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 Une histoire de circonstances - jour 2

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Gallions : 1556
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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Sam 11 Juil - 10:36



Second Day in a New World

Il ne fallut ensuite que quelques minutes avant que les deux compagnons de mésaventures n'atteignent les murs de la ville qui les attendait au loin. Bientôt, le brouhaha ambiant se fit entendre dans les rues, et tandis que le "guide" de la surveillante s'enfonçait entre les étals et dans les ruelles étroites, le regard d'Oswin se perdit entre les marchandises plus d'une fois. Le froid s'était enfin dissipé, mais malgré cela, la brune ne réussissait pas à reprendre son attitude habituelle. Cela revenait, lentement c'est vrai, mais trop lentement. Et elle ne réussissait tout simplement pas à ignorer tous ces tourments qui la harcelaient sans répit. Mais les bavardages, les commérages, la ville qui malgré l'heure très matinale était déjà bien réveillée, tout ceci rappelait les matins de marchés en France, lorsqu'elle réussissait encore à se faufiler discrètement entre les marchandises pour en "emprunter" quelques unes. Ce n'était peut-être pas une période très glorieuse, mais cela avait bien le mérite de lui faire revivre ses premières montées d'adrénalines.
La discrétion, l'ombre, le regard des autres, puis la fuite lorsque celle-ci se montrait nécessaire...

Un discret sourire étira les lèvres de la jeune femme alors qu'elle se redressa un peu, reprenant de son assurance qui faisait sa particularité à mesure que le temps passait, et vu sa dispersion, la brune pouvait remercier ses aptitudes d'Auror qui firent en sorte qu'elle ne perdit pas la trace du français. Sans cela, sans nuls doutes qu'elle aurait terminé seule entre quelques étals perdus dans l'ombre.
Ce ne fut qu'au bout de quelques nouvelles minutes que son guide s'arrêta devant... Ce qui devait sans doutes être la dite mairie. Et au vu du regard que lui lança l’échevelé, c'était sans doute cela.
Un peu de peps. Voila qui entraina la surveillante qui esquissa à son tour un léger sourire, relevant la tête comme par fierté. Chacun la sienne n'est-ce pas?

-C'est évident. lâcha la brune pour toute réponse à la défense de l'autre, une légère pointe d'amusement mêlée à une sorte d'évidence.

L'arrivée du français dans le langage de l'échêvelé attira l'attention de Linda qui ne fit cependant aucuns commentaires, se répétant quelques secondes cette simple phrase comme pour mémoriser ces rares mots de sa mangue maternelle prononcés par le professeur de sortilèges, le tout dans un situation pas si dramatique que ça. C'était déjà une amélioration non?
C'était amusant de voir, grâce à ces mots des plus basiques, à quel point une voix pouvait en dire long. Oh bien sûr, étant français d'origine, il n'avait aucun mal et ses "on" sonnaient parfaitement justes, mais lorsque l'on creusait un peu, on pouvait comme sentir une légère différence, un peu trop ouvert peut-être, les voyelles peut-être légèrement trop accentuées ou un petit détail qui lui donnait cette voix assez... Unique dirons nous. Quelque chose de presque inaudible d'ailleurs, et peut-être même était-ce uniquement la jeune femme qui s'imaginait entendre des voix à force de trop y songer, mais à part étirer les levres d'Oswin de quelques nouveaux millimètres, cette légère différence ne fut strictement d'aucune importance.

La surveillante s'était apprêtée à se diriger vers la porte lorsqu'elle se rendit compte que son compatriote lui, avait choisit une toute autre option. Logeant le mur de long en large, il semblait cherchait quelque chose alors que sa main caressait les reliefs du mur bossus. Elle fronca les sourcils, se déplaçant au niveau de l'homme avant de croiser les bras, fixant toujours l'autre clairement interloquée:

-Et... Que faites-vous là ? Vous n'allez tout de même pas... Escalader le mur j'espère?

Quelle question... Il s'appelait Ludovic! Si c'était déconseillé et très tentant, c'était certain qu'il allait s'y jeter et ce sans la moindre hésitation.

-Et je peux savoir pourquoi? soupira finalement la surveillante en se forttant les yeux une seconde, avant de nouveau suivre du regard son compagnon de misère.


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mar 14 Juil - 22:02

Une histoire de circonstances

Ses doigts commençaient tout juste à sentir les légères bosses plus marquées des pierres que la surveillante venait remettre son grain de sel. Ludovic poussa un léger soupir et tourna la tête vers elle sans aucune envie d'être patient. Il allait lui servir une réplique grinçante lorsqu'elle lui demanda tout simplement un peu plus d'explications. Le français tourna la tête, soupirant encore et essaya de faire bref.

— Pourquoi pas ? Je ne suis pas mauvais à ça. La façade n'est pas très haute et il y a un rebord assez large à la fenêtre pour qu'on puisse y rester sans problèmes. C'est plus direct que de passer par l'intérieur donc on risque moins de manquer ceux qu'on est venu chercher parce qu'on aura trainé dans les escaliers. Qui plus est, c'est une mairie, un bâtiment publique, il y aura forcément du monde à l'entrée qui va nous demander ce qu'on fait là, voir même pire, nous demander de signer des papiers. Et, sans vouloir vous vexer, si vous avez l'intention de foncer dans le tas pour vous frayer un passage je crois qu'il y a de fortes chances pour qu'on finisse à la potence juste en face. D'accord, ça serait plus simple si la façade ne donnait pas sur la rue, mais dans ma version de l'histoire on voyait la place depuis la pièce. Maintenant, on peut toujours faire le tour en espérant qu'il y aura une autre fenêtre accessible depuis la cour qui donne dans le bon couloir, mais ça me semble assez peu probable. Donc oui, j'escalade.

Court et efficace. Mais réflexion faite, il lui semblait qu'en effet cette idée n'était peut-être pas la meilleure. Il jeta un coup d'oeil en direction du sommet et glissa un main sous son col pour essayer de se masser l’omoplate, c'était faisable. Il en était tout à fait capable. De plus ce n'était pas le genre de détails qui l'avaient arrêtés étant jeune.

— Après c'est à vous de choisir. Est-ce que vous croyez assez en votre théorie pour aller jusqu'à escalader une façade ? Parce que si vous voulez entrer l'air de rien pour essayer d'aller écouter aux portes et finir dans un cachot, ce sera sans moi.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mer 15 Juil - 2:39



Second Day in a New World

Oswin crut bien que l'homme allait à nouveau lui sortir quelque remarque acerbe à la vue de son premier regard, mais sa seconde question sembla raisonner le brun qui se contenta d'un soupir avant de se lancer dans ses quelques explications, affirmant à maintes reprises qu'il savait parfaitement comment s'y prendre. Il y arriverai, en somme. C'est cela oui...
La surveillante ne pût retenir un léger rire, et ce même si l'autre lui indiquait clairement son point de vue sur la technique bien plus traditionnelle qu'aurait préconisé l'Auror. Escalader une façade, et ce sans assurance, de plus avec les blessures qu'il se trainait... N'avait-il donc pas trouvé idée plus dangereuse? Mais après tout, il s'agissait là de Ludovic, qu'attendre donc d'autre venant de sa part?

-Mais oui, évidemment! Rien de plus évident surtout dans votre état!

La jeune femme s'approcha de l'homme, s'appuyant contre le mur pour le fixer droitement, une petite lueur presque amusée face à tant "d'enthousiasme" si elle pouvait encore dire cela. Son faible sourire lui redonnait cet air si assuré qu'elle prenait régulièrement, un air qui prédisait toujours l'arrivée de quelques idées de sa part. Et quelles idées...!

-Vous vous êtes vu? Non, hors de question que je vous laisse dans votre idée saugrenue grimper ce mur, vous risqueriez votre vie plus qu'autre chose.

La brune baissa le regard, observant sa jupe quelques secondes alors que son regard se rembrunit légèrement. Cela n'allait être qu'un obstacle de plus, certes pas le plus handicapant, mais tout de même non négligeable. Sans oublier son épaule encore douloureuse et son manque d'expérience dans le domaine de l'escalade n'était pas non plus à oublier. Mais la douleur, elle avait appris à faire avec, ce depuis longtemps. Quant à son inexpérience... elle était Auror non? Elle puiserai donc dans ses lointains entrainements.
Il fallait l'admettre, il s'agissait là d'une bien faible stratégie, mais elle avait confiance. Elle devait avoir confiance. Et puis dans tous les cas, elle ne pouvait tout simplement pas laisser l'enseignant grimper seul, pas dans un tel état en tous cas.
Alors pourquoi pas passer par la porte? L'y pousser? L'y forcer? Ha! Voyons, elle avait tout de même à faire avec Ludovic Descremps, et même diminué, il restait une tête de mule et une grande gueule suffisante pour rester à son idée de départ: si Ludovic veut, Ludovic a.
Encore un caprice d'enfant en somme.

-Laissez moi faire, je vais y aller, à cette fenêtre. Je pense qu'entre vous et moi, même moi j'ai bien plus de chances d'y parvenir. Alors... Dites moi seulement si je fais fausse route.


Elle dit cela sur un ton assez ferme, léger mais affirmé, comme si ce choix qu'elle venait d'imposer au Français était une décision qui était tout simplement irrévocable, mais dans son sourire qui se voulait rassurant, il devait bien y avoir un petit quelque chose... D'inhabituel.
Peut-être un soudain manque de confiance en elle ?
... Non, ce n'est pas son genre. Surtout en ces derniers temps.

Oswin se retourna donc, tâtant le mur comme pour trouver une prise adéquate alors qu'elle ne cessait de regarder sa multitude de jupon avec une certaine inquiétude. Au moins, si elle devait tomber, ces derniers amortiraient la chute... Du moins elle l'espérait. D'un geste de la jambe, elle retourna la plupart de ses dits jupons, lui donnant ainsi plus de liberté, avant de poser son pieds droit sur une prise bien moins sûre que ce qu'elle avait cru, et de saisir de ses mains quelques crevasses entre les pierres de la façade.

-J'espère pour moi que vous me rattraperez si jamais cela venait à tourner mal.

Et sur ces quelques mots amusés, elle entama la montée.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Mer 15 Juil - 19:52

Une histoire de circonstances

Ludovic fronça un sourcil en entendant le rire de la surveillante et grinça des dents. Il croisa les bras alors qu'elle répliquait, semblant tout à fait ne pas le prendre au sérieux. Elle ne s'était pas regardée. Où comptait-elle aller avec sa jupe de trente centimètres d'épaisseurs et un trou dans l'épaule ? Il s'apprêtait à répliquer, mais il n'en eut encore une fois pas le temps. La jeune femme se rapprocha avec un sourire et le gris terne qui jusque là colorait son visage vira au blême.

— Quoi ? lâcha-t-il d'une voix aiguë. C'est complétement n'importe quoi ! Vous entendez ce que vous dites ? C'est la chose la plus grotesque que j'ai jamais entendu venant de vous ! Je ne vais pas vous laisser jouer les filles de l'air avec vos fripes de cinq mètres et encore moins alors que vous ne pouvez même pas lever le bras ! C'est complétement idiot ! Vous voulez mourir ou quoi ? Ce serait un miracle si vous montez plus d'un mètre dans votre... comme ça. enchaina-t-il en la désignant toute entière d'un geste des mains. Non. Juste non ! Je grimpe sur les façades depuis que j'ai douze ans, je suis mieux habillé pour ça et je ne suis pas dans un sale état ! C'est complétement impossible ! Je ne vous laisserai pas faire ça. Juste, non ! Hors de question !

Ludovic eut un claquement de langue furieux alors qu'une migraine sourde traçait une ligne douloureuse le long de son crâne. Il appuya aussitôt une paume contre sa tête, essayant d'enfoncer la bosse perdue dans ses cheveux. Il serra les dents, foudroyant la jeune femme des yeux alors qu'elle renchérissait tant bien que mal. Même elle ne croyait pas en ce qu'elle disait. Alors pourquoi insister ? Mais elle n'avait pas l'air de vouloir s'arrêter pour autant. Elle se dirigea vers le mur, tâtant sa surface de la même façon qu'il l'avait fait plus tôt. Le français hésita une seconde à la rattraper. Après tout, ce n'était pas son problème non ? Il pivota sur lui-même pour vérifier que personne ne les observait et s'empressa de combler les quelques pas qui le séparait du bâtiment, tendant le bras aussitôt arrivé pour essayer de rattraper la surveillante et l'empêcher de grimper.

— Oswin ! ordonna-t-il. Descendez immédiatement ! Vous m'entendez ? Maintenant !

Il essaya de saisir sa cheville, déjà trop bras pour pouvoir espérer une meilleure prise, mais allez chercher une cheville dans un tas de jupons. Ses doigts se refermèrent sur le vide et il eut beau essayer encore et encore, sautant aussi haut qu'il le pouvait, il ne parvint qu'à réveiller les douleurs dans ses côtes. Forcé de battre en retraite, Ludovic s'éloigna du mur, plié en deux avec le bras collé contre ses bleus. Il lâcha un chapelet de jurons sur le mois, les femmes, les pavés et en garda un petit dernier pour le monde au complet, avant de relever la tête vers la grimpeuse, le regard angoissé.

— Oswin, descendez ! implora-t-il d'un ton catégorique. Maintenant ! S'il vous plait...

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 16 Juil - 0:18



Second Day in a New World

La surveillante s'était attendue à une quelconque répartie de la part de l'enseignant, il n'allait pas être d'accord et c'était évident. Il allait grogner, ça aussi c'était certain, mais de là à ce qu'il s'oppose aussi ardamment à sa montée contre le mur.
Que lui prenait-il? Un brutal retour d'instinct de conservation? Craignait-il donc qu'elle ne réussisse cette nouvelle épreuve?
La vive opposition du français fit froncer les sourcils à la jeune femme qui pourtant gardait ce sourire qu'elle avait adopté plus tôt. Il n'avait pas tort, elle non plus n'était pas dans le meilleur des états, mais entre eux deux, elle était certainement celle qui risquait le moins sa vie. D'un autre côté, les mots qu'il venait d'utiliser sonnaient étrangement... La chose la plus absurde venant d'elle? Écoutait-il donc seulement ce qu'elle lui contait parfois?
Il ne voulait pas qu'elle grimpe? Qu'il l'en empêche donc!

