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 Pris au piège

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Gallions : 1467
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MessageSujet: Pris au piège   Sam 3 Jan - 23:45


  Pris au piège
La journée avait pourtant bien commencée, calme, paisible, du moins... Aussi calme que pouvait l'être une journée dont le but était de surveiller des gamins en pleine puberté, en prise avec les hormones, les jolies filles et les beaux garçons. Alors évidemment, de ce point de vue, la matinée avait été bien moins "calme" que ce que certains s'attendraient, mais vous n'êtes sûrement pas sans ignorer que le calme et la routine sont bien les pires ennemis de notre chère Oswin.
J'utilise "avait pourtant bien commencé" pour une raison précise, cette simple et bonne raison est qu'elle tourna bien trop vite a l'imprévu aux gouts de la surveillante, et ce par une simple "visite" d'une vague connaissance.

Ce fut peu après l'heure du déjeuner, déjeuner auquel elle ne s'était évidemment pas présentee -avec cette estrade qui la mettait mal a l'aise, non merci!-, a la sortie d'une colle précisément. A la base, une autre heure de colle aurait dut se dérouler dans la même salle, et c'est pourquoi la française ne sortit pas de sa salle, rangeant les quelques dossiers d'élèves sortis pour l'occasion. Ce fut lorsque l'un de ses collés revint auprès d'elle, jetant des coups d'oeil interrogateur vers la sortie qu'elle appris que "le professeur d'astronomie fixait bizarrement le gens qui sortaient de la salle, et ne voulais pas partir avant d'avoir eut ce qu'il voulait".
Linda avait alors soupiré, libérant le Serdaigle qui sortit bien vite dE la salle.
Qu'est-ce qu'il lui voulait lui encore? Un ami a Ludovic si elle se souvenait bien, le fameux Jon Lakenstridge, elle ne l'avait rencontré qu'une seule fois, et même si elle l'avait déjà croisé dans les couloirs ou avait parlé rapidement avec lui, la jeune femme ne voyais décidément pas ce qui pouvait l'amener a quitter son perchoir pour venir attendre devant sa porte comme un mendiant.

~~

-J'ai besoin de vous! supplia alors l'astronome, fixant la surveillante avec de grands yeux implorant sa ... Sa clémence...?

-Pardon?

Oswin avait répondu brutalement, presque au tac au tac, le sourcil levé et en réprimant un rire clairement ironique.
Voici donc un homme presque inconnu qui se pointait devant sa salle comme une fleur pour quémander... Son aide?
Et quoi d'autre!

-Je doute que vous ayez besoin de moi précisément Lakenstridge...!

-Oh que si! Si! J'ai besoin de vous précisément, vous, et personne d'autre! affirma l'enseignant en lui prenant les épaules.

Cette fois, la surveillante haussa les deux sourcils, clairement interloquée -non dans avoir donné une tape sur les doigts de l'autre-. Puis elle regarda rapidement autour d'eux, avant de simplement faire remarquer:

-Mais vous êtes marié il me semble, non?

Cette fois ce fut le bouche bée de l'ancien Poufsouffle, s'agitant dans le vide sans émettre le moindre son, une lueur d'incomprehension et de degout dans les yeux, ainsi qu' un lourd silence qui lui répondit.

-Quoi? Attendez... Kuwah?! Moi et...

-Vous ne m'avez rien dit. se défendit la surveillante en haussant les épaules, son regard descendant lentemebt vers quelque chose de plus... Intéressant chez le Lakenstridge.

-Non! Naaaan! Nan! Moi et vous... Ah! Non! Jamais! Pas que je suppose que ma femme n'est pas importante, pas que c'est contre vous non plus mais vous voyez elle est légèrement plus....

-Vous vous enfoncez.

-Pluuus... Impressionante.

Il soupira, alors qu'Oswin eut un rictus clairement amusé. OK, ça, elle n'avait pas l'habitude de l'entendre, c'était... Nouveau! Oui, nouveau!
Pas que se soit particulièrement agréable, mais il était plutôt amusant de voir a quel point une autre femme qu'elle pouvait effrayer a ce point quelqu'un. Ou sinon, il était vraiment tombé en amour pour elle...
Hypothèse peu probable, les hommes fidèles... En rêve peut-être!

-Mmmh... De tout façon vous n'êtes pas vraiment mon style...! taquina la française, une lueur espiègle dans le regard.

-Comment ça "pas votre style" ? s'indigna l'astronome en esquissant une nouvelle grimace. Je vous ferais dire que vous n'êtes pas franchement irrésistible non plus!

Oswin se contenta d'hausser a nouveau un sourcil, remettant son chemisier en place de façon a ce que le décoleté soit bien... Plongeant. Peut-être était-il aveugle? Qui sait?
Ce qui était sur, c'était qu'elle même était confiante en ce qui concernait son physique, et le deglutissement de l'enseignant qui détourna par la suite le regard la confirma dans cette direction.
Bien, gentil toutou...!

-Bon, reprit-elle, le sourire aux lèvres, j'aimerais bien savoir ce que vous faites ici, alors que j'ai des élèves a surveiller. Une explication peut-être?

-Ah! Oui! Désolé, en fait.... Mmh... Comment expliquer cela?

-Allez droit au but.

-Oui, très bien! Bonne idée! Disons que par une raison classée secret d'État -haussement de sourcil de la part de Linda-, notre "ami commun", Ludovic, se retrouve cloué au lit de ma chambre. C'est pourquoi j'aurais besoin d'une... Distraction pour lui changer les idées, et j'ai pensé a vous... Vous voyez? Vous, Oswin, la... La surveillante.

Il accompagna son " explication" par quelques gestes ridicules, tantôt montrant les étages, lui-même ou bien son interlocutrice, interlocutrice qui, d'ailleurs, ne savait pas vraiment quoi répondre a cela.

-Houla! Doucement, vous allez vite en besogne! Finit par répondre la jeune femme en se frottant les yeux, avant de prendre une grande inspiration et de reprendre: Depuis quand je suis une "distraction" ? Une simple distraction! Franchement? Et pourquoi avoir pensé a moi? Nous ne sommes pas... "Amis", ce n'est qu'une simple connaissance! Et encore, il faut qu'on ait de la chance pour ne pas finir par se sauter au cou! Non, vraiment, d'où vous vient cette idée totalement ... Tordue?

D'abord choqué, un large sourire apparu ensuite sur le visage du Londonien, ce qui arracha un soupire a la jeune femme, agacée.

-Il est beaucoup plus prononcé que lui...!

-Pardon?

-Votre accent, votre accent français! Ludo' a dit la même chose, enfin a peu de choses près, il avait retrouvé son accent, comme a chaque fois qu'il s'emporte, sauf que vous... Il s'accentue tout simplement, et on arrive facilement a le remarquer.

Et maintenant il évaluait sa façon de parler... Génial, si elle avait voulu d'un psy, il était certain que ce n'était pas ce tête en l'air qu'elle aurait été allé voir!

-Bon, j'en ai eut assez. J'ai du travail et je vous souhaite une... Attendez...!

Alors qu'elle s'apprêtait a rentrer dans la salle, elle se retourna vers Jon, s'approchant de lui en croisant les bras, et demanda lentement, alors qu'elle observait le visage de son interlocuteur se décomposer a une vitesse étonnante au fur et a mesure qu'elle parlait:

-Vous deux, vous parlez de moi dans mon dos, sans que je ne m'en doute, et vous lui demander de...

-Ce n'est pas que cette discussion m'ennuie mais je pense que Ludovic va s'impatienter si l'on continue a papoter ici! s'exclama brutalement Jon en coupant la jeune femme, alors qu'il ouvrait les bras pour l'entrainer avec lui vers sa chambre. Et puis vous lui parlerez de tout ça une fois en haut, ça vous donnera un sujet de discussion!

-Vous semblez oublier que j'ai du travail Lakenstridge. répliqua froidement la surveillante en s'arrêtant, faisant grogner l'astronome qui haussa les épaules.

-Il y a bien d'autres surveillants non?

-Mort et enterré, oui.

Soupir.

-Et bien Sindon s'en sortira très bien tout seul, non? Allons-y!

-Je n'ai nullement l'intention de vous suivre! De plus, a part si vous voulez lui donner la peur de sa vie, cela m'étonnerai que ma présence ait un quelconque effet sur sa santé mentale.

Jon sembla agacé et plissa le nez, en croisant les bras. Avant de lâcher un léger rire et de fixer la surveillante droit dans les yeux :

-Vous êtes l'une des personnes qui, en dehors de ses anciennes connaissances, le côtoie le plus. Vous êtes l'une des rares dont il se souvient du nom, donc je pense que même s'il refuse de l'admettre, vous êtes quelqu'un qu'il juge "digne d'intérêt". Alors que vous le voyez comme un ami ou non, je vous en prie, suivez moi, et venez lui parler quelques minutes!

Linda resta muette un moment, non pas de stupeur ni de surprise, simplement car elle ne savait franchement pas quoi répondre a une telle réplique.
Lentement, elle commença a se masser les tempes, fermant les yeux quelques secondes, songeant a trouver quelque chose contre les maux de tête. Est-ce que Ludovic subissait cela chaque jour?
Le pauvre...!

-Très bien... finit par lâcher la jeune femme en un souffle. Mais seulement quelques minutes! Si Sindon doit surveiller ces gamins... Je crains franchement le pire pour lui.

~~

Et voilà comment elle se retrouva derrière cette porte d'une salle qui lui était jusque la inconnue, surprise d'être bloquée par celui la même qui l'avait invitée, en face d'un lit apparemment occupé par une chose difforme. Sûrement ce pour quoi elle était la.
Soupir.
Pourquoi fallait-il qu'elle fasse cela? Il ne l'ecouterais même pas de toute façon!
Elle se passa une main dans les cheveux, croisant les bras en s'appuyant contre la porte, avant de simplement lancer:

-Bonjour Professeur Descremps, bien dormi?



   
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MessageSujet: Re: Pris au piège   Dim 4 Jan - 22:28

Pris au piège

Deux longs doigts pâles effleurèrent le coin d'une reliure encore trop éloignée de quelques millimètres. Ludovic affirma un peu sa prise sur la tête de lit et se tendit un peu plus, à moitié au dessus du vide, vers la petite bibliothèque qui le narguait depuis plusieurs jours déjà. Quelle idée de placer un meuble de ce genre à la fois si près et si loin de lui ? Comme s'il avait put résister à un défi de ce genre. Il aurait bien sûr put prendre un livre plus proche ou tout simplement tirer la bibliothèque vers lui, mais il n'avait pas envie d'un autre livre et il fallait bien faire un peu de sport. Il ne savait même pas de quoi parlait l'objet de sa convoitise, il voyait juste qu'il s'agissait d'un des livres les plus grand de la rangée et qu'il lui résistait stoïquement comme une sainte nitouche à son premier bal. Non pas qu'il en ait déjà vu, mais la comparaison, bien qu'un peu obscure il fallait le reconnaitre, lui semblait adaptée.

Étiré au maximum, le français fit une nouvelle tentative. Ses doigts agrippèrent enfin le bord du livre et il eut un sourire très satisfait, à la limite du dément. Il ne lui restait plus qu'à tirer son bien hors de l'étagère et il pourrait savourer sa nouvelle victoire sur le règne du papier. Cela vous semble exagéré ? N'oubliez pas que nous parlons d'un Ludovic Descremps enfermé depuis au moins trois jour dans une mini-bibliothèque sans pouvoir y toucher, cela devait bien finir par arriver. Centimètre par centimètre, l’ébouriffé fit glisser l'ouvrage, non sans une certaine difficulté lorsqu'il fut à moitié sortit de sa place. Il y était presque, lorsqu'une couverture le trahit.

Ludovic se redressa aussitôt pour éviter de tomber sur le sol dur, faisant voler le livre plus loin. Il s'ajusta sur le matelas, soulagé d'avoir évité le pire, puis regarda le grimoire qui se trouvait tout à fait hors de portée désormais. Le français poussa un soupir. Si seulement il savait où il avait perdu sa baguette. Pour un professeur de sortilèges il se trouvait un peu trop souvent désarmé à son goût. Il regarda le mur devant lui, pianotant sur le matelas, puis ajusta la tête sur les oreillers. C'était ennuyeux, il n'y avait pas d'autres mots, surtout maintenant qu'il n'avait plus d'idées pour s'occuper. Il comptait les secondes avant qu'il ne se mette à parler tout seul pour combler un peu le vide de la pièce. Dix, vingt... Il soupira et mit un bras derrière la tête, examinant le plafond. Il aurait bien aimé y mettre un peu de décoration, mais, une fois encore, pas de baguette. Il mordillait un bout de peau qui dépassait à côté d'un de ses ongles lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir et vit Jon entrer en curieuse compagnie.

Ludovic devint blême, heureusement pour lui, on ne voyait pas trop ka différence dans son état actuel, mais ses sourcils levés par la surprise étaient déjà moins discrets.

— Qu'est-ce que elle fait là ? se récria-t-il avec un petit bout d'accent.

