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 [Flash-back] Une surprise venue des airs

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Gallions : 1060
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MessageSujet: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Lun 9 Fév - 3:19




Une surprise venue des airs




-Leviosa...

Rien de plus facile, un mouvement fluide du poignet, la bonne prononciation, et le tour était joué. Il n'était pas le seul a y arriver, il devait bien y avoir une petite dizaine d'autres Poufsouffles comme lui a réussir "cet exploit", certains émerveillés par leur réussites d'autres s'en fichant complètement.
Et pour une fois, Jon ne faisait pas parti de ceux dont les yeux brillaient de joie ou d'excitation, mais pas non plus de ceux qui ne faisaient qu'attendre les bras ballants que le temps passe. Le cours était intéressant, tout était définitivement intéressant des que cela avait attrait a la magie, alors il ne pouvait tout simplement pas faire comme si rien ne l'intéressait.  
Mais la, il était simplement bien moins joyeux que d'habitude, un certain poids sur le coeur qu'il ne pouvait évidemment pas confier a quiconque.

Le jeune Poufsouffle soupira, avant de sortir de sa poche un bout de papier froissé soigneusement plié, tout en croisant les bras sur sa table et d'y poser sa tête, ouvrant d'un geste habitué le petit bout de parchemin.
Sur cette chute de papier, un mousquetaire, la cape au vent qui brandissait fièrement son épée aux côtés d'un rendez-vous bien important, un mousquetaire que le jeune Londonien observait le regard presque vide, plissant quelques fois les yeux pour observer les contours abîmés du parchemins et se mettant a gratter un coin de la feuille du bout de l'ongle, alors que tout autour de lui de plus en plus de personnes poussaient de discrets cris de triomphe face a leur plume flottante.

Cela faisait bientôt une semaine qu'il avait rencontré ce garçon, Ludovic, et malgré la première voir peut-être la deuxième journée, rien d'extraordinaire ne s'était produit, et il semblait a Jon de n'avoir été qu'un ami de passage. Mais après tout, pourquoi pas? Cela semblait bien correspondre au caractère toujours hyper actif du Serdaigle, un ami par jour, les gardant sinon pour porter quelques bombes ou lui transmettre des choses objets sûrement peu désirables. Ça ne l'avait pas gêné en réalité, s'il pouvait aider, pourquoi refuser? Mais c'était justement cette aide qu'il fournissait a son "ami'" qui lui donnait l'impression de n'être qu'un... Ami de passage.

Jon lâcha un nouveau soupir avant de se frotter de sa main libre la partie inférieure du visage, son autre main repliant après une courte hésitation le dessin du français entre ses doigts avant de le fourrer au fond de sa poche, et alors qu'il se saisissait de sa baguette dans l'idée de lancer une nouvelle fois le sort -ou bien de jouer avec-, une ombre dans le coin de son champ de vision attira son regard, et il faillit s'étouffer en reconnaissant cette ombre lorsqu'il daigna l'observer.

-Ludovic...?! souffla-t-il a voix basse en fronçant les sourcils, observant le Seconde année faire des gestes incompréhensibles.

Lentement, son regard se teinta d'incompréhension, et de crainte alors qu'il tournait la tête successivement vers l'enseignant et l'acrobate, paniquant a l'idée que le professeur le voit et paralysé pour pouvoir aller ouvrir la fenêtre de là où il était.
Finalement, bien trop vite pour que Jon ait le temps de faire quoi que ce soit, juste au moment ou il avait pris appuis sur son banc pour se relever, le Professeur de Sortilèges sembla remarquer la présence inattendue de l'un de ses élèves rebelles, et se dirigea a grandes enjambées lentes vers la fenêtre alors que le silence le plus total tomba brutalement sur la classe, le petit Jon de son côté se mordant nerveusement la langue.
"Désolé ", c'est tout ce qu'il aurait voulu murmurer, mais a ce moment, le Professeur passa devant lui pour faire face au français.


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Dernière édition par Jon Lakenstridge le Lun 9 Fév - 22:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Lun 9 Fév - 4:54

Une surprise venue des airs

Le dos contre le mur, un bras au-dessus de sa tête, l'autre tendu au maximum sur le côté, Ludovic prit une profonde inspiration pour emplir ses poumons du bonne goulée d'air frais et sourit de tout son possible, les yeux fermés. Quel dommage que personne ne puisse profiter de la magnifique journée qui s'annonçait. Personne à part lui, bien sûr. Il se contorsionna pour trouver une position plus confortable et ramena ses deux bras derrière son cou pour se faire un oreiller. L'école, il n'y avait rien de mieux, surtout lorsque vous profitiez de l'extérieur alors que les autres y restaient confiné. L'ébouriffé lâcha un soupir satisfait et savoura encore quelques minutes de tranquillité avant de jeter un coup d'oeil à sa montre. Il était temps d'y aller.

Le Serdaigle se redressa d'un bond et épousseta un peu son uniforme pour se débarrasser des brins d'herbe de la pelouse des plates-bandes avant de lever la tête et se frotter les mains. Devant ses yeux se dressaient plusieurs mètres de murailles, gargouilles, rainures et fissures qui n'attendaient que lui. D'un petit bond pour se mettre en jambes, il s’agrippa à la gouttière pour se hisser d'un peu moins d'un mètre vers le haut et poser le pied contre l'une des façade de l'angle tandis qu'il calait son dos contre l'autre. Centimètre par centimètre, il se hissa vers le haut à coup d'épaules et de reins, pareil à une étrange chenille, ne s'agrippant aux rainures entre les pierres ou à la gouttière que pour se rassurer lorsqu'il lui semblait perdre l'équilibre. C'était la meilleure façon de monter sans trop se fatiguer.

Il grimpa ainsi jusqu'à atteindre une petite corniche qui faisait le tour du château et se servit de la gouttière pour se redresser et poser la pointe des pieds dessus. C'était là que les choses devenaient plus compliquées, mais s'il restait bien collé contre la façade et avançait à petits pas, il n'aurait pas de problèmes. Prenant soin de ne pas regarder en bas, il commença à glisser sur le côté, agrippant des ongles les joints entre les pierres pour s'assurer. Il parvint assez vite à une grande fenêtre et jeta un coup d’œil à l'intérieur à la recherche d'une tête blonde. Lorsqu'il la trouva, il frappa un léger coup contre le carreau, insistant un peu pour qu'Aidrian se décide à lever les yeux. Un grand sourire aux lèvres, il lui fit un salut enthousiaste et articula quelques mots muets en lui faisant signe de bien ouvrir les oreilles. Ses mimiques terminées, il fit demi-tour et entreprit l'assaut du deuxième étage.

Il arriva de la même façon à la fenêtre de la salle de Sortilèges. Moralisateur, occupé à maltraiter un élève, était encore de dos, une chance. Ludovic en profita pour scruter les visages des premières années concentrés sur les plumes qu'ils essayaient de faire léviter. Il cherchait quelque chose pour créer une diversion. C'est alors qu'il aperçu un regard braqué sur lui et reconnu le Poufsouffle de première année qu'il avait déjà croisé plusieurs fois ces derniers jours. Jon, une bonne poire plutôt sympathique et bien utile. Cela tombait bien, il y avait un moment qu'ils n'avaient pas discutés. Le funambule mit deux doigts contre son front pour adresser un pseudo-salut militaire au garçon avec un air faussement sérieux. Il désigna alors le professeur du doigt et articula avec soin :

— Occupe son attention.

Le Poufsouffle ne sembla pas comprendre. Rien d'étonnant, ce n'était pas un esprit affuté comme le sien après tout. Prudemment, le français lâcha le mur pour essayer de mimer ce qu'il voulait que le garçon fasse pour lui, répétant sans cesse la même phrase en articulant exagérément et parlant de plus en plus fort. Il vit soudain Moralisateur faire demi-tour et eut tout juste le temps de s'accroupir tant bien que mal sur la fine corniche pour se mettre à l'abri. Il était à peu près sûr de ne pas s'être fait repérer, mais la situation semblait mal partie. Il se colla au mur le plus possible, cramponné aux vieilles pierres de toutes la force de ses doigts et calant ses pieds au mieux sur son support précaire. Tout à coup, l'escalade semblait être une moins bonne idée. Il ne lui restait plus qu'à espérer que le Poufsouffle ait fini par comprendre ce qu'il lui voulait ou il y avait de grandes chances pour qu'il finisse en crêpe au rez-de-chaussée, voir pire, en heure de colle dans un placard à balais.

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Lun 9 Fév - 17:50




Une surprise venue des airs





Jon ecarquilla les yeux lorsqu'il vit le Serdaigle disparaitre dans un coin de la fenêtre, sortant totalement dans son champ de vision avant que le Professeur de Sortilèges ne lui bouche la vue.
Ce dernier fixa le première année durement pendant quelques instants, ce dernier lui rendant son regard froidement avant de baisser la tête, se saisissant de sa baguette avant de faire mine de jeter a nouveau son sort, le ratant lamentablement aux yeux de l'enseignant. Le jeune garçon laissa échapper un soupire soulagé lorsque ce dernier fit a nouveau demi-tour d'un pas lent, s'éloignant petit a petit de lui alors que son regard passait sur les élèves de la classe, avant de jeter un coup d'œil furtif a la fenêtre à laquelle son ami avait disparu. Lorsqu'il aperçu ses mains crispées contre la pierre, Jon déglutit nouveau, craignant que l'autre ne tombe au fil des secondes qui s'écoulaient : il devait faire quelque chose pour lui permettre de rentrer.
Rapidement, le Poufsouffle se passa la situation en revue, son professeur qui paradait, Ludovic qui se cachait de lui, et qui désirait apparemment rentrer, alors qu'un peu plus tôt il avait eut l'une de ses mains totalement libres... La seule chose qui le gênait était donc le vieil enseignant qui marchait entre les tables, puisqu'il pouvait probablement s'occuper de la fenêtre a l'aide de sa baguette.

