La carte du Maraudeur

[Portoloin] pour lire les sujets importants du forum ♥



 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
FORUM FERME

Partagez | 
 

 - 31 -

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 3239
Date d'inscription : 17/09/2014
Multicomptes : Minerva McGonagall
Caracteristique : Membre de l'Ordre du Phénix
MessageSujet: - 31 -   Jeu 3 Sep - 0:33


 

 

 
- 31 -

Trente et un. C'était le chiffre qui lui revenait en tête constamment. Trente et un. Depuis le soir du bal jusqu'à la fin du mois il n'arriverait pas à se sortir ce nombre du crâne. Trente et un jours, pas un de plus pas un de moins, trente et un jour à fixer chaque soir le mur sans fin de sa chambre des heures durant, espérant que le sommeil ne vienne pas, espérant que dès qu'il fermerait les yeux ce mois serait déjà fini. Trente et un jour l'attendaient depuis déjà un peu moins de trois, comme si jamais le décompte devait finir et que le temps s'était arrêté. Figé pour le moins, car tout autour de lui semblait comme ralentis. Interminables les heures passées à ressasser les mêmes cours, sans fin le bruit des plumes grattant frénétiquement les parchemins, interminables les allers et retour des cachots jusqu'aux tours et ce cinq fois par jour, comme suspendues les gouttes de pluie déchirant le ciel et flottant jusqu'au sol, allant lécher les murs, les vitres et chaque feuille d'arbre pour en voler les couleurs. Tout était gris, depuis les nuages jusqu'aux deux creux que la fatigue commençait à accentuer sur les joues du français. Tout était terne et lent, mais quelque part, il y avait dans tout cela quelque chose de rassurant.

Les yeux levés sur la croûte sombre qui obscurcissait le ciel, Ludovic guettait le son sourd d'un début de tonnerre. Comme il l'avait fait chaque fois depuis le début du mois et ce, cinq fois par jour, il avait profité de chacun de ses rares temps libre pour venir frapper à la tour d'astronomie. Mais si d'habitude il finissait par trouver Jon sans trop de mal, ayant alors tout juste le temps de lui poser encore et toujours la même question avant de faire demi-tour et repartir en ligne droite pour les cachots de potion, cette fois-ci, l'ancien Poufsouffle demeurait introuvable. Aussi était-il resté. Que faire d'autre ? Il devait bien attendre depuis une heure désormais, ayant depuis longtemps manqué l'un de ses propres cours, mais il était occupé. Une à une, il faisait tourner entre ses doigts les clefs tantôt fines et tantôt lourdes et rouillées qui avaient un temps été celles d'Oswin. Il les avait récupérées le matin même, dérobées au petit jour dans une chambre désertée depuis longtemps. Non pas qu'il en ait eut besoin, il devait bien avoir quatre ou cinq trousseaux plus complet que celui-là, mais ses doigts avaient réagit par eux-même, raflant leur butin tandis que ses jambes prenaient la fuite avant qu'il ait eut le temps de comprendre pourquoi la pièce lui semblait si vide soudain. Il les avait gardé toute la journée, sans cesser de faire tourner les clefs au point que l'anneau qui les retenait commençait à chauffer et que ses mains sentaient la ferraille à plein nez.

Il y aurait eut mille raisons pour lesquelles la jeune femme aurait voulu partir. Du moins, il lui semblait qu'elle lui en avait donné assez le soir du bal. Pourtant, quelque chose dans son esprit refusait d'accepter l'évidence et le silence ouaté qui lui occupait le crâne jusque là avait commencé à se remplir de questions et de souvenirs, repassant encore et encore chaque seconde du dernier soir où il l'avait vu pour chercher un détail qui aurait pu prouver qu'il y avait de quoi s'inquiéter. Peine perdue. Depuis le temps qu'il s'y essayait il n'avait rien trouvé et petit à petit les souvenirs avaient commencés à remonter, passant des dernières minutes d'Halloween où il pensait que la surveillante avait encore put être dans la grande salle jusqu'à ceux qu'il avait eut, peu après le début de la soirée, sur la piste de danse. Ludovic lâcha un soupir et baissa les yeux sur les clefs. Il pouvait y avoir des dizaines de raisons pour lesquelles Oswin aurait voulu partir, mais il n'en trouvait pas une qui l'inquiète assez pour essayer d'aller la chercher.

— Ça va ? lança-t-il à Jon qu'il avait vu venir avant même de l'entendre arriver.


 

 

___

Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
by Wiise
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 846
Date d'inscription : 18/10/2014
Multicomptes : Linda Oswin
MessageSujet: Re: - 31 -   Jeu 3 Sep - 22:14





31 days



Il était rare que Jon ne se lève aussi tôt, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il se couchait tard, voir à l'aube, alors étant un minimum conscient que pour vivre il avait besoin de sommeil, il devait bien se coucher à un moment ou à un autre pour tenter de ne pas mourir sous la semaine qui suivait... Ah, le sommeil, quelle chose inutile...! Ensuite, l'ancien Poufsouffle semblait toujours avoir quelque chose à faire, quand bien même il s'agissait d'un rendez-vous avec lui-même pour décider de si oui ou non les framboises pouvaient servir de loupe couplées avec une tartine de beurre,  ou encore si les lardons auraient un bon goût avec le fromage blanc. Oui, question expériences culinaires le temps n'avait pas fait des merveilles même s'il fallait avouer que, généralement, ce qu'il cuisinait était toujours quelque chose d'excellent. Enfin qu'importe, on s'éloigne.
Jon avait donc pour habitude de se lever assez tard dans la matinée, voir même en plein milieu de l'après-midi, se réveillant le sourire aux lèvres avant d'aller embêter ses collègues de Poudlard. Mais ce matin, comme quelques autres, le professeur d'astronomie s'était levé de bonne heure. Qu'était-il allé faire? Et bien, à vrai dire, la veille il s'était couché tôt pour une fois, et les habitudes reprenant le dessus, son profond sommeil ne fut que de courte durée, et il se réveilla naturellement à près de huit heures du matin. Un peu plus tôt pour être juste, mais quoi qu'il en fut, lorsqu'il ouvrit les yeux, sa femme ne se trouvait déjà plus à ses côtés. Mais après tout, il en avait l'habitude, depuis le temps. Elle partait telle une héroïne aussi tôt qu'elle le pouvait, soignant élèves et enseignants quel que soit leur maison, leur statut de sang, leur provenance... Oui, une héroïne, avec un sacré caractère mais tout de même!
Ce fut donc avec le sourire aux lèvres que le Londonien s'était préparé avant de se diriger pour la première fois depuis longtemps vers la Grande Salle où le déjeuner avait lieu. Il fut surpris d'y trouver certaines personnes et un peu moins que d'autres ne s'y trouvent pas, discuta avec plusieurs d'entre elles et, avouons le, passa un agréable moment bien que ce jour-ci, sa femme lui manqua quelque peu. Mais en étant sincère, il s'annonçait là une belle journée, et jamais il n'aurait pensé que en haut dans sa tour, son vieil ami l'attendait, l'esprit occupé par de bien sombres pensées.

Il devait être environs onze heures lorsque Jon remonta dans son repaire, prévoyant de profiter de l'heure matinale pour corriger quelques copies et préparer ses prochains cours. Certaines classes avaient une avance considérable tandis que d'autres étaient bien plus à la traine, il fallait donc qu'il trouve un moyen de régler ce détail avant que les choses ne deviennent trop sérieuses.
Alors qu'il était plongé dans ses pensées, un bruit de clés en haut de l'escalier le fit sortir de ses pensées. Il fronça même ce qui lui servait de sourcils pendant un temps, du moins jusqu'à ce que la forme du français ne se dessine dans la pénombre, non loin de la porte déjà ouverte de sa bein aimée salle d'astronomie. Après quoi, il esquissa un sourire hésitant, et pénétra dans la salle en refermant la porte derrière lui, vilaine habitude que n'apprécierait probablement pas Ludovic. Jon se tourna ensuite vers ce dernier, s'appuyant sur une table en observant vaguement l'extérieur.

-Oh, ça peut aller. Réveillé tôt, mais bon, je ne vais pas m'en plaindre.

Le jeune père fixa du coin de l'oeil celui avec qui il avait, par le passé, fait les trois cent coups, craignant quelque part au fonde de lui qu'il ne s'en aille encore une fois, comme il l'avait déjà fait. Cela... C'était étrange, il ne semblait pas lui-même, pas totalement du moins.

-Toi par contre, on dirait que ce n'est pas la grande forme. Il y a un problème? Tu ne cesses de t'inquiéter depuis quelques jours, c'est l'hiver qui approche qui te fais ça? Pourtant... Tu as toujours adoré l'hiver...



codage par whatsername. sur Libre Graph'

___




We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


whatsername
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 3239
Date d'inscription : 17/09/2014
Multicomptes : Minerva McGonagall
Caracteristique : Membre de l'Ordre du Phénix
MessageSujet: Re: - 31 -   Lun 7 Sep - 0:25


 

 

 
- 31 -

Ludovic leva à peine les yeux lorsque le professeur d'astronomie entra en refermant la porte derrière lui. Si le son l'avait prit par surprise, il resta parfaitement calme en-dehors de ses mains qui avaient une seconde arrêtées de jouer avec les clefs. Il attendit un instant, histoire d'être certain que le calme était revenu et lâcha un soupir, glissant le trousseau dans sa poche, tout en gardant ses doigts dessus. Le brun hocha vaguement la tête à la réponse de son vieil ami et tendit le bras pour attraper le cadre de la baie vitrée. Alors qu'il essayait de se redresser sans trop utiliser son dos, Jon reprit la parole, d'une voix beaucoup trop calme et pour un discours beaucoup trop bref pour être de bonne augure. Renonçant à se lever, le brun lâcha le cadre et un soupir amusé en s’appuyant de nouveau contre l'angle de son mur. Il aurait mieux fait de rester contre la porte comme il y avait songé.

— Regardez ça ! plaisanta le français. Pour un peu je croirais avoir remonté le temps. Jon Lakenstridge qui cherche à me remonter le moral sans raisons ! Si on m'avait dit que je reverrai ça un jour je ne l'aurais pas cru. Ne t'inquiète pas va, je pense que tu as bien mieux à faire que ça. Je vais bien, je prends juste des nouvelles. Je crois avoir fini par comprendre que j'avais oublié ces... combien déjà ? Quinze dernières années ? J'ai juste beaucoup de retard à rattraper.

Poussant un grognement il se releva tant bien que mal en basculant sur le côté et s'appuyant contre le mur. Une idée bien stupide que de s'être assis par terre. Contemplant une seconde le sol où il était resté immobile plus d'une heure, l'ébouriffé finit par donner un coup sur sa manche pour en retirer de la poussière imaginaire. Il afficha un léger sourire, puis récupéra les clefs dans sa poche qu'il fit tourner autour de son index avant de les serrer dans sa paume. Pivotant vers l'ancien Poufsouffle, il lui adressa un sourire tranquille avant de jeter un coup d'oeil en direction de la porte.

— Et puis tu as vu la pluie ? Si ça continue comme ça et qu'il fait assez froid on aura des flocons énormes cette année. De la neige à perte de vue, marmonna-t-il regardant une seconde les montagnes à travers la fenêtre. Je suis sûr que ça sera si blanc que tu ne pourras même pas regarder la lune sans lunettes de soleil. Il se tourna de nouveau vers son collègue en haussant un sourcil. Enfin, je me comprends. Bon, je ne vais pas trainer, je venais juste prendre des nouvelles et j'ai une classe qui m'attends là, ajouta-t-il en se grattant la joue et prenant la direction de la sortie, s'arrêtant à quelques pas de l'anglais. Enfin sauf si tu as quelque chose à me dire en particulier. Pas de problèmes ou de remarque à me confier ces derniers jours ?


 

 

___

Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
by Wiise
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 846
Date d'inscription : 18/10/2014
Multicomptes : Linda Oswin
MessageSujet: Re: - 31 -   Dim 13 Sep - 14:01





31 days




Lorsque le brun assura à son vieil ami que tout allait bien, prenant sa réaction sur le ton de la plaisanterie en s'amusant que l'astronome reprenait ses vieilles habitudes, ce dernier esquissa un sourire gêné, en se contorsionnant les poignets en se remémorant toutes ces fois où il s'était inquiété pour son meilleur ami... Oui, il s'inquiétait, oui, il avait peur que quelque chose ne soit arrivé, et oui, il avait peur de perdre celui qui avait été si important pour lui dans son enfance. Car aujourd'hui, il lui semblait qu'il avait la chance de lui rendre la pareille, de l'aider à son tour, mais l'autre semblait refuser, et comme toujours, le laisser à part...
Mais peut-être que c'était vrai, qu'il n'y avait rien, et qu'il s'inquiétait sans raison. Peut-être qu'il s'était enfin rendu compte, dans son petit monde, qu'il avait délaissé de bien des manières des personnes qui lui étaient proches. Et le voilà voulant rattraper son retard... Comme si c'était possible!
Un nouveau rire nerveux s'échappa de la gorge du jeune père tandis qu'il se passait une main au visage, et il se dirigea machinalement vers l'homme avant de s'assoir à ses côtés, l'observant du coin de l'oeil sans oser le regarder bien en face. Sa réaction était inquiétante, oui, mais aussi touchante que... Impensable. Du tout Ludovic en somme.