Le divertir ? Il n'en savait rien, mais cela ressemblait bien à son vieil ami. Vous parlez d'une idée. Il aurait mieux fait de sauter par la fenêtre quand il pouvait encore marcher. L'ancien Poufsouffle semblait être partit aussi vite qu'il était arrivé, laissant tout juste le temps au français de lui crier après.

— Jon, ne fait pas le con ! Reviens et ouvre-moi cette foutue porte ! JON ! Je te préviens je vais te suspendre par les pouces à ta fichue tour d'astronomie si tu n'ouvre pas maintenant !

Il se fatiguait pour rien. Il grinça des dents, jeta un regard assassin à la surveillante et croisa la bras.

— Bonjour tu parle, marmonna-t-il dans sa barbe. Qu'est-ce que vous faites là ? demanda-t-il ensuite distinctement.

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MessageSujet: Re: Pris au piège   Lun 5 Jan - 20:19


  Pris au piège

Ludovic hurla après son vieil ami, l'insultant au passage, ce qui arracha un imperceptible rictus a la surveillante qui ne fit premièrement aucuns commentaires.
Ainsi donc... Il était autant au courant qu'elle de sa présence ici, a croire que le Professeur d'astronomie aimait préparer des petites "surprises" a ses proches, qu'elles soient a leurs gouts ou non d'ailleurs.
Et c'était dans ce genre de situations qu'elle se trouvait chanceuse de ne pas avoir ce que certains appelaient "amis", de vrais pots de colles qui se contentaient de vous compliquer la vie.
Comme si elle ne l'était déjà pas assez ainsi!

Face a l'apparente mauvaise humeur du malade, Oswin lâcha un sifflement agacé, se demandant une nouvelle fois ce qu'elle faijouerait i, et surtout ce qu'il lui avait pris d'accepter. L'envie qu'un fou furieux la lâche un peu peut-être ?
Oui, c'était plus que probable, mais en contre partie, la voilà enfermée avec un Ludovic de fâcheuse humeur.
Ce n'était pas franchement mieux a vraie dire, mais tant pis. Elle avait dit qu'elle jouerait le jeu, alors, elle jouerait.
Enfin... Elle essaierai.

-Oui, moi aussi je vais très bien. Toujours un plaisir de vous revoir Professeur. soupira-t-elle en s'avançant vers le lit, observant l'étonnante salle d'un oeil expert. Ce n'est franchement pas rangé ici, je ne sais pas comment vous pouvez supporter de vivre enfermé dans un tel capharnaüm!

Nouveau soupir, mais son regard continua de parcourir la salle de fond en comble, puis après un court silence, elle répondit finalement a la question que lui avait posé l'enseignant un peu plus tôt:

-Franchement? Ce que je fais ici? -courte pause- Allez demander a votre cher ami, c'est lui qui m'a trainé ici. Évidemment j'aurais pût l'en empêcher, mais je nous voulais pas trop l'abîmer.

Allez savoir si c'était pour sa femme ou son meilleur ami, mais après tout, une confrontation entre deux femmes au sang chaud... Cela pourrait être une rencontre intéressante.

Machinalement, Oswin revint vers la limite du lit, s'appuyant sur la partie en bois pour se pencher légèrement vers le malade, son regard n'exprimant aucune émotion, comme lorsqu'elle s'adressait a ses élèves en quelques sortes.
Toujours sans dire le moindre mot, elle observa pendant plusieurs minutes le français, encore plus pâle que d'habitude, il avait de larges cernes sous les yeux. Était-ce dut au manque de sommeil ou était-ce simplement a cause de son teint encore plus blanc que cela ressortait? Et dans le premier cas, qu'est-ce qu'il l'empêchait de dormir?
A part une grande fatigue, Ludovic ne semblait atteint d'aucunes maladies... Quelle était donc la chose qui troublait ses nuits?

Sans s'en rendre compte, la jeune femme avait légèrement plissé les yeux, son visage encore étonnement neutre, mais lorsqu'elle revint a elle, elle se contenta de fixer l'ancien Serdaigle droit dans les yeux, tentant d'y retrouver au fond la raison de ce mal-être apparent.

Est-ce qu'elle s'inquiétait?
Plus ou moins, disons qu'elle était curieuse. Curieuse de cet homme presque irréprochable en premier lieu mais qui, elle en était sûre, cachait de lourds secrets.
Cicatrices, tatouages, manières et caractère, tout indiquait que Ludovic Descremps avait vécu bien plus qu'il ne laissait paraître. Un peu comme elle en résumé.
Sauf qu'elle, elle ne s'en cachait pas le moins du monde.

-Comment avez-vous donc fais pour terminer ici? Dans la chambre de ce fou de plus. Il vous a assommé a force de parler et vous a séquestré depuis?

Ce qui était sur a présent, c'est que pour avoir osé l'enfermer quelque part sans son autorisation, ce Jon allait en baver les prochains jours, peut-être même des sa sortie d'ailleurs!



   
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Linda Oswin
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MessageSujet: Re: Pris au piège   Sam 10 Jan - 21:44

Pris au piège

Ludovic jeta un coup d'oeil à la chambre circulaire. Mal rangée ? Il ne voyait pas. Enfin, cela allait, c'était une chambre normale, il y avait bien plus de désordre dans son bureau et il s'était si bien aggloméré que cela devait faire plus d'un mois que certaines zones des murs et du plancher n'avaient pas revues la lumière du jour. Non, vraiment, il trouvait les lieux plutôt bien rangés, trop même. La présence féminine sans doute. Il tourna la tête quand on lui parla de Jon. Il aurait bien aimé aller lui poser la question en personne et lui tirer les oreilles pour les élargir un peu plus au passage, mais il n'était pas en état de lui courir après. Hélas, s'en aurait été presque triste s'il n'avait pas été si agacé par cette mauvaise initiative. Il ouvrit la bouche pour lancer ses réflexions à voix haute, mais se ravisa. Il avait décidé d'être en froid avec la surveillante oui ou non ? Il se contenta donc de grogner, comme à son habitude.

— Si vous me l'attrapez je serais ravi de lui régler son compte.

La jeune femme s'approcha soudain pour se pencher au-dessus de lui, le visage totalement inexpressif ce qui était pour le moins suspect. Ludovic se décala sur le côté le plus discrètement possible et s'efforça de fixer le mur. Il ne se sentait pas de regarder la surveillante dans les yeux, mais il n'avait pas trop de mal à deviner qu'elle ne se gênerait pas de son côté. Il commença à se mordiller la langue, la situation le rendait nerveux. Il se décala encore un petit peu et fit un effort pour tourner la tête vers la surveillante, fixant un point invisible quelque part à côté de son oreille.

— Quoi ? rétorqua-t-il. Si c'est pour me regarder comme ça sans rien dire je préférerais que vous appeliez la Dame Grise vous savez.

Sa main avait trouvé le bord du matelas, son terrain de fuite se réduisait comme peau de chagrin. Tant pis, il faudrait faire face. Il eut un léger sourire, sans démordre de son regard mauvais, alors que la surveillante parlait encore. Oui, il imaginait très bien Jon l'assommer de paroles, c'était déjà arrivé d'ailleurs, mais il y avait eut un facteur atténuant. Il ne savait plus trop si c'était à cause d'une mauvaise cuite ou d'une potion, mais il avait peu de risques de se tromper quoi qu'il choisisse.

— Dites-moi pourquoi vous êtes là et je vous dirais peut-être pourquoi je le suis, répliqua-t-il. Allons Oswin, je ne suis pas stupide. Vous n'êtes pas capable de faire quoi que ce soit juste pour faire plaisir à quelqu'un et je ne vois pas Jon vous attirer ici par ruse parce que de ce côté là il est aussi doué qu'une palourde dans un concours de tricots. Alors quoi ? Il garde un élève pour vous ? Il a accepté de faire votre lessive pendant une semaine ? Ou vous avez juste eut envie d'être gentille ?

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Dernière édition par Ludovic Descremps le Dim 11 Jan - 13:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pris au piège   Dim 11 Jan - 11:49


  Pris au piège

Ah! Il avait ouvert la bouche, et apparemment, ce n'était pas pour lui cracher au visage cette fois! Bien, on s'améliore, on allait peut-être arriver a une discussion censée avec un début et une fin, et non une cascade chaotique de sujets et de cris.
Ah...
Qu'il est bon de rêver.

La jeune femme hocha la tête suite a la proposition de Ludovic, attraper les gens, ça elle savait faire. Les torturer aussi, c'était plus divertissant et bien moins culpabilisant que de tuer durement. Mais bon, la c'était déjà une autre paire de manche qu'elle s'était décidée a ne plus enfiler, plus jusqu'à ce qu'elle trouve l'unique réponse qu'elle recherchait réellement. Même si cela devait briser toute la vie qu'elle s'était construite.

-Est-ce donc là le service que je vous doit? tentat-elle, son ton étant déjà moins dur face aux réactions du français. Dans le cas contraire, je serais ravie de vous le ramener ici, mais tout travail mérite salaire, n'est-ce pas?

Ses yeux jusque là fixés dans ceux de son interlocuteur -qui prenait grand soin de fuir son regard par ailleurs-, glissèrent lentement vers le reste du corps du malade, autant les muscles fins mais facilement visibles dans le trop grand pyjama, que des parties plus tentante pour une femme telle qu'Oswin, puis ses yeux revinrent dans ceux de l'autre.

-J'accepte toutes sortes de payes, enfin, presque toutes.

Le ton lourd de sous-entendu de la surveillante s'arrêta la, alors qu'un sourire presque carnassier était apparu sur son visage, cependant, il s'en alla assez rapidement: ce n'était qu'un air, pour le moment, il n'y avait aucune réelle raison de conserver.

Lorsque Ludovic recula a un point de se faire bloquer par le mur, un sourire en coin quelque peu fade apparut sur son visage: au moins elle avait réussit a le faire sourire, pas que cela ne l'intéressé particulièrement, mais Oswin détestait ceux qui restaient sans arrêt sur la réserve.
Mais plus que ce sourire presque mauvais, ce fut ce qu'il lui demanda ensuite qui était intriguant, et qui alluma au fond des prunelles de la jeune femme une lointaine lueur amusée qui n'était pas encore apparue de la visite.

-Me croyez vous donc si idiote?

Elle retint un léger rire, puis après s'être détaché les cheveux, elle reprit sur un ton plutôt tranquille, bien que redevenu froid, presque oppressant.

-C'est vrai, vous n'êtes pas stupide, nous le savons tous les deux. Mais j'ai bien peur que mon explication soit loin d'être la meilleure, ou même la plus croustillante. Car il y a bien une raison a ma présence ici, et ce n'est clairement pas par charité.

Oswin plissa légèrement les yeux, fixant ceux de son interlocuteur qui semblait vouloir mettre les choses au clair. Au clair hein? Mmmh...
Bonne chance!

-J'ai un defaut, un gros defaut: je ne supporte pas la routine. Et vous, vous êtes un homme pleins de surprises et de secrets Monsieur Descremps, c'est tout ce qu'il y a a savoir, du moins pour un malade.


Il y avait évidemment une autre part de la vérité, et ce n'était pas un mensonge pour tout dire, mais simplement... Un retranchement d'informations.
Car la véritable raison a sa présence dans cette grande chambre relevait de l'espoir d'en savoir effectivement plus sur Ludovic, et sur tous ces mystères douteux qui l'entouraient.

-Mais il me semble que vous non plus, n'appreciez pas particulièrement le train-train imposé par Poudlard, n'est-ce pas? Quoi que, vu ou vous en êtes, vous lui échappez plutôt bien, a la routine. fit remarquer Oswin sur un ton sarcastique, mais légèrement amusé.

Léger sourire, puis elle inspira un grand coup en s'étirant, avant de venir s'assoir en tailleur sur le lit, les bras croisés sous sa poitrine, a l'exact opposé du Professeur mal a l'aise.

-A qui est ce pyjama? Il est bien trop large a certains endroits pour être le votre, et je suis certaine qu'avec la bonne taille vous seriez déjà bien plus élégant. Il est à votre ami? Si c'est le cas... Avec sa femme, comme il en parle par exemple, je me doute qu'il s'abstienne très longtemps, vous imaginez ce qu'il a pût faire ici, au même endroit que vous, avec les mêmes vêtements?

Elle secoua la tête, claquant la langue trois fois comme pour soupirer.
Bon, d'accord, elle cherchait la petite bête, mais il l'avait lancé sur des questions sur elle même, et même si elle répondait toujours sincèrement, il n'empêche que cela ne lui plaisait pas toujours! Alors qu'il ait la vision de son meilleur ami passant du bon temps avec l'infirmière, se sera déjà ça.

-J'espère pour vous que la situation ne se répétera pas, se serait très... Fâcheux. finit-elle avec un sourire aux coins des lèvres. Sinon, vous m'aviez dit que si je vous avouais la raison de ma présence, vous me diriez la votre. On tient sa parole?



