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 Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3

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Gallions : 1556
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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Ven 30 Oct - 0:11


 

 

 
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Oswin hocha la tête lorsque l'homme lui demanda la confirmation sur le positionnement de la Bibliothèque, plongée dans ses pensées. Mais pour avoir songé à commettre un presque attentat devant le bâtiment, la brune avait mine de rien aisément retenu la position de cette dernière.
Néanmoins, si même le français ne savait où ils se trouvaient lors de leur arrivée ils allaient avoir quelques difficultés à se retrouver dans le bâtiment, et sachant qu'en plus ils avaient un livre mystérieux à retrouver la tâche se révélait plus dure qu'elle ne le pensait. Ainsi, à peine l'enseignant eut-il terminé de parler que la jeune femme tentait deja de se rappeler des gestes qu'elle avait esquissé, du chemin qu'elle avait pris, en somme, de tenter de reconstituer la scène. Elle ferma presque automatiquement les yeux, suivant l'autre au simple son de ses pas sur le chemin, à sa présence à ses côtés et à la chaleur que son corps ressentait. Lentement, dans une danse gracieuse, les éléments du décor reprirent plus ou moins place dans l'esprit de l'Auror. La pierre gelée sous ses doigts qui avait pris la place du parquet, l'air soudain plus froid tandis que tous les côtés des rangées d'étagères l'entouraient. Des livres, des tonnes de livres, et certains déjà renversés suite à leur arrivée. Au fur et à mesure que les éléments lui revenaient, ce fut presque instinctif, les couloirs empruntés se dessinaient, lentement, lointains, et elle ne pouvait pas encore les voir c'était comme... S'ils étaient là, juste devant elle, mais qu'elle ne pouvait les attraper. Fronçant les sourcils, frustrée par ces informations si inaccessibles, cherchant plus intensément encore à atteindre ce but qu'elle s'était fixée. Les couloirs empruntés, à la suite du français qui fuyait une nouvelle fois... Oui, Ludovic qui fuyait, et pourquoi? Pourquoi fuyait-il?
Et presque immédiatement, la brune sembla ressentir dans sa paume le cuir dur d'un pommeau d'une arme, elle crut entendre le sifflement d'une lame et sentir la respiration paniquée d'une proie dominée. L'image de cette dite lame s'imposa alors à elle, caressant en un doux frisson la peau d'un homme qui n'en valait pas la peine, frémissant d'envie de s'enfoncer dans la peau si blanche de ce dernier. Le souffle court, l'envie sordide et sauvage de soulager sa soif, l'aveuglement presque joussif dont elle avait fait preuve entre ces murs de livres lui revint en mémoire tandis qu'une crainte sourde envahit à nouveau son esprit. Si proche, si simple, si vulnérable...

Un contact.
Ce fut en somme ce qui la ramena à la réalité, ce qui lui fit ouvrir les yeux alors qu'elle se rendait compte s'être arrêtée d'avancer. Et la première chose qu'elle vit en ouvrant les yeux ce fut, une nouvelle fois, le visage de son compte de mésaventure, Ludovic Descremps. Les poings serrés, le souffle court, la brune prit une profonde inspiration, les yeux grands ouverts tandis qu'elle camouflait sa respiration rapide afin de ne pas trahir l'élan de peur ou d'excitation qui venait de l'envahir. Elle déglutit ensuite avant de tenter d'articuler quelques mots même si cette fois, ce fut sa voix qui l'abandonna, même si elle finit tout de même par revenir au bout de quelques secondes :

-Excusez moi, vous m'avez parlé?

La surveillante fini alors par soupirer, un léger sourire aux lèvres avant qu'elle ne plante à nouveau son regard dans celui de son partenaire,  reprenant ensuite la parole d'un ton calme mais sérieux :

-Passons ce... Ce détail d'accord ? Je sais où nous devons aller.

Du moins... Elle l'espérait.
Prenant cette fois les devants, Oswin se dirigea d'un pas ferme à l'intérieur de la Bibliothèque visitée quelques temps auparavant, marchant assez rapidement pour ne pas laisser à l'autre le temps de  s'inquiéter trop longtemps. Elle hésita un instant lorsqu'elle pénétra dans la plus grande des pièces, se repassant les premières minutes dans ce monde irréel dans sa tête avant de prendre la direction par laquelle ils étaient arrivés. Ne se souciant pas le moins du monde de celui qui la suivait ou au contraire qui l'avait perdue, il ne lui fallut que quelques instants avant qu'elle ne se retrouve dans la rangée même dans laquelle ils avaient commencé leur petit périple, à l'endroit même où elle avait prit tant de plaisir morbide à surplomber son collègue...

-Bon... Et bien le livre à présent...


 

 



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Gallions : 3361
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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Ven 30 Oct - 1:24


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Cela faisait peut-être un petit moment que Ludovic n'avait pas perdu l'attention de quelqu'un en lui parlant. Peut-être, car il ne faisait aucun doute qu'une personne face à un ennui mortel pouvait faire preuve de grandes capacités pour feindre l'intérêt. Lui-même le faisait assez souvent lorsque... mais n'entrons pas là-dedans. En règle général, le français ne remarquait pas la baisse de motivation de son auditoire avant d'avoir fini d'exposer ses plan, mais dès qu'il le faisait, cela avait tendance à précipiter l'heure de la mise en application que ses appâts et leurres aient écoutés ou non. La vie est une chose cruelle, ceux qui ne l'écoutaient pas pouvaient en faire les frais. Pourtant, il ne fut pas le moins du monde vexé par la soudaine absence de sa collègue qui semblait trouver le fond de sa boite crânienne plus intéressante que leur promenade. A vrai dire, il ne prenait pas souvent ces choses là de manière personnelle, en profiter pour faire faire n'importe quoi aux inattentifs était juste un naturel retour des choses, mais il ne se vexa pas cette fois, non par habitude, mais par un brusque élan de curiosité, méfiance et inquiétude ou n'importe quel mélange subtile de ce genre qui pouvait en général conduire à une série de réactions imprévues.

Fronçant les sourcils, l'ébouriffé tourna la tête en direction de la jeune femme, immobile, les yeux fermées, avec un imperceptible sourire malsain sur les lèvres qui lui tira un frisson.

— Oswin ? demanda soudain le maigrichon.

Elle ne répondit pas, totalement ailleurs et le malaise gagna un cran supérieur après l'autre jusqu'à ce que le sorcier sente des sueurs froides glisser le long de sa nuque et même entre ses omoplates. Il répéta le nom de la surveillante une fois ou deux, tentant en vain de rompre le malaise qui commençait à l'envahir et finit par approcher d'elle pour lui saisir le bras dans une étreinte crispée.

— Oswin, ça va ? demanda-t-il encore, presque trop bas pour qu'elle l'entende.

Elle fini par ouvrir les paupières, lui demandant s'il avait dit quelque chose avec l'air de sortir d'un songe. Le français ne répondit rien, fixant la jeune femme droit dans les yeux avec le visage fermé et le regard lourd de reproches. Il la lâcha aussi soudainement qu'il l'avait agrippé, comme après s'être brulé et fit un pas de côté pour bloquer une nouvelle fois la porte qui commençait à se refermer.

— Je n'ai rien dit, répondit-il enfin d'un ton froid.

Et il y avait plus d'une chose dans ses pensées pour lesquelles il aurait voulu dire cela.
Observant la jeune femme se glisser dans le bâtiment, le maigrichon lui emboita le pas, non sans jeter un coup d’œil en arrière et en veillant à conserver un bon mètre de distance. La trêve avait-elle durée une heure ? Il aurait fallut chronométrer. L'entrée de la bibliothèque à peine passée, le français s'était coulé sur le côté, prenant une allée au hasard pour disparaitre dans le dédale de couvertures. Ce n'était pas une très grande salle, aucun risque qu'il se perde. Il progressa le long du chemin, suivant à l'envers les pas invisibles qu'il avait fait pour sortir de cet endroit la première fois. Droite, gauche, deux fois à droite. Il s'arrêta à une petite distance de leur point d'origine, ses doigts attirés par le dos un peu trop enfoncé de la couverture d'un livre. De la pulpe de l'index, il essaya de pousser l'ouvrage un peu plus loin, mais eut tôt fait de sentir le fond de l'étagère. Tirant deux livre de chaque côté de l'objet de ses lubies qu'il laissa tomber à ses pieds, il récupéra le livre récalcitrant qu'il cala au fond du meuble avant de commencer à dégager la rangée du dessous. Dans le petit bruit tendre des pages, les livres commencèrent à pleuvoir sur le plancher, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus un seul dans le rayonnage.

Cela n'avait pas duré longtemps, tout juste une minute, mais le français se laissa glisser au sol, s'accroupissant parmi les couvertures éparpillées pour feuilleter le livre qui trainait encore dans ses mains. Cela ne suffisait pas. Il le jeta sur le tas et en prit un autre dont les pages défilèrent sous ses yeux à la vitesse d'un battement de paupières et recommença ainsi jusqu'à ce qu'il n'y tienne plus et se lève pour faire son affaire au meuble en face de lui.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 1 Nov - 23:56


 

 

 
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Oswin s'avança dans la rangée, d'un pas bien plus lent que celui avec lequel elle s'était rendue à l'endroit où elle se tenait. Les bibliothèques avaient toujours été à ses yeux des endroits magiques, et franchement, depuis qu'elle était à Poudlard cet adjectif était vraiment le meilleur possible. Tant d'informations, de choses qu'elle ignorait, toutes ces connaissances à portée de main, à sa portée. Ce n'était peut-être rien, mais des années durant elle avait dut courir pour sauver sa peau, ne pouvant s'arrêter afin de se plonger dans un livre, une histoire improbable ou encore un ouvrage pouvant lui apprendre des dizaines de choses intéressantes. Non, au lieu de cela, elle avait appris à survivre, la loi du plus fort était devenue son quotidien et bien souvent, du haut de sa petite majorité elle s'était retrouvée dans des situations plus que délicates. Oh bien sûr la vie d'une enfant des rues lui avait apporté de nombreuses valeurs et lui avait appris des centaines de choses, crocheter les portes voler, ou simplement trouver un abri pour la nuit, mais ce n'était en rien comparable à tout ce que les Sorciers de son âge avaient eut droit : une scolarité riche et passionnante.

Les couvertures en cuir défilèrent sous ses doigts tandis que l'Auror continuait à s'avancer à pas feutré entre les étagères. Trouver le bon livre s'avérait être une tâche difficile, mais c'était peut-être la seule façon de sortir de ce cauchemar et de retourner dans leur propre monde, de sortir de ces pages dans lesquelles ils étaient enfermés. D'ailleurs, y figuraient-ils? Deux inconnus débarqués de nulle part qui causeraient probablement des problèmes monstres quelques chapitres plus tard ? Il y avait de grandes chances, auquel cas cela serait bien la première fois que leurs petites mésaventures ne faisaient pas parler d'eux. Enfin, cela serait quelque peu étrange, mais la situation n'était-elle pas déjà étrange?
Oswin fini par enfin s'arrêter, se tournant face aux livres, hésitant quelques secondes avant de se saisir d'un ouvrage au hasard, l'ouvrant à la première page pour en connaître le titre. Bien évidemment et sans grande surprise, ce ne fut pas le livre qu'elle cherchait, c'est pourquoi elle le reposa à sa place avant d'en piocher un autre. Ce ne fut pourtant pas ce qu'elle fit, et elle garda l'objet en main tandis qu'elle en tournait les pages délicatement. Vierges. Voici ce qui lui sauta aux yeux, les pages étaient toutes vierges. Fronçant les sourcils, la brune reposa le livre à sa place avant d'en prendre un second, forcée de constater que lui aussi était dans le même état. Une nouvelle lueur d'incompréhension passa dans le regard de la surveillante qui laissa ce dernier ouvrage sur la table. Elle n'était pas exactement là où ils s'étaient tous deux trouvés, elle et Ludovic lors de leur arrivée, peut-être était-ce là la raison pour laquelle tous les écrits étaient inexistants.
Elle répéta ce même manège de nombreuses fois, et au bout de quelques longues minutes la brune finit par enfin tomber sur l'objet tant désiré. Immédiatement, un léger sourire etira les lèvres roses de la jeune femme, et elle se retourna par reflex comme pour montrer sa trouvaille à son compagnon, avant de réaliser qu'il n'était plus derrière elle, et ce depuis longtemps. Refermant la bouche qu'elle venait d'ouvrir afin de lui parler, Oswin fronca les sourcils avant de fourrer le livre dans le sac précédemment offert par son gentleman de collègue, se dirigeant au son des livres s'écrasant sur le sol à travers la Bibliothèque, à la recherche du principal intéressé. Il fallut avouer qu'au moins le brun n'était pas difficile à retrouver, et lorsqu'enfin elle trouva la rangée dans laquelle il se trouvait, allant déjà à ses vilaines habitudes, la jeune femme s'appuya non loin de lui, l'observant quelques secondes sans un mot.
Depuis le temps qu'elle le côtoyait, elle avait crut comprendre que ce genre de réactions étaient communes de sa part dans les bibliothèques. Elle-meme en avait déjà faut les fraits plus d'une fois, et son cuir chevelu s'en souvenait encore. Et s'ils étaient là, c'était bien en somme de par sa faute, mais énumérer les fautes de l'un ou l'autre à chacune de leur rencontre serait bien trop long pour l'enumerer en un paragraphe, c'est pourquoi Linda ne tarda pas à s'annoncer, toussant légèrement avant de prendre la parole :

-Descremps ...? Si c'est cela que vous cherchez, je pense que ce n'est déjà plus la peine de creuser.

Sortant le livre de son sac sur ces dernières paroles, l'Auror le secoua légèrement avant de S'approcher, s'appuyant cette fois sur l'une des étagères tout juste vidées par l'autre en le fixant, lui et le tas de pauvres victimes de feuilles et de cuir qui trainaient mollement par terre :

-C'est dingue... Vous savez qu'avec vos manies vous allez vous attirer les foudres de bibliothécaires d'un monde totalement différent du notre ? Criminel inter-mondes recherché pour trouble à l'ordre public... Ça nous ferait une belle jambe tiens...!

Finir par à chaque fois déranger toutes les bibliothèques qu'il voyait relevait franchement du trouble psychologique, et peut-être aurait-il fallut que le brun se retienne un peu mais... Après réflexion...
Pourquoi pas?