Après une courte hésitation, le Londonien se saisit fermement de sa baguette, pointant de son bout l'encrier d'une jeune fille qu'il appréciait particulièrement: un petit Leviosa, relâché brutalement du bon côté, et le tour était joué, "Moralisateur" serait couvert d'encre et se serait trouver une cible idéale a incendier le temps que le français rentre.
Sauf que...
Non.
Jon soupira, sa main tombant mollement sur le bureau alors qu'il faisait une discrète grimace. Il ne pouvait pas impliquer quelqu'un qui n'avait rien à voir avec ça dans ses problèmes personnels, soit Ludovic restait a l'extérieur, soit il l'aidait a rentrer de sa propre initiative.
Alors tant pis, il prendrait lui-même le coup.

Reprenant ses esprits, le première année leva la main, appelant discrètement son professeur qui, après l'avoir foudroyé du regard, vint vers lui toujours aussi coincé et de mauvaise humeur, et lorsqu'il lui demanda de quoi il s'agissait, le Poufsouffle se saisit de sa baguette, enchainant grands gestes sur grands gestes avant de finalement renverser son propre encrier sur la robe de l'adulte, qui étouffa un juron avant de poser un regard noir sur son élève.

-Monsieur Lakenstridge...!

Ce dernier prit une grande inspiration en se mordant la lèvre inférieure, avant de relever un regard tout a fait neutre -bien qu'effrayé- sur la victime de son encrier.

-Est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous venez de faire? D'autant plus que vous l'avez fais exprès j'imagine, alors croyez moi, cela ne restera pas sans conséquences!

Les mains levées, le visage indigné, et une colère plus que perceptible au visage, Jon se surprit a penser que cette expression lui allait plutôt bien. Un peu plus rouge et cela aurait été géant, une vraie pivoine a vrai dire!

Ignorant totalement les reproches du professeur de sortilèges -ce qui ne veut pas dire qu'elles n'avaient aucuns effets-, le jeune Poufsouffle observa discrètement a la fenêtre pour voir si son ami y était encore, et ne l'y aperçu pas. En espérant qu'il était déjà en train de se faufiler a travers les bureaux, le Britannique revint vers son bourreau qui ne le regardait même plus, fixant sa robe -étrangement déjà a nouveau propre, il avait sûrement dut lui lancer un sort quelconque-, avant de se retourner rageusement et de lâcher:

-Vous viendrez me voir a la fin du cours Lakenstride.

-Bien Monsieur.

Jon esquissa un discret sourire en le voyant s'éloigner pour retourner a son bureau de cette façon, au pire, il ne recolterait qu'une colle! En temps normal, s'il avait encore été dans sa bonne vieille école moldue, il s'en serait contre-fiché, une de plus une de moins, qu'est-ce que cela changeait? Il était habitué !
Mais là, il était a Poudlard, et c'est pour cette raison qu'il espéra simplement que cet acte d'altruisme n'allait pas lui faire perdre sa chance d'y être.


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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Mar 10 Fév - 0:38

Une surprise venue des airs

Calé sur sa corniche, le jeune casse-cou prit patience. Combien de temps devait-il laisser passer avant de tenter de lever la tête ? Il aurait bien aimé avoir un miroir ou un bout de métal pour surveiller sans risque, il ne pensait pas avoir ce genre d'article dans ses poches, il lui aurait fallut se libérer une main pour vérifier. Il essaya de faire une tentative, décrispant ses doigts d'un millimètre. La pierre se mit à criser sous ses semelles et il s'accrocha plus encore. Mauvaise idée, il valait mieux rester tranquille et éviter de tomber. Il jeta un coup d’œil en contre-bas, pétrifié. C'était haut tout de même, très haut... et terriblement captivant. Il leva les yeux, la vue à l'horizon était moins époustouflante, il n'était pas assez surélevé pour voir bien loin au-dessus des arbres. Ses prunelles brunes se tournèrent vers le bord de la toiture, il aurait fallut grimper encore.

Un bruit étouffé lui parvint de l'autre côté de la fenêtre. Ludovic tourna le chef et faillit déraper. Il se stabilisa et se redressa millimètres par millimètres, si bien que sa tignasse ébouriffée apparut en premier au carreau. Il coula un regard dans la salle, Moralisateur lui tournait le dos et lui ccachait le Poufsouffle. L'occasion où jamais. Il se releva tout à fait et s'appuya aux jointures de la fenêtre pour se libérer une main et récupérer sa baguette dans sa poche. Prenant soin de ne pas la lâcher, il posa la pointe du bout d'érable contre la serrure, se racla la gorge et prononça soigneusement un Alhomora. Il y eut un petit déclic satisfaisant et le garçon ouvrit la fenêtre sans la moindre difficulté.

Sans hésiter une seconde, il se hissa sur le rebord et essaya de se glisser à travers l'ouverture. Des petits yeux curieux se levèrent vers lui, il mit un doigt sur ses lèvres pour leur faire signe de se taire. Par chance, il était assez maigrichon pour que son buste passe sans problème de profil, mais sa tête coinçait un peu. Il insista, prit de l'élan, poussa de toutes ses forces et faillit s'écrouler sur le plancher lorsqu'il se débloqua. Il se retint de justesse, suspendu à l'ouverture, dans une position assez peu glorieuse. Au moins était-il entré.

Moralisateur était occupé à crier sur une pauvre victime, Jon sans aucun doute. Parlant bien trop fort pour faire attention au petit bruit qu'émit le Serdaigle en sautant derrière le bureau du professeur. Il s'y mit à couvert avant de jeter un nouveau coup d'oeil à la situation. Accroupis aussi bas que possible, il se dépêcha de traverser la salle jusqu'aux gradins et se faufila sous les jambes d'une jeune Poufsouffle qui le regardait avec des yeux ronds. Ludovic lui adressa un sourire et entreprit de rejoindre Jon, bousculant les pieds de tous les élèves qu'il croisait en chemin, murmurant quelques pardons discrets. Un petit Serdaigle, qui l'avait reconnu et devait se douter que cela ne serait pas bon pour les points de leur maison, lui fila un coup de pied dans les côtes. Ludo lui attrapa la cheville et le traina derrière lui alors qu'il s'asseyait juste à côté des genoux de son Poufsouffle.

— Salut, fit-il avec un grand sourire avant de relâcher sa victime qui se dépêcha de reprendre sa place. Belle journée non ? T'es occupé ?

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Mar 10 Fév - 2:41




Une surprise venue des airs





Une fois Moralisateur suffisamment loin, Jon s'était reconcentré sur sa baguette, et sur la plume qui, en face de lui, trainait lamentablement sur le bureau, valsant au moindre souffle de vent ou au moindre soupir. Cette plume, il l'avait déjà fais flotter grâce a ce sort, et il ne pouvait rien faire d'autre que de prendre son mal en patience, et d'attendre patiemment que les autres élèves y arrivent a leur tour avant que l'enseignant ne se rende compte qu'il était temps de passer a autre chose.
A vrai dire, Ludovic, il s'en fichait un peu.
C'était un garçon sympa, agréable, qui donnait de la couleur aux moments ternes, mais s'il avait compris une chose, c'était qu'il n'était qu'une "connaissance sympa", quelqu'un a qui on sourit dans els couloirs sans vraiment venir lui parler. Un objet que l'on prend lorsque l'on en a besoin, et qu'on repose pendant des jours avant sa prochaine utilisation. Alors que le Serdaigle ne fasse que passer dans la classe ou soit venu pour le voir lui précisément ne faisait pas vraiment une grande différence, il l'avait aidé a rentrer -a ne pas mourir ecrasé trois etages plus bas serait plus juste-, maintenant le français était libre de partir ou il voulait.
Évidemment, il y pensait, comment faire autrement alors qu'un fou vient toquer a votre fenêtre en vous demandant d'ouvrir? Se rappelant qu'il y avait environs une semaine, ce même garçon lui avait montré des tours bien plus impressionnant qu'une plume flottante, le chaos qu'il avait causé dans cette salle de métamorphose avant de tomber dans le plus profond des pétrins... Et que le Poufsouffle lui sauve expressément la mise. Ou sinon cette jolie blonde là, Aidrian, la timide. Elle avait été gentille le soir même de leur rencontre, elle était sûrement très douce et agréable d'ailleurs, bien qu'elle ne lui ait pas parlé énormément, voir pas du tout, Jon avait ce don de sentir ce genre de choses, bien loin d'un quelconque pouvoir ou mauvaise blague, et c'était peut-être pour ça que malgré les coups un peu foireux que lui avait fait le Serdaigle pendant la semaine, il n'avait fait aucunes remarques en se contentant de tout prendre sur lui.

Alors autant dire que quand ce même Serdaigle s'installa a ses pieds, un grand sourire aux lèvres, comme tout content de son apparition idiote, ce fut ni une surprise, ni quelque chose auquel le Londonien s'était attendu, et il se contenta de grincer des dents -assez fier de ne pas avoir faillit s'étrangler de surprise tout seul- en fronçant les sourcils, tout de même surpris de le retrouver ici:

-Et tu trouves ça drôle ? rétorqua le Poufsouffle a voix basse en jetant un coup d'oeil inquiet au dessus de son bureau avant de revenir discrètement épier son ami. Qu'est-ce que tu fais là ? Tu n'as rien de mieux a faire?

Non, évidemment, il n'avait rien de mieux a faire, et puis même si c'était le cas, il s'en contre-ficherait bien. Il ne semblait pas vraiment être le genre de personne a s'aquiter de ses tâches sans le moindre commentaire.
Jon soupira, se frottant les yeux une seconde avant de jeter un nouveau coup d'oeil au Professeur avant de reprendre, comme résigné à discuter avec l'autre:

-Occupé ? Non, pas vraiment, mais comme tu peux le voir, je viens sûrement de me prévoir une belle colle, alors j'imagine que je serais bien vite occupé en dehors des cours.

Merci qui? Merci Ludovic!
Bon, sérieusement, parler aussi durement n'était pas dans les habitudes du Poufsouffle, et il s'en voulait déjà d'ailleurs, mais si e Serdaigle venait encore simplement pour lui demander de tenir une bombe le temps qu'il lui trouve un étui a la bonne taille, merci, mais il pouvait passer! Et puis, la mauvaise humeur y était, sans oublier la peur idiote qu'il ait pût tomber de son perchoir alors qu'il était encore dehors! Tout ça, ça donnait pas franchement envie de rire aux éclats!