Ainsi Oswin commença sa montée, forçant sur les jambes plus qu'elle ne l'avait jamais fait. L'escalade n'était pas son domaine, mais les bases ne lui étaient pas inconnues, et comme l'avait fait remarquer le brun, avec une epaule en moins, elle devait bien faire sans. Alors elle faisait semblant, semblant de bien le supporter, esquissant de temps en temps quelque grimace de douleur lorsque son bras se retrouvait a porter une trop lourde charge. Le départ fut rapide, sans doute les protestations de l'homme la motivaient à s'éloigner le plus vite possible pour ne pas qu'il la rattrape, mais lorsqu'il commença à jurer contre nombre de choses, sa traversée se ralentie, hésitant quelques instants sur quelles prises choisir jusqu'à totalement s'interrompre lorsque Ludovic reprit ses supplications, cette fois sur un ton bien plus troublant qui perturba l'Auror.
Ce ton, cette voix... Il lui demandait, à mi-chemin entre l'importation et l'ordre, il lui demandait à elle de descendre. En l'appelant par son nom. La brune baissa la tête, fermant les yeux une seconde en fronçant les sourcils alors que ses mains s'attachaient tellement à sa prise que ses phalanges en devenaient blanches. C'est vrai que les prises commençaient à manquer, et il aurait été plus sage de redescendre immédiatement, mais c'est là que la robe gênait: comment apercevoir ses pieds dans cette immensité de froufrous? Elle rouvrit les yeux, levant la tête pour fixer la fenêtre au dessus d'elle. Elle n'était pas loin, qu'à quelques dizaines de centimètres au dessus de sa tête. Si seulement elle réussissait à se propulser, elle pourrait l'attraper... Juste quelques centimètres...
Prenant une longue inspiration, Linda poussa sur ses jambes, manquant de glisser de sa piètre prise, posant son coude encore valide sur le rebord de la fenêtre avant de forcer sur ce dernier pour tenter d'y poser son second bras alors que ses pieds glissaient contre la pierre à présent trop lisse pour supporter son poids. Elle chercha ainsi une crevasse ou une pierre sur laquelle s'appuyer pendant quelques courtes secondes, quelques secondes qui lui parurent durer une éternité, mais au bout de ces quelques secondes, elle réussit à s'élever assez pour s'assoir sur le rebord de cette maudite fenêtre.

-Par tous les saints...!

La jeune femme fit rouler ses épaules un instant, les sourcils froncés sous la douleur qui se faisait sentir sourdement. Maudite épaule, maudite fenêtre, maudit livre...

-Et bien... Apparemment, je suis toujours en vie Descremps. Bonne nouvelle vous ne trouvez pas? ironisa alors Linda en observant l'autre en contre-bas, la respiration encore haletante.

Elle se posa quelques instants, se passant une main sur le visage avant de les poser sur ses genoux, fixant l'homme en silence un faible sourire aux lèvres.

-Alors... Comme ça, vous vous êtes inquiété pour moi?

"Encore...!"
Peut-être que cette fois encore, l'autre l'enverrai valser, lui servirai une réplique cinglante avant de s'en aller grogner. Mais cette fois... Ce n'était nullement de la moquerie ou de la taquinerie qui perçait dans la voix de la jeune femme.
Non, sûrement pas.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 16 Juil - 2:01

Une histoire de circonstances

Ses efforts et suppliques n'avaient rien changés, la surveillante continuait de monter, du moins sur encore quelques centimètres avant qu'elle ne ralentisse et commence à s'arrêter. Ludovic se décolla encore du pied de la façade, marchant à reculons les yeux fixés sur la jeune femme et le mur sous ses doigts. Il sentit des sueurs froides lui glisser sur la nuque et esquissa un regard aux alentours à la recherche de quoi que ce soit qui aurait put servir de matelas de secours, mais il reporta bien vite son attention sur la grimpeuse. Avec un miracle, il aurait le temps de voir plus tard pour la descente.

— Ne vous arrêtez pas, lança-t-il. Vous allez perdre votre élan. Il se tut, c'était trop tard pour ça de toute façon. Montez le pied, reprit-il. No... Trop tard encore.

Ludovic dut écoper de quelques cheveux blancs lorsqu'il vit la jeune femme se projeter vers le haut et rattraper le bord de la fenêtre de justesse. Il avait tout juste eut le temps de lever les mains dans une vaine tentative de la rattraper. Réflexe idiot, il était bien trop loin pour ça et, quand bien même, ils auraient été deux à finir en morceaux si elle tombait. Ce qui ne l'empêcha pas de recommencer lorsqu'il vit les pieds de l'Auror commencer à déraper et il se dépêcha de prier toutes les forces supérieurs qu'il connaissait pour ne pas voir une Oswin écrasée sur la chaussée.

— Aller... aller... marmonna-t-il en refermant les doigts, sans pour autant baisser les bras avant de la voir saine et sauve sur le bord de la fenêtre.

Ludovic lâcha un profond soupir, baissant la tête en se frottant les yeux, douloureux d'être restés trop longtemps écarquillés vers le haut. Du sommet de son perchoir, la française laissa tomber un sarcasme qui fit de nouveau lever la tête au brun avec un regard brulant de fureur.

— Il y a intérêt, fulmina-t-il, parce que c'est moi qui vais vous tuer quand vous descendrez !

Il la foudroya encore un instant des yeux, dents et poings serrés, avec une furieuse envie de l'étrangler, jusqu'à ce qu'elle renchérisse. Ludovic baissa légèrement la tête, fixant le rebord de la fenêtre.

— C'est ça, rétorqua-t-il d'un ton mi-cinglant mi-froid. Et  puis quoi encore ? Vous feriez mieux de vous occuper de ce pour quoi vous êtes là pendant que je vais chercher de quoi vous sauver la vie. Il reporta toute son attention sur la jeune femme, pointant sur elle un index impératif. Et si vous en profitez pour tomber je vous garantit que vous regretterez d'être née.

Il s'attarda encore une seconde pour s'assurer que le message était passé avant de secouer la tête et tourner les talons, s'éloignant d'un pas rageur. Non sans jeter un dernier regard derrière lui pour être sûr que la surveillante ne risquait pas de glisser.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 16 Juil - 14:25


Second Day in a New World

Dire qu'Oswin avait entendu la plupart des encouragements de son "partenaire" en contrebas serait mentir, après tout, elle était déjà bien assez occupée ainsi à tenter de grimper correctement sans finir un ou deux mètres plus bas. Encore, avait-elle eut de la chance que l'étage ne soit pas si haut, peut-être trois, cinq mètres maximum. Elle avait déjà sauté de dix mètres, et la seule blessure qu'elle s'était rapportée avait été une jambe emplâtrée et une cheville foulée -détail à part, ne pas mourir sur le coup lui avait parut une agréable surprise, comme quoi, l'adrénaline... -. Elle ne l'entendit donc pas l'encourager à sa manière, lui grogner dessus et lui porter conseil, ou plutôt, si, elle l'entendait, mais de là à distinguer sa voix des autres pour comprendre ce qu'il lui disait... Il y avait tout un monde!
Mais ce qu'elle distingua parfaitement à l'inverse, ce fut son regard une fois arrivée en haut, ses expressions faciales qui ne lui échappèrent pas. Le français semblait en colère, oh oui! Mais pas de cette colère aveugle à laquelle on ne pouvait rien à part crier plus fort ou s’aplatir sans rien dire, non, c'était plus... Différent.
Et ce fut cette différence qui intrigua la jeune femme.
Pas que cet emportement lui était inconnu, au contraire, il lui semblait familier, mais impossible de savoir pourquoi. L'avait-elle déjà vu? Ressenti? Apprécié? Pas la moindre idée. Mais face à une telle expression, la brune ne put s'empêcher d'esquisser un léger sourire malgré sa respiration encore rapide, alors qu'une petite lueur reprit place au fond de ses pupilles.

Alors même les répliques plus ou moins cinglantes n'y firent rien, et elle garda cet air plus ou moins léger au visage alors que l'autre la menaçait de la tuer une fois qu'elle serait en bas. La tuer? Et bien, qu'il essaie un peu sans la moindre arme! Cette idée arracha un rictus à la surveillante qui ne fit pourtant pas la moindre remarque alors que déjà, le brun répliquait à sa deuxième question, affirmant une nouvelle fois que c'était loin d'être le cas, le tout avant de terminer sur un avertissement qui avait plus l'air d'un conseil ou d'une inquiétude, puis de s'en aller non sans jeter un dernier regard vers celle qu'il laissait derrière lui.
Le sourire d'Oswin s'étira légèrement alors qu'elle observait l'enseignant s'éloigner, silencieuse et immobile pendant quelques instants avant de prendre une profonde inspiration et de laisser retomber sa tête en arrière, allant doucement taper contre la glace de la fenêtre. Sa poitrine se soulevait encore en un rythme irrégulier, trop rapide pour ce qu'il devrait être, mais un sourire presque bienheureux étirait ses traits.
L'adrénaline.
L'Auror laissa échapper un rire silencieux les yeux fermés, se passant une nouvelle fois une main sur le visage alors qu'elle profitait de cet instant ou son coeur battait encore à fière allure et que son souffle rapide ne lui en laissait assez pour parler pour le moment. Elle devait l'admettre, l'adrénaline lui manquait franchement. La vraie, la pure, accompagné d'un effort considérable et d'une situation plus ou moins dangereuse. Oh bien sûr, ce n'était rien là, grimper un mur, et comme elle se l'était dit, elle ne risquait objectivement pas grand chose. Mais après plusieurs mois sans mission digne de ce nom, il fallait avouer que cette petite expérience était des plus... excitante.

Au bout de quelques longues minutes, Oswin avait enfin retrouvé un calme plus ou moins serein, et elle redressa la tête en fixant le ciel quelques secondes, plongée dans ses pensées alors qu'elle se demandait une nouvelle fois comment elle avait fait pour se retrouver ici, aux côtés d'un homme tel que Descremps. A chaque fois qu'ils se croisaient, cela se terminait toujours de la même façon impossible. En cris, en larmes, en situations incroyables...
Soupir. La seule chose qui était sûre, c'était que le futur -s'il il y en avait un- serait encore pleins de surprises.
La brune se retourna alors, lentement pour ne pas risquer de glisser comme l'avait tant craint son partenaire de mésaventure, regardant à travers la vitre ce pourquoi elle était montée ici. Quelqu'un appuyé sur la fenêtre lui bloquait la vue, mais elle réussissait à distinguer plusieurs personnes circulant dans la pièce apparente, une dizaine, maximum quinze, dont certaines autour d'une table en train de discuter. Mais où étaient donc ceux qu'elle était... censée voir? Qui regarder dans toute cette foule? Peut-être étaient-il déjà partis...

La surveillante eut une légère grimace, sans Ludovic, elle n'allait pas aller loin. Un soupir s'en suivit alors qu'elle reprit se position initiale, tentant d'apercevoir un possible retour de l'enseignant qui comme lui avait dit, devait revenir avoir quoi lui "sauver la vie".
Quel beau chevalier servant elle avait là...!


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 16 Juil - 19:47

Une histoire de circonstances

Grommelant dans sa barbe, Ludovic arpentait les rues déjà bondée du marcher. La journée débutait à peine et déjà les lieux étaient envahit de la même foule grouillante que la veille. C'était à croire qu'aucun passant n'était rentré chez lui le soir venu et qu'ils n'avaient fait que vendre et acheter toute la nuit comme s'ils n'avaient pas vu que le jour avait changé. Isolé point bleu dans un paysage de toile de jutes, le français rentra un peu la tête dans ses épaules, gardant les yeux baissés dans l'espoir de ne pas se faire remarquer et pour pouvoir ruminer à son aise sans risquer d'être distrait. Passant à côté d'un étal, il aperçu du coin de l’œil une large pièce de tissu brun, du bout des doigts, il saisit le bord et la traina à sa suite, la jetant sur ses épaules pour se fondre un peu plus dans le paysage. Avec ses longues jambes, il n'avait pas mis bien longtemps à perdre la mairie de vue, mais on ne pouvait pas dire que cela l'avait empêché de se retourner une ou deux fois de plus comme s'il s'attendait à revoir derrière lui la surveillante en haut de son mur. Ludovic s'enfonça encore un peu dans le marché, accélérant encore le rythme pour se calmer alors que ses oreilles bourdonnaient, avant de s'arrêter à côté d'un stand remplit de fruits.

Scrutant les alentours, le français s'empara d'une pomme à portée de main. Il y avait des tonneaux, des cageots vides, des piles de sacs et des toiles étendues au-dessus des étals. Peut-être pouvait-il en entasser au pied de la façade pour essayer d'amortir la chute de la jeune femme. Mais ça aurait été comme dresser une rangée piques sous ses pieds ou passer d'un bon sol tendrement boueux à un plancher instable plus dur que de la pierre. Quand aux toiles, il aurait au moins fallut être deux pour la tendre et il n'aurait sans doute pas pu en accrocher une à la mairie. Levant la pomme au niveau de son visage, Ludovic vit passer un cheval et quelques ânes portant des paniers. Inutile d'y penser. Un lourd bœuf passa sous son nez en tirant une haute charrette. Peut-être pas une si mauvaise idée, s'il n'y avait pas déjà eut un cocher. Ludovic renifla la pomme, hésitant à la manger. Il n'avait pas vraiment d’appétit, mais son ventre criait famine. Les yeux du brun se posèrent sur un vaste sac remplit de restes de poissons et un large sourire se dessina sur son visage. Une excellente idée qui aurait sans doute donné une très bonne leçon à la surveillante, mais le sac était trop petit, même lui n'aurait pas pu s'y écraser.

Ludovic soupira et remit la pomme à sa place, tournant la tête vers la vendeuse qui le regardait fixement. Le brun esquissa un sourire crispé et recula doucement de quelques pas, mains dans le dos. Alors qu'il s’apprêtait à traverser une énième allée à reculons, un détail attira soudain son attention. L'ébourriffé tourna la tête, face à une grande échelle sagement posée contre le toit d'une petite maison. Les yeux du brun remontèrent le long des barreaux jusqu'à la toiture, apercevant un homme occupé à refaire sa toiture. Le français baissa la tête, hésita une seconde et se dirigea jusqu'à l'échelle pour la faire basculer sur le côté. Elle était lourde, du moins plus qu'il ne l'aurait cru et ses côtes douloureuses le gênaient pour la dresser sur ses épaules. Mais les cris de surprise et de colère de celui qu'il venait de voler le poussèrent à s'activer. Grimaçant sous l'effort et baissant la tête pour que personne ne le reconnaisse, Ludovic se dépêcha de trainer sa trouvaille à travers la boue en longeant les étals. Il se retrouva bientôt à son point de départ, trouvant la mairie plus proche qu'il ne le pensait. Son regard se leva aussitôt vers la fenêtre. La silhouette en rouge qui se trouvait devant n'en était toujours pas tombée.