-Oui... Quinze ans. J'ai parfois l'impression que cela en fait quatre-vingt, et quelques fois... J'ai l'impression de ne pas avoir vu le temps passer.

Jon se mordit légèrement la lèvre inférieure, plongé dans ses pensées, et ce ne fut que le mouvement du Français à ses côtés qui se relevait qui le sortit de son esprit. Il le suivit du regard, silencieusement. Il aurait tant aimé le retenir, mais que dire? Il se passait quelque chose, sinon, il ne se serait pas rendu compte que quinzes longues années étaient passées devant ses yeux. Et pour tout dire, l'astronome rêvait de savoir de quoi il était question, mais connaissant Ludovic, rien ne pourrait le forcer s'il ne le désirait pas à parler de telles choses.
Lorsque ce dernier se mit à parler de la météo, les lèvres du jeune père s'étirèrent une nouvelle fois, amusé par le discours que lui tenait son interlocuteur, puis, il s'appuya sur son bras droit pour se tourner, et regarder derrière lui la pluie s'abattre sur les grandes forêts qui entouraient l'école. Un spectacle magnifiquement sombre à vrai dire, mais doté d'une certaine mélancolie. Combien de jours de pluie étaient passé lors de leurs belles années? Des dizaines, et à chaque fois, ils avaient trouvé comment s'occuper. Et entouré de deux Serdaigles, il n'était pas rare que cela se termine en lecture collective d'un livre quelconque... De bons souvenirs, oui.

-De la neige oui, commença Jon en reprenant sa position intiale, nous en serons gâté apparemment pour Noël... Tu te souviens des Noëls à Poudlard? C'est dommage que 'Rian n'était presque jamais là, c'était de merveilleux moments. Poudlard sait organiser les fêtes, ça c'est sûr...! D'ailleurs, je t'ai dit que Rory avait adoré le bal d'Haloween? Il a trouvé ça magnifique et magique, tu l'aurais vu lorsqu'il m'en parlait... On aurait dit moi!

Le Londonien lâcha un rire suite à cette dernière phrase, se souvenant parfaitement de sa propre excitation lors de ses premières fêtes dans l'enceinte de cette belle école... Fêtes tout de même rapidement "personnalisées" à leurs goûts, à Ludovic, Aidrian et lui-même. Mais dés qu'il posait son regard sur son fils encore innocent, c'était son reflet qu'il voyait, celui d'un enfant joyeux et avide de découvertes.

-Enfin, après, j'imagine qu'il s'est bien moins amusé que d'autres. Il faut avouer que les sixièmes années -et même les Professeurs- s'en donnaient à coeur joie pour "exprimer leurs sentiments"... Tu vois de quoi je parle n'est-ce pas? reprit-il cette fois avec un peu plus d'espièglerie dans sa voix. Tu t'es bien amusé aussi de ton côté, n'est-ce pas? Bon, je t'avouerai que je ne cautionne pas votre... Disons tes goûts personnels, mais chacun ses goûts pas vrai? Et puis il faut avouer que lorsque vous danciez sur la piste vous sembliez proches alors bon...

Sa voix se tût, comme s'il réfléchissait à ses propres paroles, puis, Jon leva un regard doux et amusé à son vieil ami, enchainant avec toute la sincérité du monde :

-J'espère qu'elle en vaudra le coup.



codage par whatsername. sur Libre Graph'

___




We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


whatsername
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 3239
Date d'inscription : 17/09/2014
Multicomptes : Minerva McGonagall
Caracteristique : Membre de l'Ordre du Phénix
MessageSujet: Re: - 31 -   Dim 20 Sep - 15:52


 

 

 
- 31 -

— A qui le dis-tu, approuva le français à la remarque de son collègue sur la vitesse du temps qui passe.

Un constat bien triste, digne d'un duo de petits vieux, mais il fallait croire que c'était bien ce qu'ils étaient devenus depuis tout ce temps. Il suffisait de compter le nombre d'incendies depuis le début de l'année, pas même un seul, un véritable déshonneur pour les jeunes fauteurs de troubles qu'ils avaient été. A croire que tout le monde finissait par se ranger un jour ou l'autre, certains peut-être plus vite que les autres.

Un grand sourire fendit le visage du français en songeant aux Noëls qu'ils avaient eut dans le château. Magnifique, tout à fait inoubliables et pas seulement parce qu'il y avait eut son anniversaire pour une fois. Les décors, la neige, les montagnes enneigées et le lac gelé à perte de vue. Rien que d'y songer il en avait une délicieuse chaire de poule. C'était presque à se demander pourquoi il préférait Halloween à Noël. Après tout, à Poudlard, même la moins spectaculaire des fêtes prenait des airs d'évènements du siècle.

— Il y était ? demanda le brun alors qu'il était question de son filleul. Je ne l'ai pas vu... En même temps il avait été tellement occupé ce soir là. C'est vrai que les premières années se sont fait discrets. La timidité j'imagine. Encore heureux que tu n'ai pas eut à te poser la question à ton premier Halloween ici ! C'est dommage d'ailleurs, j'aurais cru que depuis le temps on aurait eut des successeurs, mais la soirée était plutôt calme au final.

Après tout, il ne s'était pas pris de baffe, même si ça n'était pas passé loin et, en dehors de son petit incident à la pomme, tout c'était plutôt bien passé. Du moins pour la soirée, après, cela avait été tout autre chose. Dans sa paume, les dents des clefs commençaient à laisser de petites marques désagréables sur sa peau. Tandis qu'il haussait un sourcil aux petits commentaires de Jon. De quoi, ou plutôt de qui, parlait-il ? Ce ne fut qu'une fois les bafouillages de l'astronome finis que Ludovic afficha un doux sourire alors que le souvenir d'un baiser lui mettait une lueur tendre dans les yeux.

— Oh oui, répondit-il, elle en vaut le coup c'est sûr. Elle est si... commença-t-il avant de manquer d'adjectifs. Tu ne disais pas vraiment la même chose à Halloween. répliqua-t-il en fronçant un sourcil inquisiteur, s'approchant de l'astronome à la digne manière de l'ancien Moralisateur. A t'entendre ce soir là on aurait dit que tu étais prêt à l'envoyer par colis à l'autre bout du monde. Qu'est-ce qui t'as fait changer d'avis comme ça ?

Ecoutant la réponse d'une oreille distraite, le français alla s'appuyer contre le bureau de son collègue. Il se demanda une minute comment allait Lisbeth, mais la question s'en alla vite, il n'aurait pas à attendre longtemps pour le savoir. Il sourit encore une seconde, songeant à leur rendez-vous le week-end précédent, mais tout cela s'en alla une nouvelle fois bien vite alors qu'il baissait les yeux sur ses clefs, fronçant une seconde les sourcils.

— Comment ça s'est passé pour toi au fait ? demanda-t-il. Avec Emy, je veux dire. Quand tu as dut la présenter à ton père. J'imagine qu'il devait s'attendre à ce que tu épouse quelqu'un d'assez... différent. L'ébouriffé s'assombrit une seconde, prenant un ton bien plus sec. Avec sa haute estime des sorciers...


 

 

___

Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
by Wiise
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 846
Date d'inscription : 18/10/2014
Multicomptes : Linda Oswin
MessageSujet: Re: - 31 -   Lun 21 Sep - 0:01





31 days




Lorsque le brun confirma la première impression de l'astronome, comme quoi il n'avait effectivement pas remarqué le fils de ce dernier au milieu de la foule de gens dégoulinants de bave, le jeune père ne put retenir un sourire en coin, gardant cependant cette fois ses remarques pour lui-même. Il était certain que vu la belle compagnie à laquelle le français avait eut droit, il n'avait pas réellement eut la tête à observer quelques premières années trop timide pour s'imposer dans cette grande fête digne des meilleures de l'école de magie. Il avait... Comment dire? D'autres choses à observer, mais ce n'était pas vraiment contre lui. Après tout ce temps, il devait bien se trouver une gentille femme avec laquelle il se marierait. C'était en son droit, et tout à fait compréhensible. Mais ce qui était plus surprenant déjà, c'était tout bonnement... L'idée même. Ludovic avait toujours été un passionné dans ses relations, et quel que soit le sujet, il ne faisait jamais au grand jamais les choses à moitié. C'était d'ailleurs là l'une des raisons qui poussaient ses anciennes petites amies à le fuir sous peu -non, parce que quand on vous propose de vous marier à seulement treize ans il y a de quoi vouloir prendre ses jambes à son cou-, mais malgré cette presque obsession envers tout ce qu'il entreprenait, il avait toujours semblé à l'astronome que pour que les choses soient sérieuses entre son vieil ami et une femme, il fallait que cela prenne plus de temps, plus en douceur, plus... Subtil -bon, lui n'était pas un exemple, car venir harceler une médicomage chaque jour à Sainte-Mangouste était pas exactement ce que l'on appelait de la subtilité mais passons voulez-vous?-. Et aujourd'hui que cela semblait être le cas qu'il ne s'était pas montré... Disons, trop entreprenant, même s'il ne s'était pas gêné côté plaisirs, le voir enfin avec quelqu'un sur le long terme... Non, c'était juste trop étrange.

Jon esquissa une légère grimace tandis que cette dernière idée lui traversa l'esprit, avant qu'un doux sourire ne reprenne le dessus lorsque la vision de sa femme lui revint en mémoire. Peut-être que c'était bizarre, oui, même pour lui, se marier était loin d'être sa préoccupation première, mais partager sa vie avec quelqu'un, se réveiller chaque matin à ses côtés et l'aider et le subir dans les pires comme dans les meilleurs moments... A cela, il n'y avait pas de prix, et il le souhaitait de tout son coeur à son vieil ami.

-C'est vrai que de notre temps on trouvait toujours de quoi animer les soirées, pas vrai? répondit Jon sans même lever le regard, très probablement plongé dans d'heureux souvenirs. Mais de là à dire que c'était calme... J'en doute! Disons simplement que nous avons désormais une toute vision de l'animation que celle que nous avions enfant.

Puis, Ludovic s'était réveillé, comme tiquant sur la principale et plus importante partie du discours du Londonien, commençant une description quelque peu bancale avant de tomber à court d'adjectifs -avant même d'avoir commencé-, ce qui tira d'ailleurs au professeur d'astronomie un doux sourire et un regard légèrement amusé, regard qui s'était d'ailleurs enfin levé sur l'ébouriffé qui lui parlait.
S'il était confiant, tout allait au mieux. Et qu'importe son avis, ce n'était pas à lui de décider quand et qui il devait fréquenter, comme on lui avait fait clairement comprendre quelques jours auparavant. C'était à lui de trouver la personne dont il avait, et ce, même s'il s'agirait d'un des femmes les moins fréquentables que l'école ait vu passer ses portes.
Mais bien vite, Ludovic se tourna vers l'erreur, ne tardant pas à la remarquer, en lui demandant clairement alors ce qui l'avait fait changer d'avis. L'astronome baissa la tête, un sourire aux lèvres tandis qu'il lâchait un long soupir résigné, ne sachant pas trop s'il devait rire ou pleurer, il finit tout de même par lâcher la réponse face à son meilleur ami:

-Disons que quelqu'un m'a fait changer d'avis. Enfin... Changer n'est pas le mot, parce que je trouve toujours que c'est... Et donc elle m'a fait comprendre que ce n'était pas mon choix, pas ma vie, et que quinze ans étaient passés. Je n'ai... Plus grand droit d'influer dans ta vie personnelle, et il n'y a que toi qui peut trouver la personne qui te convient le mieux alors... Je vais cesser de m'en mêler, et te laisser découvrir celle qu'il te faut.

Puis Jon se tût. Oui, ce ne sont que quatre petits mots, mais dans les faits, c'est assez rare pour le faire remarquer. Il tourna ensuite légèrement la tête vers le français, le fixant silencieusement tout juste au bon moment pour le voir baisser le regard sur sa paume fermée. D'après ses souvenirs, l'homme jouait quelques instants plus tôt avec des clés, alors peut-être était-ce encore la même chose qu'il serrait si fort à l'instant?
Instinctivement, la curiosité de l'astronome se réveilla, ce qui se traduisit d'ailleurs par un léger froncement de sourcil, mais il n'eut le temps de poser des questions sur ce nouvel élément déclencheur que déjà, l'ancien Serdaigle le lançait sur un nouveau sujet, ce dernier ayant d'ailleurs le don de l'assombrir soudainement. Ce fut comme s'il se referma brutalement, plus de sourire, plus de douceur, un regard presque dur de cette question inattendue, plus par surprise que réellement pour la question en elle-même. Et d'ailleurs, il ne répondit pas tout de suite, tout simplement car si il l'avait fait, sa réponse aurait risqué d'être un peu plus brutale que ce qu'il aurait escompté. Et c'est pour quoi il se mura quelques secondes dans un silence, fixant le sol tout en jouant du bout de l'index avec une bille de terre probablement ramenée là par les élèves plus tôt, organisant ses idées afin d'offrir à son interlocuteur une réponse... Plutôt claire et précise.