-Sinon, t'es au courant que les portes ça existe aussi? grogna Jon a nouveau sur un léger ton boudeur, retrouvant un peu de ce Jon que l'on connait bien aujourd'hui.


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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Mar 10 Fév - 4:11

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Ludovic perdit son sourire. Le Poufsouffle n'avait pas l'air ravi de le voir. Il fronça les sourcils d'incompréhension. Il avait pourtant dit bonjour, deux fois même, l'avait invité à une réunion secrète avec Aidrian, l'avait fait s'investir dans ses ambitieux projets, lui avait fait un cadeau et avait même retenu son nom ; il ne voyait pas ce qu'il aurait put faire de plus. La bise ? Beurk ! N'y pensez pas ! Le français fronça un peu plus les sourcils, plus vexé désormais, mais toujours légèrement soucieux. D'après sa mère, son père, sa grand-mère... et beaucoup de membres de sa famille en réalité, il n'y avait pas trente-six façons de se faire des amis et il lui avait semblé respecter tous les points à la lettre. Qu'est-ce qui clochait ? Rien peut-être, le Poufsouffle était peut-être seulement de mauvaise humeur.

— Bien sûr que j'ai d'autres choses à faire, je suis en heure d'étude là tu vois pas, rétorqua-t-il après un léger haussement d'épaules.

Il essaya d'étendre un peu ses jambes, mais l'espace était trop étroit pour qu'il puisse ne serait-ce que les déplier. C'était bien la peine qu'il ait traversé toute cette forêt de guiboles de premières années si Jon lui reprochait d'être venu dire bonjour. L'ébouriffé grimaça quand l'anglais poursuivit. Ah oui, la colle... Il afficha un large sourire, ce n'était rien une colle. Il se tourna vers Jon - ou du moins vers son genou - et leva les yeux, particulièrement enthousiaste, si c'était uniquement pour ça que le garçon était de mauvaise humeur alors cela ne tarderait pas à passer.

— Ne t'inquiète pour la colle, je crois que Moralisateur avait vite d'autres... il ferma la bouche et leva les yeux en l'air comme s'il essayait de lire dans son crâne pour trouver le mot qui lui manquait. Conserves ? hasarda-t-il.

Il avait lu quelque chose qui ressemblait un peu à ça dans son dictionnaire, cela faisait partit des mots qu'il essayait d'apprendre par coeur en vain depuis des mois. Il n'était pas certain d'avoir la bonne prononciation. Cela sonnait un peu trop français pour être honnête. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas le problème le plus important. Il laissa tomber l'affaire et reporta son attention sur son voisin surélevé. Les portes ?

— Je sais, répondit-il avec un grand sourire béa, mais c'est mieux cool comme ça non ?

Il sourit encore de toutes ses dents et ferma à demi les yeux pour se jeter des fleurs imaginaire tout à son aise. Il était fier de lui, pour sûr ! Ce n'était pas la première fois qu'il escaladait un mur, il avait eut plusieurs occasions de s'entrainer dans les ruines d'un château pendant les vacances et durant quelques uns de ses cours où il avait préféré grimper sur le toit de la cabane du garde-chasse voir aller se percher sur une gargouille assez proche d'une des fenêtres du cinquième étage, mais c'était la première fois qu'il s'attaquait à la façade. Il s'en était sortit comme un chef, malgré une petite frayeur indépendante de sa volonté. La journée était décidément magnifique et rien n'aurait put entacher son moral au beau fixe.

— Et puis c'est plus... encore un mot de perdu, décidément, l'enthousiasme embrouillait son vocabulaire. Plus pas bruyant.

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Mar 10 Fév - 12:09




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Jon fit la grimace alors que le Serdaigle lui rétorqua être en étude, lui aussi un peu bougon apparemment, et cette fois, le Poufsouffle ne sut pas vraiment s'il faisait de l'ironie ou s'il était réellement sérieux. Il était dur a suivre, ce Ludovic. Toujours en train de blaguer, de sourire, et toujours sur le même ton de plus, alors bon, il était fort probable qu'il se soit échappé d'une heure d'étude particulièrement ennuyeuse, décidant sur un coup de tête de venir voir le petit chien battu qu'il avait trouvé au bord de la route quelques jours plus tôt. Sauf qu'il n'était pas qu'un "chien battu", alors oui, il restait assez calme ces derniers temps et faisait profil bas, mais il avait tout de même un caractère et quelques mois plus tôt il avait encore été le meneur d'une petite troupe qui semait le chaos chez les ménagères de son quartier. Alors au bout d'une semaine ou il n'avait été qu'observateur, il se sentait un peu laisé, mais bien évidemment, il ne le disait pas.

-On ne sait jamais avec toi, soupira la jeune garçon avant de lever les yeux qui fixaient sans doute un quelconque tableau ou objet du genre, s'appuyant sur son coude comme s'il était un peu lassé, tu serais capable de venir pour me poser une bombe entre les mains alors qu'il y a... Je sais pas moi, des examens?

D'ailleurs, y avait-il des examens ici? Avec des sorts et des questions tordues comme sur la prononciation des mots ou la gestuelle a faire? ...
Non... Non! Sûrement pas voyons...!
Quoi que...
Il sentit Ludovic bouger légèrement sous sa table, peut-être en train de se contorsionner pour une mystérieuse raison, et après un rapide coup d'oeil qui lui permit de constater le manque évident de place sous la table, la Poufsouffle ramena ses jambes a lui, s'asseyant en tailleur sur son petit espace de banc pour permettre a l'autre d'être plus à l'aise. C'est vrai que ce n'était pas la plus pratique des positions pour travailler, avec 'e plan de travail beaucoup trop loin de lui il risquait de tomber s'il s'y appuyait trop, mais tant pis. Après tout, il était en colère, pas malpoli.
Il se pencha a nouveau exagérément vers la droite, tentant de voir si le Serdaigle avait plus de place, et bien que son visage était toujours autant fermé, ses yeux beaucoup plus calmes semblaient presque s'inquiéter pour lui.
Mais lorsqu'il revint sur le sujet de la colle, son regard s'obscurcit un peu, et il eut un sourire en coin crispé alors qu'il se redressait pour ne pas de faire remarquer de son professeur.

-Conserves? Moralisateur? s'amusa enfin Jon en montant, bien involontairement, de ton, avant de le remarquer de de parler a nouveau a voix basse.Je pense que tu t'es trompé de mots sans vouloir te vexer...!

Il eut finalement un discret sourire, tout de même un peu réservé, mais un sourire quand même que le Serdaigle ne pût malheureusement pas voir.
Ce dernier revint alors sur les portes, rétorquant qu'il connaissait leur existence -quelle surprise!-, mais que les fenêtres c'était... "Mieux cool"...
A ces mots, le première année fit a nouveau la grimace, avant de corriger a voix basse:

-Plus cool. Les fenêtres, c'est plus cool que les portes. Les fenêtres, c'est cool. finit-il par conclure en hochant machinalement la tête.

Bon, ça avait la classe, il disait pas le contraire, arriver par la fenêtre... C'était cool. Mais ils étaient du troisième étage quand même! Qu'est-ce qu'il croyait? Il se prenait pour un écureuil peut-être? Il aurait bien fais le malin tiens une fois écrasé trois étages plus bas!
Le Poufsouffle fit une légère moue boudeuse -chose inutile puisque son interlocuteur ne le voyait pas-, avant de machinalement corriger son ami.

-Discret. Plus discret.

Soupir.
Il eut un sourire en coin crispé, au final, Ludovic n'avait pas le moins du monde répondu a sa question principale. Volontaire ou inconsciemment? Allez savoir, mais il restait donc sans réponse.
Jon fit mine de faire tomber sa plume, avant de poser une main a plat sur la table pour s'y appuyer, et de se pencher sous le bureau tant bien que mal pour se retrouver quasiment au même niveau du Français.

-Mais qu'est-ce que tu fais là? Tu ne m'as pas répondu...


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Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Mar 10 Fév - 20:02

Une surprise venue des airs

Le garçon aux cheveux en pétard adressa un large sourire à son voisin. Imprévisible hein ? Cela lui plaisait bien comme idée ! Ludovic Descremps la bombe humaine, un surnom à breveter. Il trouvait tout de même que le Poufsouffle exagérait, il ne lui avait jamais de bombe dans les mains, seulement un paquet de feux d'artifices. Rien de dangereux, les mèches n'étaient même pas allumées et c'était juste pour faire un peu de rangement. Ce n'était pas comme s'il avait offert à son cadet un de ces tas de dynamites ornés d'un réveil matin que l'on voyait parfois dans les bandes dessinées.

— Les examens, oui, bonne idée ! s'enthousiasma-t-il sans prendre garde à rester discret. Mais pas une bombe, mieux ! Plus grand... enfin j'ai le temps de penser à ça. On se voit plus tard.

De toute évidence, il voulait dire qu'il verrait plus tard, car il ne fit pas le moindre geste pour partir, mais profita de la place que lui fit le jaune et noir pour s'incruster un peu plus derrière le bureau, avec un "merci" tout de même. Il fronça légèrement un sourcil à la première correction du Poufsouffle. Non, ce devait être ça, il ne trouvait pas d'autre mot. Il était certain que c'était le bon, ce n'était pas de sa faute si les anglais ne comprenaient pas leur propre langue. Il se vexa un peu plus à la deuxième correction. Adressant un regard hautain à cet Aidrian masculin qui commençait à lui casser les pieds. Le français finirait par penser qu'il était illettré. Ludovic grimaça carrément à la dernière reprise de son fabuleux vocabulaire et adressa un regard courroucé à l'anglais.

— Oui bon ! On s'en fiche, t'as compris c'est tout ce qui compte, ronchonna-t-il.