S'activant du mieux qu'il le pouvait, Ludovic pivota face au mur, jetant un coup d’œil vers la rue. Le bas de sa charge avait laissé un long et profond sillon dans la boue, rien de mieux pour le suivre à la trace. Le français tourna de nouveau la tête, vers le sol à ses pieds cette fois, et essaya de caler le bas de l'échelle entre les pavés, mais, pour ça, il aurait déjà fallut qu'il arrive à la redresser. Serrant les dents et puisant dans ses réserves, il parvint - après une ou deux tentatives où le bois percuta durement la pierre - à appuyer le sommet près de la fenêtre. Plié en deux et le souffle un peu court, l’ébouriffé s'accorda une pause appuyé contre les bords de l'échelle, le temps que ses muscles se dénouent un peu

— Sans vouloir vous brusquer, lança-t-il à l'intention de la jeune femme après un nouveau coup d’œil en direction de la rue, il faudrait voir à vous dépêcher.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Ven 17 Juil - 2:10


Second Day in a New World

Lorsque le Français arriva, ce fut chargé comme un mulet d'une échelle qui semblait bien faire le double de son poids. Il était à peine croyable qu'un homme tel que lui, aussi fin que lui pouvait seulement tirer un tel objet. Mais quelque part, c'était une bonne idée. Par contre, allez savoir où diable il avait réussit à trouver quelque chose du genre!
La brune fronça légèrement un sourcil, tout de même amusée, plaignant intérieurement le pauvre bougre à qui avait dut "emprunter" Ludovic cette échelle. En espérant que le dit bougre n'était pas à l'heure qu'il est coincé en haut d'un arbre ou bien... d'un toit. Le sourcil froncé d'Oswin s'accentua alors qu'elle remarqua la longue trainée que ce dernier avait laissé derrière lui. C'est sûr que côté discrétion, on pouvait mieux faire -disait la petite française en rouge assise sur le rebord d'une fenêtre. Cependant, le clair amusement qui perçait chez cette dernière se teinta d'inquiétude lorsqu'elle vit à quel point son compagnon de misère semblait épuisé. Quelle surprise, avec ses blessures ce n'était pas surprenant... Cela ne lui avait pas suffit de passer à deux doigts de la mort, maintenant il devait en plus se démener de milles manières et se porter volontaire pour une escalade des plus dangereuses! Un sourire plus doux, presque désolé, étira alors les lèvres de la jeune femme alors qu'elle se répéta cette dernière pensée. Oui, c'était exactement ça.
Tapotant la roche du bout des doigts pour s'empêcher de vouloir apporter son aide au coton-tige qu'étais Ludovic, elle se contenta donc d'observer plus ou moins crispée, espérant simplement que l'homme en contre-bas s'en sortirait avec l'immense échelle.

Mais elle n'eut pas à attendre longtemps, car malgré son état déplorable, Ludovic réussit assez rapidement à hisser l'objet afin de le positionner dans une position plutôt sécurisée, le souffle court à son tour de ses petites péripéties.
Lorsque ce dernier lui conseilla de se dépêcher, la surveillante ne put qu'acquiescer ces sages paroles -pour une fois!-, mais sans même avoir "profité" des circonstances... C'était là bien dommage d'user toutes ces sueurs froides pour aucun résultat au final non?

-Je suis d'autant plus d'accord, mais pouvez-vous d'abord me dire ce que je suis censée voir?

Elle tourna la tête de manière à apercevoir tous ceux qui derrière la vitre s'affairaient encore. Ceux à la table s'étaient redressés, à présent ils parlaient et elle ne serait pas surprise de les voir partir d'une minute à l'autre. Et d'autres avaient désormais quittés la pièce, et si leur "héros" faisait partie de ceux-là... Oswin lâcha un soupir, tournant le regard vers le français cette fois, enchaînant sur le même ton:

-Nombreux sont ceux qui sont déjà partis, mais il en reste quelques uns. À quoi est censé ressembler... La personne pour qui on est là?

Puis elle se tût, observant silencieusement l'autre reprendre son souffle encore appuyé contre l'échelle. Elle était si proche qu'elle aurait put la descendre en quelques secondes, mais c'était tout simplement inutile sans qu'ils n'aient obtenus ce qu'ils désiraient.

-Descremps! renchérit-elle alors en voyant que l'autre traînait trop à lui répondre. Si la situation les poussait à faire vite, bien qu'elle ne pouvait pas lui enlever le droit de retrouver un minimum de souffle, mais vu les traces et son empressement, il avait certainement une nouvelle fois réussit à se trouver quelques ennuis. Plus vite vous me direz ce que je dois trouver plus vite nous pourrons partir!

Ah... Ludovic, les ennuis, et elle. Une situation qui ne cessait de se répéter, mais tous ceux qui avaient dût côtoyer l'impétueux professeur devaient bien le savoir depuis longtemps.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Ven 17 Juil - 20:32

Une histoire de circonstances

Comme de bien entendu, la surveillante crû bon de protester. Ne pouvait-elle donc jamais faire ce qu'il lui disait sans argumenter encore et encore ? Ludovic essaya de se redresser avec une grimace, mais peine perdue. Il leva donc la tête et lâcha d'un ton légèrement plus pressé que cassant :

— Pourquoi faire ? Vous n'avez pas de mémoire ? Regardez et vous me direz plus tard.


Mais la jeune femme ne semblait pas décidée à bouger, elle venait de tourner une nouvelle fois la tête vers l'intérieur. Déclarant que plusieurs personnes étaient déjà parties. Ludovic riva aussitôt les yeux sur la porte d'entrée de la mairie. S'ils étaient partis cela voudrait dire que du monde n'allait pas tarder à arriver de ce côté et un bruit encore diffus, mais bien reconnaissable lorsqu'on avait l'habitude d'être pourchassé par une meute de nouvelles relations mécontentes, indiquait que ceux qui viendraient récupérer l'échelle ne tarderaient plus. A toute allure, l'ébouriffé essaya de trouver une idée, mais la surveillante détourna son attention, l'interpelant pour lui demander une description.

— Euh... brun, non, chatain, déclara-t-il presque aussitôt fermant les yeux pour essayer de faire abstraction du reste et se souvenir de ce qu'il avait pu lire. Cheveux longs... plutôt grand habillé en bleu... non, avec une chemise... enfin, quelque chose de décontracté je crois. Non... attendez. Il eut un grognement et rouvrit les paupières pour lever les yeux au ciel. Je ne m'en souviens plus, c'était il y a longtemps et il y avait au moins trois pages de description. Mais attendez !Ludovic ferma une nouvelle fois les yeux et lâcha l'échelle d'une main pour agiter les doigts comme pour mettre le doigt sur un mot qui serait passé par là. "Il y avait un gros homme chauve, avec une face de truie tenant un large chapeau sous le bras. Habillé en homme de loi. Un petit homme barbue et aigri au regard d'un gris aussi dur que l'acier dont la lourde étoffe noire avait tout du prêtre de campagne et un homme fort d'âge mûr, au visage rougeaud et tempes dégarnies qui autre fois avait dut être blond avant qu'un mauvais plaisantin ne lui verse une coupe de vin sur le visage, laissant à ses cheveux filasse une allure de lie." Récita-t-il à toute vitesse avant de lever les yeux vers la jeune femme. Regardez sur les côtés, il doit y avoir encore deux ou trois autres hommes tous plus ou moins identiques ressemblant à des comptables ou des hauts nobles. S'ils sont déjà partis vous devriez trouver un homme plus jeune que les autres avec les cheveux long et une allure qui détonne. C'est lui.

On avait sans doute vu descriptions plus précises et moins lyriques, mais il avait fait avec les moyens du bord. De toute façon, rien ne disait que l'image qu'il s'était faite de ce fameux héros correspondait bien à ce que l'auteur avait décrit. En somme, les projets d'Oswin lui semblaient de plus en plus hasardeux et les bruits de course qui se rapprochaient sur sa gauche lui rappelèrent le craquement sinistre qu'il avait entendu la veille en tombant sur ses côtes.

— Regardez maintenant et descendez ! Lança-t-il. Vite ! Mais pas trop, se reprit-il aussitôt, imaginant déjà la jeune femme glisser de l'échelle pour dégringoler jusqu'au sol.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Sam 18 Juil - 0:47


Second Day in a New World
Ce ne fut que lorsqu'elle insista que l'enseignant en contrebas se décida à lui faire une description de l'homme qu'elle devait voir. La panique lui brouillant l'esprit, Ludovic eut bien du mal à lui sortir quelques phrases bien construites, et lorsqu'il réussit ce fut en français, citant certainement mot pour mot le texte qu'il avait lut bien des années auparavant. En un sens, sa démonstration d'une telle mémoire surprit la surveillante, une agréable surprise, et un bon moyen de faire remonter son estime envers lui. Alors était-ce cela, un bon Serdaigle? A moins que ce ne soit que le Français, des comme lui, il devait y en avoir peu. Peut-être était-ce idiot ou inaproprié à la situation, mais à travers sa propre inquiétude au vue de celle de l'autre, son petit numéro réveilla en elle son admiration du monde magique, et de tous les "sorciers" autour d'elle, un monde auquel elle faisait partie à présent, mais auquel dix ans plus tard, elle ne réussissait toujours pas à s'identifier.  Tout cet univers, Poudlard, toutes ces choses qu'ils avaient dut apprendre et qu'elle ne saurait probablement jamais...
Le retour à la réalité se fit lorsque le brun se remit à parler Anglais, lui résumant en bref ce qu'elle devait trouver. Oswin hocha la tête et se retourna, trouvant peu à peu que la légère pente de ce rebord l'était bien trop pour une robe comme celle qu'elle portait. Son regard parcourut la pièce, tentant d'éliminer les derniers parasites qui brouillaient sa vue, avant qu'elle ne trouve ce qu'enfin elle cherchait. Comme l'avait décrit son partenaire, il y avait effectivement plusieurs personnes semblant... Disons bien habillées, et parmi elles, un homme, plus jeune, cheveux longs et... Sacrément bien moulé.
Chassant cette idée de son esprit, la brune se retourna pour faire "face" à l'homme, s'approchant peu à peu du bord du rebord alors qu'elle s'approchait de l'échelle. Descendre vite, mais pas trop... En voila une bonne idée tiens!
Posant lentement son pied sur le premier échelon, elle appuya un peu pour pour vérifier que rien ne glissait avant de positionner l'autre pied en même temps que ses mains, afin de descendre l'échelle à une vitesse plus qu'acceptable. Plus d'une fois elle posa le pied sur l'un de ses jupons, mais à aucune fois elle ne glissa dessus, évoluer avec une robe était un sport à lui-seul, et c'était là un sport dans lequel elle avait apprit à se distinguer. Une fois les deux pieds sur terre, elle put enfin prendre une profonde inspiration, comme un soulagement quelque part. Puis presque instinctivement, elle se tourna vivement vers l'enseignant, croisant son regard hébène une seconde avant qu'elle ne fixe l'arrière plan, entendant à son tour le danger qui s'approchait.
Est-ce qu'elle avait parié qu'il s'était encore trouvé quelques ennuis? Non? Et bien... Elle aurait dut.

-Allons Descremps, commença alors Oswin en lui souriant calmement, ce n'est pas vous qui étiez pressé il y a quelques instants?

Le sourire de la brune s'accentua légèrement alors qu'elle se saisit de la main de l'homme pour le tirer en avant, pressant le pas pour s'éloigner dans une petite ruelle qui semblait déboucher sur une place plus ou moins bondée, avant de lâcher la main et de pousser légèrement son partenaire pour qu'il prenne les devants. Si elle avait bien compris, il n'avait certainement pas diplomatiquement emprunté l'échelle qu'elle venait d'utiliser, ce qui lui avait bien évidemment attiré quelques "amis". Cela finissait par devenir une habitude avec lui, peut-être que le lendemain encore ils revivraient une scène semblable?
Oswin finit par s'arrêter une fois la dite place bondée traversée, s'isolant dans un coin où tous deux pouvaient respirer à leur aise tout en tirant l'enseignant à elle, juste histoire qu'il ne se perde pas une nouvelle fois par mégarde. Son regard parcourut un instant la foule autour d'eux, comme si elle cherchait encore quelque ennemi qu'il lui devrait fuir.

-Je n'ai pas pour habitude de fuir les confrontations. lâcha la jeune femme sans réellement prêter attention à son auditeur, recherchant encore une fois toute trace de "danger" pour les blessés qu'ils étaient. Du moins, pas celles de ce genre.

La surveillante sembla revenir à elle alors qu'elle fixait à nouveau son regard sur l'enseignant, l'observant quelques instants avant de reprendre, son amusement se faisant déjà présent bien que discret, comme adoucie par quelque chose d'autre:

-Alors? Je suis toujours vivante, et descendue de cette fenêtre. Allez-vous donc me tuer, Monsieur le Professeur?


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Sam 18 Juil - 2:46

Une histoire de circonstances

Ludovic garda les yeux rivés sur les pieds de la jeune femme qui tâtonnaient dans le vide à la recherche du premier barreau de l'échelle. Retenant son souffle, les mains crispées sur le bois sous ses doigts, il ne desserra les dents qu'une fois la surveillante occupée à descendre, et encore, ce n'était que pour mieux se mordre la langue quand il la voyait piétiner ses jupons. Heureusement, elle parvint jusqu'à lui sans encombre et le français se redressa enfin pour la maintenir un peu alors qu'elle arrivait aux derniers échelons, posant sa main dans son dos sans se soucier de ce qu'elle aurait pu dire. En face, la porte de la mairie s'ouvrait.

Ludovic tourna la tête vers la gauche, trois hommes approchaient à grande vitesse, les yeux rivés sur le sol. Dès qu'ils réalisèrent que l'échelle se trouvait là et le voleur à ses pieds, ils se mirent à courir. Sans entendre la remarque de la surveillante, l'ébouriffé sentit une main se glisser dans la sienne et le tirer vers l'avant. Il pivota pour la suivre, mais freina au bout de quelques pas.

— Attends.