 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 2 Nov - 1:40


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Tout à fait dans son élément, Ludovic délogeait les livres un à un avec une régularité des plus satisfaisante. La première chose qu'il avait remarqué, était que chaque ouvrage était de la même taille, de la même couleur et du même poids. Donnant à cette bibliothèque l'aspect d'être gavée de livres sans personnalité. La seconde chose, bien sûr, furent les pages vierges. Cela pourtant, il n'y prêta pas attention. Son habitude bien rodée, il continuait à vider une étagère après l'autre, appréciant le fait que les rayonnages de cette bibliothèque soient moins hauts que dans celle de Poudlard ; les meubles se trouvaient vidés plus rapidement. Un énorme tas de livres se trouvait à ses pieds, résultat de deux ou quatre étagères vidées, lorsque la surveillante essaya de détourner son attention, agitant devant elle un grimoire identique aux autres. L'échevelé lui adressa tout juste un coup d'oeil avant de récupérer les deux derniers grimoires abandonnés sur son étagère et de commencer à les feuilleter.

— Vous êtes sûre ? demanda-t-il d'un ton vaguement intéressé. Il faut lire plus loin que la couverture.

Sans se préoccuper d'une éventuelle réponse, le maigrichon lâcha un de ses ouvrages et fit un peu de place au sol du bout du pied pour s'asseoir, calant son dos contre les meubles vides. Il ouvrit son dernier livre sur ses genoux et commença à en tourner les pages soigneusement, à peine surpris de les voir noircies de mots. De son côté, la surveillante terminait sa petite morale, obtenant pour toute réaction un haussement de sourcil et un regard blasé de la part de son confrère.

— Venez voir, fit-il avec un petit signe dans sa direction du bout des doigts.

Le professeur tourna de nouveau la tête vers son livre, allongeant ses jambes dans l'allée sans se soucier du nombre de bouquins qu'il poussa sur son passage. Tournant une nouvelle page.

— Vous avez vu, il n'y a rien dedans. Ce sont toujours les mêmes mots dans ceux qui sont remplis et tous les autres sont vierges. C'est à se demander pourquoi il y à une bibliothèque. Il referma le grimoire et le laissa tomber sur le reste de la pile. Complètement inutile. Il doit y avoir combien... ajouta-t-il. Cent... trois cents livres au moins et il n'y en a pas un seul de plein. C'est totalement inutile. Combien de livres vous avez lu dans votre vie ? Cent, mille ? Vous imaginez, si on arrivait à se rappeler de la moitié d'entre eux du début à la fin ? On pourrait remplir ceux-là. Un livre après l'autre, un moyen de stocker à un seul endroit tout ce que vous avez appris. Une bibliothèque vierge à remplir. Merveilleux. Je pourrais faire ça... marmonna-t-il.

Glissant la main sous son pourpoint, Ludovic chercha une minute avant de remettre la main sur son fidèle crayon à papier, piochant au hasard dans la pile d'ouvrages autour de lui pour en tirer un vierge qu'il ouvrit à la première page avant de tourner la tête vers la jeune femme.

— Une idée de ce que vous voulez lire en premier ?


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 3 Nov - 0:51


 

 

 
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Lorsque l'homme lui demanda si elle était sûre, sur un ton des plus suspicieux il fallait l'avouer, Oswin leva les yeux au ciel en secouant légèrement la tête, semblant à la fois désespérée et n'ayant pas la force -ou l'envie?- de se défendre plus que cela contre cette presque accusation.

-Bien évidemment que je suis sûre, j'ai vérifié tout de même.. !

La prenait-il pour une sotte ou quoi? Mais quoi qu'il en fut, la brune ne s'attarda pas plus longtemps sur ce dernier point, jetant pourtant un oeil à l'intérieur de l'ouvrage juste pour vérifier au cas où que ses recherches lui avaient bien permis de tomber sur le bon livre. Heureusement pour elle, ce fut le cas, et ce fut presque avec soulagement qu'elle glissa à nouveau le parchemin dans le sac légué plus tôt par son collègue. Ce dernier d'ailleurs ne tarda pas par attirer son attention de quelques simples mots ainsi que d'un geste discret, tournant les pages d'un autre livre écrit avant d'expliquer avec une clarté simplicissime la raison de ses quelques "suspicions".
L'Auror s'était alors penchée en avant afin de regarder les pages que lui présentait son interlocuteur, restant toujours debout du fait de ses mauvaises habitudes d'Auror, autrement dit toujours surplomber son ennemi, chassant et retenant les mèches rebelles qui vinrent fouetter le visage de Ludovic, tout en se mordant légèrement la lèvre inférieure, presque gênée de ce petit détail même si sur son visage ne pouvait se lire que son intérêt à peine dissimulé envers les paroles de l'autre. Alors ainsi, tous les livres se ressemblaient, et ce n'était donc pas qu'une impression ? Bon à savoir, mais alors si aucuns livres n'existaient, pourquoi en était il l'inverse pour le bâtiment ? Pourquoi n'était-ce pas qu'une façade prête à s'écrouler ? À peine eut-elle commencé à dériver sur ces autres sujets que le français la rappela à l'ordre en lui posant quelques questions qui la prirent au dépourvu, mais dans tous les cas elle n'eût le temps d'y répondre qu'il partait déjà dans ses idées farfelues, marquant ensuite une courte pause avant de sortir un crayon et, se saisissant d'un livre vierge, de poser une question encore plus surprenante à son auditrice.

Elle aurait presque put sursauter si elle n'avait pas été Auror face à cette étrange proposition, mais comme c'était le cas, la jeune femme se contenta d'un rictus et d'un sourcil froncé tandis qu'elle se redressait, enlevant de sa vue de rêve à l'enseignant qui restait malgré tout un homme malgré son excentricité.

-Ce que je veux lire ? Drôle de question..!


Un nouveau sourire etira ses lèvres lorsqu'elle songea à tous les livres qu'elle avait lu et tous ceux qu'elle aurait aimé lire, se moquant presque du ridicule dont elle devait avoir l'air avec son manque de culture, mais heureusement pour elle, ce ne fut clairement pas sur ces quelques détails sur lesquels elle s'arrêta. Ce qu'elle désirait lire... Et puis, qu'allait-il faire? Lui écrire un roman? Une biographie? Et lui offrir? Nouvelle idée étrange, et cela dut une nouvelle fois se ressentir au fond de ses yeux ou une lumière déjà amusée brillait depuis longtemps. Finalement, elle finit par fixer son regard sur le brun, lui souriant paisiblement alors qu'elle répondait au bout de trop longues secondes à la question précédemment posée:

-Je suis très ouverte, surprenez moi Descremps. Il se passait quelques secondes durant lesquelles elle hésita clairement, mais elle termina par prendre un profonde inspiration avant de reprendre : Pourquoi ? Vous allez m'écrire quelque chose?

Bien évidemment, le brun ne répondit pas immédiatement, et pour réussir quelque peu à lire ce que ce dernier écrivait, Oswin se tourna afin d'être dans le bon sens, presque mal à l'aise de rester debout pour une fois. Tout cela semblait... Si formel. Et pour quoi ? Pour rien. Ce fut donc en se mordant les levres après une enième hésitation que jeune femme s'appuya sur l'étagère aux côtés de l'ancien Serdaigle, puis, elle s'y laissa glisser avant de finir assise auprès de l'autre, si proche qu'on aurait lut les croire blottis l'un contre l'autre, le regard toujours aussi prit par ce stylo qui grappillait la page de hiéroglyphes indéchiffrables.
Bon, après tout, ici il n'y avait pas de ministère. ' les lois des Auror ne devaient donc probablement probablement le plus exister. Bon, et bien au moins, si jamais elle n'aurait plus de raisons pour s'être laissée glisser là.


 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 3 Nov - 2:43


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Alors qu'il était occupé dans ses livres, une cascade de cheveux glissa le long de son visage, lui faisant cligner des yeux et se passer une main sur le visage pour chasser ce chatouillement. Le temps qu'il lève la tête une seconde pour en voir l'origine, la jeune femme avait rassemblé ses mèches brunes. Une distraction inattendue qui faillit bien le couper dans son élan de paroles. Heureusement, il parvint tout de même à rester assez concentré pour finir. Affichant un sourire à la réponse surprise de la jeune femme avant de se tordre le cou pour la voir. Il abandonna assez vite et patienta, son crayon posé au début de la page en attente d'un sujet de la part de la jeune femme. Cette dernière laissa d'ailleurs planer un long silence, si long à vrai dire que l'échevelé avait commencé à noircir son coin de page, s'interrompant lorsque, enfin, Oswin se décida à répondre, lui demandant de la surprendre.

— Je ne demande que ça, répondit-il, levant une nouvelle fois les yeux en haussant un sourcil. Vous ne voulez pas vous asseoir ? demanda encore le brun, déblayant un peu les livres à côté de lui pour faire de la place à la surveillante. Vous allez finir par me donner un torticolis.

Alors que la française semblait hésiter à ajouter quelque chose, le professeur continua à faire de la place par terre, s'impatientant de voir l'Auror rester debout. Il finit par lâcher un soupir, basculant la tête en arrière et attrapant le poignet de la brune pour la tirer légèrement vers le plancher.

— J'avais plutôt pensé que vous m'aideriez, corrigea-t-il. Tant qu'à avoir toute une bibliothèque à sa disposition autant ne pas la remplir tout seul, certains trouveraient cela prétentieux. Et puis... imaginez que je me trompe.

La jeune femme s'installa enfin à côté de lui et l'enseignant essaya de lui faire un peu de place, se décalant de côté sans parvenir à ce que la différence soit très visible, bloqué par les piles de livres.

— Un sujet donc... reprit-il tournant les yeux en direction du visage de la jeune femme avant de les lever, cherchant une idée au fond de son crâne. Hum... Commençons simplement, lâcha-t-il reportant son attention sur les pages vierges. Vous connaissez l'histoire des sorciers à travers les âges ? J'ai entendu dire qu'à l'époque du moyen-âge il y avait eut des persécutions de sorciers. Peut-être que l'on pourrait écrire quelque chose pour changer le point de vue des gens d'ici au besoin, détailler un peu les bons côtés de la magie histoire qu'ils n'aient pas une trop mauvaise opinion. S'il y en a assez qui savent lire ça les fera peut-être réfléchir un peu avant d'essayer de nous tuer. Après tout, c'est aussi à cela que servent les livres. Ou alors noter les sorts que l'on connait!. Quitte à ne plus pouvoir s'en servir autant s'en souvenir.

Il s'interrompit, préférant éviter de penser à sa baguette désormais inutile. Il y avait bien d'autres façons de faire de la magie, même en dehors des sortilèges, mais ne pas pouvoir utiliser le B.A.BA de la magie c'était comme ne plus savoir respirer. Plus de raccourcis ensorcelés, plus de tableaux animés, plus de sorts à inventer, plus de duels... Le brun prit une profonde inspiration et griffonna en vitesse quelques mots de français à mesure qu'il parlait.

— Chapitre un, les sorts pour débutants. Levant les yeux au ciel, le professeur fit jouer le crayon entre ses doigts avant de reprendre. Mes préférés ce sont les lumos, mais ce ne sont pas vraiment les plus simples qu'on puisse trouver. À Poudlard on commence généralement par le Wingardium Leviosa et à Beauxbâtons... il grimaça un moment. Je ne me rappelle plus. Vous avez commencé par quoi ? demanda-t-il en tournant la tête vers la brune.


 

 

Rappel camouflage:
 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 3 Nov - 23:47


 

 

 
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La surveillante n'eût finalement pas tant le temps de s'attarder que Ludovic la tira presque impatient auprès de lui, ne supportant apparemment pas qu'elle reste debout aussi longtemps à son plus grand étonnement. Ce geste plus qu'inattendu surprit la jeune qui, une fois la surprise passée se laissa tout de même descendre au sol, abandonnant un instant ses habitudes d'Auror pour se laisser aller à quelques... Quelques manies bien moins habituelles. Une fois assise, Oswin mit tout de même quelques secondes avant de se sentir tout à fait à l'aise, la situation était, il fallait l'avouer, des plus étranges et y aller tranquillement n'aurait clairement pas été elle. Mais ne l'avait-il pas dit lui même ? Des surprises, il en avait encore plein les poches. Alors bon, si elle devait s'étonner à chaque fois qu'il entreprenait quelque chose de détonnant surtout que cela risquait de devenir une habitude, elle n'était pas couchée...!
C'est pourquoi elle ne mit pas plus de quelques minutes à se faire à cette nouvelle situation, écoutant avec attention l'enseignant qui se lançait déjà dans sa tentative de "surprendre", comme il l'attendait tant.
Mais dans l'immédiat, ce qui fit sourire la jeune femme ce fut lorsque le français justifia son besoin d'elle, comme quoi il serait capable de se tromper. Et cela, quelque part, avait beaucoup plus de rareté qu'un élève poli à Poudlard. Linda esquissa donc un sourire en coin amusé tandis qu'elle levait un sourcil, même si son regard lui prouvait clairement qu'elle prenait cela avec légèreté.

-Vous ? Vous tromper ? Par tous les Dieux, quelle catastrophe! Elle sourit un peu plus, avant de rajouter légèrement plus sérieuse : Non, plus sérieusement, quand bien même cela arriverait vous pensez vraiment que je suis la mieux placée pour vous corriger ?

Après tout, elle n'avait appris que peu de choses sur la magie. Des sorts, de ci, de là, et ceci composait là la plus grande qu'elle avait de ce monde qui l'intéressait tant.
Mais Ludovic resta sur ses idées, et il continua en proposant quelques sujets sur lesquels la brune était plus ou moins calée. Finalement, son choix se porta sur les divers sorts qu'il existait, comme s'il voulait consigner en ce lieu toutes ses connaissances sur la matière même qu'il enseignait, et faire de cette bibliothèque un concentré de tout ce que l'on pouvait trouver dans les couloirs de Poudlard. Un concentré oui... Quoi que non, jamais aucune bibliothèque n'aurait put, quand bien même elle serait grande, contenir ne serait-ce qu'une once du charme de l'ancienne école de magie qui avait vut passer dans ses couloirs tant de Sorciers en herbe, tous plus curieux ou tête brûlée les uns que les autres, tous évoluant dans cet endroit irréel comme si c'était là le plus naturel des droits... Non, impossible de ramener de cette atmosphère ici, et dans n'importe quel autre endroit d'ailleurs.