Une plume tomba sous son nez, lui atterrissant sur les jambes et il la ramassa avant de la faire glisser entre ses doigts. La tête du Poufsouffle se pencha bientôt vers lui et l’ébouriffé réalisa à quel point elle était carrée, il songea que si il essayait d'en faire un portrait et le mettait sous verre dans un cadre bien ajusté, pas un seul millimètre de parchemin vierge n'aurait dépassé. Cette idée farfelue et sa mauvaise humeur disparurent aussitôt qu'il entendit la question du garçon. Il se redressa, abandonnant la plume au passage et se mit à déverser un flots de paroles à moitié chuchotées pour exposer son plan... en français. Il s'arrêta à mis chemin et s'efforça de se calmer pour traduire à peu près correctement et veiller à ne pas parler trop fort. Étrangement, il n'eut aucun mal à trouver ses mots cette fois.

— Tu te souviens des pétards ? Je les ai volés à Phinéas Karnaguil, le Gryffondor qui voulait me tuer dans les couloirs quand je te suis tombé dessus il y a quelques jours. En fait, son père a une usine de feux d'artifices et je lui ai envoyé une fausse lettre de Phin' le mois dernier pour qu'il lui en offre pour son anniversaire. Il leva les yeux au ciel. Bon... résultat il n'a pas eut le Nimbus qu'il voulait et c'est pour ça qu'il voulait me tuer, mais on s'en fiche, affirma-t-il en balayant le malheureux de ses pensées d'un geste de la main. J'ai récupéré le paquet et j'ai caché les pétards dans le placard qui est à côté de la salle de sortilèges, il y a une grille de ventilation entre les deux donc je vais pouvoir les récupérer d'ici pour en mettre partout derrière les tables. Ce sont des pétards magiques tu vois, ils sont fait pour l'intérieur donc il n'y a pas de dangers, mais ça va faire un gros bruit et plein de lumière ! Mais j'avais rien trouvé pour les allumer jusqu'à hier où j'ai vu un gars de Serpentard, fanfaronner avec son briquet serpencendre en argent, il prit un dixième de seconde de pause pour retrouver sa salive. Un truc vachement sympa et plutôt beau, je pense que je vais le garder pour après ça peut toujours servir, mais c'est un truc plutôt dangereux parce que quand tu l'allume il se met à ramper partout et met le feu à tout ce qu'il trouve, mais il y a une molette pour le régler donc je vais le mettre sur "fil à pétard" et ça ira. Enfin bref, j'ai regardé l'emploi du temps des Serdaigles de première année pour voir s'ils avaient cours de Sortilèges avec ta maison parce que j'ai dut mettre le briquet dans ta poche pour pas me faire prendre par le Serpentard et que je ne savais pas comment j'aurais pu le récupérer avant. Donc j'ai appris que c'était maintenant et ça tombe plutôt bien vu que j'avais pas de cours important. Et donc j'ai prit par la fenêtre par ce que la porte c'était pas discret, Moralisateur m'aurait vu entrer et, en mieux, il fait beau et c'est plus cool.

Il se tut une minute et sourit à son cadet.

— Alors. Tu as le briquet ?

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Mer 11 Fév - 1:25




Une surprise venue des airs




Jon haussa un sourcil lorsque le Serdaigle affirma trouver son idée brillante, intéressante, la corrigeant sur quelques points, déjà partit dans ses délires de "rebelle" -d'ailleurs, il fut pris d'une violente toux et faillit s'étouffer lorsque le Français précisa "plus grand"-.
Nan mais il était sérieux là? Il serait capable de rater les examens de Poudlard pour mettre en oeuvre une idée tordue?
Le Britannique lâcha un pouffement, à mi-chemin entre l'amusement et le désespoir, alors qu'il se frotta les yeux en essayant de revenir auprès de son ami de deuxième année. Il avait du mal à reprendre le rythme, le monde tournait vide avec Ludovic, et ça, il l'avait oublié en quelques jours.

Lorsque son aîné lâcha le "on se voit plus tard", Jon releva le regard -enfin, là, il le baissa en l’occurrence-, s'attendant à le voir partir avant qu'il ne comprenne que Ludovic n'était certainement pas décidé à s'en aller, encore un mauvais choix de mots, ou une erreur de conjugaison... Mais tant pis, ou était l'importance? Ce n'était que des mots, encore et toujours des mots, trop peu à son goût, comment décrire quoi que ce soit avec ces simples... mots!
Les pensées de Jon dérivèrent à une vitesse étonnante vers un sujet totalement obsolète, et il lui fallut quelques secondes de pures confusions ainsi que son ami reprenne la parole pour le sortir de son débat intérieur sur la composition idéale de la mascarpone -avec un arôme de fraise cela pouvait devenir un vrai délice à elle seule-. D'ailleurs, il reprit la parole pour grogner qu'on pouvait changer de sujet, était-il vexé?
Un sourire un peu taquin apparut sur les lèvres du Poufsouffle qui ne fit aucunes remarques, du moins à voix haute, déjà qu'il était en court de Sortilèges, et qu'en plus il venait de faire entrer un fou furieux qui voulait tout faire sauter, si en tant que cerise sur le gâteau il se faisait prendre à parler tout seul ou au bois glacé de son bureau, il ne donnait pas cher de sa peau.

Le Londonien avait ensuite fait tombé sa plume sous son bureau dans le but de se retrouver quelques instants à parler face à face avec Ludovic, et alors qu'il allait remonter à la surface, le Serdaigle se décida à lui raconter son plan... En français.
Il soupira à mi-chemin entre le dessous et le dessus de la table, alors que seuls ses cheveux dépassaient à "la surface", il se laissa tomber presque totalement, abandonnant sa prise sur le plan de travail au dessus de sa tête pour écouter tant bien que mal Ludovic lui brosser son plan.
Le première année allait demander une traduction qu'aussitôt, l'autre s'empressa de tout lui traduire, par un long monologue qui dut durer près d'une minute et pendant lequel Jon ne sut pas vraiment que faire ni que penser de cela.
C'était... tordu, bon, ça avait la tête d'une idée amusante, joliment imaginée, même dans les détails... Mais là? Vraiment? Maintenant? Il n'y avait pas un meilleur moment qui, de préférence, évitait de l'impliquer aussi directement dans ces problèmes?

Encore un peu sonné par cet énorme flux d'information que venait de lui procurer le Serdaigle, il ne réagit pas tout de suite lorsque ce dernier lui demanda s'il avait toujours le briquet, papillonnant des yeux alors que sa main farfouillant nerveusement dans sa poche.
Alors comme ça, c'était un briquet? Mouai... Il n'avait même pas eut le temps de vérifier après réflexion, donc à savoir s'il l'avait toujours, c'était une bonne question. Une fois l'objet retrouvé, le Britannique le leva au niveau de ses yeux, le tournant dans sa main en l'observant sans faire mine de le tendre à son ami.

-T'es sûr de ton coup?



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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Mer 11 Fév - 2:03

Une surprise venue des airs

Jon avait fini par quitter son perchoir pour se mettre à auteur du Serdaigle. Quelques temps plus tôt, Ludovic n'aurait pas trouvé étrange d'être si près de ce gars, coincé entre un bureau et un siège plus ou moins à l'abri des regards, mais il était un peu trop vieux pour être tout à fait innocent et il veilla à garder une petite distance de sécurité. Le Poufsouffle semblait réfléchir à ce qu'il venait de lui expliquer. Il avait pourtant été des plus clair, il ne comprenait pas pourquoi son cadet mettait autant de temps à s'exclamer que c'était une idée géniale et qu'il l'avait orchestré avec une main de maitre. Bon, il aurait sans doute été plus simple de cacher les pétards dans la salle de classe au moment où personne ne s'y trouvait, mais il y aurait eut le risque qu'un surveillant les découvre avant qu'il ne puisse s'en servir et il avait eut besoin de temps pour trouver du feu. Il n'y avait donc rien de mieux à faire et c'était plutôt une bonne chose que Jon soit là pour assister au spectacle. Après tout, rien n'aurait été possible sans lui, il méritait de voir le fruit de leur collaboration.

Le regard de Ludovic s'illumina lorsqu'il vit le petit briquet en argent tourner entre les doigts du Poufsouffle. Parfait ! Tous les éléments étaient en place ! Il fixa le petit objet qui imitait parfaitement la forme d'un serpent enroulé sur lui même, avide de s'en emparer et de s'en servir à de noirs desseins. C'était un objet de Serpentard dans le fond, il ne pouvait servir qu'à faire le mal. Il leva les yeux vers Jon qui lui demandait s'il était sûr de son coup. Il aurait put se sentir vexé du peu de confiance que le garçon semblait avoir pour ses capacités incomparables à semer le chaos, mais il était bien trop enthousiastes pour cela. Il afficha donc un large sourire agitant les doigts pour les étirer.

— Bien sûr que je suis sûr. Je ne rate jamais ce genre de choses.

Il s'intéressa de nouveau au briquet, captivé comme une pie survolant un champ de diamants et se tordit les mains pour ne pas arracher son bien de celles du Poufsouffle. Un véritable pickpocket en devenir, c'était probablement à cause des livres d'Arsène Lupin qu'il avait dévoré cet été là. Il s'accroupis sur la pointe des pieds et fit face au Poufsouffle, une paume sur le sol pour ne pas tomber l'autre tendue vers le garçon qui tardait à réagir. Il n'avait vraiment pas l'air très emballé, curieux.

— T'inquiète pas, je sais ce que fait, ça va être ok, assura le français.

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Mer 11 Fév - 3:56




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Ludovic affirma qu'il savait ce qu'il faisait, plus précisément qu'il savait toujours ce qu'il faisait dans ce genre de cas. Et à vrai dire, c'était plus ou moins pour rassurer le jeune Poufsouffle qui eut un sourire en coin crispé un peu fade, comme s'il avait l'esprit ailleurs alors que son regard restait fixé sur la belle teinte argent du briquet tant désiré laissait entendre que son esprit était bien ailleurs.
Par combien de mains était passé cet objet? Certains disaient que les Serpentards étaient une maison de sang-purs, est-ce que cet objet était lui aussi un héritage de ces grandes familles? De grands sorciers, de grands noms, et là, il était en train de tenir ce si petit objet entre ses doigts, lui, le "sang de"... De quoi déjà? Ah oui, "de bourbe".
Son nez se plissa légèrement, alors que ses sourcils se soulevèrent légèrement comme si une pensée plus sombre et triste traversait son esprit. Il était aussi hautement probable que ce ne soit qu'une vieille breloque sans importance que lui, le pauvre petit ignorant, idéalisait par pure créativité.

