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 Black & White towers

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Gallions : 3272
Date d'inscription : 17/09/2014
Multicomptes : Minerva McGonagall
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MessageSujet: Re: Black & White towers   Mar 20 Jan - 17:34

Black & white towers

Un assez long silence avait précédé le dernier coup de Ludovic qui ne l'aurait sans doute pas remarqué si lui et son adversaire ne s'étaient pas soudain remis à parler. Ce calme subite, plutôt agréable à ses oreilles, avait été savouré sans grande attention par le français. Certes, un Jon silencieux cela pouvait être très inquiétant, mais il ne disait jamais non à un peu de calme. Il avait tout simplement été trop occupé pour y prendre garde. Par l'échiquier d'une part - même si avec toutes les interruptions de son fil de stratégies il ne voyait plus très bien où ils en étaient - et, d'autre part, préoccupé par divers problèmes de logique superficiels dont il avait le secret. On ne trouve pas le rapport entre une mule et une table sans pratique quotidienne, aussi farfelue soit-elle. Non, et puis le problème principal restait cette histoire de femme.

Pour observer dans ses moindres détails les principes de la décomposition, il vous faudrait trouver un moyen pour observer jour et nuit une quelconque feuille d'arbre tout l'automne jusqu'à ce qu'elle tombe, mais si l'idée de vous écarquiller les paupières avec un tonneau de café dans les mains vous rebute un peu, vous pouvez vous contenter de regarder avec attention le visage d'un certain français brun à qui l'on vient de dire l'une des choses les plus terribles qui soit. Vous assisterez alors à une décomposition éclair au moins aussi aboutit que celle des feuilles mortes. Vous ne me croyez pas ? Jugez par vous-même.

Dès la première réponse de l'anglais, Ludovic écarquilla un peu plus les yeux, le visage figé, tout simplement choqué. Il regarda Jon se redresser et imiter son dragon avec bien assez de talent pour qu'il ait l'impression que c'était bel et bien la femme aux cheveux d'un mètre de large qui était en train de faire cette remarque. L'ébouriffé entre-ouvrit la bouche, bien incapable de faire autre chose, si ce n'est ramener un peu les jambes contre lui comme s'il voulait se protéger, un peu en retard, du regard scrutateur d'Emmy tandis que dans sa tête repassait en boucle une seule et même phrase : "Oh mon dieu !" Il eut une grimace crispée, essaya de tirer un peu sur les bords du pyjama pour être sûr qu'il le recouvre complétement. "Oh mon dieu !". Il aurait bien aimé mesurer dans les cinquante centimètres pour disparaitre totalement dans les plis du tissu irritant... quoique non, à la réflexion il aurait été trop facile de le déloger de son pantalon si cela avait été le cas. Il fixa Jon, les pupilles rivées sur les yeux de l'anglais.

— Oh... mon... dieu...

Encore un peu et toute sa vie ne tarderait pas à défiler devant lui. Autant dire que le soupir soulagé qu'il lâcha quand Jon avoua que ce n'était qu'une blague dut s'entendre jusqu'au Pays de Galles.

— Putain t'es con, souffla-t-il après de très angoissantes secondes d'apnée.

Il se frotta l'épaule, sentant la marque de brûlure familière au-dessus de sa clavicule et se crispa de nouveau quand l'astronome laissa sous-entendre qu'il avait eut un peu de mal à faire sortir sa femme de la chambre. Ludovic interrompit son geste et fixa son vieil ami avec attention pour voir s'il lui racontait encore des histoires. Hélas, cela ne dura pas et Jon enchaina en lui rappelant que ce n'était pas la première fois.

Ludovic opina du chef et recommença à taquiner l'accros de la couverture. Certes. C'était loin d'être la première fois que l'anglais le voyait plus ou moins nu pour des durées plus ou moins longues. Cependant c'était une chose de se déshabiller devant un ami, une autre de se faire déshabiller par lui et, avec toutes les rumeurs qui galopaient dans les couloirs, il valait mieux éviter l'une et l'autre. Le français eut un large sourire avant de laisser échapper un rire, l'euphorie de pouvoir à nouveau respirer maintenant que la décomposition était passée.


— En tout cas... plaisanta-t-il. La prochaine fois que tu voudras m'enfermer dans un placard, préviens moi à l'avance. Je viendrais en pyjama ça nous fera gagner du temps.

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Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
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Gallions : 879
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MessageSujet: Re: Black & White towers   Mer 21 Jan - 21:59





BLACK&WHITE
Towers





Le spectacle de Ludovic se décomposant au fur et à mesure qu'il parlait était, franchement, plus qu'attrayant.
C'était déjà arrivé, quelques rares fois ou le Poufsouffle avait réussit à mener en bateau son ami assez longtemps pour pouvoir le faire tomber de haut, obtenant de cette façon quelques expressions faciales tout simplement... inoubliables!
A son tour, l'astronome laissa échapper un rire, clairement plus franc que celui du Français, et il finit même par avoir de discrètes larmes aux yeux:

-Oh! Tu aurais vu ta tête...! Mémorable! J'aurais dut prendre mon polaroïde! J'avais oublié à quel point tu faisais des têtes étranges ! Bon, sauf qu'avant, c'était quasiment vingt quatre heures sur vingt quatre, donc ça change hein! Et puis de toute façon, même si c'était Emmy qui aurait eut l'honneur de t'enfiler mon pyjama, elle est infirmière, elle a... l'habitude. finit-il en acquiesçant de la tête pour accompagner sa remarque.

