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 Boxed part. II

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Gallions : 879
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MessageSujet: Boxed part. II   Dim 23 Nov - 23:28


Jon plaça le dernier livre a sa place, lâchant un soupire inquiet lorsque l'ouvrage toqua contre la plaque de bois qui composait l'armoire. La chambre faisait soudain plus vide, plus propre sans tous ces livres bien gentiment empilés un peu partout, mais c'était un peu ce qui composait le charme de cette petite pièce... Enfin, "petite" était quand même un bien grand mot, car possédant une chambre dans l'une des tours, sa chambre faisait facilement la taille de la salle d'astronomie, mais la encore, Emmeline n'était pas du même avis.
Les livres, ça ne créait pas le charme, c'était simplement du bazard a ranger.
Et c'est dans ce genre de moment que l'astronome se rendait compte que sa femme devait vraiment l'aimer pour lui laisser son bordel organisé chéri et ne pas tout jeter au feu.

Jon prit une grande inspiration en se retournant, le regard dur et le visage inexpressif, du moins au premier abord car au fond de ces yeux bruns ou pouvait clairement voir une lueur d'inquiétude briller faiblement.
Il s'installa sur son fauteuil, et posa un regard désolé sur le corps immobile couché dans le grand lit qui occupait la majeur partie de la pièce.

-Ludovic... Mais qu'as-tu donc fait...? lacha-t-il en un souffle sur un ton tellement bas qu'il en était presque imperceptible.

Que s'était-il passé pour qu'ils en arrivent a la?
En fait... C'était assez... Assez flou, pour lui, mais sûrement beaucoup plus pour le français. A vrai dire, jusqu'à ce que son ami ne s'infiltre dans son esprit, il n'avait rien ressenti, il ne s'était rien passé jusqu'à ce moment précis.
Un sifflement dans les oreilles, puis une étrange sensation de malaise qui avait laissé l'astronome muet, mais non pas de peur ni de stupeur, de curiosité.
Il avait déjà ressentit cela... Mais ou? Quand? C'était une... Très ancienne sensation, une impression étrange qui semblait le mettre a nu, lui couper le souffle, lui comprimer les poumons.
Le regard de Jon fixa le vide alors que ses sourcils de froncerent pendant que les rouages de son esprit tournaient a toute allure, une lueur de panique naissant lentement au fond de ses pupilles.
Qu'est-ce que c'était? Cette... Chose?! Ce sifflement, ce semblant de mal de crâne, ce...
L'ancien Poufsouffle s'était vivement pris la tête entre les mains, massant ses tempes non pas pour faire partir la douleur, au contraire, mais justement pour la garder et mettre le doigt sur cette sensation familière et pourtant si lointaine, si...
Non!
Non, elle ne devait pas partir! Elle ne pouvait pas..!
Puis soudain, une réponse toute simple et évidente s'imposa a son esprit:

-Ludovic. avait-il murmuré du bout des lèvres.

Jon s'était ensuite jeté sur l'armoire, son coeur s'affolant soudainement alors qu'il traversa en quelques enjambées la large salle, ouvrant la porte juste a temps pour assister au spectacle d'un Ludovic épuisé et totalement paniqué tomber dans les pommes.

Après cela, l'astronome avait mené son ami a sa propre chambre, surprenant Emmeline qui s'apprêtait a se coucher, mais il ne lui fit pas de salutations chaleureuses en lui expliquant avec hâte la situation, sans entrer dans les détails, et l'envoya chercher...
Quelque chose, quoi que ce soit, des médicaments, mais surtout, surtout du chocolat.
Après cela, il avait couché a une vitesse impressionnante son vieil ami, et depuis ce moment la, il s'inquietait purement et simplement.