Il repartit en arrière, attrapant l'échelle pour la pousser de toutes ses forces en direction des trois poursuivants. Le lourd objet bascula droit sur eux, les forçant à se disperser pour ne pas se faire écraser. Ludovic contempla son œuvre une seconde avant de foncer en direction de la surveillante, à deux doigt de lui rentrer dedans à cause de l'élan et reprit la fuite où ils l'avaient laissé, agrippant à son tour la main d'Oswin pour être sûr de ne pas la semer. Ils traversèrent à toute vitesse une petite ruelle avant que Ludovic ne se raidisse et commence à ralentir. La surveillante ne tarda pas à lui passer devant alors qu'il commençait à haleter avec l'impression d'avoir été coupé en deux tant les douleurs dans son buste le tenaillait. Il s'arrêta avant même que la jeune femme ne diminue l'allure et se serait volontiers écroulé au premier coin de rue si elle ne l'avait pas tiré une nouvelle fois vers l'avant.

Le français hasarda encore quelques pas avant de s'arrêter tout à fait, s'appuyant contre le premier mur qui passa à portée. La respiration sifflante, il se retint de son mieux pour ne pas se laisser tomber à genou et se plaqua contre la pierre, essayant de s'étirer pour se dénouer. Peine perdue, quoiqu'il fasse il avait encore l'impression d'agoniser. Ah, faites du sport avec les Aurors ! Ludovic se laissa aller contre son support, fermant les yeux pour se concentrer un instant sur son souffle et essayer de le ralentir. Son coeur semblait toujours vouloir démolir le reste de ses côtes, mais au moins son souffle s'était-il fait plus rauque.

Ludovic baissa la tête vers la surveillante, toujours fraiche et bien assez en forme pour lui lancer des sarcasmes. Cette fois pourtant, il ne répondit pas, se contentant de lui lancer un regard glaçant à mi-chemin entre le dégoût et la haine. L'ébouriffé chercha un endroit où s'asseoir, découvrant une large pierre qui devait sans doute servir à attacher les chevaux. Il se laissa tomber dessus et s'accorda encore une minute pour que sa voix ne soit pas trop entrecoupée par son souffle court.

— Alors, qu'est-ce que vous avez vu ?

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Sam 18 Juil - 4:12


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Lorsque le Français s'était mis à ralentir à peine leur course ayant commencée, il ne fallut pas longtemps à Oswin pour froncer les sourcils, légèrement, mais tout de même, le voyant s'éloigner de plus belle en lui lançant légèrement l'ordre de l'attendre ici. A moins que cela n'ait été une demande? Allez savoir, le ton de l'enseignant fut bien trop trouble, trop étrange, pour que la jeune femme puisse réellement comprendre de ce dont il s'agissait. Une fois que l'homme eut posé son petit piège pour ses poursuivants, ce dernier la rejoint, la prenant à son tour par la main avant de l'emmener suivre la route qu'elle avait commencé.
Seulement cette course se ralentit rapidement lorsque l'enseignant se mit à manquer de souffle, freinant considérablement leur avancée bien qu'il continuait de suivre l'Auror du mieux qu'il le pouvait. D'ailleurs, lorsque cette dernière lui laissa un instant pour souffler, l'homme en profita pour se caler contre un mur, reprenant lentement sa respiration alors qu'il foudroyait par la même occasion une Linda Oswin un tantinet trop provocatrice sûrement. Il se dirigea ensuite vers un rocher sur lequel il s'assit, puis, il se passa un nouveau temps avant qu'il ne réussisse à s'exprimer convenablement, lui demandant cette fois ce qu'elle avait vu sans même répondre à sa petite question innocente. Ce dernier fait fit apparaître un rictus au coin des lèvres de la surveillante qui pourtant ne fit aucuns commentaires, s'approchant de son interlocuteur avant de répondre sur un ton étonnement froid, ou plutôt, professionnel, ce même ton qu'elle réservait à ses missions officielles en tant qu'Auror:

-Ils étaient de dos, donc rien n'est sûr, mais j'ai effectivement vu plusieurs personnes, dont quatre qui discutaient ensembles, trois "riches" et un jeune homme plutôt... disons agréable. Avant que vous veniez d'ailleurs, ils étaient penchés sur quelque chose, je n'ai put voir quoi, quelqu'un me bouchait la vue. Ils avaient l'air assez soucieux pour ceux dont j'apercevais le visage, mais ceux qui étaient autour d'eux le semblaient... Beaucoup moins.

Elle fit une pause. Sans même s'en rendre compte, elle avait entrepris de faire les cents pas, s'étant éloignés de deux ou trois du "grand blessé", elle revint à sa place initiale avant de s'accroupir, n'étant ainsi pas tout à fait au niveau du brun, mais légèrement plus bas.

-Alors, convaincu ou bien cela vous semble encore trop irréel?

C'était amusant, mais à chaque fois que l'homme qu'elle avait en face d'elle tentait quelque chose de périlleux, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir responsable de lui, de tout ce qu'il arrivait et de tout ce qui ne devrait pas. Sûrement un relent de Poudlard, là bas, les Professeurs étaient responsables de leurs élèves en heure de cours, mais une fois sortis, ces derniers étaient sous la surveillance des Surveillants, tout comme les enseignants d'ailleurs. Elle était Auror, et sa présence là-bas ne devait pas servir à rien. Alors au moins, ainsi, si le... Prenons le Professeur de Défense contre les Forces du Mal se faisait dévorer pendant la nuit, McGonagall et Dumbledore avaient les mains propres : ce n'était pas leur faute, mais celle de l'Auror.

-D'ailleurs, j'ai oublié de vous dire...

Oswin fixa le sol une seconde, avant de relever le regard pour fixer le Français dans les yeux, comme à son habitude, une lueur brillant au fond des yeux et ses lèvres finement étirées en un sourire beaucoup plus doux que ceux qu'elle exhibait en début d'année. A moins que cela ne soit terne?

-Merci.

Relevant légèrement le menton comme pour redorer sa fierté, une lueur de défi passa dans les iris noisettes de la jeune femme -une lueur qui, en général, n'annonçait rien de bon à celui qui la voyait-, puis, tout naturellement, elle s'approcha du visage de Ludovic, sa main droite lui tenant la joue comme pour qu'il ne s'esquive pas, puis tout simplement, apposa un baiser sur les lèvres de ce dernier. Ce ne fut certainement pas comme leur premier baiser, bien plus houleux, bien plus brûlant, là, c'était tout à fait différent. On aurait même put se demander s'il s'agissait là bien de la même personne, mais dans les circonstances, on pouvait aisément en déduire que Oswin n'était plus vraiment la même personne qu'à Poudlard.
Elle ne tarda pas à détacher ses lèvres de celles du blessé, reprenant rapidement cette même attitude fière, amusée mais étrangement calme qu'elle possédait juste après ce... "geste de remerciement".


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Sam 18 Juil - 5:38

Une histoire de circonstances

Désormais assis, Ludovic commençait à retrouver son souffle, posant un coude sur son genou, il leva une main pour supporter son front et se massa le plexus de l'autre, fronçant les sourcils. Devant lui, loin au-delà des périphéries de son champ de vision, Oswin commença à faire le compte rendu mécanique de ce qu'elle avait vu, forçant le français à placer ses deux mains contre ses tempes pour ne pas avoir la migraine alors qu'il se renfrogna un peu plus en entendant ses commentaires personnels en matière de physique. Les yeux fixés sur le sol, l'ébouriffé essayait de se rappeler de ce qu'il avait lu. Cela avait été facile quelques instants plus tôt, avec l'adrénaline et un sacré coup de chance, mais maintenant que le bon stress commençait à retomber tous les détails semblaient flous dans son esprit, d'autant plus avec la surveillante qui n'arrêtait pas de tourner en rond et commençait à lui donner la nausée.

Ludovic fronça un peu plus les sourcils, se repassant en détail ce qu'il avait vu et essayant de se souvenir morceau par morceau de ce qu'il avait lu. Il fallait bien qu'il se rende à l'évidence. A moins que la jeune femme n'ait été prise d'une sorte d'hallucination, il fallait reconnaitre que les coïncidences étaient trop nombreuses pour être honnêtes. Mais de là à l'avouer à voix haute... le français tourna légèrement la tête en voyant un visage apparaitre juste devant lui. Essayant de garder sa concentration pour trouver une autre solution. Mais ce qu'il avait proposé la vieille n'avait déjà pas été à son goût alors maintenant qu'il se retrouvait devant l'évidence même il ne pouvait que se traiter d'idiot.

Le brun lâcha un soupir, essayant cette fois de se souvenir de ce qui devait arrivait après, dans le livre, lorsqu'à nouveau la surveillante détourna son attention par une brève phrase. Il lui jeta un regard noir, l'écoutant à moitié, jusqu'à ce qu'un simple mot fasse se détendre son visage et écarquille ses yeux de surprise.

— Pour quoi ? demanda-t-il.

Il n'eut même pas le temps d'appréhender le choc qu'un autre de taille suivit et la surveillante posa sa main sur sa joue, lui faisant soudain prendre conscience qu'il n'avait pas pu se raser ce matin-là. Détail certes, mais quand la stupeur vous prend il est bien difficile de trouver quoique ce soit auquel penser. Sans qu'il n'y puisse rien comprendre, le professeur vit le visage d'Oswin se rapprocher du sien jusqu'à ce que les lèvres de la jeune femme se pressent contre les siennes. Il n'eut même pas le temps de fermer les yeux cette fois que le baiser s'achevait déjà. Combien de temps avait-il duré ? Une seconde ? Une éternité ? Quelque chose entre les deux ? Ludovic fixa la jeune femme, complétement abasourdit alors qu'une vague conscience dans sa tête lui disait qu'il fallait peut-être réagir. Il cligna des paupières et reprit le fil de sa respiration, glissant dangereusement vers la surveillante avant de se relever comme une flèche et s'éloigner de quelques mètres.

Peut-être un jour verrait-on Ludovic réagir posément à un baiser, mais il y avait visiblement peu de chances que cela arrive avec Oswin. Commençant à aller et venir sur une espèce de ligne invisible, le français fit les cents pas jusqu'à ne plus réussir à les compter, sa main passant toute seule de ses lèvres à sa tempe alors qu'il essayait de reprendre le fil de ses pensées. Où en était-il déjà ? Les héros c'était cela ? Héros, héros... cela lui disait quelque chose. Il s'arrêta soudain, dos à la jeune femme, sa main laissant sa peau tranquille pour aller se perdre dans ses cheveux ; et en une petite minute, son visage vit passer une étrange collection d'expressions, allant du sourire maladroit à la peur et l'angoisse avant de reprendre son allure renfrognée aux dents serrées. Ludovic se tourna une seconde vers la jeune femme, l'air de s'assurer qu'elle était toujours là, avant de lui montrer une nouvelle fois son dos. Les héros.

— Heu, donc, fit-il après s'être raclé la gorge. Vous... avez une idée de ce qu'on pourrait faire maintenant ? Je veux dire... Pour partir d'ici.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Sam 18 Juil - 15:17


Second Day in a New World
L'expression de surprise qu'eut alors Ludovic lorsque la surveillante le remercia fut une image qui restera probablement marquée dans l'esprit de la jeune femme. Les yeux écarquillés, les sourcils dans cette étrange position, enfin, l'une de celles que maîtrisait l'enseignant, ce fut là une très agréable vision pour quoi elle se serait permise milles autre surprises. Certaines expressions étaient ainsi, si marquantes, si addictives, comme la peur sur le visage de ses victimes, la surprise sur le visage du français ou la taquinerie de ses connaissances, et à chaque fois qu'elle réussissait à en percevoir une, c'était comme si elle faisait tomber là une nouvelle pièce adversaire.
Joli coup Oswin, tu leur a montré à qui ils avaient à faire!
Alors vous comprenez bien que le petit "pourquoi" qui précéda le léger baiser qu'elle déposa sur les lèvres de son collègue ne fit qu'augmenter le plaisir d'une surprise si peu attendue. Pourquoi? En voilà une question, était-il si naïf qu'il ne réussissait à comprendre? Ou bien peut-être aveugle, bien que les deux pouvaient parfaitement aller ensemble. Cela avait quelque chose de "mignon" que le brun ne cesse de réagir ainsi, d'une manière presque enfantine face à ce genre de situations, comme si tout cela révélait d'un domaine qu'il ne connaissait pas ou ne voulait pas toucher. Du moins, pas avec elle, car si elle se souvenait bien, il s'en était donné à coeur joie avec la brune du bal d'Haloween, oh oui, ça, elle s'en souvenait assez aisément.
Linda grimaça intérieurement à cette dernière pensée, pas qu'elle considérait avoir l’exclusivité sur son Enseignant favoris, mais pas simple fierté ou esprit de provocation, elle savait qu'avoir une rivale n'était jamais un avantage. Même si, il fallait l'avouer, cela rajoutait quelque touche de piment au défi.
Quel défi? Allez savoir.

Descremps parut se décomposer intérieurement face à la jeune femme lorsque cette dernière se détacha des lèvres du professeur, totalement abasourdit, immobile, clignant des yeux d'une manière assez familière à l'Auror qui lui faisait face. Après avoir faillit glisser vers elle, il se releva vivement avant de s'éloigner d'elle tandis que cette dernière le suivait du regard, toujours aussi amusée, peut-être même plus. Il agissait nerveusement, ce n'était pas la première fois, mais cette sorte de nervosité mêlé à une gêne quelque part était franchement des plus divertissante. Comme il l'avait fait la première fois, il portait ses doigts à ses lèvres avant de s'en détacher soudainement pour passer à autre chose. C'était toujours étonnant de voir à quel point quelqu'un pouvait être radicalement différent selon la personne à qui il faisait face. Et face à elle... Il y avait effectivement un certain décalage comparé à la petite brune qui lui avait volé un baiser au bal.

Le brun finit par retrouver ses mots, lui demandant en changeant de sujet -bien évidemment- comment ils pourraient partir d'ici, et si elle en avait la moindre idée. A cette question, elle haussa les épaules, se redressant avant d'à son tour s'assoir sur le rocher où se tenait Ludovic quelques instants plus tôt. Quelque chose qu'elle n'aurait probablement pas fait un mois auparavant, ou avec quelqu'un d'autre, ou peut-être sans ces deux conditions réunies.

-Pas vraiment non. C'est vous le professionnel non ?

