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 Black & White towers

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Gallions : 879
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MessageSujet: Black & White towers   Ven 5 Déc - 22:47


Ce matin la, ce fut les grognements répétitifs qui sortirent le professeur d'astronomie de son sommeil, bien plus que le soleil qui lui léchait les épaules depuis plusieurs heures déjà.
En ouvrant les yeux, la première chose que le Londonien vit fut bien un livre qui lui tomba a quelques centimètres seulement de son visage, lui coupant le souffle de surprise quelques secondes alors qu'il ait une légère toux suivie d'un soupir amusé.
Il se retourna, de façon a observer le plafond avec un petit sourire béa aux lèvres, écoutant d'une oreille distraite sa femme qui enchaînaient jurons sur jurons. Il resta ainsi plusieurs minutes, avant de diriger son regard vers Emmeline qui semblait chercher quelque chose dans le capharnaüm qu'étaient ses placards. La veille, elle et Jon avaient déménagés temporairement dans la salle d'astronomie, quelques affaires étaient perpétuellement ici, dans cette gigantesque salle, comme perdues dans les ruines d'un endroit anciennement habité, et c'était justement ces dites affaires que la "plus douce des femmes" recherchait en ce moment avec tant de "délicatesse".
Un fin sourire amusé se dessina sur les lèvres de l'astronome, qui se retourna en s'appuyant sur son coude, sa tête posée dans sa paume.

-Yawza! J'aime te voir de bonne humeur des le matin. C'est tellement agréable, tu ressemble a une déesse.

Regard noir, ce qui arracha un léger rire au Londonien, qui s'amusa a en remettre une couche.

-Besoin d'aide peut-être?

Cette fois, ce fut un soupir qui répondit a la remarque agaçante du jeune père, évidemment, comment pourrait-il l'aider? Franchement, dans tout cela, c'est vrai qu'il connaissait " son monde" de long en large, sachant ou chaque objet de sa collection se trouvait -enfin la plupart du temps- , mais pour retrouver quelque chose qui n'était pas a lui... Mieux valait ne rien lui demander.

Jon ferma les yeux, prenant une grande inspiration comme s'il profitait de ce moment.

Qu'est-ce que ces petits moments lui plaisaient...! Ces petits accrocs, ces scènes de ménages, leurs nuit a deux, ces taquinerie...
Ils étaient sûrement l'exemple type des "Contraires s'attirent", mais ce qui était sur, c'était que la vie était loin d'être ennuyeuse avec elle à ses côtés.
Un vrai rêve, qu'il n'aurait auparavant pas cru possible.

Une douce caresse sur les lèvres le fit revenir a la réalité, et l'astronome rouvrit les yeux pour observer sa femme sortir de la grande salle d'un pas hâtif, avant d'esquisser un nouveau sourire et de s'étirer.
L'air éternellement frais de cette salle rafraichit son torse nu alors qu'il se levait, allant chercher ses vêtements posés sur son bureau en s'attardant quelques secondes devant la vue qui s'offrait a lui -heureusement pour lui, personne ne pouvait le voir d'où il etait-. Il faisait beau, pour une fois, aucuns nuages, juste du soleil qui illuminait les environs d'une lumière douce, presque chaude malgré le mois d'Octobre et l'automne, les feuilles d'or et de cuivres habillant les arbres affirmaient cette sensation de chaleur.
Peut-être y aurait-il eut un feu que le spectacle n'aurait pût être plus agréable.

Les yeux rivés sur la ligne d'horizon se dessinant au loin, Jon enfila son habituel pantalon noir, une chemise blanche -noeud pap' en bonus-, un gilet violet sans manches, et un long manteau d'un brun sombre, une tenue cette plus chaude qu'à son habitude, mais il n'y avait aucuns doutes que, malgré le beau temps, le froid s'amplifierait petit a petit. Cela plairait sûrement a Ludovic, lui qui appréciait tant le froid!

Alors que ses pensées dérivèrent lentement vers son vieil ami, l'astronome parcourut la pièce des yeux, cherchant dans un coin de sa tête ou il avait bien pût ranger de quoi occuper le Français: un jeu d'échec.
Il allait rester un moment cloué au lit, donc autant lui faire Passer le temps! Le pauvre ne pouvait rien faire, alors Jon mettait un point d'honneur a trouver par tous les moyens possibles de quoi lui changer les idées.
Alors quoi de mieux qu'un défi intellectuel ? Surtout pour l'ancien Serdaigle qui ne résistait ni a un défi, et encore moins a une provocation.
Quelques minutes passèrent sans que rien ne se produise avant que le Londonien ne s'approche enfin de son bureau, se penchant en avant pour observer sous le meuble massif, lâchant un petit cri victorieux en tirant une boite vers lui, la prenant sous son bras avant de quitter la salle d'astronomie, tout guilleret.

~~

-Allez on se lève la dedans!

Jon traversa la chambre en quelques grandes enjambées, ouvrant les petits rideaux pour laisser rentrer la lumière dans la pièce, puis il lâcha la lourde boite qu'il tenait sur le bout du lit, commençant ses habituelles allées et venues dans toute la pièce, ses mains s'activant au fur et a mesure qu'il parlait:

-Dis moi, bien dormis? Enfin non, tu as dormis? Suffisamment? Tu sais, c'est bien de dormir, ça permet de reposer le corps et le cerveau, c'est pendant que tu dors que tout ... Tout ça peux souffler un peu, et vu comment tu t'es fatigué hier, th th th, tu vas devoir dormir et pas qu'un peu! Alors que fais-je ici? Je te vois deja me poser la question! Simple! Tu ne dors plus, tu n'as jamais beaucoup dormis de toute façon, d'ailleurs j'ai jamais approuvé ça, un jour ça te posera problèmes tu verra! Et donc, si tu ne dors pas, j'ai du mal a t'imaginer seul dans ma chambre... Qu'est-ce que tu ferais hein? Tu t'amuserais a redecorer tôt de fond en comble? On peut faire bien des choses avec une baguette, surtout si on s'appelle Ludovic Descremps! Ah lala... Ça fais du bien de dire ce nom! -il se tourna vers la petite bibliothèque, ses yeux passant lentement sur le titre de ses ouvrages même si ses pensées étaient ailleurs alors qu'il répéta lentement le nom du francais- Ludovic Descreeeemps, Ludooovic, Deeeesrcemps... Ludovic Descremps! Ludovic!

Il se tourna cette fois vers son ami, un grand sourire aux lèvres, et sauta sur le coin du lit près de la ou était posée la boite d'échec:

-Alors Descremps, bien dormis?

___




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Dernière édition par Jon Lakenstridge le Sam 6 Déc - 1:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Black & White towers   Sam 6 Déc - 0:39

Black & white towers

Le temps semblait s'être ralentis dans la chambre du professeur d'astronomie. Il y régnait une obscurité opaque à peine troublée par un rayon de lune se glissant dans le fin espace entre le rideau et le cadre de la fenêtre et un silence religieux, pour ne pas dire de mort, complétait le tableau. Ludovic n'avait pas bougé depuis qu'il s'était endormit, enfin, globalement. Il était toujours tourné vers la porte, mais s'était déjà retourné une ou deux fois, semant sa baguette en chemin et la poussant jusqu'à ce qu'elle glisse sous le lit sans qu'il s'en aperçoive. Mais cela n'avait aucune importance, il était plongé dans un sommeil opaque, sans la moindre nuance, sans sens, sans durée. C'était à la fois reposant et étouffant. Le genre de sommeil qui vous laissait tout aussi fatigué au réveil, mais pour une fois que le professeur de sortilèges passait toute une nuit les yeux fermés et les songes à la trappe, il n'allait pas se plaindre.

Heure par heure, nuages, lune, étoiles tombaient du ciel en silence pour passer de l'autre côté de l'horizon tandis que le soleil s'élevait à l'opposé. Le rayon de lumière, entre le rideau et la fenêtre, s'inclina peu à peu, pivota, se teinta des couleurs de l'aube. Rosées, mauve, or pale, jaune avant de finalement revenir à un blanc plus vif que l'argent lunaire. Et pendant ce temps la pièce ronde restait noire, à peine plus éclairée quand la matinée commença à être bien avancée. Il était déjà tard quand Ludovic se réveilla, la bouche pâteuse et migraineux. En bref, un peu comme d'habitude. Il ouvrit les paupières et eut un instant d'hésitation, ne reconnaissant pas les murs de sa chambre habituelle. Il n'aimait pas trop l'endroit où il se trouvait. Trop... encombré ? Inerte ? Vide ? Quelque chose comme ça. Pour ne rien arranger il y avait une odeur puissante et désagréable. Mélange de renfermé, de parfum féminin, de papier, de poussière et d'autre chose qu'il préféra ne pas identifier. Après quelques minutes d'hésitation pour décider de son programme du jour, il eut un grognement étouffé et se débarrassa tant bien que mal de sa veste froissée avant de retourner pour se rendormir presque aussitôt.

Bien sûr, ce n'était pas des plus passionnants, mais il n'y a guère mieux à faire dans ce genre de situation. Ludovic ne tarda pas à se retrouver plongé dans un rêve confus. Sans qu'il sache trop comment il s'était emmêlé dans un filet du diable fait de cordes et de chaînes qui tintaient en criant des injures à l'univers. Le bruit était assourdissant, il avait l'impression que ses tympans allaient exploser, mais hors de question de faire du feu. Il se débattait en vain, s'agitant un peu dans son sommeil, lorsqu'un éclat de voix familier le ramena à la réalité. Ludovic entre-ouvrit les yeux alors que Jon tirait le rideau l'éblouissant tout en inondant la pièce de lumière. Le français grommela et enfouit sa tête dans un oreiller. Manque de chance, une de ses oreilles se trouvait encore assez découverte pour entendre le bouillonnant bavardage de son vieil ami. Il sentit quelque chose cogner contre une de ses jambes et les ramena sous lui pour les mettre hors de portée de l'anglais, grognant encore, et essaya tant bien que mal de se boucher les oreilles en entourant sa tête de ses bras. Autant dire que sa position ne ressemblait plus à grand chose, si vous avez du mal à vous la représenter, repensez à la dernière fois où quelqu'un vous a réveillé en fanfare et vous devriez trouver.

— Va te pendre,
marmonna Ludovic pour toute réponse, s'enterrant un peu plus parmi les oreillers.

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Sam 6 Déc - 20:38





BLACK&WHITE
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Jon fit la moue quelques secondes lorsque le Français lui lança d'aller se faire pendre, mais un sourire radieux reprit rapidement son habituelle place sur ce visage éternellement juvénile.
Il ne tarda pas a se relever, et a se placer face a la tête enfouie dans les couvertures de son ami, s'accroupissant pour être a sa hauteur.

-Voyons! Tu sais bien que si je le faisais, ta vie serai bien triste non?

Il resta la, laissant l'information monter au cerveau de l'echévelé, puis il se leva en jetant un oeil a la boite que Ludovic avait volontairement écarté de lui, haussant les épaules avant de lancer d'un ton plein de sous-entendus:

-Alors tu dors hein? Tu fais ta marmotte? C'est rare. M'enfin... Dommage, je pensais qu'une petite partie d'échec te remettrait d'aplomb mais si tu es trop occupé a te morfondre dans mon lit... Pourquoi pas hein? Je croyais que tu ne craignais jamais les défis, mais apparemment tu as bien changé en quelques années... ! Bon, tant pis!

Un sourire en coin et ira ses fines lèvres alors qu'il attendit quelques secondes la réaction a laquelle il s'était préparé.
Évidemment, elle arriva, enfin. Presque une delivration: encore une chose qui n'avait pas changée! Sans cet habituel entêtement et ce tempérament... Fougueux? Oui, fougueux, il se serait sûrement sentit comme en face d'un inconnu, après tout, c'était bien la première qui l'avait impressionné chez le Serdaigle bien des années auparavant.

Jon fit un tour sur lui-même, avant de s'approcher de la boîte en bois avec une impatience non dissimulée. Il hésita quelques instants, approchant ses mains avant de les enlever brutalement, comme un enfant qui hésiterait a ouvrir un cadeau bien longtemps attendu, mais il finit tout de même par ouvrir le couvercle avec une douceur surprenante, sortant le plateau miniaturisé de l'intérieur, avant de s'en prendre aux pièces du jeu, les délogeant délicatement de leurs emplacements, pour les placer sur le couvercle plat de la boîte.
Une fois sa tache achevé, il regarda les figurines un instant, puis il sortit sa baguette pour redonner sa taille initiale au plateau de jeu pour enfin pouvoir commencer.

-Tu prends les noirs? Ou les blancs? Les noirs non?

Il leva son regard vers son ami avant de reprendre, sans attendre une seconde la réponse de Ludovic:

-Ça me rappelle quand nous y jouions enfants, tu gagnais souvent! Bon, en même temps j'avais pas l'habitude, j'ai toujours du mal d'ailleurs avec les pièces sorcières, mais ce n'est rien comparé à comment j'étais mal a l'aise il y a bien vingt ans! Mais contre un Serdaigle comme toi, franchement, j'avais très peu de chances. J'ai hâte de savoir si j'ai réussi a m'améliorer avec le temps, bon, ça fait un moment que je n'y ait pas joué donc je pense ne pas réussir a te devancer ou a arriver seulement a ton niveau, mais nous verrons bien...!


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Voilà, tiens si tu veux commencer a jouer:

Spoiler:
 

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Dernière édition par Jon Lakenstridge le Mar 23 Déc - 23:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Black & White towers   Dim 7 Déc - 17:14

Black & white towers

Ludovic poussa un nouveau grognement, du genre de dire "Ouais, je sais pas c'est à voir". Une vie triste sans le Poufsouffle peut-être, sans aucun doute même, mais plus calme, beaucoup plus calme... ça c'était bien. Restait à voir ce qu'il regretterait le plus ; le calme ou la joyeuse animation du professeur d'astronomie. Il faudrait qu'il pousse le débat un peu plus loin un de ces jours, mais il n'en avait pas très envie.

La "marmotte" sentit le matelas s'enfoncer subitement à côté de lui, mais ne fit pas un geste pour autant. A la voix qui s'éleva presque aussitôt de ce côté en lui vrillant le crâne il n'eut aucun mal à deviner que l'anglais commençait à s'installer. Aucune importance, il pouvait très bien se rendormir avec un peu de patience et de volonté, mais c'était sans compter sur le mot "échecs".

Paupières entre-ouvertes, Ludovic dressa aussitôt la tête. Pas très haut certes, il avait l'impression de s'être transformé en une courbature vivante, mais il la leva quand même. Il sentit aussitôt son mal de crâne se réveiller. En moins d'une seconde la lumière lui tapait déjà sur le système. Il laissa retomber sa joue contre l'oreiller et glissa sa main sur ses yeux pour se cacher du soleil avec un marmonnement de douleur.

— Tu veux bien... juste fermer le rideau et parler moins fort ? chuchota-t-il après un juron étouffé.

Le brun ébouriffé se frotta les yeux sans parvenir à faire plus que les entre-ouvrir à cause du soleil. Il se força une minute à dégager sa main pour regarder l'ancien Poufsouffle aligner des pièces sur un minuscule échiquier dans un silence plus que bien venu. Les mini-pions, mini-tours et tout le reste étaient vraiment adorables. On aurait dit des petites figurines en sucre. Difficile d'imaginer que dans quelques minutes elles s'entre-détruiraient sans pitié. Le silence fut de courte durée, A peine le plateau de jeu avait-il retrouvé une taille normale que Jon reprenait son boucan. Ludovic essaya de se boucher les oreilles sans découvrir ses yeux, ce qui, même avec une grande main, est assez laborieux. Il finit par laisser tomber et se contenta de froncer les sourcils, éblouit.

L'ancien Serdaigle suivit tant bien que mal ce que sa migraine voulait bien lui laisser comprendre. Il se souvenait de leurs parties bien sûr, l'un de ses passe-temps favoris à l'époque. Le contraire aurait été étonnant. Si ce n'est les échecs, quel meilleur moyen de prouver qu'on est le plus malin ? Bien entendu, en tant que mauvais perdant, Ludovic avait autant haït ce jeu lorsqu'il se faisait battre qu'il l'adorait lorsqu'il gagnait. Il devenait insupportable dans le second cas et pouvait bouder des semaines durant dans le premier. La fierté que voulez-vous, on ne se refait pas.

Ludovic eut un sourire en coin en entendant le cirage de bottes de son vieil ami. Difficile de brosser un ébouriffé dans le sens du poil sans qu'il ne flaire le piège, mais l'effort fait toujours plaisir.