Jon se saisit d'un livre encore posé sur la commode près du grand lit et commença a le lire, reprenant n'importe ou comme a son habitude pour, l'esprit cependant bien loin de sa lecture.
Pourquoi n'avait-il pas immédiatement reconnu le pouvoir de son meilleur ami? Peut-il qu'en tant d'années son pouvoir ait changé ? Peut-être était-il devenu plus puissant, ou bien que lui-même s'était un peu rouillé ?
Quoi qu'il en soit, une chose était sûre, c'est que ce pouvoir n'avait pas cessé de troubler la vie de Ludovic, aujourd'hui, mais aussi pendant toutes ces années.

Le jeune père arrêta sa lecture, lassé de ce faux-semblant qu'il laissait paraitre pour rester calme, car non, il ne l'était pas, et ça ne servait a rien de faire comme si ce n'était pas le cas. Il se frotta les yeux en refermant le livre qui émit un bruit sonore clairement reconnaissable, et leva les yeux sur l'autre toujours plongé dans un sommeil presque imperturbable.
Ce n'était pas le même qu'il avait il y a quelques semaines, lors de leur première sortie nocturne, mais la situation était la même: eux deux, l'un réveillé l'autre endormis dans une des tours de l'école. Cette grande école qui recelait tellement de souvenirs incroyables... Et cette année encore, il semblait qu'il y en aurait encore beaucoup d'autres.
Mais pas forcément d'aussi exceptionnels.
L'ancien Poufsouffle fut prit d'un serrement de coeur et il prit une grande inspiration en fermant les yeux quelques secondes, en songeant a ce que lui avait soufflé son ami avant de tomber dans les pommes... De qui parlait-il?
Qui pouvait-il bien avoir...
Avoir tué ?
Jon fronca les sourcils alors que ce mot s'imposa a son esprit, repensant automatiquement a sa mère... Combien de fois avait-il accusé son père de l'avoir tué ? Des dizaines, des centaines de fois, combien de fois l'avait-il pensé ? Dix fois plus au moins.
Mais pas une seule fois il n'avait songé que Ludovic puisse "tuer" quelqu'un, pas de sang-froid, c'était impossible. Il avait toujours été quelqu'un d'assez doux et qui ne voulait pas blesser les gens autour de lui, culpabilisant souvent après coup lorsqu'il faisait du mal a quiconque...
Comment tout cela avait pût arriver? Et qui avait-il donc tuer pour le briser a ce point?

Lorsque l'astronome rouvrit les yeux, Jon ne sut pas vraiment combien de temps il était plongé dans ses pensées, mais dans tous les cas, Ludovic avait les yeux bien ouverts en face de lui.

-Bon Dieu, tu es réveillé... Tu m'as fais une de ces peurs...!

Après deux heures il se réveillait enfin.
Il lâcha un soupir rassuré, un poids s'envolant de ses épaules en même temps que la vision de son meilleur ami toujours bien vivant lui était apparue.
Cependant, la joie viendrait plus tard, il avait des questions a poser, Ludovic aurait bien le temps de s'y remettre.

-Pourquoi tu ne m'en a pas parlé plus tôt? demanda durement le jeune père même si on sentait facilement a quel point il était rassuré de voir son ami plus ou moins en bon état. Je suis désolé de te sortir aussi durement de ton sommeil, mais j'ai besoin de réponses, pas tout, tu as bien le droit de te reposer, mais tu aurais dut savoir que je serais la pour t'aider. Pourquoi tu n'es... Pas venu me parler? Tu as gardé ça pour toi tout ce temps?

La voix de Jon semblait presque trembler sur la fin de sa phrase, combien avait-il souffert de cela?
L'astronome avait toujours eut énormément d'empathie, peut-être pas autant que d'autres, et dans certains moments il pouvait se montrer cruellement insensible, mais en général, il arrivait avec une facilité impressionnante a se mettre a la place des autres...
Et la, cela lui semblait tout simplement incroyable, quelque chose qui n'était même pas envisageable.
Comment avait-il pu...

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Lun 24 Nov - 1:22

Boxed part II
Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c'est cela un homme.