Farfouiller dans la réserve des livres n'était pas encore son hobbie, pas encore oui, parce que si un jour seulement elle réussissait à finir tous les livres de la bibliothèque, il y avait tout de même de larges chances qu'elle même termine à user de ses passes-partout pour faire un peu de ... Lecture.

-Mais je pense que nous devrions trouver cette dite solution avant la fin du livre. Peut-être qu'après l'effet sera irréversible ou qu'encore... Oh et puis non, laissez tomber, ce genre de choses n'arrivent que dans les livres.

Oswin resta songeuse un instant, fixant le vide avant de relever son regard sur Ludovic qui lui ne cessait de le fuir, le visage léger bien que toujours étrangement inexpressif. Chasser le naturel, il revient au galop n'est-ce pas?

-Allez, respirez Descremps, je ne vais pas vous manger. termina-t-elle avec un faible sourire.


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Ven 24 Juil - 17:58

Une histoire de circonstances

Un picotement désagréable sur la nuque du français lui fit tourner la tête vers la jeune femme une nouvelle fois, un peu avant qu'elle ne commence à répondre, mais ses yeux se perdirent bien vite à contempler le vague, fixant un point entre le mur et le vide tandis que ses pensées allaient et venaient de la surveillante à sa question. Cherchant une solution à leur problème. Bien sûr qu’il était sans doute mieux placé pour trouver la dite solution. Après tout, c’était bien lui qui était censé connaitre l’histoire et d’autres petits détails sur les livres potentiellement dangereux. Bien sûr, c’était beau les légendes et les réputations, les mythes et les rumeurs, mais entre la réalité et la fiction il y avait toujours un gouffre phénoménal. Sur combien d’autres coups de chance pourrait-il encore compter pour les sortir de là ? Et sur combien de détails pouvait-il encore se tromper même avec ça ? Et pour ce dont il était sûr…

L’ébouriffé sortit un peu de sa réflexion pour reprendre ses aller et retour sur sa ligne invisible, agitant nerveusement les doigts avant de prendre une bouffée d’air et fermer les yeux ; une seconde plus tranquille. Le rythme et l’exercice, rien de mieux pour retrouver un peu de calme. Le français fit encore deux allers et retours avant de freiner à la nouvelle réplique de sa collègue. Rester bloqué pour l’éternité dans un livre ? Une perspective qui lui était encore sortit de la tête. Jeune, on lui aurait proposé ce genre de chose, il aurait foncé tête baissée. Il l’avait déjà fait d’ailleurs. Rester bloqué entre des pages, tout le monde le restait d’une façon ou d’une autre. C’était bien ce qui arrivait chaque fois qu’un livre prenant vous passait entre les doigts, même une fois la dernière page tournée il s’installait quelque part dans votre tête et n’en sortait jamais. Mais s’il y avait des livres auprès lesquels il faisait bon rester prisonnier, il y en avait d’autres qui pouvaient s’avérer des pièges mortels où les mots eux-mêmes semblaient trembler de ce qu’ils racontaient. Rare était les deux extrêmes, mais tout n’était que question de point de vue et pour le français, ce grimoire-ci n’augurait rien de bon.

Le maigrichon s’arrêta tout à fait, jetant un furtif coup d’œil à la surveillante avant de fixer la ville puis le sol. Piégé dans un livre. Et toutes les solutions auxquelles Oswin n’avait pas pensées ou prononcées juste parce qu’elle trouvait ça trop improbable ? Rester bloqué oui, mais aussi disparaitre peut-être, perdre la raison, finir comme de simple images, des échos, des personnages. Et quand bien même ils parvenaient à rester eux-mêmes, n’importe quoi aurait pu arriver à leur enveloppe de papier. Ils pouvaient bruler, finir en lambeaux, abandonnés dans la poussière jusqu’à ce que le livre tombe en morceaux. Auraient-ils eut le temps de mourir avant que tout cela arrive ? Quel effet cela faisait-il de se décomposer sur un rayon ou déchirer par la main rêveuse d’un ancien Poufsouffle ? Et pendant ce temps-là, de l’autre côté, le monde continuerait à tourner. Combien de temps avant que quelqu’un remarque leurs disparitions ? Combien de temps avant qu’on les recherches et combien de temps avant qu’on les remplace dans la grande course folle du monde ? Sûrement bien assez pour qu’il n’y ait plus rien à sauver, mais, avec un peu de chance, encore des gens pour les regretter. Impossible peut-être, cela n’arrivais que dans les livres, mais désormais ils y étaient alors à quoi se fier ? Ludovic reprit sa marche et s’efforça de chasser de sa tête ces sombres prévisions. Ce n’était pas le moment, il n’avait pas besoin de ça. Il fallait sortir, il y avait toujours un moyen, il fallait qu’il le trouve, c’était urgent, même si ce n’était pas pour lui.

Le professeur eut un léger sursaut alors que la française lançait une nouvelle moquerie. Il s’arrêta aussitôt et fit volte-face dans le même élan, croisant les mains dans le dos comme pour cacher quelque chose et cherchant désespérément des yeux un moyen de se défiler.

— Je sais, je veux dire... je vais bien, bafouilla-t-il. Enfin… Je… ça n’a pas d’importance.

Il repartit dans sa marche à toute allure se pinçant les paupières une seconde alors que dans sa tête repassait en boucle le mot « idiot » et que son visage brulait d’envie de rougir sans pour autant perdre sa pâleur macabre.

— La fin du livre… marmonna-t-il au bout d’un moment pour se rappeler à l’ordre. La fin du livre… Répéta-t-il plus fort, freinant soudain.

Il se tourna de nouveau vers la jeune femme, le visage illuminé alors qu’il venait de faire le point sur ce qui s’était passé. Au fond, ce n’était pas si compliqué, il savait déjà ce qu’il y avait à faire.

— La fin du livre ! lança-t-il. Si nous trouvons comment se termine le livre on trouvera peut-être la solution. Il suffit peut-être de résoudre l’enquête pour sortir d’ici. Tibérius a parlé de meurtre, on pourrait toujours commencer par ça et voir où ça nous conduira. Et il y aurait… l’homme repartit dans ses cents pas, déballant à toute vitesse ses idées comme si un brasier géant avait pris sous ses pieds. Le livre, à la bibliothèque. Il faudrait voir s’il y est toujours. Parfois dans les livres il y a des connexions, un élément qui se retrouve dans la réalité et leur contenu et qui permet de retourner d’où l’on vient parfois, un peu comme les portoloins font le lien entre deux points d’un pays. Mais la plupart du temps c’est qu’il y a quelque chose à accomplir. Une sorte de… test ou bien une épreuve ou je ne sais quoi. Donc je pense que résoudre l’enquête est notre meilleure chance et même si ça ne nous aide pas au final, ce sera toujours bon d’avoir un maximum de détails sur l’endroit où l’on est tombé. Quitte à rester… coincés.

Le français s’arrêta une fois de plus, s’efforçant de regarder Oswin à peu près dans les yeux. Un exercice qu’il réussit environ une demi-seconde avant que son regard ne tombe jusqu’à ses pieds et qu’il glisse une main à l’intérieur de son col pour se gratter l’omoplate. Il rabaissa le bras et leva les yeux pour les tourner vers le marché.

— Il faudrait… fit-il avant de se racler la gorge. On pourrait commencer par interroger quelques personnes, mais Tibérius a dit que c’était une mauvaise idée de parler de meurtres, alors… peut-être. Il fit une nouvelle tentative éclair pour fixer la surveillante, se retrouvant à contempler la nuque d’un passant avec un bref soupir. Peut-être que vous avez une technique pour que l’on puisse rester discret.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Sam 25 Juil - 23:47


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Ludovic semblait toujours aussi soucieux que précédemment. C'en était presque drôle, car même si elle devait bien avouer vite remarquer ce genre de petits détails, à présent, les manies et les petites habitudes de l'enseignant lui semblaient presque familières. Son pas empressé lorsqu'il faisait les cents pas, ses moues pensives crispées alors qu'il était plongé dans ses pensées, ou encore sa manière de se gratter le lobe de l'oreille ou encore le bas de la nuque de temps en temps sans réelle raison. Et bien à présent, sous ses yeux, elle avait là un bon exemple de tout ce qu'elle pouvait généralement retrouver chez le Français. Mais le voir ainsi tourner en cage comme s'il ne réussissait à trouver la sortie de ce labyrinthe de problèmes dans lequel ils s'étaient engouffrés lui faisait presque de la peine, elle même savait parfaitement ce que cela pouvait faire même si cela devait faire un bon moment qu'elle n'avait pas expérimenté ça, et heureusement! Son regard ne cessait de passer sur elle sans pour autant s'y attarder, et la raison semblait des plus évidentes: il la fuyait. Pas surprenant après le coup qu'elle venait de faire, mais étrangement, tout ce qu'il pouvait ressentir à son égard à cet instant importait peu à l'Auror qui observait la scène avec un calme des plus apparents. Leur situation était... Non pas désespérée, mais c'était en quelque sorte comme si elle s'y était toujours attendu. Après tout, elle jouait à un jeu depuis si longtemps qu'elle en avait oublié les règles, comme tout à chacun, mais dans tout jeu, il y avait des coups durs et des réussites, dont certains coups durs menaient directement à la perte. Peut-être que cette nouvelle aventure faisait partie de ces derniers, qui sait? Peut-être était-ce là la fin du jeu qui s'annonçait, bon, ce n'était certainement pas celle à laquelle elle s'attendait, peut-être moins sombre voir moins glorieuse, mais peut-être était-ce là tout ce qu'elle méritait. Elle n'allait tout de même pas dire qu'elle se voyait déjà finir ses jours dans ce monde moyen-âgeux, mais se trouver ici à cet endroit lui laissait un étrange vide au fond d'elle contre lequel elle ne pouvait lutter. Un vide qui ne laissait présager aucune porte de sortie, aucun échappatoire...
Et en observant Ludovic, elle en vint à se dire que peut-être, c'était contre ce vide qu'il se battait, contre ce vide contre lequel il ne pouvait rien qu'il cherchait une solution, une solution qu'il ne parvenait pas à trouver tout comme elle.
Mais lui, ne pouvait l'accepter.

Mais une vague vint troubler la profonde réflexion dans laquelle s'était emmuré l'enseignant, une vague provoquée par la dernière pique d'Oswin qui sembla le perturber une nouvelle alors qu'il tentait en vain de se défendre avant de suivre la même tactique que d'habitude, et de s'esquiver en faisant comme si de rien n'était, reprenant sa même gesticule mais cette fois semblant bien plus agité que précédemment. L'Auror esquissa un léger sourire sans pourtant dire le moindre mot, suivant des yeux les allées et venues de l'enseignant. Il en était presque mignon, à sans cesse esquiver ainsi de peur de s'enfoncer puis de regretter après coup.

-Oui...? Vous...? encouragea la jeune femme légèrement amusée.

Mais ce fut sans grand effet, et Ludovic se mit alors à répéter en boucle quelques mots trop bas pour qu'elle réussisse à les distinguer, ou peut-être était-elle trop loin, trop perdue dans ses pensées pour les entendre, mais quoi qu'il en fut, il s'arrêta alors soudainement, se tournant alors vers la jeune femme un air d'illuminé au visage.
Tiens tiens... Il avait trouvé une idée?
La brune redressa la tête, levant le menton tout en observant l'homme avec plus d'intérêt, l'écoutant déblatérer sa théorie sur un ton frénétique, tantôt faisant les cents pas, tantôt s'arrêtant avant de repartir de plus belle, expliquant son idée le plus clairement possible bien que le tout fut légèrement confus. Ludovic s'arrêta alors sur une funeste conclusion, et se passa quelques secondes de silences tandis qu'il se grattait -encore une belle manie-, terminant ensuite sur une demande plus ou moins hésitante envers l'Auror qu'elle était. Mais Oswin ne répondit pas, pas immédiatement, se contentant de toiser l'autre comme elle l'avait fait jusqu'à présent avant de faire rouler ses épaules encore douloureuses puis de faire craquer sa nuque de la même manière.

-Vous savez, il y a bien des manières de délier les langues...

Le silence retomba alors que son regard parcourait la foule comme si elle cherchait quelque chose ou quelqu'un. Des manières, des techniques, il devait y en avoir des tonnes. Le problème était bien sûr, de choisir la bonne. Mais il y avait aussi des manières d'obtenir ce que l'on voulait, de savoir ce que l'on désirait savoir sans passer par la case prison. Ah, si seulement ils avaient leurs baguettes en bon état, il devait sûrement y avoir un sort pour lire dans les pensées, et connaissant Ludovic, il devait sûrement savoir duquel il s'agissait...

-Je pense que nous devrions rester dans le simple. Vous savez, à cette époque, il n'est pas difficile de tromper les gens. Il suffit d'agiter sous leur nez la banderole de Dieu et ils croiraient à monts et merveilles. Nous devrions trouver quelqu'un, un jeune de préférence, affirmé mais suffisamment impressionnable pour que l'on puisse le convaincre que nous lui assurons la vie contre sa parole.

Sur ces derniers mots, la brune se tût un peu trop sèchement, s'humidifiant les lèvres nerveusement alors que sa respiration se fut un peu plus profonde. Une promesse, voici donc ce sur quoi elle comptait jouer. Une promesse, sa parole, garder quelqu'un dont elle ignorait tout en vie dans un monde inconnu...
Et bien, voici donc un défi de plus!

-Il faudra y aller en douceur, au départ partir sur un sujet... Neutre, et dériver vers ce qui nous intéresse. Lorsqu'il sentira le coup venir, nous devrons sortir les belles paroles, et à ce moment là, il nous faudra être convainquant, car c'est là que tout se jouera.

Nouveau silence, puis elle tourna la tête vers le français non loin, esquissant un léger sourire avant de simplement lâcher:

-Quelque chose à y redire ?


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 6 Aoû - 0:44

Une histoire de circonstances

Un long silence suivit le bref discours du français. Un long, très long et très embarrassant silence durant lequel le brun dut avoir le temps de mémoriser tous les détails de la boue à ses pieds tandis qu’un picotement désagréable lui signalait que la surveillante le fixait. Alors qu’il ne l’espérait plus, la jeune femme se décida enfin à lui répondre, faisant relever la tête et tirant presque aussitôt une brève approbation étranglée de la part de son collègue. Oui, en effet, il y avait bien des moyens de délier les langues, une quantité vraiment impressionnante à vrai dire, et, là tout de suite, il n’était pas sûr de songer à la bonne. Heureusement, l’attention de la surveillante sembla enfin se désintéresser de son cas, laissant à Ludovic une occasion de souffler. Un semblant de calme à peu près retrouvé, il essaya une minute de voir ce que la jeune femme cherchait à travers la foule, mais ses pensées s’en détournèrent bien vite alors que ses mains cherchaient désespérément ses poches. Croisant les bras, le français planta son regard droit devant lui et ne le détourna pas jusqu’à ce que le paysage se trouble et que ce faux monde autour d’eux ne soit plus qu’un flot continu sans contours.