-C'était... Et bien c'était compliqué. commença-t-il après quelques instants, encore hésitant sur la manière dont il allait raconter sa mésaventure. J'avais demandé à Emmy' de rester à l'extérieur, pour... Préparer le terrain tu vois? Cela faisait des années que je n'étais pas venu voir mon père, et pour cause il m'avait interdit de remettre les pieds dans "sa maison".

Comme si elle ne lui avait appartenue ne serait-ce qu'un jour...

-C'était peu avant notre mariage, tu vois, j'attendais le dernier moment, notamment parce que j'hésitais à le prévenir, mais un mariage sans mon propre père était devenue une idée que je ne pouvais concevoir. Alors je suis allé le voir, et si seulement tu avais vu sa tête lorsqu'il m'a ouvert... Tu en aurais rit!

Un rire nerveux monta dans la gorge de l'ancien Poufsouffle qui se passa une main dans les cheveux, se frottant par la suite les yeux avant de prendre une profonde inspiration et de continuer :

-Mais il m'a laissé entré. On a parlé quelques minutes, assez cordialement étonnamment. On faisait tout pour éviter le sujet de la magie, et il m'a donné quelques nouvelles de la famille, des amis, des filles qu'il aurait aimé que j'épouse... D'ailleurs, je pense qu'Emmeline avait entendu cette dernière partie, cela expliquerait pourquoi elle s'est vengée à plusieurs reprises en... Enfin qu'importe! Et donc j'ai fini par arriver au sujet d'Emmy. Et quand je lui ai annoncé que j'allais me marier avec elle... Et bien, là encore, tu aurais probablement pris ton pieds. Il est devenue rouge comme une pivoine, et m'a littéralement jeté dehors en hurlant qu'il ne voulait plus me voir, et que s'il entendait encore une fois parler de magie, il ne serait pas aussi... Disons diplomate.

Le jeune père esquissa un discret sourire, mais loin d'être joyeux, ce dit sourire et le regard dans le vide du Londonien laissait clairement paraître la tristesse et le regret de n'avoir vu son père serrer dans ses bras la mariée, celui de ne pas avoir put serrer fermement la poigne d'un géniteur fier de son fils unique, et celui de n'avoir put offrir à son propre fils qu'une demi-famille.
Jon finit par déglutir, et s'humecta finalement les lèvres d'un geste nerveux de la langue avant de lever la tête vers son vieil ami, retrouvant un peu de son enthousiasme habituel bien que le coeur n'y était clairement pas :

-Enfin j'imagine que tout le monde n'a pas ces problèmes n'est-ce pas? Côté généralités, il vaut mieux ne pas nous prendre comme exemples pas vrai?


codage par whatsername. sur Libre Graph'

___




We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


whatsername
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 3239
Date d'inscription : 17/09/2014
Multicomptes : Minerva McGonagall
Caracteristique : Membre de l'Ordre du Phénix
MessageSujet: Re: - 31 -   Lun 21 Sep - 2:35


 

 

 
- 31 -

La réponse de l'anglais chassa en un clin d'oeil tout once de bonne humeur que la taquinerie semblait un instant avoir rendu à l'ébouriffé. Il s’assombrit presque aussitôt, retrouvant un visage à mi-chemin entre l'impassibilité et la lassitude et sembla presque se désintéresser du sujet. Presque oui, car alors qu'il s'était tut, il songeait à la façon dont les quelques mots de l'autre homme avaient sonnés comme la fin de quelque chose.

— Ne dit pas des choses pareilles, marmonna Ludovic sans trop y croire. Qu'est-ce que je deviendrais sans garde-fou pour rattraper mes mauvaises idées ? Il lui adressa un sourire peu convaincu, avant de baisser les yeux. J'ai cru que... enfin que tu allais me faire une sorte de morale. Tu te ramollis !

Il était parvenu à prononcer ces trois derniers mots sur un ton presque enjoué, mais il ne parvenait pas à oublier la désagréable impression qu'il avait eut quelques secondes plus tôt. Comme si Jon s'était attendu à ce que quelque chose de terrible lui arrive. Peut-être n'était-ce qu'une idée de sa part, mais il y avait là quelque chose qui le mettait mal à l'aise. Ce sentiment n'alla pas en s'arrangeant alors que Jon devenait soudain muet lorsqu'il fut question de son père.

— Je suis navré, marmonna encore Ludovic sans lever les yeux. Je sais que j'aurais mieux fait d'éviter le sujet.

Il n'insista pourtant pas dans ses excuses et laissa à l'astronome tout le temps dont il avait besoin pour répondre. L'écoutant avec attention tandis qu'il semblait de moins en moins à l'aise. Il ne lui fallut pas attendre la moitié du résumé de son ami pour que sa gorge se noue et que son regard se tourne vers la fenêtre couverte de pluie comme s'il essayait de graver chaque goutte ruisselante dans sa mémoire. Lorsque l'anglais eut fini, Ludovic resta un long moment silencieux, essayant d'étouffer ses mots qui sortirent pourtant de sa gorge comme un bref cracha de haine.

— C'est un salaud.

Le constat fait, l'ébouriffé prit une profonde inspiration avec un regard noir, ses ongles s'esquintant sur le fer de ses clefs. Depuis toutes ces années, Jon devait bien être capable de comprendre l'essentielle du juron français, mais c'était la seule façon qu'il avait trouvé pour rester un minimum poli en présence d'un anglais. Il hocha silencieusement la tête, tenant conseil avec lui-même avant de lever les yeux et les détourner presque aussitôt en voyant que l'ancien Poufsouffle n'avait pas bougé.

— Je voulais te demander expliqua-t-il, parce que je n'ai jamais vraiment... tu sais, été jusqu'à présenter mes petites amies à mes proches. Ce n'était pas vraiment indispensable à vrai dire, la plupart m'avaient quitté avant même que j'ai pu envisager l'idée. Mais je me suis beaucoup posé la question ces derniers jours. Est-ce que je serais capable de me faire jeter dehors pour quelqu'un ? J'ai l'impression d'avoir trouvé la personne qui en vaudrait la peine, mais si je me trompais ? Si les choses tournaient mal ? J'ai l'impression qu'aller trop vite ce serait faire une erreur et que je pourrais la perdre. l'ébouriffé eut un bref souffle moqueur, il se trouvait si ridicule. Tu imagines ça ? Je n'aurais jamais pensé m'inquiéter pour des histoires pareilles. Je me posais tellement moins de questions avant. Il y a dix ans, je l'aurais sans doutes déjà enlevé pour aller l'épouser sur la lune, mais maintenant j'ai peur. Peur d'aller jusqu'au bout et qu'au final il arrive la même chose qu'avec Hesper. Le brun déglutit avant d'afficher un sourire gêné à son vieil ami. Il y a très peu de risques que quoi que ce soit tourne de la même façon, je sais, mais même si ce n'était que pour me quitter ou bien disparaitre sans laisser un mot, je préférerais éviter autant que possible. Ludovic prit une profonde inspiration, s'encourageant en se répétant qu'il aurait bientôt terminé. Alors, conclut-il, si tu as quelque choses à me dire, je crois que je préférerais que tu le fasses au lieu d'essayer de me ménager.


 

 

___

Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
by Wiise
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 846
Date d'inscription : 18/10/2014
Multicomptes : Linda Oswin
MessageSujet: Re: - 31 -   Lun 21 Sep - 21:38





31 days




L'astronome esquissa un faible sourire amusé lorsque son vieil ami lui avoua qu'il se ramollissait. C'était sans doutes vrai, après tout, il était devenu un père de famille avec une femme et un fils, vivant dans une jolie maison proche de Londres moins de six mois par an, mais préférant de loin cette salle proche des étoiles qui était devenue son véritable chez-lui après tant d'années.
Et oui, il était devenu un adulte, mais quelque part, c'était là aussi une nouvelle aventure qui se présentait à lui depuis des années déjà. Certes très différente de ces odyssées dont il rêvait enfant, mais à chaque âge il y avait ses propres défis, donc autant profiter de ceux qui se présentaient à lui en ce moment même, car peut-être que cette vie ne durerait pas tant.

-Il faut croire oui...!

Puis Ludovic avait abordé le sujet de son père, ce qui avait conduit l'astronome à s'emmurer dans un profond mutisme. Néanmoins, il finit tout de même par répondre, expliquant lentement et clairement comment s'était déroulé la rencontre. Effectivement, ce fut une journée assez difficile, de par la froideur de son père mais aussi et surtout de par ses réactions. Bien sûr, il ne s'était pas attendu à quelque chose de génial, à une petite réunion familiale joyeuse autour d'une table, d'un thé, et de petits biscuits, mais il aurait ne serait-ce qu'espérer que son géniteur accepte d'être présent à ses côtés lors de ce jour si spécial qu'était son mariage.
Mais il faut croire que le destin en avait décidé autrement, car ce ne fut pas exactement le cas.

Lorsque le français marmonna tout bas de vague excuses, Jon leva les yeux vers ce dernier, ses lèvres légèrement étirées face à son vieil ami dont il reconnaissait le caractère, toujours le même au fond malgré les années, mais de ce sourire naquit un léger rire nerveux lorsque l'ancien Serdaigle lâcha un juron français qu'il identifia presque immédiatement. Il fallait dire que plus jeunes, Ludovic eut une période durant laquelle il s'était mis en tête d'apprendre à son cadet à parler français pour quelques... Disons pour ne pas se faire comprendre lorsqu'ils parlaient de quelques projets peu dans les règles. Alors autant dire qu'après moult altercations avec certains Serpentard, les jurons n'avaient pas tardé à venir dans "Le français de A à Z avec le magnifique et très recommandable Ludovic Descremps". Et vu le temps qu'ils y avaient passé, encore aujourd'hui l'astronome était bien capable d'en énumérer une bonne douzaine.
Néanmoins, l'ancien Poufsouffle se passa une main sur le visage, ne répondant pas à l'insulte de son ami même si intérieurement, une partie de lui devait bien avouer qu'il avait sans doute raison. C'était très certainement là l'un des meilleurs termes pour désigner le père qu'il avait été, mais malgré tout cela, il ne pouvait tout simplement pas arrêter de l'aimer, et en contrepartie, d'être déçu à chaque fois qu'il le voyait.

Puis Ludovic avait repris la parole, hésitant un instant avant de clairement se lancer dans son explication, arrachant un sourire à la fois attendri et clairement heureux pour lui à l'astronome.
Le ton qu'il utilisait, son hésitation, la sincérité clairement perceptible dans sa voix... Tous ces signes faisaient naître en l'ancien Poufsouffle une certaine fierté, après tout, il ne pouvait souhaiter que le meilleur pour le français, et rien que le fait qu'il se pousse enfin à l'introspection malgré ses difficultés, montrait à quel point il tenait à cette relation, quelle qu'elle fut.
L'ébouriffé fini par demander à son auditeur de lui confier tout ce qu'il savait, de ne pas le ménager et de lui dire dés à présent si il était au fait de quelques informations, pour une seule et bonne raison : pour éviter de souffrir par la suite de faux espoirs, ou bien encore le coeur brisé.
Car du peu qu'il savait, Jon n'avait pas eut le moindre mal pour comprendre qu'à présent le coeur de son ami craignait de tout perdre une nouvelle fois.
C'est pourquoi le professeur d'astronomie lâcha un long soupir, se passant une nouvelle fois les mains dans sa tignasse désormais décoiffée, ses lèvres tordues dans une grimace de réflexion tandis qu'il hésitait sur ce qu'il devait faire à présent. Ludovic avait le don de d'attirer et de s'attacher aux personnes dangereuses, et même dans son choix de femmes, car des deux avec lesquelles il avait dansé au bal, il y avait des bruits qui couraient sur plus d'une...

-Et bien... Je pense que tu as raison...

L'homme déglutit légèrement, se frottant nerveusement les mains avant de continuer :

-Tu sais... On dit que cette fille avec laquelle tu as dansé à Halloween, enfin, on dit... J'ai entendu que cette Lisbeth s'est faite renvoyée de Poudlard, mais pas... Pas pour ces raisons dont tu te serais vanté à vrai dire.

Il fit une courte pause, se mordant légèrement la joue, avant de se rendre compte de ce qu'il venait de dire et de renchérir de plus belle, sur un ton trop rapide pour être sincère :

-Enfin, elle a très probablement changé depuis le temps! Cela fait longtemps! Combien ? Dix ans non? Bah, va savoir, je suis sûr que ce n'est plus la même aujourd'hui, c'est du passé!

Et si jamais Jon avait sût à quel point ce qu'il venait de dire était vrai, il aurait sut qu'elle avait effectivement bien changé.
Et qu'à présent, elle était pire.



codage par whatsername. sur Libre Graph'

___




We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


whatsername
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 3239
Date d'inscription : 17/09/2014
Multicomptes : Minerva McGonagall
Caracteristique : Membre de l'Ordre du Phénix
MessageSujet: Re: - 31 -   Mar 22 Sep - 1:52


 

 

 
- 31 -

A la seconde où l'anglais sembla céder à la question, Ludovic dressa la tête pour planter son regard dans le sien. Pas vraiment en réalité, avec Jon il n'en avait pas besoin et, quand bien même, les prunelles de l'astronome étaient bien trop enfouies sous la voûte saillante de ses sourcils pour qu'il arrive à les regarder vraiment en face. En dehors de cela, il ne fit aucun mouvement, ne prononça aucun mot et resta totalement figé alors que l'autre parlait, se contentant de froncer légèrement les sourcils lorsque l'anglais eut fini, se défilant par une pirouette ratée et quelques paroles creuses.