   
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MessageSujet: Re: Pris au piège   Dim 11 Jan - 16:38

Pris au piège

— Ne rêvez pas, rétorqua le français.

Avoir un service en réserve avec une personne possédants les "talents particuliers" de la surveillante cela ne se gaspillait pas pour boxer les oreilles d'un petit - oui petit - anglais effronté. Néanmoins, Ludovic n'en menait plus très large lorsque sa "garde-malade" se mit à parler d'un autre genre de payement pour ce service en plus. Là non plus il ne fallait pas rêver, aurait-il voulut répondre, mais il était un peu trop occupé à prendre une distance de sécurité. La situation le mettait de plus en plus mal à l'aise. Une position d’infériorité face à cette casse-pied en talons aiguilles - ce qui est quand même très douloureux quand on y pense - en plus de sa migraine encore plus survolté que lui en temps normal, il y avait de quoi lui faire froncer les sourcils. Il aurait bien mit une main en barrière devant ses parties intimes, juste au cas où, mais il se doutait que cela ferait trop plaisir à la surveillante. Tant pis, il fallait serrer les dents et se laisser épier comme un bout de viande. Ce n'était pas Jon qui lui parlait de quelque chose dans le genre quelques jours plus tôt ? Oui, ça ne lui plaisait vraiment pas cette histoire.

— Idiote je ne sais pas, mais j'avoue que j'ai quand même quelques preuves.

Mince, lapsus. Il voulait dire "doutes". Quelles preuves d'ailleurs ? En quoi ça vous regarde ? Qu'est-ce que c'est que cet interrogatoire ? Non, mais elle lui parlait c'était déjà une preuve d'idiotie et puis elle courrait après des élèves, des hommes et des mangemorts pas forcément dans cet ordre ni pour les mêmes raisons alors qu'elle aurait put faire mille autres choses, ça aussi c'était idiot. Et puis c'était une humaine, par définition c'était une idiote. Du moins depuis le point de vue de Ludovic c'était du pareil au même. Il se pinça les yeux, s'ordonnant en silence d'arrêter de se parler tout seul et d'enfin cesser de penser dans le vide. Mais bon, c'était un humain lui aussi, un idiot par définition.

Une grande fatigue envahit le français. Encore un jour où il aurait préféré être dans une autre tête que la sienne. Il leva les yeux au ciel et tourna subitement la tête vers la surveillante qui s'était remise à parler, l'air à la fois surpris de la voir et légèrement inquiet. La colère eut tôt fait de noircir complétement son regard et il la fixa froidement.

— Vous vous trompez complétement, je suis quelqu'un de très superficiel, tellement plongé dans mon emploi du temps que je ne sais même plus où il est. Je m’ennuie souvent à mourir tellement ma vie est routinière, c'est juste les imprévus qui m'apprécient.

Il commençait à dire n'importe quoi et ça ne lui plaisait vraiment pas. Il longea le matelas du bout du pied, il était tout à fait au bord. Après tout c'était une idée, si jamais... mais il suffisait de faire comme si elle n'existait pas. Il ferma les yeux et essaya de se trouver une musique à se répéter en boucle pour passer le temps avant que ce mauvais rêve ne disparaisse, mais il est bien difficile d'ignorer quelqu'un qui s'adresse directement à vous à moins de deux mètres dans une pièce vide de toute autre forme de vie.

Ludovic étouffa un juron et ferma les yeux aussi fort que possible. Non, il n'avait pas pensé aux genres de choses qu'avaient put faire Jon avec sa femme sur ce matelas avec ce pyjama. C'était déjà bien assez difficile de passer plus d'une journée complète dans la même pièce, par ailleurs peu à son goût, il n'allait pas non plus en rajouter. Hélas c'était trop tard. L'imagination hyperactive du français faisait déjà son œuvre. Il fallait dire qu'il avait eut son compte d'images marquantes et créatives dans le domaine, que ce soit à travers les souvenirs plus ou moins frais de ses ainés à Beauxbâtons ou par sa propre expérience il ne manquait pas de matière pour bien se représenter la chose. Ajoutez à cela qu'il avait déjà vu le Poufsouffle plus ou moins habillé au cour de leur amitié et qu'il avait bel et bien eut un aperçut du genre d'activité que l'astronome pouvait avoir dans cette fichue pièce à cause de cette fichue Legilimencie et vous vous ferrez une idée du genre de maelstrom déplacé que la surveillante venait de provoquer.

— Je vous déteste, marmonna-t-il essayant tant bien que mal de retrouver une tête vide, si d'aventure il pouvait l'avoir.

Il se pinça les paupières, essayant de fermer les yeux, avec parfois plusieurs dizaine d'années de retard, sur le flots de souvenirs plus ou moins fidèles qui se pavanaient devant lui à forts cris et gémissements. Il n'y avait pas à dire, il se demandait parfois comment il avait fait pour ne pas se dégouter du sujet.

— Non, répliqua-t-il à la dernière question d'Oswin. J'ai dit peut-être, donc rien ne m'engage à répondre.

Il garda les yeux fermés, ses doigts tapotant nerveusement contre le matelas. Rien a faire, toujours trop d'images et plus encore. Comment se faisait-il qu'il n'ait pas oublié ces souvenirs étrangers ? C'était comme chercher à s'endormir au point d'en perdre le sommeil, à peine se concentrait-il pour chasser un duo en étroite posture qu'un autre débarquait aussi sec... enfin, sec...

— Vous ne voudriez pas parler d'autre chose ? fit-il sur un ton presque aimable.

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MessageSujet: Re: Pris au piège   Lun 12 Jan - 0:10


  Pris au piège
"Ne rêvez pas"...
Oui, évidemment, elle s'y attendait après tout, mais bon, elle n'avait rien perdu à tenter le coup n'est-ce pas?
Alors que ses yeux continuaient de rester plutôt inexpressifs, la surveillante en fut plutôt amusée, de cette répartie qu'il gardait malgré son état.
Au moins il n'était pas si mou qu'il en avait l'air, peut-être pouvait-elle augmenter un peu le niveau de ses sarcasmes dans ce cas?
...
Non, ce n'était pas la peine, il devait déjà bien assez en baver comme ça. C'était toujours un plaisir d'agacer simplement par sa propre présence, sans même avoir besoin de prononcer le moindre mot. Quoi que... si elle commençait à ne plus rien dire, il se pourrait même que Ludovic commence à l'apprécier.
Heureusement qu'elle n'avait pas la moindre attention de se taire sur le long terme. Mais après, cela pouvait toujours être intéressant de découvrir une nouvelle facette de l'enseignant... Mais non, mieux valait ne pas tenter le coup pour une simple expérience. La situation actuelle lui allait parfaitement. POurquoi changer?

-Je ne rêve pas, j'avoue que j'aurais été déçue si cela aurait été ça. Non, disons plutôt que j'ai hâte pour de découvrir pour quelle tâche je vous servirais.

Elle plissa légèrement les yeux, cherchant au fond des yeux de l'ancien Serdaigle un quelconque indice sur la mission qu'il lui confierait, c'était intriguant pour tout dire.
Elle n'avait aucunes idées de ce que Ludovic savait d'elle, il était Legilimancien, mais là aussi, elle l'ignorait totalement. Comment aurait-elle put s'en douter?
Mais qu'importe les détails, le général restait assez flagrant: elle était douée au combat, plutôt forte, et loin d'être très sensible. Alors s'il avait besoin d'elle, s'il voulait "l'utiliser" comme Oswin le disait si bien, se serait sûrement pour quelque chose de plutôt important, qu'il préférait ne pas faire soit-même.
Mais que pouvait-il y avoir pour cet homme qu'il ne veuille ou ne puisse pas faire lui-même?

L'Auror finit par secouer lentement la tête, lâchant un léger soupir, avant d'esquisser un sourire et de sortir de ses pensées.
C'était peut-être étrange de la part d'Oswin, mais elle avait hâte qu'il lui demande ce service, non pas parce qu'elle désirait s'en débarasser, mais tout simplement car l'idée que quelqu'un qu'elle connaissait plus ou moins, avec qui elle avait une telle relation lui donne un ordre, et qu'elle soit obligée de l'exécuté était tout simplement grisante.
Pour faire plus simple: l'idée de se faire dominer était très attirante.

Cependant, lorsque Ludovic avoua avoir des "preuves" de "son" idiotie, la surveillante, arqua légèrement un sourcil, son regard noir se contentant de transpercer le professeur de part en part. Mais plus que colérique, son regard semblait désabusé, loin d'être surprise, elle semblait presque plus... déçue et agacée qu'autre chose.
Mais elle ne releva pas l'insulte, c'était peut-être idiot, mais il devait être fatigué, ce qui accentuait sa mauvaise humeur. Une explication mince, mais étrangement, elle lui suffisait. Il devait bien penser cela d'elle après tout, là encore, ça aurait été logique, alors qu'il l'exprime à haute voix ne changeais pas grand chose.

Le Français répondit alors à Oswin sur sa remarque sur la routine, d'un air bien plus sombre et plus sérieux, ce qui fit à nouveau hausser un sourcil à la jeune femme, nullement impressionnée par ce changement de comportement.
Par contre ce qu'il lui expliqua était plutôt contradictoire:

-D'accord... Les imprévus ont une dent contre vous, mais si vous dîtes que la routine vous est aussi insupportable que ça, pourquoi ne pas apprécier les "imprévus" que la vie vous apporte? Serait-ce trop dur à avouer?

Encore une question étrange, mais il faut dire que son explication l'avait tout autant été!
Mais après cette réplique, il se tut, fermant de temps en temps les yeux comme pour se couper du monde qui l'entourait, ou plutôt de la seule personne qui l'entourait, et la surveillante commença lentement à détacher son attention  de sa victime de l'heure, du moins, jusqu'à ce qu'il murmure du bout des lèvres quelques mots qui eurent pour effet d'attiser à nouveau l'intérêt qu'éprouvait Linda pour le "malade".
Il la détestait? Parfait!
Cela voulait donc dire que sa petite tentative avait réussie, même si elle ignorait toute l'importance de la vision que son expérience avait provoquée.

-Voyons Descremps! Vous me vexez! ironisa la jeune femme avec un sourire en coin, se penchant légèrement vers le malade ce qui fit bailler largement la chemise noire, offrant par la même occasion une magnifique vue.

Et évidemment, elle en avait conscience. Sinon, quel intérêt?

Après cela, l'ancien Serdaigle lui rétorqua qu'il n'avait rien promis, que ce n'était qu'un "peut-être", et là encore, Oswin le savait parfaitement. Mais ce n'était sûrement pas un simple "j'ai dit peut-être" qui allait la décourager.

-Vous ne me paressez pas malades, seulement très fatigué. Il ne sent pas l'odeur de la... de la maladie ici, et j'ai finit par apprendre à reconnaître ça.

De la maladie, pour ne pas dire de la mort.

-Après, vous êtes peut-être malade, mais il s'agirait alors de quelque chose de plus... Psychologique.

Son ton était devenu presque doux, mais on entendait surtout la grosse interrogation que posait ces simples phrases.
Son regard fixant le vide se plongeant alors dans celui de Ludovic, presque désolé même s'il semblait toujours aussi froid que d'habitude: était-il vraiment arrivé quelque chose de si choquant pour clouer un homme au lit dans les murs de Poudlard, sans que personne ne soit au courant?

Oswin balaya alors ses pensées d'un geste de la main, déglutissant au passage avant de retrouver la même expression que d'habitude.
Si c'était le cas, elle était d'ores et déjà allé trop loin, et remuer le couteau dans la plaie n'avait rien de réjouissant, pas pour ce genre de choses.
"Excusez moi, je n'aurais pas dut.", voila ce qu'elle aurait put dire, mais que voulez vous? La fierté...!

-Ca me semble bien ennuyeux ici! reprit-elle sur un ton déjà plus enjoué, bien que son regard désormais ne fixait plus celui du Français. Est-ce qu'elle fuyait? Non. Sûrement pas. Comment faites-vous pour vous occuper? Ca doit être intenable, vous arrivez à vous lever pour aller chercher les livres au moins?

Linda soupira, et se frotta le visage avant de reprendre, un sourire crispé aux lèvres:

-Question idiote, si vous pouviez bouger, vous vous en seriez allé ou vous auriez sauté par la fenêtre dés que vous m'avez vu n'est-ce pas?

Oswin ne fuis jamais, elle affronte, droite, fière, les yeux dans les yeux. Alors ce n'était certainement pas pour cette raison qu'elle ne réussissait pas à fixer l'échevelé.
Non, il y avait autre chose, il devait y avoir autre chose.