Torpeur et ténèbres, des sensations familières, ou plutôt, un néant familier. L'une des plus vieilles amies qu'il gardait avec lui. Il aimait tellement ces moments où rien ne brisait le vide, le voile noire étendu sur lui et dans lequel il se perdait. Mettre une pause aux pensées, aux souvenirs, aux regrets, au bruit, dommage qu'il ne s'en aperçoive jamais. L'univers aurait sans doute eut cette couleur si on en avait enlevé toutes les étoiles et toutes les poussières. Il n'entendit pas la porte s'ouvrir, ne sentit pas qu'on le tirait hors du placard comme une marionnette désarticulée. Il gardait les yeux solidement fermés pour un sommeil où il n'y avait jamais eut de mauvais rêves. Si le paradis avait eut ce visage là, cela lui aurait suffit. Pourquoi s'encombrer de fioritures avec des petits anges et des nuages en meringue de tous côtés ? Après tout la principale chose que l'on enviait aux morts c'était le repos, alors pourquoi leur casser les oreilles avec des trompettes célestes ?

Ses jambes, son cou, tout restait mou tandis que Jon lui faisait passer son bras autour de ses épaules pour le porter à travers la salle d'astronomie, puis dans les escaliers. Il aurait heurté quelque chose sur la route qu'il n'aurait même pas bougé un cil. La respiration ralentit au maximum, les nerfs rendus inopérants, le système était passé en veille profonde. On le mit au lit et le peu de tension qui restait dans ses muscles partit. Il resta immobile, dans l'exacte position où on l'avait laissé, plongé dans le rien, son torse se soulevant à moitié pour laisser ses poumons respirer. C'était moins grave que ça en avait l'air, il l'avait dit la dernière fois où cela lui était arrivé avec ses amis. C'était juste comme dormir, faire une pause pour lui laisser le temps de récupérer. Juste du repos un peu plus intense que d'habitude.

Peu à peu, son souffle se fit plus profond, plus proche du sommeil. Le noir lui apparut enfin, c'était le moment agréable où il était à mi-chemin du réveil, où il pouvait goûter un peu au calme éternel tout en regrettant qu'il s'achève bientôt. Il avait l'impression d'être de retour dans le centre de soin de son enfance, que lorsqu'il ouvrirait les yeux il aurait de nouveaux onze ans, bientôt douze, et qu'en cherchant bien il trouverait des pensées douces embaumées par la senteur des fleurs, mais il avait grandit depuis.

Une à une, des lueurs s'éclairèrent dans ses pensées. Les rêves des élèves qui commençaient à percer les ténèbres, comme autant d'étoiles dans le ciel. Il fallait qu'il ferme la porte, mais il était si fatigué et c'était encore si beau. Parmi toutes ces pensées apaisées par le repos, certaines moins que d'autres, certaines aussi douloureuses que les siennes, il en sentit une plus proche et intense qui lui semblait presque adressée. Ludovic poussa un soupir alors que l'obscurité devenait de plus en plus grise à mesure qu'il soulevait ses paupières. Elles lui semblaient peser incroyablement lourd, mais il fallait qu'il les décollent. Les lueurs des habitants du château restèrent éclairées tandis que le noir s'était transformé en couleurs et en forme, en un plafond arrondit qui devait être celui d'une chambre. Le français déglutit, battit des paupières et tourna la tête de quelques centimètres sur le côté, assez pour voir son vieil ami assis à son chevet. Il dormait. Pas grave, Ludovic avait une porte à sceller.

Il ferma les yeux et la fit apparaitre, presque à regret, avant de tirer sur les parcelles de son esprit qui regardaient les lueurs. Il les rangea derrière le battant et poussa tant bien que mal, sentant une douleur sourde surgir. Il ne mit pas longtemps à céder et son don retourna espionner le sommeil des autres. Il était trop fatigué, cela devrait attendre. L'échevelé regarda de nouveau le professeur d'astronomie qui finit par se réveiller. Il esquissa un sourire et aurait voulut lancer l'une de ces phrases stupides censées d'étendre l'atmosphère ; "Bien dormis ?", "Salut", "Toujours vivant", ou quelque chose du genre, mais cette idée partit bien vite lorsqu'il vit le visage de l'anglais se durcir. Il n'avait pas oublié pourquoi il l'avait fourré dans un placard.