Suivant machinalement des yeux les gribouillages de l'homme sur les pages blanches sans pour autant les voir, plongée dans ses pensées, même si elle ne tarda pas à en sortir lorsque l'autre lui demanda ce qu'elle avait appris en premier. Sans vraiment s'en rendre compte, elle s'était assise plus confortablement durant les discours du français, ayant ramener ses jambes vers elle alors que le sac trainait à sa gauche, s'appuyant elle même légèrement sur son comparse à sa droite, sa tête sur l'épaule de ce dernier pendant qu'elle fixait malgré tout les pages à peine grisées de l'ouvrage.

-À Poudlard on commence par le Wingardium Leviosa? Tiens... Pour une fois j'ai dut suivre le chemin traditionnel.

Elle laissa trainer un court silence tandis qu'elle se remémorait son propre apprentissage, à la fois si merveilleux et un vrai cauchemar. Peut-être avait-elle commencé comme tous ces élèves dont s'occupait l'échevelé, mais elle était certaine que tous n'avaient pas suivis comme elle avait appris. Pas avec un maître tel que le sien, aussi instable que brillant.

-Enfin, ça n'a pas duré longtemps. Celui qui m'a... Tout appris était du genre paranoïaque. À peine après trois mois de cours il s'était mis en tête de m'apprendre à faire apparaître un Patronus, et au bout de cinq il voulait m'apprendre à me défendre. J'apprenais vite, c'est sur, mais de là à apprendre ces sorts aussi tôt... J'en était bien incapable. C'était un homme bon, très intelligent, vétéran des deux guerres d'ailleurs, mais si vous voulez mon avis, cela a dut le marquer puisqu'il ne faisait même plus confiance au ministère où il a travaillé. Enfin... Ce n'est pas très intéressant j'imagine, et puis, il a certainement bien fait puisque j'ai réussit à m'en sortir malgré tout non ?

Elle avait terminé sa petite histoire sur une question, c'est vrai, mais ce fut comme si elle n'attendait pas de réponse, son vissage uniquement paisible fixant encore et toujours les parchemins que tenaient le français. Et un nouveau court silence s'installa tandis qu'Oswin réfléchissait, puis soudainement, elle reprit avec un peu plus d'entrain, tournant légèrement la tête pour fixer du coin de l'œil son interlocuteur :

-Et vous ? Comment vous vous y prenez avec les enfants ? Vous commencez comme tout le monde par le Wingardium Leviosa ?

Faire comme tout le monde... C'était étrange, mais la brune avait quelque mal à associer cette idée avec le français. Surprenant n'est-ce pas?


 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mer 4 Nov - 2:34


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Un fin sourire étira les lèvres du français. Alors comme ça la terrible, impitoyable et armée jusqu'aux dents Oswin trouvait inconcevable le fait qu'il puisse se tromper ? Elle lui brossait l'égo dans le sens du poil ou il ne s'y connaissait pas, mais la remarque n'eut aucun mal à le mettre de bonne humeur. Haussant un sourcil flatté tout en tentant de prendre un air modeste - avec toute la crédibilité qu'on peut imaginer pour un Ludovic dans ce genre de circonstances - l'échevelé prit quelques minutes pour savourer le compliment, y répondant avec plaisir d'un ton piquant assortit à la plaisanterie de la jeune femme.

— Pourquoi pas ? Vous essayez bien de corriger mon aversion pour les classements de bibliothèques. Mais, plus sérieusement aussi, poursuivit-il, n'importe qui pourrait me dire que je me trompe. Il suffit que vous sachiez quelque chose que j'ignore. Il y a des centaines de personnes plus calées que moi dans un tas de domaines et je suis sûr que vous en connaissez plus que vous ne le croyez. Vous imaginez si l'on devait tout savoir ? Quel ennuis ce serait.

Ayant tracé en quelques secondes le premier titre de ses chapitres, Ludovic ajouta une liste de petits points. Inscrivant les lumos un peu vers le bas et s'arrêtant juste avant de mettre le wingardium en deuxième position. La surveillante commençait à prendre ses aises, s'appuyant contre lui, si bien qu'il n'arrivait plus à apercevoir son visage et encore moins à tourner la tête. Il prit une petite seconde pour se faire à cette nouvelle situation, pas si désagréable en soit, songeant qu'ainsi au moins il pourrait se concentrer sur le livre sans se soucier qu'elle le voit. Elle aussi avait commencé par le wingardium, mais elle n'ajouta rien de plus. Le brun l'encouragea d'un neutre "Ah bon ?" et attendit qu'elle poursuive, le regard las perdu dans les profondeurs blanches des pages du livre. La jeune femme reprit bientôt la parole et le maigrichon dut s'y prendre à plusieurs fois pour s'empêcher de répondre en cours de route et attendre patiemment quelle ait terminé, sa main inscrivant machinalement les mots "patronus", "sorts avancés" et "sorts de défenses" dans son sommaire. Il ajouta aussi les sorts d'attaques et les sorts du quotidien avant de marmonner une réponse assez animée pour avoir l'air railleuse.

— Bien sûr qu'il à bien fait, il vaut mieux connaitre de bons sorts d'attaques et de défenses lorsqu'on commence à m'avoir dans les pattes. Le professeur s'interrompit, tapotant la page de la pointe de son crayon avant de reprendre. C'était un homme pressé. Il devait penser qu'il n'aurait pas le temps de tout vous montrer.

D'un geste sec, le brun traça des lignes droites entre chaque colonne de sous-chapitre qu'il transforma en fins rectangles bientôt coupés en leur milieu et affinés un à un pour faire des ruptures un peu plus gracieuses. La question de la française le tira soudain de son oeuvre, lui faisant esquisser un mouvement de tête dans la direction de sa voisine avant qu'il ne tourne la page et en passe encore trois, posant la main au sommet de celle de droite pour y noter le nom du sort qu'on lui demandait.

— Avec les enfants ? répondit-il, soudain enthousiaste. Et bien... oui j'ai dut commencer avec ça. C'était au programme et j'avoue que je ne savais pas bien par quoi commencer. Enfin non attendez, se reprit-il, fouillant une minute dans sa mémoire. Mon premier cour était avec des cinquièmes années je crois. Oui c'est ça. Je leur ait appris plusieurs sorts à la fois. Faitlamalle, bloclangue, silencio et d'autres petites choses utiles. C'était assez... condensé, mais je suis resté dessus durant un peu plus de deux semaines. Je crois que j'ai dut parler un peu trop et un peu vite, j'ai entendu dire qu'il y avait eut une épidémie de crampes après ça. Avec les premières années oui, c'était le wingardium et le lumos. Dramatique le lumos, je crois que trois élèves ont faillit casser leurs baguettes. Enseigner c'est plus difficile que ça en a l'air et je ne suis pas des plus patients.

Le brun fit une pause, songeant une minute à la montagne d'enfants qui se retrouveraient sans professeur de sorts du jour au lendemain. Il était prêt à parier qu'une grande majorité sauteraient de joie, jusqu'à ce qu'on lui nomme un remplaçant. Qui prendrait son post ? Le petit demi-gobelin au nom imprononçable ? N'importe quoi.

— J'aimerais bien approfondir davantage ma matière, reprit l'enseignant. Il y aurait de quoi occuper une vie rien qu'avec les sorts les plus ordinaires auxquels on pourrait penser, mais je ne sais pas si ça les intéresserait... sans oublier qu'il y a un certain nombre de critères à respecter pour les examens de fin d'année et même si je le voulais je ne pourrais pas faire sans. On m'a bien fait la leçon là-dessus. Si je ne termine pas le programme ce sont autant d'élèves qui seront incapables de terminer leurs examens, d'avoir de bons résultats à leurs ASPICs et donc d'avoir un bon métier dans la vie. Le maigrichon soupira. Comme s'il n'y avait que ça. Il marqua une courte pause avant de se reprendre retrouvant l'enthousiasme du début. Enfin bref, le wingardium doit bien être le plus simple pour commencer, même si je suis en train de me demander, avec la bibliothécaire, si je ne devrais pas commencer par l'accio...

S'arrêtant là pour ne pas noyer sa voisine de paroles et, surtout, pour ne pas s'emmêler les pensées, le brun commença à écrire une petite introduction historique du Wingardium laissant un blanc au niveau de certaines dates et certains noms qu'il aurait aimé pouvoir vérifier avec la professeurs d'histoire de la magie, si un jour il en avait l'occasion.

— Comment est-ce que vous avez rencontré "celui qui vous a tout appris" ?


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Jeu 5 Nov - 0:24


 

 

 
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Lorsque Ludovic prit son petit air de coq caressé dans le sens des plumes, tout fier de son effet, la brune ne pût retenir un bref rire, mais ce fut plus en réaction aux premières paroles de l'enseignant lorsqu'il dit avec assurance qu'elle tentait bien de son côté de corriger sa petite manie lorsqu'il se trouvait dans une bibliothèque. Elle ? Le corriger ? Non merci, elle en avait déjà assez bavé comme cela pour tenter une nouvelle fois de s'interposer entre les livres et le français. Quoi qu'après réflexion, il était quasiment impossible qu'elle réussisse à se tenir à l'écart assez longtemps que cette habitude ne lui tombe jamais dessus.
Levant un regard clairement amusé vers l'énorme tête de son interlocuteur au dessus d'elle, peinant pour retenir un sourire qui ne voulait que se montrer, la surveillante prit ensuite la parole, toujours amusée :

-Moi vous mettre dans le droit chemin ? Mais oui... Vous m'excuserez mais je ne m'y tenterai plus, cela fut assez mémorable la dernière fois alors je préfère autant que possible ne plus me placer entre vous et votre passion !

Tout savoir... C'était très certainement ennuyeux oui. D'ailleurs, c'était drôle à quel point ce sujet revenait régulièrement entre eux. L'ennui j'entends. À croire qu'ils n'étaient en réalité que de pauvres jeunes en pleine puberté, à la recherche de briser un peu plus chaque jour le quotidien qui les suivait de près. Quelque part, c'était peut-être vrai, qu'est-ce qu'elle en savait ? Elle n'était sûrement pas la mieux placée, elle qui piétinait lorsqu'elle restait plus de cinq jours sans activités, mais si c'était effectivement le cas, cela soulevait de nombreuses questions. Est-ce que cela voulait dire qu'ils ne cessaient de se croiser quelque part volontairement ? Pour se mettre en danger, pour briser cette routine que tous deux fuyaient ? Et même lorsqu'ils ne le désiraient pas, cela arrivait quand même... Peut-être que cela était-il devenu presque un besoin ? Une addiction ?
Cette dernière idée assombri légèrement le visage à nouveau baissé sur les pages de livre d'Oswin, qui plissa légèrement le nez en reniflant un coup, comme pour chasser cette idée trop oppressante. Être addictif était être dépendant, et être dépendant était tout sauf elle, car son indépendance c'était bien la l'une des rares choses auxquelles elle tenait.

Lorsque le français reprit la parole, lui assurant que le "Maître" avait bien de lui apprendre ces sorts en prévision de la tempête qu'elle côtoyait aujourd'hui. Il est vrai que face à l'ébouriffé, il valait mieux avoir de la ressource, mais de là à apprendre à une jeune fille qui venait à peine de recevoir sa baguette à se servir de sort de quatrieme ou cinquième année, c'était tout de même un peu exagéré. Mais qu'importe, la petite pointe d'égocentrisme de l'autre avait quelque chose de rafraîchissant, comme s'il dédramatisait toutes les situations grâce à une pique bien placée.

L'homme se mit ensuite à répondre à la petite question de la brune, non sans prendre de détours mais c'était plutôt bienvenue. C'était étonnant à quel point ils travaillaient tous les jours dans le même château, se croisant plus ou moins souvent, mais dans les faits ni l'un ni l'autre ne savaient ce qu'il se passait dans ces couloirs et dans ces salles. Oh, bien sûr, il y avait les rumeurs, et Dieu bénisse les colporteurs ! Et ainsi, personne n'ignorait la loquacité du Professeur d'astronomie ou le mauvais caractère de son collègue de sortilèges, tout comme personne n'ignorait la mauvaise réputation de la surveillante ainsi que sa tendance à laisser partir les élèves qu'après une soirée très difficile. Mais en apprendre un peu plus sur l'homme qu'il était, enfermé dans sa salle, c'était étrange comme si ce n'était pas la même personne. Le voir mature, s'occuper des enfants... Encore fallait-elle qu'elle accepte l'idée que lui même n'était pas un enfant, et ce depuis longtemps.
Après une courte pause, Ludovic reprit ensuite la où il s'était arrêté, affirmant cette fois qu'il aurait voulut y passer plus de temps, mais la menace invisible d'un programme trop contraignant pesait au dessus de sa tête... Et quelqu'un le lui avait bien fait comprendre. Un sourire etira les levres de la jeune femme lorsqu'elle eut une pensée pour McGonagall qui, à elle aussi, lui avait fait quelques remontrances de sécurité en début d'année. D'ailleurs elle allait probablement y avoir de nouveau droit, aux remontrances après ses quelques jours de pause... Enfin, elle était revenue, elle devait assumer à présent. Tant pis.

-Ah... L'autorité. Est-ce que j'ai raison de penser qu'une Écossaise à pattes de velours n'y est pas pour rien ?

Nouveau sourire, levant un regard en biais vers l'homme, puis Oswin fit un tour de tête comme pour faire craquer sa nuque avant de reprendre sa position initiale, soit légèrement appuyée sur son interlocuteur. Ce dernier, d'ailleurs, en profita pour revenir sur le sujet du maître ce qui quelque part ne surpris pas la brunette. Et oui, il n'aurait pas pût passer à côté pas vrai ? Enfin, ce n'était pas un problème en soit. Cela faisait quelques mois qu'il l'avait quittée, et elle savait tout de même entretenir une conversation normale sans finir par donner un coup à quelqu'un... Pas vrai?

-Et bien... commença la jeune femme, cherchant ses mots un instant avant de reprendre. C'était un ami de mes parents. Ils se sont rencontrés lors d'une mission en Grande-Bretagne et se sont revus régulièrement ensuite. Je crois même qu'il a été mon parrain, quoi que c'est peut-être ainsi qu'il s'est présenté à moi. Je l'ai vue deux ou trois fois étant enfant, et à vrai dire, en arrivant ici je ne pensais pas le revoir, mais il faut croire que j'ai eut de la chance. Enfin... C'est une longue histoire...!