Jon laissa mollement retomber son bras au sol, fixant le parquet d'un air légèrement absent avant de lever sa main en s'apprêtant à donner l'objet à son ami, s'arrêtant dans les airs au dernier moment, se ravisant sur son choix alors qu'il fronçait les sourcils.
Il resserra à nouveau le poing, plus décidé, arrachant cette "dernière chance" de la portée de son ami, alors que dans son regard naquit une lueur un peu plus dure, même s'il ne pouvait pas se retenir de se sentir mal à l'aise, à mi-chemin entre l'inquiétude, la colère, mais aussi la curiosité pour ce Français si... tête brûlée.

-Et après?

Il fit une courte pause, attendant de voir si Ludovic réagissait à ses quelques mots, mais le Britannique ne tarda pas à reprendre toujours sur le même ton exagérément bas:

-Au mieux, on va bien rire, ça va être un bon moment, comme avec le... le furet, et au pire, on se fait prendre par le professeur et qui sait ce qu'il nous collera sur le dos? Mais après? Tu vas encore partir gentiment, se contentant de venir me voir quand tu voudras que je joue le petit postier obéissant ou la table de chevet pour poser tes... bombes ou feux d'artifices?

Nouveau silence pendant lequel Jon fronça un peu plus les sourcils, fixant droit dans les yeux le Serdaigle pour tenter d'obtenir une réponse concrète.
Encore une fois, il n'était que la mule, le pauvre petit Poufsouffle solitaire que tous croyaient bon de manipuler à sa guise, histoire d'avoir une carte à sacrifier inutilement si jamais on était dans une mauvaise situation. Mais il n'était pas dans ce cas, il n'était pas quelqu'un que l'on pouvait lâcher aussi facilement, car dans le cas contraire, il le sentait, et se braquait automatiquement.
Et là, c'était ce qu'il avait l'impression d'être: un sympathique pion auquel on ne tenait pas plus que cela.


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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Jeu 12 Fév - 1:53

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Ludovic gardait les yeux fixé sur le petit objet dans les grosses mains du Poufsouffle. Agitant les doigts de sa main tendue pour que le garçon se dépêche. C'est qu'il avait beaucoup à faire encore et les cours, même s'ils semblent souvent interminables, ne son pas sans fin. Il fallait qu'il se dépêche, il avait Botanique après et il ne voulait surtout pas manquer ça. Cours sur les Mandragores, cela promettait d'être drôle et puis il y avait son jorbabille abandonné qu'il avait caché derrière les pots de mauve douce, il fallait qu'il lui donne à manger. En bref, une journée très employée comme toujours, ses centaines d'activités tournoyèrent dans ses pensées avant de retomber comme un soufflet et disparaitre purement et simplement, lorsque le garçon hésita à lui donner le briquet.

Ludovic le regarda, son sourire immobile, plein d'incompréhension dans les yeux. Il regarda le briquet et sentit une légère tension parcourir ses doigts pareille à une décharge. Il avait une furieuse envie d'arracher la petite babiole des mains de son camarade, mais se retint. C'était un ami, on ne vole pas les amis... du moins pas de cette façon. Il haussa un sourcil en voyant la main du Poufsouffle se refermer sur son précieux nouveau jouet et entre-ouvrit la bouche pour lui demander ce qu'il faisait. Il n'en eut pas le temps, Jon se mit à lui poser une question tout à fait bizarre. Et après ? Après quoi ? Il ne pensait pas trop à après, juste à maintenant et à tout ce qu'il avait à faire. Certes, cela c'était du après, mais pas au très long terme. Son emploi du temps se rythmait de mauvais coups, cours et éventuellement d'heures de sommeil, le tout entre-coupé de pommes de terre, biscuits et bacon frit. Alors ; Après quoi ?

L'ébouriffé regarda l'anglais développer sa question comme s'il était en train de lui expliquer le sens du Graal en chinois tout en dansant une gigue en costume de canard. Autant dire que son sourcil se levait bien haut et qu'il se laissa retomber sur les fesses, tout simplement estomaqué, lorsque Jon eut fini. Il leva les yeux, cherchant dans son crâne la traduction des mots qu'il n'avait pas compris dans le petit discours de son cadet puis fixa le jaune et noir, la bouche ouverte, sans rien dire.

— Quoi ?! finit-il par lâcher en fronçant les sourcils.

Il ne comprenait pas où était le problème. Il devait y avoir un déphasage de longueurs d'ondes. Il ferma la bouche et son visage devint soucieux tandis qu'il se grattait la tête.

— Je... bredouilla-t-il avant de trouver enfin sa réponse. Je étais pas partir. Enfin si, parce que sinon Moralisateur... me faisait la peau, mais je reviendrais te voir après si tu veux.

Il fit une pause. C'était bizarre. Est-ce que ça voulait dire que le Poufsouffle aurait bien aimé qu'il vienne le voir juste pour discuter ? D'habitude, c'était lui qui harcelait Aidrian pour avoir de la compagnie et la saouler de paroles plus ou moins bien conjuguées et il n'y avait rien de mieux pour créer des liens avec les autres que semer le désordre, du moins de son point de vue.

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Jeu 12 Fév - 3:30




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La tentation et le désir d'obtenir ce briquet de la part de Ludovic était franchement palpable. Un peu plus, et il semblait au Britannique que son "ami" allait lui sauter dessus, lui arrachant l'objet des mains afin d'accomplir ses sombres -et excitants!- dessein dans son coin! Mais non.
Il lui avait confié n'est-ce pas? Quelque part, il lui avait donné, sans aucune assurance qu'il ne le luit rende a part sa confiance en lui!
Alors que Jon songea a ce point, la confiance, il fronçant légèrement les sourcils alors qu'il eut un serrement de coeur. Il avait confiance en lui. C'était idiot, ils se connaissaient a peine! Et il ne lui parlait quasiment pas! Comment pouvait-il avoir, d'une quelconque manière, confiance en lui? En plus, il ne semblait pas manipulateur, avec ce sourire un peu idiot et ce regard de merlan frit, juste... Un peu simplet peut-être, mais on n'aurait pas dit qu'il se servait de lui, du moins pas consciemment, sans doute sans même s'en rendre compte. Et peut-être que lui aussi, de son côté, se compliquait lourdement la vie de problèmes inexistants?

-Que se passera-t-il après? répéta calmement le Poufsouffle apres que Ludovic ait lâché un unique mot en français, bien reconnaissable malgré tout, accompagnant ces quelques mots d'un regard noir lui ordonnant de baisser d'un ton.

Le français alors commença sa réponse, se défendant tant bien que mal, face à la seule et unique question de son camarade pour finalement lâcher après quelques hésitations qu'il serait revenu si il l'avait voulu.
Jon eut un sourire en coin un peu triste: Ludovic revenir pour lui ? Il en doutait fort! Comment pouvait-il passer d'une semaine où il l'avait totalement oublié -jusqu'au moment ou il le croisait dans les couloirs-, a venir lui parler de lui même? Et puis quand? Comment? Il avait de la ressource le Serdaigle, mais quand même! De la a risquer quelque chose pour rendre visite a son chiot trouvé au bord de la route...!
Bien évidemment, le première année exagérait, il exagérait toujours, mais au moins, il ne se berçait pas d'illusions de cette façon. Il avait l'esprit... Plus léger.

-Ah bon? Tu viendrais? -il esquissa un sourire un peu plus enfantin bien que sa voix restait un tantinet froide- Et quand ça? Tu es sûr d'en avoir le temps? Et puis tu connais le codes de notre salle commune j'imagine?

Était-ce des critiques? Non! Est-ce que cela sonnait comme des critiques ? Évidemment ! Ou est l'intérêt sinon?

-Et puis voilà, tu t'eclipse, tu échappes a...comment tu l'appelles déjà? Ah oui, Moralisateur, et moi je reste donc ici bloqué par les autres élèves, et je me prend dessus ta petite blague.

Jon soupira, baissant la tête en se mordant la lèvre. C'était difficile a dire, des mots si simples, une idée si simple, mais il n'aimait pas dire ça. C'était comme... Le condamner a une année triste et froide, le cauchemar ! Mais s'il voulait rendre sa mère fière, ce n'était certainement pas en se faisant renvoyer qu'il atteindrait son objectif.

-Alors je suis désolé Ludovic, mais je ne compte pas me faire virer et perdre ma chance d'être a Poudlard au bout d'un mois.

Il redressa la tête, fourrant le briquet dans sa poche avant de poser une main a plat sur le banc, s'y appuyant pour s'apprêter a se relever.

-Mais ce sera sans moi.


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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Jeu 12 Fév - 4:58

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Le Poufsouffle n'avait pas l'air convaincu par ce qu'il lui avait dit, ce n'était pas très étonnant. Ludovic savait bien que c'était faux. Non il n'aurait pas prit plus de peine que cela pour le voir, tout comme il n'avait pas prit la peine de se demander si le Serpentard à qui il avait volé le briquet y tenait ou aux conséquences que sa fausse lettre allait avoir sur le Gryffondor. Ce n'était que des éléments d'un plan, des visages sans identités, des pensées encombrantes qu'il passait son temps à chasser lorsqu'elles se mettaient à gronder, il n'avait pas le temps de s'en occuper et dès qu'il ne les voyait plus, ils disparaissaient. Jon c'était différent, un peu différent. Il l'appréciait, c'était un gars bien, mais c'était comme le jorbabille ou son chat ou les farces. Il n'y faisait pas toujours attention et quand l'un ou l'autre revenait dans son esprit tant d'informations déferlaient qu'il avait l'impression de ne jamais avoir arrêté d'y penser et n'avait pas le sentiment de les avoir abandonné.

— Bien sûr ! répliqua aussitôt le Serdaigle alors que son cadet demandait s'il viendrait.