— Menteur, lâcha Ludovic sans la moindre parcelle de douceur.

Il adressa un regard sombre à son vieil ami et se redressa, se dirigeant jusqu'à l'astronome pour s'arrêter à tout juste un pas de son visage, l'air tout simplement écœuré. Il y avait plusieurs sortes de mensonges dans la vie, certains que l'ont appelait pieux, d'autre que l'on faisait pour se faciliter les choses ou d'autre encore qui n'étaient que l'expression d'une sorte de maladie. Mais aussi justifiés qu'ils en aient l'air, en entendre un sortir de la bouche de l'ancien Poufsouffle, surtout aussi éhonté, lui faisait l'impression d'être pris pour plus abruti qu'un gamin de trois ans.

— Et je penses que tu ne me donneras pas ces fameuses raisons si je te les demande, n'est-ce pas ? grinça le français serrant le poing à s'en blanchir les phalanges. Tu préfères sans doute que j'aille les chercher moi-même au fond de ta petite tête ? menaça-t-il. Parce que je le ferais tu sais et je crois que je devrais être capable de te les tirer du crâne avec au moins une bonne migraine si l'envie m'en prenait, de l'index, l'ébouriffé poussa le crâne de l'ancien Poufsouffle entre les deux yeux comme pour le faire reculer. Ce serais dommage tu ne crois pas ? ajouta-t-il, haussant les sourcils d'un air faussement compatissant. Qui sais ce que je pourrais abîmer sur mon chemin ? Il pourrait y avoir des pertes. A combien de souvenirs est-ce que tu tiens ? Ceux avec Emy ? Rory ? Ceux que l'on a en commun ? Je me demande quels genre de dégâts je pourrais faire dans tout ça. Supprimer des passages ? Faire disparaître le meilleur ? Réécrire ta vie entière peut-être. Qui sais ? Ludovic fronça de nouveau les sourcil, laissant tomber les sous-entendus pour un ton glacial et sans appel. Tu me cache quelque chose et, tôt ou tard, je finirais par savoir quoi. J'aurais préféré que tu me l'apprenne toi-même, mais je crois que tu viens d'en perdre l'occasion. Dommage, vraiment dommage. Pourtant, tu as de la chance, je comprends. Mentir c'est tellement mieux. Si facile. Il ne faudrait pas risquer que le pauvre petit Ludovic se fasse du mauvais sang avec les sujets compliqués du monde réel. Mieux vaut le ménager, il est parfois si sensible. Ce n'est pas ce que tu penses ? Je veux bien passer l'éponge, encore, parce que tu croyais bien faire, que tu es un vieil ami à qui je dois au moins ça et parce que tu y a sans doute beaucoup réfléchi avant d'ouvrir la bouche pour une fois, mais que ce soit clair si ça ne l'était pas déjà ; Lorsque je te pose une question, ne t'avise pas de me mentir.

Le brun s'assura que le message était passé derrière les yeux bleus de l'anglais avant de se détourner pour se diriger jusqu'à la fenêtre, s’arrêtant à la lueur blafarde de ce jour de pluie battante pour s'assurer qu'il n'avait pas abîmé ses clefs à force de les serrer.

— Et je peux savoir de qui tu as entendu ces merveilleuses rumeurs ? poursuivit-il. McGonagall ? Je suis sûr que c'est elle, elle n'a parfois rien de mieux à faire. Elle est tombée sur le vieux dossier de Lisbeth et vous en avez discutez devant un petit thé ? J'espère que ce n'est pas une habitude de tous ceux qui travaillent ici depuis plus d'un an, parce que si c'est ça je comprends pourquoi l'éducation s'est tellement dégradée. Il lâcha un soupir et secoua la tête. Je préfère ne plus en parler va, c'était idiot de demander.


 

 

___

Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
by Wiise
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 846
Date d'inscription : 18/10/2014
Multicomptes : Linda Oswin
MessageSujet: Re: - 31 -   Lun 28 Sep - 22:48





31 days




Le simple mot que lui cracha presque le français fit lever soudainement la tête à Jon, les sourcils froncés tandis que dans son regard, on pouvait clairement lire l'incompréhension, et bien évidemment, la crainte face à ce brut changement de caractère chez son vieil ami. Il cessa de se frotter les mains nerveusement, totalement concentré sur ce dernier comme si le fixer allait lui apporter quelques réponses aux questions qui flottaient dans son esprit, et effectivement, il les eut. Mais très certainement pas de la manière dont il l'avait espéré, car la suite fut bien plus dure que tout ce qu'il s'était imaginé.
L'échevelé s'approcha lentement, presque menaçant, trop sombre pour être tout à fait normal, mais l'ancien Poufsouffle ne le quitta pas des yeux bien qu'il ne put retenir un déglutissement tandis que son vieil ami reprenait la parole.
Lorsqu'il commença, la première réaction de l'astronome fut simplement de froncer un peu plus les sourcils, ne voyant que de moins en moins où il voulait en venir, mais lorsque Ludovic en arriva aux menaces, ce fut cette fois très clairement la peur qui envahit tant bien le regard que l'esprit du jeune père. Sa respiration s'accéléra, et il dut bien serrer les dents en déglutissant à nouveau pour ne pas céder face au regard accusateur de Ludovic, qui pourtant le détruisait intérieurement. Comment aurait-il put penser qu'il en vienne à de tels moyens? De telles paroles? De telles menaces? Comment pouvait-il seulement... Mais pourtant, le londonien savait parfaitement qu'il en était capable, l'ancien Serdaigle était passionné, ou obsessionnel, ce n'était qu'une question de point de vue, et lorsqu'il avait une idée derrière la tête qu'elle soit bonne ou mauvaise, personne ou presque ne pouvait l'en empêcher. Et jusqu'à présent, Jon s'était toujours considéré comme dans cette petite minorité à pouvoir le faire changer d'avis, mais en voyant son regard, en écoutant ses mots, ou tout simplement en connaissant le français... Il se rendait compte en ce moment même qu'il était en réalité au même rang que tous ceux qu'ils avaient l'habitude de côtoyer. Et au fur et à mesure que les menaces lui parvenaient, il voyait sa vie défiler devant ses yeux, et notamment, tous ces moments qu'ils avaient en commun, tous ces souvenirs qu'il considérait comme précieux, chers à ses yeux, qui avaient changé sa vie pour le mieux en lui faisant découvrir ce monde si merveilleux qu'était celui des sorciers.
Mais pouvait-il dire encore à présent qu'ils leurs étaient communs à eux deux ? Ludovic y tenait-il réellement autant que lui?
Néanmoins, la réponse ne vint pas à l'esprit de l'astronome, et son interlocuteur continua tant bien que mal son discours que son auditeur finit même par en avoir les yeux larmoyants.

Lorsqu'il termina enfin de parler, se retournant avant de s'éloigner, Jon essuya d'un brusque geste les quelques larmes qui faisaient briller son regard dans la lumière grise de l'automne, serrant les poings par la suite pour tenter de se calmer tandis que le français à quelques mètres de lui reprenait la parole, perdant encore un peu plus le Britannique qui avait fini par trouver un calme, ou non, plutôt un vide effrayant en lui.

-Je n'ai pas menti.

Le brun déglutit, se passant une main dans les cheveux avant de se prendre le visage dans ses paumes, se refusant tout bonnement de fixer son vieil ami dans les yeux tandis qu'il cherchait une nouvelle fois ses mots.

-Elle a probablement changé... Et je l'espère sincèrement pour toi.

Il semblait ignorer toute la dernière partie du petit discours de Ludovic, comme si cela suffirait pour remonter dans le temps, pour corriger son erreur. Comme si cela permettrait au français de comprendre que ce n'était très certainement pas le ménager qu'il voulait faire mais plutôt... Ne pas l'influencer. Il avait assez fait bouger sa vie de ses erreurs et de ses problèmes, cette fois, il ne voulait pas intervenir mais... Le message était passé: une question était posée, alors il attendait une réponse.

-Cette Lisbeth Richards, elle aurait apparemment été renvoyée de Poudlard car elle aurait... Charmé l'ancien Professeur de Sortilèges de son époque. De manière assez poussée.

Sa voix se tût, pour plusieurs raisons cette fois. La première était tout simplement qu'il ne savait que rajouter. Tant de problèmes pour une chose si simple... Ce n'était pas même impressionnant ou important, non, il s'agissait là d'une simple information, inquiétante certes, mais c'était il y a plus de dix ans! Comment et pourquoi cette information pourrait être encore valable?
Mais il y en avait bien plus, des rumeurs, des bruits sur telle ou telle personne, telle ou telle femme, et il n'était pas nécessaire de préciser que certaines présidaient dans les connaissances du français... Mais comment reprendre la parole en sachant cela? En énumérant chaque rumeur un peu sombre qu'il y avait sur les jeunes femmes de Poudlard?

Puis, Jon leva la tête, après quelques instants de silence, posant un regard étrangement vide sur son vieil ami qui restait silencieux pour le moment, attendant encore quelques secondes avant de lâcher le plus sincèrement possible, comme si ces quelques mots le délivraient d'un poids:

-Je n'aurais pas put te mentir...

Puis s'en suivit un long silence, enfin, long... Tout était relatif. Mais à l'issue de ces quelques instants où l'air était aussi lourd que l'ambiance autour d'eux, Jon se leva en s'approchant légèrement de l'enseignant, se dirigeant plutôt vers son bureau sur lequel il s'arrêta pour manipuler une de ses nombreuses babioles qu'il possédait à foison, gardant tout de même un oeil sur Ludovic comme s'il craignait qu'il ne le réprimande une nouvelle fois:

-Tu sers quelque chose dans ta main depuis que tu es rentré ici... Qu'est-ce que c'est? Une clée?




codage par whatsername. sur Libre Graph'

___




We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


whatsername
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 3239
Date d'inscription : 17/09/2014
Multicomptes : Minerva McGonagall
Caracteristique : Membre de l'Ordre du Phénix
MessageSujet: Re: - 31 -   Jeu 1 Oct - 10:00


 

 

 
- 31 -

Des perles translucides naissaient aux bords des paupières enfouies de l'anglais, sous le regard soudain plus froid et sûr de l'échevelé. Un infime tremblement passa au coin de ses lèvres alors qu'il réprimait un sourire mauvais. Cela dura moins d'un instant avant qu'il ne se détourne de son vieil ami, allant poser ses poings contre le cadre de la fenêtre. Il n'avait pas voulu blesser l'astronome à ce point là, pas au départ du moins, peut-être pas. Le brun inspira profondément, s'efforçant de garder ses réflexions pour lui alors que l'autre essayait encore de se justifier. En vain.

— Tu l'as fait, répliqua-t-il durement, d'une façon différente. Tu ne pensais pas ce que tu disais, cela suffit pour moi en ce moment.

Malgré tout, l'autre poursuivit, répondant cette fois à la question par une vérité. Du moins, par ce qu'il croyait être vrai. Car ce que Jon lui raconta semblait beaucoup trop absurde, impossible. Trop évident, trop facile. La coïncidence flagrante bien sûr, elle aurait expliqué beaucoup de choses, mais c'était idiot. Ludovic ne voulait pas y croire. Pourtant, l'ancien Poufsouffle était sincère et, après les menaces qu'il venait de lui servir, il ne se serait pas contenté d'une ruse aussi facile pour le persuader.

Un frisson soudain parcouru le brun qui s'écarta vivement de la vitre pour se redresser. Frottant ses doigts poisseux contre ses paupières, il pivota pour appuyer son dos contre le carreau, jetant un regard en biais à son vieil ami qui continuait à parler. Il lâcha un soupir et secoua la tête en grinçant des dents. Comme s'il n'avait pas déjà entendu ce genre de phrases cent fois. Machinalement, le brun recommença à contempler ce qu'il tenait entre les doigts lorsqu'une nouvelle question de l'astronome le fit aussitôt enfouir son bien au creux de sa paume.

— Oui ? répondit-il en levant la tête. Non. Enfin, plusieurs. Je les ai trouvées. expliqua-t-il. Pas volées si tu voulais me le demander.

Nerveusement, il leva le bras pour se gratter la nuque avant de masser l'oreille, s'efforçant de rester à sa place. Malgré ses efforts, il ne tarda pas à débuter un va et viens le long de la fenêtre, élargissant le chemin invisible qu'il commençait à suivre, tant et si bien qu'il se retrouva bientôt à parcourir pratiquement toute la largeur de la pièce dans un sens comme dans l'autre. Cela n'avait l'air de lien, mais la distance se fit bientôt sentir, donnant un prétexte au français pour s'arrêter.

— Est-ce que ? commença-t-il, hésitant soudain à poursuivre. Est-ce que tu as vu ou sais quelque chose à propos d'Oswin ? La surveillante. Celle qui était dans le couloir d'arithmancie quand on revenait d'ici et qui était au bal, avec moi. Enfin avec un autre gars, mais...