Mais Ludovic jugerait sûrement qu'après tout, ils avaient le temps.


 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Ven 6 Nov - 0:17


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

La remarque de la surveillante sur les félins écossais ne manqua pas de faire tiquer le français. Alors comme ça, elle aussi avait eut quelques rencontres professionnelles avec la sous-directrice ? Imaginer les deux ensemble... non, à vrai dire il préférait ne pas y penser. McGonagall et Oswin dans une même pièce aurait largement eut de quoi effrayer n'importe quel homme avec un minimum d'instinct de survie.

— Vous connaissez le proverbe ; méfiez-vous du chat qui dort. Enfin, ses contrats de travail aussi ont une sacrée autorité... Je crois qu'elle prépare une vengeance à votre sujet, je l'ai vu refaire ses chemins de ronde et je crois même qu'elle à grimacé un peu quand un de vos collègues à refusé de prendre vos heures. Si vous voulez mon avis, vous feriez peut-être mieux de rester un peu ici.

Il était bien placé pour parler d'ailleurs, les regards de la mort de la part de l'animagus n'avaient pas arrêté ces dernières semaines. A cause de ses absences, de la bibliothèque ou tout simplement... pour la bibliothèque. Étrange comme ce sujet pouvait revenir souvent. Il ne réagit pas tout de suite après la réponse de la brune, se contentant de froncer les sourcils. Il avait un peu de mal à se représenter l'idée d'un parrain surgissant de nul part pour prêter secours à la jeune femme. A sa place, il aurait trouvé cela douteux. Sur toute la surface de la planète ou même uniquement de l'Angleterre, trouver quelqu'un de connu... En fait non, cela semblait bien possible.

— Une mission... répéta-t-il avant de hausser les sourcils. Vous avez eut de la chance, oui. Mais pourquoi n'a-t-il pas reprit contact avec vous plus tôt ? Si c'était votre parrain cela me semble curieux qu'il n'ait réapparu qu'au moment où vous êtes revenu en Angleterre. Et pourquoi un parrain anglais ? Vous êtes pourtant bien née en France...


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Ven 6 Nov - 1:15


 

 

 
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Minerva ? Se venger d'elle ? Oswin esquissa une légère grimace, à peine discernable sous la sorte de lassitude qui l'avait envahie. C'est vrai que ce n'était au final que peu surprenant, vu son absence soudaine, et l'affection qu'elles avaient déjà entre elles, mais c'était très bas, surtout venant de la sous-directrice. Non, elle aurait plus imaginé quelques froids mots jetés à la volée, avant de ne plus lui adresser la parole que par quelques intermédiaires, profitant derrière son dos pour manigancer quelques... Plans machiavéliques de sa composition. Oui, ça c'était plausible, ça, c'était une idée sympathique.
Un imperceptible rire secoua la poitrine de la jeune femme tandis qu'elle songeait au mauvais quart d'heure qui l'attendait lorsqu'elle rentrerait... Et bien... Tout cela s'annonçait joyeux!

La brune laissa échapper un long soupir juste avant que Ludovic ne reprenne la parole, posant à nouveau une question sur celui qui l'avait prise sous son aile à la surveillante. Évidemment, il n'aurait pas pût s'empecher d'aller plus loin, mais après tout cela ne la gênait pas. La curiosité était un mauvais défaut... Mais à petite dose, c'était le plus bon des plaisirs.

-Pour tout vous dire... Je n'en sais pas plus que vous. Et pourtant, je me suis posée cette questions des centaines de fois, mais dans la situation dans laquelle j'étais c'était ma seule chance d'arriver à quelque chose alors... J'ai saisit cette chance sans me poser de questions sur le moment.

Mais ensuite... Oh oui, elle en avait passé des nuits à se demander qui était cet homme, à craindre pour le peu de dignité qu'il lui restait, à craindre cet homme qu'elle ne connaissait que peu. Mais après avoir traversé tant d'épreuves, apres avoir dut passer tant de fois à côté de ses propres besoins pour atteindre son but, regagner le continent lui semblait quelque chose d'impensable, et cet homme lui était apparu comme la bouée de sauvetage que l'on n'espérait plus. Plus d'une fois elle avait tenté par la suite de fuguer, mais au fil du temps elle avait appris à le connaître et avait accepté cette étrange vérité.

-Quant au fait du pourquoi lui... C'était un vieil ami de mes parents. Ils se voyaient souvent avant la naissance de... De mon frère. Grace aux missions il me semble. Je ne sais même pas s'il était vraiment mon "parrain", mais... Je n'ai qu'une vision toute relative de la famille alors de là à savoir si son rôle était d'être toujours la... Et puis il y en a bien qui ne voient leur filleul qu'une fois tous les dix ans non ?

Oswin laissa planer un silence calme, ni lourd, ni tendu, juste... Calme, et ses pensées en profitèrent pour se rappeler de feu son mentor. De ses premiers cours à ses forcing afin de donner à la jeune femme un travail décent au ministère, jusqu'à leur dernière entrevue, cet homme qui l'avait supporté restait et resterait toujours un grand mystère à ses yeux, mais même aujourd'hui elle ne pourrait connaître toute la vérité.
Oui... Bien sûr... Mais cela ne posait pas de problèmes.
Mais pourtant, ses sourcils se foncèrent légèrement, comme si inconsciemment l'Auror venait de tomber sur un os.


 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Ven 6 Nov - 3:32


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Ludovic ne répondit pas immédiatement, se contentant de hocher vaguement la tête et d'esquisser des lignes sur sa page de moins en moins vierge. Les parrains démissionnaires il connaissait cela. Rory en avait un bon exemple. Une chance qu'Emy ait été là pour empêcher qu'un désastre n'arrive, sans elle, qui sait ce qu'il aurait put arriver à Jon et, sans Jon ni Emy, qui sait ce que le français aurait bien put faire de son filleul. Aurait-il seulement été là  ? Si les parents du jeunes Poufsouffle avaient disparus aurait-il put tout laisser tomber pour aller s'occuper d'un jeune garçon ? Peut-être, pourquoi pas...

Le maigrichon retint un soupir et fronça un peu plus les sourcils, appuyant plus fort sur sa mine pour assombrir les traits tandis que ses doigts se crispaient sur le crayon et la couverture du livre. A bonne vitesse, de longues traces sombres creusèrent la page en dessinant les contours d'un visage, esquissant des yeux, un nez et une bouche vagues qui ne ressemblaient encore à rien.

— Je ne sais pas si j'ai eut un parrain, reprit-il articulant ses mots d'un ton presque automatique. Ou une marraine à vrai dire... Une marraine je crois, une amie de ma mère il me semble. Je ne l'ai pas trop vu, elle était du genre à s'occuper un peu plus de ses propres enfants que de ceux des autres et c'est toujours un peu compliqué quand un membre de votre famille n'est pas un sorcier. D'un geste sec, il assombrit un peu plus le creux de l'arcade et élargit progressivement les contours du portrait. Vous n'avez jamais été à Paris c'est cela ? marmonna-t-il encore. C'est une ville magnifique. Il y a une rue en particulier où les habitants sorciers ont une sorte de dérogation par rapport au secret de l'existence de la magie. C'est à dire que dans cette rue il y a des sorciers et non-sorciers, toutes les variantes en faites et chacun sait ce qu'est son voisin. La plupart des gens dans ces quartiers là ont passé leur vie à côtoyer... toutes ces personnes d'autres rives. Je ne dis pas que ça fait d'eux des humains plus ouvertes que la moyenne, quoique, peut-être, mais je n'ai jamais compris cette idée idiote de mettre les non-sorciers à part, de leur cacher notre existence, de faire comme s'ils avaient la peste ou comme s'ils étaient trop bête pour comprendre la magie. Je sais qu'à la base, c'était à cause des traques aux sorcières, que les magiciens ont essayés de se protéger, mais pourquoi croire que depuis les autres n'ont pas évolués ? C'est comme les sorciers qui découvrent chaque jour de nouveaux sorts ou comme les humains qui inventent sans cesse de nouvelles machines. Il est loin le temps où on tapait sur des cailloux pour faire des étincelles alors pourquoi encore refuser d'accorder plus d'importance à ceux qui n'ont pas de pouvoirs ? Ils savent tout aussi bien reconnaitre la magie lorsqu'ils en voient, ce serait absurde de tous les ranger dans une catégorie de brutes sans gênes juste parce qu'il existe des personnes qui sont trop bêtes pour accepter la différence. Toutes les insultes, les questions de sang... Vous savez ce que c'est un sang pur ? lâcha-t-il, levant son crayon qui avait profité de son flot de paroles pour achever les contours du portrait et tracer des ombres. Des consanguins, tous des cousins. Je vous laisse imaginer à quoi ça ressemble un vrai sang pur, c'est un vrai demeuré et pourtant, il y en a qui remontent le niveau. Alors pourquoi s'embêter avec ces questions de sang et de lignée ? La famille... il s'interrompit soudain, lâchant un soupir et caressant du crayon la ligne du menton de l'homme qu'il dessinait. C'est juste du ciment. C'est ce qui est censé rester avec vous quoi que vous fassiez pour être prêt à vous soutenir quand vous ne pouvez pas aller plus loin tout seul. C'est juste ça, mais c'est déjà beaucoup. C'est quelque chose que tout le monde ne sait pas faire.

Comme les choses étaient venues, elles étaient reparties, et le professeur s'était enfin tut. Complétant son dessin un peu plus doucement. Il glissa sa mine sous le nez à peine formé du visage et traça la courbe d'une moustache, d'un côté puis de l'autre, l'étoffant de poils alors qu'il réfléchissait. C'était facile pour certains de fonder une famille, d'avoir des enfants et de nommer des parrains suicidaires pour s'en occuper au besoin en espérant ne les croiser qu'une fois par an pour éviter les drames. Tellement facile et tellement injuste.

— Les choses auraient été plus faciles si la plupart des gens s'occupaient un peu moins des questions de sang.

Le maigrichon pencha la tête observant son œuvre sous un autre angle pour s'attaquer à la partie la plus compliquée. Posant son pouce libre en repère au-dessus du nez en traits, il commença à travailler sur les yeux de l'inconnu qui apparaissait sur sa page. Le résultat n'était pas trop mal, loin d'être son meilleur travail, il lui aurait fallut plus de temps pour affiner les détails, mais de loin peut-être les lignes devaient commencer à ressembler un peu plus à quelque chose.

— Hum... marmonna le brun en haussant un sourcil. Je crois que ce n'est pas un sort. N'est-ce pas ? Je me suis encore laissé emporter par mon élan.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Sam 7 Nov - 1:38


 

 

 
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À peine la brune eut-elle finit qu'un silence ne tarda pas à s'installer entre eux. Mais comme dit précédemment, il n'avait rien de gênant, presque reposant, comme si pour une fois le silence n'était pas quelque chose qui leur barrait la route, mais qui les accompagnait docilement.
Néanmoins, ce fut tout de même bienvenue lorsque Ludovic finit par reprendre la parole, contant sa petite histoire en parlant à son tour d'une certaine marraine. L'Auror eut d'ailleurs l'occasion de re-apprendre le statut de sang-mêlé de l'enseignant, se rappelant vaguement de l'avoir lut en début d'année lorsqu'elle s'était renseignée sur ceux qu'elle allait croiser dans les couloirs de ce grand manoir qu'était Poudlard.
Alors ainsi, lui aussi avait eut un "parrain" comme de nombreuses personnes ? Néanmoins, il ne semblait pas plus en avoir été marquée d'autres, un bon point lorsque l'on connaissait la fonction qu'ils étaient censé exercer par la suite. Le brun ne tarda pas ensuite à embrayer sur sa bonne vieille ville de Paris, quelques phrases que son auditrice écouta d'ailleurs avec un certain plaisir du fait que cette conversation lui rappelait étrangement la toute première qu'ils eurent ensemble. Près d'une table, à l'heure du déjeuner dans le ventre de l'école, juste avant qu'un four n'explose et ne commence ainsi la longue liste des catastrophes qui allaient les suivre encore longtemps... En espérant que cette fois cela ne se finisses plus joyeusement.
Ah Paris... La ville de l'amour comme l'on disait. Malheureusement, et ce malgré ses nombreux voyages, jamais encore elle n'avait foulé le sol de la capitale de son propre pays. Il fallait dire que pour quitter le continent ce n'était pas exactement le chemin le plus court, mais peut-être qu'un jour elle y remettrai les pieds, en France... Un jour, quand elle serait sûre de s'être faire oubliée et ce depuis longtemps. Ce fut donc avec un certain plaisir que la jeune femme écouta les quelques anecdotes sur cette grande ville qu'était la capitale, même si cela ne dura pas longtemps avant que l'autre ne commence à dériver sur quelques sujets bien plus sérieux, soit, le statut de sang. Il était vrai que faire une rue telle quelle ou Sorciers et moldus se côtoyaient était une idée assez enivrante, mais les différences existaient et les jaloux se faisaient nombreux... Peut-être était ce pour leur simple sécurité que tous Sorciers refusaient de se montrer sous leur vrai visage ? Comme pour ne pas se sortir de ce cocon de surprotection qui s'était formé à travers les siècles ? Qu'attendaient-ils ? Craignaient-ils un rire nerveux ou une petite moquerie ? Eux qui prônaient la paix n'avaient même pas le courage d'affronter ceux qui leurs étaient le plus proche, avant même de penser aux faunes et divers centaures. Enfin... Penser ainsi serait digne d'un idiot, et idiote, Oswin était tout de même loin de l'être. Elle avait vécu des aventures que certains ne connaîtraient jamais, vu des choses qui lui avaient fait apprendre que la vie n'était que rarement ce qu'elle semblait être, et que même à leur époque, la peur pouvait engendrer la violence aussi facilement qu'une flamme allume une mèche. Oui, tout n'était qu'illusions et mensonges, et ses propres ressentis n'étaient pas exclu de cette sombre vérité.
Enfin... Le français semblait partager son point de vue, mais il était lancé. Qu'en attendre de plus ? Ne prettant même plus attention aux pages nerveusement griffonnées par son interlocuteur, Oswin avait levé légèrement la tête pour observer l'autre lui parler, avec cet air au visage à la fois si concentré et si à l'aise qui lui semblait étrangement familier. Peut-être que tout le monde ne faisait que mentir, tout le temps, mais elle espérait seulement que ce genre de moments étaient sincères et venaient, bien plus que de la tête, tout droit du coeur.
Finalement, l'enseignant en arriva à parler de la famille, comme pour reprendre le sujet de base spécialement pour son auditrice. Celle-ci d'ailleurs se prit à se demander si quelqu'un n'avait, ne serait-ce que pour un court laps de temps, endossé ce rôle, et la réponse s'imposa d'elle même : personne de vivant. Oui, la famille aidait à traverser même la plus difficile des épreuves, toujours la pour supporter quelqu'un qui en faisait partie, mais lorsque cette "famille" avait été réduite à un nombre mémorable, il ne restait que peu de personnes encore sur la liste.