L'ébouriffé aurait voulu se défendre d'avantage, mais le garçon enchaina aussitôt, lui assenant des questions qui l'attristèrent toutes un peu plus que la précédente. Il pouvait le faire, il en était sûr. Maintenant qu'il le savait il était certain de pouvoir faire attention, mais comment persuader le garçon ? Il ouvrit la bouche pour répliquer à la brève description de ses méthodes par le jaune et noir. Bien sûr qu'il était obligé de s'enfuir après ses coups, il aurait eut bien plus de problèmes qu'il n'en avait déjà eut s'il restait planté comme un idiot sur les lieux de ses forfaits, mais il faisait de son mieux pour être le seul impliqué. Qu'elles raisons aurait eut Moralisateur de s'en prendre à Jon ? Il ne savait pas qu'ils se connaissaient et si le plan marchait, le Poufsouffle pourrait rester sagement sur sa chaise et n'aurait eut à s'inquiéter de rien.

Ludovic n'eut pas le temps de dire tout cela à voix haute, le Poufsouffle se levait déjà. Inquiet pour son avenir. Se faire renvoyer ? Le Serdaigle agrippa le bras de son cadet pour le retenir et le supplia des yeux de l'écouter avant de le laisser tomber comme ça.

— Attends ! Ecoute. chuchota-t-il. Je sais que je ne suis pas le meilleur ami au monde, en fait, je suis sûr que le gars derrière serait bien mieux que moi si tu veux quelqu'un qui vient jouer aux baveboules avec toi à la récréation et peut-être que tu n'en à rien à faire de ça parce qu'au fond on a pas parler beaucoup alors tu n'as aucune raison de rester avec moi, mais je suis quelqu'un d'honnête, loyal.

Il prit une seconde, il n'était même pas sûr de ça, tant pis, il fallait rassurer le Poufsouffle tout comme il rassurait Aidrian quand il commençait à y avoir trop de monde. Cela il savait faire, même si c'était encore un peu pathétique en anglais.

— Crois-moi, je ferais tout ce que je peux pour que virer ça n'arrive pas. Ce n'est pas si dur tu sais. Regarde moi, je suis français, j'ai aucune raison d'être là et dans... une autre école j'aurais virer depuis longtemps, mais je ne le suis pas. Les colles ce n'est rien et les codes non plus. Je le trouverais le mot de passe de ta salle commune, tu peux même me le donner si tu veux. C'est pas simple, mais je peux le faire, pour un ami.

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Jeu 12 Fév - 17:03




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Le Poufsouffle secoua lentement la tête lorsque Ludovic affirma une nouvelle fois qu'il serait venu, vraiment venu.
Dur a croire.
Il devait bien avoir autre chose a faire, d'autres chats a fouetter et d'autres coups a préparer, des toilettes a faire exploser, des plafonds a repeindre de confiseries, des... Je ne sais pas, des animaux de laboratoires a libérer? Et puis, il ne devait pas être le seul à s'extasier, secrètement ou pas, devant tout ce que le Français réalisait. Si lui même se défilait, le deuxième année n'aurait aucun mal à se trouver un autre petit Poufsouffle rêvant d'aventures tel que lui pour lui servir de subordonné.
Mais Jon ne dit rien de tout cela, le passant sous silence alors qu'il se répétait ces quelques arguments en boucle pour ne pas être tenté de coller ce briquet dans les mains de son camarade, un grand sourire excité aux lèvres, avant de lui proposer toute l'aide possible et imaginable. Mais cette époque là était terminée, comme le disais son père, "il était temps de grandir un peu". Et il ne pouvait plus se permettre ce genre de choses.
Le Britannique eut un sourire crispé, si un jour on lui avait dit qu'il suivrait un conseil de son père, il ne l'aurait pas cru!

Les questions suivantes semblèrent refroidir encore un peu plus Ludovic dans ses affirmations, et le première année ne manqua pas de remarquer ce trouble qu'il fit naitre chez son ami, comme si sa flamme de confiance commençait a faiblir, devenant plus fébrile et plus timide. Comme quoi, il y avait sûrement du vrai dans ses paroles pour qu'il en soit autant troublé. Et la encore, ce n'était pas pour rassurer notre petit Jon.

-C'est bien ce que je pensais... lâcha le Londonien d'y bout des lèvres alors qu'il se redressa, s'appuyant sur sa main pour se relever totalement.

Mais ce fut sans compter sur Ludovic qui l'attrapa par le bras, le retenant sous la table en le suppliant du regard pour accompagner le tout. Le cadet ouvrit la bouche pour lui demander ce qu'il faisait, mais il eut a peine le temps d'inspirer pour prendre la parole que l'autre se défendait déjà, le suppliant de l'écouter un instant avant de se décider a l'aider ou pas.
Il affirma qu'il n'était sûrement pas un bon ami, mais que malgré tout, il avait bien quelques qualités, "honnête et loyal"... Amusant, ce n'était pas ce que l'on disait des Poufsouffles par hasard?
Le jeune garçon eut un discret sourire lorsque l'autre s'arrêta un instant, semblant absent a peine une seconde avant qu'il ne recommence la où il s'était arrêté, non sans quelques fautes que Jon ne releva pas, bien trop confus dans sa propre tête.
Ludovic c'était... Comme un serpent tentateur. Il lui proposait d'intéressantes possibilités, lui promettait des aventures telles qu'il en rêvait, sans vraiment se préoccuper des conséquences. Et voilà qu'il lui assurait avec une réelle sincérité que s'il le suivait, il ne lui arriverai rien, ou plutôt qu'il ferait tout son possible pour qu'il ne soit renvoyé de Poudlard, se prenant lui-même comme exemple...

-Je...

Jon ne finit pas sa phrase, sa voix s'éteignant alors qu'il prenait une grande inspiration, tentant tant bien que mal de mettre de l'ordre dans ses idées, puis il se frotta les yeux anxieusement avant de railler sur un ton plus léger, bien que toujours un peu hésitant:

-Tu crois vraiment pouvoir réussir a trouver le code de ma salle commune? -il lacha un discret pouffement, avant de reprendre en relevant le regard- En tout cas, bonne chance, si tu te rates, je te promet que tu ne passeras pas inaperçu !

Il fit une courte pause, souriant légèrement a son camarade, puis il expira profondément pour évacuer la tension et finit par lâcher:

-J'espère que je ne vais pas le regretter alors... Mais tie...

-Lakenstrdige!

Le première année se releva brutalement, non sans se cogner tout d'abord la tête contre le bureau, comme piqué par une abeille, la respiration courte et rapide il s'assit vivement a sa place sans plus le moindre intérêt apparent pour le Serdaigle qu'il cachait sous la table.

-Oui, ici, excusez moi Mor... Monsieur, je ramassais ma plume qui était tombée sous la table.

-Et bien tâchez de ne plus faire tomber vos affaires. répondit froidement le professeur de .

Jon déglutit alors que le regard noir de l'adulte se posa sur lui, tendu comme un ressort, il se détendit d'un coup lorsque "Moralisateur" détourna son attention du Poufsouffle, se dépêchant alors de fouiller dans sa poche pour en ressortir le briquet, tendant la main sous la table pour le confier a Ludovic, un discret sourire au coin aux lèvres bien que l'autre ne pouvait sans doute pas le voir.
Après quelques secondes pendant lesquelles il s'assura que le professeur s'intéressait effectivement a autre chose, il glissa vivement a nouveau sous sa table, respirant profondément avant de finir:

-Bon, quand je fais les choses j'aime faire les choses bien. Alors...

Le première année fit une courte pose, s'humectant les lèvres alors qu'il se demandait une nouvelle fois si c'était le bon choix.
Sûrement pas. Ça devait être une grosse erreur, mais si cela tournait mal... Ce serait la dernière fois, et au moins, il aurait vu s'il pouvait effectivement avoir confiance en les paroles de son serpent tentateur ébouriffé.

-J'arrive pas a croire que je vais vraiment te demander ça...! Mais... T'as besoin d'aide peut-être? conclut-il avec un sourire franc au lèvre malgré cette lueur incertaine dans els yeux.

Bon...
Tant pis! Maintenant qu'il y était, il allait le faire jusqu'au bout, et si toute cette affaire finissait mal, et bien il aurait appris de ses erreurs.


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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Jeu 12 Fév - 17:59

Une surprise venue des airs

Le Poufsouffle ne le croyait pas, du moins au début, et son visage déçu accompagnée de sa réplique sans appel fit l'effet d'un coup de poignard au Serdaigle, le motivant encore plus à tout faire pour ne pas laisser le gars lui tourner le dos et réciproquement. Il ne savait pas pourquoi il voulait tant garder ce Jon dans sa liste de favoris, n'importe qu'elle autre tête brulée aurait sans doute laissé tombé l'affaire, se serait énervé et aurait fait les poches de cette tête de pioche, mais Ludovic n'en avait plus rien à faire du briquet.

— Je te le promets, ajouta-t-il alors que le garçon semblait hésité encore. Jamais virer, par tous les moyens et j'en connais beaucoup et je viendrais te voir si souvent que tu en auras marre de moi.

Il ne voyait pas ce qu'il pouvait faire de plus pour lui prouver qu'il était sincère, il lui aurait bien proposé l'un de ces pactes de sang très à la mode dans sa bande d'amis de vacances, mais il ne savait pas comment l'expliquer en anglais. Le Poufsouffle semblait flancher, ça se voyait et il le sentait déjà plus léger. Ludovic afficha un large sourire, toute inquiétude chassée de son regard. Il était sur la bonne voie, ce petit état d'âme ne serait bientôt plus qu'un mauvais souvenir et ils pourraient reprendre où ils s'en étaient arrêtés.

— Bien sûr que je trouverais ! répliqua-t-il. Ce n'est qu'un mot, c'était bien plus dur de rentrer dans ma salle commune à moi.