— C'est pas sympa de se moquer des mourants, plaisanta-t-il à mi-voix. Je prends les noirs bien sûr. Manquerait plus que tu gagne parce que tes pièces se sentiraient trahies.

L'ancien Serdaigle tendit le bras et toucha une à une chaque pièce. Les échecs sorciers étaient des plus délicats. A croire que les fabricants prenaient soin de rendre caractériel jusqu'au dernier pion. C'était presque tout un travail de les rendre fidèles, un peu comme pour les baguettes. Ludovic connaissait bien les pièces noirs pour avoir toujours joué avec. Question de bonnes ondes peut-être. Il intervertit trois pions et échangea les fous de place. L'un des deux préférait les cases blanches voyez vous, et il peut-être assez perturbant d'avoir deux fous blancs. Quand aux pions, l'un d'eux avait tendance à partir sur la gauche et les deux autres s'étaient battus lors d'une ancienne partie et ne supportaient plus d'être à côté depuis. Délicat, très délicat... je vous l'avais dit ?

— A toi l'honneur.

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Mer 24 Déc - 0:18





BLACK&WHITE
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A vrai dire, pour le moment Jon se fichait quelque peu de l'état de somnolence avancé de son meilleur ami, jouant avec les rebords de son noeuds-papillon en se demandant combien fallait-il accrocher de noeuds-pap' à la suite pour obtenir quelque chose d'assez long pour "pouvoir se pendre". Une pensée assez morbide, c'est vrai, mais loin de lui l'envie de tenter cette expérience! Il n'avait rien à se repprocher, aucuns cadavres cachés dans les placards, et il avait enfin obtenu la vie idéale dont il avait tant rêvé étant enfant.
Ludovic sembla alors lui parler, et il tourna la tête vers lui, sortant brutalement de ses pensées qui avaient déjà passé à autre chose. Il lui avait parlé? Bien sûr qu'il lui avait parlé! Qu'est-ce qu'il avait dit déjà?
L'astronome se contenta d'un de ces sourires idiots qu'il affichait souvent, réaction tout à fait banale de sa part, et remit finalement son noeud qui s'était presque défait en place, fixant la minuscule fenêtre qui faisait peine à voir en face de lui, avant de se lever presque sans s'en rendre compte pour tirer la doublure du rideaux, dans le but d'adoucir la lumière de la pièce.
S'était-il rendu compte que c'est exactement ce que son ami lui avait demandé? Sûrement pas, mais quoi qu'il en soit, son souhait avait été exaucé.

Les échecs avaient toujours étés une bonne occupation, autant pour le Serdaigle que son cadet de Poufsouffle, car contrairement à d'autres, Jon était du genre à apprécier même les choses dans lesquelles il n'avait aucun don particulier, ce qui donnait parfois lieu à des moments inoubliables. Des parties interminables entre la stratégie du Français et la chance du Londonien par exemple, quelques fois ils avaient dut même déménager plusieurs fois pour réussir à terminer leur partie, entre la salle de bain et les toilettes, la grande salle et les cachots, il arrivait même des fois ou les pièces finissaient par voler d'agacement, que se soit de leur propre volonté ou de celles des joueurs qui les maniaient.
Par contre, c'était loin d'être le cas de Ludovic qui avait souvent du mal à s'intéresser à autre chose qu'à ses propres passions, "à sa petite personne" disaient les mauvaises langues. Le jeune Lakenstridge en avait été désespéré il y a plusieurs années, à tenter de convertir son ami au Football Anglais... Sans grande réussite.

Lorsque cette idée traversa l'esprit du dit Lakenstridge, ce dernier soupira en observant distraitement le paysage par la fenêtre, mais il finit par revenir auprès de son ami, s'appuyant sur le rebords en bois en souriant à Ludovic, clairement amusé par son état "cadavérique".

-Tu peux parler! Mais tu me tends la perche, c'est bien difficile de ne pas la saisir!      

Un Ludovic cloué au lit, totalement innofensif, pour une fois que l'astronome pouvait se permettre quelques remarques sans s'attendre à une réaction à laquelle il n'aurait sut quoi répondre. Pas sa faute s'il était impressionnable.

-Mais pour ce qui est de la traîtrise... Je pense qu'elles doivent se sentir déjà bien assez trahies comme ça. Ca fait... Deux ans que je ne les ait pas sorties de leur boîtes. Peut-être aurais-je dut les laisser à Rory... -il haussa les épaules- Tant pis.

Jon se tût sur cette dernière phrase, observant avec une douce excitation son "adversaire" vérifier l'emplacement des places, modifier celles que quelques-unes d'entres elle... Il avait toujours admiré ce point chez Ludovic. Être tellement minutieux sur de tels détails... Impressionnant. Brillant même! Il fallait une sacré bonne mémoire pour réussir cet exploit. Même si lui même n'y arrivait pas -et pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé!-, c'était l'une des raisons qui, enfant, lui avait fait briller les yeux, lui avait rendue ce monde totalement inconnu plus agréable et plus fantastique.
Et sûrement l'une des raisons principales pour laquelle il perdait ses parties.

Jon lâcha un léger soupire amusé lorsque l'ébouriffé le laissa commencer, puis il s'étira et réfléchit quelques secondes, une légère grimace aux lèvres, avant de se décider à déplacer sa première pièce, avançant tout d'abord sa main vers la pièce voulue, avant de se rappeler de la règle de base, toujours à l'oral.

-Comme tu le disais si bien... Allons-y!



-Sinon... Qu'est-ce que tu penses de cette Oswin? Hein? Tu sais... Lasurveillante qu'on a croisé dans les couloirs il y a quelques temps! Tu la revue depuis?demanda alors innocemment le jeune père.

Un sourire espiègle étira les fines lèvres du jeune père alors qu'il relevait tout juste les yeux pour observer les réactions de son ami.
Après tout, les femmes et Ludovic... C'était bien l'un des sujets les plus intéressants que l'astronome connaissait! De quoi bien agacer le français!
Mais avec le bon ton, cela resterait simplement de l'agacement, rien de plus, et Jon avait la chance de connaître le genre de tons qu'il valait mieux utiliser en compagnie de son ami. Toujours.



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MessageSujet: Re: Black & White towers   Jeu 1 Jan - 4:37

Black & white towers

Une fois les rideaux tirés et la pièce de nouveau dans une semi-obscurité, Ludovic parvint à ouvrir à peu près convenablement les yeux. Côté teint ça n'était toujours pas très glorieux, un linge aurait pâlit qu'il se serait encore trouvé trop foncé, mais il n'y avait pas non plus de quoi s'inquiéter, tant qu'il parvenait à aligner deux pensées cohérentes et qu'il restait éveillé c'était qu'il allait bien. Cela lui avait suffit plus d'une fois et il n'allait pas s'inquiéter pour si peu, surtout avec un défi sous les yeux, avec un échiquier sous le nez, même s'il avait pu, il aurait fallut pousser loin pour qu'il s'en aille avant la partie finie.

Il écouta l'ancien Poufsouffle d'une oreille distraite, par politesse plus qu'autre chose ou bien par habitude avec Jon. Il se contentait de sourire de temps à autres aux blagues et souvenirs de son ami, simplement content d'entendre autre chose que le bourdonnement de ses migraines, mais cela ne dura pas, le professeur d'astronomie ordonna à une pièce de bouger, la partie commençais. Allons-y. Il avait lancé le moteur sur le choix de la pièce à bouger, ce n'était que le début, il n'y avait pas de grandes stratégies à avoir pour certains voir beaucoup, mais il n'était pas de cet avis. Il eut un grognement étouffé lorsque Jon se remit à parler, un "Je t'écoute ouais... peut-être... tout à l'heure" et leva soudain la tête lorsqu'il entendit parler d'une certaine surveillante. Il fixa le professeur d'astronomie, complétement sortit de son problème d'échec, et le regarda avec un air interloqué. Pourquoi il lui parlait d'elle ? D'où la connaissait-il ? Ah oui, le couloir, ce satané couloir. Pourquoi il en reparlait de toute façon ? Elle lui avait fait quelque chose ? Elle lui avait demandé quelque chose ? Parlé de quelque chose ? Quelque chose d'intéressant ? Ou pas, en fait ce n'était pas son problème il avait juste levé la tête.

— Hum quoi ? Pourquoi ? répliqua-t-il parce qu'il fallait bien dire quelque chose.

Il fronça un sourcil et reporta son attention sur l'échiquier. Ce devait être une idée de son vieil ami pour le déconcentrer. Il se gratta derrière l'oreille en prenant l'air inspiré. Il ne se souvenait plus s'il avait choisit une stratégie avant de se faire grossièrement interrompre.

— Pourquoi tu me demande ça ?

Il avait bien lancé un "Pourquoi ?" isolé un peu avant, il fallait qu'il y ajoute quelque chose, non ? Question de principe, enfin pour faire la conversation, enfin vous l'avez compris. Il se gratta la joue. Il faudrait qu'il pense à se raser, non pas qu'il n'aimait pas avoir un peu de barbe, mais la plupart du temps il n'en gardait que par flemme, oublie ou juste histoire de changer de tête. Enfin, là n'était pas la question. Il rabaissa le bras et se décida enfin à faire bouger une pièce.


C'était simple, mais il n'allait pas se casser la tête. Il leva les yeux pour fixer Jon, attendant la suite ou la réponse. A moins que ça ne soit les deux.

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Ven 2 Jan - 1:01





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Voilà qu'il abordait le sujet d'une surveillante au nom un peu trop connu, et il obtenait en bonus une réaction immédiate de la part de son ami!
Un sentiment de fierté envahit l'esprit de Jon alors qu'il se remettait son noeud papillon, assez fier de lui d'avoir trouvé un sujet qui semblait faire réagir l'ancien Serdaigle. C'était rare, enfin, ce qui était rare c'est que quelqu'un montre de l'attention subite envers quelque chose qu'il venait de dire. Il fallait donc vraiment que cette femme représente quelque chose plutôt préoccupant pour que l'évocation de son nom soit digne d'attention du grand Ludovic Descremps!

-A-ha! Tu as levé la tête! J'ai touché un point sensible peut-être ?

Un sourire en coin reprit son habituelle place sur le visage de Jon, alors que celui-ci s'assit sur une chaise tirée a lui, le dos de la chaise face a lui, il s'y appuya en posant sa tête sur ses coudes, s'apprêtant apparemment a parler un long moment.
Un interrogatoire, c'était tout a fait ça, il allait interroger son meilleur ami.

-Pourquoi je te demandes ça? Je ne sais pas... La curiosité peut-etre? Mmmh... Malin, répondre a une question par une autre question pour éviter le problème... -il secoua la tête en faisant claquer sa langues deux-trois fois- Mais tu m'as trop bien entraîné vois-tu? Ou sinon c'est que je suis trop habitué a présent, mais tant pis! Le problème n'est pas la! Qu'est-ce que t'en penses donc? Certains de mes élèves sont carrément effrayants, on dirait des chacals affamés qui bavent devant la photo d'un bout de viande!

Il soupira, puis reprit en fixant son ami, une légère grimace déformant son visage.

-Ah si Emmy apprend que je parle de ça, elle me tuerait sur place! Pas que je la regarde hein! Non non! Je suis fidèle! Je regarde jamais les femmes qui... Ce qui ne veut pas dire que je ne les trouve pas ... Et puis de toute façon ma femme me comble entièrement! Et ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit!

L'ancien Poufsouffle plissa le nez, lâchant un "Peuh!" avant de detourner le regard, "boudant" pendant quelques secondes, avant d'observer autour de lui et de soupirer a nouveau.
Évidemment, Oswin était loin d'être la seule femme digne d'intérêt de tout Poudlard, et ces dits "chacals affamés" bavaient devant bien d'autres "morceaux de viande",  et quelques fois, Jon se sentait heureux que ni sa chère femme, ni sa meilleure amie n'étaient au coeur de ces folies.

-Vous aviez l'air de... Bien vous entendre lorsque je l'ai rencontré. reprit l'astronome avec plus de calme, après une bonne grosse inspiration. Enfin... Plus ou moins, mais lorsque je l'ai vu, la seule chose que je voyais dans son regard  n'était sûrement pas une envie accrue de t'étriper! Après, il y a énormément de rumeurs qui courent a son propos, comme par exemple...

Il observa autour de lui, suspicieux, avant de se pencher en s'appuyant sur sa chaise grinçante vers Ludovic, et de lentement demander sur le ton de la confidence:

-C'est vrai qu'elle torture ses élèves? Tu sais, tu peux me le dire, surtout si elle t'as torturé aussi. Avec tous ses... Certains disent qu'elle n'a pas de coeur, un genre de... Une sorcière qui mange des enfants au petit déjeuner. Des contes moldus évidemment! Je pense pas qu'elle mange des enfants, sa chambre doit être bien trop petite pour contenir ne serait-ce qu'un chaudron non?

Jon revint a sa place, se plongeant un instant dans ses pensées, fixant le plateau de jeu sans réelle attention. Il en sortit cependant bien vite, souriant légèrement a son vieil ami avant de enfin se décider a déplacer sa prochaine pièce.


Et l'astronome fixa la fenêtre aux rideaux tirés, de rares rayons de lumière s'échappant par le bas et le léger espace entre les deux, dessinant sur le mur d'en face quelques lignes blanches qui illuminaient les environs.

-Non vraiment, un peu de lumière ne te ferait pas de mal! Regarde ton teint! On dirais qu'on t'as menacé avec l'une des potions de 'Rian!

Nouvelle grimace, mais il n'insista pas plus, se contentant d'énumérer mentalement uns a uns les livres contenus dans sa bibliothèque. Dans tout ce tas de fictions et de romans, il devait bien avoir quelque chose au goût de l'ancien Serdaigle non?
Après tout, une fois la partie terminée, il se doutait ne pouvoir rester aux côtés de Ludovic, alors il devait bien lui trouver de quoi faire n'est-ce pas?


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MessageSujet: Re: Black & White towers   Ven 2 Jan - 4:39

Black & white towers

Ludovic tourna la tête lorsque Jon lui fit remarquer qu'il l'avait levé. Il s'intéressa au plafond une seconde, tournant sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Ce qui n'arrivait pas très souvent, même métaphoriquement.

— Non, un point sensible c'est absurde,
se défendit-il. J'ai pas de point sensible... enfin pas comme ça... enfin pas celui-là. J'ai juste entendu un nom inhabituel venant de toi, ça m'a surpris, je pensais pas que tu en parlerais ou que tu t'en souviendrais... oui bon, tu as sans doute une meilleure mémoire que moi pour ces choses là, mais c'est juste que pour une fois que je me souviens d'un nom ça m'a étonné. Non pas que j'ai une raison particulière d'avoir retenu ce nom là, je l'ai juste entendu vingt fois, c'est comme je me souviens du nom de McGonagall ou bien d'Aidrian. Enfin tu vois ce que je veux dire. C'est juste à force. En plus je ne connais même pas son prénom, tu vois, et je n'ai même pas cherché à savoir. C'est dire à quel point ce n'est pas important, n'est-ce pas ?

Il marqua une pause, se repassant une minute en mémoire ce qu'il venait de dire. Cela semblait logique. Il baissa les yeux et regarda l'échiquier. Tiens, il avait une idée du prochain coup à jouer.


— Non, mais c'est idiot ce que tu viens de dire.

Le sourcil froncé il leva de nouveau la tête et écouta son ami tourner autour du pot, comme s'il voulait le narguer. L’ancien Serdaigle ne mit pas longtemps à perdre patience, d'autant plus qu'il n'aimait pas la façon qu'avait eut l'astronome de s'installer sur sa chaise. Le français plia une jambe pour y appuyer le bras, son autre main pianotant sans bruits sur le matelas tandis qu'il écoutait avec attention pour ne pas manquer la fameuse réponse. Il l'aurait voulu claire et nette, mais cela ne semblait pas vouloir venir. La curiosité c'était bien  beau, mais il avait l'impression qu'autre chose se cachait derrière.

L'ancien Poufsouffle se lança dans une comparaison stupide des femmes avec des bouts de viande, mais l'ébouriffé tint bon pour ne pas perdre le fil. Peine perdue. Il grinça des dents, le regard noir, quand son vieil ami s'interrompit pour faire la grimace et se mordilla la langue pour éviter une remarque désagréable alors que le bavard parlait de sa femme. Comme s'il en avait quelque chose à faire de son dragon frisoté, il y avait des choses bien plus importantes dans la vie.