-C'est vrai...

Puis, tandis que Ludovic remarquait brillamment que ce qu'il traçait n'avait rien d'un sort, la brune avait baissé la tête, découvrant en même temps que lui le visage qui avait donné vie aux pages blanches de l'ouvrage. Et immédiatement, son visage prit une toute autre expression.
Son regard se teinta d'une surprise sévère tandis que ses yeux s'ouvrirent et que ses sourcils se foncèrent. Instinctivement, l'Auror prit une brusque inspiration comme si elle remontait à la surface après une trop longue apnée, remarquant enfin ce qui lui pendait sous le nez depuis quelques minutes alors qu'elle se décollait enfin -déjà ? - de son interlocuteur.
Ces formes, cette moustache et ce regard... Ce n'était qu'une esquisse, mais déjà bien reconnaissable. Elle aurait presque pût apercevoir la fumée constante l'entourer de toutes part, sortant paresseusement d'un cigare entre ses doigts couverts de cicatrices. Mais jamais au grand jamais le français n'avait rencontré celui qui aujourd'hui se dessinait sur cette page, alors comment avait-il seulement pût connaître son visage ? Le dessiner ? Alors qu'elle venait d'en parler à l'instant ?

-Comment vous faites ça ?

Serrant les dents, la brune se tourna entièrement vers lui, son regard à la fois dur et surpris se posant sur Ludovic avec une fermeté qui aurait pût faire frémir n'importe qui si elle même n'était pas en train de trembler intérieurement.

-Comment vous faites... Ça ? Je viens tout juste d'en parler et voilà que vous le dessinez ! Et vous ne savez rien de lui, vous ne le connaissez pas, c'est tout bonnement impossible alors comment ? Hein ?

Linda fit une courte pause en fronçant un peu plus les sourcils tandis que son regard se teinta cette fois d'incompréhension qu'elle tentait malgré tout de réprimer mais là... C'était trop. Trop de coïncidences comme cela s'étaient produites, elle avait voulu croire que ce n'était que des "coïncidences" mais là, l'illusion n'était plus possible. Il y avait beaucoup de questions qui trainaient dans son esprit a propos de cet homme qu'était le français, mais celles-ci ne pouvaient tout simplement plus y tenir.

-D'abord le bal, puis... Là ! Qu'est-ce qu'il y a ? Vous lisez dans mes pensées comme une sorte de super-héros c'est ça ?

Super héros, oui bien sûr... Tout cela ressemblait plutôt à une très mauvaise blague, mais plus sérieusement, cette perspective effrayait clairement la surveillante : qui sait ce qu'il aurait pût trouver dans les méandres de sa mémoire ?


 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Sam 7 Nov - 2:58


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Son monologue fini, Ludovic grinça des dents. Griffonnant encore en regrettant de ne pas avoir de gomme sur lui. A côté, les paroles à mi-mots de la jeune femme le firent doucement sourire. "C'est vrai". Facile aussi les "c'est vrai". Oui c'est vrai c'est dommage, oui c'est vrai il faudrait mieux faire cela, oui c'est vrai il y a eut erreur, oui c'est vrai ils ne reviendront pas. Qu'en faire d'un "c'est vrai" ? Absolument rien. Juste le regarder passer et changer de sujet. Le français lâcha un soupir. Ce n'était pas la faute de la surveillante après tout. Ce n'était la faute de personne. Il étira rapidement ses doigts sur le crayon tandis que lui et sa voisine prenaient un peu de recule pour contempler son oeuvre.

Il ne fallut pas plus de quelques secondes pour que l'ébouriffé, sentant le vent tourner, s'écarte furtivement de la jeune femme, ramenant ses jambes à lui et tournant à la hâte quelques pages pour cacher le visage qu'il venait de dessiner. Quelque chose lui disait qu'un nouveau bleu ne tarderait pas à s'ajouter à sa collection. Lui et ses manies décidément.

— Faire quoi ? répliqua-t-il, par automatisme, d'une surprise appliquée.

La jeune femme insista, parlant du dessin et de son mentor. C'était donc bien lui. Le sorcier garda les yeux rivés sur ceux de l'Auror, puisant les informations à travers la porte qu'il était parvenu à ouvrir. L'Angleterre, le vieil homme, les sorts les uns après les autres, la baguette et le départ. Un flot continu défilait en pagaille, bouillonnant en vagues immatérielles hors du crâne de la jeune femme. Des instants volés, certains tous semblables, d'autres trop confus pour  être interprétés. Le brun laissa la tempête gorger son esprit quelques secondes avant de lever les yeux au ciel, semblant sonder son propre esprit tandis qu'il reprenait un souffle discret, d'une inspiration profonde qui siffla en douceur entre ses dents.

— Je vois... murmura-t-il.

Lentement, le professeur referma le livre, glissant ses doigts entre les pages, plus ou moins au hasard. Il le cala sur ses jambes et prit le temps de choisir ses mots tout en essayant de classer ce qu'il venait d'engloutir. Les yeux toujours levés en direction de ses sourcils tandis qu'il se mouvait. Lorsque enfin il les tourna de nouveau vers la jeune femme, ce fut avec un calme surnaturel, tout juste troublé par un fond de plaisir d'avoir put assouvir une part de sa curiosité.

— C'est un truc, répondit le français. Juste un truc. Un principe de divination qui consiste à... dessiner de manière automatique quand quelqu'un vous parle. C'est censé révéler une image du destin d'une personne, mais c'est surtout un jeu. Je m'en sers parfois, je ne m'en rend pas toujours compte. D'habitude c'est celui dont ont veut une image qui doit parler, mais ce n'est pas la première fois que ça fonctionne dans l'autre sens. Ludovic s'interrompit, son regard dérivant un instant vers le sol de la bibliothèque avant de se poser sur un point perdu quelque part au coin d'un oeil de la jeune femme. Je vous le promet, je ne lis pas dans vos pensées. Ajouta-t-il avant de tapoter la couverture du livre du bout de l'ongle. Je suis juste très doué pour ça.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Sam 7 Nov - 22:54


 

 

 
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Lorsque Ludovic nia presque dans un premier temps ce que la jeune femme venait de voir, cette dernière secoua légèrement la tête tout en se relevant, s'appuyant sur la Bibliothèque pour s'aider avant de faire quelques pas dans la rangée, fixant l'un après l'autre le sol puis le français.
Puis, il reprit, avec un calme désarmant qui ne fit qu'agacer un peu plus la brune. Peut-être était-ce normal, oui, elle n'était pas au courant des jeux que les jeunes Sorciers avaient pour habitude de faire, mais ce qui l'intrigua réellement ce fut les aveux de son collègue. Trop simple, que tout se déroule si simplement c'était presque anormal. Rien ne se terminait si simplement et des promesses si brèves ne firent que perdre un peu plus Oswin dans ses questions, ne sachant que croire dans ce tissus d'information.

-Un jeu ...?

C'était donc ainsi que lui, ainsi que d'autres sûrement, voyaient la vie des gens ? Comme un gros coffre à jouet dans lequel il suffisait de se servir afin d'en sortir un visage sympathique à dessiner ? Un visage, car c'était la tout ce que représentait l'esquisse de l'enseignant, car ce n'était certainement pas son mentor avec son caractère et son histoire qui était gravé au crayon entre ces pages.

-C'est tout ce que cela représente pour vous ? Un jeu ?

Les sourcils toujours froncés, un sourire nerveux avait étiré les lèvres de la surveillante qui tentait d'assimiler cette idée trop absurde pour être réelle. Oh, bien sûr, elle même voyait la vie comme un grand jeu ou tout n'était question que se cartes, de pions, ou de chance. Mais c'était sa vie, et à ses yeux, celle-ci ne comptait plus depuis bien longtemps, surtout qu'elle ne comptait pas y rester encore longtemps. Du moins, c'était ainsi qu'elle l'avait conçue il y a bien des années maintenant.
Mais qu'importe le fait que ce soit sa vision du monde ou non, elle avait pleinement conscience que ce n'était pas le meilleur des points de vue. On oubliait ainsi bien trop vite qu'une personne n'était pas qu'un corps ou qu'un visage, mais avait une histoire à part, des connaissances, et qu'une seule action sur cette dite personne pouvait engendrer des conséquences sur des personnes qui elles n'avaient rien demandé. Mais ce genre de remarques, elle était bien placée pour savoir que l'on ne se les faisait que trop tard...
Revenant à la réalité, la brune se passa une main sur le visage tandis que son regard dériva inconsciemment sur le livre que tenait encore Ludovic, déglutissant en se rappelant des dernières paroles de l'homme.

-Et au bal alors ? Vous dessiniez peut-être pendant que vous m'embrassiez ? Sur que vous avez dut avoir le temps d'avoir l'esprit ailleurs... Pour toujours avoir le mot juste.

Sur ces mots le ton de la jeune femme s'était teinté d'amertume, et elle se frotta les yeux avant de se passer une main dans les cheveux, soupirant longuement avant de terminer sur une note presque suppliante :

-Pourquoi faut-il toujours que vous gâchiez tout...?

Secouant une dernière fois négativement la tête, les prunelles noisettes d'Oswin se décollèrent du français pour fixer le pan de livres encore intacts devant elle. Mais rester là, debout dans bouger... C'était tout simplement intenable, surtout après un tel moment si mémorable. C'est pourquoi la jeune femme ne tarda pas à se décaler, se dirigeant à pas lent vers la sortie, s'arrêtant tout de même au bout de la rangée pour lâcher une dernière phrase avant de s'en aller :

-J'ai votre livre, nous avons donc plus besoin de rester. Je vous attends à l'extérieur, essayez de ne pas vous faire tuer entre temps.

Et sur ces derniers mots, l'Auror reprit sa marche, sortant du bâtiment en tentant de se défaire de ses idées noires à propos de l'homme qu'elle venait de quitter.


 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 8 Nov - 3:02


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

La jeune femme s'était relevée avant même qu'il ait put commencer à s'expliquer, à vrai dire, le français s'étonna presque que cela lui ait prit autant de temps. Sentant la situation lui échapper, le brun ne tarda pas à poser le livre à côté de lui pour se lever à son tour, revenant à la hauteur de la surveillante. Il ouvrit un instant la bouche lorsqu'elle reprit la parole, mais n'ajouta rien avant qu'elle ne s'étrangle presque sur le mot qu'il avait employé quelques secondes plus tôt. Fronçant les sourcils, le brun fit un pas dans l'allée, son pied se posant avec sureté entre les couvertures des grimoires.

— Vous ne le voyez pas comme ça ? demanda-t-il d'un ton aussi neutre et détaché que possible.

Malgré ses efforts, sa question avait sonnée très sèche, mais il se radoucit bientôt, approchant encore de la jeune femme avant de lever doucement une main vers elle.

— Ecoutez, fit-il. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je ne voulais pas vous blesser. Je n'aurais pas dut faire ça, mais c'est une habitude, un truc, seulement un truc. Je ne penses pas que votre vie soit un jeu et je n'ai pas fait ça pour m'amuser à vos dépends, je voulais... je voulais pas... Commença-t-il avant de s'interrompre avec un soupir, s'efforçant de trouver ses mots au plus vite.

Il n'y parvint pas hélas et la brune reprit la parole en faisant perdre sa voix au français. Le maigrichon resta un instant interdit avant de baisser la main, entre-ouvrant la bouche sans qu'aucun son ne sorte. Qu'est-ce que cela avait à voir avec la situation ? Qu'avait-il dit à ce moment là ? Pourquoi parlait-elle de cela ? Pourquoi s'en souvenait-elle maintenant ? Cherchant une solution des yeux, ses prunelles glissant à toute vitesse d'une étagère vide à une autre, l'ébouriffé essaya tant bien que mal de bafouiller une réponse, en vain. Lorsque la jeune femme reprit une nouvelle fois la parole, le tirant de ses questions, le brun ne put que se taire et lui donner raison. S'il avait sut pourquoi chaque chose qui entrait en contact avec lui finissait invariablement par se détruire, l'univers aurait résolu l'un de ses grands mystères.

Ludovic baissa les yeux, ne les levant que lorsqu'un mouvement s'enfuit du coin de son champ de vision. La surveillante s'éloigna de quelques pas, puis d'autres et d'autres encore, partant à toute allure pour trouver la sortie.

— Oswin, lança le professeur à défaut de se lancer à sa poursuite.

La jeune femme s'arrêta au bout de l'allée pour ajouter quelques dernières phrases auxquelles l'enseignant ne répondit toujours pas. Il la regarda s'en aller, restant tourné vers l'espace vide qu'elle venait de laisser jusqu'à ce qu'il entende le bruit sourd d'une porte qui se ferme. Il resta immobile le temps d'un battement de paupières avant de donner un coup au meuble à côté de lui du plat de la main, assortissant son geste d'un juron. Merveilleusement bien joué, magnifique exemple de l'abruti fini. Il aurait dut récupérer un livre par terre pour le remplir un peu avec son talent naturel ; comment se mettre le monde à dos par Ludovic Descremps. Un futur best-seller.

Poussant un profond soupir, l'échevelé s'appuya contre l'étagère, glissant ses doigts dans sa tignasse en attendant que la honte passe. Il gratifia encore son support d'un coup de pied avant de croiser les bras en soufflant. Les femmes. Le professeur recula, s'appuyant encore une seconde au mobilier, se pinçant ses paupières, avant de ramasser quelques grimoires qu'il fourra en vrac dans un rayonnage. Il rangea les livres pelle-mêle, les abimant sans doute plus que lorsqu'il les avait sortit, jusqu'à se retrouver uniquement avec celui qui contenait le dessin. L'homme le fit tourner entre ses mains, ne sachant pas quoi en faire. S'il avait eut le sac de la surveillante, la question ne se serait pas posée, mais sans cela, cette chose l'encombrait.