   
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MessageSujet: Re: Pris au piège   Mar 13 Jan - 15:55

Pris au piège

Ludovic eut un soupir assez semblable à celui de la jeune femme quelques instants plus tôt. Elle avait raison d'une certaine façon, bien sûr qu'il y avait quelque chose d'illogique dans tout ça. Il n'y avait pas besoin de chercher très loin pour se rendre compte que la routine était indispensable à sa santé, qu'elle soit physique ou mentale, et pourtant il ne faisait rien pour s'y retrouver. Entre les missions de l'ordre, sa tendance à préparer ses cours au dernier moment dans un état à mi-chemin entre le stress motivant et la panique générale, son alimentation plus ou moins saine et régulière et, bien entendu, sa fâcheuse manie d'attirer l'attention des Aurors alors qu'il aurait mieux fait de garder la tête basse en croisant les doigts pour trouver une cape d'invisibilité par terre, il semblait partit pour des années de complications. D'autant que, plus le temps passait, plus il avait de mal à recoller les morceaux et il le savait. Alors qu'est-ce qu'il cherchait dans tout ça ?

— C'est compliqué, répondit-il sans faire attention à la taquinerie de la surveillante.

Le français entre-ouvrit les yeux en entendant Oswin lui dire qu'il la vexait. C'était seulement pour vérifier si elle n'avançait pas, mais bien entendu il avait fallut que son regard tombe pile sur le décolleté plongeant. Merveilleux. Et je dis ça ironiquement. Il leva les yeux au ciel, contemplant le plafond. Quel magnifique plafond, entre l'astronome et la surveillante il aurait eut tout le loisir de l'admirer sous toutes les coutures. "Comment était la chambre de Jon au fait ?" "La chambre je ne sais pas, mais le plafond était sympa." Dire qu'il n'avait aucune idée du temps qu'il devrait y passer avant d'être capable de s'enfuir et du nombre de fausses bonnes initiatives qu'il lui faudrait affronter d'ici-là. Au moins cela chassait un peu les fantasmes. Ah bah non... Il se racla la gorge et chercha une position plus confortable sur le matelas qui lui semblait soudain très dur. Il se frotta la tête derrière l'oreille, ça commençait à le picoter, il n'aurait pas fallut qu'il se mette à rougir après toutes ces années de visage pâle.

Le petit exercice de déduction de la surveillante le calma un peu. Il fit un effort pour garder une apparence naturelle, mais ses yeux coulèrent un regard vers elle. Elle le prenait pour un fou ? Psychologique c'était cela pour lui, cela l'avait toujours été. Il n'y a que les fous qui ont besoin de psychologie. Les malades mentaux, ceux qui bavent et fixent le mur à cause des médicaments, ceux qui tuent et torturent pour se passer les nerfs. Il se retint de déglutir, passa la langue sur ses dents, évaluant la femme pour voir si elle était digne qu'il lui parle. Bien sûr que non. Comme si qui que ce soit l'était. Il n'y avait que les fous qui comprenaient.

— C'est à cause d'un sort, répondit-il. J'invente des sorts pendant mes temps libres, ça ne fini pas toujours bien. Cette fois il m'est retombé dessus. Heureusement Jon passait dans les parages.

Il venait de choisir sa version officielle, dans quelques semaines il en aurait fait un vrai souvenirs. Certains le disaient mauvais menteur, mais il arrivait très bien à modifier la réalité pour la rendre plus acceptable et quand vous croyez à vos mensonges il n'est pas si compliqué de les faire avaler aux autres. Le seul point illogique était de savoir pourquoi il se retrouvait dans cette chambre et pas à l'infirmerie, mais cela semblait évident.

— Je préférerais que les élèves ne soient pas au courant. Il y a déjà bien assez de rumeurs sur moi je n'ai pas envie qu'ils disent que je ne sais pas me servir d'une baguette magique. Donc... Il désigna la pièce d'un mouvement de tête. Je suis là.

Il regarda son interlocutrice, guettant sa réaction. Il n'aurait plus manqué qu'elle se moque de lui à la place des élèves. C'était agaçant de parler avec elle, pire que de jouer aux échecs lorsqu'on sait la partie perdue d'avance. Quoi qu'il dise il était prêt à parier qu'elle s'en servirait pour que ça lui retombe dessus un jour ou l'autre. Il ne restait plus qu'à enterrer son amour propre jusqu'à ce qu'elle soit partie ou il recommencerait à dire des choses compromettantes.

Il croisa les bras quand Oswin se remit à parler. Quand il gardait la tête hermétique il était loin d'être un détecteur de mensonges convainquant et il ne fit pas attention à son soudain changement de comportement. Il avait envie de la blesser, un moyen de se venger après qu'elle l'ait forcé à raconter ce qui lui était plus ou moins arrivé et qu'elle lui ait rappelé qu'il ne pouvait plus se lever, mais c'était bien sûr plus facile à souhaiter qu'à faire.

— La vérité c'est que la fenêtre est fermée. Enfin vous pouvez toujours vérifier, peut-être que Jon l'a débloquée. Si vous tombez ça m'occupera, rétorqua-t-il d'un ton cassant.

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MessageSujet: Re: Pris au piège   Mer 14 Jan - 0:39


  Pris au piège
"C'est compliqué"...
La bonne excuse! Bon, après. ces trois petits mots pouvaient tout et rien dire, c'était très vague, la solution simple en quelque sorte. Mais bon, vu son état franchement pas terrible, elle ne pouvait pas le blâmer de lui sortir de telles excuses.
Et puis, il était de mauvaise humeur, il lui parlait en plus, ce qui n'améliorait rien.
Alors qu'il se casse la tête pour tenir une conversation convenable était sûrement beaucoup trop demander dans cette situation là.

Oswin ne rata cependant pas le court instant ou le regard du malade tomba "malencontreusement" sur l'endroit qu'elle mettait en valeur par tous les moyens, le parfait endroit stratégique, et lorsqu'elle le surpris à ce moment là, elle redressa légèrement la tête en esquissant un sourire satisfait, se faisant la remarque qu'il aurait tout de même été plus plaisant si son regard s'était arrêté là ou elle l'espérait, mais tant pis. C'était déjà cela.
Évidemment, cela aurait put être bien plus agréable s'il s'était agit de quelqu'un d'autre, mais la fin justifie les moyens.

L'excuse qui suivit, celle que Ludovic lui sortit, ne fit qu'hausser un sourcil à la jeune femme. Un sort raté?
Il n'avait donc rien trouvé de mieux?

-J'ai crut comprendre lors de notre petit duel que vous créez des sorts, alors ce point là, je peux le croire. Mais j'ai cependant du mal à penser que vous ayiez put en rater un pile au moment ou votre ami passait dans le coin. Surtout que ça me semble bizarre que vous le fassiez dans les étages supérieurs, votre chambre aurait dut être plus proche que celle-ci non? Avec tous les escaliers à monter...

Elle resta silencieuse, continuant sa déduction mentalement plutôt qu'en récitant chaque détail qui clochait dans son excuse.
Quelle sorte de sort, même lorsqu'il retombait sur soit-même, pouvait clouer une personne au lit de fatigue?
Un sort idiot, une idée... pas très convaincante.

-Il vous faudrait peaufiner tout ça. finit-elle par déclarer sur un ton des plus calmes. C'est... une bonne idée, vous avez des raisons et c'est parfaitement possible, mais contrairement à ce que vous semblez penser, je sais parfaitement quand il faut que je me taises.

Il se passa un temps, ou son visage presque froid jusque là se radoucit presque imperceptiblement:

-Je ne dirais rien, mais trouvez au moins une excuse valable. Je sais que votre esprit ne doit pas être au meilleur de sa forme mais je suis sûre que vous êtes capable de mieux!

La surveillante eut un sourire en coin, redressant légèrement la tête, tentant de cette façon d'encourager le malade à discuter un peu.
Son but premier n'était pas de parler avec quelqu'un qui restait froid à toutes tentatives, mais c'était sûrement déjà mieux que de surveiller une classe d'élèves qui ne trouvaient rien de mieux à faire que de griffonner le coin de leurs tables à coup de plumes.
En venant ici, elle avait espérer pouvoir tirer quelque chose de l'enseignant, une information quelconque qui pouvait l'aider, une fuite sur son passé, tout en comptant profiter de son état de fatigue avancé pour y arriver plus facilement.
A croire qu'elle s'était trompée, il n'était pas ce genre d'hommes, et en un sens, c'était parfaitement logique. Mais puisqu'elle y était, autant continuer, ne serait-ce que... pour les apparences?

-Je comprends. répondit-elle simplement.

C'était vrai que l'idée de l'enfoncer encore plus dans son malheur était plutôt attirante, vu l'état dans lequel il était, ce n'était même pas imaginable.
Après tout, Linda restait dans l'âme, une sorte de chevalier. Avec un code d'honneur: "Ni les blessés, ni les enfants, ni les faibles" -bon, un chevalier avec plus de poitrine et légèrement moins moral mais un chevalier dans l'âme quand même-.
Et qu'étais-ce donc Ludovic sinon un "blessé"?

Ensuite, le Français lui cracha une remarque plutôt désagréable au visage, lui indiquant clairement d'aller se jeter par la fenêtre, et la jeune femme se contenta de soupirer en s'étirant, avant de jeter un oeil vers la dîte fenêtre.
Elle était minuscule, même si elle voulais sauter, elle était tout d'abord bien trop haute pour l'atteindre sans une chaise, et si par hasard on trouvait une chaise libre de tout encombrements dans le coin, on ne pourrait même pas passer une tête et un bras à travers celle-ci.

-Ca m'étonnerais que je réussisse à tomber si vous voulez mon avis.

Nouvelle pause, puis Oswin prit une grande inspiration et se leva agilement, résultat de ses habitudes de combat physique, et tourna dans la chambre en observant un peu de tout ce qui traînait autour, s'accroupissant en face d'un livre tombé à plusieurs mètres du lit.

-"L'ancienne Magie des étoiles"... Vous l'avez lu? Il y a tellement de choses ici, on ne sait même pas ou donner de la tête...!



   
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MessageSujet: Re: Pris au piège   Mer 14 Jan - 2:05

Pris au piège

Le français roula des yeux agacé. Il ne s'était pas conseillé de se taire ? Bah, peu importait.

— Je n'ai jamais dit que j'étais dans ma chambre. Changer de place ça aide à la créativité et puis en cas de dégâts je préfère démolir d'autres murs que les miens. Quand à Jon... il se tut, il avait bien une idée mais ce n'était pas des plus valorisants. Je pense que ça ne vous regarde pas ce qu'il faisait là. Maintenant vous pouvez me traiter de menteur. Si la vérité ne vous conviens pas, je ne vais pas en inventer une juste pour vous faire plaisir.

C'est vrai, c'était vexant. Comme si les autres connaissaient mieux les causes et effets que lui. Il lui était arrivé des situations bien moins réalistes. Surtout avec des chèvres. A croire que toutes les personnes qu'il fréquentait le pensaient incapable de faire quoi que ce soit sans raison valable... Au fond pourquoi pas, c'était plutôt valorisant comme situation. Bien qu'assez difficile à tenir pour une personne stupide. Heureusement qu'il ne l'était pas.

Satisfait d'avoir retrouvé son égo dans un coin des couvertures, Ludovic se désintéressa totalement de la surveillante pour une petite immersion spirituelle dont il avait le secret. Si elle avait pu tout simplement disparaitre il lui en aurait été reconnaissant, mais n'aurait peut-être pas fait attention. Sauf s'il y avait eut un coup de tonnerre magique au beau milieu de la chambre par exemple et qu'Oswin se soit changée en un petit tas de cendre. En bref, n'importe quoi d'un peu spectaculaire, avec de la fumée violette si possible. Il aurait eut matière à réfléchir comme ça.

En attendant le miracle il lui faudrait trouver de quoi s'occuper. Il jeta un coup d’œil aux environs. A part des livres hors de portée il ne voyait pas grand chose. Comment pouvait-on avoir une pièce si encombrée tout en étant si ennuyeuse ? C'était purement décoratif ? Un concept intéressant. C'était une idée les objets à fonction unique. Les livres qui ne servent qu'à être lu, les table qu'à être des tables... quel cauchemar !

— Je peux vous pousser si ce n'est que ça, répondit-il automatiquement à la surveillante peu décidée à sauter.

Ouvrir la fenêtre aurait été une bonne idée également. Cela sentait le renfermé. Ils se trouvaient en hauteur de plus, il devait y avoir de belles bourrasques et un air délicieusement frais. Il fixa les nuages à travers la vitre, un peu comme les chiens fixent les boites de biscuits hors de portée en espérant qu'elles tombent toutes seules du buffet et répandent leur contenu sur le sol. Cela aussi c'était étrange. Pour quelqu'un qui s'était découvert une telle passion pour le vent comment se faisait-il qu'il pratique si peu le balais volant ? Question bête, réponse bête, ce n'était pas la même chose. Il tourna la tête. Oswin venait de ramasser le livre qui lui avait échappé des mains. Il reconnaissait très bien la couverture du traitre, il n'avait pas rêvé, il avait déjà vu cette reliure quelque part.

— Hum ? Non je ne l'ai pas lu. Il chercha un mot qu'il avait perdu. Ennuyeux. C'était ça. Pour s'y retrouver ce n'est pas si compliqué. Il tendit le bras et indiqua les points de repère au fur et à mesure qu'il les énonçait. Porte, fenêtre, armoire, désordre.