— Tu le dis très bien tout seul, grinça-t-il tout de même avant que l'anglais ne commence à bouder.

Le grand brun grinça des dents et changea de jambe d'appuis. Il commençait à s'intéresser de nouveau à l'échiquier lorsque l'homme en face de lui sortit de son bref silence. Ludovic ouvrit aussitôt la bouche pour répliquer. Ce n'était pas ce qu'il appelait s'entendre avec quelqu'un. Malheureusement pour lui, Jon ne lui laissa pas le temps d'en débattre. Il fut bien obligé de fermer les mâchoires et haussa un sourcil en entendant la suite. Autre chose dans les yeux ? Vraiment ? Il fronça les deux sourcils et contempla les trois pièces sorties du rang. Bah, c'était sans doute une envie de profiter de sa gentillesse ou n'importe quoi d'autre dont la surveillante aurait put tirer partit. Il leva la tête au mot rumeur. Ce mot là, il l'avait toujours adoré étant jeune, même si comme d'habitude tout dépendait du contexte. Mieux valait entendre quatre rumeurs sur des petites amies imaginaires qu'une seule sur une histoire de folie furieuse.

Il eut un sourire moqueur. La surveillante torturer les élèves ? Pourquoi pas après tout, cela semblait dans ses cordes, mais le reste était totalement absurde. Il eut une brève grimace en repensant à la chambre de la femme tandis qu'un frisson lui parcourait la nuque. Trop petite, sans aucun doute ! Le français se passa la main derrière la tête, pour se frotter le cou, pensif.

— Tu sais les rumeurs, c'est toujours n'importe quoi. Je dis pas qu'elle n'en serais pas capable, tu vois, je l'ai vu... bien pire, mais de là à manger des gosses c'est autre chose. Non, ça c'est stupide, c'est comme si je disais qu'elle chante dans les bars tous les samedis et même là ce serait plus crédible. En fait oui, je la verrais bien chanter dans les bar si elle passait moins de temps à boxer tout ce qui bouge...

Il leva les yeux vers Jon sans y faire trop attention, puis vers les rideaux, toujours avec aussi peu d'intérêt et un léger sourire en pensant aux potions de l'alchimiste.

— Hum ouais, si tu veux, je sais pas.

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Ven 2 Jan - 14:07





BLACK&WHITE
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La réponse du moins... Bien construite de Ludovic amusa le Professeur d'astronomie. Joli, bien répondu, sauf qu'il restait apparemment un détail auquel il n'avait apparemment pas songé, et sûrement l'un des détails les plus accriminant a son goût.

-OK, d'accord, j'ai rien dit alors! répondit Jon en haussant les épaules, un faux ton innocent dans la voix, mais clairement amusé. Mais si je puis me permettre, tu te défends beaucoup pour quelqu'un qui n'a rien a se reprocher...! As-tu a ce point peur de penser qu'il y a quelque chose entre toi et elle? Après tout, tu viens d'avouer toi même avoir été surpris de retenir son nom nan? Mais pour son prénom, je pense que seuls Alby et cette démone de Minerva sont au courant, elle ne donne que son nom, et je pense pas que son nom de famille soit si rare que cela ou même très extraordinaire. T'imagines si en réalité son prénom révèle un secret qui donne gloire et richesse? C'est le mot de Passe vers une ancienne civilisation ou... Ou... Le secret de la vie! finit Jon, les yeux brillants d'excitation -je plains la pauvre Oswin qui risque de se faire harceler les prochains jours-.

D'accord, il cherchait la petite bête, et surtout, il s'était emporté, mais face a un ami de longue date a présent aussi secret qu'une tombe, avouez qu'il est tentant de lui tirer quelques vers du nez non? Et puis si on peut le taquiner au passage... Autant ne pas se priver!

Puis Ludovic joua sa pièce suivante, un autre pion. Donc pour le moment, aucune carte n'avait été sortie du jeu, pas même une tour ou un fou. Très bien, ainsi donc, ce serais a lui d'ouvrir le bal de ces magnifiques pièces lustrées. Ce jeu lui avait été offert il y a bien des années par... Par qui déjà ? Sûrement sa défunte mère, il  voyait qu'elle, et bien qu'elle n'était pas sorcière, il savait que sur les dernières années de sa vie elle s'était  intéressée au monde dans lequel avait plongé son fils.
Une nouvelle vague de remords et de mélancolie envahit le jeune père qui déglutit, les yeux fermés, jouant sa pièce et reprenant la parole pour se changer les idées. S'il voulait déprimer, il y avait bien d'autres sujets bien plus récents a évoquer dans tous les cas!


-Et encore une fois, tu n'as finalement pas répondu a ma question. Es-tu donc si gêné que cela de parler de cette Oswin pour ne pas m'avouer ce que tu penses sincèrement d'elle? Si tu préfère, je peux directement aller la voir et lui demander ce qu'elle, elle pense de toi, te dire son avis et tu te sentiras plus... En confiance? Mais il faudra attendre un peu dans ce cas, alors réponds moi en attendant!

Cette fois, il donna le temps a son ami de répondre. Bon... Il avait tant d'autres choses a dire, a propos d'elle, comme qu'elle était française! Comme son Ludovic a lui! Cela devait créer des atomes crochus non? Et puis, peut-être de cette façon l'ancien Serdaigle se sentirait un peu moins seul, même si a présent il se sentait sûrement plus Anglais que Français, elle restait tout de même originaire du même pays que lui!
D'ailleurs, elle n'était pas la seule apparemment, bientôt arriverait un certain nouveau surveillant, lui aussi français. Un hasard? Peut-etre, mais jamais Poudlard n'avait été aussi international que cette année! Les élèves donneraient sûrement un nom a coucher dehors a l'équipe des surveillants, comme les gobeurs de grenouilles ou les escargovores...
D'ailleurs il faudrait un jour qu'il explique a certains qu'une limace n'est pas un escargot sans coquille, moui... Enfin, pour le moment, c'était loin d'être une priorité !

Et Ludovic sortit de son silence... Pour s'y replonger immédiatement, et Jon crut même comprendre qu'il lui faisait la tête. Non! Vraiment?
D'abord effrayé d'avoir été trop loin, un sourire ettira finalement ses fines lèvres, alors qu' il se rendait compte que ce n'était tout d'abord pas trop important, mais surtout pas réellement de sa faute. Il n'avait fais qu'effleurer un sujet sensible, sujet qui faisait apparemment souffrir son vieil ami, la question était donc: quel était ce sujet sensible dans tout le flot de paroles qu'il venait de déverser sur le pauvre "gobeur de grenouilles" ?

Cette fois ce fut le sujet des rumeurs qui sortit l'ébouriffé de son court mutisme, c'est vrai que les rumeurs... C'était toujours intéressant!
Amusé par sa réaction presque aussi subite que la précédente, a l'évocation de la cheeere surveillante, Jon écouta son ami parler avec attention, il s'agissait la de secrets ... Très importants!

-Donc en plus d'être une grosse sadique qui "boxe" tout, elle chante dans les bars? Wow! Elle est... Explosive ton amie!

Il avait volontairement ignoré la première partie de la phrase du Français, le fait qu'il l'avait vue... "Bien pire". Comment? Et surtout, pourquoi? Lui avait-elle fais du mal? Ou... Quelque chose dans l'idée?
Cela paraissait... Difficile a croire, car quand on prenait tout cela au sérieux... Aucun élève n'avait eut de marques de coups ou de blessures, c'est pour cela que ça ne restait que des " rumeurs ", mais si cela devenait sérieux...
Non, difficile a croire, c'était absurde surtout! On ne l'aurait pas admise ici, et Ludovic lui en aurait parlé si c'était vraiment grave... N'est-ce pas?

Ce fut la reprise de son interlocuteur qui le sortit de ses pensées, empêchant Jon de s'empêtrer tout seul dans la panique, le mieux était de demander, clair, net, et précis. Juste... Demander.
En espérant que cette fois, on ne lui réponde pas que " Demain serait un nouveau jour".
Il se leva donc, ouvrant les rideaux, du moins pas entièrement, essayant de limiter le soleil que se recevait l'ancien Serdaigle dans les yeux, un peu complexe mais... Tant pis, il n'ouvrirait qu'a moitié l'unique source de lumière de la pièce.

-Pourquoi tu dis l'avoir vue bien pire? Il s'est passé quelque chose? Tu sais, si elle est réellement dangereuse, je suis sur qu'Alby peut prendre des précautions.

Rah... Du sérieux, et encore du sérieux!
L'astronome lâcha un léger soupir, un sourire en coin, s'amusant que quelques fois, il avait tendance a oublier bien trop vite qu'il n'avait plus douze ans, alors oui, le sérieux, il allait devoir en faire preuve a présent.


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Dernière édition par Jon Lakenstridge le Sam 3 Jan - 0:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Black & White towers   Ven 2 Jan - 19:45

Black & white towers

Ludovic leva les yeux au ciel dès la seconde phrase de son interlocuteur. Bien sûr que non il ne se défendait pas, il essayait juste de mettre les choses au clair, sauf que, comme d’habitude, il était bien difficile pour lui, comme pour beaucoup de monde sans aucun doute, de sortir une idée de sa tête et de l’expliquer en quelques mots. C’était frustrant les mots, tout un tas de langues possédant chacune une quantité incroyable de vocabulaire et pourtant il restait encore des choses innommables. Il allait se lancer dans le sujet à voix haute, mais Jon se mit à parler de tout autre chose, comme toujours. Un mot de passe ? Le secret de la vie ? Oui… n’importe quoi. Pensons plutôt migraines, c’est chouette et concret les migraines.

Le français poussa un soupire alors que son ami revenait à la charge. Il avait l’intention de l’envoyer promener, mais se ravisa bien vite en entendant quelque chose qui lui hérissa le poil.

— Quoi ?! Non ! Lui demander ça tu es fou ! s’étrangla-t-il avec son vieil accent. Arrête, ne dis pas des choses pareilles ! T’es malade ! Si tu lui dis des trucs comme ça elle va se moquer de moi pendant des mois, des années même ! Mon dieu. En plus il n’y a rien à demander et je n’ai pas peur de penser quoi que ce soit, je ne l’aime pas. Point. Et je ne suis pas gêné, il ne manquerait plus que ça. C’est toi qui me gêne avec tes idées stupides ! Et puis de toute façon je ne suis plus un gosse je peux très bien me débrouiller tout seul ! Non pas qu’il y ait besoin que je… il marmonna dans sa barbe une seconde. Tu m’énerve, d’accord ? Je ne l’aime pas, faudrait être fou ! Franchement, pourquoi j’aimerais une fille comme ça ? Elle est… elle est folle quoi ! Il ne manquerait plus que ça. Il pointa l’index sur Jon avec un air tout à fait sérieux bien qu’encore un peu choqué par l’idée. Non, mais tu as intérêt à ne rien lui demander et à ne rien lui dire du tout ! Sinon… sinon je ne sais pas, mais je trouverais quelque chose et tu le regretteras. Trois secondes de pause. Et je ne suis pas étonné de me souvenir de son nom c’est déjà un miracle qu’elle ne m’ait pas fendu le crâne avec la porte de la bibliothèque tu penses bien que je n’allais pas l’oublier après un coup pareil. D’ailleurs je ne sais pas ce que vous avez tous avec les portes ici… Je n’ai pas besoin d’être en confiance. Pourquoi j’aurais besoin d’être en confiance ? Comme si c’était malin de faire confiance, ça ne sert à rien de faire confiance. Non mais c’est absurde ! Confiance en quoi d’abord ? Non, mais sérieusement, tu ne lui parle pas, je te l’interdit. Même si ça devait te sauver la vie ou si ça devait être la dernière chose que tu pourrais dire pour le restant de tes jours, je te préviens tu ne dis rien c’est un ordre. S’il te plait. Il le regarda une seconde avec un air suppliant. Pitié. S’il te plait, ne dit rien.

Bon, certes, sa dignité venait d’en prendre un sacré coup et il n’avait pas le moins du monde arrangé son cas aux yeux de l’astronome, ça c’était certain, mais il espérait que cela suffise à ce que l’ancien Poufsouffle tienne sa langue. Plutôt mourir que donner une raison à la surveillante pour se moquer d’avantage de lui. C’était déjà assez difficile de garder un semblant de consistance quand elle commençait à lui chercher des puces dans les couloirs il ne voulait même pas imaginer ce que ça serait si elle pensait en avoir trouvé une après que l’anglais lui ait bourré le crâne d’absurdités.

Il se gratta une minute derrière l’oreille et poussa un nouveau soupir, levant les yeux au ciel, à la remarque suivante de l’ancien Poufsouffle au sujet des rumeurs.

— Ce n’est pas mon amie, répondit-il en prenant soin de bien articuler chaque syllabe.

C’était énervant à la fin, aussi énervant que cet enfant qui répétait sans cesse : « Elisabeth c’est ta copine ? » Il leva les yeux au plafond. Qu’avait-il fait pour mériter ça ? Oui, bon. Après réflexion, il valait mieux ne pas se poser la question. Il plissa les yeux alors que l’astronome entre-ouvrait les rideaux et devint tout à coup plus raide quand vint le sujet le plus délicat qu’il connaissait. Il les avait laissé échapper, deux malheureux petits mots qui auraient tout aussi bien pu ne rien signifier. Malgré tout, il se mordit la langue d’avoir oublié la plus importante de ses règles quand à son esprit baladeur ; ne jamais rien dire de ce qu’il pouvait trouver sur son chemin.

— Non, ce… c’est juste… J’ai parlé trop vite. C’était juste… une impression. C’est stupide. Un apriori. Tu sais c’est truc là c’est encore moins fiable qu’un troll. Il eut un bref rire jaune et se mit à faire tourner entre ses doigts son roi noir qui le prit assez mal. Je ne voudrais pas lui attirer d’ennuis pour si peu. Je suis sûr que ce n’est rien et puis, même s’il y avait quelque chose tu pense bien que D’humble-d’or serait déjà au courant. Je suis même sûr qu’il arrive à détecter le polynectar alors il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Je te le jure.

Il eut un faux sourire et ramena ses deux jambes contre son torse, les entourant d’un bras. Il aurait préféré ne pas parler d’expérience, mais il était bien placé pour savoir que le directeur de Poudlard en connaissait bien plus sur ses enseignants qu’il ne le laissait penser au premier coup d’œil. Le professeur de sortilèges était d’ailleurs prêt à parier que le grand barbu était au moins aussi legilimen que lui en plus d’être bien informé. Raison pour laquelle il prenait soin de l’éviter plus que n’importe qui dans le château.

— Tu as joué quoi déjà ? fit-il, les yeux fixés sur l’échiquier, son bras libre autour du cou pour se frotter la nuque. Ah oui...

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Sam 3 Jan - 2:11





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Ludovic sembla tout d'abord totalement désespéré, enchainant les soupirs et les yeux au ciel a une vitesse qui aurait put sembler alarmante pour d'autres personne, mais Jon était confiant, la plupart du temps en tout cas, et d'autant plus lorsqu'il s'agissait de proches. Et qu'est-ce qu'était le français sinon une de ses plus proches connaissances?
Alors il ne s'en faisait pas, de toute façon, c'était un Serdaigle, quel Serdaigle aimait se faire taquiner ou pour être plus précis, se faire interroger?
Ah lala... La fierté !
Il s'apprêta a hausser les épaules et a abandonner, mais ce fut avant que son ami ait une réaction des plus... Amusantes, oh que oui! Immédiatement, des qu'il reconnut l'accent que Ludovic avait quasiment perdu au fil du temps,  une petite lueur taquine naquit au fond de ses pupilles brunes, et il releva légèrement la tête comme s'il jugeait les arguments et "menaces" de l'ébouriffé, étaient-elles suffisantes pour le faire changer d'avis? Mmmh...
A voir!

-Wow! Quelle détente! A croire que tu n'es pas si endormis que tu me sembles l'être!

Le fait qu'il craigne que la surveillante "se moque" de lui faisait très "petit enfant", mais détail important, s'il avait peur de ce qu'elle pensait de lui, c'était que malgré tout, son avis avait apparemment de l'importance. Évidemment, a ce moment revenait le sujet de la fierté, il voulait sans doute garder celle-ci précieusement, aux yeux de tous, des femmes encore plus! Mais comme tout le monde, il devait bien avoir quelques personnes face auxquelles, plus qu'à d'autres, il désirait conserver la face.