Ludovic hésita une seconde avant de le glisser sur le rayonnage. S'écartant de quelques pas avant de revenir en arrière pour le récupérer et le caler sous son bras. Le français fit demi-tour, se dirigeant vers la sortie non sans avoir contemplé avec un pâle sourire le désordre classé dans les étagères. Sortant à contrecœur de la bibliothèque, il prit le chemin jusqu'à l'entrée puis à la rue, s'arrêtant une seconde pour dissimuler le grimoire dans son dos avant de rejoindre Oswin en faisant profil bas.

— Je peux vous laissez si vous préférez.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 8 Nov - 4:03

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Il avait tenté de la retenir, de trouver les mots justes afin de la calmer, de s'excuser même peut-être, et sûrement cela aurait-il eut une importance considérable dans d'autres circonstances, mais là, Oswin n'avait probablement pas saisit tout le sens de ses paroles et s'était contentée de le repousser, hantée par toutes ces interrogations qui ressortaient brutalement à la surface. Son contact, sa vue, rien que sa voix qui lui paraissait fausse à présent lui donnait envie de se boucher les oreilles et de faire comme s'il n'existait pas. Et tout ça à cause de quoi ?
D'une phrase mal placée et d'un principe bafoué. Parce qu'en ces quelques minutes, elle venait de se recevoir en pleine face l'implacable cruauté dont même les enfants étaient capable de faire preuve, ne voyant la vie des autres que comme une toile sur laquelle s'exprimer. Parce que en ces quelques instants, elle venait de se rappeler que oui, les gens comme elle existaient, et que comme elle, ils pouvaient parfaitement cacher aux yeux du monde qui ils étaient, ou avaient réellement été. Y compris à elle.
Mais faire comme si le français n'existait pas était tout simplement impossible, tout simplement car il était là, à ses côtés, et que même si elle ne le voulait plus la sangsue qu'il était continuerai à la hanter. Mais aussi et surtout, car il voulait changer les choses, pour elle, pour eux, et que quand bien même Oswin avait refusé pendant des années que l'on lui tende la main ou accorde de l'attention plus qu'il n'en faut, il y avait bien un moment où elle ne pouvait plus y échapper, que cette main soit sincère ou hypocrite.

C'est pourquoi elle était sortie. Pour échapper à tout cela, un instant au moins, le temps de remettre au clair les pensées qui se bousculaient dans sa tête. Et pousser la porte de ce bâtiment maudit fut presque une délivrance car intérieurement, elle sentit déjà un poids s'enlever de ses épaules. Instinctivement, elle prit une profonde inspiration, comme sortant d'une trop longue apnée, son expiration se faisant elle plus tremblante tandis que l'air quelque plus frais lui clarifiait les idées.
Dieu bénisse la Grande-Bretagne et son climat qui faisait pester tous les britanniques...!
Continuant ce rituel plusieurs fois, il fallut cependant quelques minutes à la jeune femme avant de retrouver un calme apparent, ne laissant que dans ses yeux la trace de l'épreuve passée, mélange entre dégoût, incompréhension et déception. Se pouvait-il seulement que Descremps lui ressemble ? Qu'il ait comme elle, un lourd passé et les mains tachées de sang ? L'idée lui paraissait étrange surtout lorsqu'elle se rappelait les grands sourires qu'il était capable de lui adresser lorsqu'il n'était pas occupé à bougonner dans son coin, mais n'était-ce pas là la base de tout bon comédien ? Être quelqu'un d'autre ? Il était mystérieux certes, et  n'avait sans doutes pas un passé très rose, mais de là à penser que lui aussi était un monstre comme elle l'était devenue ?
Non.
Par sur un mot mal choisit, pas sur si peu... Il était vrai que c'est dans les réponses spontanées que l'on trouve le plus de vérité, et vrai aussi qu'il possédait une marque dangereusement semblable à celle des Mangemorts ainsi qu'un nombre considérable de cicatrices mais non. Cela lui était inconcevable.
Elle en avait fini avec ça, et pour rien au monde elle n'aurait aimé rencontrer à nouveau quelqu'un qui était comme cela.

Se frottant les yeux comme pour se chasser ses mauvaises pensées, la brune croisa les bras avant d'instinctivement chercher à son cou un pendentif qui ne s'y trouvait plus. Ce fut presque avec déception que sa main se referma sur sa peau nue, laissant un étrange sentiment de malaise chez l'Auror qui sentait qu'elle avait besoin de ses pilliers habituels. Des choses simples, concrètes, sûres et rassurantes...
Elle s'appelait Linda Oswin, elle était Auror et a présent enfermée dans un livre, et ce en compagnie du Professeur de Sortilèges Ludovic Descremps...
Bon, pour le "sur et rassurant", on pouvait passer, faire mieux n'était pas compliqué cette fois-ci. Mais cette simple phrase etira les levres de la jeune femme en un sourire sans joie, sur son visage pensif, plongée dans ses pensées.

Et ce fut évidemment à ce moment là que le dit Descremps se décida à revenir, sans surprendre la surveillante néanmoins déjà alertée par le bruit de la porte loin d'être discrète. Ce dernier revient d'ailleurs la tête basse, la queue entre les jambes si je puis dire, semblant clairement honteux de ses actes, et sa faible proposition sonnait plus comme une demande effacée de pouvoir l'accompagner qu'autre chose. Mais Oswin, elle, ne se laissa pas amadouer même s'il fallait avouer qu'un tel comportement au fond la réconfortait quelque peu, et son apparence assurée contrairement à d'habitude semblait disparue pour ne laisser place qu'à une femme en colère.
Sa position en elle même semblait presque fragile, bras gauche croisé sous sa poitrine, et l'autre ramené près de son oreille où elle tenait une mèche qui tentait de s'échapper, seul son visage neutre à en devenir dur exprimait le fait qu'elle lui en voulait toujours, particulièrement son regard droit, fixe, sévère même si au fond on pouvait toujours distinguer la petite lueur de déception et d'incompréhension qui l'avaient fait trembler plus tôt. Mais étrangement, ce fut cette fois à son tour de s'adresser a l'autre sur un ton étrangement calme, affirmé oui, mais loin d'être agressif.

-Non, restez. Quoi que vous en disiez j'ai encore besoin de vous, et cela vous donnera par ailleurs l'occasion de vous faire pardonner.

Son  regard passa furtivement sur les bras de l'ancien Serdaigle, sachant reconnaître lorsque l'on lui cachait quelque chose, elle ne mit pas longtemps avant de deviner que c'était bien le cas ici, puis, elle leva une nouvelle fois ses yeux vers le visage de l'homme, reprenant un peu plus doucement :

-Vous avez pris quelque chose ? Vous voulez le poser peut-être ? Et sans attendre de réponse, la brune s'approcha de l'autre tout en déplaçant ses cheveux tous d'un côté, ouvrant ensuite grand le sac qu'on lui avait confié plus tôt en attente que l'autre n'y pose ce qu'il venait de subtiliser. Que vouliez vous faire déjà à présent ...? Mmh... La morgue peut-être serait une bonne idée. Je vous laisse prendre les devants, ne vous en faites pas, je ne vous lâcherait pas d'une semelle dans tous les cas.

Et ça, personne ne sait encore si c'était plutôt rassurant ou au contraire... Plutôt traumathisant..


 

 



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Dernière édition par Linda Oswin le Dim 8 Nov - 23:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 8 Nov - 16:15


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Le français acquiesça vaguement à la réplique de sa collègue. Bien sûr, s'il pouvait se rendre utile autant rester. C'était bien à cela qu'il servait non ? Donner un coup de main à l'occasion, discuter de temps en temps, pas trop bien sûr sinon l'un ou l'autre finissait par prendre la mouche, et éventuellement se prendre un crochet du droit quand l'occasion se présentait. Une merveilleuse perspective en somme. Mais, à tout prendre, il aurait peut-être préféré les coups de poings. C'était rapide, avec une raison en général assez claire pour qu'il n'y ait pas besoin d'explications et il avait de bonnes raisons de se plaindre à la fin. L'idéal en soit, si on oubliait le choc et qu'après il fallait encore continuer à prêter main forte.

L'échevelé adressa tout juste un regard sombre à la jeune femme qui reprenait encore la parole, faisant un pas en arrière et reculant la tête lorsqu'elle s'approcha pour ouvrir le sac.

— Non, c'est bon, marmonna-t-il. Vous êtes déjà assez chargée. Peut-être que l'on devrait trouver quelque chose à manger avant. ajouta-t-il après que la brune ait terminé. Sinon c'est dans cette direction je crois.

Il tourna la tête vers une rue au bout de la place et ajusta la prise de ses doigts sur la couverture, se demandant si aller rendre visite à des cadavres tout juste après déjeuner était une si bonne idée. Définitivement, à condition de savoir quoi manger. Jetant un nouveau coup d'oeil à la surveillante, le professeur pivota, s'engageant sur le chemin sans trop prendre la peine de vérifier qu'elle le suivait. Après tout, elle venait bien de dire qu'elle continuerait de le coller quoi qu'il arrive. Marchant en silence, glissant de temps à autre sa main libre le long du col de sa chemise, Ludovic attendit qu'ils aient presque quitté la place pour reprendre la parole. Il leur restait quelques rues encore, autant essayer d'en profiter pour détendre l'atmosphère.

— Vous savez ce qui est le plus dur avec certains élèves ? C'est qu'ils veulent toujours griller les étapes. Quand ils reçoivent leur lettre ils s'imaginent souvent pouvoir déplacer des montagnes par lévitation en une semaine. Ce n'est pas impossible en soit, mais le simple fait d'allumer une bougie sans mettre le feu au plancher est déjà assez compliqué. Je penses que le plus dur c'est d'y aller étape par étape tout en leur montrant toutes les possibilités de la magie. Si l'on y va trop prudemment ils s'ennuient et si l'on va trop vite il y a toujours un risque qu'ils démolissent l'école dans un éternuement accidentel.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Dim 8 Nov - 23:21


 

 

 
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Ludovic s'était reculé, exactement comme elle même avait fuit le contact de sa main pourtant bienveillante qu'il lui avait tendu plus tôt. Chacun son tour n'est-ce pas ? Mais même si elle s'était attendue à ce genre de réaction, le voir la craindre lui fit tout de même un clair pincement au coeur. Il ne la craignait pas pour les mêmes raisons que la plupart des gens, non, il la craignait simplement pour ses représailles. Des représailles qui feraient trembler n'importe qui, surtout venant d'elle. Mais elle n'était plus armée, elle n'avait sur elle la moindre arme, pas même le couteau que lui avait offert quelques heures plus tôt l'enseignant, et ces quelques phrases redonnèrent dans son esprit comme une contine enfantine rassurante. Non, il ne la craignait pas pour son passé, mais seulement pour la réputation de ses droites. Et cela, en temps normal, elle s'en serait presque sentie flattée.
Tout en refusant poliment la proposition de la jeune femme, Ludovic enchaîna en proposant de manger quelque chose avant de se rendre à la morgue, et sans attendre de réponse de la part de son interlocutrice, il ne tarda pas à se lancer sur la route de leur prochain arrêt. Ainsi, Oswin n'eût pas réellement le temps de donner son avis que l'autre s'en allait, déjà loin, sans même attendre qu'elle ne le suive. Mais c'est ce qu'elle fit pourtant, fidèle à sa parole, elle ne le lâcha pas en le suivant dans un premier temps, le dépassant même au bout de quelques secondes, sa fierté refusant tout bonnement de se laisser mener pour le moment. Pas par lui en tous cas.
Tourner, continuer, à droite, tout droit... La brune se dirigeait dans les ruelles sans même s'en rendre compte, l'esprit étrangement vide alors que sa respiration elle se faisait encore tremblotante. Que faire dans une telle situation ? Continuer en silence ? Entamer une discussion ? Attendre qu'il ne se fasse entièrement pardonner ? Elle n'en n'avait pas la moindre idée, mais lorsque le français reprit la parole, sur le dernier sujet dont ils avaient parlé comme si de rien n'était, Linda trouva cela totalement absurde, totalement inadapté à la situation. Était-ce comme cela qu'il fonctionnait ? Il venait de la décevoir et lui préférait faire comme si rien ne s'était passé ?
Fronçant les sourcils alors que son visage prenait une nouvelle teinte d'incompréhension, l'Auror prit une profonde inspiration avant de lâcher un long soupir comme pour se retenir d'hausser le ton une nouvelle fois. C'était idiot. Il était idiot. Mais elle était coincée ici avec lui, elle avait besoin de son cerveau, et de son esprit, et elle doutait que le taper durant dix longues minutes n'ait une quelconque utilité afin de survivre bien qu'elle lui aurait permit de décompresser aisément.

-Vous devez avoir un succès monstre auprès des femmes, ironisa la surveillante sur un ton aussi las qu'amusé, je me trompe ?

Se passant une nouvelle fois une main dans sa chevelure, la brune lança un regard en coin à l'homme derrière elle, trouvant tout bonnement la situation incroyable. Ces deux derniers mois, elle avait appris à connaître l'enseignant qu'elle côtoyait a présent presque régulièrement, et encore aujourd'hui il lui avait prouvé qu'il pouvait aisément la surprendre. Mais chaque jour en plus qu'elle passait en sa compagnie, elle s'étonnait d'autant plus qu'une personne telle que lui existait réellement. Manque de tact absolu, brillant mais totalement idiot à la fois, loin d'être aussi doué avec les femmes qu'il l'était avec les sorts, elle ne pouvait s'empecher de penser pourtant qu'il voulait bien faire... Mais une poisse pareille était-elle vraiment possible ?

-Je vous jure, on devrait me donner un trophée pour ne pas vous faire quoi que ce soit depuis trois jours que nous sommes là !