En somme une chambre normale.

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MessageSujet: Re: Pris au piège   Mer 14 Jan - 18:06


  Pris au piège


Oswin resta impassible lorsque l'enseignant qui lui faisait face jusque la lui assura une nouvelle fois qu'il s'agissait la bien de la vérité, la seule, l'unique, la vérité. Elle le fixa quelques secondes dans un silence De mort, son regard presque sévère et pourtant toujours aussi insondable se plongeant sans gêne dans celui de son interlocuteur, alors qu'elle même tentait de se convaincre de cette étrange possibilité : c'était possible, l'idée était plausible mais... Quelque chose clochait.
Elle finit par amener la main a son visage, pointant du bout d'un doigt fin son nez -toujours avec autant de froideur cependant-, accompagnant ce geste étrange de deux seuls mots:

-Le flair.

Sa main descendit a nouveau, avant qu'elle ne se détaché totalement de Ludovic.
Le flair.
Quelque chose de bien utile, qui l'avait aidé plus d'une fois, et bien qu'il était loin d'être infaillible, cela restait une excellente carte a avoir dans sa manche. Il lui avait sûrement déjà sauvé la vie plus d'une fois, entre ses anciens "petits boulots", et aujourd'hui son travail d'Auror, elle en avait côtoyé des dangers, des balles et sorts perdus, des personnes plus ou moins recommandées... Et a très peu de moment, son "instinct" lui avait fait défaut.
Le Français proposa ensuite a la jeune femme de la pousser, pour qu'elle tombe du haut de la tour, évidemment, pourquoi faire délicat quand on peut-être direct?
Remarque... Elle n'était sûrement pas la mieux placer pour penser cela...!
En tout cas, cette remarque ne réussit qu'a faire soupirer Oswin qui se frotta les yeux, a la fois exaspérée et amusée par le comportement de son interlocuteur. Il lui rappelait certains enfants, qui, pour une raison X ou Y, avaient décidé de bouder, et faisait tout pour faire reculer tous ceux qui s'approchaient d'eux, quitte a utiliser ce genre de remarques insistantes assez pataudes au final.

La surveillante écouta ensuite "la critique" du livre, "by Ludovic", ses yeux parcourant la couverture sans réellement y faire attention. Il traitait de magie, ou du moins, du monde sorcier. Et cela la rappela encore une fois a son cruel manque de culture par rapport aux nés Sorciers ou a ceux qui ont eut la chance d'aller a Beauxbatons ou a Poudlard... Elle s'était promis, il y a longtemps, de se rattraper en se plongeant dans la lecture, mais malgré ses bonnes intentions, elle n'avait presque pas lut le moindre des ouvrages qu'elle s'était fixé. De fil en aiguille, elle entra dans la " vie-active des sorciers" comme elle l'appelait, et le temps n'était alors plus du tout a la lecture. Et même si aujourd'hui, elle lisait régulièrement, ce n'était la plupart du temps pas des romans Sorciers, ni des manuels, mais des récits bien moldus.

-Comment savez-vous qu'il est ennuyeux si vous ne l'avez pas lu? demanda-t-elle simplement avant de reposer le livre sur une table non loin.

Ludovic se mit ensuite a énumérer des évidences, et la surveillante suiva machinalement du regard ce qu'il lui indiquait. Oui, c'était plutôt une bonne technique, un peu naïve, mais au moins, très franche.

-Après tout...

Elle reprit sa balade, s'approchant du bureau couvert d'une multitude de choses pour un total de quatre couches, plus ou moins solides d'ailleurs.

-Vous semblez comme un poisson dans l'eau ici, enfin, pas particulierement gêné. Votre chambre aussi est dans cet état?


   
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MessageSujet: Re: Pris au piège   Jeu 15 Jan - 17:58

Pris au piège

Ludovic adressa un regard tout à fait septique à la surveillante. Le flair, bah tiens. Dites donc ça à un sorcier savant à la double culture qui compare la divination à la théorie du Papillon - oui, cela avait été un cours passionnant... à Beauxbâtons, lorsqu'il avait onze ans. - Pour lui le flair c'était aussi crédible que dire que les patacitrouilles retombent toujours côté beurré lorsqu'on les lances sur un Nimbus 1975. Autant dire qu'il y avait du haut niveau dans ses pensées ce jour-là, mais bon, il était de mauvais humeur, ça n'aide pas. Non, la vérité c'est qu'il pensait qu'elle se moquait de lui et utilisait un quelconque sort ou entrainement d'Auror pour lire dans ses pensées. Il aurait même pu l'accuser de legilimencie s'il n'avait pas eu un certain talent pour reconnaitre ses confrères. - Un indice majeur, l'usage assez généralisé de la baguette magique. Nous sommes d'accord qu'il n'y a pas moins discret, mais que voulez-vous, tout le monde n'est pas brillant -. Aussi lorsque la surveillante critiqua son point de vue d'expert en littérature sa réponse se fit sans appel :

— Le flair. Il se renfrogna un peu. Je l'ai pas lu, je l'ai écrit.

Il attrapa un oreiller et le mit derrière sa tête pour avoir une vue plus confortable sur la parfaite unicité du plafond. Quoique non, en y regardant bien il y avait tout de même des petites impuretés. Des traces de pinceaux, des grumeaux de peinture... de quoi l'occuper un peu entre deux phases d'ennuis mortel. Il fallait dire qu'il avait eut largement le temps de l'examiner ce maudit couvercle de prison, il devait le connaitre mieux que Jon. Il étendit un bras au-dessus de sa tête, entre lui et le mur, et posa sa main libre sur son ventre. Il lui avait semblé voir une toile d'araignée quelque part, mais impossible de la retrouver depuis le matin. Peut-être qu'un elfe de maison était passé durant son sommeil. Il n'aimait pas cette idée.

— Hum ? fit-il encore, se tordant le cou pour apercevoir Oswin sans prendre la peine de se redresser. Non. Non, ma chambre est mieux... Il regarda de nouveau le plafond, mais toujours aucune toile d'araignée. Il y a de quoi s'occuper dans la mienne.

Il laissa passer un temps. Se disant qu'il finirait bel et bien par parler tout seul avec la surveillante à côté. Parler de quoi il n'en avait aucune idée, mais il était certain qu'à force de rester dans cette pièce étriquée sans ouverture digne de ce nom vers l'extérieur il y avait de forte chances pour qu'il se mette à déblatérer.

— Vous avez l'intention de rester là toute la journée ou vous avez prévu un horaire où Jon viendra vous chercher ?

Si la femme lui donnait une heure précise pour partir, il pourrait peut-être se préparer pour s'enfuir lorsqu'elle lui tiendrait la porte.

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MessageSujet: Re: Pris au piège   Ven 16 Jan - 21:48


  Pris au piège

La surveillante touna le livre, lisant lentement les quelques lignes de description. Peut-être était-ce quelque chose d'intéressant... Allez savoir, cela faisait un peu... Science-fiction vu le titre, très atypique, sûrement encore l'une de ces nouveautés à la mode qui plaisait aux enfants.
Alors qu'elle se faisait cette remarque, elle se mordit légèrement la lèvre inférieure, légèrement amusée par ses réactions encore beaucoup trop... terre à terre. Elle était parmi des sorciers, et même si dans certains moments elle avait tendance à l'oublier trop facilement, là, elle était bien dans une chambre d'un vrai sorcier. Professeur d'astronomie de surplus, c'était donc loin d'être surprenant de trouver un tel ouvrage dans sa bibliothèque.
Est-ce que cela existait vraiment?
Allez savoir, se devait sûrement être qu'une question de point de vue.

Elle finit par ouvrir le livre, l'ouvrant à une page au hasard pour en lire quelques mots avant de changer de page, une dizaine de pages plus tôt. Un style peut-être un peu lourd, sûrement très complet, mais pour qu'elle puisse plus s'exprimer sur ce point, il lui fallait lire plus sérieusement ce qu'elle parcourait rapidement des yeux en ce moment.

Ludovic lui sortit alors sa propre "excuse": le flair; et cette réponse arracha un sourire à Oswin qui tourna la tête vers le malade.

-Est-ce du... du sarcasme que je sens dans votre voix? demanda-t-elle sur un ton plus amusé, sans pour autant s'arrêter sur son rapide trou de mémoire.

Elle secoua légèrement la tête, avant de reprendre sur le même ton:

-Vous ne devriez pas sous-estimer "le flair", certains appellent cela l'instinct, mais ça reste la même chose dans le fond.


Mais lorsque le Français lui avoua l'avoir écrit, elle redressa la tête, un sourcil levé, clairement surprise par cette révélation même si son visage ne laissait comme d'habitude paraître qu'une lueur dans son regard.
Quelques secondes après son affirmation, elle referma le livre, décryptant le minuscule nom inscrit sous l'impressionnant titre, avant de lâcher un soupir amusé et de demander:

-Alors vous êtes écrivain de surplus... Etonnant, je ne vous voyais pas derrière une machine à écrire à réécrire la même phrase des dizaines de fois à cause de la moindre faute, surtout sur des sujets si... Vagues. Quoi qu'après réflexion... -elle observa du coin de l'oeil l'enseignant avant de reprendre- Ca vous correspond plutôt bien en fait.

Oswin reposa finalement l'ouvrage sur un coin de la table ou sur laquelle elle s'était appuyée, entraînant une chute de papier en cascade qui tombèrent presque sans le moindre bruit, du moins, c'était jusqu'à ce qu'elles entraînent une boule de métal argentée qui roula délicatement sur les feuilles jusqu'au sol, émettant un doux son de cloche pendant quelques secondes avant que la jeune surveillante ne s'avance pour s'en saisir, puis de la reposer sur une étagère déjà moins chargée.
Il y avait pas à dire, cette chambre était bien trop chargée à son goût: trop d'obstacles, trop de difficultés idiotes dans tous les sens, pour faire plus clair, elle se sentait presque comme au milieu d'une forêt de couteaux, tous prêts à lui faire la peau.
...
Fichues habitudes d'Auror...!

-Il y a de quoi passer dans votre chambre? Parce que là, il n'y a rien?

Elle eut un léger rire alors qu'elle secouait légèrement la tête, avant de reprendre là ou elle s'était arrêtée:

-Et bien, rappelez moi de me préparer si un jour, par un malheureux hasard, je doive me retrouver dans votre chambre!

Évidemment, c'était une possibilité qu'il valait mieux ne pas s'imaginer.
Et encore, elle n'était pas le moins du monde au courant du sort qu'avait lancé Ludovic à sa propre chambre, en faisant de celle-ci un véritable labyrinthe.

Le professeur de Sortilège la rappela alors à l'ordre, lui demandant clairement si elle avait l'intention de s'en aller ou pas.

-Vous êtes donc si pressé de me voir partir? Ah... Les hommes de nos jours...!

Malgré son ton plutôt... "Oswinien", son visage était redevenu étrangement froid, et lorsque son regard fixa la porte par laquelle elle était rentrée, son regard n'exprimait absolument aucunes émotions, et le ton qu'elle employa par la suite fut encore plus froid, presque effrayant.

-Il a fermé la porte à clef, dés que je suis rentrée à vrai dire. Et je ne serai pas surprise que comme moi, il ait... imperméabilisé la porte, peut-être même toute la salle. Quand on loge quelqu'un comme vous, et qu'on veut le garder, on ne va sûrement pas laisser le moindre détail de côté. Surtout que je vous ait vu en duel, votre regard, votre attitude... Vous êtes du genre à accorder une grande importance à votre baguette, vous vous êtes battus admirablement pour ne pas perdre, pour ne pas la perdre j'imagine. Alors, aussi bon ami soit-il, cela m'étonnerai qu'il réussisse facilement à vous la reprendre. Que ce soit à cause de ce que lui en pense, ou de ce que vous lui dîtes.

Courte pause, et elle se tourna finalement vers le Français, les bras croisés, et le regard dur même s'il avait une lueur d'amusement au fond des yeux:

-Alors résumons. Vous, seul, avec moi pour le moment, vous avez votre baguette, mais la chambre entière est sûrement insensible à la magie. Ensuite, vous n'êtes pas idiot, vous savez très bien que je suis loin d'être la plus douce des personnes de Poudlard, votre principale défense est donc votre baguette. Vous ne vous en êtes pas saisis, vous ne l'avez même pas couvert du regard. Vous l'avez perdue peut-être? Ou sinon, je me suis trompée, et Lakenstridge a réussis à vous la confisquer. Et pour couronner le tout, votre ami n'a pas jugé utile de me dire quoi que ce soit, et je suis loin d'être pressée. Je pense que si vous êtes réellement pressé de me voir partir, vous allez devoir me donner un petit coup de main pour que puisse sortir d'ici.

Oswin s'avança un peu plus, s'appuyant sur le pied de lit en bois pour fixer le français dans les yeux, avant d'à nouveaux se toucher le bout du nez de son index:

-Le flair.

Vieilles habitudes de déduction d'autrefois... Quelles manies incroyables!