-Je ne dis rien sinon... Sinon quoi? demanda espièglement le jeune père alors que Ludovic répondait plus ou moins a sa question, arrachant un léger rire a Jon. Quelle menace impressionante! J'en reste bouche bée !

Après cette derniere remarque, Jon se contenta d'écouter ce que son ami lui hurlait presque dans les oreilles, totalement insensible aux menaces et insultes qu'il en découlait, simplement trop heureux et fier d'avoir réussis a obtenir une réaction de la part du " malade".
Il avait du mordant le "nouveau Ludovic", quand il voulait du moins, mais c'était plutôt agréable.
L'astronome leva les sourcils lorsque l'autre lui avoua qu'il avait faillis se faire fendre la tête par la surveillante, une porte ? Quelle arme ... Impitoyable.

-J'ai toujours sut que les portes voulaient dominer le monde. murmurra du bout des lèvres le jeune père en hochant lentement la tête, se fichant si son ami l'écoutait ou pas.

Et lorsque le français arriva vers la fin de son discours, se faisant plus suppliant pour obtenir une réponse affirmative de la part de son interlocuteur, un sourire plus doux prit place sur le visage de l'astronome, et il resta silencieux quelques secondes, avant de finalement briser ce dit silence avec une simple phrase:

-Je ne pensais pas cela capable, mais il me semble que tu viens de parler plus que moi. A croire que j'ai une mauvaise influence sur toi, faut faire attention hein! Pas envie de me retrouver avec un clone sur les bras, cloué dans mon lit, dans ma chambre! Et puis franchement, tu me supplie? Tu te ramolli Descremps, je te le dis, tu te ramolli!

Son sourire s'élargit, devenant plus franc, et il joua sa pièce avant de reprendre.


-Très bien, tu n'as pas a t'inquiéter ni a me faire ces yeux de chien battu, si tu mets ta fierté de côté c'est que cette femme doit vraiment t'impressionner! Enfin passons, je ne dirais rien, tu as ma parole.

Il eut un léger rire, se passant une main dans les cheveux avant de fixer a nouveau son vieil ami, clairement amusé par le comportement qu'il venait d'avoir.

-Tu ne réagis pas ainsi avec les femmes j'espère? Sinon ça ne m'étonne pas qu'elles veulent t'assasiner par "coup de porte"!

Jon soupira ensuite, chassant du dos de la main le souvenir marquant d'un Ludovic le suppliant de ne rien dire a quiconque, et surtout pas a cette fameuse surveillante.
Mémorable, il fallait l'avouer!

-Bon, passons a autre chose dans ce cas la, reprit l'astronome, toujours le sourire aux lèvres, sinon je risque de t'ennuyer avec ça jusqu'à la fin de la journée. Et ce serais bien dommage n'est-ce pas?

Évidemment, il n'attendait pas de réponses, c'était la une question purement rethorique.
Mais juste après cela, le Français répondit a sa question déjà plus sérieuse, et a l'écoute de sa réponse, le sourire qu'affichait jusqu'à présent Jon disparu brutalement, et il écouta attentivement son ami, presque désolé pour lui.
Alors... A partir de la, il y avait deux solutions, soit il ne lui faisait confiance a tel point qu'il lui mentait, horriblement de surplus -pas que lui-même mentait beaucoup mieux-, soit ce qu'elle lui faisait était si horrible qu'il ne voulait lui dire.
Une troisième était la aussi possible: Oswin lui avait fais quelque chose, mais il refusait d'admettre cette "chose" en tant qu'acte dangereux,  ou il la protégeait.
Mais ne venait-il pas de dire qu'elle n'était pas son amie?

Jon soupira discrètement, se frottant le visage avant de fixer l'ancien Serdaigle dans les yeux. Croyait-il vraiment le duper de cette façon?

-Tu sais a quel point tes "impressions" sont loin d'être peu fiables, je te connais Ludovic, je sais quand tu mens, du moins j'imagine.

Est-ce que par hasard il s'inquiétait pour elle? Ironie du sort alors qu'il avait dit l'inverse quelques instants plus tôt...

-J'espère que tu es sûr de toi, au moins cette fois. confia le jeune pere, son regard dur posé sur l'autre. J'aurais préféré que tu m'explique ce qu'il s'est passé, et c'est pourquoi je vais te le demander encore une fois, mais se sera la dernière fois: y a-t-il eut un problème avec elle? Quelque chose de... De choquant par exemple, et si oui, de quoi s'agissait-il?

Après cette ultime question, un lourd silence tomba sur la pièce, et pendant cet instant de calme, on pût clairement ressentir de nouveau de l'inquiétude chez l'ancien Poufsouffle.
Évidemment, il ne pouvait forcer son ami à lui répondre, et s'il gardait cela secret, il ne pouvait lui en vouloir. Mais il espérait simplement qu'il ferait les bons choix, et que quoi qu'il fasse, cela ne l'enfonce pas plus dans un quelconque bourbier dans lequel il était tombé. Il avait un don pour tomber dans les embrouilles... C'en était impressionnant quelques fois!


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MessageSujet: Re: Black & White towers   Dim 4 Jan - 3:23

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Le silence de l'ancien Poufsouffle avait semblé une éternité pour Ludovic. Maudit anglais et maudite langue qui parlait parfois plus vite qu'il ne le voulait. Dire que sa tranquillité dépendait d'une simple petite réponse qui tardait à venir. C'était le jeu n'est-ce pas ? Il n'avait pas répondu du premier coup, le professeur d'astronomie avait bien le droit de faire de même. Jon se brisa enfin le silence et le français fit un gros effort pour ne pas répliquer. Il n'aurait plus manqué qu'il aggrave son cas. Intérieurement, il était en train de se demander si badigeonner son vieil ami de miel avant de lâcher sur lui une armée de fourmis rouges tueuses serait une menace assez crédible. Sans doute que non me direz vous, mais on voit que vous n'avez jamais rencontré de fourmis.

L'ébouriffé lâcha un soupir de soulagement quand son interlocuteur lui promis enfin de garder le silence. Il roula presque aussitôt des yeux, il s'apprêtait à répliquer que la surveillante ne l'impressionnait pas et qu'il n'y avait que des raisons tout à fait logiques à ce qu'il n'ait pas envie qu'elle lui casse les pieds. Hélas, il n'en eut pas le temps, une fois encore. Quand au reste, mis à part quelques regards noirs supplémentaires, tout avait déjà été dit.

Ludovic se ferma un peu plus voyant que son vieil ami n'avait pas l'air de vouloir lâcher le morceau. Difficile de vivre dans un royaume de détecteurs de mensonges quand une main ne suffit pas pour compter vos sujets maudits. L’ébouriffé respirait doucement par le nez, les lèvres closes. Les yeux fixés sur le mur, il repensait à son intrusion dans la chambre de la surveillante, en particulier au moment où cette dernière l'avait découvert. Il se souvenait très bien du contact froid de l'arme contre sa tempe qui le fit serrer les ongles sur sa nuque à s'en blanchir les phalanges. Il fermait les yeux lorsqu'un picotement au cou le tira de ses pensées. Le français grimaça et se lâcha la peau, s'allongeant à moitié sur les oreillers. Il garda les genoux repliés en muraille illusoire, prit une inspiration et répondit simplement :

— Rien du tout.

Il jeta un coup d'oeil à l'échiquier et se laissa le temps de la réflexion, beaucoup de temps.


Sa pièce fendit le pion blanc d'un coup de bâton bien placé, tirant un fin sourire au français qui déblaya les débris d'un revers de la main.

— Tu savais que personne n'avait trouvé l'endroit exact où les échecs ont été inventés ? Je pense que c'est un sorcier qui les a créé et ça s'est répandu. Maintenant c'est un des jeux les plus célèbres au monde, il y en a de partout. Amérique, Asie... j'y ait même joué au pôle sud, c'est dire. Par contre, avec la neige, difficile de garder les pièces organisées, elles se sont toutes enfuis en moins de temps qu'il n'en fallait pour cligner des paupières. Pire que des rats. Il fit une pause, assez longue et posa le doigt sur son fou noir. J'ai un ami à Beauxbâtons qui avait surnommé un de ses fous comme moi. Il doit l'avoir jeté depuis longtemps. Il prit une brève inspiration et fixa son ami dans les yeux. Je préfère les tours, pas toi ?

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Dim 4 Jan - 4:20





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C'est fou quand on y pense tout le respect et la loyauté qu'un chien peut ressentir envers son maitre. Une sorte de confiance absolue, totalement dévoué a celui-ci, d'une façon plus ou moins sérieuse il est vrai, mais toujours accomplie avec l'inquiétude de "plaire" a son maitre, de le réconforter, de lui tenir compagnie, de lui servir de... N'importe, de ce dont il avait besoin. D'un chien obéissant et soumis? Il se taisait, rentrait la queue, et se faisait discret. D'une boule d'énergie dans sa vie? Bonjour les jeux, les câlins et les lechouilles affectueuses. D'un simple réconfort, d'un compagnon? Et le voilà devenu votre meilleur ami.
Un chien... Un chien est un animal dévoué, confiant, doux, modulable a l'infini selon les envies de son maitre. C'est, malgré son apparente banalité, un vrai trésor dont il faut savoir prendre soin, au risque de perdre totalement.

Et bien Jon est exactement cela pour Ludovic.
Un chien dévoué a son maître.

A vrai dire, Ludovic aurait pût lui mentir ou lui raconter la vérité, lui dire milles et unes choses, en passant par ses sentances et punitions jusqu'aux compliments, Jon Lakenstridge serait sûrement resté malgré tout aux côtés de "son Maître".
Tout ce qu'il désirait pour lui en ce moment, c'est qu'il aille bien. Une tâche ardue, il s'en doutait, et il ne réussirait pas a changer ce point en quelques jours a peine. Car on peut mentir a un chien, on peut lui faire croire que tout va bien, mais un bon chien sait détecter ce genre de choses. Alors petit a petit, il aiderait son vieil ami a s'appuyer sur lui, évidemment qu'il se doutait que bien des choses n'allaient pas dans cette petite tête bourdonnante d'idées et de pensées qu'était celle de l'ancien Serdaigle, il n'était pas aveugle.

Mais un chien accepte son Maître, lui et ses choix, il ne l'a pas choisis après tout, n'est-ce pas? Ainsi donc, il accepte ses décisions, quelques fois en grognant, mais a chaque fois, il s'y remet et ne peut y aller a l'encontre. La plupart du temps pour une simple raison: la confiance.
Alors si Ludovic voulait mentir et cacher la vérité a l'astronome, celui-ci accepterait, c'est qu'il devait y avoir une raison a tout cela, a ce manège, a ces cachotteries... Il avait fait le bon choix. Et dans tous les cas, il était confiant. Si un jour le français avait besoin de lui, il viendrais le voir.
Et même si quelques fois, le chien peut montrer les crocs, la aussi, il y a une raison. Ces animaux savent quand quelque va trop loin, et a ce moment, ils le font remarquer, chacun a leur manière. Certains en geignant, d'autres en mordant, et d'autres encore se servent de placards...
Oui, chacun sa technique.

"Rien du tout."

Trois simples mots, qui résonnèrent dans la grande pièce, et Jon se contenta premièrement de fixer le malade durement, une douce lueur de compassion dans son regard avant d'acquiescer lentement, un sourire plus doux aux lèvres.
Il acceptait.
Viendra le jour ou tout cela ira trop loin, et ce jour la, il cessera a nouveau d'acquiescer pour ressortir son placard.

Ses yeux suivirent le mouvement des pièces, se déplaçant enfin sur ce champ de bataille de chêne, puis il réfléchit a son tour quelques minutes pour déplacer sa prochaine pièce.
Le jeu commençait enfin, ça commençait a devenir intéressant.


La tête posée sur ses mains dans une position de réflexion, le regard baissé sur l'échiquier, ses coudes eux mêmes appuyés sur les genoux du jeune père qui s'était finalement assis en tailleur sur sa chaise, il leva a peine les yeux pour écouter son vieil ami faire l'un de ses discours dont il se réservait habituellement le droit. Meme si en y réfléchissant, Ludovic avait été le premier a utiliser ces sortes de renseignements intensif sur un sujet donné, même lors de sa première rencontre. Lui n'avait fais que... Copier et recopier se dont il se souvenait pendant toutes ces années où le Serdaigle n'était pas là.
Un rictus passa rapidement sur le visage de l'astronome qui secoua lentement la tête: qui avait influencé qui? Bonne question, mais y avait-il vraiment une bonne réponse?

-Je préfère les cavaliers. Ils sortent de l'ombre, sèment le chaos parmi les rangs ennemis, et reviennent tout aussi brutalement. Je les ait toujours trouvé... Imprévisibles. Mais je crois que finalement, j'ai une certaine attirance pour les choses et les personnes imprévisibles non?

Jon se replongea lentement dans ses pensées, le regard rivé sur le plateau d'échec alors que son esprit cherchait activement un sujet de conversation convenable, mais celui qu'il finit par trouver était sûrement loin de ce qui était le plus agréable pour Ludovic, mais la question qu'allait poser Jon le titillait depuis quelques temps. C'était donc l'occasion ou jamais.

-En me reparlant du pôle Sud, tout cela, cela me fais repenser a tes voyages et ces quinze dernières années. Dis moi, tu as fais de nouvelles rencontres intéressantes? Des personnes qui t'ont accompagnées sur le long terme, ou qui t'ont marquées?

Et même si le ton qu'employait l'ancien Poufsouffle était en ce moment étrangement neutre et plat, la question qu'il venait de poser, elle, était déjà bien plus profonde et plus troublante.
"Est-ce que tu nous as remplacé ?"

-En quinze ans, tu as bien dut te faire des amis inoubliables non? Dis moi, tu me les présentera un jour?

Un chien aussi peut-être jaloux.


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MessageSujet: Re: Black & White towers   Sam 10 Jan - 5:14

Black & white towers

Ludovic fronça un sourcil en voyant le coup du Poufsouffle. C'était pour le moins inhabituel et il n'y aurait sans doute pas pensé lui-même. Ce qui le perturbait le plus était qu'il ne voyait rien d'autre à faire que reculer et cela, il détestait. Il s'était sans doute laisser déconcentrer trop longtemps, il faudrait qu'il fasse attention à ne plus se laisser avoir à l'avenir. Il ne se souvenait plus très bien, mais il lui semblait que c'était la première fois que Jon lui faisait ce coup là. Enfin... non, il ne fallait pas qu'il pense à cela, mais qu'il reste concentré sur le plateau. Il grommela à peine lorsque son vieil ami mordit sans trop de peine dans le nouveau sujet qu'il avait essayer de lancer. Le cavalier, le fou, la dame... Non, il ne voyait rien de mieux, tant pis.


Il fit un geste pour se frotter le visage, mais se ravisa, n'en ayant aucune envie. Il garda les yeux fixés sur les pièces, essayant de prévoir le prochain coup de l'astronome ainsi que son propre tour à venir et pourquoi pas un coup ou deux de plus. Il s'était un peu perdu dans le flux des prévisions et s'amusait à imaginer le mouvement des pièces sur l'échiquier, leur marche fluide et autonome sur les cases unies, les coups qu'elles s'échangeraient pour se déloger de leurs places fortes respectives, en quelques minutes le français s'était fait un film d'une partie d'échec idéale à la fin de laquelle il n'était pas certain d'avoir gagné, mais qu'il avait trouvé plutôt agréable à regarder. La réalité serait sans aucun doute bien moins douce avec un mauvais perdant de sa trempe. Il eut un léger hochement de tête, si léger à vrai dire qu'il ne signifiait pas grand chose. Oui ? Non ? Il n'y avait pas de quoi répondre à la question de son fidèle beagle.

— Hum... moui. J'ai rencontré des gens. Pas tous des amis, pas trop même je dirais... Oh ! Il leva soudain la tête prit d'une illumination. Miss Jonquille ! Elle il faut que je te la présente, elle va t'adorer.

Il appuya le coude contre son genou et enfouit son menton dans sa main, l'air de regarder à travers l'échiquier et même au-delà du matelas. Il faudrait qu'il la lui présente oui, mais il ne le ferait pas, il y avait peu de chances. Jamais au grand jamais on ne doit laisser les univers se percuter et puis Ludovic était bien trop distrait par sa partie pour se souvenir de ce genre de choses une fois qu'elle serait terminée.

— Je me demande comment elle va...