Ludovic leva les yeux vers le plafond et déglutit. Il ne savait même pas exactement ce qu'il lui avait dit avant de s'évanouir, mais il avait dut en dire trop sans doute. Il ferma les yeux pour pouvoir entre-ouvrir la bouche, sentant un goût poisseux lui envahir la gorge. Il passa sa langue sur ses dents pour chasser cette impression désagréable et gagner un peu de temps, cela valait toujours mieux qu'avoir envie de vomir c'est sûr, mais tout de même.

— Je pouvais pas... murmura-t-il. J'ai essayé... mais je pouvais pas.

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Dernière édition par Ludovic Descremps le Mar 25 Nov - 15:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Mar 25 Nov - 1:13


[center][center]


Jon observa son meilleur ami se depatouiller dans ses pensées, après tout, tout devait être flou pour lui. Et dans ces cas la, pas facile de réussir a aligner deux pensées cohérentes.
Le temps que le français réponde a sa question lui parut atrocement long, trop long... Il devait savoir a présent, poser ses questions, avoir des réponses. Tant de questions se bousculaient dans son esprit... Qui? Quand? Comment? Depuis quand son pouvoir s'était-il a ce point amplifié ?
Qu'etait-il arrivé a sa fiancée?
L'astronome retint un soupir qui se changea en une inspiration profonde, alors que son ami répondait enfin a sa question.
Sa réponse arracha un court rire nerveux au Londonien qui se passa une main sur le visage, avant de lever un regard désolé sur Ludovic couché dans son lit.

-D'accord, je ne peux pas t'en vouloir, c'est loin d'être simple mais... Est-ce que tu penses que cela a été une bonne idée? Qu'en gardant tout pour toi, cela a été plus simple a supporter que si tu en avais parlé a quelqu'un? Qu'au final, tu as fais le bon choix?

Même si son ton était clairement accusateur, on entendait facilement toute la compassion dont le jeune père avait l'habitude de faire preuve.
Ce dernier déglutit, le regard soudainement fuyant alors qu'il appuya ses coudes contre les accoudoirs en tapotant nerveusement le bois du bout des doigts, son esprit chaotique partagé entre la colère et l'ampathie.
Colère, d'avoir été laissé dans l'ignorance, de se rendre compte a quel point ces années ont fais plus que de mettre quelques kilomètres entre lui et l'ancien Serdaigle, de s'être fais des idées. Non, tout n'était pas comme avant. Ils avaient grandis, et c'est en faisait des erreurs qu'on apprends a connaitre le monde. Et c'est ce que le français avait toujours désiré savoir non?
Connaitre le monde...
Ampathie, compassion de se rendre compte a quel point Ludovic avait souffert, de comprendre combien il avait dut être lourd de garder tout cela sur ses propres épaules, et surtout, la culpabilité de se rendre compte que lui avait tout réussi, avait eut une vie calme et heureuse, contrairement a l'echevelé qui avait dut mener une vie compliquée, dure et cruelle...

Jon soupira, se mordillant légèrement la lèvre inférieure avant de lâcher en un souffle:

-Excuse moi, je suis... Tellement désolé.

Le jeune père baissa les yeux, comme honteux, et se leva de sa chaise pour tourner autour du lit et de poser sa main sur le front de Ludovic, l'inquiétude se lisant clairement sur son visage.

-Ça va pas trop mal? Tu sais... Emmy a insisté pour que je te donne des médicaments, et je préfère autant ne pas te les donner pendant que tu étais inconscient. Mais si elle déboule sur ses hauts talons et me hurle de te les faire avaler, je n'y pourrais rien. Ça te donnera l'occasion de la rencontrer... M'enfin, en tant que patient je ne sais pas si c'est la meilleure des façons!

Il eut un sourire crispé, et s'assit sur le bord du lit en observant le plateau remplis de toutes sortes de médicaments, et même d'herbes étranges que l'astronome n'avait l'habitude de voir que dans les musées.
Mais il ne pouvait pas s'arrêter la, il devait... Au moins savoir cela.