Le maigrichon s'interrompit soudain, fronçant les sourcils. Le fameux cavalier, il n'y avait pas songé. Le connaissant, il n'aurait pas eut beaucoup de mal à entrainer la jeune femme dans des affaires douteuses ou pire. Il n'en fallut pas plus pour que son esprit s'emballe, jetant un peu plus d'idées noires sur l'énorme tas qu'il commençait à accumuler à ce sujet. Se rappelant qu'il était en train de parler, il tourna la tête vers Jon, le visage encore plongé dans ses pensées, essayant de paraitre plus détendu alors qu'il passait en revue la liste des mots les moins compromettants pour lui.

— Enfin, tu vois de qui je veux parler. Reprit-il avec une sorte de sourire crispé. Le fait est qu'elle a disparue, enfin, que je ne l'ai pas revu depuis Halloween. Qu'on soit d'accord, je sais que le château est grand, qu'elle est peut-être occupée ailleurs ou ce que tu veux, mais je l'ai cherchée aussi loin que j'ai pu et j'aurais voulu vérifier... simplement m'assurer que tout va bien pour elle. Il essaya un instant de trouver ce qu'il aurait pu ajouter sans grande réussite. Tu sais quelque chose ? demanda-t-il encore.


 

 

___

Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
by Wiise
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 846
Date d'inscription : 18/10/2014
Multicomptes : Linda Oswin
MessageSujet: Re: - 31 -   Mar 6 Oct - 21:17





31 days




Ne pas penser ce qu'il disait... Ne pas penser ce qu'il disait...
Jon s'assombrit un peu plus lorsque le français assura que ce qu'il n'avait dit n'était qu'un mensonge, déglutissant tandis qu'il prenait une profonde inspiration, n'osant seulement pas rétorquer par la suite. L'ancien Serdaigle pouvait être buté, il le savait, et même s'il avait le don de parole, réussissant à plusieurs reprises à le faire changer d'avis, il restait de nombreuses fois où il était tout bonnement impuissant face à la tête de mule de français qu'était son ami.
Il valait alors mieux le laisser cogiter, lui parler bien évidemment, mais insister n'aurait fait que le conforter dans son idée. Et puis, il avait dit tout ce qu'il avait a dire, s'il ne le croyait pas... Il ne pouvait rien de plus.

Ainsi, l'astronome baissa la tête, se grattant la nuque machinalement d'un geste lent, avant de se frotter ses mains sèches dans un léger bruissement, ne faisant même pas attention aux déplacements de son vieil ami. Il espérait seulement qu'il ne parte pas trop vite, mais apparemment, il eut de la chance, car ce ne fut pas le cas. Ludovic répondit même assez calmement à sa petite question, et lorsque le Britannique entendit la voix de l'ébouriffé résonner dans la pièce, il relevé son regard vers lui, fronçant légèrement les sourcils, d'autant plus lorsque le français se défendit de les avoir volé. À vrai dire, il n'y avait même pas songé. C'est vrai qu'enfant, Ludovic avait cette mauvaise manie "d'emprunter" les affaires des autres, mais cela faisait si longtemps... Était-il seulement possible que cela soit encore le cas? Mais une nouvelle fois, Jon préféra se taire, remarquant par ailleurs que son vieil ami commençait à faire les cent pas, signe distinctif de nervosité et ce chez tout le monde, même si c'était bien plus développé chez ce cher français. Et lorsqu'enfin il s'arrêta, posant une question quelque peu hésitante à l'astronome, la nature même de la question intrigua l'enseignant qui esquissa un léger sourire,mais ne répondit rien pour le moment.
Alors comme ça, il s'intéressait à la surveillante? Comment l'avait-il appelée déjà? Ah, oui, Oswin. Amusant, la façon dont il s'inquiétait évidemment. Il fallait du talent pour attirer l'attention du français, un petit plus, un détail unique et bien choisi que possédait tous ceux qui avaient l'honneur d'occuper une place dans la tête bien remplie de l'ancien Serdaigle. Peut-être qu'encore une fois, le temps avait assoupli ces critères autrefois si difficile à atteindre, mais Jon refusait tout simplement de croire qu'ils aient disparus. Alors qu'une femme réussisse en deux mois à se faire remarquer... Bon, ce n'était pas la seule, mais quelque chose semblait différent... Ce n'était pas comme Lisbeth, et puis, avouons le, entre la surveillante et L'Allumeuse, l'astronome avait peu de mal à en choisir une favorite.

-Et bien... commença le brun en hésitant au départ, organisant encore un peu ses mots avant de se lancer, un peu plus sombre encore. Elle est partie oui, je sais plus qui me l'a dit mais... C'est le cas. Par contre, je t'avoue que j'ai aucunes idées de pourquoi elle est partie si soudainement. Je pense que McGonagall en sait quelque chose, mais elle se tait, elle garde bien ses secrets, ça a toujours été le cas... Mais certains disent, c'est que des rumeurs hein, mais on dit qu'elle n'est pas celle qu'elle parait être. Tu sais, elle sort régulièrement la nuit, personne ne sait où elle va, ni ce qu'elle fait, mais crois moi, il y en a des bruits qui courent...! On dit qu'un soir, elle est revenue ensanglantée, tachée de sang et qu'elle ne semblait même pas choquée, ou encore ...

Sa voix se tut soudainement, le coupant dans son élan alors qu'il commençait à peine à s'emporter comme il en avait l'habitude, et Jon chercha un instant comment formuler cela, avant de déglutir et de rajouter un peu plus bas, plus sérieux que jamais :

-Qu'elle n'est même pas humaine, mais un vampire assoiffé de sang qui aurait par on ne sait quel moyen a braver le soleil...

Mwi... Après tout, ça restait une bonne idée non?


codage par whatsername. sur Libre Graph'

___




We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


whatsername
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 3239
Date d'inscription : 17/09/2014
Multicomptes : Minerva McGonagall
Caracteristique : Membre de l'Ordre du Phénix
MessageSujet: Re: - 31 -   Sam 10 Oct - 15:32


 

 

 
- 31 -

Jon mit un temps fou à répondre à sa question. Guère plus de quelques minutes à vrai dire, mais le brun ne se souvenait pas avoir jamais dut attendre aussi longtemps pour entendre la voix parfois terriblement agaçante de l'astronome l'inonder de paroles. Il ne tarda pas à reprendre ses allers et retour, s’arrêtant à la seconde où l’astronome commença à parler, d’une façon affreusement lente au vu des circonstances. L’attention presque entièrement tournée sur son vieil ami, Ludovic cherchait au fur et à mesure dans sa mémoire de quoi vérifier ce qu’on lui disait. Il avait déjà vu une ou deux fois la surveillante quitter l’école la nuit, lorsqu’il était réveillé et prenait le temps de regarder par la fenêtre ou en revenant d’une sortie improvisée. Avec le temps, il avait fini par mettre cela sur le compte de son travail d’Auror. Il lui avait semblé évident qu’elle profitait de ces sorties pour régler quelques affaires professionnelles, tout comme il le faisait lors de ses missions pour l’Ordre. Du moins l’avait-il cru, plus ou moins avec certitudes, mais si elle était revenue en sang un jour, peut-être s’était-il trompé. Car il n’y avait aucune raison pour que la surveillante revienne ainsi après une mission, ne serait-ce que pour une question de discrétion. Si la jeune femme s’était fait surprendre ainsi dans les couloirs, il n’en aurait pas fallu beaucoup plus pour que sa couverture vol en éclats ou que McGonagall ne la renvoi. Le français commença à croire que la femme avait pu être victime d’une affaire moins simple que celles du ministère et, si il lui était déjà arrivé une fois de tombé dans ce genre de choses peut-être toutes ses autres sorties étaient indépendantes de sa mission. Peut-être voyait-elle depuis des mois des gens peu fréquentables au nez et à la barbe de tout le monde dans le château. Peut-être n’était-elle-même pas Auror, mais une quelconque infiltrée Mangemort. Cela aurait pu expliquer certaines choses.
Alors que le pire des scénarios commençait à se former dans son esprit, Ludovic eut un bref et franc éclat de rire qui le surprit lui-même. Levant un regard incrédule en direction de l’astronome qui venait de lui donner une rumeur totalement loufoque, il lui adressa un sourire moqueur incroyablement large.

— Un vampire ? Sérieusement ? fit-il, se retenant de rire à nouveau.

Il leva les yeux au ciel, souriant toujours à cette idée absurde. C’était tout simplement incroyable, à peine plus que le sérieux avec lequel l’anglais avait dit cela. A croire qu’il le pensait vraiment. Le sourire de l’ébouriffé retomba soudain, alors qu’il prenait un air suspicieux.

— Comment est-ce que tu le sais ? demanda-t-il comme s’il s’agissait d’une question de vie ou de mort.

Fronçant les sourcils, il leva furtivement une main à son coup, passant les doigts contre sa jugulaire à la recherche de traces de morsures qui n’y étaient pas et s’approcha de l’astronome jusqu’à n’être qu’à quelques centimètres. Jetant quelques coups d’œil aux alentours, il lui passa un bras autour des épaules, l’entrainant un peu à l’écart tout en le rapprochant de son visage afin de lui murmurer quelques mots à l’oreille.

— Ne le répète pas, mais je suis au courant, affirma-t-il, c’est moi qui ai mis au point un nouveau sort pour qu’elle ne soit pas brulée par la lumière du jour. L’ancien ne fonctionnait pas plus de quelques heures. Ça m’a demandé du temps, mais j’ai fini par trouver. Mais si je ne le renouvelle pas d'ici quelques jours je n'ose pas imaginer ce qui va lui arriver. Il baissa un peu plus la voix, s’assurant une nouvelle fois que personne n’écoutait avant d’adresser un nouveau regard à l’anglais. Elle ne m’a pas laissé le choix. Ses arguments étaient très… mordants. J’ai refusé de l’aider au départ, mais après quelques semaines… Il se passa une nouvelle fois la main sur la gorge avant de tourner de nouveau la tête en direction de l’ancien Poufsouffle, espérant qu’il lui arrive encore d’être aussi crédule qu’au bon vieux temps. Elle n’est pas dangereuse, j’y veille, mais je ne peux pas toujours être derrière elle et j’ai aussi besoin de sang. Je l’ai empêché d’attaquer un deuxième année il y a quelques semaines, le gamin s’en est sorti et j'ai fait en sorte qu'il oublie tout, mais j’ai bien cru que cette fois elle allait me vider jusqu’à la dernière goutte. J’ai besoin de ton aide Jon, je ne sais pas ce qu’elle pourrait faire si je ne suis pas là pour étancher sa soif. Je ne veux pas qu'elle meurt, mais je ne veux pas non plus être son esclave.

On dit que dans chaque moquerie il y a un fond de vérité, peut-être cela suffirait-il à rendre le mensonge crédible.


 

 

___

Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
by Wiise
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 846
Date d'inscription : 18/10/2014
Multicomptes : Linda Oswin
MessageSujet: Re: - 31 -   Dim 11 Oct - 23:35





31 days




Il faut avouer que lorsque le français éclata de rire devant son vieil ami, le pauvre Jon fut des plus déstabilisé, totalement confus face à cette réaction inattendue. Pourquoi soudainement son auditeur était il prit par cette brusque joie? À moins que cela ne soit autre chose? Mais quoi donc? Instinctivement, le jeune père se mit à se repasser en tête ses dernières phrases, retombant finalement sur sa revelation concernant la vampire. Mais qu'il y-avait il? Était-elle fausse?
Fronçant les sourcils en fixant Ludovic, l'astronome ne tarda pas à avoir la confirmation de sa petite théorie lorsque le français ouvrit la bouche, se moquant clairement de sa petite théorie qui n'en était pas vraiment une. Croisant les bras, vexé, l'anglophone détourna le regard comme s'il s'était soudain mis à bouder. Se moquer de lui... Oui, les gens avaient la mauvaise habitude de le faire. Depuis qu'il était enfant il en était ainsi, et même si bien souvent il prenait cela a la légère, certaines fois cela en devenait sincèrement vexant. Mais cette fois... Et bien, disons que ce fut un mélange des deux, et pourtant...
Lorsque Ludovic reprit la parole, changeant soudainement de ton pour en prendre un beaucoup plus sérieux, beaucoup plus suspicieux, qui fit lever le regard à l'astronome. Ce dernier fronça un sourcil d'ailleurs, surpris par le nouveau retournement de situation, encore plus troublé lorsqu'il vit que son vieil ami vérifiait son cou, lui lançant un drôle de regard, à la fois terrifié et clairement intrigué.
A peine eut-il réussit à balbutier quelques "Qu... Quoi?" que le français était déjà arrivé à son hauteur, lui murmurant tout doucement quelques mots à son oreille, tel un serpent tentateur qui livrerait à sa victimes des secrets pour le faire pencher "du côté obscur de la force".
Et quand il commença à tout lui " expliquer"... La tête que fit Jon à ce moment devait être des plus mémorables. Yeux ronds, bouche entrouverte, et respiration rapide, on pouvait peut-être même voir au fond de ses pupilles une peur à peine dissimulée. Ludovic... Son Ludovic, complice d'un vampire qui semait la mort sur son passage? Il usait ses dons afin de l'aider à survivre au soleil et... Non... Ce n'était pas possible! Tout simplement inimaginable...!
Dire que Jon marcha dans le piège de son ami aurait été un euphémisme, courir voir même foncer dedans aurait déjà été plus juste, car au fur et a mesure que l'enseignant expliquait sa situation fictive, le teint du britannique prenait une teinte de plus en plus livide si bien qu'au final, il aurait put être parfaitement crédible dans le rôle du vampire. Sentant la sentence finale arriver, le brun commença à s'agiter, regardant autour de lui a intervalles réguliers, avant de sincèrement paniquer lorsque le français eut terminé :

-Donc elle c'est... Une vampire et toi tu es... Son calice c'est ça?