Il resta parfaitement immobile regard fixe, durant quelques minutes alors qu'il se repassait la première fois qu'il avait rencontré cette amie au nom curieux. Il pouffa de rire, un sourire en coin. Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu. Il se laissa aller sur les oreillers, manquant de peu de heurter la tête de lit, et contempla le plafond pour savourer ses souvenirs plus à son aise. Il ne mit pas longtemps à voir glisser des ombres sur le tableau et son sourire s'éteignit avec ses yeux.

— Ça fait vraiment quinze ans ? s'enquit-il. C'est passé si vite.

Il se redressa tout à coup, enfin à moitié car ses abdominaux le lâchèrent subitement et il fut obligé de s'allonger sur le côté pour pouvoir regarder son vieil ami. Oui, il avait l'air vieux tout de même. Ludovic eut un sourire.

— Et toi alors ? Qu'est-ce que tu es devenu pendant ce temps ? Marié ? Père ? Il fit une grimace. A croire que tu te mets dans le pétrin dès que j'ai le dos tourner. Alors raconte-moi, enfin sans trop de détails, sinon on n'est pas couchés, comment as-tu pu te marier ?

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Dim 11 Jan - 1:31





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Un discret sourire apparu enfin au visage de l'ancien Poufsouffle, plus timide qu'a son habitude, mais cela ne changeait pas les faits. Le regard jusque la toujours fixé sur le plateau de jeu se leva lentement sans bouger la tête d'un millimètre, dévoilant la petite lueur de fierté et d'amusement que contenait son regard: il avait réussit a surprendre Ludovic Descremps, ce n'était pas la première fois évidemment, ils avaient déjà un long passé en commun derrière eux après tout! Mais cela restait toujours une petite victoire personnelle pour Jon qui, quelques fois, avait une cruelle vision de lui-même.

Après que son ami ait joué son coup, il resta silencieux quelques secondes de plus, avant de déplacer une nouvelle fois ses pièces d'ivoire, déjà plus assuré qu'au début de la partie.


Puis le Français sembla réfléchir a sa précédente question, assez indécis avant de donner une réponse tout aussi vague, du moins la première partie de celle-ci,
car le seconde était nettement plus parlante.
Si Jon avait eut quelques notions de français, du moins plus que celles qu'il avait dut accumuler par nécessité plus jeune, il aurait probablement commencé un discours sur ce nom si atypique, des étoiles dans les yeux alors qu'il se serait lancé dans des théories farfelues, ce qui l'aurait totalement fait sortir de cette sorte de refroidissement dut au refus de son vieil ami sur le fait de lui dire la vérité.

-Elle va... M'adorer? Qu'est-ce que tu veux dire par la? De toute façon, je pense que Emmy la descendrait en flèche si elle commence a "trop m'adorer" comme tu dis! dit enfin l'astronome, essayant de calmer sa voix qui monta lentement dans les aiguës, comme a chaque fois qu'il commençait a paniquer.

Voilà que son ami d'enfance voulait lui présenter une femme... Bien, pourtant il savait qu'il était marié et satisfait non?
Le regard de l'ancien Serdaigle se perdit dans le vague, et Jon reconnu le genre de regard qu'il affichait souvent: celui de la nostalgie. Cette "Jaune quille" -l'astronome avait encore du mal avec les "on" français, même s'il maîtrisait les "en" assez facilement grâce au nom de son ami- semblait être appréciée, la question était donc pourquoi?

-Tu me la décris un peu, cette "Jaune quille" ? Tu m'en a trop dit ou pas assez, je suis curieux tu le sais non?

Les fines lèvres du jeune père s'étirèrent légèrement, alors qu'il fixait Ludovic qui sortit une nouvelle remarque plus que juste.

-Quinze ans déjà... répéta-t-il du bout des lèvres, si bas qu'il était quasiment inaudible.

Quinze ans, c'était long, mais dans les faits, qu'est-ce qu'il avait fais pendant tout ce temps?
A vrai dire, pas grand chose, sauf pour les premières années de sa vie après Poudlard, ou en quatre ans a peine, il a rencontré sa future femme, s'est marié, et est devenu père. Cela avait été les années les plus belles qu'il n'avait vécu depuis longtemps, mais après cela, une routine appréciable s'était installée, et après cela, rien d'extraordinaire.
Mais le français lui avait voyagé, connus de nouvelles personnes, découvert de nouveaux endroits et avait profité du temps qui lui était donné. Évidemment, il avait souffert, et pas qu'un peu apparemment, ce qui imposait une nouvelle question: valait-il mieux vivre une vie longue et tranquille ou passionnante mais compliquée? Choix cornélien.

-Hey!

Il revint a lui au bout de quelques instants, juste a temps pour entendre Ludovic lui demander ce qu'il avait fait de leur "pause", grimaçant au passage lorsqu'il évoqua le mariage, sans oublier de qualifier ça de " pétrin".
Sympathique.

Jon croisa les bras, faisant une moue boudeuse alors qu'il fusilla son ami du regard, avant d'esquisser un large sourire, d'hausser les épaules, et d'enfin répondre:

-Tu dis cela comme si c'était une faute, mais honnêtement, c'est la meilleure chose qui aurait pût m'arriver une fois l'école terminée!

Son regard fixa le vide quelques secondes, un sourire un peu idiot aux lèvres, il ne mentait pas, cela avait été... Le plus beau jour de sa vie.

-Et bien... Disons... Ce ne s'est pas fait en un jour, pas pour elle du moins, Emmeline Pomfresh, infirmière a Sainte Mangouste... Quelle femme! -nouveau sourire un peu béat, puis il posa un regard espiègle sur son ami, se balançant lentement sur sa chaise- Je l'ai rencontrée peu de temps après la fin de l'école, tu connais mon père, il avait hâte que je quitte la maison, il avait tout prévu. A vrai dire, je lui en suis reconnaissant aujourd'hui. J'ai d'abord enchainé les petits boulots, faut dire que je ne savais pas trop ou aller, et puis j'ai vite trouvé un travail bas de gamme au ministère. Ensuite il eut un accident, une cabine telephonique il me semble, j'ai perdu connaissance tu sais? Donc je suis loin d'avoir tous les détails, mais si je me renseigne un peu, cela pourrait faire une bonne histoire a raconter au coin du feu tu ne penses pas? Enfin bref, pour faire court, je me suis retrouvé a Sainte-Mangouste, et je suis resté inconscient plusieurs jours. Autant dire que Aidrian s'est rongée les ongles jusqu'au sang, et m'a presque étranglée a la sortie, mais ça c'est déjà autre chose! Et donc a mon réveil, c'est elle que j'ai vu en premier. Ça fais très ... Conte de fée, je suis d'accord! Elle est venue plusieurs jours de suite alors que j'étais cloué au lit, j'étais un peu son patient attitré pendant un bon moment, on en profitait pour parler un peu, et des que j'étais de nouveau en mesure de me lever, mais interdit de quitter l'hôpital, je me suis mis a la suivre partout ou elle allait. Ça ne lui a pas plus, ça l'a souvent agacé, mais je continuais, je n'avais rien d'autre a faire de toute façon, et tu aurais vu le regard qu'elle posait sur moi de temps en temps...

Jon fit une courte pause, son visage s'adoucissant alors qu'il se rappelait les quelques manies et habitudes qu'avait sa chère femme, mais il reprit au bout de quelques instants:

-Elle a finit par se faire a ma présence, et tous les patients de l'hôpital aussi. J'étais devenu... Un assistant personnel de la grande Emmeline Pomfresh! C'est d'ailleurs pour cette raison que je m'y connais assez bien en médecine, mais il faut avouer que ces connaissances ne me servent pas énormément... Puis il y a bien un jour ou j'ai dut quitter l'hôpital, reprendre le travail de bureau, cette vie ennuyante... Alors j'ai décidé de ne pas y retourner, d'acheter une bague, et de tenter ma chance. Réaction idiote? Peut-être bien, ce n'était sûrement qu'un caprice en fin de compte, une façon d'échapper aux bureaux et a la paperasse. Et lorsque je lui ait demandé... -il lâcha un pouffement, soupirant par la même occasion en secouant lentement la tete- Elle a refusé. Ironique non?

Encore un pouffement, puis il commença a jouer machinalement avec les bouts de sa manche, reprenant son histoire la ou il l'avait arrêté :

-J'étais... Désespéré. J'ai déprimé... Une heure. Puis je me suis rendu compte que rien ne m'empechais d'aller lui demander une nouvelle fois. Et elle a encore refusé. Elle a dit non plus de soixante-dix fois, et pendant plus d'un mois, j'ai continué a la suivre en lui demandant pour n'importe quelle raison si elle voulait me donner sa main pendant plus d'un mois, mais un jour, elle a finalement dit oui, et je sais ce que tu vas dire! Oui, elle en avait sûrement assez que je l'harcele avec ça, mais ce n'est sûrement pas mon simple comportement qui l'a fais changé d'avis.

Nouveau sourire, puis Jon termina, sur un ton bien plus calme et doux que précédemment:

-Je suis retourné au travail pour découvrir que je m'étais fais remplacer, mais grâce au soutien de Emmy et de Rian, j'ai pût retrouver une place convenable. Je ne regrette pas mes actes, sauf peut-être une chose... De ne pas avoir pût être aux côtés d'Aidrian lorsque son père est mort, alors qu'elle en avait le plus besoin.


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Dernière édition par Jon Lakenstridge le Dim 11 Jan - 20:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Black & White towers   Dim 11 Jan - 3:13

Black & white towers

Jon bougea une pièce et Ludovic répliqua presque aussitôt lorsqu'il l'eut remarqué.


Sauf mauvaise surprise il gardait encore quatre coups de marge avant d'avoir encore besoin de faire un effort mental. Il préféra donc s'amuser un peu de la réaction de son vieil ami.

— Elle t'as rendu obsédé ta femme si tu pense que toutes les personnes du sexe opposé sont prêtes à te tomber dessus dès qu'on t'en parle. Il prit un air soucieux. Tu sais que ton menton n'a pas rétrécit avec le temps ?

Il eut un sourire en entendant l'accent approximatif de l'anglais. Malgré ses débuts laborieux, il fallait croire que Ludovic avait été plus habile à apprendre les langues étrangères que son ami.

— C'est Jonquille, J-on... attends... il chercha la traduction anglaise. Bouton d'or... Non, je crois que c'est Jonquille, ça fait longtemps que je n'ai pas parlé de fleurs.

Il avait oublié la description bien sûr, mais cela aurait été trop beau. Quoique...

— Sinon elle est belle, répondit-il en contemplant le visage gravé dans ses souvenirs. Magnifique même, la personne la plus belle que je n'ai jamais rencontré. Enfin il y en avait une autre aussi qui n'était pas mal du tout, mais elle c'est tout à fait hors catégorie. Elle a les cheveux... je ne sais pas trop comment te dire, c'est paille, mais en moins fade, soleil, mais en moins lumineux... or peut-être, mais c'est trop métallique. Quelque part entre tout ça. Elle a les yeux marrons, immenses, un peu vert aussi ou doré selon la lumière. Tu tombe dedans quand tu les regarde. Fin sourire. Et elle à un grain de beauté juste là- Il indiqua un point à côté de son nez, juste au-dessus de sa lèvre - elle dit qu'elle ne l'aime pas, mais elle sait très bien s'en servir pour te charmer. Il poussa un soupir. Une pure merveille sans pouvoirs magiques.

Il tourna la tête vers son interlocuteur. Pour le reste il ne faudrait pas compter sur lui, il était bien trop heureux d'avoir découvert une preuve que sa vie ne se lisait pas sur son visage tel un livre ouvert. Que ce soit des bons ou des mauvais souvenirs, il préférait garder son jardin secret. Il se terrait donc sur les manies, sur les sourires, sur les jours d'été qu'il avait passés avec elle. Question de principes.

— Ça te va comme description ?

Il ne fit pas grand cas de l'éventuelle réponse. L'esprit à la dérive. Il avait rencontré beaucoup de femmes ces quinze dernières années. Il venait de s'en rendre compte. Avec beaucoup d'entre elles les choses s'étaient plutôt bien terminées, même aux pires moments. Comment se faisait-il qu'une seule soit parvenue à le rendre à la fois plus heureux qu'avec toutes les autres et plus malheureux qu'il ne l'avait jamais été ? Peut-être qu'il enjolivait, qu'il ne se souvenait que du bon et qu'il la mettait devant toutes les autres pour simplement se donner bonne conscience. Parce que faire tout ce qu'il avait fait pour une personne normale c'était immoral, stupide, fou, démesuré, impensable. Mais pour quelqu'un qu'il avait aimé... ça n’excusait rien certes, mais ça rendait les choses... logiques ?

Il appuya les doigts contre ses tempes et massa sans grande conviction pour se donner un air de migraine. Il peinait un peu à respirer et faisait appelle à toute sa concentration pour garder les yeux secs alors qu'il maudissait une fois de plus le grand organisateur de ses pensées. Il y avait des jours où il aurait préféré essayer de se jeter à lui-même le sort d'oubliette, il y avait plusieurs fois songé. Une méthode définitive qui aurait nécessité l'usage d'un simple miroir. Cette pensée le fit frissonner et il essaya de se changer les idées en taquinant Jon sur ces histoires de mariage. Dire que plus jeune il avait été du genre à demander à toutes ses petites amies de l'épouser - en privé bien sûr - avant qu'il ne réalise que c'était l'une des principales causes de ses ruptures... le monde est bien rude pour les romantiques.

Ludovic regarda son ami rassembler ses souvenirs, amusé. Il perdit bien vite son sourire pour s'ennuyer. Il n'était pas vraiment fait pour écouter la vie des autres, c'est l'inconvénient quand la votre prend trop de place dans votre tête. Malgré tout, il fit un effort pour avoir l'air intéressé. Après tout c'était Jon, après tout il lui avait posé la question. Il prit note quatre fois de ne plus jamais recommencer, lista les différentes façon qu'il connaissait de faire cuire du poulet et hocha la tête une fois ou deux. Sur le plateau les pièces noires semblaient tout aussi emballées que leur propriétaire actuel. L'une d'elle décida même d'aller faire un petit tour sans se faire remarquer. Ludovic se retrouva soudain avec un cavalier en moins. Il le chercha discrètement, jetant des coups d'oeil aux environs alors qu'on lui parlait de coup de foudre. La pièce remontra son nez quelques minutes plus tard et le français se trouva assez content d'avoir précisé à son ami de ne pas donner trop de détails.


Il jeta une autre œillade au petit fugitif de bois, se demandant si son adversaire remarquerait sa migration et leva finalement la tête vers Jon qui semblait avoir fini son histoire.

— Waw... une cabine téléphonique ? bredouilla-t-il à défaut d'autre chose.

Certes, il semblait qu'on avait vu bien mieux comme ami, mais, pour une fois, il n'était pas le seul fautif. D'ailleurs il aurait mieux valut qu'il reste sur cette demi-compréhension du long récit qu'il venait d'entendre plutôt qu'essayer de se souvenir de ce qu'on lui avait dit. Car il ne retint, bien entendu, que ce qui réveillait chez lui de mauvais souvenirs.

— Aidrian... bien sûr.

Il se racla la gorge et se redressa. C'est vrai que le père de l'alchimiste était mort et il ne savait même plus comment ni quand. Ce n'était pas le seul évènement du genre à lui avoir échappé d'ailleurs. A croire que l'univers s'était donné le mot pour que l'ébouriffé ne puisse jamais assister ni aux mariages ni aux enterrements. Le grand brun fixa le mur, l'air de vouloir regarder au travers, se demandant quel genre de bague avait put acheter Jon, de quoi avaient eut l'air ses demandes ou quel pouvait être le petit élément qui avait fait qu'Emmy avait finalement changée d'avis et se traita aussitôt d'imbécile de penser à des absurdités pareilles. Il n'y avait rien de bon dans le mariage, c'était un truc futile inventé par ceux qui n'avaient rien de mieux à faire de leurs journées et c'était la même chose pour les enterrements. Absurde de pleurer après les morts. Ils étaient morts, point. Il n'y avait plus rien à en faire, juste du terreau avec des croix et des dalles par dessus, à croire qu'ils n'étaient pas même recyclables. Ludovic grogna, cette idée ne lui plaisait pas, mais ce n'était pas comme si se lamenter pouvait changer les choses dans un monde pareil.

— Mes grands-parents sont morts aussi. Les trois. Les parents de mon père pendant que j'étais en voyage et le dernier il y a un an ou deux. Il prit une profonde inspiration et enfouit son menton dans sa paume. C'était l'heure, on n'y peut rien.