   
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MessageSujet: Re: Pris au piège   Sam 17 Jan - 14:05

Pris au piège

Ludovic coula à peine un regard vers la surveillante occupée à examiner le livre. Il était trop absorbé dans ses souvenirs, maugréant  en son fort intérieur. Quel fichu bouquin. Si seulement il avait pensé à prendre un nom d'auteur. Mais ce n'était pas le genre de livre à porter un nom imaginaire sur la couverture. Il se repassa le contenu de mémoire en quelques lignes confuses. Pas plus car il ne s'en souvenait plus tant que ça. Cela faisait longtemps et il n'avait pas pour habitude de s'attacher à ce genre de bêtises. Il s'attachait à quoi d'ailleurs ?

— Je suis sarcastique depuis vingt minutes, je pensais que vous l'auriez remarqué, rétorqua-t-il. On se ramollit Oswin. A moins que vous ne preniez toujours tout au premier degré.

Dans ce cas cela pouvait être bon à savoir.

— Qui vous dit que c'est le flair que je sous-estime ?

Il poussa un soupir, ses bonnes manières le rappelaient à l'ordre. "C'est une fille Ludovic, si tu va trop loin tu t'en mordra les doigts. On te l'a déjà dit." Vous parlez d'une fille ! s'incendia-t-il en pensées à défaut de le dire à voix haute. Un crampon oui ! Il grommela. Bon d'accord, il fallait être poli tout de même. Ce n'était pas parce que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas parlé plus d'une heure d'autre chose que travail avec une dame qu'il fallait faire comme si toutes n'étaient que de la chaire à pâté pour sa mauvaise humeur. Aller donc, c'était sa minute de bonté, elle méritait sans doute un petit peu qu'il lui avoue avoir écrit ce qu'elle tenait dans les mains. De toute façon avec sa chance elle aurait bien fini par mettre la main sur un exemplaire un jour ou l'autre. Ils avaient beau n'être pas nombreux, les mythes se vendaient plutôt bien, même si côté droit d'auteur c'était loin d'arrondir les fins de mois.

— Je ne suis pas écrivain, répondit-il. Je ne l'ai jamais été. C'est juste un compte rendu de pensées farfelues qu'un vieil imbécile m'avait fourré dans la tête. Je ne perds pas mon temps à raconter des histoires. Quand aux fautes...

Il s'en souvenait bien de celles-là. Des heures et des heures passées devant des pages identiques toutes taguées de rouge vif. Autant corriger les erreurs de contenu dans les livres de la bibliothèque avait toujours été un de ses passe-temps préféré autant s'acharner à suer sang et eau devant des fautes de grammaire avait été un véritable supplice, au point qu'il envisage une ou deux fois de reléguer le tout aux toilettes ou d'y mettre le feu.

— J'avais quelqu'un, finit-il.

Un bruit étrange retentit soudain et Ludovic dressa vivement la tête pour voir de quoi il s'agissait. Ce n'était qu'un son doux, amortit, mais le fait qu'il mette un peu de temps à voir d'où cela provenait le mit un peu à cran. Lorsqu'il eut enfin trouvé la source, la curiosité fit place à la surprise. Qu'est-ce que c'était que cette chose ronde ensorcelée qu'il ne connaissait pas ? Il aurait put l'ouvrir pour voir ce qu'il y avait dedans ou bien lancer un sort de révélation pour en comprendre le fonctionnement. Bah, pas la peine, sans doute un jouet pour enfant. Il laissa tomber l'affaire et sa tête sur l'oreiller par la même occasion. Il tendit le bras devant lui, main ouverte face au plafond. Ferma un oeil et plia trois doigts de manière à former un angle avec son pouce et son index. Il se demandait juste si le blanc serait différent avec une ombre devant, comme ces illusions d'optiques qui vous font passer une couleur pour une autre.

— De quoi ? fit-il lorsque Oswin se mit soudain à parler de sa chambre.

Il rabaissa le bras, tourna un peu la tête à la recherche de la surveillante. Elle insistait, il fronça les sourcils, perplexe. C'était juste des paroles en l'air, mais Oswin dans son sanctuaire... il n'avait même pas assez d'imagination pour y penser.

Par un laborieux effort, Ludovic s'appuya sur ses avant-bras pour se redresser un peu, il commençait à avoir un torticolis à force de suivre la femme des yeux et préférait la regarder un peu plus en face après sa remarque sur les hommes. Elle ne s'attendait tout de même pas à ce qu'il l'attache au lit pour la retenir tout de même ? Il n'était pas Jon lui, il ne vous enfermait pas dans un placard pour vous parler. Il écouta avec attention le premier long monologue de l'Auror jusqu'à ce que ses bras et son ventre commencent à le tirailler pour qu'il s'allonge de nouveau. Il fit comme si de rien n'était.

C'était vrai, démoralisant surtout, c'était à croire que tout le monde ensorcelait ses murs et ses portes à Poudlard. Le français aurait été pour lever tous ces pièges et ces murailles magiques afin de laisser l'air et la confiance circuler, mais il ne devait plus avoir son mot à dire sur la question désormais. Quand au reste...

— En même temps que serait un professeur de sortilèges sans baguette ?

Un Ludovic Descremps peut-être. Il écouta la suite, serrant les dents et s'affaissant d'un millimètre. Ses bras protestaient en tremblant un peu contre son entêtement à tenir debout, à les écouter on aurait pu croire qu'il serait resté pétrifié jusqu'au jugement dernier. Ce qu'il pouvait avoir ce genre de situation en horreur. Peut-être qu'à une époque son épouvantard aurait prit la forme d'un lit d'hôpital, mais ce n'était pas si effrayant que ça en soit... non ce qui faisait bien plus peur cela aurait été des liens surgit de nulle part pour l'attacher au sol et l'y enfoncer. Il frissonna, à la réflexion il lui semblait en avoir déjà rêvé.

Ludovic secoua la tête pour revenir à la réalité, il n'avait pas fait très attention à la fin des "déductions" d'Oswin. Entre guillemets bien sûr, car il doutait encore qu'elle n'ait put utiliser une potion pour lire dans les pensées, même s'il n'était pas certain que cela existe réellement. Il faudrait qu'il demande à Aidrian.

— Vous savez, j'ai beau être souvent considéré comme un excité de la baguette je ne vais pas non plus agresser le premier venu juste parce que sa face ne me reviens pas.

Il fit une pause. Cela sonnait mieux dans sa tête. Tant pis.

— Ce que je veux dire, reprit-il avec calme, c'est que je sais quand quelqu'un à l'intention de nuire. Je le vois dans ses yeux. Vous êtes venu en paix, si j'ose dire, juste pour rire, même si je ne vous porte pas dans mon coeur, je ne vais pas vous stupefixer pour ça.

Il n'y tint plus et se laissa retomber sur le matelas. Immobile une seconde, une main sur le ventre, il finit par dresser l'autre en l'air sans véritable effort, paume ouverte, comme s'il vérifiait le climat pour voir s'il ne pleuvait pas.

— Puis-je avoir votre baguette s'il vous plait ? demanda-t-il comme s'il voulait du sel.

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MessageSujet: Re: Pris au piège   Sam 17 Jan - 22:59


  Pris au piège

La surveillante s'était contentée de levé un sourcil lorsque Ludovic lui fit remarquer qu'il était sarcastique depuis vingt minutes facilement, depuis son arrivée pour être plus précis.
Nullement vexée par cette insulte pleine de "gentillesse", elle se contenta de soupirer légèrement, se disant une nouvelle fois que lorsque la volonté n'y était pas, il faisait vraiment tout pour "rester" de mauvaise humeur.
Pas super agréable, et pourtant, elle était toujours là, et n0avait même pas tenté de s'en aller. Non seulement pour toutes les raisons qu'elle venait de citer, mais aussi par simple curiosité. Curiosité qui, elle, n'était pas désintéressée.
Mais il avait sûrement raison sur un point: elle se ramollissait. Non pas sur ce fait qu'il venait d'évoquer, mais de manière générale. Un animal sauvage enfermé dans une cage perdait peu à peu de sa colère fugace non? Et bien, c'était sans doute ce qu'il lui arrivait en ce moment, en même temps, comment ne pas changer lorsque l'on passait de la chasse aux mangemorts à la garde de gamins?

-Peut-être, mais même si c'était le cas, je pense que vous l'êtes bien plus que moi pour le moment.

C'est sûr que d'être incapable de se mouvoir devait être quelque chose des plus... désagréables. A sa place, elle aurait sûrement déjà pété un plomb, et qui sait ce qui aurait put arriver?
Que des malheurs, surtout celui qui aurait eut l'imprudence de l'enfermer.

Mais lorsque le Français reprit la parole, cette fois, Oswin fut déjà plus agacée, même si elle n'en laissa rien rien paraître. Elle et son flair... A ne jamais sous-estimer, quelque part, elle eut envie de lui prouver par A plus B que la "sous-estimer" pouvait devenir une erreur fatale, mais d'un autre côté, elle s'en fichait totalement.
Qu'il la pense incapable, du moins pour ce domaine là, cela importait peu, il ne penserait pas la même chose lorsqu'il lui demanderait son aide, ou bien qu'il se retrouverai en mauvaise posture.
Par sa faute.

Le feu silencieux que Ludovic avait malencontreusement allumé se calma un peu près lorsqu'il commença à parler de son livre, de son "métier d'écrivain",  expliquant qu'il n'était que le résultat d'un... recueil de pensées farfelues.
Cette idée réussit à arracher un sourire crispé à Linda qui ne fit tout d'abord aucuns commentaires, tournant le regard vers l'ébouriffé lorsqu'il laissa sa dernière phrase en suspens. Un doute sur les fautes?

-Bête noire de tous les hommes de lettres n'est-ce pas?

Il avoua finalement avoir quelqu'un pour ce problème là, et elle acquiesça légèrement, comme si elle était en accord avec cette solution plus que raisonnable.
Sûrement quelqu'un qu'il avait payé pour ça, ou tout simplement qui avait proposé son aide -même si dans ce cas, la jeune femme avait clairement du mal à comprendre l'intérêt d'aider ceux dans le besoin-, un peu comme elle auparavant.
Combien de personnes de ce genre avait-elle connu? Lui demandant un coup de main ou son aide précieuse contre une somme des plus attirantes? Des dizaines de fois, surtout des clients réguliers pour tout dire, pour des services répétitifs...

Oswin sortit de ses pensées en relevant tout simplement la tête, pour fixer l'enseignant quelques secondes, avant d'observer autour d'elle, une sensation d'oppression la saisissant finalement.
Elle n'aurait pas cru que cela arrive aussi vite... Les poumons comme compressés, un agacement clairement perceptible...
C'est bon, elle commençait à avoir du mal à supporter cette isolation forcée.

Ses longs doigts fins tapotèrent le bord du lit sur lequel elle était appuyée d'un rythme régulier, son esprit s'éloignant lentement de la réalité réfléchissant de quelle façon elle pouvait concrétiser l'idée qu'elle avait eut quelques temps plus tôt en entrant dans la chambre pour réussir à sortir de cette pièce. C'était tout à fait faisable, elle n'avait pas vérifié tout ce que le Professeur d'Astronomie avait mis comme protection dans cette pièce, mais il n'avait sûrement que pris les mesures les plus basiques et les plus utiles. Il y avait donc sûrement de quoi faire sauter la serrure.
Au pire, il ne suffisait que d'un coup bien placé, et le coup était joué.

La surveillante se reconcentra à nouveau sur son collègue qui lui demandait ce que serait un Professeur de Sortilèges sans baguettes.

-Une question purement réthorique j'imagine, mais je pense franchement que s'il a autant de chance que vous, il ne tiendrait pas une semaine.

Autant de chance que lui... Moui, une sorte de "Ludovicbismaispastoutàfait", un autre homme, un autre Professeur de Sortilèges, sans baguette celui-ci, quelqu'un d'autre qui aurait put croiser la route de la sulfureuse Française qu'elle était, quelqu'un d'autre qui l'aurait subie, supportée, ou appréciée...
Sûrement pas Français, sûrement pas le même intérêt, pas les mêmes mystères et elle n'aurait sûrement pas ressenti la même curiosité envers ce nouvel homme, ce remplaçant.

Le regard dans le vague, Oswin plissa légèrement le nez, fronçant les sourcils avant de secouer la tête, et de sortir quelques mots typiquement "Ludoviesques", en un souffle, comme pour terminer une phrase en suspens:

-Et ennuyant.

La chaise.
Elle pouvait toujours se servir de la chaise pour tenir la poignée, du moins, le temps de réussir à ouvrir ce fichu loquet. Ou tout simplement de le faire sauter.
Même si elle savait crocheter, il était tout de même bien plus simple de faire sauter une serrure, et entendre le son du métal retentissant contre le sol était largement plus satisfaisant et calmant que de passer comme un voleur.
Sauf que pour le moment, son seul couteau était bien gentiment rangé dans l'un de ses coffrets mystérieux, lui-même rangé dans sa chambre...
Tout ça car elle s'était promis de ne pas tenter d'égorger d'élèves pendant son séjour à Poudlard, et donc, de déposer son arme pour éviter la tentation! Fichues "bonnes résolutions"!