-Qui était-ce? demanda l'ancien Poufsouffle après avoir pris une grande inspiration.

Il y avait tant de possibilités...
Des inconnus, des innocents, des proches, des moins proches... Tout était possible, et franchement, pour une fois, il n'en avait strictement aucunes idées.
Cela faisait tellement longtemps qu'ils ne s'étaient pas parlés, aucunes nouvelles depuis le temps, juste... Des souvenirs, mais les souvenirs ne changent jamais, et tous deux l'avaient fais en s'appuyant sur une image fixe comme seule base.
Peut-être que Ludovic s'était mis a adorer les ours polaires? Qu'il avait vécu une grande histoire d'amour avec une inuit et avait appris a chasser le requin a mains nues? Peut-être qu'il s'était fais de nouveaux amis, qu'il s'était lancé dans l'élevage d'hamster et avait inventé une nouvelle couleur?

Et c'est a ce moment que Jon se rendit réellement compte a quel point il ne savait plus rien de cet homme qu'il disait son ami.
Cet homme qui avait tué, cet homme qui avait menti, cet homme qui avait vieilli.

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Mar 25 Nov - 13:11

Boxed part II
Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c'est cela un homme.

Si Ludovic l'avait put, il aurait bien grogner en entendant le rire du professeur d'astronomie. Il se moquait de lui ou quoi ? Il ne voyait pas ce qu'il y avait de drôle, ce n'était pas comme s'il avait décidé de se taire par pure bouderie, parce qu'il aurait mal prit que ses vieux amis aient mieux à faire que s'apitoyer sur son sort. En plus la pitié des autres ça n'est jamais le truc préféré des orgueilleux. Non, s'il n'avait rien dit c'était tout simplement parce qu'il ne le pouvait pas, réellement, physiquement. Il avait eut plusieurs occasions de parler un peu de choses sérieuses avec Aidrian, Jon et même d'autres personnes bien avant eux, mais à chaque fois il était devenu subitement muet. Un peu comme si chercher à expliquer les choses risquait de les faire revenir dans le présent et qu'il essayait de se cacher l'évidence. Alors il se disait juste que ça n'était pas le bon moment et qu'il fallait attendre d'être prêt. Il y avait aussi le problème de choisir par où commencer. Alors qu'il n'arrivait déjà pas à s'expliquer tous les détails, qu'il se perdait dans sa propre chronologie et éclipsait régulièrement différents passages, comment aurait-il put raconter quelque chose d'assez cohérent pour être compréhensible ? Et puis comment lancer la conversation ? "Qu'est-ce que t'as fait de beau pendant tes voyages ?" "Oh bah de beau pas grand chose, mais j'ai tué sept personnes et bousillé ma vie. C'était pas très drôle, mais ça m'a bien occupé. Et toi alors ? Tu t'es marié avec une infirmière il parait ? Oui je sais je suis le parrain de ton fils, mais tu m'as pas raconté. Du café ?" Non. Même un peu moins exagéré, ce n'était pas une très bonne idée. Ludovic lança un regard noir à son voisin pour toute réponse. Il aurait bien voulu partir à toutes jambes pour montrer sa désapprobation au léger rire de l'anglais, mais il arrivait tout juste à bouger la tête, ça devrait donc attendre.

— Comme s'il y avait un bon choix, marmonna-t-il, levant les yeux au plafond.