L’ennui c'est qu'il connaissait assez peu de Poufsouffle, du moins pas suffisamment pour leur demander leur mot de passe, mais il trouverait un moyen, il avait des relations parmi les Serdaigles, l'un d'eux trouverait peut-être son bonheur entre deux séances de révisions ou bien il pourrait mettre la main sur un pense-bête d'une bleusaille tête en l'air. Sinon il pouvait demander au professeur de Botanique, ils s'entendaient bien, il pourrait toujours trouver une raison. Quoi qu'il en soit, il était fier de lui, il n'avait pas menti au Poufsouffle. Bien sûr que ce n'était pas sans risques de le suivre dans ses mauvais coups, il ne fallait pas se voiler la face, mais ça en valait la peine, ne serait-ce que pour l'excitation d'avoir réussi ce que tout le monde se refuse à faire.

La voix de Moralisateur fit sursauté Jon pareil à un bouchon de champagne et Ludovic haussa un sourcil interloqué. Il avait l'habitude d'entendre le professeur de Sortilèges gueuler des noms, assez pour qu'il se contente de se demander ce qu'il avait bien put faire cette fois. Ce n'était pas comme si il avait déjà accomplis ses noirs desseins.

Ludovic ne prit pas la peine de se cacher plus que ça sous la table, il se sentait survitaminé et avait envie de se jeter devant le cerbère à une tête pour prouver à Jon qu'il avait été honnête quand il lui avait dit qu'il prendrait tout sur lui... il lui avait dit non ? Non, peut-être pas, tant pis, ça coulait de source. Son cerveau tournait à cent à l'heure, décortiquant toutes les possibilités pour trouver le fameux mot de passe de la salle commune, analysant toutes les répliques qu'il aurait put dire à Moralisateur, toutes les façons qu'il aurait eut de sortir de sa cachet comme un diable de sa boite et s'imaginant tous les visages choqués que l'adulte aurait eut en le voyant ainsi débarquer.

Ce fut une main tendue qui le ramena à la réalité. Un éclat argenté attira son regard. L'ébouriffé fixa l'objet avec des yeux ronds et ses mains se jetèrent sur sa proie sans même qu'il s'en rende compte. Il fourra le briquet dans sa poche et s'ébranla aussitôt pour rebrousser chemins, bloqué par les jambes encombrantes d'un inconnu. Ludovic grommela, ce que ça pouvait être encombrant les gens parfois. Une voix l'interpela en chuchotant, Ludovic tourna la tête, fixant Jon en attendant la suite. Il afficha un immense sourire, étiré jusqu'aux oreilles, en comprenant que le jeune garçon était prêt à l'aidé. Fantastique !

— Occupe l'attention de Moralisateur si tu vois qu'il est proche de moi. Je t'offrirais des pétards. Et si tu veux tu allumeras la mèche. C'est Ok ?

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Ven 13 Fév - 2:03




Une surprise venue des airs





Alors que la déception de Jon ne pouvait aller plus bas, tiraillé entre le regret et le dégoût, le français reprit la parole, lui faisant la promesse de le garder a Poudlard par tous les moyens. Le reste de sa phrase fut en français, enfin sûrement, c'est pourquoi le Poufsouffle n'y comprit pas grand chose, mais ce qui n'empêcha pas la réplique de prendre racine dans la pensée du cadet.
Il n'y avait pas besoin d'être bilingue pour comprendre lorsque quelqu'un était sincère, et même s'il n'y répondit pas, cette promesse ne fut pas sans effet, car aux yeux du jeune garçon, une promesse c'était... Une vérité absolu, un pacte inébranlable, quand on promettait, c'était toujours sincère, toujours pensé...
Peut-être avait-elle été l'une des raisons qui le firent changer d'avis ? Sûrement même, parce que même s'ils étaient tous les deux différents, l'ebouriffé et le rêveur, ils semblaient se retrouver sur quelques rares points communs, et Jon avait l'impression que l'importance d'une promesse avait, a leurs yeux, la même importance.
Une très bonne raison de lui faire confiance une nouvelle fois.

Ludovic assura ensuite a son ami qu'il était évident qu'il était capable de trouver le moyen de pénétrer dans la salle commune du Britannique "ce n'était qu'un mot" qu'il disait...
Jon esquissa un sourire fade un peu tendu alors qu'il se gratta nerveusement l'arrière du crâne, tout de même amusé par la confiance dont faisait preuve le Serdaigle sans même connaitre le fonctionnement de l'entrée des Poufsouffles.

-Et bien... Ca ne se limite pas a cela, il y a d'abord les tunnels du sous-sols, le passage secret, puis ce n'est pas un mot dont tu auras besoin mais...

Il planta son regard sur le visage du français, son sourire s'elargissant un peu plus alors qu'il reprenait sur un ton légèrement taquin malgré son souffle court:

-Enfin, tu verras bien. Je me demande si tu réussiras a rentrer aussi facilement que tu le prétends.

A moins qu'il devait s'attendre a la disparition de l'un des murs de la salle commune? Oui, de ce qu'il avait entendu sur la réputation du Serdaigle, c'était plutôt probable, surtout si, comme il se l'imaginait, il n'aurait pas la patience de trouver la solution et préfèrerai une solution plus... Radicale.

L'impatience dont faisait preuve Ludovic ne dérangea pas plus que cela Jon qui en fut d'ailleurs amusé. Il passait d'un sujet a l'autre sans le moindre problème, sans une conséquence de ses précédentes émotions, du moins en apparence. Cela correspondait d'ailleurs plutôt bien a ce côté "indépendant" qu'il laissait paraître, alors même si cela donnait cette étrange sensation de n'être qu'une histoire, qu'un événement, qu'une information parmi tant d'autres, cela allait bien au personnage.
Le françaises faillit s'en aller, avant d'être bloqué par les jambes du voisin de Jon puis de se rendre compte que ce dernier reprenait la parole. A ce moment, son visage sembla s'illuminer alors qu'il compris que le jeune Poufsouffle s'était décidé a le suivre, et même mieux, l'aider directement dans sa tâche.

-Quel grand honneur! railla a voix basse le Britannique sur un ton amusé. Mais a ton service, capitaine Ludovic!

Et sur ces mots, Jon reprit lentement sa place sur le banc, s'asseyant confortablement avec un discret sourire au coin des lèvres, tout en gardant un oeil sur le français, pressé de voir l'effet de ces fameux feux d'artifice.


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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Mar 24 Fév - 23:45

Une surprise venue des airs

Ludovic fronça un sourcil. Pas un mot ? Il ne fallait vraiment rien faire comme tout le monde ! Il savait de source sûre que les Serpentards en avaient plusieurs qui changeaient chaque semaine, que les Gryffondors n'en avaient qu'un et qu'il avait écopé de la maison la plus étrange puisqu'elle était la seule à n'avoir aucun mot de passe à retenir, mais une satané volaille qui posait de satanés questions dans un satané anglais du moyen âge. Il ne s'était jamais demander comment entrer chez les Poufsouffles, ils n'avaient qu'un intérêt minime pour lui, mais au moins savait-il où trouver la porte désormais, et si jamais la porte ou le passage secret faisaient les fortes têtes, il trouverait un moyen de passer au travers... ou bien il demanderait à quelqu'un d'autre qui portait du jaune. Il y avait une fille de troisième année qui avait l'air de bien l'aimer, elle lui donnerait sûrement la solution, il n'y aurait qu'à dire "s'il te plait".

L'ébouriffé fronça les deux sourcils à la raillerie de son complice. Il se moquait de lui ? Pourquoi ce serait-il moqué ? Il le trouvait drôle ? Bête ? Le français eut soudain envie de se relever pour se faire repérer par le professeur et entrainer Jon dans une colle avec lui, histoire de lui apprendre qu'on ne se moque pas d'un Descremps, mais il était occupé. Il aurait le temps de faire la leçon une autre fois.

— Allons-y ! lança-t-il avant de passer en force sous les jambes de l'encombrant voisin.

Il traversa les gradins remplis d'élève jusqu'à se rapprocher de la porte et prit en direction du mur, s'allongeant devant une petite grille en fer forgée qui servait de ventilation. C'était une chance que la salle de sorts ait eut une pareille ouverture avec un placard à balai, cela lui avait évité un sort délicat et une importante perte de temps. Il sortit sa baguette et défit les visses qui retenaient la plaque. Le dévissage était un de ses passe-temps favoris avec le forçage de serrures. Il faudrait qu'il apprenne à faire l'un et l'autre sans baguette un de ces jours, juste au cas où.

La plaque retirée, il plongea le bras dans l'ouverture jusqu'au coude et retira le paquet qu'il avait posé là quelques jours plus tôt. Il fourra la main dans sa poche, fit le tri entre les bouts de ficelle, les pièces magiques et le briquet, puis sortit un opinel qu'il déplia pour découper l'adhésif collé à la hâte sur l'ouverture. Dedans, se trouvait une impressionnante quantité de pétards en forme de flèches tordues. Il en fourra plein ses poches et glissa le paquet sous son bras. Il fallait encore tout disposer, il risquait d'en avoir pour un moment. Il tourna la tête et jeta un coup d'oeil derrière lui pour s'assurer qu'aucun enseignant ne le surprendrait le temps qu'il réfléchisse. Au bout d'une poignée de seconde il fit demi-tour et retourna auprès de son petit Poufsouffle.

— Jon ? souffla-t-il avant de bloquer sur sa phrase, ce qui lui donna l'air plus soucieux qu'il ne l'était. Toi, occuper de cette rangée, je fais l'autre. Il donna le paquet au Poufsouffle, piochant encore quelques pétards à l'intérieur. Tu dois juste mettre ça - il indiqua le côté pointu à l'opposé du fil - vers le plafond, et pas que ça tombe. Il prit une nouvelle poignée de pétards. Je fais l'autre. Regarde bien au fond de la boite, pour pas en oublier.

Il lui adressa un sourire et jeta un coup d'oeil par dessus le bureau pour localiser Moralisateur. Il en avait assez de faire le tour, peut-être que si l'homme regardait ailleurs il pourrait passer par dessus les tables, c'était déjà plus son style. Cette curieuse envie augmentée par le fait d'avoir plus ou moins trahit sa promesse à peine formulée. Si le Poufsouffle l'aidait à mettre les pétards et qu'ils se faisaient prendre, ce serait plus compliqué de lui empêcher une colle. Tant pis, les pétards n'attendent pas. Il laissa tomber l'idée de passer par dessus et s’apprêta à longer une nouvelle fois les gradins. Il y avait encore beaucoup à faire. Il s'arrêta et se retourna vers Jon en fouillant dans ses poches. Il en sortit une petite boite d'allumettes qu'il lança au Poufsouffle.