Il repensa à son grand-père paternel, son idole du haut de ses six ans jusqu'à ce qu'il immigre en Angleterre. Il ne l'imaginait pas mort et pourtant... Est-ce qu'il avait envie de pleurer ? Bien sûr, mais ce n'était plus un gosse.

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Lun 12 Jan - 20:22





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Jon eut un rire nerveux lorsque son vieil ami lui fit remarquer qu'il devait être devenu franchement obsédé pour croire que toutes les femmes voulaient sa mort, se frotta vigoureusement la nuque alors qu'il se trouva un soudain intérêt pour les fibres du tapis.

-Tu ne crois pas si bien dire, mais ce n'est pas vraiment pour la raison a laquelle tu pense...!

A vrai dire, les femmes l'avaient quelque peu... Effrayé, elles devaient avoir une dent contre lui parce que depuis plusieurs annees, depuis qu'il s'était marié plus précisément, il avait la fâcheuse manie de tomber sur des folles furieuses qui prenaient un malin plaisir a l'embrasser -du moins de son point de vue-, alors on pouvait dire que oui, il était devenu un peu... Paranoïaque sur ce point depuis le temps. Et parfois, ce n'était même pas que les femmes...! A croire qu'il avait le don pour attirer les personnes étranges !  ... Correction: il avait le don d'attirer les gens étranges!
Par contre, la remarque sur le menton fit froncer les sourcils a l'astronome qui plissa le nez, ouvrant la bouche pour répliquer quelque chose, avant d'articuler dans le vide sans qu'aucuns sons ne sorte.
Il finit par croiser les bras, refermant la bouche pour faire la moue alors qu'il se tourna légèrement pour ne pas être en face de Ludovic:

-Et toi tu as oublié l'existence de la brosse a cheveux, c'est pire qu'avant, mais je ne comptais pas t'en faire la remarque !

Il bouda quelques instants, avant de se passionner pour ses chaussures vernies, se penchant dans réellement s'en rendre compte tout en s'appuyant sur ses coudes pour tenir sa tête.
Il n'avait jamais remarqué qu'elles brillaient autant !
Ce fut seulement lorsque Ludovic reprit la parole qu'il leva la tête, se redressant sur toute sa hauteur avant de se faire emporter par son élan, et de presque basculer en arrière avec la chaise.
Il étouffa un juron, grogna légèrement, avant de se recoiffer plus ou moins correctement -la coiffure c'est important! Et puis, sa coiffure a lui, elle était cool!- et de revenir auprès de son ami, comme si de rien n'était.

-Oui? Tu disais? Jonquille c'est ça? Étrange, le nom d'une fleur... Jonquille... Jonnquille -c'était pas encore ça mais il faisait apparemment des efforts- ... Étrange comme nom, mais le mot Jonquille est étrange en lui-même tu n'as pas remarqué ? C'est tout aussi bizarre en français mais quand même... En tout cas j'aime bien! Ça fais très... Conte de fée!

Il eut un sourire doux, et une lueur dans les yeux, la même lueur qu'il avait enfant lorsqu'on lui contait une nouvelle histoire, une lueur qui témoignait encore qu'il restait beaucoup du petit Lakenstridge qui avait peur pour sa mère, s'émerveillant sur la moindre découverte.
Mais il sortit de sa nouvelle rêverie lorsque vint quelque chose des plus intéressant: Ludovic qui parlait d'une femme.
Son sourire s'agrandit progressivement, alors qu'il ne perdait rien de sa douceur et que seul son regard trahissait son amusement.

-Tiens donc! Tu en a des souvenirs précis de cette femme dis-moi! s'amusa le jeune père sans la moindre méchanceté. C'est parfait, et j'avoue que vu comme tu en parles, il me tarde de la rencontrer cette Jownquille! Une femme qui a réussis a faire trembler le petit coeur de Ludovic Descremps, ça faisait longtemps que ça n'était pas arrive hein?

Depuis quinze ans pour être plus précis,depuis les jours ou il les avait quitté.

Jon acquiesça légèrement lorsque Ludovic ressortis sans doute le seul mot qu'il avait réussit a tirer de sa longue explication, un large sourire aux lèvres.

-Ne fais pas semblant, je sais que tu n'as absolument rien écouté, c'est plus fort que toi! Je te connais quand même! Tu n'arrives pas a t'intéresser a grand chose, surtout quand ça ne te concerne pas, tu n'es pas Serdaigle pour rien mon vieux! Mais bon, j'admire l'effort...!

Il eut un sourire clairement amusé, mais plutôt conciliant, au moins, il avait essayé !



Mais son visage se décomposa lentement lorsque le Français chuchota le prénom de leur amie, c'était chaque fois dur pour le jeune père de se rappeler sa plus grosse erreur lors de cette époque, celle de laisser sa meilleure amie se débrouiller seule. Comment avait-elle fait? Lui n'aurais jamais réussis a se remettre de la mort de sa mère avant longtemps sans le soutien de Ludovic, alors s'imaginer la même situation seul... Abandonner...
Un frisson parcourut l'échine du Londonien qui souffla un grand coup avant de reprendre la parole, pas vraiment sur un sujet plus joyeux:

-Ça a dut être dur... Je suis sincèrement désolé.

Il connaissait parfaitement ce que son ami ressentait envers son grand-père, enfin l'un des deux, lequel... Ça restait une bonne question. Mais ce n'était sûrement pas maintenant qu'il allait demander ça.

-Le temps passe, on n'y peut rien, et jusqu'à présent, c'est la seule chose que personne ne peut arrêter, ni revenir en arrière. Un jour, j'y passerai aussi, Rian et toi aussi -sa voix s'étouffa et il dut prendre une grande inspiration pour continuer, un sourire un peu triste aux lèvres-. Tu viens toi même de dire que ces quinze années sont passées incroyablement vite, alors je pense qu'avant que quinze autres années ne s'écoulent de la même façon, on devrait en profiter avec ceux qui risquent de... Partir bientôt.

Il ne voulait pas avoir peur, ou du moins le montrer a son meilleur ami.
Il allait déjà mal, s'il voyait que lui-même ne croyait pas vraiment a ce qu'il disait, ça n'allait définitivement pas le faire.
Alors il souriait, tranquillement, calmement, et tentait d'oublier la seule peur qu'il avait encore depuis enfant: la peur de la dernière page.
Non pas la mort, mais plus précisément les choses sur lesquelles il n'avait aucunes prises, et la, le temps en faisait partie.



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MessageSujet: Re: Black & White towers   Mar 13 Jan - 2:05

Black & white towers

Ludovic passa une main dans ses cheveux pour les gonfler un peu plus, l'air d'être totalement au-dessus de tout ça. C'était tout un art d'avoir la tignasse en bataille tout en restant présentable. Il n'avait peut-être pas vu son reflet depuis un moment, il lui arrivait plus souvent qu'on ne croyait de se peigner, mais il faisait partit de ces sorciers dont l'aspect capillaire échappe totalement à leur contrôle. Peu importait, ça lui plaisait comme cela et c'était toujours mieux qu'avoir les cheveux longs. Il sourit, perdu dans ses pensées. Oui, cela faisait très contes, mais c'était toujours un peu comme cela qu'il voyait les choses. Une histoire palpitante dont il était le héros et qui ne l'attendrait pas pour être vécue. Il y avait de quoi épuiser à toujours chercher la suite, courir après les chapitres, bruler la vie par les deux bouts dans l'espoir que les choses soient assez mélangées pour pouvoir les vivres toutes en même temps. Intense et addictive, voilà comment il avait aimé la vie.

— Je me souviens toujours des détails, fit-il l'air malicieux. C'est important quand il faut dire, il devint tout à coup d'un sérieux sans faille et plongea les yeux dans ceux de Jon avec intensité. "Tu es unique". Il regarda l'anglais comme cela une seconde, croyant sincèrement en ce qu'il disait et se fendit d'un sourire moqueur. Je n'ai encore jamais rencontré une seule femme qui m'ait fait mentir à ce sujet, pas même des jumelles et puis... je ne sais pas, celles qui comptes sont toujours belles d'une façon ou d'une autre. Il jeta un coup discret aux environs et baissa d'un ton une seconde. Tant qu'elles ne ressemblent pas à Mimi Geignarde. Il enchaina aussitôt comme si Jon était soudain devenu sourd. D'ailleurs je suis sûr que tu dois pouvoir en dire autant d'Emmy.

Il faisait le malin, vieilles habitudes quand il était question de ce genre de choses. La vérité c'est qu'il n'y avait pas pire coeur d'artichaut que lui, mais dites-le à voix haute et on vous traitera de chochotte, alors autant faire comme si ça ne comptait pas et qu'ils étaient en train de parler chaudrons.

Il regarda le plateau de jeu alors que son ami lui remontait les bretelles, à la Jon bien sûr, pour ne pas l'avoir écouter. Il fallait dire aussi qu'il ne l'avait pas souvent aidé. Il était français quand même. Difficile de traduire les interminables bavardages de l'anglais, alors bien sûr, à force de ne rien comprendre on prend de mauvaises habitudes.

— C'est faux. La cuisine ça me concerne, mais je ne m'y suis jamais intéressé.


Il contempla l'échiquier, plongé dans ses pensées morbides. La vie, la mort. Un thème récurrent dans les conversations. Il avait l'impression que pas une seule fois où les sujets avaient commencés à s'étendre il n'en avait pas été question. A croire que cela devait perturber bien plus la nature humaine que ce qu'on pouvait penser. A moins que ce ne soit lui qui se trouvait monter en boucle et finissait toujours par y revenir. Il allait songer à autre chose lorsque l'ancien Poufsouffle se mit dans l'idée de le plaindre.

— Bah, tu n'as pas besoin d'être désolé. Et puis je n'étais pas là, ce n'était pas compliqué.

La suite des paroles de Jon fit dresser la tête du français qui se raidit de tout son long. Il était hors de question de penser à des choses pareilles. Hors de question. Son regard devint soudain brulant de colère, son souffle presque figé. Il serra le poing au risque de planter ses ongles dans sa paume et fixa l'astronome droit dans les yeux. Avec une sincérité toute différente de celle qu'il avait eut quelques instants plus tôt, une expression bien plus implacable, bien plus vitale.

— Tu ne dis pas ça c'est clair. Je t'interdit même d'y penser.

Il se tut, pas certain de pouvoir continuer et tourna la tête en direction du mur, déglutit, chercha ses mots dans l'espace invisible devant lui, avant de reporter une nouvelle fois son attention sur son ami, essayant de garder le contrôle sur le torrent d'émotions qui remontait depuis le fin fond de son être.

— Tu ne va pas mourir, ordonna-t-il pour s'en convaincre. Tu ne va pas mourir. Il fronça les sourcils sentant une migraine. Ni demain, ni le mois prochain, ni jamais et Rian non plus. Il ferma les yeux furieux, serra les dents, inspirant plus fort. Et je m'en moque que ça ne soit pas possible, ajouta-t-il aussitôt pour faire taire la petite voix de la raison dans son esprit. C'est clair ? Tu ne va pas mourir. Pas cette fois. Tu n'as pas le droit.

Juste l'idée de voir le corps sans vie du Poufsouffle lui était impensable. Il se recula le plus possible contre la tête de lit, les yeux fixés sur le mur, les bras croisés à s'en comprimer les poumons. Le bois s'enfonçait dans ses côtes au point qu'il aurait put en décrire chaque aspérité, mais il n'était pas encore assez loin à son goût. Il aurait voulu pouvoir se lever et partir pour marcher jusqu'au bout du monde plutôt que penser à des choses pareilles. Il déglutit encore, jeta un regard dédaigneux à l'échiquier suivit d'un autre, semblable, mais bien plus bref et haineux, à son adversaire. Il fallait finir la partie. Il ne pouvait pas laisser les choses comme ça, il fallait qu'il réagisse et qu'il l'empêche. Il mit ses doigts un peu tremblant sur ses tempes et inspira profondément avec une seule idée en tête, se calmer à tout pris. C'était bête, bête, stupide, idiot, débile comme réaction, mais il le voyait très bien, le regard vide, le sourire éteint. Stupide idiot.

— La ferme, s'ordonna-t-il dans un souffle étouffé par ses dents serrées. Inspire, expire. Tu n'as pas le droit, tu ne le fait pas.

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Mar 13 Jan - 22:13





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L'astronome s'amusa de l'attitude désinvolte de son meilleur ami, il aurait tout aussi bien lui adresser un sourire dragueur ou se lancer lui-même des fleurs que cela n'aurait pas surpris dans la situation actuelle! Au moins, il avait réussit a lui faire retrouver une certaine assurance, si Ludovic était cloué a ce lit, dans cette chambre perdue dans cette tour, c'était bien par sa faute.
Dire qu'il se sentait coupable serait peu dire, alors il tentait de remédier a la façon la plus vieille de l'homme: en aidant les autres.
Enfin quand tu vois des fois la tête des aides qu'il apporte, on se dit qu'il vaudrait mieux qu'il se tienne plutôt a carreaux.
Son sourire s'agrandit légèrement lorsqu'il reconnut en son vieil ami le tombeur de coeur qu'il avait été, au moins, ça, ça n'avait pas non plus changé ! Comme lui d'ailleurs, lui aussi était toujours resté aussi maladroit qu'avec ses débuts avec les filles! Enfin, volontairement du moins, car involontairement, plus d'une l'avait embrassé pour des raisons "de coeur". Mais ça c'était déjà autre chose!

-Et avec ça tu réussis a être encore célibataire! Je me demanderais presque comment moi j'ai réussis, surprenant hein?

Son sourire s'agrandit et ses yeux se plissèrent, mais lorsque l'ancien Serdaigle fit une remarque haut et fort sur sa femme, comme pour espérer qu'elle ou un fantôme baladeur l'entende en passant dans le coin, Jon rouvrit un oeil interrogateur sur le malade, avant de froncer les sourcils et d'ouvrir le deuxième, penchant sa tête légèrement sur le côté alors qu'une lueur clairement amusée brillait au fond de son regard.
Il le défiait? Lui? De décrire sa femme? Alors qu'il n'allait sûrement pas écouter plus de deux mots de sa description? Et bien... Pourquoi pas?

-Je serais capable de ça, oui, évidemment! C'est ma femme quand même! Je pense mieux la connaitre que quiconque a présent, mais a vrai dire je doute que sa description te passionne particulièrement, et que tu aies envie d'entendre qu'elle est la créature la plus passionnante que je n'ai jamais rencontrée, mystérieuse, elle en impose quand même ! Et tu as vu ces cheveux qu'elle a? -continua-t-il en retrouvant sa manie de bouger les mains dans tous les sens pour ornementer son discours- C'est fou non? J'ai jamais vu de pareille tignasse, mais s'ils sont aussi... Imposants, c'est parce qu'elle est pleine de mystères fantastiques qui ne demandent qu'a être découverts! Et puis ses yeux... Ses yeux argentés, non, peut-être plus bleu que argenté, qui peuvent être aussi tranchant que doux, ses magnifiques grand yeux, jamais ternes, toujours vivants, remplis de tristesse et d'espoir...!  Et puis franchement, elle est loin d'être la plus horrible des femmes, même si parfois elle peut franchement... Être très effrayante! Mais des fois, je me dis que c'est plutôt "tant mieux!". Non, non... Elle est seulement... fantastique! Elle s'occupait de Rory comme une reine lorsque je n'étais pas la, enfin, ici, et puis, tu ne l'as connais pas, mais elle est très intelligente, intéressante, si tu faisais un effort je pense que tu pourrais presque bien t'entendre avec elle !

Encore fallait-il que Ludovic pouvait faire un effort pour quelque chose, mais du point de vue de l'astronome, c'était bel et bien le cas: après tout, il l'écoutais pendant ses longs monologues -même s'il ne faisait pas vraiment attention a ce qu'il disait la plupart du temps-.
Lorsque son vieil ami parla de cuisine, Jon fit la grimace, mais pas une petite grimace discrète, une grimace très visible, comme s'il venait de marcher dans la plus horrible des choses.

-Aaah... La cuisine! commença-t-il d'un ton faussement enjoué. C'est sur que si tu ne t'es pas amélioré dans ce domaine là... Comment t'as fais pour survivre jusqu'à aujourd'hui ? Remarque, ça expliquerais pourquoi tu es si maigre, tu ressemble a un cure-dent!

Après que l'ancien Serdaigle ait joué, le Londonien réfléchit quelques secondes avant de bouger une pièce, très léger jusque la, il se rembrunit lorsque son meilleur ami commença a lui interdire de mourir, le regard remplit de colère, évidemment, mais surtout de tristesse et d'une certaine confusion qui ne le laissèrent pas indifférent, le rappelant a de très anciens souvenirs.