Linda lâcha un soupir, juste avant que Descremps ne se défende sur son usage de la baguette, argumentant qu'il n'était certainement pas un de ces fous furieux qui attaquaient tout ce qui bougeaient. Cette idée calma un peu le nouvel agacement naissant que ressentait à nouveau la jeune femme, qui reprit à son tour la parole:

-Je le sais bien, mais j'imagine que me lancer un Silencio ou un Blocklang aurait été tentant, ne dîtes pas le contraire.

Un sourire en coin accompagna cette affirmation, puis, son regard toujours hautain se radoucit légèrement lorsque Ludovic lui affirma qu'il voyait clairement qu'elle venait "en paix".

-Est-ce que je dois vous remercier pour cela Monsieur Descremps? demanda-t-elle alors sur un ton très calme, sans la moindre provocation dans la voix, nie le moindre sous-entendu -ce qui détonnait assez dans le comportement général de la jeune femme-.

Une lueur d'amusement reprit sa place dans le regard d'Oswin qui ne fit aucuns commentaires lorsque l'enseignant s'affala sur son matelas, ne pouvant même plus porter son propre poids sur ses fins bras.
Sans doutes devait-il manger un peu plus, il ressemblerait alors peut-être à quelque chose...
Mouais... Il faudrait sans doute un miracle de plus et on y était!

Ses sourcils se froncèrent lorsque Ludovic prononça sa dernière phrase, clairement surprise par cette demande du moins.... Des plus inattendues.
Elle fixa l’échevelé dans les yeux longuement, penchant légèrement sa tête sur le côté et en arrière, avant de sortir sa baguette de sa botte droite, et de la faire tourner agilement entre ses doigts, éclair blanc virevoltant au dessus de sa main,bien en évidence devant elle, mais juste assez loin de l'enseignant pour qu'il ne puisse s'en saisir.

-Très bien, alors imaginons que je vous fasse confiance, et que je vous donne ma baguette. Qu'est-ce que vous en feriez? Hein?



   
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MessageSujet: Re: Pris au piège   Dim 18 Jan - 2:40

Pris au piège

Le français ne fit aucune remarque aux dernières répliques d'Oswin. A peine prit-il la peine de grommeler intérieurement lorsqu'elle se moqua de lui et de ses fautes. Pour le reste, il estimait avoir fait le tour de la question et il n'allait pas se lancer dans son éternel débat pour savoir si, en définitive, il était bel et bien chanceux ou non. Car tout bien pesé et considéré, c'était un problème pour lequel il n'avait toujours pas trouvé la solution.

— Non même pas, répondit Ludovic sans y faire attention alors que la surveillante lui proposait un sortilège de mutisme.

Pourquoi se serait-il fatigué à lui lancer un quelconque sort ? Que ce soit pour la faire taire ou simplement la couvrir de plumes d'oies, il n'en aurait pas prit la peine. C'était le minimum des bonnes manières que de ne pas utiliser des maléfices à tout bout de champ sur les invités, même s'ils n'étaient pas les siens et elle n'en valait pas la peine. Il eut un sourire en repensant à sa fâcheuse tendance qu'il avait eut enfant de faire enfler les chiens comme des citrouilles lorsqu'un repas de famille s'éternisait trop à son goût. Il y avait eut aussi une fois, alors que son père avait invité quelques collègues de travail pour parler affaire, où il avait enraciné au plancher les pieds de tous les convives présents autour de la table. Malheureusement, les victimes de sa petite farce n'avaient pas eut l'air de saisir la blague et l'aventure s'était très mal terminée pour ses fesses.

Il poussa un soupir alors qu'Oswin reprenait, à croire qu'elle n'arrêtait jamais. C'était un peu comme Jon qui ne cessait de parler dès que vous ne lui laissiez ne serait-ce qu'une seconde. Elle au moins n'était pas une grande adepte du monologue.

— Vous faites comme vous voulez,
répondit-il.

Il ne voyait pas pourquoi elle aurait eut à le remercier, il faisait ça avec tout le monde. Le quotidien aurait ressemblé à tout autre chose s'il avait utilisé la magie dès que quelqu'un lui déplaisait. Pour commencer, il aurait recommencé à investir la salle de duel tous les cinq matins et les couloirs auraient été beaucoup moins calmes.

Ludovic ne prit pas la peine de tourner la tête ni même de tendre le bras pour essayer de récupérer la baguette en question. Bien au contraire, il resta parfaitement immobile, juste occupé à attendre. Après tout, c'était bien la seule chose qu'il avait à faire dans cette chambre.

— J'ai dit s'il vous plait, se contenta-t-il de répondre après une légère rotation du poignet.

Il tendit les doigts. Il avait le temps. Il savait être patient lorsqu'il avait une idée derrière la tête. Il sentit le sang commencer à peiner à remonter le long de ses veines. Sa main perdit sa couleur au fur et à mesure qu'elle refroidissait. Ce n'était pas désagréable, néanmoins, il se souvint d'une vieille mesure de sécurité qu'on lui avait apprit, garder la chaleur passait avant quoique ce soit d'autre.

— Je ne vais pas l'abimer ni vous attaquer si c'est ce que vous craignez, assura-t-il pour décider Oswin.

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MessageSujet: Re: Pris au piège   Dim 18 Jan - 18:49


  Pris au piège

Ludovic avoua n'avoir même pas songé vouloir la faire taire à coup d'un petit sort, et cette fois, la surveillante fut clairement surprise.
Cela sonnait étrangement...
Quelque chose clochait, un infime détail, mais après réflexion, ce n'était sûrement pas l'enseignant qui avait un "problème", mais elle même. Elle pensait, jusqu'à présent, plus ou moins avoir appris de quel bois était fais le Français, mais il venait de lui prouver sans réellement le savoir qu'elle n'avait fais que de le "cibler", et qu'il y avait de nombreuses nuances qu'elle était encore loin de connaître.
Et ça...
C'était bien plus intéressant, et, il fallait l'avouer, plutôt motivant.

Le plaisir n'est pas que dans la capture, mais surtout dans la chasse. Et apparemment, elle y était encore, à la chasse.

L'air tout d'abord légèrement perdu de la jeune femme s'évanouit rapidement, pour laisser place à son habituelle implacable assurance accompagnée par l'ombre d'un sourire carnassier.
Bien, la chasse continuait, parfait.
Il restait beaucoup à découvrir, la priorité étant évidemment ces quelques mystères qui titillaient la curiosité de la jeune femme, le tatouage faisait parti de ceux-là. Et puis, il restait le plus grand de tous ces mystères, le comportement même du Professeur d'astronomie. Le pourquoi du comment.
Pourquoi il s'était retrouvé ici? Pourquoi certaines fois, il semblait tellement troublé alors qu'il ne se passait rien de spécial? Et surtout, quelque chose sur quoi elle n'avait tout d'abord pas réellement prêté attention... Peut-être était-ce inconsciemment, une sorte de réflexe pour ne pas penser à l'impossible, pour ne pas tomber dans un gouffre dont elle aurait sûrement du mal à sortir...
"Et votre frère?"
Ces trois mots, ces simples mots, qui l'avaient totalement pris au dépourvu, brisant d'un ample coup la carapace qu'elle s'était forgée en tant d'années, cette façade qu'elle continuait à porter, et qui était finalement devenu son véritable caractère...
Comment avait-il put le savoir? Le nom de son frère et sa parenté avec elle avait quasiment été supprimée de nombreux journaux français, des archives, elle avait oeuvré à cette tâche pendant de nombreuses années, alors ou est-ce qu'il était allé chercher ces informations?

En se rappelant de son trouble ce jour là, alors qu'elle déjeunait civilement avec l'enseignant, Oswin déglutit discrètement, avant de respirer plus profondément, et d'instinctivement relever la tête, semblant encore plus condescendante que d'habitude. Un reflex idiot, humain: quand tu es blessé, touché, ne laisse rien paraître.

Sa main se referma soudainement sur sa baguette, la serrant exagérément sans réellement s'en rendre compte, du moins, jusqu'à ce qu'elle sentit des picotements lui parcourir les doigts, et qu'elle remarqua ses mains blanchir sur le cuir noir qu'elle avait enroulé autour de sa baguette.
Son visage encore et toujours inexpressif fut parcourut par un éclair de stupeur, alors que sa main relâcha soudainement sa baguette qui retomba mollement sur les couvertures, avant de rouler au sol.
Oswin fronça les sourcils, prenant une grande inspiration en se massant lentement  le poignet qui jusque là avait tenu l'objet. Elle y pensait, et le pire, ce n'était pas qu'elle y pense, mais qu'elle ne s'en rende pas compte.
Car dans ce cas, d'autres pouvaient remarquer ce détail, et il suffisait bien souvent d'un détail pour tout gâcher.

-Vous n'êtes pas assez inconscient pour m'attaquer heureusement, surtout avec ma propre baguette. réussit-elle à articuler presque sans le moindre tremblement dans sa voix qui, elle le sentait, n'attendait que le moment opportun pour la trahir.

Oswin finit par faire quelques pas pour ramasser son arme qui avait roulé au sol sur plusieurs mètres, le regard vide et les pensées autre part, puis après une rapide vérification, elle revint vers l'enseignant pour lui tendre sa baguette.

-Puis-je savoir à présent ce que vous comptez en faire?



   
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MessageSujet: Re: Pris au piège   Dim 18 Jan - 21:34

Pris au piège

Ludovic commençait à trouver le temps long, à croire que la surveillante venait tout à coup d'écoper de deux mains gauches. Il eut un soupir agacé lorsqu'il entendit un bout de bois heurter le plancher. Pas étonnant qu'il l'ait battu en duel si elle n'était pas capable de garder sa baguette à la main au naturel. Il ne fit pourtant rien pour essayer de l'aider, de quelque façon que ce soit malgré son état. Il aurait put regarder si l'objet n'avait pas roulé à côté du lit ou bien juste vérifié qu'elle ne l'ait pas abimé, mais non, inutile. Il garda la main levée, attendant qu'elle fasse ce qu'il lui avait demandé depuis déjà une ou deux bonnes minutes pour ne pas dire des heures. Trop longtemps à son goût, heureusement qu'il était patient ce jour-là.

Il sentit enfin le bois lisse taper sa paume et enroula ses doigts autour pareil à des serres se refermant sur leur proie. A peine le bâtonnet prit au piège, il ramena le bras vers lui et leva sa prise devant ses yeux. Il s'en souvenait très bien de cette baguette, assez caractéristique, plutôt différentes de celles qu'il avait l'habitude de ramasser en duels. Il avait déjà eut affaire à du bois de tremble, ce n'était pas le plus difficile à reconnaitre, surtout après s'être autant intéressé à ce livre sur les "Propriétés magiques des différents bois du monde" qu'il avait lu en boucle avant d'aller acheter sa première baguette. Une petite pointe de nostalgie à ce propos ? Non, pas le temps, il était occupé.

Il fit tourner le morceau d'arbre entre ses doigts, appréciant sa relative légèreté comparée au noyer. Il n'avait pas prit trop le temps de l'observer la première fois, il y avait du monde et puis, gagner une baguette était presque une habitude, mais il avait déjà remarqué le morceau de cuir autour du manche. Il le taquina un peu du bout de l'ongle, il trouvait cela disgracieux. Il s'interrompit, il avait promis de ne pas l’abimer, et porta l'objet à son nez pour en respirer l'odeur. Il n'y en avait aucune bien sûr. Trop vieille pour sentir la sève, pas assez pour embaumer l'usure. Il la fit passer dans sa main droite, ajusta sa prise en main. Sa paume dépassait du manche, sans doute prévu pour celles d'Oswin. Baguette relativement neuve, sans doute achetée par son actuelle propriétaire dans une excellente boutique, pratiquement du fait sur mesure. Ce n'était pas le genre de chose qu'on acquière pour une noise. En tout cas, elle lui plaisait bien.

Il se redressa et visa le mur de la porte pour lancer un sortilège de révélation. Aussitôt, une sorte de vibration semblable à celle qu'on observe sur les routes brûlées par le soleil lorsque l'horizon ondule recouvrit la paroi. Ludovic sentit son moral tomber bien bas jusqu'au rez-de-chaussée, mais n'en laissa rien paraitre, l'air de toujours s'ennuyer. La surveillante avait raison, le professeur d'astronomie avait prit soin de protéger ses murs. Il lui tendit sa baguette.

— Cherchez bien,
fit-il. Vous finirez par trouver un morceau où il n'y a rien, ce n'est pas le genre de Jon de rester concentré assez longtemps pour réussir ce genre de choses. Il ramena soudain la baguette vers lui. Par contre je vous conseil de commencer par lui envoyer un message. Via patronus ou que sais-je. Si vous lui dites que vous comptez démolir le mur il y a de fortes chances pour qu'il vienne vous ouvrir.