Et il disait cela avec le sourire...! Il venait d'affirmer que sa femme avait déshabillé de... très... nombreux hommes par le passé, et il continuait de sourire!
Il était quelques fois très surprenant de se dire que le couple de l'astronome réussissait à tenir le coup, mais heureusement pour lui, il était tout sauf jaloux... Enfin si... Ca arrivait... Mais c'était plutôt rare, et Jon savait se montrer compréhensif.

-Bonne idée, pour le pyjama je veux dire. La prochaine fois, je te préviens directement!

Oui, car il y aurait forcément une "prochaine fois", il ne lui avait pas tout dit, et ne lui dirait sûrement pas tout pour le moment, ni de lui même d'ailleurs, alors ce placard allait sûrement servir à nouveau.

-Et puis, tu sais, c'est pas simple de changer un homme désarticulé, et j'ai eut peur pour toi plusieurs fois!

Mieux valait ne pas se demander ce que le Londonien avait fait avec "son Ludo désarticulé"... Qui sait? Peut-être l'avait-il fais dévaler les escaliers "par accident", ou peut-être encore était-il tombé du bord du lit pendant que Jon tentait de lui enfiler un bas?

-Mais juste au cas ou, reprit-il sur un ton légèrement plus bas, plus sérieux, si jamais il y a un dénommé Tracey qui vient te demander un poulet... Dis lui qu'il a finit par décider de migrer avec les oies d'accord? Bon, je sais, c'est pas vraiment la saison mais ça devrait suffire.

Il acquiesça à nouveau, avant d'esquisser un large sourire, l'air de balayer tout ce qu'il venait de dire d'un revers de la main.


Le jeune père joua son coup, avant de s'étirer de tout son long, baillant au passage sans même prendre la peine de la petite politesse que voulait la coutume, de la main devant la bouche.

-Ah... Emmy me dit que je devrais dormir plus, elle a sûrement raison, mais bon... C'est pas que je ne veux pas, mais j'ai eut un peu de mal cette nuit. Et puis, avec cette psychiatre là qui veux me voir le matin, je ne peux plus dormir autant! Alors oui, c'est une fois par semaine tu vas me dire... Je sais! Je sais! Merci! Mais une fois par semaine c'est déjà beaucoup trop! Encore si c'était l'après-midi, je dis pas, mais "Madame" me répète qu'elle a un travail en dehors d'ici... Peut-être que je devrais lui demander d'arrêter... Bah, pourquoi pas? Ses biscuits vont me manquer, mais si j'arrive à lui demander ou elle les trouve avant de la quitter... Moui, pourquoi pas? T'en penses quoi toi, hein?

Jon avait, encore une fois, récité sa réplique d'une traite, et à présent, il observait le Français comme s'il attendait une réelle réponse, comme s'il avait suivis tout ce qu'il venait de dire.
Alors pour faire plus simple, il allait poser une simple question, il devait réussir à y répondre non? Juste une question...

-Tu vas la voir toi, cette nouvelle psychologue?



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We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


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Gallions : 3272
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MessageSujet: Re: Black & White towers   Mer 21 Jan - 23:24

Black & white towers

Ludovic eut un sourire. C'était parfois si facile de se laisser berner par le Lakenstridge. En réalité, il n'était pas si compliqué de mener le français en bateau, avec son imagination débordante et parfois très envahissante, un léger sous-entendu pouvait faire plus de dégâts que n'importe qu'elle blague élaborée. Quand à ses drôles de tête, il voyait très bien de quoi il était question, le Poufsouffle lui avait déjà montré deux ou trois photos, horribles d'ailleurs, il détestait les photos, de quelques "têtes mémorables" prisent sur le fait. Il fallait dire aussi que Ludovic avait longtemps travaillé sa plastique. On ne lève pas un sourcil de cinq centimètres vers le haut du jour au lendemain.

— Qui avait, corrigea Ludovic. Si c'était Emmy qui avait eu l'honneur. Pas aurait. Même en anglais ça sonne mal.

Il avait bien le droit de se venger non ? Et puis, corriger les quelques fautes de conjugaison de ses amis avait toujours été une véritable victoire personnelle pour l’ébouriffé. Il grimaça un peu plus à la façon qu'eut l'anglais de promettre qu'il le préviendrait. On aurait dit qu'il était prêt à remettre ça. Ludovic le regarda une seconde. Non, quand même pas. C'était une idée idiote. Il devait encore se faire des idées. Oui... enfin peut-être. Non, ce devait être une blague. L'humour britannique.

Il sourit de nouveau, il s'imaginait très bien ce que cela avait dut être de changer un homme inanimé. Est-ce qu'il ne l'avait pas déjà fait d'ailleurs ? Avec Jon ? Si c'était le cas il devait être ivre car il ne s'en souvenait pas, mais c'était loin d'être impossible.

Le français haussa un sourcil, voyez, admirez la technique.

— Tracey ? Un poulet... Jon. Tu sais que les poulets ne savent pas voler ?

Il se mit soudain à bailler jusqu'à en avoir les larmes aux yeux, presque en chœur avec son vieil ami, mais prenant soin, lui, de mettre le dos de sa main devant sa bouche. Il se frotta les paupières. C'était incroyable les vertus du bâillement, comme si se détendre les muscles de la mâchoire suffisait à détendre l'ensemble du corps. Il prit soudain conscience des interminables heures de sommeil qu'il avait en retard et bailla une nouvelle fois à cette idée. Cette mésaventure serait peut-être l'occasion de se rattraper.

— Dormir, je ne serais pas contre,
marmonna le français en profitant d'une légère hésitation de son ami pour en placer une.