Le brun eut soudain un léger sursaut qui lui fit reprendre le cours de sa respiration et tourner une seconde la tête vers Oswin. Il ne tarda pas à relâcher les bras, agitant nerveusement les doigts et à chercher un nouveau point de fuite où accrocher son regard. Il n’en eut cette fois pas besoin, car la jeune femme reprit la parole, faisant froncer un sourcil à l’ébouriffé qui faillit bien adresser une réplique amer à sa collègue. Comme toujours, la surveillante ne lui en laissa pas le temps, enchainant posément sur une sorte de très brève description de son parfait candidat, sous le regard noir du professeur. Lorsqu’elle eut terminé, le brun resta une minute figé dans sa désapprobation avant de recommencer à scruter les visages. Dire qu’il était contre aurait été prendre un terrible raccourcis et expliquer pourquoi aurait sans doute pris la journée. Ils n’avaient pas le temps pour ce genre de futilités. Ce qu’elle proposait-là n’était pas des plus faciles à trouver. Ludovic laissa échapper un soupir, observant une seconde Oswin à la dérobée, soucieux. Il était déjà occupé à passer en revue toutes les personnes lorsque la jeune femme reprit la parole, ne prêtant qu’une oreille distraite au reste de son plan. Après tout, savoir de quelle façon elle comptait se débrouiller pour obtenir ce qu’elle voulait ne le regardait pas. Tout ce qu’il y avait à savoir pour l’instant c’était qu’elle le ferait sans doute selon ses bonnes vieilles méthodes et que moins il en saurait mieux il se porterait, surtout à des périodes comme celle-là. Un jeune, affirmé, mais impressionnable. On avait vu mieux comme liste de critères.

Ludovic inspira profondément une ou deux fois, et fixa le sol une seconde. Il avait déjà passé en revue les rares personnes qui auraient pu avoir les qualités requisses, mais aucune ne semblait correspondre assez. Il n’avait sans doute pas le coup d’œil ou, plutôt, pas la patience nécessaire. Sans entendre la dernière question d’Oswin, il regarda la foule, ses yeux passant lentement d’un visage à l’autre. Trop vieux, trop jeune, trop fragile, trop vérolé… pour un marché le choix paraissait assez limité. Le français eut beau s’attarder à chaque fois assez longtemps pour que chaque détail de leurs traits reste imprimé dans son esprit, la perle rare demeurait introuvable. Il ne fallut pas plus de quelques secondes pour que ses sourcils se froncent sous la concentration et à peine une minute pour qu’il commence à pencher du côté de ses côtes fêlées. Un clignement de paupières, une inspiration et l’ébouriffé passa à une autre partie de la foule tandis qu’une douleur sourde redessinait les contours de sa blessure au crâne. Trop agressif, trop méfiant, trop inconscient, trop distrait. Un clignement de paupières, une inspiration et Il avala soudain une longue bouffée d’air, levant le bras comme pour prendre la parole.

— Par-là, lança-t-il, indiquant la route  de l’index tout en se redressant. Par-là. Venez.

Il suivit la direction indiquée par son doigt, fendant la foule d’un pas assuré quoi que sa démarche fasse davantage penser à celle d’un ivrogne adepte des slaloms. Au bout de quelques mètres, ses pieds décidèrent de l’envoyer dans le décor et il fut bien obligé de s’arrêter à mi-parcours lorsqu’il percuta un étale. Sans se soucier d’avoir ajouté ou non un bleu à sa collection, il s’adossa tant bien que mal contre le plateau de bois et attendit patiemment que la surveillante le rejoigne. Il glissa une main dans ses cheveux le long de sa coupure, ravi que l’air soit aussi frais ce matin-là. Lorsqu’une silhouette se profila dans son champ de vision, Ludovic rabaissa la main et jeta à peine un coup d’œil pour vérifier qu’il s’agissait bien de la surveillante avant de désigner d’un bref signe de tête un jeune garçon aux cheveux frisés comme un mouton.

— Celui-là, lança-t-il. Je ne suis pas vraiment sûr, mais c’est à vous de voir. C’est vous l’experte.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 6 Aoû - 17:11


Second Day in a New World

Plongée dans ses explications, Oswin ne remarqua ni les réactions de son partenaire, ni même ses protestations étouffées ou encore ses regards à la dérobée vers elle. Tout cela passait à présent au second plan, et bien que son instinct lui indiquait clairement qu'il était agité, et qu'elle se doutait qu'il la fuyait du regard, ce qu'elle avait à dire et la tâche qui lui avait été confiée semblaient alors bien plus importants qu'un quelconque enseignant qui passait à deux doigts de la crise cardiaque. Aussi unique et étrange soit cet enseignant.
Dans un calme presque malsain, la surveillante avait instauré un silence et une logique implacable dans son esprit, logique qui était en train de mettre en place toutes les possibilités de réactions possibles et imaginables de ce "plan" ainsi que toutes les façons de les contrer pour rectifier le tir. Environnement, logique, marchands et étals, tout y passa de fait qu'en quelques minutes, Oswin bénéficiait d'une idée suffisamment précise de quoi faire dans telle ou telle situation de sorte que leur objectif était d'ores et déjà atteint.
Un fin mais large sourire etira ses lèvres lorsque toutes les pièces du puzzle se mirent en place, un sourire de prédateur s'apprêtant à se saisir de sa proie, un sourire qui n'apparaissait que lors de ses missions en tant qu'Auror qui se faisaient rares à présent.

Alors que le regard de l'enseignant passait lentement d'une personne à une autre, celui de la surveillante survolait la foule à une vitesse surprenante, éliminant une par une les possibles candidats. Mais ce ne fut pourtant pas elle qui trouva "l'elu", mais bien Ludovic qui d'une simple phrase sorti la jeune femme de sa presque transe avant de s'élancer à travers la foule, sous le regard tout d'abord surpris, puis inquiet, puis désespéré de la brune qui le vit marcher... D'une droiture toute relative.
We levant après quelques secondes de réflexion, l'Auror suivit le même parcours que son prédécesseur en accélérant progressivement la cadence, craignant non seulement de perdre de vue, mais aussi la trace de ce dernier.
"Heureusement" pour elle, l'homme ne tenu pas longtemps avant de devoir s'arrêter plus ou moins volontairement -elle optait plus pour le moins-, et lorsqu'elle le rejoignit enfin, il lui désigna d'un geste de la tête celui qu'il avait trouvé pour elle, lui meme affalé contre un étal.

Oswin jeta un rapide coup d'œil au garçon ciblé, revenant cependant rapidement sur le blessé et de secouer légèrement la tête en prenant la parole:

-Vous ne pouvez vraiment pas vous arrêter de gesticuler quelques instants n'est-ce pas? C'est tout simplement incroyable!

La brune lâcha un soupir avant de s'abaisser légèrement, prenant l'autre de sorte à l'aider à se relever sans qu'il n'ai a forcer sur ses zones faibles, continuant sa critique dans un même temps.

-On ne peut pas vous quitter des yeux une seconde que vous vous en allez déjà. Je peux comprendre que je vous impressionne Descremps, mais tentez au moins de préserver le peu de membres intacts qu'il vous reste lorsque vous me fuyez d'accord?

Une fois qu'il fut debout, elle le relâcha en s'assurant qu'il réussissait à tenir sur ses jambes, ne doutant pas qu'il s'aiderait d'un mur non loin si seulement ses jambes ne le supportaient pas, puis, une fois cela fait, elle se retourna pour retrouver le jeune à travers la foule, esquissant un faible sourire en l'apercevant finalement.

-Si cela peut vous rassurer, je pense que vous avez fait un bon choix.

Et après quelques secondes à fixer le jeune homme, elle tourna son regard vers l'enseignant qui le fuirait probablement, et eut un sourire un peu crispé avant de se diriger vers sa cible, sa main cherchant machinalement le contact rassurant d'une arme qui n'était plus à sa taille depuis bien longtemps.

S'enfonçant à travers la foule, il ne fallut pas longtemps à la brune pour atteindre le jeune homme, et d'une main ferme posée sur son buste, elle le poussa brutalement vers une ruelle plus écartée et bien moins fréquentée. L'inconnu eut alors beau se débattre, Oswin ne tarda pas pour le saisir par les épaules d'un bras appuyant sur son cou de son coude, alors que son flanc gauche bloquait un bras et une jambe et que sa main droite empêchait le second de se dégager. En résumé, il était à présent impossible au jeune homme de de dégager de son étreinte, et il était peu probable qu'il réussisse à s'en aller sans son approbation.


-Je ne vais pas m'éterniser en explications, mais j'ai a te parler. Je ne tiens pas à avoir du sang sur les mains, alors sache que si tu es calme, je te relâcherait sans problèmes. Mais si tu dis ou fait quelque chose qui me déplait, comme par exemple... Me fausser compagnie, sache que je me montrerai bien moins... Coopérative.

Le regard dur de l'Auror planté dans celui de sa proie toujours réticente, elle força quelque peu sur son avant-bras pour appuyer sur le cou de sa victime, et lorsqu'elle senti cette dernière se détendre, elle relâcha la pression et se recula d'un pas, après avoir lancé un rapide coup d'œil derrière elle pour se rendre compte que Ludovic l'avait d'ores et déjà rejoint. Lorsqu'elle se recula, ce ne fut cependant pas assez loin pour laisser une chance au jeune de s'enfuir, et s'il tentait malgré tout, il était certain qu'elle reprendrait le dessus en quelques instants à peine. Sans oublier que coincé comme il l'était au fond de sa ruelle, il ne pouvait certainement pas se reculer pour fuir.

-Bien. Puisque nous sommes d'accord, nous allons pouvoir parler un peu plus sérieusement.

Oswin fit craquer son poignet en laissant planer un léger silence, le temps d'observer les réactions de sa jeune victime.

-Mon... Ami et moi, nous aimerions avoir quelques informations. Je développe, est-ce que tu saurais quelque chose sur les événements qui ont eut lieu récemment?



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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Lun 24 Aoû - 0:25

Une histoire de circonstances

Ludovic se frottait encore distraitement la tête avec une légère grimace lorsque la surveillante recommença à aller de son petit commentaire. Arrêter de gesticuler, bien sûr ! Ce n’était pas comme si une bonne poignée de personnes avaient déjà essayé de l’attacher à une chaise pour le faire y arriver.

— Pourquoi ? Vous voulez que je meure ? grogna-t-il sur un ton un peu plus railleur.

Mais à la seconde où Oswin esquissa un mouvement pour aider l’enseignant à supporter son poids, le bref élan de bonne humeur repartit aussi vite que son propriétaire s’était emplafonné sur son étal quelques minutes plus tôt. Le brun eut un regard surpris, reculant presque aussitôt pour mettre un bon mètre de distance entre eux avant de froncer les sourcils. Cela commençait à bien faire. Qu’elle l’aide une fois, pourquoi pas, deux, d’accord, à la limite, trois, éventuellement, s’il était inconscient, mais au-delà cela commençait à devenir une mauvaise habitude. Une de plus.

— Je sais me tenir debout, merci, cingla-t-il. Et, pour la énième fois, arrêtez de raconter n’importe quoi.

Sans rien ajouter de plus, il s’appuya contre le plateau de l’étal, l’air sombre. N’ayant pourtant pas le temps de songer à quoi que ce soit et guère plus de cligner des paupières que la surveillante reprenait déjà.

— Le bon choix, soupira-t-il, venant de vous je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle.

Le français adressa un coup d’œil au jeune garçon. A en écouter l’Auror à côté de lui, on aurait dit qu’il s’était contenté de dénicher du poisson frais, mais à l’âge qu’il devait avoir, le dit poisson aurait dut pouvoir encore connaitre bien des belles années avant d’être obligé de rencontrer quelqu’un comme Oswin. Il devait avoir des parents peut-être, une famille, des amis… si les choses tournaient mal quelles en seraient les conséquences pour lui ? Non, plutôt pour eux. Ludovic tourna la tête vers sa voisine, sans vraiment la regarder alors qu’elle le fixait. Il resta ainsi quelques secondes avant de reporter sa non-attention sur la foule. Lâchant un soupir avant de suivre la surveillante qui entrait en action.

Tâchant de prendre une attitude naturelle pour passer aussi inaperçu qu’il le pouvait parmi les passants, Ludovic suivait la jeune femme à quelques pas de distance, gardant un œil tantôt sur elle tantôt sur les alentours pour s’assurer que personne ne risquait de leur tomber dessus par surprise. Par chance – pour une fois – il regardait vers la surveillante lorsqu’elle poussa le jeune homme dans une ruelle. A la vitesse où elle l’avait fait, il aurait très bien pu la perdre en une seconde d’inattention. Cela ne le fit que soupirer encore avant qu’il ne lui emboite le pas. Il débouchait tout juste dans la ruelle qu’Oswin venait de plaquer leur nouvelle connaissance contre le mur avec sa tendresse naturelle et de se présenter du même coup. Le brun s’arrêta un instant, préférant rester en retrait. Il jeta un dernier coup d’œil en arrière avant de relever la tête en voyant la surveillante durcir encore sa prise.

— Oh ! s’exclama-t-il s’avançant aussitôt pour attraper le bras de l’Auror sans faire mine de l’écarter. Ce n’est pas ce qu’on avait dit, protesta-t-il d’un ton à peu près calme malgré les circonstances, tout en fixant la brune droit dans les yeux. Relâchez-le un peu, il ne va pas s’enfuir… et il ne va rien nous dire si vous l’étranglez.
Le professeur attendit que la jeune femme suive son conseil pour lui lâcher le bras, gardant les yeux rivés sur les siens jusqu’à ce moment-là. Après quoi, il reprit un peu de distance, adressant un long soupir compatissant en direction du jeune frisé.

— Bon sang mais vous êtes qui vous ? s’exclama le garçon.

Ludovic croisa les bras et haussa les sourcils.