Il rendit enfin le morceau de bois à sa propriétaire avant de s'allonger en lui tournant le dos, pour fixer le mur arrondit, essayant de penser à autre chose qu'aux barreaux ensorcelés qu'il venait de voir. Il retint un soupir, les bras croisés. La position n'était pas aussi désagréable que la narration pouvait le laisser penser et puis de toute façon il n'en avait rien à faire. Il n'y avait pas moyen de sortir de ce trou. C'était comme pour la bibliothèque. Il connaissait Myria, il savait qu'elle avait de la suite dans les idées. Il ne faudrait pas longtemps pour qu'elle trouve un moyen de l'empêcher d'y remettre les pieds. Définitivement. Que lui resterait-il alors pour se passer les nerfs ? Il y avait bien le Asgärd, mais il pouvait difficilement y aller en dehors des week-ends. Il commença à se mordiller la langue pour ne pas se lamenter à voix haute. Pour ne pas se lamenter tout court d'ailleurs. A quoi bon ? La porte était fermée, les murs imperméabilisés et de toute façon il aurait eut bien du mal à se lever. Il grinça des dents. Et on se demandait encore pourquoi il était maigre ? Comment voulez-vous avoir envie de manger quand on passe son temps à inventer mille et une façon de vous empêcher de courir ?

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MessageSujet: Re: Pris au piège   Lun 19 Jan - 2:57

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  Pris au piège


La jeune femme garda le silence lorsqu'elle vit Ludovic se saisir du précieux bout de bois, avant de se mettre a l'examiner sous toutes ses coutures, prenant un temps a la fois infiniment long et très court pour cette simple tache.
Elle eut peut-être un... Très... très léger pincement au coeur, mais si c'était le cas, elle n'y fit pas attention, et elle ne le laissa encore moins paraitre. Est-ce qu'elle tenait a sa baguette?
Évidemment! Cela avait été, après vingt ans d'errance, enfin le symbole de l'accomplissement de sa quête ! Elle représentait toutes les épreuves qu'elle avait dut traverser pour reprendre tout simplement ce que ses parents avaient toujours désiré lui offrir, vingt ans pour retrouver un droit qu'ils pensaient déjà acquis pour leurs enfants: le droit d'être sorcier!
Alors oui, elle y tenait, c'était évident, mais elle l'oubliait souvent trop rapidement.
Quelques fois, elle faisait des cauchemars la nuit, des cauchemars dans lesquels elle ne se souvenait jamais si elle avait été la persécutrice ou la persécutée, et a chacun es de ces nuits, ces mauvais rêves la rappelaient a l'époque ou elle devait enchaîner choses immorales sur choses horribles pour réussir a gagner la manche pour traverser. Sans oublier l'accent légèrement allemand qu'elle avait d'abord hérité de ses parents, mais qui avait finit par disparaître au bout de trop longues années. Ce simple accent, en plein milieu de l'après-guerre, était loin d'être le plus simple des handicaps.
Alors oui, depuis dix ans, sa vie s'était brutalement transformée, jusqu'à presque devenir un rêve, mais il restait toujours ces vingt années ou cette arme accrochée a sa hanche n'était que sa seule défense, et ou ce pendentif brisé aujourd'hui réparé n'était que son seul souvenir.

L'enseignant finit par pointer la porte du bout de la baguette blanche, et après une vibration des plus étranges, il la lui rendit, clairement désespéré.
Le premier réflexe d'Oswin fut de la ranger dans sa botte, mais elle s'interrompit lorsqu'il lui conseilla de simplement prévenir par patronus l'astronome qu'elle allait lui défoncer la porte. Cela le ferait venir?
Mais voyons! Quel intérêt? Le plus drôle, ce n'était pas de sortir, mais de défoncer la porte!
Cette pensée quelque peu décalée decrispa légèrement la surveillante qui gardait en tête toutes les bizarreries effrayantes que lui avait sortit Ludovic jusque là, il ne fallait pas qu'elle y pense. Pas autant.

Elle leva sa baguette a quelques centimètres de plus du niveau de son épaule, observant le bout de l'objet avec une certaine tension.
Bien... Le patronus... Un souvenir heureux hein? Pas le plus simple, surtout quand on avait lancé plus de doloris ou d'autres sorts interdits que de "joyeux patronus"...

Un, deux, trois...
Elle ferma les yeux, murmura quelques mots, et après un crépitement qui annonçait déjà tout de l'échec, une énorme masse lumineuse illumina la petite piece sombre avant d'en faire le tour et de s'en aller aussi vite qu'elle était apparue.
Au moins, elle avait réussi.
Oswin lâcha un soupir soulagé, avant de jeter un oeil au malade qui semblait s'être recroquevillé de son côté, sûrement pris de... D'une brusque déprime?
En fait... Il faisait peine a voir, ou plus précisément, il faisait pitié. Comment cet homme, la, enroulé dans sa dizaine de couvertures, et blanc comme un médicament, pouvait a la fois être l'homme dur qu'elle avait vu combattre et la tête de mule qu'elle pensait connaitre?

Lentement, la Française se dirigea vers le lit, du côté ou Ludovic regardait d'un air absent, et après une courte hésitation, elle s'accroupit pour être a son niveau, s'appuyant sur la tête de lit pour ne pas basculer en avant, et elle dit tout simplement:

-Un problème?



   
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MessageSujet: Re: Pris au piège   Mar 20 Jan - 16:20

Pris au piège

De la façon dont il se tenait, Ludovic n’aperçut que quelques volute de la fumée argentée qui naquit de la baguette d'Oswin. Il valait sans doute mieux qu'il n'en voit pas plus ou ses centaines d'échecs en la matière auraient fini de l'achever. Ce n'était pourtant pas faute de souvenirs heureux, il en avait des dizaines, des centaines et même plus. Techniquement il lui aurait suffit de piocher parmi les milliers d'heures qu'il avait passées en compagnie d'Aidrian et Jon ou bien de se rappeler de Paris pour réveiller une pluie de jeux enfantins dans un jardin merveilleux. Malgré les aléas il ne manquait pas de matière et pourtant ça ne marchait pas, depuis toujours, et il ne voyait pas pourquoi. Peut-être avait-il la tête trop embrouillée, à force d'avoir prit pour lui des souvenirs qui n'étaient pas les siens il pouvait y avoir eut une sorte de confusion qui faisait que ça ne marchait pas. Ou bien était-ce simplement qu'il n'arrivait pas à choisir le souvenir le plus heureux de tous tant il lui semblait avoir été heureux de façon uniforme dans sa jeunesse. A moins que ce ne soit qu'une question de réflexion, que, comme d'habitude, il se cassait trop la tête à faire les choses dans les règles au lieu de laisser faire ses sensations. Il avait aussi trouvé une excuse dans les potions d'Aidrian. Peut-être en avait-il bu une de trop qui l'avait empêché définitivement de lancer ce sort, mais il avait vite abandonné l'idée. Rian était bien trop douée pour ça. Maintenant cela pouvait aussi...

Ludovic interrompit soudain ses réflexions en entendant un léger craquement de bois, un visage venait d'apparaitre dans son champ de vision. Il le fixa sans le reconnaitre, juste étonné de voir une tête à sa hauteur, ce n'était plus arrivé depuis longtemps. Elle se mit à parler et le français sentit sa gorge se nouer sans raison. Ce n'était qu'un mot, mais il n'en faut pas moins.

— Un problème ? vociféra-t-il. Un seul ? Comme s'il n'y avait pas que ça des problèmes dans ces petites boites rondes ! ajouta-il en poussant une seconde sur le front de la femme du bout de l'index.

Il pivota, dans l'idée de tourner une nouvelle fois le dos à la surveillante. Mauvaise idée, de l'autre côté il y avait le mur avec ses sorts. Il grogna, resta allongé sur le dos et fixa le plafond, l'angle avec le mur, le plafond... il ne savait pas. Tant pis, il avait les yeux levé voilà tout. Ce n'était pas comme s'il fallait toujours fixer quelque chose. Son regard dériva sans point d'attache alors qu'il commençait à bouillir de rage d'être aussi bête.

— Des problèmes, des problèmes, je vous en fouterais moi des problèmes. Il n'y a que ça des problèmes. Les gosses, le château, les adultes, les fantômes, les Conard O'Leary, les crétins par millier, fichus humains, fichus sorciers. "Un problème ?" imita-t-il en exagérant. Je t'en donne un moi de problème : tout m'énerve. La crétinerie, les leçons, les menteurs... et les bouquins surtout, maudits bouquins! Bouquins de merde, faudrait tous les bruler, les passer au broyeur... et cet ennuis... Cet ennuis et ce bruit tout le temps !

Il se donna deux tapes contre le front avant de se pincer les yeux et de prendre une profonde inspiration. Voilà, il commençait à s'énerver et parler tout seul. Certes, ça ne sautait pas aux yeux, mais pensez bien qu'il n'aurait jamais volontairement dit ce genre de chose à Oswin. C'était juste un petit extrait de ses pensées plus ou moins quotidiennes, à force de se les répéter cela finissait par déborder. Bien sûr, c'était mieux quand il était vraiment seul.

— Un problème... marmonna-t-il en secouant la tête. Quelle question de Schmet Il s'adressa enfin à la surveillante, après un soupir pour retrouver son calme. Y a pas de problèmes. Je suis désolé. Y en a jamais eu.

Il soupira encore et tendit soudain un index en direction de la surveillante.

— Et ne me faite pas dire le contraire. D'accord ? Il n'y en a pas, ça s'est décidé comme ça. Un point c'est tout.

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En franco-belge dans le texte

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MessageSujet: Re: Pris au piège   Mer 21 Jan - 2:21


  Pris au piège


La jeune femme fronca légèrement les sourcil lorsque l'enseignant lui toucha le milieu du front, parlant de tout ce qu'il se trouvait dans "cette petite boites rondes", ou plutôt, tout ce qu'il ne s'y trouvait pas.
"Que des problèmes" clamait-il... Pouvait-on seulement être plus négatif que cet homme?
Oswin soupira interieurement, mais pourtant, elle ne dit rien, se contentant d'écouter le Français lui déballer son sac, peut-être même plus qu'il n'aurait dut le faire, alors qu'elle même s'indignait peu a peu du comportement de l'ancien Serdaigle.
Il pouvait très bien en avoir assez, par dessus la tête de... De tout ce qu'il citait, de tout le monde finalement, ça, elle comprenait parfaitement pour elle même avoir une vision peu reluisante de ce qui l'entourait, mais le monde entier était loin de n'être composé que de "problèmes" comme il semblait vouloir indiquer.
Alors qu'elle allait répliquer, coupant échevelé dans son élan, il se mit a se plaindre de l'ennui, et sur ce point, elle ne pouvait absolument rien dire. S'ils avaient au moins un point commun, c'était de ne pas supporter l'ennui, et en quelques sortes, ils faisaient tout pour y échapper. Peut-être était-ce finalement pour cette raison que leurs routes n'arrêtaient pas de se croiser?
Dans tous les cas, Ludovic avait touché un point sensible, et elle ne pouvait plus rien dire. L'ennui... L'ennui mortel qui vous faisait regretter une vie calme et sans problème, la routine pourtant si agréable pour certains qui était pourtant a deux doigts de vous donner de l'urticaire...
Alors Oswin se contenta de se redresser, croisant les bras en écoutant le visage sévère la dernière partie du discours de l'enseignant.
Et après sa dernière phrase en français, elle resta tout aussi immobile, inexpressive, tant bien que la situation aurait presque pût faire rire un enfant: le vieil homme pas content qui cri, et la fille qui s'en contre fiche.
Sauf que la, le regard de L'Auror indiquait clairement qu'elle était loin de s'en ficher, au contraire.
Elle resta ainsi plusieurs minutes, seulement quelques minutes qui lui parurent durer des heures, et pourtant, cela ne la gênait pas le moins du monde,son jugement silencieux pesant sur la pièce, a travers les piles d'innombrables bouquins ou entre les classes remplies de bricoles en tous genre, le simple silence régnait, peut-être bien trop longtemps pour certains, trop peu pour d'autres, mais qu'importe ce point de vue la, ce ne fut que quelques minutes...
Cette fois, ce fut un cliquetis au niveau de la sortie qui brisa le profond mutisme dans la salle, avant qu'une tête brune n'apparaisse dans l'entrebâillement de la porte.

-Osw...!

Un simple regard de la part de la surveillante suffit a faire taire Jon qui après un froncement de sourcils plus que significatifs, retourna sagement derrière la porte, la refermant simplement derrière lui.
A nouveaux seuls, Linda se tourna une dernière fois vers le malade, lâchant une dernière phrase sur un ton étonnement froid:

-Si même vous Descremps, vous ne savez pas voir une simple main tendue...

Elle s'interrompit, tournant son regard vers la porte avant de s'y diriger, et de finir avant de sortir:

-Bon rétablissement.


Et la porte claqua lourdement après elle.

-Que c'est-il passé ? s'inquiéta alors l'astronome, avec un sérieux qui surpris Oswin.

-Disons simplement... qu'il a besoin de repos.



   
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