Jon se relança sans peine dans un de ses monologues dont il avait le secret, bien qu'assez bref comparé à ce dont il était capable. Ludovic l'écouta poliment, prenant note au fur et à mesure de ce qu'il voulait répondre. Il en oublierait sans doute un peu avant la fin, mais c'était toujours mieux que rien. Malheureusement, il dut être distrait par un échiquier car, lorsqu'il releva les yeux vers Jon, il ne se souvenait plus que de quelques mots. Les distractions peuvent être si traitres.


Il prit quelques secondes pour réfléchir à la question. Psychiatre... Quel psychiatre ? Ah oui, cette femme là, qu'ils avaient été obligés d'aller voir en début d'année. Une heure terrible, mais il pensait s'en être assez bien sortit au final. Enfin... il avait entendu dire par McGonagall qu'il avait eu rendez-vous avec la femme-requin une fois par semaine depuis un peu moins d'un mois, mais cela lui était totalement passé au-dessus. Ignorer ces gens-là n'était pas plus difficile que respirer. Il eut un ricanement et se laissa aller contre la tête de lit, les bras croisés derrière le cou.

— Non, penses-tu, il ricana encore. Pourquoi j'irais voir une psy ? Il se frotta un oeil, encore un peu humide à cause de son précédent bâillement. Elle a des biscuits ? Ils sont à quoi ?

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Jeu 22 Jan - 2:10







BLACK&WHITE
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Lorsque le Français le corrigea, Jon croisa les bras en faisant une légère moue, tout de même vexé même si il restait surtout très amusé par la situation.
IL avait réussit. Il avait réussit à changer les idées de son meilleur ami, de le faire sourire, et sûrement de lui chasser quelques idées noires de la tête. Ce pour quoi il était venu, il avait réussit à l'accomplir, armé d'un simple jeu d'echec, et de tout l'enthousiasme et la joie de vivre qu'il possédait.
Au moins, cela prouvait bien qu'il n'avait pas perdu la main sur ce point, même après tant d'années. Et c'était plutôt rassurant.

-Oh lala! Monsieur le Français fais son p'tit malin, Môôôsieur le Français se croit plus intelligent? Est-ce que Môsieur désire que je lui rappelle ses débuts en Angleterre ou cela suffira?

Il "bouda" encore quelques instants, avant qu'un sourire ne tranche a nouveau, brisant cette image qu'il semblait se plaire a donner.
Mais lorsque Ludovic lui fit remarquer que les poulets ne savaient pas voler, il fronça un sourcil, levant l'autre -pas aussi bien que son ami malheureusement- bien haut, avant de lâcher un simple mot:

-Vraiment?

Vint alors un intense moment de réflexion ou l'astronome se plongea dans ses pensées, pour une fois, ne les deblaterant pas toutes a voix hautes et se contentant d'imaginer devant lui un simple poulet. Du doigt, il dessina les contours du volatile invisible, se stoppant dans l'air pendant quelques secondes avant de reprendre et de finir son dessin imaginaire. Nouvelle minute de silence, puis le jeune père reprit:

-Qui te dis que les oies ont décidé de migrer en volant? Hein? Si ça se trouve, elles ont juste décidé de faire de la marche a pieds, qui sait? Hein? Tu es inspecteur des oies toi peut-être? Non. Bon, alors, contente toi de retenir Tracey, Poulet et Oie, d'accord?

Rapide pause.

-Et puis, pourquoi un poulet ça ne peut pas voler, Mmmh? Ça a des plumes, ça a des ailes, un bec et des pattes! Pourquoi ça vole pas, hein? Je te le demande! Saleté de bêtes... C'est aussi logique que ces poissons qui savent pas nager! C'est génial hein ? Un poisson... Qui ne sait pas nager... Il faudra un jour m'expliquer le principe franchement!

Soupir.
Grande inspiration... Et on se calme.
Il expira lentement, puis lorsqu'il rouvrit les yeux, il joua son coup:


Jon lui adressa ensuite un discret sourire, un problème de résolu! Et si a présent, on voyait des colonies d'oies sauvages traverser la rue en compagnie d'un dindon... Non, d'un poulet, qu'on ne se demande pas pourquoi, compris?
Merci.

L'ancien Serdaigle fit alors remarquer -entre deux de ses tirades a ralonges-, qu'un peu de sommeil ne lui ferait pas de mal, et instinctivement, l'astronome leva son regard sur son ami, se faisant remarquer lui-même a quel point il semblait affaibli.
C'est vrai que dans cet état, dormir ne pouvait que lui faire du bien, et lui, qui débarquait le matin, le réveillant de la manière la plus brutale qui soit...
Jon lâcha un soupir, plus contre lui-même qu'autre chose, et lorsqu'il sortit de ses pensées, ce fut pour entendre Ludovic ricaner sur la psychiatre qui avait pour habitude de passer dernièrement a Poudlard pour quelques séances avec de rares désignés.
Lui? Pourquoi aller chez un psy...? Comment dire...?
Il récitait les raisons par ordre alphabétique?

-A cause de ta grosse obsession avec les chèvres peut-être? Et pis peut-être qu'elle, elle pourrait réussir a te trouver la femme parfaite qui réussira a te supporter? Qui sait?

Et oui, on ne fais pas lâcher prise a un Jon aussi facilement que cela!

-Quant aux biscuits, ils sont a la confiture de framboise, ou de fraise... De fraise je crois. Bon, c'est pas vos merveilles françaises mais je trouve ça juste délicieux! Avec du thé et mis du miel... Mmmh! Un délice!



