ton ami s'est rendu dans divers pays, il revenait souvent en Angleterre bien sûr et d'ailleurs il allait voir ton amie à chacun de ses retours. Mais je doute franchement qu'il s'agisse de Poudlard, mais de quelque chose que tu n'as soit jamais vu, soit que tu n'as jamais eut le temps de... Lire.

Le brun esquissa un discret sourire crispé, presque nostalgique, ne sachant plus trop que dire afin de réussir à s'en sortir. Il était certain de pouvoir faire quelque chose de plus ! Cela ne pouvait tout simplement pas s'arrêter ainsi, pas maintenant !
Se passant une main sur le visage avant de se gratter le crâne nerveusement, le Mage Noir laissa échapper un soupir désolé qui ressemblait plus à un grognement alors qu'il réfléchissait encore à comment répondre... Il suffisait de gagner du temps, il savait l'autre faible et prêt à fléchir, mais il falait trouver les bons mots et il se sentait à présent plus désarmé que jamais.

-Tu... commença-t-il avant que sa voix trop basse ne finisse par s'étrangler. Que perds-tu à essayer ? Hein ?

Se détachant du mur avant d'avancer lentement à quatre pattes vers son calice dont l'odeur ne faisait que jeter de l'huile sur le feu de ses émotions : il avait beau se retenir, il restait un vampire qui avait très sérieusement besoin de mordre pour satisfaire ses pulsions.

-Je veux dire... Pourquoi ne pas tenter ? Ca sera ma première, et ma dernière. Je n'ai jamais put trouver de solution à cela, je gagnais du temps pour en trouver une meilleure, une plus sure, une plus... adaptée. Je pensais que l'on pourrait s'en tirer sans trop de mal mais je me suis trompé. Et là... Il suffirait d'une seule chance...

Il parlait si bas qu'il était bien difficile de savoir s'il avait la voix cassée ou si c'était sa folie qui reprenait lentement la place qui lui était due dans ces paroles, mais quoi qu'il en fut, l'autre tira de sa poche arrière l'ampoule qu'il avait déjà montré précédemment au prisonnier, reprenant cette fois sur quelques explications plus précises.

-Cela nous permettrait... Et bien... Disons que cela te rendra aveugle. Cela peut paraître effrayant mais attends de comprendre ! Les aveugles voient leurs autres sens s'améliorer soudainement, tout simplement que nous nous basons tous en grande partie sur nos yeux... Ces yeux... Qui te servent toi de barrière à ton esprit. Tu as six sens, Ludovic, les cinq habituels oui, plus ta legilimencie. Ta chère legilimencie qui cette fois nous sauvera la vie à tous deux, et te permettra de retrouver ceux qui depuis des mois n'ont cessés de penser à toi. Pause tandis que l'homme s'humidifiait les lèvres par un rapide coup de langue, la pression et la nervosité semblant alors ressortir et que sa gorge ne se noue à nouveau. C'est... Notre seule chance. Ton pouvoir n'est pas comme les autres, il fait partie de toi, et semble étrangement dominant. Ce n'est qu'une théorie bien sûr mais avec un peu de chance... Et bien... Abattre la seule barrière qui retient ton don pourrait peut-être l'amplifier. Ainsi, peut-être que tu pourrais réussir à... Je ne sais pas, capter la présence d'autres personnes ? Leurs esprits, leurs pensées, les horaires de tours, les échanges... Et avec toutes ces informations, et moi dans ta poche...

Il esquissa un large sourire sans que pourtant son regard ne démontre la moindre joie, mais plutôt une sorte de supplication muette :

-La vie continuera.

Morgan laissa planer un silence, cherchant chez l'autre un signe de son accord presque avec espoir, avant d'enchainer sans laisser le temps à l'autre de répondre, par crainte qu'il ne refuse, sa voix presque tremblante sous l'importance de l'instant :

-Tu sais que je pourrais te forcer. Ne pas te demander ton avis, faire preuve de charisme ou de cruauté n'est pas compliqué, et j'ai déjà usé de bien trop de sorts interdits pour espérer m'en sortir un jour si je me fais attraper. Mais tu sais pourquoi je ne le fais pas ? Tu sais pourquoi je viens ici, me mettre à genou face à toi ? POur cette bête chose que l'on appelle le respect... Et cette bête chose pourra autant nous tuer tous les deux que nous permettre de continuer de vivre, en espérant que cette fois, nous soyions un peu mieux entourés...!