Ce n'était pas la première fois, au contraire, en toutes ces années de "vie commune" ils avaient discutés plus d'une fois de ces sujets chaotiques, et sur certains sujets, Ludovic réagissait de cette façon. A chaque fois, Jon lui trouvait certains points communs avec ces enfants qui refusaient de croire que le père Noël n'était qu'une légende. Mais pourtant, la vérité était là, aussi horrible soit-elle, on pouvait l'ignorer, faire comme si elle n'était pas la, cette triste vérité. Mais pourtant c'était bien le cas: le père Noël n'existait pas.
Un sourire triste se dessina sur les lèvres du jeune père, et son regard compatissant ne cessait de fixer son ami qui se réfugiait tant bien que mal dans ses convictions, ses espérances. Il avait beaucoup souffert, déjà enfant, mais aujourd'hui bien plus qu'hier, désormais Jon le savait. S'il perdait encore quelqu'un a qui il tenait réellement...
Il n'imaginait même pas a quel point il en pâtirait.

Jon déglutit, toussant légèrement avant de prendre une profonde inspiration, de lever le regard sur le malade, hésitant quelques secondes avant de lever une main rassurante et de la poser sur son épaule:

-Je serais toujours la, toujours, tu m'entends? Pour toi.

Il marqua une pause, respirant lentement alors qu'il sentait sa bouche soudainement seche. Il ne manquait que cela... Que lui, lui! Perde ses mots!
Non, ca n'allait pas etre le cas, un jour arrivera ou il ne saurait plus quoi dire, mais ce n'etait surement pas ce jour la! Pas maintenant!

-Je ne risque pas de m'en aller, et il te faudra plus d'une crise ou... N'importe quelle horreur pour me faire fuir! Tu me connais non? Je suis résistant, je t'ai supporté toi, mon père, ma femme... Tu ne crois quand même pas que pour une raison aussi idiote je te laisserais seul? Non! Voyons! C'est hors-de-question!

Le sourire qu'affichait jusque la l'astronome se fit plus doux, rassurant, alors que sa main toujours posée sur l'épaule de Ludovic glissa lentement vers les couvertures.
Plusieurs minutes se passèrent sans qu'il ne dise le moindre mot, observant simplement le français d'un regard qui en disait long.
Même si ce qu'il venait de dire était évidemment totalement impossible, il était certain que "le chien" qu'il était resterait près de "son maître" jusqu'à la fin, le plus longtemps possible.
Le maître était triste, le chien réconfortait. C'était son devoir après tout?

-C'est a ton tour. reprit-il finalement au bout de longues minutes, sur un ton des plus calmes et qui se voulait doux. Les échecs.



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MessageSujet: Re: Black & White towers   Mer 14 Jan - 13:26

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Le français haussa les épaules. Et oui, toujours célibataire alors que son ami au menton s'était trouvé une compagne sans ventouses. Comme quoi les mystères de l'univers... Pour l'ébouriffé il y avait surtout le problème principal. Ce n'était pas tout de trouver une fille, tomber amoureux et la séduire de son mieux, encore fallait-il la garder. Un "détail" souvent mis à malle par son caractère en montagne russe, sa manie de parler tout seul et ce problème de taille qu'était son manque total d'organisation. Il n'aurait pas sut dire qui de l'astronome, de l'alchimiste ou de sa propre personne était le champion du désordre, mais il se défendait bien. En bref, distrait, bordélique et caractériel, sans oublier ses autres et innombrables petits défauts, c'était un miracle qu'il ait réussi à trouver une ou deux fois quelqu'un qui voulait bien de lui et de son orgueil mal placé et même alors il avait fait le difficile, mais nous sommes un peu dur. Il avait aussi plusieurs qualités. Tenez, la créativité par exemple.

Il tendit l'oreille lorsque Jon se mit à parler de sa femme sans raison. Enfin si, il y en avait une, mais Ludovic ne l'avait pas vue, et presque aussitôt il crut que son ami était en train de parler d'un cheval. Créature, tignasse... C'est vrai qu'il se représentait bien les cheveux improbables de l'infirmière en chef. Rien que cette idée le faisait frisonner, mais, allez savoir pourquoi, il les voyait sur le cou d'une pouliche grise et colérique. Peut-être sa manie de comparer l'imposante chevelure à une crinière, vous me direz qu'il aurait put choisir un lion, mais cheveux, cheval... même en anglais c'est assez proche. Il fronça un sourcil. Des mystères fantastiques cachés dans les cheveux ? Oui ? Des lutins ? Des Doxys ? Des arc-en-ciel miniatures ? Il haussa le sourcil. Aucune idée, mais vu le regard émerveillé de Jon cela devait contenir une trop forte dose de sucre. La fin s'arrangea un peu, plus sobre, et le français retrouva un visage à peu près normal fendu d'un sourire taquin. Une belle preuve que l'amour est aveugle.

— Je veux bien te croire. Il faudrait juste qu'elle et moi on se croise un petit peu plus de cinq minutes histoires d'avoir le temps de parler.

Quoique vu le phénomène il valait peut-être mieux qu'ils n'engagent pas la conversation, pour le bien-être de Jon. En y repensant l’ébouriffé avait l'impression qu'Emmy l'appréciait. Bien entendu, il se souvenait en majorité de ses regards noirs quand il était allé courir après Jane Gray pour s'excuser de son comportement à l'étage d'arithmancie, mais pour le reste - même si comme il l'avait dit ; de toute sa vie il ne se souvenait pas être resté plus de dix minutes en présence de la femme de son meilleur ami - ils se comprenaient plutôt bien. Il suffisait qu'elle lui lance un regard accusateur pour qu'il se rende compte qu'il était allé trop loin ou un regard entendu pour qu'il décide tout à coup d'aller prendre un café avec Jon. En somme elle avait tout compris, mieux valait peu en dire avec lui. C'était sans doute pour cela qu'il la respectait plus que bien d'autres dans le château.

— J'ai fait un rôti une fois, répondit-il lorsqu'il fut question de cuisine. Un très bon rôti. Je crois que je te l'avais dit. Bien sûr qu'il l'avait dit. Ou plutôt écrit dans ses trois ou quatre dernières lettres à ses vieux amis. La meilleure chose que j'ai jamais mangé de ma vie. Enfin presque. Enfin quand je dis presque. Rian cuisine bien. En tous cas c'était bon et j'ai des témoins. Après... il hésita une seconde. J'ai mangé des pâtes, des haricots en conserve et du poisson surgelé. Il grimaça. Ne reparle jamais de poisson surgelé... ou de haricots. Surtout de haricots.

Encore heureux, il s'était un peu remplumé ces dernières années, même si cela ne sautait pas aux yeux, loin de là.

Naturellement, il ne prêta aucune attention au dernier coup de Jon. Comme s'il avait put avec les sales idées qu'il lui avait mis en tête. Il ne se rappela de la présence de l'ancien Poufsouffle que lorsque ce dernier lui mit la main sur l'épaule, manquant de le faire sursauter. Presque aussitôt, il leva l'avant-bras avec un claquement de langue pour chasser la pression sur sa peau, mais suspendit son geste. Sa main resta dressée dans le vide une seconde avant qu'elle ne couvre ses yeux dans un soupir. Il en avait assez de s'énerver pour des choses si futiles, mais il n'y pouvait rien. Alors pour une fois, peut-être parce qu'il ne pouvait pas s'enfuir ou parce qu'il était trop fatigué pour se battre, il se laissa faire. La compassion c'est comme le ridicule. Quoi qu'on en pense ça ne tue pas.

Il écouta sans le vouloir les paroles de l'astronome, caché derrière sa main jusqu'à ce qu'il ne sente plus celle du Poufsouffle et fini par se frotter le visage avant d'ouvrir les yeux sur l'échiquier. La tête vide. Il aurait bien voulu dire un mot, mais ce n'était pas le moment. Il fallait remettre la machine en marche.

Pensée simple : ils étaient des sorciers. Pensée simple : les sorciers vivaient vieux. Il suffisait de voir Dumbledor et son âge canonique. Au moins un siècle ! Et ce n'était pas le seul. Ils avaient le temps, beaucoup de temps. Il n'y avait pas de raisons pour qu'un accident tragique ait lieu à l'école, c'était tout de même l'un des endroits les plus sécurisés d'Angleterre, si ce n'est du monde. Le principal danger à vrai dire aurait put être certains membres du personnel, lui compris sans doute. Et si accident tragique il devait y avoir, avec sa passion pour les ennuis, il y avait de fortes chances pour que cela tombe sur lui plutôt que sur Jon ou Aidrian. Il eut un sourire jaune. Il serait probablement mort avant eux alors il n'y avait pas de raisons de s'inquiéter.

— Je ne sais pas ce que tu as joué, s'excusa-t-il.

Il leva les yeux en direction de l'astronome. Il voulait lui dire quelque chose, encore une autre, mais cela ne vint pas. Il regarda l'échiquier, tendit les doigts pour bouger les pièces à l'ancienne. A peine approchait-il du roi que ce dernier lui donnait un coup sur l'ongle du pommeau de l'épée. Le français grommela et revint à l'oral. Il regarda les pièces changer de place et resta silencieux un long moment. Essayant une fois ou deux de reprendre la conversation sans être certain de ce dont il voulait parler.



— J'ai... lâcha-t-il enfin avant de se taire pour mieux formuler sa phrase. Mon grand-père maternel m'a légué sa maison pas très loin de Paris, je n'ai pas encore eut le temps d'aller voir. Il était médecin tu sais, il y a tout un attirail d'apothicaire chez lui. Il fit une pause. Je sais que ce n'est pas vraiment la meilleure sortie du monde, il n'était même pas sorcier alors ce sera sans doute ennuyeux, mais si jamais tu as envie de changer d'air à cause de... enfin de ce qui arrive. Tu pourra toujours m'accompagner pour faire l'inventaire. Tu trouvera peut-être un petit truc pour Emmy et Rory... s'ils aiment les conserves au formol et les plantes séchées.

Ce n'était pas qu'il n'avait pas envie d'y aller seul, juste qu'il avait toujours repoussé à cause de l'Ordre et des évènements de ces dernières années. Il proposait cela parce que ce serait pour l'astronome un moyen de quitter l'Angleterre au moins pour une journée. Laisser un temps femme et enfant sans être tout à fait seul, cela lui semblait une bonne idée. Surtout qu'il savait à quel point prendre du recul pouvait être salutaire dans ce genre de situations.

— Par contre... Plutôt à partir de Janvier si tu veux bien.

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Mer 14 Jan - 19:26





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-C'est vrai qu'elle travaille toujours, ça contraste avec moi. Des fois j'ai l'impression qu'elle travaille pour deux, en même temps, il y a toujours de quoi faire pour une infirmière à Poudlard, ne serait-ce que pour les "élèves contrevenants"!

Il esquissa un sourire, se rappelant lorsque eux-même étaient ces dits élèves qui passaient le tiers de l'année allongés dans un lit d'hopital, ou plutôt, d'infirmerie. C'était le bon temps...
Aujourd'hui, il y avait beaucoup moins de grabuges, enfin, si, évidemment. Mais c'était loin d'être de la même ampleur. Quoi que, quand on voyait le groupe de James Potter, il y avait tout de même une certaine originalité, même si les classiques restaient indétrônables. Les cartables échangés, collés aux murs, refaire la décoration d'une certaine salle commune -celle de Serdaigle et de Poufsouffle y étaient passées par le passé, il fallait d'ailleurs qu'il se renseigne sur Serpentard pour savoir s'il devait s'attendre à un nouveau petit rebelle de ce côté là-, ou trafiquer la distribution de la nourriture quand ce n'est pas la nourriture elle-même...


-Je t'ai déjà dit qu'on avait eut de la chance de ne pas l'avoir comme infirmière lorsqu'on était encore à Poudlard? Tu verrais ces patients... Ils guérissent en moins de temps qu'il en faut pour le dire! Mais elle est efficace, y a rien a dire sur ça! Excuse moi, tu disais quoi déjà? Ah oui, qu'il te faudrait passer plus de dix minutes avec elle pour l'apprécier! J'ai mis plusieurs semaines, mais je suis sûr qu'en prennant le temps, tu finirais par la trouver ... brillante!

Il réunit brutalement ses mains, continuant son portrait de Emmeline mentalement, se levant, tournant ensuite autour du lit avant de s'arrêter devant la bibliothèque, et de reprendre son manège en parcourant de long en large sa chambre en quelques enjambées seulement.
Comment pouvaient donc s'entendre son meilleur ami et sa femme?
En voila donc une question intéressante! A vrai dire, le détail qui changerait tout serait sûrement leurs points de vue, différents ou pas, ce simple point allait tout changer. Se crêper le chignon? Peut-être, ça pouvait être amusant, deux têtes de mules comme eux, un dialogue de sourds, argumentés plus ou moins habilement... Moui, pourquoi pas! Le pire serait sans doute qu'ils soient d'accord, qu'ils se lient tous les deux dans un opinion diverse du sien... L'enfer!
Son ancien tortionnaire, allié avec l'actuel...

-Pitié, que Dieu ait pitié de moi...! murmura-t-il du bout des lèvres, discret sourire aux lèvres.

Lorsque Ludovic lui avoua qu'il avait, un jour, réussit un roti, Jon haussa les sourcils et eut un mouvement de recul surpris en se tournant vers son vieil ami, une lueur clairement amusée dans le regard, avant de s'exclamer:

-Un rôti! Trompettes, cymbales, cors, appelez la fanfare! Ludovic Descrrrremps a réussi un rôti! Bien! Bravo!

Il se mit à applaudir, cherchant des yeux quelqu'un qui pourrait l'accompagner, mais loin de se sentir seul, il continua quelques instants avant de reprendre:

-Je m'incline, quand je me souviens de ce que tu as fais chez moi une fois... Surtout que ce que j'ai fais à la base était plutôt bon, mais non! Môsieur s'est dit qu'avec de la menthe c'était bien plus original! Et c'est partit!

Il lâcha un soupir amusé, puis un instant passa dans le silence complet, avant que le Français ne joue enfin sa pièce, bien plus déstabilisé que précédemment.
Après tout, quoi de plus normal? Vu ce qu'ils venaient de se dire, il y avait de quoi être déboussolé.
Il commença alors à lui parler de la maison de son grand-père, celle qu'il lui avait légué apparemment, lui proposant plus ou moins explicitement à l'accompagner un de ces jours, avec ou sans sa chère famille, avant de préciser qu'il préférait que ce soit après Janvier.
L'astronome eut un léger rire nerveux, toujours cette vieille habitude de ne pas apprécier les derniers mois de l'année...

-Ce serais avec joie. répondit-il sur un ton doux, un sourire tout aussi calme aux lèvres: J'ai hâte d'y être.

Pause, puis il reprit en retrouvant son habituel entrain:

-En plus, j'adore les inventaires! Les inventaires tu redécouvres de vieilles choses toutes poussiéreuses, toutes passionnantes! J'ai testé un fois, de faire mes... mes inventaires, dans ma salle de cours, c'était très... En fait, je pense qu'elle était encore moins rangées qu'au départ au final, mais j'ai retrouvé de ces choses...! J'aime bien les inventaires! Les inventaires c'est... c'est cool!



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Dernière édition par Jon Lakenstridge le Jeu 15 Jan - 20:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Black & White towers   Jeu 15 Jan - 17:24

Black & white towers

Ludovic hocha la tête et reprit son silence. C'était déjà une bonne chose de faite. Allez savoir si cette bête balade suffirait à faire oublier l'état de son père à l'anglais, mais au moins l'ébouriffé avait-il eut l'impression de jouer son rôle d'ami. Car bien entendu il s'en voulait de ne pas avoir vu le problème, bien plus grave que ce que le Poufsouffle laissait  paraitre. Peur, inquiétude, impuissance, un peu de colère aussi... il s'en souvenait comme s'il l'avait lui-même vécu. Il se demanda si l'astronome lui aurait parlé de tout ça s'il ne l'avait pas découvert tout seul dans la petite caboche du déluré bavard. Après tout c'était une très vieille habitude entre eux. Cacher les troubles pour ne pas inquiéter les autres. Jon était sans conteste bien plus doué à ce jeux-là tandis que Ludovic compensait en provoquant des dégâts.