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MessageSujet: Re: Black & White towers   Jeu 22 Jan - 2:11





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Lorsque le Français le corrigea, Jon croisa les bras en faisant une légère moue, tout de même vexé même si il restait surtout très amusé par la situation.
IL avait réussit. Il avait réussit à changer les idées de son meilleur ami, de le faire sourire, et sûrement de lui chasser quelques idées noires de la tête. Ce pour quoi il était venu, il avait réussit à l'accomplir, armé d'un simple jeu d'echec, et de tout l'enthousiasme et la joie de vivre qu'il possédait.
Au moins, cela prouvait bien qu'il n'avait pas perdu la main sur ce point, même après tant d'années. Et c'était plutôt rassurant.

-Oh lala! Monsieur le Français fais son p'tit malin, Môôôsieur le Français se croit plus intelligent? Est-ce que Môsieur désire que je lui rappelle ses débuts en Angleterre ou cela suffira?

Il "bouda" encore quelques instants, avant qu'un sourire ne tranche a nouveau, brisant cette image qu'il semblait se  plaire a donner.
Mais lorsque Ludovic lui fit remarquer que les poulets ne savaient pas voler, il fronça un sourcil, levant l'autre -pas aussi bien que son ami malheureusement- bien haut, avant de lâcher un simple mot:

-Vraiment?

Vint alors un intense moment de réflexion ou l'astronome se plongea dans ses pensées, pour une fois, ne les deblaterant pas toutes a voix hautes et se contentant d'imaginer devant lui un simple poulet. Du doigt, il dessina les contours du volatile invisible, se stoppant dans l'air pendant quelques secondes avant de reprendre et de finir son dessin imaginaire. Nouvelle minute de silence, puis le jeune père reprit:

-Qui te dis que les oies ont décidé de migrer en volant? Hein? Si ça se trouve, elles ont juste décidé de faire de la marche a pieds, qui sait? Hein? Tu es inspecteur des oies toi peut-être? Non. Bon, alors, contente toi de retenir Tracey, Poulet et Oie, d'accord?

Rapide pause.

-Et puis, pourquoi un poulet ça ne peut pas voler, Mmmh? Ça a des plumes, ça a des ailes, un bec et des pattes! Pourquoi ça vole pas, hein? Je te le demande! Saleté de bêtes... C'est aussi logique que ces poissons qui savent pas nager! C'est génial hein ? Un poisson... Qui ne sait pas nager... Il faudra un jour m'expliquer le principe franchement!

Soupir.
Grande inspiration... Et on se calme.
Il expira lentement, puis lorsqu'il rouvrit les yeux, il joua son coup:


Jon lui adressa ensuite un discret sourire, un problème de résolu! Et si a présent, on voyait des colonies d'oies sauvages traverser la rue en compagnie d'un dindon... Non, d'un poulet, qu'on ne se demande pas pourquoi, compris?
Merci.

L'ancien Serdaigle fit alors remarquer -entre deux de ses tirades a ralonges-, qu'un peu de sommeil ne lui ferait pas de mal, et instinctivement, l'astronome leva son regard sur son ami, se faisant remarquer lui-même a quel point il semblait affaibli.
C'est vrai que dans cet état, dormir ne pouvait que lui faire du bien, et lui, qui débarquait le matin, le réveillant de la manière la plus brutale qui soit...
Jon lâcha un soupir, plus contre lui-même qu'autre chose, et lorsqu'il sortit de ses pensées, ce fut pour entendre Ludovic ricaner sur la psychiatre qui avait pour habitude de passer dernièrement a Poudlard pour quelques séances avec de rares désignés.
Lui? Pourquoi aller chez un psy...? Comment dire...?
Il récitait  les raisons par ordre alphabétique?

-A cause de ta grosse obsession avec les chèvres peut-être? Et pis peut-être qu'elle, elle pourrait réussir a te trouver la femme parfaite qui réussira a te supporter? Qui sait?

Et oui, on ne fais pas lâcher prise a un Jon aussi facilement que cela!

-Quant aux biscuits, ils sont a la confiture de framboise, ou de fraise... De fraise je crois. Bon, c'est pas vos merveilles françaises mais je trouve ça juste délicieux! Avec du thé et mis du miel... Mmmh! Un délice!



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MessageSujet: Re: Black & White towers   Dim 25 Jan - 0:58

Black & white towers

Le français afficha un large sourire moqueur. Provoquer l'une des plus ou moins minuscules bouderies de Jon était toujours un plaisir. Il adorait voir les invisibles sourcils de son ami se froncer du mieux qu'ils le pouvaient tandis que son menton fulminait. C'était presque aussi indescriptible que risible, une vraie tête d'enfant qui retient sa respiration pour avoir une glace. Ludovic n'insista pas, il avait déjà eut ce qu'il voulait et il préférait ne pas prendre le risque que Jon lui cite l'un de ses chefs-d'oeuvres de cafouillage linguistiques. Encore heureux qu'il ne l'ait pas rencontré à sa première année où l'ancien Poufsouffle ne l'aurait jamais pris au sérieux.

L'ébouriffé haussa un sourcil, le visage un peu déconfit alors que Jon débattait sur la raison pour laquelle les poulets n'auraient pas sut voler. Il plaisantait encore ou il était sérieux ? Le français resta songeur. Les poulets c'était une question de proportion ; des ailes trop courtes un corps trop gras. Sans parler du profil très loin de l'aérodynamisme. Il aurait bien raconté tout cela ainsi que la façon dont il fallait s'y prendre pour endormir une volaille après l'avoir attrapée, mais si l'anglais ne disait pas cela sérieusement il aurait eut l'air de se venter ou bien pire, de ne pas avoir compris la blague. Il se contenta donc de ruminer un peu cette histoire de poulet et d'oies et finit par marmonner :

— Des oies à pieds ça ne va pas très vite... il faudrait leur mettre des patins à roulettes.