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MessageSujet: Re: Négociations [PV Ludovic Descremps]   Dim 31 Jan - 18:44




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Le brun ne prit pas la peine de répondre ou même de réagir aux paroles du britannique. Prendre soin de lui était un bien grand mot ; c'était tout juste s'il l'avait empêché de mourir de faim. Cela aurait été facile pour le mangemort de le libérer dès les premiers jours, il lui aurait suffit de plaider en sa faveur, de dire quelques mots, rien qui aurait pu être assez compromettant pour le bannir de son ordre. Pourtant il n'avait rien fait de tout cela. Au contraire, il l'avait laissé se débrouiller seul, l'avait abandonné à son sort et s'était même fait un plaisir de proposer à ses collègues d'autres méthodes plus créatives pour le torturer. Le vider de son sang, c'était la seule chose qui l'intéressait, la seule raison pour laquelle le français était toujours en vie et il le savait bien. Ludovic n'avait eut droit à aucune aide de sa part, ni au court de ses précédentes tentatives d'évasions, ni même au quotidien. Mais lorsque l'écossais revint sur le sujet de son vieil ami, seule la curiosité parvint à percer chez le français.

Jon voyageur, c'était quelque chose qu'il avait du mal à concevoir. Qu'est-ce que le britannique avait bien pu faire pour que ses pas l'emmènent au delà de l'Angleterre ? De plus, il trouvait l'écossais bien prétentieux de dire qu'il y avait un livre en ce monde pour lequel il n'aurait pas eut quelques minutes. L'ancien Serdaigle commençait à flancher, assez pour accepter sans doute, mais lorsque le mangemort commença à lui expliquer son plan, son attitude changea du tout au tout. Dès la première phrase, le regard du sac d'os s'anima d'une peur criante et il se mit à fixer celui qui venait de la prononcer avec la même horreur que s'il s'était trouvé face à la mort elle-même. Aveugle, le mot se répétait en boucle dans son esprit comme s'il ne parvenait pas à y mettre un sens, et, plus il cherchait, plus il avait l'impression que l'idée prenait corps et que sa vue, déjà, l'abandonnait. Les yeux écarquillés, il écouta le souffle court les explications que lui donnait le mage noir pour justifier son abominable décision.

— Ce n'est pas comme ça que ça marche, lâcha le brun à la première pause comme une supplique. Ce n'est pas... ce n'est pas... il perdit ses mots alors que son regard cherchait désespérément un échappatoire, tentant de graver chaque détail de la pièce dans sa mémoire sans y parvenir.

L'autre poursuivit, implacable alors que le captif devenait blême. La legilimencie n'était qu'un sort, pas un sens. Pourtant cela lui semblait presque possible. Au fil des années il avait pu expérimenter et repousser les limites de la lecture des esprits au point que cet art lui soit parfois aussi familier qu'entendre ou parler, mais de là à accepter de le laisser remplacer le plus essentiel de ses modes de perception cela revenait à lui demander de troquer son coeur pour un métronome. Ludovic essaya de se souvenir d'un aveugle dans lequel sa psyché aurait pu lire. Aucune image ne lui revint, il n'en avait jamais croisé. Un parfait inconnu l'attendait s'il acceptait de prendre cette potion.

— Je ne peux pas... souffla le prisonnier à la première occasion, surveillant le poison dans la fiole. Ce n'est pas... J'ai besoin de voir, bafouilla-t-il dans un fort accent français. Je ne peux pas... Je ne peux pas faire ça. J'ai besoin de voir pour lire dans les esprits sinon... sinon... Je ne verrais rien ! Je ne verrais rien, insista-t-il en braquant son regard affolé dans celui de l'écossais. Je ne peux pas faire ça, tu ne peux pas me demander ça. J'ai besoin... d'un contact pour lire les esprits, par la vue ou par le touché, si tu m'enlève ça... je pourrais... je pourrais ne plus y arriver, je pourrais... je pourrais mourir, je pourrais n'être plus rien.