Un sourire nerveux avait étiré ses lèvres, tandis que de sa main, il désignait successivement les escaliers qui menaient à l'étage inférieur et l'ébouriffé, avant de franchement lever les yeux au ciel et de lâcher un rire, tout aussi nerveux.

-Et tu veux donc que cette Oswin me morde? Pour... Étancher sa soif à ta place? Nouveau rire, et le jeune père se frotta les yeux un instant avant de finir en un souffle : C'est pas possible! Tu me fais marcher la...! C'est totalement dingue..!


codage par whatsername. sur Libre Graph'

___




We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


whatsername
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 3239
Date d'inscription : 17/09/2014
Multicomptes : Minerva McGonagall
Caracteristique : Membre de l'Ordre du Phénix
MessageSujet: Re: - 31 -   Mar 27 Oct - 23:38


 

 

 
- 31 -

Lentement, d’un geste grave, Ludovic hocha la tête alors que son vieil ami commençait à voir où le contexte de la blague voulait en venir. Il pressa l’épaule de l’astronome un peu plus fort, comme un avertissement pour ne pas en dire plus à voix haute. Totalement concentré sur la réaction de l’anglais, l’ébouriffé se retint comme il le put de réagir au petit rire nerveux qui retentit dans la salle ronde, attendant avec angoisse de voir si le pigeon avait mordu à l’hameçon ce qui, pour son plus grand bonheur, sembla bien être le cas.

À peine l’ancien Poufsouffle commençait-il à réagir que la réaction de son acolyte ne se fit pas attendre. Jon n’avait pas fini de parler qu’il s’était brusquement écarté de lui avec un air indigné, comme si l’anglais avait dit la plus atroce des absurdités.

— Tu es fou ? répliqua-t-il. Comme si je pouvais te demander une chose pareille ! Les calices ne se prêtent pas ! Pas plus qu’ils ne s’échangent. Il est hors de question que je la laisse te mordre ! C’est déjà bien assez vexant quand elle s’attaque au premier inconnu venu. Il se radoucit un peu, s’approchant de nouveau de l’astronome. Non, je veux que tu m’aide à trouver un remède à son sort ou bien quelque chose qui me permettrait de me débarrasser de cette malédiction de calice. Si j’arrive à la faire redevenir humaine discrètement tout le monde s’en portera mieux, mais pour cela, il faut d’abord que je la retrouve.

Ludovic avait fait en sorte de sembler convaincant, hélas, ses connaissances en la matière s’arrêtaient plus ou moins à cela. Certes, avec un peu de travail, il aurait sans aucun doute pu trouver de quoi étoffer tout cela, mais pour l’instant il faudrait s’en contenter. Heureusement, Jon paressait s’y connaitre encore plus mal, le berner ne devrait pas être trop dur, mais après toutes ces années passées en compagnie du français, il commençait tout de même à être quelque peu plus méfiant. Un large sourire apparut bien malgré lui sur le visage de l’ébouriffé lorsque son collègue lui demanda s’il plaisantait. Bien entendu, aurait-il dut dire, mais il préféra s’amuser encore un peu, assortissant son sourire d’un regard entendu.

— Qu’est-ce qui te fais croire ça ? demanda-t-il d’un ton railleur. Je ne plaisante pas, ce sont des choses sérieuses. Serais-tu en train de sous-estimer le malheur de tes collègues de travail ? Par Merlin ! Je ne te croyais pas aussi changé Jon.


 

 

___

Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
by Wiise
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 846
Date d'inscription : 18/10/2014
Multicomptes : Linda Oswin
MessageSujet: Re: - 31 -   Mer 28 Oct - 2:02





31 days




A peine eut-il terminé d'énoncer sa petite théorie que le français s'indigna de cette dernière, faisant un saut d'un mètre en arrière tout en adressant un regard sincèrement choqué à son acolyte. Rien que cette première réaction excessive effraya l'ancien Poufsouffle dont les yeux durent s'agrandire soudainement, d'autant plus lorsqu'il commença à parler. Lorsque vint ensuite le sujet de... Et bien, disons lorsqu'il se mit à montrer une certaine jalousie envers ceux que maltraitait la surveillante, il perdit un peu plus Jon qui sentait déjà venir une solide migraine au loin... Lui ? Ludovic jaloux de son vampire ? Bon sang, depuis quand ce genre de pratiques étaient devenues son dada ?! Il avait raté un truc ou quoi ?
Presque instinctivement, lorsque son interlocuteur se rapprocha, Jon tenta de se reculer mais n'en n'eût malheureusement pas le temps. Ainsi, le pauvre astronome dut écouter malgré lui son meilleur ami lui faire une nouvelle fois hérisser les cheveux sur la tête. D'ailleurs, en ce moment même, il aurait été intéressant de mesurer l'hauteur de ses cheveux rien que pour vérifier cette théorie mais là n'était pas la question. Car lorsque le pseudo Calice lui demanda de l'aider à trouver un moyen de "Devampiriser Oswin", Jon se décomposa intérieurement, totalement désespéré et désemparé face à cette situation qu'il ne contrôlait pas. Heureusement, peu après le français reprit la parole, en se moquant clairement de son vieil ami tandis que ce dernier détourna le regard, esquissant une moue boudeuse suite aux critiques du Professeur de Sortilèges.

-Les malheurs de mes Collègues, ça, y a pas de problèmes... Ce dont je doute par contre c'est que c'est que tu me racontes ça avec un grand sourire...!

Se grattant un instant la joue d'un geste rapide, toujours boudeur, Jon ne pût cependant pas longtemps rester ainsi et il adressa un regard en biais à l'autre avant de reprendre la parole, presque en soupirant :

-Même si après réflexion, tu fais des choses bizarres ces derniers temps... enfin encore plus bizarre que d'habitude je veux dire. Comme cette rumeur comme quoi tu te serais battu avec Luke, Luke Vaughan tu sais? Ça a un rapport avec cette histoire de vampire ou pas?

Et sur ces derniers mots, le ton du jeune père s'était fait plus sérieux, plus posé, même si on pouvait voir dans son regard l'incertitude sur laquelle il se basait.


codage par whatsername. sur Libre Graph'

___




We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


whatsername
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 3239
Date d'inscription : 17/09/2014
Multicomptes : Minerva McGonagall
Caracteristique : Membre de l'Ordre du Phénix
MessageSujet: Re: - 31 -   Mer 28 Oct - 14:33


 

 

 
- 31 -

Le sourire du français se fit un peu plus doux bien que toujours moqueur et son propriétaire leva les yeux au ciel tandis que l'astronome répondait, visiblement vexé de s'être fait avoir.

— Allons Jon, je te taquine, reprit l'échevelé. Je ne pense pas qu'un vampire serait capable de supporter la lumière du soleil même avec le plus puissant des sortilèges, tout comme je ne pense pas qu'il y en ait un seul d'entre eux qui soit assez suicidaire pour me prendre comme calice.

Cette certitude ne l'empêcha pourtant pas de déglutir discrètement à son insu et la bonne humeur qui était revenue à la suite de cette mauvaise blague s'envola en une seconde lorsque Jon passa à une nouvelle rumeur. Fronçant aussitôt les sourcils, Ludovic glissa les poings dans ses poches, cherchant à savoir qui aurait pu faire courir le mot. Il n'y avait pourtant pas eut beaucoup de témoins, en dehors de McGonagall, il aurait fallut que ce soit Vaughan lui-même qui fasse s'enflammer les couloirs. Peut-être s'était-il plaint à Emy.

— Je ne sais pas comment tu l'as appris, mais je pense que ça ne te regarde pas, trancha le français d'un ton sans appel. Je vais bien si tu veux tout savoir, je n'ai juste pas été d'accord avec lui pour certaines choses et il a sans doute envenimé l'histoire. C'est bien le sport favori de cette école, non ?

Tournant le dos à son vieil ami, Ludovic retourna jusqu'à la fenêtre pour contempler la pluie, tordant les doigts de sa main droite au fond de sa poche, comme si le choc sur les phalanges se faisait encore sentir. Un petit sort et tout cela n'avait plus été qu'un lointain souvenir, mais il aurait bien voulu donner un peu de son point de vue frappant à son compatriote, quitte à s'y casser quelque os.

— J'ai réagit un peu excessivement,
reprit-il en s'adressant tant au carreau qu'à lui-même. Je voulais qu'il m'aide pour une question. Je ne vais pas lui déclarer la guerre juste pour ça, même si c'est un abruti fini. Ce n'est sans doute pas sa faute, pas la peine de le provoquer en duel. Quoique...

Ludovic tourna la tête, jetant une seconde un coup d'oeil en coin à son vieil ami. Reprenant d'une voix aussi calme que possible malgré sa très sincère envie de changer le surveillant en pierre et de le faire tomber dans le premier point d'eau sans fond venu.

— C'est le frère d'Oswin. J'avais espéré qu'il aurait pu me dire où elle est, mais il s'en fout complétement. Je suis sûr que c'est de sa faute si elle est partie, mais je n'ai pas assez de preuves. Il ressortit distraitement le trousseau de clefs, reprenant le va et viens des morceaux de métal dans sa paume. Je n'ai jamais assez de preuves... marmonna-t-il songeur. Tu ne sais pas où elle pourrait être ? Oswin, pas la preuve.


 

 

___

Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
by Wiise
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 846
Date d'inscription : 18/10/2014
Multicomptes : Linda Oswin
MessageSujet: Re: - 31 -   Mer 28 Oct - 16:29





31 days




Comme pris de pitié, Ludovic ne tarda néanmoins pas à sortir l'ancien Poufsouffle de son embarras, lui lâchant encore moqueur qu'il ne faisait que de le taquiner. Encore.
L'astronome se contenta donc de lui répondre par un regard noir loin d'être crédible, tout en lâchant un soupir clairement soulagé que ça ne soit pas le cas. Puis, quand l'autre finit par le rassurer que de toute façon aucun vampire ne pourrait sortir de hier ou même n'oserait le prendre comme calice, le brun leva les yeux au ciel en haussant les épaules. Pour le calice, c'était certain, mais pour le soleil... Déjà un peu moins!
Un discret sourire etira ses lèvres lorsqu'il s'imagina la vie du pauvre vampire qui se retrouverai lié à son meilleur ami. Le pauvre bougre aurait du mal à se garder en vie, et entier goût simplement durant plus d'un mois! Ah... Ludovic et ses tendances suicidaires, au moins auraient elles le mérite de garder le français humain un bon bout de temps encore!

Après cela, Jon avait abordé le sujet d'une nouvelle rumeur qui courait dans les couloirs, et il ne fallut pas longtemps à ce dernier pour se rendre compte qu'il venait à nouveau de jeter un froid sur la grande salle. Presque immédiatement, le cadet s'en voulu, mais pas énormément, disons simplement qu'il regretta de n'avoir pût passer à côté. Mais aider son ami à se confier était une tâche qu'il s'était donné, pas toujours, pas tout le temps, mais certaines fois lui aussi sentait le besoin d'en savoir plus, sur Ludovic. Mais malgré la question, l'ébouriffé fini tout de même par répondre, non sans s'être éloigné une nouvelle fois de son interlocuteur.
Il lui lâcha tout d'abord que tout ça ne le regardait pas, et pourtant, il ne fallut attendre que quelques secondes de plus avant qu'il ne continue de se confier, face à un Jon silencieux, du moins, jusqu'à ce que le plus gros de la nouvelle n'arrive.
Car lorsque le français lâcha de but en blanc que Luke Vaughan était le frère de sa collègue de surveillante, les yeux de l'auditeur s'ecarquillerent soudainement, et il déglutit à défaut de ne vouloir s'étouffer sous le coup de la surprise. Eux deux? Frères et soeurs? Mais pourquoi personne n'était au courant? Même Minerva aurait dut savoir!
Cependant, il ne dit rien, laissant l'autre terminer avant de donner son avis ou tout simplement de s'étonner face à cette nouvelle franchement inattendue. Alors comme ça, Ludovic s'était battu avec Vaughan uniquement car celui ci se desinteresserait de sa soeur? Non, non... Pas de sa soeur. De Oswin, la surveillante qui ne cessait de trafiquoter avec l'ancien Serdaigle depuis le début de l'année.
Pas n'importe qui, Oswin.
Puis enfin, le professeur de sortilèges finit son explication, sur une question à laquelle le pauvre Londonien n'avait malheureusement aucunes réponses. Comment l'aider s'il ne savait quoi dire? Comment faire en sorte de pouvoir le supporter dans ses problèmes s'il n'avait pas de réponses claires?
Alors Jon déglutit, une nouvelle fois, baissant le regard sur le parquet comme s'il fuyait le regard pourtant lointain de son interlocuteur, sachant pertinemment que cette fois, il ne le faisait pas tourner en bourrique.