Encore un sourire en imaginant de grosses oies blanches sur des petites roues traverser le parc en zigzag. Il y aurait eut de quoi lancer un nouveau sport. Ludovic tourna la tête et baissa les yeux sur l'échiquier, Jon venait de jouer. Il réfléchit une minute et fit de même.


Etait-il moins attentif que d'habitude ? Peut-être, trop de choses auxquelles penser durant cette partie. Il se gratta la joue, ses ongles frottant le début de barbe piquant qui lui couvrirait bientôt le coin des mâchoires, le menton et les tempes. Il leva les yeux sur Jon et se demanda s'il avait déjà vu cet homme mal rasé. Aucune idée, il n'avait pas fait attention. Avait-il seulement des poils en dehors de ses cheveux ? Bonne question, sans doute déjà posée.

— Comme si une psy pouvait faire une chose pareil, grogna-t-il agacé. Et puis je n'en ai rien à faire d'être célibataire, je me débrouille très bien tout seul. Pourquoi je m'encombrerais d'une femme ? Et puis quoi encore ? Tu veux que j'ai des gosses en prime ? Il grimaça. Tu m'imagine dans une maison avec une femme et des enfants ? Moi ? L'angoisse !

Il secoua la tête. Non, c'était une très mauvaise idée. Il aurait fallut une femme vraiment exceptionnelle. Avec Hesper il aurait aimé. Se fixer ne lui avait pas fait peur avec elle. Il se frotta encore la joue, songeur. Il lui aurait fallut un rasoir, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas essayé de se raser à la normale.

— Les chèvres ce n'est pas de ma faute. Il n'y avait qu'à pas y en avoir autant dans la forêt interdite. Je me demande d'où elles venaient d'ailleurs... Si j'avais trouvé... je ne sais pas... des Enormus à Babille il n'y aurait pas eu de chèvres.

Il ouvrit une seconde la bouche, appâté par les biscuits. Le thé et le miel l'emballaient moins, mais les fraises...

— Les fraises c'est bon...
il tourna la tête comme s'il venait de chasser une idée absurde enfin, je suis sûre que ces encore une de vos recettes écœurantes d'anglais et puis c'est une psy. Je suis sûr qu'ils sont empoisonnés.

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Lun 26 Jan - 3:55





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L'astronome retint un pouffement lorsque Ludovic lui parla a nouveau de ses oies, cette fois en commentant leur vitesse de marche, faisant alors remarquer qu'avec des patins aux pieds, elles seraient bien plus rapides. Cette vision en tête, le regard de Jon s'illumina lorsqu'il s'imagina une dizaine d'oies, des patins a roulettes aux palmes, accompagnées d'une poule dans le même piteux état, déambuler dans le chao le plus total au milieu de Londres, traversant dans une joyeuse cacophonie les magasins de chapeaux, ressortant avec de ravissants couvre-chefs sur leurs petits crânes, et d'énormes écharpes autour de leur longs cous...

-Des oies... A patins! Mais ou vas-tu chercher tout cela?

Il lui sourit, songeant a ce que malgré les années, il restait toujours aussi imaginatif et créatif qu'auparavant.

-Tu sais... C'est surprenant mais je pense que même si tant d'années sont passées, dans cette petite tête là -il posa le bout de son index entre les deux yeux du Français, le poussant légèrement avant de se reculer-, il doit rester des tas d'idées totalement farfelues que les nous d'il y a quinze ans auraient étés ravis de mettre en place, je me trompe?

L'astronome se rassit correctement, droit, un air comme fier au visage, comme un petit garçon qui venait de réussir quelque chose dont personne ne le croyait capable.
D'aussi loin qu'il se souvienne, Ludovic avait toujours été l'une des personnes les plus créatives qu'il connaissait. Des la première fois qu'il l'avait vu, ce Serdaigle rentrant dans cette salle de métamorphose en trainant les pieds, l'air franchement dépité suite a une punition pour quelque chose dont il n'avait eut aucunes idées. Des le moment ou il avait passé ces portes, cherchant des yeux une place de libre avant de décider de s'assoir sur la seule de libre, auprès d'un jeune garçonnet pour qui la vie allait être chamboulée, tout comme celle de l'autre punis.  Des le moment ou le Français s'était mis a manipuler les sort, jouer avec comme s'il s'agissait la de la chose la plus naturelle du monde, s'amusant des réactions qu'il provoquait dans la salle bondée, jusqu'au moment ou il s'était retrouvé fautif, seul face au grand Albus Dumbledore.
Peut-être que c'était parce que le jeune Lakenstridge avait sentit, déjà a l'époque, que le Serdaigle avait indéniablement besoin de quelqu'un pour se sortir de ses situations tordues? Peut-être était-ce ce simple petit détail qui l'avait fait se lever de sa table, se dressant contre le Professeur pour qui il avait a l'époque tellement de respect?

Ce fut le crissement de la pièce de bois sur l'échiquier verni qui ramena l'astronome a la réalité, le sortant d'un nouveau de ses délires, alors que son cerveau se remettait lentement en marche avant de jouer son prochain coup.