Son regard s'abaissa une nouvelle fois sur la fiole alors que ses pensées battaient à tout vent dans son esprit et il écouta à peine la suite du discours de son ennemi. Même si la théorie du mage noir s'avérait correcte, que "supprimer sa vue" - comme il le disait si bien - suffisait à lui permettre d'élargir l'étendue de son pouvoir, il aurait tout à craindre. Il lui était arrivé quelques fois de repousser les limites de cette magie, de laisser vagabonder son esprit hors de tout contrôle, ce n'était pas difficile avec quelques bons livres et assez de perspicacité, mais les conséquences avaient toujours été terribles. Sans barrière pour canaliser cette magie, il ne se donnait pas longtemps avant de se retrouver avec le regard mort et la bave aux lèvres. Mais à la réflexion, peut-être était-ce mieux ainsi.

Ludovic retint son souffle à l'idée fourbe et diffuse qui commençait à naitre en lui. C'était mourir qui l'intéressait, cette potion pouvait en être un moyen comme un autre. Jamais le mangemort ne se déciderait à le tuer directement, mais peut-être pouvait-il lui forcer la main. Quoi qu'il advienne, il pourrait y laisser sa vie ou pire, mais c'était bien ce qu'il voulait. Avec un peu de chance, il parviendrait à s'enfuir de cette prison, à tenir assez longtemps pour retrouver une dernière fois ceux qui avaient un temps soit peu compté pour lui, à leur dire au revoir. Puis il n'aurait plus qu'à mourir, à laisser céder sa conscience pour ne plus avoir à se soucier de sa vie. Cela semblait facile. Et si malgré tout il survivait... et bien il aurait le temps d'aviser.

Le mourant se cala un peu plus contre le mur au point de sentir la ligne de chaque pierre s'enfoncer dans son dos et tourna son regard terrifié en direction du sorcier. Les mâchoires verrouillées, il hésita encore durant une éternité avant de relâcher son souffle et quelques mots.

— D'accord. Je vais le faire.




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MessageSujet: Re: Négociations [PV Ludovic Descremps]   Lun 1 Fév - 1:14


Négociations

Ludovic ne tarda pas à s'horrifier de la proposition que lui faisait l'homme, balbutiant quelques mots incompréhensibles avant de réellement protester contre cette idée qui lui semblait si inconcevable, et, avouons le, lorsque sa décision tomba, la première fois, une partie de Morgan sembla s'effondrer même si l'autre se montra deux fois plus forte, espérant alors pouvoir le convaincre par la suite. Néanmoins, lorsqu'il eut terminé de parler, l'autre se défendit avec plus de hargne encore même si peu après, il se mura dans un silence presque sacré que le vampire n'osa interrompre, sachant que de ce mutisme se jouait son avenir. Il fallait lui laisser le temps, afin de réfléchir, de peser le pour et le contre, mais à vrai dire le Mage Noir était loin de se douter du réel sens des pensées de son calice.
Mais lorsqu'enfin il laissa tomber sa décision finale, après une attente presque trop longue, toute la pression que le brun retenait s'évacua soudainement en un long souffle soulagé. S'appuyant sur ses mains posées en arrière en regardant quelques secondes le plafond, il ferma les yeux afin de prendre pleinement conscience de la situation, et lorsqu'il les rouvrit, il n'eut même pas à fixer le français avant de reprendre la parole, changeant cette fois de sujet bien qu'il en demeura tout aussi sérieux :

-Je suis désolé... lâcha-t-il soudainement en un souffle. C'est par ma faute que tu es ici, tu étais chez moi sous mon invitation, par simple... Nostalgie du bon vieux temps, et tu étais là au mauvais endroit au mauvais moment. Mes chers collègues ont voulu me rendre visite, et tu t'es retrouvé sur leur chemin alors que moi je n'étais pas chez moi. J'ignorais totalement où tu étais au départ, je t'ai cherché... J'ai cru que tu étais parti, tu pars toujours sans prévenir personne, mais j'ai bien vite compris que c'était plus compliqué que cela.

Déglutissant en esquissant une grimace de la bouche, le vampire se redressa avant de s'étirer, se penchant ensuite en avant pour fixer son prisonnier et de terminer très simplement :

-Et je suis vraiment, sincèrement désolé de ce qu'il t'est arrivé par ma faute.