Le professeur de sortilèges soupira. Il aurait aimé pouvoir dire des phrases classiques du genre "et si jamais tu veux parler n'hésite pas", "je suis là pour t'écouter" ou tout simplement un autre "tu verras, il s'en sortira", mais il n'avait pas envie de mentir. Il n'avait jamais porté le père du Poufsouffle dans son coeur, au contraire, il lui avait toujours fait mauvaise impression. Il aurait bien pu lui arriver n'importe quoi, du moment qu'il ne lui abimait pas son Jon le français n'en aurait rien eut à faire. C'était quelque chose qu'il ne comprenait pas, même après avoir vu les moindres recoins de l'esprit de son vieil ami, après tout ce qu'il lui avait fait subir comment Jon pouvait-il encore avoir de l'affection pour lui ?

— J'aime bien oui, marmonna-t-il songeur. Ta salle de classe je veux dire, se reprit-il en regardant franchement l'anglais comme si tout avait été oublié. Elle est grande. La mienne est minuscule, c'est à peine si les élèves ne se marchent pas dessus pour entrer ou sortir et je ne te dis pas pour organiser les cours de travaux pratiques. Je l'aurais bien agrandit un peu avec un sort, mais... avec la surcharge magique qu'il y avait dans les murs de sa chambre l'étage risquait de faire Boum. Mais je trouve que ça lui ferait perdre de son charme. Aussi. Malgré tout, j'ai l'impression qu'il manque encore quelque chose dedans.

Il fronça les sourcils et se pencha sur l'échiquier pour réfléchir à la question. Cela le tracassait depuis qu'il s'y était installé. Il y avait une magnifique fenêtre avec une belle vue, des livres, du bois partout qui lui rappelait sa baguette en noyer, du plancher et, petit à petit, une quantité agréable de désordre, mais il lui semblait que la pièce était encore trop vide, qu'il lui restait encore quelque chose à faire à l'intérieur pour vraiment être chez lui. Il ne voyait pas quoi.

— Je trouverais, se promit-il en se laissant aller contre la tête de lit.


Il regarda à droite à gauche, décala un oreiller, essaya de s'appuyer sur les bras pour se redresser. Peine perdu, il ne parvint même pas à se soulever de quelques millimètres. C'était curieux, il se sentait en forme pourtant. D'habitude, même si on ne pouvait pas dire que ce genre de mésaventures soit arrivée si souvent que cela, il lui fallait beaucoup plus de temps pour se remettre mentalement. Il restait amorphe pour une semaine au moins, si ce n'était plus, sans parler des rechutes et gardait les muscles ankylosés au point de ne même pas pouvoir tourner la tête sans avoir d'affreuses courbatures et une terrible envie de vomir. Cette fois, il jouait aux échecs, n’arrêtait pas de gigoter et avait l'esprit étonnamment clair et vide. C'était presque effrayant. Comme s'il avait perdu ses migraines.

— Je m’ennuie il faut que je me lève.

Il regarda le chemin qui le séparait de la porte. C'était tout de même loin, haut, profond. Il sentait déjà du coton lui envahir les jambes rien qu'à se répéter les gestes qu'il lui faudrait faire pour atteindre la poignée et sortir. Il évalua l'effort, est-ce que cela en valait vraiment la peine ? Il continua à fixer la porte, parfaitement immobile, avec l'impression que son corps pourtant si maigre s'était transformé en plomb. Oui... peut-être pas. C'était loin et le matelas était tout de même bien confortable.

— Demain... j'essayerais demain, marmonna-t-il pour lui-même avant de se tourner vers son vieil ami comme s'il venait de découvrir le but de la quête du graal. Au fait, pourrais-je savoir comment j'ai fini dans un de tes malodorants pyjamas ?

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Jeu 15 Jan - 22:23





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A vrai dire, Jon se doutait que pendant sa crise de la veille, Ludovic avait pénétré ses pensées, comme celles de beaucoup d'autres d'ailleurs, mais il ne s'en faisait pas plus que cela. En vivant avec l'ancien Serdaigle, il avait appris à ne pas avoir de pudeur, du moins, d'une certaine manière, ses crises et surtout, son manque de contrôle quelques fois était très handicapant lorsque l'on était dans son cercle de "personnes dignes d'intérêts", plus communément appelés "amis".
Alors lorsque la veille il avait eut une nouvelle fois l'une de ces horreurs, évidemment que l'astronome s'était inquiété, surtout après coup, alors qu'il essayait de trouver le sommeil. Qu'avait-il exactement vu?
Il avait ensuite confié en partie ses craintes à sa femme, avant d'enfin réussir à s'endormir, s'inquiétant plus pour son meilleur ami que pour lui-même.

S'il avait sut ce que le Français avait découvert... Ce qu'il avait appris, il ne lui aurait sûrement jamais dit sauf s'il le lui avait demandé précisément. Tout cela...
Il ne devait pas s'en faire, ce n'était pas son problème, pas s'inquiéter pour de telles choses, surtout après lui avoir dit le poids qui lui pesait sur les épaules depuis tant d'années.
Du moins une partie.
Tout était compliqué avec lui, ou incroyablement simple, l'un ou l'autre. Il restait en réalité un grand enfant au fond de lui, simple à comprendre, lorsqu'on le voyait sous le bon angle.
Et aujourd'hui plus que jamais, il fallait continuer à agir de la sorte. Il restait un homme qui ne laissait paraître que la face d'un surexcité de douze ans, et comment ne pas inquiéter un enfant de douze ans qui lui même tentait la même chose?
Lui mentir, ne rien laisser paraître, et simplement lui parler d'autre chose.

Mais ne faisaient-ils pas tous les deux la même chose?  
Comment s'en sortir dans ce cas? Trouver lequel des deux était le plus mature? Ou le plus irresponsable?
Choix diluvien... on commence par ou?

Il est vrai que son père avait été... Une ordure, il le disait lui-même. Cruel, sans coeur, horrible, mauvais... L'un de ces monstres qu'on ne croit voir que dans les films de prévention -une nouvelle création des fous de la télévision... étrange comme idée-. Mais malgré tout ce qu'il avait fais, si on pouvait le féliciter d'une chose, c'est d'avoir appris l'humilité à son fils, et sa mère, la compassion. Ce mélange fit de lui un homme des plus empathiques, doux, compréhensif, alors que pouvait-il faire de son père?
Lui pardonner.
Il avait encore un peu de mal, mais il ne pouvait simplement pas la hair, lui en vouloir, évidemment, mais le hair... Jamais.
Il restait son père, aujourd'hui, le dernier membre de sa famille, celle qui l'avait accompagnée dans sa découverte de ses pouvoirs. Car sa véritable famille aujourd'hui était là, toute autour de lui, à Poudlard.


Jon esquissa un sourire lorsque l'ébouriffé le complimenta, enfin, complimenta sa salle de cours, se plaignant au passage de la sienne, trop petite, sans réel "petit plus", ce sacré "petit plus" qui faisait toute la différence... C'est sûr que de son côté, sa fameuse salle d'astronomie était tout simplement exceptionnelle, une petite perle au milieu d'une plage de galets -pas que les galets soient disgracieux, eux aussi avaient un... certain charme-, et elle lui rappelait agréablement son enfance, alors qu'il n'était pas encore passionné par le firmament comme aujourd'hui.

-Elle est magnifique hein? Par contre, c'est l'enfer pour la ranger ou y passer un coup de ménage...! Oui, je sais ce que tu vas dire, il y a les sorts qui servent à ça, mais je n'aime pas ces... manières, même après tout ce temps! -il se pencha légèrement en observant autour d'eux, avant de chuchoter peu discrètement, un large sourire aux lèvres: - J'ai tellement l'impression que les balais m'observent quand j'ai le dos tourné, et que si je leur laisse une seconde de libre, ils vont me sauter dessus à l'improviste dans un but peu joyeux.

Il acquiesça ses propres paroles avant de se redresser. Traumathisé par un énième coup ayant mal tourné?
Oui, peut-être, allez savoir.
Puis l'astronome se décida à connecter deux-trois neurones, et réfléchir rapidement à ce que pouvait être ce petit "quelque chose" dont Ludovic avait tant besoin pour sa salle de cours, puis il sembla soudain avoir trouvé une idée très amusante et dit simplement, un grand sourire collé au visage:

-Une chèvre peut-être?

Ludovic et les chèvres... Une histoire presque aussi belle que Jon et sa calmar!
A la pensée de sa "vieille amie", Jon eut une grimace plus que significative, puis il songea que cette grimace, il devait sûrement faire la même à chaque fois qu'il pensait à cette occupante de l'étang qui avait eut le béguin pour lui bien des années plus tôt.
La grimace "de Miss Calmar" sûrement, est-ce que Rian et Ludo y avaient déjà prêté attention?
Bonne question...
Le Londonien coula un regard vers son ami, guettant sa réaction pour essayer de découvrir si il avait effectivement un petit point reconnaissable, puis finit par lâcher un léger rire. Qu'est-ce que ça changerait de toute façon, hein?

Heureusement pour lui, son rire tomba quelques secondes après la déclaration très... décidée du Français qui avoua se lever... Le lendemain. Peut-être passerait-il comme une lettre à la poste?

-Mais oui, je te crois Ludo, je te crois. affirma-t-il en souriant. Tu veux du chocolat peut-être? Un petit remontant? Il te faudra du courage et de la préparation pour réussir à te lever demain! Mais ne t'inquiète pas, nous sommes tous avec toi! Peut-être qu'on t'attendra devant la porte avec des trompettes et des casseroles? Tu préfères quoi toi? Je trouve que les trompettes font trop pompeux... Non?



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MessageSujet: Re: Black & White towers   Dim 18 Jan - 19:36

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Ludovic eut un sourire. A oui, les balais... les serpillères plutôt. Et puis non, les balais en général. Tout ce qui avait un manche et un semblant de brosse. Et puis pourquoi s'arrêter aux balais d'ailleurs ? Pratiquement tous les objets qu'on aurait put trouver dans le château avaient déjà été victimes du trio infernal qui avait régné cinq ans durant sur les couloirs et les cours de récréations, au grand malheur des précédents professeurs. Combien avaient été tentés de prendre leur retraite avant l'heure à cause d'eux ? Sans doute plus d'un. Dumbledor mis à part, il n'y avait pas eut un seul adulte dans cette école qui n'avait pas crié dans ses oreilles de gosse. Enseignants, surveillants, remplaçants, concierge... les fantômes aussi une ou deux fois, beaucoup moins la plupart s'amusaient bien, Mimi Geignarde moins que les autres, mais ce n'était pas un exploit de la mettre en colère. Le sourire de Ludovic s'étira un peu plus. Les chèvres bien entendu ! Qu'elle était sa devise déjà ? "Il n'y a pas de bonne journée qui ne se termine sans chèvre dans un couloir." Et il y avait eut le dragon, le cheval, les niffleurs, le calamar bien sûr et puis les poules.

Le sourire de Ludovic se fana aussitôt. Non, les poules ça n'était pas dans le château. Il regarda l'échiquier, se frotta le cou. Les poules ça n'était pas un bon souvenir. Il déglutit et commença à malmener un accroc dans une couverture, élargissant les prémices d'un trou. Autant dire que le regard de calamar de Jon lui passa inaperçu. Ce fameux regard qui lui avait valut de son ainé des semaines de taquinerie dont la principale "fait pas ta tête de calamar" avait fait le tour du château avant que Ludo n'affronte en duel tous ceux qui osaient l'utiliser pour blesser le Poufsouffle. Il y avait des choses avec lesquelles ont ne plaisantait pas.

Il lança un regard noir à l'anglais qui se moquait de sa résolution de se lever. A croire qu'il pensait qu'il l'avait dit à la légère. Bien sûr que non, c'était vital de se lever, de quitter ce lit et cette maudite chambre avant qu'il ne perde la tête et ne se mette à parler tout seul, voir pire. Il haussa un sourcil interrogateur. Qu'est-ce que l'astronome comptait faire avec des casseroles ? Le changer en chien et lui en accrocher une au derrière ? Non, ce n'était pas son genre, mais tout de même... Ludovic avait comme un doute, semé par cette bonne vieille paranoïa et une expérience personnelle pour avoir déjà tenté l'affaire sur de vrais chiens.


— Ouais... Il n'empêche que tu ne m'a toujours pas dis comment j'ai fait pour finir en pyjama. Je croyais pourtant avoir été clair la dernière fois, je ne veux pas que tu me déshabille. Il leva soudain la tête, livide. Attends... Ne me dit pas que c'est t'a femme qui m'a mit ça.

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MessageSujet: Re: Black & White towers   Lun 19 Jan - 0:08





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Ludovic joua son coup d'échec, et vu son attitude, il était sûrement très absent, la tête dans les nuages, encore.
Etrange, autant son coup que la manière dont il se comportait: habituellement, avec un défi tel les échecs devant les yeux, il devenait le plus réactif des hommes que l'astronome connaissait. Toujours à l'affut, à la moindre hésitation de jeu ou tremblement de voix lorsque l'on dictait son ordre...
Lorsque Jon réalisa ce nouveau point, ce fut comme un nouveau coup de marteau sur le clou qu'était sa faute: il n'aurait jamais dut lui demander de venir dans sa salle d'astronomie la veille...
Une grosse erreur, monumentale, gargantuesque! Comment croyait-il que son ami allait réagir? Gentiment tout avouer? Sur ses problèmes, sur ses troubles, sur ces quinze dernières années... Puis qu'allait-il faire ensuite? Repartir tranquillement? Mais oui... Evidemment, comme si c'était possible de la part de Ludovic!

Qu'est-ce qu'il avait été naïf...


Il lâcha un soupir, les poumons comme compressés par la culpabilité qu'il éprouvait depuis la veille au soir.
Quelques minutes passèrent pendant lesquelles un silence pesant s'installa. Jon, lui, se contenta de tenter de déchiffrer la moindre expression sur le visage de son vieil ami, clairement inquiet. Jon se taisait. Ce n'était pas... "naturel", pas pour lui, et c'était certainement très inquiétant pour le pauvre Ludovic.

L'astronome baissa le regard sur l'échéquier, réfléchissant à son prochain coup et les suivant, laissant le Français souffler un bon coup, mais ce fut sans compter sur sa seule et unique réplique ou il insista pour savoir comment il avait fait pour se retrouver dans les habits de son ami.

Un sourire etira les lèvres de l'astronome, qui leva un regard déjà plus vivant sur Ludovic qui lui, semblait s'enfoncer lentement dans une panique qui le caractérisait plutôt bien.

-Pourquoi cette réaction? Est-ce que cela te gênerait-t-il a ce point?

Le jeune père se redressa sur toute sa hauteur, posant ses poings sur les hanches, et déclarant d'un ton plutôt haut perché:

-"Pas mal pas mal, plutôt maigrichon, pire que toi! Arrête de faire cette tête Jon, franchement, on dirait un poisson frit ! "

Un large sourire illumina le visage de l'astronome désormais bien debout, qui coula un regard vers le malade, s'amusant clairement de la panique qui devait sans aucuns doutes s'emparer de lui.
Peut-être un de colère... Envers lui, évidemment! " Comment as-tu pus laisser ton dragon de femme me faire ça?!" Du dégoût aussi, et allez savoir quoi d'autre. De l'agacement ? Du désespoir?

-Par ailleurs, mes pyjamas sont tous sauf "malodorants"! Je suis sûrement plus propre et rangé que toi, Ludovic Descremps!

Il se rassit sur sa chaise, se balançant lentement en observant patiemment les réactions de son ami. Oui, il le taquinait, il le laissait se faire des films, c'était méchant... Mais très amusant! Il fallait l'avouer!

-Mais c'est bon, rassure-toi, Emmy n'a pas vu le moindre centimètre de ta peau. Et franchement, tu devrais même me remercier! Elle est possessive, mais des fois, elle se gêne pas pour jeter des coups d'oeil aux autres, et disons... Que j'ai dut la pousser dehors, mais ne t'inquiète pas, j'ai pris toutes les précautions! -il haussa les épaules- Alors oui, je sais ce que tu en penses... Mais de toute façon, ce n'est pas la première fois! Pas vrai?

Il eut un sourire en coin, se rappelant quelques rares fois ou ils avaient pût passés la nuit dans la même chambre, tout d'abord chez Jon même, lorsqu'il l'avait invité lors des grandes vacances, puis quelques autres fois par la suite. Et a chaque fois, ces rares fois avaient étés d'inoubliables moment.

(Et je prie tout ceux qui lisent ce post de ne pas se faire d'idées hâtives... Merci x-x)



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