Un nouveau rire monta dans sa gorge lorsque Ludovic se mit a lui parler de... De famille, d'installations, de toutes ces démarches "officielles" pourtant si importantes encore a leur époque! Il se retint tant bien que mal d'écouter jusqu'à la fin son vieil ami s'exprimer, attendant le dernier mot avant d'enfin répondre a sa remarque.
C'est vrai que lui... Ludovic, avec une femme et des enfants... Mieux valait ne pas s'imaginer! Cela aurait sûrement donné un mélange des plus... Explosif! Surtout qu'il ne tenait plus en place depuis ce sombre jour ou il avait décidé de quitter l'école pour parcourir le monde... Mais au moins aujourd'hui, il avait finit par revenir, et tout était enfin "redevenu comme avant", a quelques détails prêts.
Même si quand on y repensait, le jeune Ludovic d'il y a quinze ans, aurait très bien pût finir marié, maison, famille, et tout le tralala, enfant, le Londonien avait été persuadé qu'il serait le premier a se caser durablement, mais beaucoup de choses semblaient avoir changées, alors... C'était différent a présent.

-Ne sous-estime pas le pouvoir du diable Ludo'! Cette psy serait bien capable de te faire trouver une femme qui te passerait non seulement la bague au doigt, mais en plus, t'acheterai une maison, te ferais des enfants, un chien! Oh! Pour le chien, il s'appellera "Dingo" ou "Pluton" ! Et et... Et t'auras aussi un paillasson, avec ton nom de famille écris dessus! Et aussi une boite aux lettres, une adresse fixe... Et évidemment, tous les problèmes de couples qui vont avec! Le rangement, les toilettes, qui va faire les courses... Ah... Les joies de la vie a deux! Je te souhaite que du bonheur!

Un large sourire prit a nouveau place sur le visage de l'astronome chez qui une lueur de malice persistait dans son regard, surtout en s'imaginant son vieil ami cuisiner, derrière les fourneaux avec son petit tablier après une violente dispute avec sa femme...
Il ne tiendrait pas trois jour.

Lorsque le malade revint ensuite sur le sujet de la psychologue, mais surtout, de la gastronomie anglaise -la critiquant une énième fois-, Jon haussa un "sourcil", fronçant légèrement l'autre, alors qu'une légère incompréhension flotta sur son vissage avant de disparaitre, fendue par l'habituelle bonne humeur du jeune père.

-Ow! Je vois! Encore une fois, Monsieur le français a bon goût! Monsieur le francais a un palais beaucoup trop fin pour " notre" cuisine anglaise? Tu veux que je te refasses encore une fois la liste de tous les horreurs gastronomiques que "vous" mangez, "vous" là-bas? Les huitres, les moules, les... Les escargots! Bwah! Horrible! Sans oublier les inévitable grenouilles! Nan mais franchement, je pense que tu n'es pas en position de critiquer, Môsieur le fin gourmet!

Courte pause, ou il fit a nouveau cet air boudeur qu'il prenait si souvent, mais incapable de ne pas commenter un seul mot de ce que disait son vieil ami, le Londonien reprit presque immédiatement:

-Et puis tu l'as prends pour qui? Hein? La méchante belle-mère dans Blanche-Neige? Ou une tueuse en série psychopathe qui tuerai ses clients a petit feux? Ou... Ou... Je sais! Une espionne meurtrière au service des services secrets étrangers, poursuivie par... Par James Bond! Le grand James Bond! Tu imagines? Remarque, ça lui irait bien, le rôle de la femme élégante, d'apparence normale, mais insensible et cruelle a l'intérieur! Et puis, qui ne révérait pas d'avoir James Bond comme ennemi ? Hein? Enfin c'est mieux de l'avoir comme ami mais... Mais c'est bien tout court de le connaître en fait, même si tu risques d'avoir de gros problèmes en fait si c'est le cas...

... Ludovic avait dit quoi? Ah oui, simplement que la cuisine Britannique n'était pas a son goût...


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MessageSujet: Re: Black & White towers   Mar 27 Jan - 16:25

Black & white towers

Ludovic chassa d'un revers de la main l'index que l'ancien Poufsouffle venait de lui coller sur le front.

— Arrête de faire ça, grogna-t-il.

C'était énervant à la fin, il allait finir par le faire loucher. Autant la veille... l'avant-veille... n'importe, il avait été trop groggy pour y faire attention, autant maintenant c'était tout simplement pénible. A croire qu'il l'infantilisait. Il n'était pas Rory, loin de la, et l'astronome était son cadet. Trois ans d'écart maintenant ! Ce n'était pas à lui de faire l'adulte responsable, ni de jouer les conseillers. Jon n'était peut-être pas son frère de sang, mais il le considérait souvent comme tel et, de la même façon qu'un ainé envahissant, il ne supportait pas que son petit frère prenne le rôle de leurs parents.

Il ne resta pas grognon trop longtemps contrairement à ce que son visage laissait à penser, trop flatté par le fait qu'on reconnaisse sa créativité. Il en était fier de celle-là, même si, couplé avec son imagination débordante, elle lui faisait parfois penser à des choses qui le mettaient dans l'embarra. Il était vrai aussi que, jeune, il aurait aussitôt profité de cette idée farfelue pour courir attraper une de ces volailles au délicieux foie. C'était comme cela que l'on finissait par faire des courses de tasse à thé volantes en salle de divination. D'ailleurs, même vieux, il avait hésité à aller fouiller dans son bazar pour trouver des patins. On ne se refait pas.

Il observa le coup d'échec et après un petit instant de flottement eut un sourire. Il caressa le bord de l'échiquier le temps de réfléchir avant de lever la tête pour écouter Jon lui parler de femme et enfants. Cela aussi c'était énervant, mais un peu moins dans la situation actuelle. Pourquoi voulait-il absolument le caser ? Rien que pour le contrarier il aurait bien essayé de rester célibataire toute sa vie, mais quelque chose lui disait qu'il aimait bien trop la compagnie pour se forcer à ce genre de lubies.