Morgan laissa alors passer quelques instants de silence, faisant lentement tourner la fiole pleine du liquide magique dans sa paume, réfléchissant à ce qu'il allait faire. Puis, soudain, l'homme se leva d'un air plus décidé, s'approchant de l'autre français en lui saisissant brutalement le menton pour le forcer à regarder en l'air, mettant ainsi sa jugulaire bien en évidence vers laquelle il ne put s'empêcher de jeter un regard en biais. Ouvrant l'ampoule de verre en cassant son extrémité avec ses dents, il reprit alors la parole sur un ton bien plus ferme et assuré, quelque peu rapide comme s'il était pressé :

-Bon, alors, tu n'as pas à t'en faire. La cécité ne sera pas permanente, normalement cela durera de quelques jours à quelques semaines, tout dépend de ce que l'on appelle cécité, néanmoins je suis vraiment désolé mais... Cela sera douloureux. Très douloureux. Ca va brûler ta rétine et quelques autres couches inférieures, j'aurais put atténuer la douleur mais elle nous servira de bouton "marche" à ta legilimencie. Quand tu seras aveugle tu seras donc normalement bien plus sensible à tous ces chocs et... Je crois que c'est tout.

Soupir, et déglutissant une nouvelle fois, Morgan tira de ses doigts la peau autour de l'oeil de l'ancien enseignant pour le forcer à garder les yeux ouverts, et, approchant la solution près de l'oeil, une vive hésitation le saisit. Il savait pertinemment que lui aussi souffrirait le plus horrible des calvaires, mais si c'était cela pour survivre... Oui, il en était capable.

-Je suis vraiment... Vraiment désolé. Mais tu as fait le meilleur choix possible... Prêt ?

Et après la brève réponse de son calice, le Mage Noir pris une profonde inspiration en versant la potion dans l'oeil du français, juste avant que des cris ne résonnent dans les combles du manoir.


FICHE D'APOLLINA POUR LIBRE GRAPH


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Past never goes


« On dit toujours que les démons viennent des enfers. Mais la vérité toute simple est celle que l'on tait à tous, c'est qu'eux aussi descendent du ciel. »

   

   
   
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MessageSujet: Re: Négociations [PV Ludovic Descremps]   Lun 1 Fév - 2:15




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Sa décision à peine prise, le mangemort sembla envahit d'un profond soulagement, certain que ces mots avaient annoncés sa survie. Pourtant, à mesure où il s'excusa des évènements, le français le fusilla un peu plus du regard. Il ne souhaitait qu'une seule chose, aussi ingrat cela aurait pu paraitre à cette tête à claque au sang pur ; qu'il meurent tous deux le plus vite possible afin de terminer une fois pour toute cette interminable histoire.

— Ferme-la, ordonna le français d'une voix tremblante et aiguë alors que son regard s'embuait. Qu'on en finisse.

Le mage noir ne réagit pas tout de suite, se redressant pour faire quelques pas dans la minuscule chambre, tenant le venin doré qu''il faisait rouler entre ses paumes comme un simple jouet. Les murs de pierre, la fenêtre minuscule, la banquette et la porte, les toutes dernières choses à voir en dehors de cette homme qui avait détruit sa vie avec plus d'application qu'un dragon. Une poigne soudaine lui saisit le menton, lui levant la tête vers le ciel en le forçant à regarder en l'air. Il tourna les yeux vers l'homme au-dessus de lui, suppliant, terrifié, bouche close, dents serrées, décidé à lutter pour le regarder et hocha la tête à contrecoeur sachant qu'il ne pourrait jamais être prêt. La première goutte tomba, semblable à un feu planté d'épines qui le brulèrent méthodiquement, tirant de sa gorge un long cri qu'il laissa échapper en une profonde déchirure.

Il laissa échapper un sanglot avant que les pleurs ne débutent comme un flot incontrôlable, son propre corps essayant de recracher le poison par tous les moyens possibles. Malgré tous ses efforts pour les retenir, des larmes amers quittèrent ses yeux pour se perdre dans sa bouche et sa barbe. Il hoqueta avec la même détresse qu'un enfant perdu pour s'être écarté trop loin du chemin. Priant pour remonter le temps, bien avant ce manoir, bien avant Poudlard, bien avant ses voyages et bien avant d'avoir trouvé ce qui avait tout fait commencer.




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