Ces quelques mots s'étaient fait plus léger, comme si elle parlait sérieusement derrière ce ton taquin qu'elle employait, mais au contraire, car c'était plus pour se détendre elle même qu'elle se permettait ce genre de remarques. Car en soit, quelque part, elle se sentait presque reconnaissante envers son collègue de ne pas la laisser, et de malgré tout rester à ses côtés.
Et pourtant, il ne lui fallut que quelques instants avant de retrouver un certain sérieux, toujours teinté de cette sorte de mélancolie qui l'habitait depuis peu, reprenant la parole quelque plus froidement même si elle restait étonnement douce :

-Je vous promet que vous m'en voyez sincèrement désolée, mais ce n'est pas en me parlant de vos élèves que vous vous ferez pardonner. Peut-être n'est-ce pas votre but, peut-être que tout autant que moi vous trouvez le silence actuel aussi insupportable que n'importe quelle critique, peut-être éprouvez vous des remords ou encore peut-être que vous vous en foutez comme de votre première dent de lait, mais je vous en prie... Ce genre de sujets ne nous amènera à rien.

Se mordant légèrement la lèvre inférieure tandis qu'elle déglutissait, la brune joua presque nerveusement du bout des doigts avec les sangles du sac de cuir, songeant une nouvelle fois au comportement qu'avait eut un peu plus tôt le français avec elle, le regard bas la faisant paraître plus faible encore qu'à l'accoutumée.

-Ne recommencez pas... Juste ça. reprit-elle alors en relevant la tête, déglutissant légèrement avant de continuer.Je ne veux pas avoir à me rendre compte trop tard que je me suis trompée sur votre compte. Les mensonges, les secrets, tout le monde en a, mais ne venez pas me dire faire des efforts si après vous m'avez sans complexes que la vie des autres n'est qu'un jeu à vos yeux.

Et elle resserra le poing sur la danse de cuir.
Faisait-elle une erreur ? Peut-être, peut-être qu'il se dirait qu'au final elle était trop compliquée à contenter, et abandonnerait l'affaire du jour au lendemain. Peut-être fuierait-il, ou peut-être... Mais bien souvent, elle avait tendance à mettre un peu trop de "peut-être".


 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 9 Nov - 1:08


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

La diversion n'eut pas vraiment l'effet escompté, ou du moins, pas celui auquel il s'était attendu en tous cas, pas tout à fait. Lui qui espérait relancer un sujet se retrouva, certes, avec un début de conversation, mais absolument pas celui qu'il aurait voulu. Au lieu de cela, Oswin faillit bien le prendre de court avec sa remarque curieuse surgit de nul part. Heureusement, il était encore assez calme pour se contenter de hausser un sourcil, déviant de sa route d'un pas de côté pour prendre encore un peu de distance avec la surveillante.

— Disons que j'ai un certain effet, répondit-il d'un ton prudent. Pas toujours pour le meilleur.

Il suffisait de voir la merveilleuse liste de ses fréquentations, parmi tout le beau monde qu'il côtoyait c'était le plus souvent des femmes qu'on lui disait de se méfier. Ludovic força l'allure, essayant tant bien que mal de se maintenir à la hauteur de la surveillante. Jusque là, il était parvenu à garder une certaine dignité niveau vitesse, mais son souffle de plus en plus sifflant et la douleur lancinante le long de ses côtes le forcèrent à ralentir, si bien que le faux marchand se retrouva bientôt à clopiner tant bien que mal un mètre derrière sa prétendue servante. Tous deux avançant la tête basse, comme s'ils étaient en train de courir après un corbillard. Cela devait devait faire un merveilleux spectacle, plus encore lorsque le sorcier leva soudain les yeux, sourcils surpris, alors qu'un peu de français venait faire tâche sur l'ambiance locale.

— Quoi ? Comment ça rien ? Je trouve que vous en avez déjà bien assez fait comme ça, merci bien !
s'étrangla-t-il en songeant à toutes les frayeurs qu'elle lui avait donné depuis qu'elle était arrivée tout sourire à la bibliothèque.

Si tout ce qui leur était arrivé depuis leur rencontre était dut au hasard et à la poisse, il n'aurait plus manqué qu'elle commence à vouloir faire quelque chose de lui pour qu'il signe son arrêt de mort. Les drames involontaires d'accord, mais hors de question que cela devienne une habitude - même si cela l'était peut-être déjà - quand au reste... il aurait bien le temps de penser à ça.

Hélas, comme toujours, le maigrichon déchanta bien vite. Se faisant corriger pour ses choix de conversation comme un petit garçon qui aurait dit une absurdité. Dommage, le sujet avait eut l'air de l'intéresser un peu plus tôt.

— Ce n'est pas pour ça que j'essayai de parler avec vous, s'excusa-t-il. J'aurais eut l'impression d'être trop prévisible sinon.

Le français essaya encore de se maintenir à la vitesse de l'Auror, mais cette dernière eut tout juste fini de lui faire la moral qu'il s'arrêta net, glissant sa main libre contre ses côtes le temps de reprendre son souffle. Il resta ainsi une seconde ou deux avant de reprendre son chemin.

— Je ne peux pas promettre de ne jamais mentir ou de ne jamais vous faire de faux espoirs, déclara-t-il d'un ton égal et catégorique. Je suis né pour mentir et décevoir, mais vous ne pouvez pas dire que je considère la vie des autres comme un jeu. Jamais. La vie humaine est une chose complexe et magnifique, trop rare et précieuse pour que l'on joue avec et la seule chose que je souhaite à ceux qui pensent le contraire c'est qu'ils trouvent quelqu'un de plus fort qu'eux pour leur prouver qu'ils ont tord de s'amuser au dépends des autres. Sa réponse terminée, le brun prit une profonde inspiration, sentant l'air gonfler douloureusement ses poumons. Je penses que la morgue est là, ajouta-t-il en désignant une porte de sa main libre.

Lentement, comparé à son rythme habituel, l'ébouriffé alla jusqu'à l'entrée d'un bâtiment perdu parmi les autres, descendant un bref escalier avant de s'accroupir devant une petite porte dotée d'une large serrure de fer.

— C'est étrange qu'il n'y ait pas de garde, songea-t-il à l'attention d'Oswin. Vous pouvez me passer le sac s'il vous plait ?


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 9 Nov - 2:29


 

 

 
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La piètre réponse que lui servit le français lorsque la jeune femme lui avait lancé sa pique ironique ne fit qu'accentuer cet étrange sourire qui lui collait aux lèvres. "Un certain effet"... Cela paraissait évident qu'il faisait un "certain effet" auprès des femmes, mais de là à savoir lequel... Après tout, sous son apparence de gamin immature, il pouvait parfaitement se montrer poli, bien éduqué et attentionné, à moins que cela ne soit l'inverse, et que c'était sous l'apparence d'un homme courtois se cachait un enfant prèt à tout exploser ? Allez savoir, ce genre de choses semblaient très confuses chez l'enseignant. Mais faire de l'effet, ça, Oswin le savait parfaitement. Elle même, elle devait se l'avouer, n'était pas totalement insensible face à son collègue, même si elle ne l'était face à personne et qu'il n'était pas franchement son genre. Elle les préférait un peu plus... Avantageux. Dans tous les sens du terme, mais Ludovic lui avait un petit truc en plus qui était à la fois passionnant, reposant, et à s'en arracher les cheveux... Un cerveau peut-être ?
Non, plus sérieusement, elle avait toujours tendance à côtoyer les hommes dits "parfaits", surtout à leur époque où les deux opposés étaient appréciés, belle gueule, bel esprit. Mais peu de ses conquêtes possédaient le même esprit que le français, et heureusement ! Imaginez l'horreur, si déjà un Descremps lui posait autant de problèmes, imaginez plusieurs ! Non, l'horreur... Mais pourtant, c'était quelque part franchement passionnant. Comme si avec lui elle pouvait encore apprendre des centaines de choses, ce sens du partage qu'elle n'avait que peu connu jusqu'à présent lui paraissait si soudain, si irréel, comme une source inépuisable qui avec passion racontait tout ce qu'elle savait. Mais peu de femmes devaient voir les choses comme elle, alors pour ce qui était de l'effet sur les autres femmes, elles devaient sûrement s'arrêter à la barrière du gentil gentleman courtois. Qu'est-ce qu'elles savaient vraiment de qui était le français ?
Qu'est ce qu'elle en savait vraiment ?

Peu après, le brun s'etrangla lorsqu'elle dit n'avoir "rien" fait, car oui, bien sûr qu'elle avait fait quelques petites choses, mais franchement, ce n'était pas grand chose ! Elle aurait pût milles fois pire, et elle aurait eut pour ça des dizaines d'occasion. Mais non, elle s'était tenue relativement sage, enfin... Relativement, oui.
Mais qu'importe, la petite exclamation de son collègue ne la marqua pas plus que cela, et elle s'était alors contentée d'enchainer cette fois un peu plus fermement sur le comportement même de son comparse. Et bien sûr, cette fois, il ne tarda pas avant de se faire entendre, plaidant sa cause de la plus lâche des manières : la concession.
S'étant retournée un peu plus tôt, ayant remarqué que l'autre ne suivait pas, Oswin était désormais totalement à l'arrêt lorsque l'homme reprit la parole, le fixant dûrement même si dans son regard brillait clairement une lueur d'inquiétude cette fois, et encore et toujours, de déception. Peut-être aurait-elle pût s'approcher, lui proposer son aide afin de lui tendre la main à son tour, mais il ne lui en laissa pas le temps. Ce fut donc avec une certaine cruauté non voulue que la brune écouta l'autre se défendre, la tête haute et le regard droit.
Et elle serra les poings un peu plus fort si bien que ses ongles longs s'enfoncent un peu trop dans sa paume, déjà douloureuse.
Parce que Ludovic venait d'avouer ne pouvoir plus lui mentir. Parce qu'il venait de faire preuve de sincérité en lui avouant qu'elle n'aurait peut-être jamais de réponse totalement sincère de sa part, il venait de dire tout haut ce qu'elle pensait tout bas, mettant cette fois cette supposition sur la liste des certitudes.
Mais aussi car il venait d'avouer ne pas voir la vie comme un jeu. Ce qui était bien en somme, évidemment, mais ce fut réellement la suite qui la toucha plus qu'autre chose. Le ton qu'il venait d'utiliser pour parler de ceux qui ne voyaient la vie que comme un jeux, une grande partie où il n'y avait pas d'égalité, mais seulement un gagnant et des perdants, ce ton semblait plein de... D'une sorte de colère, une haine peut-être où plutôt une aversion. Envers les gens comme ça. Les gens comme elle.

Et elle déglutit.
Et cette fois, la graine de la culpabilité germa au fond d'elle, avec le sentiment de devoir encore une fois tout cacher à quelqu'un, de faire comme ce dont il parlait ne la concernait pas. Mais que penserait-il d'elle de toutes façons ? Pas grand chose... Mais pas ce qu'elle aurait aimé.
Puis tout s'était enchainé très vite,et à peine eut-elle le temps d'ouvrir la bouche que le brun se redressa, se dirigeant vers la morgue déjà visitée hier. Étrangement silencieuse, Oswin ne prononça pas un mot dans un premier temps, le regard triste et dans le vide. Ce ne fut que lorsque l'autre lui fit remarquer officiellement l'absence de gardes qu'elle ne revint à la réalité, tendant dans un même temps le sac désiré à son collègue.

-Certaines cultures n'apprécient pas ce genre de pratiques. Et puis, pourquoi surveiller des corps inanimés ? Qui penserait à s'y intéresser ?

Et bien eux, dans un premier temps.
Puis, Oswin se tut, observant l'autre se depatouiller un instant avant de s'approcher un peu plus, s'appuyant sur le mur non loin, bras croisés et yeux ne se détachant pas du pauvre bougre.

-Est-ce que ça va ? demanda alors abruptement la brune, sur un calme si impressionnant qu'il en aurait surpris plus d'un.

Pourquoi cette question ?
Parce que la situation était compliquée. Parce qu'elle s'inquiétait, et que quelque part, elle se sentait coupable de toute cela. Mais par delà, quelque chose dans sa tête lui criait que non, tout n'allait pas bien.


 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 9 Nov - 4:18


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Du bout des doigts, le brun caressa l'encoche de la serrure, essayant d'en estimer la taille du pouce. Plutôt haute, assez large, il ferma un oeil et approcha l'autre de l'ouverture, essayant de voir le fond malgré la pénombre créée par la rue et la position, en dessous du sol, de l'entrée. D'un geste automatique, il s'empara du sac à peine la jeune femme lui avait-elle présenté et le posa par terre à côté de lui, fourrant le livre dedans avant de fouiller au fond de la sacoche pour en tirer les trois crochets qui lui restaient de son nécessaire à serrures. Sans plus se soucier de la brune qu'il relégua au fond de son crâne, le français examina ses outils et la serrure, en récupérant un avant de piocher le bout de fer qu'il avait glissé dans sa chemise sur la route jusqu'au village, adressant tout juste un grognement à sa complice en guise de remerciement avant d'interrompre ses gestes pour tourner la tête lorsque cette dernière lui demanda de ses nouvelles.

— C'est une question stupide, répondit-il en haussant un sourcil, bien sûr que ça va. Pourquoi vous me demandez ça ?

Il examina la jeune femme encore un instant avant de reporter son attention sur son travail. Qu'est-ce que cela pouvait lui faire de toute façon ? Qu'est-ce que cela aurait put faire à qui que ce soit ? Chaque jour, à chaque personne qu'il connaissait et ce depuis pratiquement une semaine, il avait posé la même question au moins une demi-dizaine de fois, tout ça pour rien au final. Juste s'entendre répéter la même question et avoir encore et toujours la même réponse. Et quand bien même il aurait dit le contraire, qu'aurait bien pu faire la surveillante ? Le plaindre ? Lui dire qu'elle compatissait ? Ludovic prit une inspiration, glissant crochet et fil de fer dans le verrou pour le faire bailler.

Un déclic sourd se fit bientôt entendre, la serrure était vieille, assez large, ce n'était pas très difficile de lui régler son compte. L'ébouriffé glissa ses outils dans le sac qu'il referma, le hissant sur son épaule en s'appuyant contre le montant de la porte pour se relever. Ajustant la sangle sur son épaule, sentant qu'au poids il ne tiendrait pas longtemps, il appuya sur la poignée et ouvrit la porte en grand, dégageant l'entrée pour la surveillante sans avoir prononcé un mot ni prêté aucune attention à ce qu'elle aurait put dire.

— Après vous, marmonna-t-il.