— Un paillasson avec mon nom ? coupa-t-il sans vergogne en faisant la grimace. Oh ! Mais où tu va chercher ça bon sang ça serait tout simplement horrible. Et une boite aux lettres ! Bah ! Il tira la langue comme si on venait de la tartiner de miel ou de viande faisandée.

Il s'assombrit un peu et regarda le mur et la porte, soudain rattrapé par la nostalgie et le remords.

— J'ai déjà essayé, la vie en couple. Fauteuil, télé, diners, lit, fin sourire vite fini. Boite aux lettres et boulot fixe.

Il resta silencieux une minute ou deux. Voilà où ça l'avait mené. Il eut un rire jaune et se remit tout à coup à jouer.


— J'ai fini dans un placard, plaisanta-t-il. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de recommencer.

Sa bonne humeur revint en parlant cuisine. Il n'y avait rien de mieux pour briser la glace, surtout avec leurs origines respectives. Il leva les yeux au ciel et ricana en silence pendant que l'ancien Poufsouffle menait son monologue.

— Les huitres d'accord, c'est pas terrible... enfin, je n'ai jamais goûté. Mais le reste c'est bon et je t'interdit de dire le contraire. Les grenouilles tu sais, c'est comme de la caille, mais en plus fin encore et un peu plus nerveux. Hum... Il se mettait l'eau à la bouche. Et je pense avoir tout à fait le droit de critiquer, tu n'as pas idée du nombre de sacrifices gustatifs que j'ai dut faire pour apprécier votre cuisine de rôtis froids et de panses de brebis farcies. Bah ! Et je ne parle pas de votre poisson ! Beurk ! Il fit encore une grimace. Le poisson vraiment, merci, mais non merci.

Il regarda Jon se lancer dans des théories rocambolesques sur la psychiatre, gloussant à cette idée. C'est vrai qu'elle aurait fait une bonne méchante chez Blanche-neige, avec ses chaussures vernis, ses tailleurs trop serrés et ses sourires de requin. Brr, encore heureux qu'il n'avait pas l'intention de la revoir avant le jugement dernier et, même là, s'il pouvait éviter...

— Tu te casse la tête pour rien là Jon, c'est une psychiatre, ça suffit à en faire quelqu'un de dangereux.
Il resta songeur une seconde. James Bond c'est un livre non ? Casino Royal c'est ça ? Il sourit encore. C'est vrai, plutôt bien.

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Mer 28 Jan - 16:34





BLACK&WHITE
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Jon eut un nouveau sourire amusé lorsque son vieil ami chassa son doigt de sa main, lui grognant de ne pas faire ça. Comme si lui même ne lui avait jamais fais, tiens!
Il plissa le nez, un grand sourire aux lèvres, il pouvait toujours râler, il râlait toujours de toute façon, mais il ne changerait rien! Pourquoi changer? Cela le dérangeait-il? Non! Enfin... Si, peut-être que cela l'agaçait, mais franchement, ce n'était pas la fin du monde, pas vrai? Ce n'était que quelques taquineries, cela n'irait jamais plus loin de toute façon.

Après quelques instants pendant lesquels Ludovic continua de faire son boudeur, il sembla enfin réagir à quelque chose et s'horrifia des "idées" de son cadet, hurlant presque à l'assassin sur les mots "paillasson" et "boîte aux lettres"... Et oui, peu de gens se rendent compte de la dureté de ces simples mots pour un voyageur tel que lui!
Dire que lui-même avait rêvé de voyages et d'aventures comme son ami, peut-être que quelque part il n'avait pas eut le courage de passer le pas, ou bien n'était-il finalement pas fait pour accomplir ses rêves d'enfants passionné? Les mousquetaires, les pirates, les cow-boys... Ils n'étaient restés que des rêves. Est-ce qu'il était nostalgique? Peut-être, de cette naïveté et de ces rêves dont il ne lui restaient que des souvenirs, mais son présent était lui aussi tout autant fantastique, et il n'allait sûrement pas s'en plaindre!

En parlant de nostalgie, ce fut à ce moment que l'ancien Serdaigle choisit de se rappeler sa vie avec cette "Hesper", et la simple phrase qu'il prononça transforma le sourire joyeux du Londonien en un sourire triste. Il se souvenait ces moments avec une tristesse et bonheur propre à la nostalgie. Avait-il peur qu'en recommençant sa vie avec une femme, il se reproduirait ce genre d'horreurs? Peut-être, et pour ça, Jon ne pouvait rien dire. C'était son droit de craindre, de ne pas "trahir" sa défunte "Hesper" quelque part, mais il devait avancer. Et s'il n'était pas encore prêt...
Et bien il attendrait. Il attendrait que le français soit prêt, le soutenant si jamais il avait besoin de son aide, même si apparemment il n'était pas vraiment du genre à parler de ses problèmes de sa propre initiative. Mais il faudrait qu'un jour vienne ou enfin, il tournerai la page.


-Chaque... expérience peut mal finir, autant qu'elles peuvent bien se terminer. C'est... comme les échecs.

Revint ensuite le sujet de la gastronomie, et Ludovic s'emporta une nouvelle fois en commentant chaque spécialité de leurs pays respectifs, un sujet récurent, ils devaient en avoir parlé... Des milliers de fois! Qu'est-ce qui était mieux? Dans quel pays? Lequel devait le plus en avoir honte? Ah... Question existentielle, la nourriture!