Il retourna à la contemplation des esprits assoupis, essayant d'ignorer celui, bien éveillé, qui se trouvait à côté de lui. Il ne les voyait pas tous étrangement, plutôt ceux des plus jeunes ou des plus calmes, comme si son "don" avait cherché chez eux de quoi l'apaiser. Pour l'instant ça marchait plutôt bien. Le français poussa un simple soupir alors que son ami s'excusait. De l'air pour dire "Je sais". Un bruit attira son attention qui revint sur le professeur d'astronomie pour l'observer se lever non sans une certaine méfiance. Après tout, il l'avait jeté dans un placard la dernière fois qu'il l'avait vu de près. Ludovic sentit une main fraîche sur son front et il réalisa à quel point lui-même était glacé. Il tourna les yeux vers le plateau couvert de plantes et de remèdes et sentit une boule se nouer dans sa gorge. La première fois que cela lui était arrivé, il avait vu tellement de personnes à l'état de légumes au centre de soin parce qu'on les avait gavé de médicaments. Incapable de bouger, tout comme lui à cet instant, mais aussi de penser. Il ne leur restait plus alors qu'à fixer le plafond ou un mur le regard vide. Autre époque où l'on traitait les gens sans poser de question, heureusement qu'il avait eut la meilleure guérisseuse au monde pour s'occuper de lui. Il faudrait qu'il pense à faire le mort si jamais la femme de l'astronome déboulait dans la chambre, mais il était un peu trop épuisé pour prendre des notes.

Un grincement et une légère pression d'un côté du lit indiquèrent que l'anglais s'était assis. Ludovic lui jeta un coup d’œil avant de détourner les yeux, fixant encore les remèdes, en entendant la nouvelle question. Peut-être qu'au fond être un légume valait mieux, mais il suffisait qu'il écoute les rêves autour de lui pour s'assurer que non. Les consciences ont du bon, tant qu'aucune ne faisait de cauchemar du moins. L'ébouriffé fixa le vide, ou plutôt la trace vague de ses souvenirs devant lui. Autant en profiter maintenant qu'il avait l'air de pouvoir parler et peut-être qu'en restant assez détacher ça passerais. Une inspiration.

— La femme avec laquelle je vivais, un homme dans une ruelle, un enfant et quatre autres, répondit-il d'une traite avant de reprendre son souffle.

Il avait bien entendu fait exprès de ne pas prononcer le nom de sa première victime ou même d'en parler comme sa fiancée. Pour garder la distance et pouvoir raconter. Il n'avait sortit du lot que ceux qui avaient le plus comptés, ceux qui venaient le harceler en rêves plus que le reste. Les quatre autres auraient put être quinze qu'il n'aurait pas fait la différence. Il s'en était occupé à un moment où sa mémoire semblait s'effacer au fur et à mesure, partir en lambeaux pour être plus facile à vivre.

— L'un des quatre était presque content de me voir. Comme dans les films tu sais. L'espion qui affronte la mort avec dignité et sarcasme. Je l'ai trouvé juste con et il a crié comme une fillette.

Sept, un chiffre plutôt ironique dans le monde sorcier.

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Mer 26 Nov - 1:01



Il y avait toujours un bon choix, du moins, un choix meilleur qu'un autre.
Toujours, quoi qu'il arrive, mais tout dépendait du point de vue, et celui de Ludovic ne semblait pas du même avis que le sien.
L'astronome fixa le plafond, imaginant qu'au dessus de sa tête le ciel brillait encore une fois de millions d'étoiles qui n'attendaient qu'a être découvertes et observées, et ce soir, il avait dut annuler tous ses cours pour pouvoir s'occuper du français qui était en sale état, une bonne nuit de sommeil en perspective pour ses élèves, un nuit blanche harcelée par le doute et l'inquiétude pour lui.
Jon ferma les yeux et ralentit sa respiration, celle-ci se faisant non seulement plus profonde mais plus calme.
Tout allait bien... Oui, c'était le cas, Emmy, Ludo, Rory, Rian...
Ils étaient tous la, endormis pour la plupart, mais même si l'une des personnes qui avaient changé sa vie étaient dans une situation désagréable, ils ne faisaient "que discuter".
Mais pourquoi donc se sentait-il encore si inquiet?

-On peut toujours y croire.