— Hum, charmant. Au moins il n’est pas muet, fit-il. Je m’appelle Joe et voici… il désigna Oswin d’un vague geste de la main le temps de trouver une idée, Petit Sucre. Elle n’en a pas l’air comme ça, mais il lui arrive d’être aimable. Rassure-toi,  on ne te veut aucun mal, on cherche juste quelques informations sur ce qui se passe ici. Et toi ? A qui a-t-on l’honneur ?

Le jeune garçon fixa tour à tour les deux fous-furieux qui venaient de lui tomber dessus, l’air clairement soupçonneux. Il se décida pourtant à répondre, crachant presque son nom sur ceux qui venaient de le lui demander.

— Bartholomé… répéta le français avant de marmonner quelques mots à l’attention de sa voisine. Petit Sucre fait tellement banal à côté… Dis-moi Bartholomé, reprit-il à voix haute, aurais-tu entendu des rumeurs dernièrement ? A propos d’un monstre errant dans les rues... J’ai entendu quelqu’un au marché dire qu’il y avait la nuit des bruits curieux et des phénomènes étranges et que la fille d’un pécheur en aurait subi les conséquences. Le garçon baissa les yeux sans répondre. Non ? Tu peux nous le dire si tu sais quelque chose, nous ne le répéterons pas. Fait confiance à Sucre, ajouta-t-il encore en mettant une claque dans le dos d'Oswin, il n’y a pas mieux qu’elle pour garder un secret. C’était comme cette fois vous savez, fit-il en direction de la brune, où on avait vu ce truc là… l’arche d’alliance ou quelque chose comme ça…

— C’est bon ça va, interrompit le frisé. J’ai entendu des rumeurs, mais je n’ai pas le droit d’en parler, personne ici n’a le droit d’en parler et vous feriez mieux de vous taire aussi si vous tenez à la vie.

L’ébouriffé afficha un léger sourire avant de laisser derrière son ton frivole pour un peu plus de sérieux.

— Dis-nous ce que tu sais Bartholomé, personne ne peut entendre ici et personne ne nous a vu arriver. Tu n’as rien à craindre, nous ne sommes pas des soldats, nous voulons juste savoir ce qui est arrivé à cette fille. Tu n’as qu’à nous dire ce que tu as entendu et nous te laisserons partir. Plus vite tu le feras et plus notre rencontre passera inaperçue, mais si tu continu à te taire, nous serons obligés de te retenir et la femme que tu vois là sais comment casser une mâchoire, crois-moi. Si quelqu’un remarque ta disparition et le signal à la garde, les gens commenceront à se poser des questions et même si tu leur dit que tu as su garder ta langue, je ne suis pas sûr qu’ils te laisseront tranquille, ni toi, ni ta famille.

Ludovic se tut, fixant le jeune homme qui hésitait à céder. Un long silence s’installa dans la ruelle tandis que le gamin pesait le pour et le contre. Après des secondes interminables, il finit par lever la tête, toisant les deux étrangers avec un regard aussi déterminé que terrifié.

— Vous promettez qu’il ne m’arrivera rien ? demanda-t-il d’une voix qui se voulait sûre. Si je vous parle, ni à moi, ni à ma famille ?

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 27 Aoû - 1:09


Second Day in a New World

Ludovic ne tarda pas avant de rejoindre la jeune femme qui avait d'ores et déjà commencé son interrogatoire, restant un instant silencieux avant d'intervenir, lui faisant justement remarquer que mort il ne leur servirait à rien, arrachant par ailleurs un grognement désaprobatif de la part de l'Auror. Mais détail important, qui décontenança d'ailleurs légèrement la brune, il la fixa dans les yeux sans la moindre pudeur, lui qui l'évitait par tous les moyens en temps normal la fixait à présent droit dans les yeux. Néanmoins, Oswin n'eut pas le temps de s'attarder sur un tel détail, car bien vite, l'enseignant dirigea son attention vers le jeune homme qu'ils avaient choisi, lui adressant un sourire plus doux qu'à l'accoutumé alors que le pauvre bougre semblait paniquer de se retrouver entre elle et... Lui. En même temps, c'était plutôt naturel: une femme effrayante vous prenant à part, vous maîtrisant en quelques secondes avant qu'un collègue tout aussi étrange ne la rejoigne avec ses petits airs de marionettiste... Il y avait de quoi se sentir... "Oppressé".
Alors que Ludovic commençait les présentation entre eux et le garçon, ce dernier sembla trouver cela amusant de changer encore une fois le pseudonyme de la jeune femme, pour cette fois quelque chose de plus... original. Et cette "originalité" se ressentit sans le moindre mal sur le visage de la principale concernée lorsqu'elle écarquilla les yeux tout en étant prise d'une violente quinte de toux, jetant par la suite un regard des plus noirs et surpris au français. Cela avait d'ailleurs sûrement quelque chose de comique, mais ce qui était sûr, c'était qu'Oswin n'était pas la mieux placée pour en profiter. "Petit Sucre"... Mais comment cela avait-il seulement put lui traverser l'esprit? Quel...!
Tant de mots auraient apprécié passer les lèvres de la jeune femme, tant de répliques acerbes et plus ou moins désagréables pour sauver ne serait-ce qu'un peu d'honneur qu'il venait de lui voler, mais face à un garçon totalement inconnu et le manque cruel d'arguments, elle ne pouvait que se taire et espérer que son partenaire ne misère ne profiterait pas trop de la "situation"...
Mais bien sûr...!

Puis, Ludovic commença de son côté l'interrogatoire, s'essayant avec une certaine aisance en voguant bien sur les divers plans émotionnels de leur "cible" : la confiance, la crainte, la décontenance... Il semblait peut-être même trop à l'aise, et ce dernier point réveilla en l'Auror cet habituel élan de suspicion qu'elle avait au final toujours eut envers l'enseignant. Plus elle en apprenait, moins elle comprenait qui était cet homme qui aujourd'hui se tenait à ses côtés. Cet homme à qui elle faisait confiance autant par bon vouloir que par obligation, cet homme qui l'intriguait sans jamais en dévoiler. Perspicace, intelligent, c'était tout à fait le genre de personne à en cacher beaucoup, et quand bien même le danger l'attirait, il y avait toujours une limite à tout. Mais est-ce que cette limite existait réellement? Et si elle arrivait, si elle se trouvait un jour juste face à elle, est-ce qu'elle serait encore capable de la voir, et ainsi, de s'arrêter à temps?

Une claque dans le dos ramena la jeune femme à la réalité alors qu'elle lança un nouveau regard noir au Français qui prenait apparemment un malin plaisir à remettre son "surnom" sur le tapis, et en Anglais cette fois. D'autant plus insupportable.
Bras croisés, tête haute, dos droit, la brune suivait l'échange attentivement, écoutant silencieusement les arguments de l'un avant de passer à la réponse de l'autre, jugeant par ailleurs admirable la cruelle objectivité de celui qu'elle pensait meilleur qu'elle. Encore un mystère, encore un secret... Combien d'autres visages encore cet homme lui cachait-il?
Cependant, elle dut avouer que son petit discours eut de l'effet, car suite à cela, le gamin sembla hésiter sur le fait d'enfin donner quelques informations aux deux français. Une occasion de rêve que la brune ne manqua pas, et après un instant de silence grave durant lequel cette dernière réfléchit à propos de la possibilité de sa proposition, puis soudainement, le regard rivé dans celui du jeune garçon, elle lâcha tout simplement:

-Il ne vous arrivera rien.

Il se passa quelques secondes de silence durant lesquelles Oswin ne flancha pas, puis reprit sur le même ton sérieux en redressant légèrement la tête:

-Ni à toi, ni à ta famille. Tu quitteras cette ruelle en vie et tu resteras en vie même lorsque nous ne feront plus partie de ta vie. -nouvelle pause- Je te le promet.

Pas même un sourire, pas même une petite blague, tout simplement car le sujet ne s'y prêtait absolument pas. Elle était sincère, et s'il y avait quelque chose qu'elle tenait toujours, ce devait bien être ses promesses.
La brune délia ses bras, se saisissant des épaules du jeune garçon avec bien plus de douceur que précédemment cette fois, son visage se transformant par la même occasion pour prendre une expression bien plus humaine, elle planta ses yeux dans ceux de son interlocuteur avant de continuer:

-Mais il nous faut savoir ce qui se cache dans ces rues. Quelque chose rôde et sème le trouble, sans différence, sans pitié, juste... Le chaos. Imagine seulement si un jour tes proches et ta famille sont pris dans cela, tes amis, tes parents, toutes les personnes que tu connais pourraient du jour au lendemain finir de la même manière que tous ces pauvres gens, et que tu te retrouves seul, vraiment seul, à devoir vivre le restant de tes jours avec le regret de n'avoir put les aider à temps.

L'Auror se tut, ne baissant cependant pas le regard bien que ce dernier se fit plus inquiet, plus profond, plus souffrant... Et elle déglutit, prit une grande inspiration avant d'enfin reprendre son discours là où elle l'avait laissé.

-Tout cela doit cesser, mais pour ça, nous avons besoin d'aide, de ton aide, car tout ce que tu peux nous dire pourras sauver une, deux, des dizaines voir des centaines de personnes... Et ce n'est que lorsque tout cela sera terminé que toi et ta famille serez en sécurité.


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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 27 Aoû - 14:07

Une histoire de circonstances

Un léger sourire tordit les lèvres du français lorsqu'il entendit la surveillante tousser à son nouveau petit nom. Même sans regarder, il n'avait aucun mal à deviner qu'elle devait avoir le visage totalement déconfit, si bien qu'il eut beaucoup de mal à conserver un visage impassible. Il parvint tout de même à réussir l'exercice et se concentra bientôt totalement sur la personne avec laquelle il était en train de parler, à peine distrait par la femme à côté de lui, à laquelle il faillit une fois dire de se taire. De fil en aiguille, le garçon avait fini par céder et, à cette seconde même, le français se redressa, croisant les bras et fronçant les sourcils. Restant silencieux et immobile tout le temps où la jeune femme répondit, il ne desserra les dents qu'une seconde pour marmonner un bref et presque inaudible :

— Ouais, c'est ça.

Il prit une inspiration pour chasser ses mauvaises pensées et s'apprêtait à reprendre son petit numéro lorsque la surveillante le devança, insistant sur les conséquences auxquelles s'exposerait le garçon s'il continuait à se taire. Il déglutit à mi-parcours et contourna la jeune femme pour s'éloigner de quelques pas, s'arrêtant presque au milieu de la ruelle, où il commença, lentement, à faire les cent pas.

— Je ne sais pas grand chose, déclara le garçon. Les gens se taisent et ils ont raison. Mais je vis à côté d'un des lieux où ça s'est passé. Un matin, on a retrouvé un homme mort dans une rue, il avait eut la gorge arrachée et l'air d'avoir vu l'enfer s'ouvrir sous ses yeux. Les gardes sont arrivés et ils l'ont emmené sans qu'on ait eut le temps de poser aucune question. Ils nous ont dit de nous taire si on ne voulait pas mourir nous aussi. Quelques jours plus tard il y a eut un autre mort et puis encore un autre et depuis ça n'a plus arrêté. Toutes les trois nuits, la bête sort et prend l'âme d'un pécheur, c'est ce que ma mère dit. On ne sait jamais où elle va frapper ni à qui elle va s'attaquer, mais c'est toujours de nuit et dans les rues et, à chaque fois, juste avant qu'elle emporte une autre victime, on entend un grand cri qui retentit dans toute la ville.

— Où à été retrouvé le dernier corps ? interrompit soudain le français.

Le garçon lui adressa un coup d'oeil et réfléchit une seconde avant de reprendre.

— Dans les landes, en bordure de la ville. Je crois que c'était à côté du vieux dolmen. C'est là que la fille dont vous parliez est morte.

Ludovic s’apprêtait à poser une nouvelle question, lorsqu'un cri subit lui fit tourner la tête en direction de l'entrée de la ruelle. Deux hommes aussi hauts que larges venaient d'y déboucher, vêtus d'uniformes noirs parfaitement lustrés.

— La garde !
s'exclama le jeune garçon.

Le français n'avait pas eut trop de mal à le comprendre tout seul et à peine avait-il vu les deux hommes foncer sur eux qu'il s'était propulsé droit sur Oswin pour la bâillonner d'une main sur la bouche et la plaquer de tout son poids contre la façade la plus proche sous le regard stupéfié des trois autres.

— Ne bougez pas, chuchota-t-il à la jeune femme avant de baisser les yeux vers le sol sous leurs pieds une seconde. Ne bougez pas si vous voulez que l'on reste invisible.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Jeu 27 Aoû - 20:29


Second Day in a New World

L'Auror s'était retint de lancer un nouveau regard sombre à celui qui l'avait interrompu à voix basse, et ce même si elle n'entendit pas ce qui passa ses lèvres. Mais après tout, ce n'était qu'un détail qui ne perturba pas l'attention ni de l'un ni de l'autre, alors elle jugea inutile de s'attarder dessus. Cependant, si jamais elle l'avait entendu, nuls doutes que sa réaction aurait été bien différente que de celle-ci.
Mais comme dit précédemment, elle ne s'attarda pas sur son discret commentaire certainement loin d'être des plus doux, et reprit la parole tentant de cette manière de rassurer le dénommé Bartholomé. Et finalement, ces quelques paroles semblèrent avoir l'effet escompté car le garçon commença alors à expliquer tout ce qu'il savait.
Oswin se redressa alors après un discret soupir de soulagement, le visage semblant alors plus doux, elle croisa à nouveau les bras tandis que son regard, bien que fixant le jeune garçon, semblait ailleurs. Néanmoins, quand le frisé en arriva aux détails quelques peu sordides des meurtres, la jeune femme se reconcentra et son expression redevint plus sérieuse. Toutes les trois nuits... Pourquoi ne pas frapper plus souvent? Quant aux manières que ce mystérieux meurtrier utilisait il y avait fort à parier que ce n'était pas un homme simplement armé de sa folie qui aurait put produire un tel chaos. La brune s'apprêtait à poser quelques questions lorsque le français la devança, ce qui lui valut un nouveau regard noir de la part de sa partenaire de misère bien que celle-ci comprit parfaitement où voulait en venir l'enseignant. Enquêter de son propre chef sur le terrain était sûrement le meilleur moyen de trouver des preuves et d'y voir un peu plus clair. Seulement, aucuns des deux enquêteurs en herbe n'eurent le temps d'aller plus loin qu'un cri se fit entendre, et tous tounèrent la tête vers l'entrée de la ruelle ou deux hommes de taille des plus impressionnante leur faisait face. Bartholomé ne tarda pas à y aller de son propre commentaire, leur indiquant assez clairement que ces gommes faisaient partie de la garde que tous craignaient tant. Oswin s'apprêtait à peine à réagir que déjà l'enseignant qu'elle avait oublié jusque là se saisit d'elle soudainement, lui coupant momentanément le souffle par la même occasion, la plaquant brutalement au mur en l'empêchant de parler avec l'une de ses mains.