-Oswin et Vaughan... T'en es certain? Ça me parait trop... digue pour être vrai! Et puis, on l'aurait sur, non...?

Il attendait quelques secondes, réfléchissant au sens de ses paroles, avant de lâcher un bref rire nerveux devant l'absurdité de ses propres réactions. Son meilleur ami lui demandait de l'aide, et lui... Et lui se contentait de balbutier devant l'information qu'il venait d'apprendre ! Mais quel ami faisait-il...

-Excuse moi, si tu en parles ainsi c'est que tu en es certain... Bien sûr. Mais pour ... "Oswin", je ne peux pas t'aider.

C'était étrange : presque involontairement il avait appuyé sur le nom de la surveillante, comme on l'aurait fait pour se moquer alors que dans ses paroles on aurait presque pût sentir une certaine hésitation. Oswin, Oswin... Ce nom revenait souvent, surtout dans la bouche de son ami, mais si elle était la soeur de Luke, pourquoi ne pas porter le même nom de famille? Elle se serait donc mariée? Il n'avait jamais entendu parler de ça, et puis il l'aurait lut dans son dossier. Au lieu de cela, il commençait à se rendre compte que malgré tout, il ne savait que très peu de choses d'elle, et que les seules informations qu'il avait relevaient de rumeurs ou de... De Ludovic. Où serait-elle partie? Là encore, pas de grandes idées. En France? Allez savoir.
Sans même le remarquer, son visage s'était fait légèrement plus dur, plongé dans ses pensées où tout semblait tourner autour de l'ancien Serdaigle, et de son vieil ami. Ses sourcils s'étaient froncés et lorsqu'il releva la tête, ce fut pour se tourner vers ce dernier afin de lui poser une question se un ton à la fois désolé, mais aussi étrangement accusateur. Venant de la part de l'astronome, cela avit de quoi déconcerter.

-Mais pourquoi tu te demandes ça? Enfin... C'est une collègue, et on se pose tous cette question, mais aucuns d'entre nous n'irait se battre avec un autre collègue car c'est son frère et que... Tu supposes qu'il a un lien avec son départ!

Poussant sur sa main, Jon se redressa et s'approcha un peu plus de l'autre, cherchant toujours clairement à comprendre ce qui passait par la tête de ce dernier.

-Il y a beaucoup de "on dit" dans les couloirs, mais je crois bien que c'est la première fois que tu es impliqué dans une bagarre volontaire, je t'épargne la Bibliothèque. Première fois en deux mois, et c'est pour cette "Oswin".

Se collant de profil contre la vitre, les bras croisés, l'ancien Poufsouffle fixa Ludovic presque gravement , attendant quelques secondes afin de trouver les bons mots avant de terminer tout bonnement :

-C'est qui cette fille pour toi?


codage par whatsername. sur Libre Graph'

___




We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


whatsername
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 3239
Date d'inscription : 17/09/2014
Multicomptes : Minerva McGonagall
Caracteristique : Membre de l'Ordre du Phénix
MessageSujet: Re: - 31 -   Mer 28 Oct - 19:23


 

 

 
- 31 -

Ludovic hocha la tête alors que Jon semblait totalement sous le choc de la nouvelle. Tellement de choses s'étaient passées depuis qu'il avait appris ce léger détail qu'il n'avait presque pas eut le temps de s'en étonner, ni même de se demander ce qu'Oswin aurait bien put faire si elle avait entendu dire qu'il connaissait ce genre d'informations. Elle lui aurait sans doute donné un nouvel aperçu des terribles dégâts que peuvent provoquer un battant de porte sur un crâne déjà assez fêlé comme ça. L'ébouriffé pivota, faisant plus ou moins face à son vieil ami dont le ton de la voix commençait à l'inquiéter. Il fronça les sourcils et se recula un peu plus contre la fenêtre, comme s'il cherchait à prendre assez de distance pour avoir le temps de tirer sa baguette en cas de besoin.

— Oui j'en suis sûr, grommela-t-il en fronçant un peu les sourcils. Et je compte sur toi pour que personne d'autre ne l'apprenne. Surtout pas McGonagall. Je ne voudrais pas que cela devienne la nouvelle rumeur du mois, ça pourrait mal finir pour toi et moi.

Puis un long silence suivit, très inquiétant de la part de l'astronome, durant lequel Ludovic commença vraiment à regretter de ne pas être partit plus tôt. Il resta pourtant où il était, ouvrant la bouche alors que son vieil ami s'étonnait de sa question. Il n'eut pourtant pas le loisir de le couper que ses sourcils se levaient de surprise. Il n'était pas certain que qui que ce soit dans le château se soit sérieusement posé des questions sur le départ de la surveillante. Il n'eut pourtant pas le temps de se poser plus de questions là-dessus que la suite des paroles de l'astronome lui fit refermer la bouche et reculer la tête. Cette conversation commençait à le mettre de plus en plus mal à l'aise.

Il parvint tout de même à froncer un peu plus les sourcils lorsque Jon poursuivit son "rapport potin". C'était à croire qu'il devait avoir une liste de tous ses faits et gestes. McGonagall devait vraiment avoir une mauvaise influence sur lui.

— Tu prends en compte toute notre scolarité dans ta liste ? Mes bagarres volontaires te préoccupaient moins fut un temps, rétorqua-t-il.

Hélas, son vieil ami ne sembla pas en tenir compte, prenant un nouveau silence interminable, de ceux qui donnent des sueurs froides, avant de lâcher sa question, ayant une réaction instantanée de la part du maigrichon.

— Rien, répondit Ludovic en cherchant des yeux une sortie de secours. Rien, absolument rien. Personne. Elle... rien. Je... elle n'est rien. Rien.

Il répéta encore ce même mot une bonne dizaine de fois sur tous les tons possibles, en grande majorité suraiguës et tenta en vain de battre en retraite sans avoir l'air de prendre la fuite.

— Je... m'inquiète pour elle c'est tout, bafouilla-t-il. Je... J'ai enfin, j'ai... enfin... ce ne sont pas mes affaires, mais... je crois... je m'inquiète. Si elle faisait une erreur ou qu'elle se mettait dans je ne sais quel problème. Il pourrait lui arriver n'importe quoi et si jamais elle ne revenais pas ou si il lui arrivait quelque chose, je m'en voudrais et... je... m'en fiche de ce qui pourrait arriver, mais je... m'en voudrais si je restais les bras croisés. Ce qu'elle est ça n'a pas de rapport... je la connais c'est tout, je ne peux pas... l'abandonner. Elle n'est rien pour moi, même pas une amie, une connaissance, je ne sais pas, rien. Crois-moi et il lâcha un soupir, levant les yeux au ciel, ne va pas lui dire que je t'ai dit ça.


 

 

___

Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
by Wiise
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 846
Date d'inscription : 18/10/2014
Multicomptes : Linda Oswin
MessageSujet: Re: - 31 -   Jeu 29 Oct - 0:08





31 days




Ne rien dire à personne, pour leur bien être à tous... Voilà ce par quoi commença presque le français lorsqu'il reprit la parole suite à celles de l'ancien Poufsoufe. Il voulait lui faire promettre en somme de ne rien dévoiler, mais après tout, c'était justifié. N'importe qui se serait fait une joie de dévoiler l'information au premier venu, et si seulement celle-ci tombait entre les mauvaises mains, ou les mauvaises pattes de chat en l'occurence-, et toute l'école serait bien vite au courant. Et pour en avoir fait l'expérience plus d'une fois, Jon savait parfaitement que ce n'était pas des plus agréables.  
Mais la suite, elle, fut déjà plus intéressante, car lorsque l'astronome c'était avancé vers son vieil ami afin de lui poser une question plutôt personnelle, sa réaction ne se fit pas attendre, et l'enseignant paniqua clairement tandis qu'il répétait sans cesse le même mot, semblant plus vouloir se convaincre lui même que son interlocuteur : elle ne signifiait rien pour lui. Bien sûr, lorsqu'il avait fait son point sur les méfaits présents du pauvre déboussolé, il n'avait pas compté les innombrables fois lorsqu'ils étaient encore de simples élèves, tout simplement car ils avaient changé. Enfants, Ludovic se battait environ une fois toutes les deux semaines, et sachant les semaines passées cloîtré dans l'infirmerie, cela relevait du miracle, mais aujourd'hui il était différent, comme beaucoup, et cela Jon le savait.
Mais malgré le malaise de son vieil ami, le jeune père ne bougea pas, fixe et décidé bien qu'il lui semblait évident qu'il n'aurait pas plus d'informations claires que cela pour ce jour là, voir pour le mois qui venait à peine de commencer. Et pourtant, il eut droit à un bonus, car le français finit par reprendre la parole dans l'un de ses rares élans de sincérité décousue. Et effectivement, le tout fut assez contradictoire puisque en résumé il avoua s'inquiéter mais se ficher d'elle en même temps, elle n'était rien à ses yeux et pourtant il réagissait ainsi et savait qu'il s'en voudrait s'il lui arrivait quoi que ce soit.

-Si elle revient un jour.

Presque froidement, Jon baissa le regard, ce dernier dans le vide tandis qu'il était plongé dans ses pensées. Ludovic parlait comme si elle allait revenir, comme si c'était une évidence et que malgré tout cela elle allait réapparaitre comme ça, comme si de rien n'était. Mais peut-être se mentait-il? Comme il l'avait déjà si souvent fait par le passé, se berçant d'illusions pour faire comme si "l'abandon" n'existait pas. Il avait toujours eut un problème avec ça, tout le monde en avait mais lui plus qu'un autre, alors peut-être que ce n'était qu'un moyen comme un autre de se protéger mais ... Allez savoir.
Les yeux bruns de l'astronome se posèrent alors sur le poing serré de l'autre. Il ne réagit tout d'abord pas, ne réalisant pas vraiment ce qu'il était en train de fixer, mais une fois que ses neurones se rappelèrent de l'éclat qu'il avait entraperçu plus tôt, l'homme releva la tête pour fixer une nouvelle fois son ami, reprenant calmement :

-Ce sont des clés n'est-ce pas ? À qui sont-elles?

À elle bien entendu. Pourquoi en parler autrement?
Peut-être n'était-ce pas important, mais le regard qu'il avait porté à ce bout de métal quelques instants auparavant démontrait clairement l'importance qu'il avait. Laquelle ? Peut-être une sorte d'ancre qui lui rappelait la réalité ? Ou encore plus simple, une promesse?
Enfin... Il lisait trop de livres. Se faire des films était simple lorsque l'on avait toutes les brides de scénario au fond de sa petite cervelle.


-C'est idiot. Ma question j'entends. Ce sont les siennes pas vrai? Elle est partie en laissant ses clés ici...

Une mauvaise perspective si on voulait croire à son retour. Mais l'espoir fait vivre n'est-ce pas?
Jon déglutit, se grattant légèrement le bas de la nuque avant de baisser son regard un instant, suite à quoi il planta à nouveau ce dernier dans celui de son ami, semblant plus léger, plus Jon en somme bien qu'il gardait un semblant de sérieux qui détonnait de ses habitudes.

-C'est bien que tu t'inquiète pour elle. Enfin, que tu la surveille. Tu en as besoin, de protéger quelqu'un, c'est idiot mais c'est vrai, ça t'aide. Avant c'était moi, bon, j'avoue que t'étais pas terrible dans le rôle du protecteur, pas le plus vif non plus, mais dire que tu n'as pas eut d'effets serait faux. Quand tu aides les gens, tu t'aides autant toi même, et c'est étrange parce que cela t'aide en te poussant à te remettre en question et... Et pleins de trucs comme ça auxquels tu penses pas tout seul. Tu as peut-être put vivre des années seul, mais maintenant tu es à Poudlard, et quoi qu'en dise ton passé, dans ton présent il te faudra un minimum de bon sens pour pas te mettre tout le monde à dos... Si ce n'est déjà fait. Alors c'est bien qu'elle soit là, t'as besoin de quelqu'un comme ça, elle t'occupe l'esprit et puis...

Les mots lui échappèrent. Il soupira ensuite, se frottant les mains avant d'en poser une sur l'épaule de l'ancien Serdaigle, dans un geste amical, et s'approchant un peu plus de Ludovic il reprit posément:

-Si jamais elle revient, essaie de ne pas la perdre. Je sais pas qui elle est pour toi,mais elle n'est sûrement pas "rien".