— Tiens, j'ai pris ça au cas où, si ça se complique allume une fusée pour distraire Moralisateur.

Pour une fois, il était bien content de ne pas avoir appris les sortilèges incendiaires ou il n'aurait pas put donner de quoi allumer la mèche à son complice.

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Sam 16 Mai - 1:25




Une surprise venue des airs





Le Français fronça les sourcils, son regard changeant un instant d'expression avant de redevenir le même que quelques secondes auparavant. Mais cela, Jon ne le vit pas, déjà remonté à "la surface", surveillant d'un oeil l'enseignant qui se déplaçait dans la grande salle, l'autre s'attelant à faire mine de travailler.
Il n'entendit qu'à peine les quelques mots du Serdaigle avant qu'il ne s'éloigne, ne les comprenant même pas de toute façon.
Tous ses doutes s'étant envolés, il se sentit plus léger. C'était comme lorsque... L'on hésitait un long moment, entre tel et tel choix, trouvant sans cesse un bon côté pour un mauvais, pesant le pour et le contre et en réfléchissant frénétiquement entre laisser aller l'envie, ou bien écouter la raison. Mais qu'au final, après avoir sauté le pas, on se laissait totalement aller et ne pensait plus a rien d'autre.
Telle était la situation dans la tête du jeune première année.
Alors, bien évidemment, il ne faisait pas grand chose, mais tous les grands de ce monde avaient commencé par " pas grand chose".
Donc, qui savait ce qu'il pouvait advenir?

Jon sortit de ses pensées quelques instants plus tard, cherchant instinctivement du regard le Serdaigle qui semblait déjà s'éloigner de l'armoire ou avaient sûrement été rangés l'objet du délit.
Il eut un discret sourire, s'étonnant quelque part de la précision du plan de son nouvel ami. Il devait avoir l'habitude, après tout, la première fois qu'il l'avait vu c'était bien alors qu'il était punis non? Ce genre de choses... "Contre le système", ce devait être un habitué, un fou furieux, enfin... Fou, tout était relatif! Sans oublier qu'être normal était bien ennuyant, et lui qui était passé par les deux le savait parfaitement!
Un autre point surprenant, c'était la discrétion dont faisait preuve le Serdaigle. Non, sans blague, comment malgré les élèves et l'enseignant qui veillait sur eux, il réussissait pourtant à passer inaperçu? D'une certaine façon, Jon était persuadé qu'avec sa chance, si lui tentait quelque chose, il n'allait certainement pas être aussi discret, et l'idée de se faire repérer le tetanisait.
Mais cette fois, il devait faire face, de toute façon il n'avait pas le choix, alors il fallait simplement qu'il fasse attention à ce que son nouvel ami ne soit pas gêné.
Du moins, c'est ce qu'il croyait jusqu'à ce que ce dernier ne revienne vers lui, lui mumurant quelques nouvelles instructions en lui tendant la boite remplie plus ou moins de ces pétards dont il semblait si fier, totalement plongé dans ses pensées, il aurait aussi bien pût parler à n'importe quel autre élève ou même à une chèvre qu'il aurait employé le même ton. Quoi qu'il en soit après un rapide sourire, le Serdaigle se désintéressa de lui et observa au dessus de la table l'enseignant qui vaquait toujours en quête d'élèves à réprimander, semblant plongé dans ses pensées, au coeur d'un débat intérieur des plus ardent, mais au terme de cette discussion sûrement passionnée, le français se tourna à nouveau vers lui, avant de lui tendre une petite boite d'allumette "si ça se compliquait", dans le but d'allumer une fusée pour distraire Moralisateur.
Une fusée? Pour distraire? Rien que ça?
Le petit Poufsouffle ne pût qu'hausser les sourcils en retenant un léger rire. Pourquoi faire simple quand on pouvait faire compliqué ? Quitte à s'enfoncer, autant le faire jusqu'au bout n'est-ce pas?
Jon lâcha un soupir alors qu'il refermait sa main sur la petite boite, la fourrant dans la poche de sa cape, puis il se passa la main dans les cheveux en esquissant une rapide grimace.

-Ça fait un moment que j'ai pas fait ça... J'espère que j'ai pas perdu la main au moins...!

Il adressa un sourire qui se voulait rassurant a son compagnon d'armes, même s'il ressentait une certaine anxiété, puis glissant sous sa table, il entreprit de faire la tache que lui avait confié Ludovic. Pendant les premières secondes, il dut bien avouer ne pas savoir par où commencer, mais après s'être dirigé vers une direction choisie au hasard, l'adrénaline douce mais imposante ne tarda pas à revenir, et redevenant pour quelques minutes l'enfant tête brûlée qu'il avait été, bien plus à l'aise qu'auparavant à disposer les pétards bien comme il fallait, après tout, autant faire le travail bien non?
Se mouvant habilement entre les jambes des autres Poufsouffles, il passait d'un couloir à un autre vivement en évitant chaque fois que l'on le remarque, il ne mit pas longtemps à tout placer et à revenir à sa place, assez satisfait au final d'avoir réussi à exécuter "l'ordre" sans aucuns problèmes.
D'ailleurs... C'était étrange...
Ce ne se passait jamais sans problèmes.


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MessageSujet: Re: [Flash-back] Une surprise venue des airs   Jeu 21 Mai - 21:53

Une surprise venue des airs

Plongé dans son opération de haute importance, Ludovic ne songeait déjà plus à ce que lui avait dit le Poufsouffle, du moins pas assez pour que cela passe au-dessus des consignes de mise en place de ses pétards diaboliques. Caler la base, dégager le fil, diriger la pointe vers le plafond en prenant soin de ne pas viser quelqu'un et passer au suivant. Il s'activait ainsi environ tous les trois mètres, disposant d'un geste expert les éléments de son plan. Cela avait quelque chose de magnifique de s'assurer ainsi que chaque chose était à sa place, mais c'était bien loin d'être aussi exaltant que s'imaginer le résultat du bouquet final. Le brun s'y voyait déjà. En réalité, il n'avait aucune idée de ce que pouvaient donner les feux d'artifices, il avait seulement vu qu'il s'agissait du meilleur choix en la matière, mais il ne pouvait pas se tromper. Le Serdaigle fouilla dans sa poche à la recherche d'une nouvelle fusée, mais ne trouva que le briquet. Il avait déjà piégé les deux rangées de table de son côté, son acolyte en avait-il fait autant ?

Le brun dressa la tête, d'abord d'un geste vif, il se tassa bien vite en se souvenant qu'il devait rester discret. Ludovic scruta les visages de l'autre côté de la salle, Jon était invisible, sans aucun doute accroupis quelque part. Comment lui faire signe pour lui dire qu'il n'allait pas tarder à passer à l'action ? Il aurait pu lui jeter une boulette de papier s'il avait sut où viser ou bien essayer un accio. Ce genre de sort marchait-il sur les êtres humains ? Il faudrait qu'il pense à passer à la bibliothèque pour vérifier ou à inventer quelque chose de ce genre. En attendant, il ne trouva pas mieux que glisser deux doigts dans sa bouche et siffler un son bref et aiguë qui déchira l'air comme une bombe.

Un long silence s'en suivit alors que toute l'assistance venait de tourner la tête vers lui qui dépassait d'une bonne tête au-dessus des tables. Ludovic haussa un sourcil, jeta un coup d'oeil à droite, un autre à gauche. Il vit Moralisateur le foudroyer des yeux, les narines dilatées. Droite, gauche. Le professeur semblait se passer en revue toutes les méthodes de tortures qu'il connaissait. Quand à Jon... Ludovic ne le voyait toujours pas.

— Oh... marmonna l'ébouriffé sortant les doigts de sa bouche et rabaissant son bras. Mauvaise idée...

— Descremps ! hurla Moralisateur de toute sa fureur. Que faites-vous là !

Le cri agit comme un électrochoc sur le jeune garçon qui bondit sur la table avec un sourire crispé. Désormais dressé sur le pupitre, il lui semblait que c'était là l'occasion ou jamais de faire un discours. Hélas, il n'avait aucune idée de ce qui pourrait être le sujet idéal et le professeur en approche ne lui laissa pas l'occasion d'y réfléchir davantage. Ludovic retourna à moitié sa poche pour en sortir le briquet et s'activa sur les roulettes du mécnisme, ses doigts paniqués par le danger qui fonçait sur lui à grands pas. Il lui semblait avoir trouvé le bon réglage, mais il n'était sûr de rien. De toute façon il n'avait pas le temps.

— Feu ! fit-il. Hey ! Feu ! J'ai dit Feu ! Moralisateur n'était qu'à une longueur de bras. Ah non, c'est vrai... Feu !

Ludovic sentit l'objet s'animer dans sa main et laissa tomber par terre alors qu'il sautait au bas du bureau pour échapper au professeur. Alors que le fauteur de troubles s'enfuyait d'un côté, le serpent briquet s'était déroulé et rampait à toute allure de l'autre. Le reptile d'argent venait de disparaitre à l'angle d'un bureau, tandis que le Serdaigle était passé par dessus celui de l'enseignant, lorsque la première fusée s'éleva vers le plafond, explosant à mi-parcours dans une gerbe d'étincelles dorées. Le français profita de la confusion pour échapper à son agresseur et détalla à travers la salle tandis que le briquet magique continuait à allumer les pétards sur son passage. En moins d'une minute, la calme salle de sortilèges s'était transformée en un brasier de couleurs pétaradantes. L'échevelé effectua un dérapage à demi contrôlé, stoppé par une rencontre de son épaule avec la porte et afficha un grand sourire béa devant son massacre.

— Descremps ! hurla encore Moralisateur, assez fort pour couvrir le tapage.

Ludovic effectua un bref salut de comédien et détalla sans demander son reste, laissant la porte se refermer sur ses malheureuses victimes.

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