La brune fronça les sourcils à en faire pâlir son comparse d'un temps, alors que son épaule lui faisait douloureusement rappeler sa présence, cette dite douleur la faisant d'ailleurs légèrement flancher sur ses jambes, du moins, jusqu'à ce que l'homme ne lui ordonne de ne pas bouger. Sur cette simple phrase, elle ouvrit des yeux ronds sur celui qui l'immobilisait en grande partie, sourcils toujours froncés bien que cette fois ce fut pas simple incompréhension. Et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle ne vit rien en face d'elle, que le vide qui pourtant semblait la plaquer sans lui laisser la moindre chance de se libérer. Invisibles? C'était quoi ça encore? Comment avait-il put faire cela? Il n'avait même pas saisit sa baguette! Comment aurait-il put seulement lancer ne serait-ce qu'un simple Accio?
Mais toutes ces questions ci restèrent sans réponse, et la brune se crispa tandis que son regard foudroyait une nouvelle fois l'homme pour cette fois l'avoir mis dans une telle position, ou du moins le vide ou elle jugeait être ce dit homme. Cependant, l'Auror dut bien avouer que le soit disant "sort d'invisibilité" que disait avoir lancé son collègue semblait être réel, car les faits étaient bien là devant elle, ou plutôt, justement, il n'y avait absolument rien devant elle, et pourtant, elle le sentait. Lui, sa chaleur, sa poigne, sou souffle... Oui, ils étaient bien invisibles. Ce qui n'était par contre pas le cas du jeune garçon qui dévisageait l'endroit où ils avaient disparus partagé entre l'incompréhension et la peur de ces gardes qui s'approchaient de lui.
Alors qu'elle lui avait promis la vie sauve.
En voyant le danger s'approcher et menacer l'enfant, Oswin tenta de se dégager en se penchant en avant et en forçant sur ses coudes et ses épaules douloureuses, en vain. Il fallait dire que pour un maigrichon, il la tenait fermement, surprenant en soit lorsque l'on voyait la différence de carrure entre nos deux protagonistes. Foudroyant du regard avec toute la colère possible une énième fois celui qui cette fois l'empêchait de se mouvoir, ou du moins là où il se trouvait sans doutes, elle tenta une dernière fois de lever l'avant-bras avant que celui-ci ne se retrouve une nouvelle fois plaqué sourdement contre le mur de pierre,elle se décida alors tout simplement à mordre la main de l'échêvelé, esquissant par la suite une rapide grimace.

-Laissez-moi y aller! murmura-t-elle alors à son tour. Laissez moi y aller, vous ne voyez pas qu'ils vont l'emporter?!

Son nez se plissa sous la colère alors que sa respiration s’accélérait peu à peu, puis après quelques secondes de silences, elle termina en crachant presque sa phrase au visage invisible de celui qui pourtant venait de lui "sauver la mise":

-Ou si vous jugez cela trop imprudent, trouvez un moyen de secourir ce gamin!

Et il était certain que si tout cela se terminait mal, la surveillante le ferait chèrement payer au Français qui n'avait pas voulut tendre la main à un enfant.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Ven 28 Aoû - 1:21

Une histoire de circonstances

Tout s'était passé très vite, il n'avait pas réfléchit. Voilà ce que Ludovic se répétait encore et encore, en plus de quelques jurons bien sentis alors qu'il se trouvait accolé de tout son long à la surveillante pour la maintenir contre le mur. Après tout, il y aurait eut sans doute mille autre façon de se sortir de cette situation. Courir... heu... courir... Oui, bon, peut-être pas mille, mais il y en aurait sans doute eut une meilleure que plaquer une Auror contre une façade. Appuyant sa main un peu plus fort contre les lèvres de la jeune femme pour être sûr de ne pas glisser maintenant qu'il ne voyait plus son visage, le français essaya de tourner la tête aussi délicatement que possible pour se faire une idée de la situation dans la ruelle. La surprise passée, les deux gardes et l'enfant semblaient s'être désintéressé d'eux. L'un des hommes en uniforme prit tout de même le temps de scruter le mur là où ils étaient, allant jusqu'à tendre le bras pour vérifier s'il n'y avait pas là quelque chose qu'il ne pouvait pas voir, mais il se fit rappeler à l'ordre par son collègue qui avait récupérer le jeune garçon par les vêtements pour l'immobiliser contre le mur à quelques pas d'eux. Tiens, Oswin avait dut lancer une nouvelle mode.

Ludovic eut sans doute mieux fait d'arrêter de penser car il sentit soudain le corps de la jeune femme s'arcbouter sous le sien pour se dégager. La tête de la brune ne dut d'ailleurs pas passer très loin de la sienne car il sentit un souffle lui frôler la joue et des cheveux lui fouetter le visage. Sans hésitation, le français planta ses pieds dans le sol et poussa de toutes ses forces pour la maintenir immobile, l'écrasant sous sa masse autant qu'il en avait et se servant de son bras libre pour lui verrouiller le poignet au mieux. Il peina et dérapa un peu, mais il parvint à tenir bon, serrant les dents pour se préparer à encaisser les coups qu'il était certain de recevoir. Mais au lieu de se faire marteler le dos ou frapper entre les jambes par un genou en jupons ce fut une vive douleur aux nerfs à la jonction entre son pouce et son index qui lui indiqua qu'on venait de le mordre jusqu'au sang. Ouvrant grand la bouche dans un cri de douleur muet, le français relâcha la bouche de la surveillante en secouant sa paume pour chasser tant bien que mal la sensation de brulure. Il lâcha un juron aiguë complétement inaudible et déformé tandis que la femme lui soufflait quelques mots dans l'oreille.

— Chut ! intima-t-il sans prêter une seule seconde attention à ce qu'elle lui disait.

Profitant d'avoir retrouver une main libre pour bloquer une fois pour toute le buste de la femme, le français s'estima heureux que les gardes n'aient pas tourné la tête dans leur direction. Qui aurait pu dire de quelle façon toute cette agitation aurait pu brouiller le sortilège, c'était déjà en soit un miracle qu'ils ne soient pas redevenus visibles à la seconde où la surveillante l'avait mordu. Cette dernière semblait d'ailleurs ne pas en avoir terminé.

— Chut... s'étrangla-t-il encore en essayant de museler une nouvelle fois la jeune femme.

Manque de chance, l'invisibilité n'aidant pas, il rata le coche et se retrouva à palper un bout de peau non identifié qu'il estima être une joue... ou un cou... Mais Ludovic était bien trop occupé à remercier Merlin que son sortilège ait empêché à la surveillante de voir son air terrifié qu'il n'y fit pas même attention. Estimant tant bien que mal où devait se trouver la tête de la jeune femme, il posa la main sur son épaule, d'abord avec hésitation puis plus solidement en voyant qu'il ne s'était pas trompé cette fois. Enfin... techniquement.

— Ne bougez pas, marmonna-t-il d'un ton qui se voulait apaisant, Ne bougez pas et silence, d'accord ?

Il resta une seconde appuyé contre elle afin de s'assurer qu'elle obéirait et glissa la main le long de son bras pour prendre la paume de la brune dans la sienne. Prenant le temps d'entrelacé ses doigts avec ceux de la jeune femme pour assurer sa prise, il se recula très doucement, et pivota en direction du garçon qui était encore en train de se faire interroger par les deux hommes aux manières bien moins délicates que celles d'Oswin. Se mettant dos au mur, le bras encore collé contre celui de la surveillante, l'ébouriffé vérifia que sa première protégée était encore belle et bien invisible avant de tendre sa main libre et de tâtonner vers le garçon. Il sentit ses doigts saisir un bout de manche et vit le tissu de la chemise du frisé se plisser sous une prise impalpable. Sans hésiter une seconde, il ferma les paupières pour se concentrer et tira le gamin vers lui, le faisant disparaitre presque du même coup. Sans prendre la peine de vérifier que le sortilège avait marché, Ludovic balada sa prise en arc-de-cercle jusqu'à la projeter sans ménagement contre la façade à côté de la jeune femme, reprenant sa place d'origine contre la brune.

— Là, le voilà, maintenant aidez-moi à le tenir et faites-le taire.

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MessageSujet: Re: Une histoire de circonstances - jour 2   Ven 28 Aoû - 4:24


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Chut, chut chut...
La voix de l'enseignant sortant du vide dans le seul but de faire taire la surveillante ne fit qu'embraser un peu plus la colère qu'elle portait en ce moment même envers lui. Ne voyait-il seulement pas qu'un enfant était un danger? Un bambin inconscient -bien que sûrement moins que "le gamin" qui lui servait de collègue- à qui elle avait promit la vie sauve jusqu'à leur départ? Le presque désintérêt qu'éprouvait Ludovic envers "Bartholomé" rajouta une raison de plus à la jeune femme pour insister sur le besoin qu'ils avaient d'aider le jeune garçon, et cela finit apparemment par porter ses fruits car le français finit par lui intimer de se taire et de ne plus bouger après l'avoir taté à diverses endroits, mais cette fois, sur un ton bien différent, ferme oui, mais presque inquiet, presque doux, un ton qui, une nouvelle fois, perturba légèrement l'Auror dans sa lancée. Mais pensez-vous vraiment qu'un tel détail puisse réellement arrêter une Oswin embrayée dans sa colère? Non, bien sûr que non... Et c'est exactement ce pour quoi lorsque Ludovic s'en alla secourir le garçon, la rage n'avait toujours pas quitté son coeur. Mais un autre détail, très certainement bien plus important, attira cette fois suffisamment son attention pour ébranler quelque peu les sentiments qu'elle éprouvait envers le professeur de sortilèges. Le contact de sa main caressant sa robe, puis sa peau, laissant sur sa trace un frisson glacé, et ce avant de terminer sa course au coeur de sa paume, entrelaçant lentement ses doigts avec les siens en quelques secondes qui parurent interminables à la jeune femme, laissant une Oswin décontenancée derrière lui, bien heureuse qui plus est que l'autre ne put voir sa propre expression.

S'en suivit une manoeuvre très certainement périlleuse vu la poigne qu'exerçait sur elle le français mais malheureusement totalement invisible aux yeux de la surveillante qui tentait de suivre la scène du regard, puis soudainement, le jeune garçon qu'ils avaient malencontreusement emporté dans leur malheurs disparut sous ses yeux, et elle sentit Ludovic se déplacer soudainement tandis qu'elle resserrait presque instinctivement sa propre main sur celle de son collègue. Dés lors, un poids vint alors s'appuyer à nouveau sur elle comme précédemment mais cette fois légèrement plus proche d'elle, et elle ne mit pas longtemps avant de deviner que l'enseignant était revenu à sa place d'origine quelque peu brutalement au vu de sa propre épaule qui l'élançait à nouveau, et la brune ne put s'empêcher d'avoir une pensée pour les côtés de Ludovic qui devaient elles aussi souffrir de ce malmenage intensif. Une nouvelle fois, les sourcils de la jeune femme se froncèrent et elle se crispa entièrement -poigne y compris- sous la douleur qui la foudroya sur le moment, mais elle n'eut pas le temps de s'attarder sur ses propres problèmes que son compagnon de misère lui confirma la présence du garçon, lui ordonnant presque de l'aider, ce que pour une fois, elle fit sans commentaires.
De sa main libre, l'Auror s'empressa de tâter le mur à ses côtés, essayant de se saisir l'invisible garçon à qui elle venait de promettre quelque chose, dont elle ne se rendait compte que maintenant, qu'elle ne pourrait probablement pas tenir. Mais cela... Elle ne pouvait l'accepter.
Enfin! Sa main se referma finalement sur un tissus qu'elle avait déjà tenu par le passé, le tirant lentement mais fermement vers elle afin de rapprocher le jeune garçon tout en ne le faisant pas échapper à la prise de l'enseignant.

Se passèrent alors quelques secondes "de silence", quelques secondes durant lesquelles chacun tenta de réguler plus ou moins avec réussite sa respiration haletante. S'ils continuer à respirer comme des boeufs, tous les sorts d'invisibilité du monde ne serviraient à rien face à deux gros balourds doués d'un minimum d'ouïe. Le coeur battant, l'épaule douloureuse, les jambes molles sous le martyre, et tous les sens en éveil, la surveillante haletait avec délice l'adrénaline qui lui battait les tempes... Un deux, un deux, un deux, un deux... Elle sentait parfaitement le souffle chaud du français contre son cou, la présence de son corps auprès d'elle, et la moiteur de sa main qui déteignait lentement sur la sienne...

-Et bien, le moins qu'on puisse dire, Monsieur le professeur... reprit-elle alors bassement. C'est qu'avec vous, on en a jamais fini avec les surprises ...!

Un sourire presque euphorique étirait ses lèvres alors qu'elle ne pouvait retenir sa petite remarque habituelle, laissant alors retomber silencieusement sa tête contre la pierre dure derrière elle tandis qu'elle se détendait enfin en fermant les yeux un instant. Oh, cela ne plairait certainement pas à l'enseignant, mais dans l'état dans lequel elle était, dire qu'elle s'en fichait serait un bien doux euphémisme.
L'enfant était là, et tout le monde semblait bien vivant et même sans la moindre blessure supplémentaire. Et bien, il ne faudrait donc qu'attendre à présent, attendre que les gardes partent en leur laissant quelques secondes de répit, le temps de s'en aller. Et cette fois, malgré sa claire envie de prononcer quelques mots, la souffle même ne lui vint pas, elle se contenta donc de serrer un peu plus la main qui tenait le garçon : "On te sortira de là. Tu n'as pas à t'en faire."

FICHE D'APOLLINA POUR LIBRE GRAPH

 


Tenue d'Oswin:
 

___

“There’s a lot of things you need to get across this universe. Warp drive… wormhole refractors… You know the thing you need most of all? You need a hand to hold.”
-The Tenth Doctor
Linda Oswin
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Une histoire de circonstances - jour 2
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