Il s'assura que la brune entre la première avant d'ajuster le sac sur son épaule, hésitant à lui emboiter le pas alors que ses pieds n'avaient qu'une envie : tourner les talons et s'enfuir. Ludovic prit une profonde inspiration, se glissant dans le bâtiment en refermant derrière lui.

La morgue était petite et froide, une petite pièce à peine plus grande que la cuisine de Tibérius. Sur de grandes étagères, calées contre les murs, reposaient les silhouettes couvertes de larges draps tâchés des corps. L'air était lourd d'une puanteur nauséabonde, bien différente des effluves chargées du marché. C'était une odeur rance, humide qui prenait à la gorge, dans une salle couverte de moisissure, avec une large table au centre des lieux où avait été abandonné le cadavre d'une jeune femme vêtue d'une courte chemise blanche. Le maigrichon se figea, glissant les yeux d'un corps à l'autre en sentant les poils sur sa nuque se hérisser dans un frisson.

Il faut, commença le brun avant de baisser la voix au point qu'elle soit plus basse qu'un murmure. Il faut que je sorte. Il déglutit et inspira, restant pourtant où il se trouvait, les yeux fixés sur les corps. Cherchez des marques, des blessures, n'importe quoi qui paraitrait suspect et qui pourrait servir de lien entre les victimes.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Lun 9 Nov - 23:12


 

 

 
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Pourquoi elle lui demandait cela ? Peut-être parce qu'elle s'inquiétait ? Mais cette idée ne semblait pas venir à l'esprit de l'enseignant... Et Oswin ne répondit pas, de toute façon, il ne l'écoutait déjà plus.
Détournant le regard pour fixer le vide en face d'elle, la brune frissonna légèrement, plongée dans ses pensées. Il est vrai que comme raison, il y avait mieux et certainement plus crédible. S'inquiéter pour quelqu'un par pure bonté d'âme n'était pas juste, cela sonnait comme faux, et elle même savait que si quelqu'un s'était comporté ainsi avec elle, elle aurait trouvé ça louche. Alors il y avait-il une raison derrière sa question ? Quelques raisons secrètes qu'elle même ignorait et qu'elle ne découvrirait probablement jamais ? Ou était-ce tout simplement la crainte de voir un allié d'importance n'être plus au top de sa forme ? Que son ancienne mentalité revienne en somme...

Voulant chasser ces idées noires de son esprit, la surveillante se frotta les yeux un instants en cherchant quelque chose d'autre à quoi penser, levant ensuite les yeux au ciel pour fixer le plafond de brique qui l'enfermait dangereusement. Bien vite, un cliquetis bien distinctif retentit dans le maigre espace, faisant tourner la tête à la jeune femme, tout juste pour voir Ludovic se lever avant de lui tenir la porte, comme il en avait prit l'habitude. Esquissant un faible sourire peu joyeux, la jeune femme s'engouffra dans la petite pièce sombre, et immédiatement, l'odeur âpre la prit à la gorge. Une odeur que malheureusement elle connaissait déjà.
Le souffle coupé, les yeux grands ouverts, Linda mit bien quelques secondes avant de se faire à ce nouvel environnement, son regard plus dur encore passant un à un sur les figures couvertes des corps inanimés. Des cadavres, l'odeur de la mort, partout, l'ambiance presque malsaine qu'elle avait côtoyé des années... Ce voyage commençait décidément à lui rappeler ses années sombres. Et bien trop à son goût.

Déglutissant difficilement, la brune prit une profonde inspiration avant de s'avancer lentement vers le corps le plus proche d'elle, le fixant en silence quelques instants avant de se retourner, tout juste à temps pour voir son collègue blemir dangereusement. Les quelques mots qu'il prononça n'arrangea pas l'expression à la fois inquiéte et surprise de l'Auror, qui ne tarda d'ailleurs pas à s'approcher d'un pas rapide comme pour porter assistance à l'autre, mais elle ne fut pas assez rapide, et Ludovic trouva même le temps de donner quelques consignes à sa pseudo servante, comme si il ne voulait pas qu'elle s'inquiète à nouveau, comme si il savait déjà ce qu'elle allait dire, et qu'il ne voulait que la faire taire.
Ou tout simplement, comme si il voulait sortir d'ici au plus vite, de ce lieu si horrible.
Hésitante face à son collègue, Oswin esquissa quelques débuts de gestes réconfortants sans trouver le courage ou l'intérêt d'aller jusqu'au bout. Qu'est-ce que cela changerait ? Ainsi, elle finit simplement par se l'ordre la lèvre, levant un regard sincèrement compatissant et clairement inquiet sur le pauvre bougre, lui caressant légèrement l'avant bras dans un but de le rassurer, même si elle se doutait parfaitement que cela n'avait que peu de chances d'avoir l'effet escompté.

-Je me dépêche.

Et sans un mot de plus, elle laissa derrière elle le pauvre Serdaigle en train de se décomposer, et se dirigea à grands pas vers les différents corps. Mais des qu'elle fut face au premier, une once d'hésitation la fit s'arrêter dans son geste, alors même qu'elle n'avait pas encore soulevé le voile qui recouvrait la première victime. Ce genre de choses, cela faisait des années qu'elle ne l'avait pas fait. Pas qu'elle craignait quoi que ce soit, mais elle savait que ce genre de détails pouvait réveiller en elle des choses qu'elle préférait savoir enfouies. Quoi qu'il en fut, après une grande inspiration, elle souleva enfin le premier tissus, révélant la pauvre femme qui avait clairement souffert avant de perdre la vie, quelle que soit la manière dont cela arriva. Puis, par gestes machinaux et une effrayante inexpressivité au visage, la brune commença à observer son corps. Chaque détail passa sous son regard assuré, et ses gestes professionnels débusquèrent les moindres indices intéressants. Puis, les morts s'enchaînèrent, deux, puis trois, puis quatre... Jusqu'à ce que tous les cadavres furent passés sous ses yeux expert. Encore penchée sur le dernier, la respiration lente, l'Auror attendit encore quelques secondes avant de se redresser, se frottant légèrement les mains sans pour autant se retourner.

-Comme vous avez dut le remarquer, ces pauvres gens n'ont pas eut la vie tranquille... Égorgés, par un coup de mâchoire je dirais, cela ressemble assez aux marques des Loups-Garous, même si la taille et la forme sont différente. Il y a aussi de nombreuses griffures, des os brisés, des traces de morsures, mais remarque étrange, malgré l'apparente férocité de la bête il n'y a que peu de chair manquante. Une bête pareille aussi puissante... Elle ne semble pas s'amuser avec sa victime, plusieurs fois l'égorgement vient même avant les autres blessures, mais si elle ne tue pas par plaisir, ni pour se nourir...

Puis Oswin se tut, quelques Idées germant d'ores et déjà dans son esprit. Il n'y avait que peu de solutions à ce mystère, soit elle ne pouvait pas se nourir de ses victimes, soit encore quelqu'un la contrôlait.

-Et un dernier point, sur plusieurs d'entre elles j'ai out remarquer une lune, un croissant de lune... Si vous cherchiez un lien, je pense que l'on l'a trouvé.


 

 



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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 10 Nov - 1:15


 

 

Pour que le chasseur devienne la proie
Pour que le chasseur devienne la proie

Remarquant sans peine son trouble, la surveillante s'était empressée d'approcher comme pour le réconforter, mais le brun y fit à peine garde, juste assez pour qu'il recule mollement la tête par habitude, ses pieds solidement plantés dans le sol. Il ne s'anima qu'en sentant la caresse fugitive de la jeune femme, levant presque aussitôt le bras pour tenter de saisir celui de la brune. Il faillit réussir à agripper son coude, mais le mouvement lui sembla trop rapide et ses doigts parvinrent tout juste à glisser le long de la peau nue d'Oswin.

— N'allez pas... bâcler le travaille pour moi, d'accord, plaisanta-t-il tant bien que mal d'un ton étranglé. Il ne faudrait pas qu'on soit venus pour rien.

Le maigrichon garda encore la main levée quelques instants alors que l'Auror s'était retirée, le laissant en retrait, sans doute dans l'idée de s'occuper seule des recherches pour faire au plus vite. Il l'observa aller et venir autour du premier corps, retirer le drap pour découvrir le cadavre tuméfié. Très lentement, l'homme s'avança jusqu'à la jeune fille étendue sur la table. Ses longs cheveux collés par le sang, son regard vitreux et la large plaie béante à sa gorge. Ludovic inspira, soufflant assez longtemps pour vider complétement ses poumons avant de reprendre de l'air. D'un geste distant, il tenta de tourner le bras raide de l'enfant pour l'examiner, sans trop insister, remarquant une lune sur son épaule. Alors qu'à côté de lui la brune s'activait à toute vitesse, il prit une éternité pour examiner la morte, entre-coupant ses recherches de longues pauses pour respirer. Il commençait tout juste à observer le cadavre suivant que sa collègue avait terminé, s'arrêtant pour lui faire son rapport.

— Une vengeance peut-être, marmonna-t-il en réponse, retournant à la table. Pas de la bête, mais de celui qui la contrôle.

La française reprit, évoquant les croissants de lune. Ludovic approuva d'un hochement de tête, son attention tournée sur le corps sans vie. Combien de choses avaient pu passer derrière ces yeux blanchis ? Combien de rêves, d'espoirs et de malheurs ? Combien auraient dut y passer encore ? L'échevelé posa la main contre le visage de la jeune fille, sa paume contre la joue glacée et ses doigts contre le front, regardant la morte avec autant de douceur que de tristesse, son pouce glissant sous l'oeil éteint.

— Ce doit être la fille de Tibérius, marmonna-t-il. Elle est belle... quand on connait son père.

L'ébouriffé baissa la tête, retirant vivement sa main en sentant les larmes lui monter aux yeux. Il leva le bras dans l'idée de s'essuyer le visage, mais s'interrompit, ayant soudain l'impression de sentir la poisse du cadavre sur sa paume, ne sachant pas quoi faire pour la nettoyer. Une absurdité, des bêtises pour un simple rêve. Ludovic recula, levant les yeux au ciel, fronçant les sourcils et se traitant d'idiot de se laisser aller à ce genre de fadaises.

— Vous avez autre chose à regarder pendant que nous sommes là ? demanda-t-il, vérifiant où se trouvait l'entrée.


 

 

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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   Mar 10 Nov - 2:50


 

 

 
Problem solving with hunting.
It's savage pleasure and we're born to it.

 



Ainsi donc, Ludovic aussi pensait comme elle et en était arrivé à la même théorie : quelqu'un ou quelque chose contrôlait cette bête horrible.
Son regard trop insensible ne laissait à peine passer le dégoût et la crainte qu'elle éprouvait quelque part au fond d'elle. Dégoût, oui, mais non pas pour ces pauvres hommes et femmes morts dans chacun une situation qui leur était propre, mais pour cet animal qui avait causé tant de désolation sur son passage. Un tel bestiau devait posséder une taille et une force impressionnante, et voici comment elle s'en servait. Mais le pire dans tout cela, c'est qu'elle en avait conscience. Elle savait que ce calme immuable était autant dut à son sérieux et son manque de compassion, mais ce cacalme etait aussi e plaisir. Retourner dans une morgue, retrouver un travail ou du moins une occupation qui pouvait apporter gros, et stimuler ses neurones... Tout cela, elle connaissait, mais chaque jour qui passait semblait encore plus tordu à la jeune femme qui ne savait réellement plus trop quoi en penser.
Plongée dans ses pensées, la brune mit un moment, avouons le, avant de se retourner, se rendant une nouvelle fois soudainement compte de l'État de son comparse. Et la phrase qui suivit n'arrangea pas les choses.
Immédiatement, les yeux grands ouverts de la jeune femme se Posèrent sur le corps inanimé que venait de terminer d'occulter le brun, reconnaissant quelque part ce visage déjà connu de nos deux comparses. Il était vrai qu'elle n'était pas moche, mais tout comme les autres, Oswin ne pouvait tout simplement pas s'empecher de se maudire. Se maudire pour ne pas compatir, et se maudire une nouvelle fois pour cette fois n'avoir vu dans les personnes qu'une victime et rien d'autre. Mais à quoi cela servait de le crier sur tous les toits si même elle était incapable d'appliquer ses beaux discours ? Car ce qu'elle était en train de faire une fois encore, c'était de voir en une pauvre jeune fille qu'une victime parmis tant d'autres, source d'informations et de détails importants.
Mais Ludovic lui, ne semblait pas voir les choses ainsi. Ayant déjà du mal à tenir debout, il ne lui fallut pas attendre longtemps avant que s voix ne soit envahie de compatissance, une tristesse si enorme que même le plus talentueux de Peintre ne pourrait depeintre ce qui habitait cet homme.
Elle l'observa ainsi quelques secondes, avant de s'approcher à pas lents, ne sachant toujours pas s'il fallait qu'elle entreprenne quelque chose ou pas, mais après quelques courts instants de réflexion, elle lâcha tout simplement :

-Non, pas vraiment... Mais dans tous les cas, que l'on reste ou non il est hors de question que vous me gardiez ce sac ! Déjà que vous ne tenez pas debout alors si en plus l'on vous coupe la circulation sanguine du bras je me demande vraiment quoi vous me serviriez... !

Et sans plus attendre de réponse de sa part, la jeune femme se saisit du vieux sac en retenant un souffle, submergée par la taille du sac quelque peu... Énorme. Puis, un nouveau silence s'installa dans lequel la brune déglutit, tentant de trouver une solution pour s'en aller de la, mais au final, la meilleure qu'elle trouva ce fut bien de sortir de cet endroit, et tant pis pour les gardes et questions. Ludovic sembla mal à l'aise, et ils avaient a son humble avis goût ce dont ils avaient besoin. Le reste pourrait attendre.

-Sinon... Ce n'est pas vous qui proposiez d'aller manger un bout ? Il sera bientôt midi et je pense que c'est une bonne idée de grignoter quelque chose, surtout pour... Se changer les idées de ça . Vous ne pensez pas ?


 

 



Tenue d'Oswin:
 
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“There’s a lot of things you need to get across this universe. Warp drive… wormhole refractors… You know the thing you need most of all? You need a hand to hold.”
-The Tenth Doctor
Linda Oswin
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MessageSujet: Re: Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3   

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Il en faut parfois peu pour que le chasseur devienne la proie - Jour 3
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