-Tu te répètes j'ai l'impression, on a discuté de ça tellement de fois, je connais presque par coeur ce que tu vas me sortir! Ah et, la "menthe"! Tu vas me parler de la menthe?

L'amusement qu'il provoqua chez le Français fit sourire Jon qui se contenta de hocher la tête pendant qu'il se mit à parler, puis une fois qu'il ait commenté l'oeuvre "James Bond", l'astronome reprit la parole, tout aussi enthousiaste que d'habitude:

-Un livre? Oh non non! Non! C'est un film, et encore, Casino Royale ça remonte à... Loin! Comment tu peux connaître ça toi hein? Tu avais... Douze ans? Ah si, ça va après tout, mais tu sais que depuis il y a bien d'autres films qui sont sortis? Ils sont géniaux! Il faudrait que je trouve un moyen de te les montrer... 007, tu connais? Doctor No, Bons baisers de Russie... Ca te dis rien?



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MessageSujet: Re: Black & White towers   Ven 30 Jan - 0:43

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Le français haussa les épaules et se contenta de répondre un simple "je sais" avant de se concentrer sur l'échiquier. Pour lui la remarque de l'anglais n'en méritait pas plus. Il s'était posé la question bien assez longtemps pour enfin se décider à passer à autre chose. Dix ans, c'était plus que suffisant, il n'y avait qu'à accepter, garder les histoires enfouies au fond de lui et juste accepter qu'elles ressortent parfois. Il se renfrogna et fit bouger sa pièce. Attends donc Novembre avant de prêcher la bonne parole. Cela aurait été plus simple s'il n'avait pas été monogame.


Heureusement qu'il y avait la cuisine, mais je crois l'avoir déjà dit. Existe-t-il un seul sujet qui permette autant de se changer les idées sans craindre un retour en force des mauvais pensées ? En dehors de la météo bien sûr, même si la météo est tout de même bien moins vaste. Mis à part un conflit culturel et quelques bonnes indigestions, on ne craignait pas grand chose avec la cuisine. Bon, certes, elle pouvait aussi tuer, mais je m'écarte du sujet. Ludovic tira une nouvelle fois la langue en repensant à l'affreux goût de menthe qui lui était resté collé au palais des mois durant. La cuisine, il n'y a rien de plus divertissant.

Il fronça un sourcil en essayant de se souvenir s'il avait déjà vu l'un de ces fameux films ou un film tout court d'ailleurs. Ce n'était pas trop le genre de sa famille, ils étaient livres et air libre jusqu'au bout des ongles. Peut-être était-il allé au cinéma une ou deux fois avec Jon. Oui il s'en souvenait. Cela avait été une sortie extraordinaire. Malheureusement c'était vraiment une activité non magique que son père n'avait jamais cherché à pratiquer. On ne pouvait pas tout connaitre des deux mondes, aussi sang-mêlé qu'on puisse l'être. C'était dommage, mais cela aussi c'était comme ça. Pourtant, 007 lui disait bien quelque chose. Mais des films...

— Non, je ne vois pas, répondit-il en faisant la moue.

En revanche, il se souvenait très bien d'une longue description à propos d'un martini qui lui mit l'eau à la bouche. Il déglutit et resta pensif une seconde. Rien à faire, ces fameux films ne lui parlaient absolument pas. Il finit par bailler et étira ses doigts et ses poignets.

— Qu'elle heure est-il ? On devrait peut-être finir la partie demain...

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Mer 4 Fév - 0:51





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L'astronome observa d'un oeil distrait les moindres mimiques de son ami, ses haussements de sourcil, ses grimaces et ses expressions dont certaines étaient tout simplement indescriptibles. Il avait réussit a le divertir un peu, son but premier avait été atteint, et par ailleurs, lui même avait passé un bon moment. Ce fut donc pourquoi lorsque le français lui demanda quelle heure il était, comme s'il s'impatientait face a la partie qui s'éternisait -il avait beau aimer les défis et les échecs, la patience avait toujours fais défaut a Ludovic... Remarquez, Jon était mal placé pour parler de ça-.

-Tu sais, si tu en assez, tu n'as qu'a le dire, ça ne me gêne pas!

Le jeune père eut un sourire un peu plus doux cette fois, puis il se leva de sa chaise en tournant vivement après quelques secondes, rassemblant ses mains, excité comme a son habitude, avant de se saisir du plateau de jeu et de parcourir la chambre encombrée du regard, a la recherche d'un endroit ou il pourrait entreposer son bien.

-Ne va pas croire que j'abandonne la partie! Ce n'est certainement pas parce que tu es fatigué que je vais jeter l'éponge! Je... cherche juste une place ou poser ce machin...

Sur ses derniers mots, il se déplaça à travers la salle vers une lourde armoire, avant de soulever a bout de bras le plateau de jeu et de le déposer en équilibre précaire sur le rebord de l'armoire, faisant fi des protestations des pièces mécontentes. Et puis au pire, si elles décidaient de se faire une petite randonnée au milieu du bordel ambiant, au moins cela donnerait une distraction au français!
Jon se frotta ensuite les mains, soupirant avant de se tourner rapidement vers son vieil ami, gardant le silence quelques nouvelles secondes avant de reprendre la parole presque déçu.

-Tu veux te reposer? Enfin, j'imagine, bon, très bien ! Je vais donc te laisser a ton repos!

L'astronome s'humecta les lèvres, avant de s'approcher de la porte Et de se saisir lentement de la poignée:

-Profite de ton repos pour une fois!

Et il passa la porte en la refermant bien après lui.


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