Jon sourit au Français, esquissant une légère grimace avant de terminer plus légèrement :

-J'espère seulement que de passer à un Poufsouffle mal dans sa peau à une surveillante armée jusqu'aux dents va pas trop te chambouler !


codage par whatsername. sur Libre Graph'

___




We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


whatsername
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 3239
Date d'inscription : 17/09/2014
Multicomptes : Minerva McGonagall
Caracteristique : Membre de l'Ordre du Phénix
MessageSujet: Re: - 31 -   Jeu 29 Oct - 4:17


 

 

 
- 31 -

La brève réponse de l'ancien Poufsouffle jeta comme un froid glacial sur la nuque du français dont les pensées semblèrent s'être déconnectées. Si elle revenait, bien entendu. Et si elle ne revenait pas ? Il y avait pensé bien sûr, à vrai dire il y pensait tellement que cela en devenait une habitude. Si elle ne revenait pas, comment aurait-il put savoir pour quoi elle était partie ? Comment aurait-il put savoir ce qui lui était arrivé ? Si elle était encore en vie ou non ? Ou tout simplement savoir quand il aurait à cessé d'attendre ? Ludovic hocha silencieusement la tête, les mots semblant soudain manquer de volonté à être prononcés. Si elle revenait, ou non. Qu'aurait-il put y faire ? Si elle revenait, comment réagirait-il ? Le connaissant, il y avait peu de chances que ce soit à bras ouverts, mais il n'avait pas l'impression d'être en colère contre elle depuis qu'il avait vu sa chambre vide, trop absorbé par les pensées mensuelles, comme si ce mois perdu dans l'année avait eut le pouvoir d'absorber toutes ses humeurs. Avec un peu de chance, il finirait par ne plus s'en préoccuper ou bien par l'ignorer, faire comme si rien ne s'était passé, avec un peu de chance. Et si elle ne revenait pas, combien de temps avant qu'il ne se rende compte que le départ était définitif ? Qu'il n'y aurait pas moyen de la retrouver un jour ? Combien de temps avant qu'il accepte l'idée et se décide enfin à passer à autre chose ? Il fallait qu'elle revienne, c'était certain.

L'ébouriffé haussa vaguement les épaules et prit tout juste la peine d'articuler un "À ton avis ?" en réponse à l'interrogation de son vieil ami. Savoir à qui était ses clefs n'était pas très difficile à deviner et, en creusant un peu, vous auriez vite découvert qu'avec lui toutes les réponses étaient les bonnes. Pas un seul trousseau ne pouvait trainer sur une table ou rester suspendu à un crochet sans que le français y fasse main-basse. Entre McGonagall, Jon, Rian ou même certains préfets, le pickpocket avait de quoi ouvrir chaque porte du château au moins dix fois. Il en possédait même un de Dumbledore qui semblait, depuis, avoir abandonné l'idée de posséder des clefs. L'ébouriffé hocha une nouvelle fois la tête tandis que son collègue rassemblait les morceaux pour tirer ses propres conclusions. Oui, elle les avait laissé et, non, il ne préférait pas en parler, mais lorsque l'anglais commença à reprendre du poil de la bête pour faire un monologue un peu plus long, Ludovic leva la tête dans une totale incompréhension.

Fronçant légèrement les sourcils alors qu'il ne voyait pas où l'autre voulait en venir, il chercha un instant de quelle façon il aurait dut réagir à cette déclaration. C'était pour le moins étrange que son vieil ami l'encourage à se faire un sang d'encre pour quelqu'un, comme si le maigrichon avait eut le temps ou l'envie pour cela. Lui aurait largement préféré être débarrassé de cette fichue et indescriptible angoisse qui le poussait à se soucier de son prochain. Il s'abstint pourtant de couper son vieux comparse, alors qu'une petite partie de lui, depuis longtemps enfouie, semblait trouver ce petit discours assez juste pour être entendu et hésita encore une seconde après son soupir avant d'ouvrir la bouche.

— Je... ne vois pas où tu veux en venir, nia-t-il avec hésitation.

Les épaules du maigrichon se raidirent tandis que l'astronome y posait la main, mais il se détendit un peu, pas de beaucoup, à la nouvelle réplique de son vieil ami, sans pour autant savoir ce qu'il aurait put répondre à ça. Quoi ? D'accord ? Peut-être, si tu le dis... quoi ? Compte sur moi. Ne t'inquiète pas ? N'importe quoi ! Quelque chose dans ce goût-là. Dans le doute, le français préféra se taire, fronçant un sourcil à la grimace de son confrère qui termina sur une petite pointe d'humour pour détendre l'atmosphère. L'ébouriffé esquissa un sourire hésitant, s'attendant encore à ce que son vieux Jon ne se reprenne soudain à parler d'un sujet totalement aberrant.

— Tu te sous-estime, railla-t-il. Te côtoyer tous les jours peut parfois être plus dangereux que n'importe quelle arme sur Terre.

Adressant un bref regard aux yeux enfouis de l'anglais, Ludovic reporta son attention sur la main qui lui emprisonnait l'épaule puis sur le dos de sa main qui recouvrait les clefs. Il aurait put ne rien dire, en rester là et pousser l'ancien Poufsouffle sur n'importe quel sujet, mais la question commençait à le tarauder, au point que sa mâchoire ronge son frein à l'idée de la prononcer.

— Qu'est-ce que je suis... débuta l'échevelé avant de déglutir le temps de trouver un peu plus d'aplomb. Qu'est-ce que je suis censé faire si elle ne revient pas ? Jamais ?

La réponse lui sembla tout à coup évidente ; il lui suffirait d'aller la chercher. Aussi loin que le temps lui en laisserait l'occasion en espérant que cela ne soit pas trop tard au moment où il se déciderait et qu'il parvienne à retrouver une trace parmi les vastes espaces de cette trop petite planète. Chercher encore et toujours, jusqu'à trouver une meilleure solution ou trouver de quoi le pousser à faire demi-tour.


 

 

___

Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
by Wiise
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 846
Date d'inscription : 18/10/2014
Multicomptes : Linda Oswin
MessageSujet: Re: - 31 -   Dim 1 Nov - 16:55





31 days



eut-être que le fait que l'ancien Serdaigle l'écouta fut l'un des éléments qui encouragèrent l'astronome à continuer son petit discours. Ou peut-être que non, après tout, même si on lui avait craché au vissage il aurait continué... Quoi que... Enfin, ce petit détail qui pourtant une victoire en soit n'échappa pas à Jon qui, en son fort intérieur, le remarqua aisément et s'en réjouit clairement, mais à la surface, ce n'était que le Jon inquiet et attentionné qui conseillait son meilleur ami du mieux qu'il le pouvait. Et c'était sûrement mieux ainsi. Car Ludovic n'avait pas besoin que l'on fasse semblant de l'aider, qu'il s'en fiche ou non, il y avait toujours un moment où cela finissait par exploser, mais pour ceci, du côté du britannique, il n'y avait pas de soucis à ce faire pour savoir s'il était sincère ou non. C'était un homme simple. Un peu trop? Peut-être, mais ses amis n'allaient pas s'en plaindre.
Quoi qu'il en fut, l'astronome parla encore et encore, exprimant ce qu'il avait sur le coeur tandis qu'au fond de lui il commençait à ressentir un certain malaise, comme si cette femme dont il était question était soudainement devenue l'une de ces personnes qu'il préférait éviter. Pas qu'avant il la croisait particulièrement souvent, mais il fallait avouer que la jalousie et le doute s'était généreusement insinués dans l'esprit dans l'ancien Poufsouffle, et une fois pris par eux, il était rare de réussir à s'en défaire. Peut-être lui faudrait-il, plus tard, aller lui même parler à cette femme qui faisait tant s'inquiéter son meilleur ami, la discussion était même une option obligatoire à ses yeux afin de "régler" tout cela, mais avec l'interdiction du principal intéressé de divulguer ce dont ils venaient de parler, tout cela s'avérait difficile... Difficile oui, mais pas impossible, et c'était là toute la différence. Parce que les choses difficiles, Jon connaissait, rien que sa femme avait été réticente à se marier - et pas qu'un peu!-, alors si cela pouvait aider un ami, il n'y avait aucunes raisons qu'il n'y arrive pas. Et si cela empirait les choses... Et bien il serait le premier à tenter d'arranger tout cela. Si c'était de sa faute, autant tenter de rectifier le tir, même si cela lui aurait valu ensuite de se faire incendier par son meilleur ami.

Ce dernier ne manqua pas d'ailleurs de faire entendre sa voix lorsque Jon sous-entendit clairement que la surveillante que se plaisait à côtoyer le français était un vrai danger, s'en allant dire que côtoyer l'ancien Poufsouffle tous les jours pouvait être bien plus regrettable et dangereux que de côtoyer n'importe quelle arme. N'importe laquelle? Même Oswin?
L'astronole eut un léger rictus lorsqu'il entendit la maigre protestation, à la fois car il trouvait ça plutôt réaliste, mais aussi et surtout car même si être de son cercle très redouté d'amis vous attirait dans des problèmes mas croyables, il doutait sérieusement que sa seule présence suffisait pour risquer sa vie. Il était de base d'un naturel paisible notre Jon ! Enfin, presque...
Dans tous les cas, il ne répondit pas, laissant planer le silence quelques instants histoire de pousser l'autre à continuer dans son élan de sincérité afin de se confier un peu plus. Ce genre de moments etaient rares et appréciés, et Jon avait appris que lorsqu'ils arrivaient, se montrer curieux en apportant autant que de se taire. Pour une fois qu'il avait une raison... Néanmoins, la question que lui posa Ludovic par la suite le surpris autant qu'elle le laissa perplexe, mais tout cela, Jon le montra pas.
Que faire que faire si quelqu'un ne revient pas ? ne Si c'était seulement une personne normale, à laquelle Ludovic n'accordait que peu d'attention, il lui aurait conseillé à contre coeur de laisser les choses telles qu'elles, les choses changent, et les gens aussi. Peut-être aurait-il enchainé en disant d'envoyer des dizaines de hiboux pour tenter d'avoir des nouvelles, mais là... Ludovic ne savait pas lui-même ce qu'il pensait de la française, alors était-ce une personne normale ? Un caprice ? Ou un peu plus que cela ?

L'astronome s'humecta les lèvres quelques secondes après que son ami ait parlé, réfléchissant aux mots qu'il pourrait adresser à ce dernier. Mais une nouvelle fois, il en arriva à se dire que dire la vérité à quelqu'un qui s'inquiétait autant était bien la meilleure solution, même si elle s'avérait pauvre ou un faible conseil.

-Tu sais... commença l'ancien Poufsouffle presque en soupirant. Si c'était n'importe qui je t'aurais dit de tourner la page, d'envoyer des lettres et puis de devoir... Supporter l'épreuve. Mais ce n'est pas n'importe qui. Je sais pas qui c'est, ni elle, ni pour toi. Il leva des yeux sincèrement compatissants et doux sur son ami, reprenant ensuite : Alors je te dirais qu'il faut que tu suives tes instincts, tes idées, ce que toi tu sens à propos de cela. Elle te manque ? Va la chercher. Tu t'inquiètes ? Assure toi qu'elle est en sécurité. C'est peut-être simple et pas le meilleur des conseils, mais les choses simples nous réussissent apparemment alors autant rester passionné non ? Manquerait plus que l'on se case aussi pour ça... T'imagines l'horreur?

Enfin... Au moins, Jon avait réussit à faire passer le message avant de changer de sujet. C'était déjà ça.


codage par whatsername. sur Libre Graph'

___




We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


whatsername
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Gallions : 3239
Date d'inscription : 17/09/2014
Multicomptes : Minerva McGonagall
Caracteristique : Membre de l'Ordre du Phénix
MessageSujet: Re: - 31 -   Mer 11 Nov - 14:56


 

 

 
- 31 -

Ludovic écouta avec une attention presque disproportionnée la réponse de l'anglais, laissant planer un long silence lorsque ce dernier eut fini avant de hocher légèrement la tête. Bien sûr, c'était le plus simple, le mieux à faire. Peut-être aurait-il dut se lancer tout de suite tant qu'il lui restait encore une chance de trouver une piste sans trop de difficultés.

— Je vais attendre, répondit-il, coupant court à la conversation. Elle n'est plus là que depuis trois jours, après tout, elle va peut-être revenir. Demain, plus tard, peu importe. J'ai tout mon temps. Tant qu'elle n'en prenait pas trop. Ça m'a fait plaisir de parler avec toi Jon, conclu le français, remettant ses affaires dans sa poche. Il faudrait qu'on le fasse plus souvent. Je ne sais pas pour toi, mais avec tous les cours c'est presque si on à une minute pour respirer. D'ailleurs, il faudrait que je vienne un soir voir ce que tu donnes comme professeur. Ce doit être un spectacle inoubliable.

Disparaissant à grands pas, Ludovic ne s'arrêta qu'une seconde sur le seuil, se tournant une dernière fois vers l'astronome, déjà à moitié dehors.

— Surtout, fit-il, cherchant ses mots. Si tu as un problème ce mois-ci, quel qu'il soit, préviens-moi. D'accord ?

L'échevelé s'assura que l'ancien Poufsouffle l'avait écoute avant de rebrousser chemin pour retourner à sa salle de classe. Il attendrait une heure, deux peut-être, avant de revenir vérifier que tout allait bien, pour encore vingt-huit jours.


 

 

___

Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: - 31 -   

Revenir en haut Aller en bas
 
- 31 -
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Seven Wonders :: 
POUDLARD
 :: Les Tours :: Tour d'astronomie
-