Nouveau soupir, bien que léger, il fut nettement perceptible dans le silence pesant de la grande chambre finalement assez propre après les petits rangements qu'il venait de faire.
Tout de même, Emmeline exagérait avec tous ces médicaments, son patient auraient a peine aperçu l'aiguille d'une des seringues qu'il se serait enfui en courant...
Bon, de temps en temps, il ne disait pas non, cela pouvait tout de même être franchement utile, mais elle n'allait quand même pas tout lui donner non?
... Pas vrai?
Jon fit une légère grimace, rassuré de voir que, comme a son habitude, il commençait a songer a des sujets bien moins importants que ce qu'il se passait sous ses yeux: il commençait a se détendre, c'était bon signe, enfin un peu au moins.

Cependant, le jeune père ne pût s'empêcher de tressaillir lorsque Ludovic lui énuméra les victimes... Sept personnes donc en tout.
Sept.
Dont cette fameuse fiancée qui l'avait tant intrigué il y a bien des années, mais après la jeune femme, sa compassion vint directement envers l'enfant. Il avait tué un enfant.
Jon se prit le visage dans les mains, avant de se le frotter rigoureusement en faisant craquer les mâchoires le temps d'assimiler l'information, qui passa un peu durement tout de même.
Avait-il cherché a connaitre son nom au moins? A cet enfant?

Il n'eut pas le temps de poser la question que le français se lança dans une touche d'humour macabre, qui laissait facilement deviner son point de vu sur les "quatre" autres.
Pas des gens qui lui étaient très chers apparemment, voir même des sortes d'ennemis... Des ennemis, la classe quand même.
Pourquoi? Comment? Il restait tant de questions basiques a poser, mais pouvait-il vraiment le faire? Profiter de l'etat du "blessé" pour lui soutirer des réponses ? Réponses qu'il attendait depuis plus de quinze ans?
Jon ferma a nouveau les yeux, et commença a siffler un air d'une berceuse bien connue des Anglais, l'une de celles qui avait bercé son enfance, Drocell qu'elle s'appelait. Lentement, sur un ton doux, la petite mélodie s'accompagna bien vite de plusieurs instruments mélodieux dans la tête de l'astronome: un piano, un violon, une clarinette... Une vraie symphonie de son qui ne traverserent les lèvres du jeune père que pour en retranscrire quelques notes, si distinctes, si fragiles, quelques notes qui aujourd'hui encore apaisaient la conscience de Jon, et l'aidaient a vider son esprit.
Il l'avait déjà chantonné, plusieurs fois, des dizaines de fois même, et Ludovic devait lui aussi la connaitre a force, mais a chaque fois qu'il accomplissait cet étrange habitude, il avait toujours été plus calme, et au fur et a mesure des années, c'était devenu une sorte de baume au coeur pour le trio autrefois inséparable.

L'astronome finit par rouvrir les yeux, le regard immédiatement posé sur la modeste fenetre de la pièce a travers laquelle on apercevait les étoiles et le ciel alors qu'il sifflait les dernières notes, puis un silence léger presque apaisant s'abbatit sur la chambre. Pas le même genre de silence lourd et effrayant qu'il avait eut quelques heures plus tôt, non, juste... Un silence que mille mots n'auraient pût remplacer.

-Comment cela s'est-il produit? finit-il par dire au bout de quelques minutes, le regard dans le vide et la voix étonnement inexpressive.

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Mer 26 Nov - 3:29

Boxed part II
Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c'est cela un homme.

L'homme allongé sur le lit avait les yeux fixés sur la commode où reposaient les médicaments lorsque une petite mélodie irrégulières rompit le silence. C'était plutôt mauvais signe. Quand Jon fredonnait c'était que quelque chose le perturbait, mais il y avait sans doute de quoi à ce moment là. Ludovic n'avait jamais aimé cette chanson dont il ne connaissait pas le nom bien que l'anglais lui ait probablement déjà dit et répété. Il trouvait qu'elle s'éparpillait trop, comme si les notes n'avaient aucun sens les unes pour les autres. Certes, dans l'ensemble cela pouvait être assez... reposant, mais il ne trouvait pas très agréable qu'on lui siffle ça dans les oreilles. Juge difficile le français, pour lui il n'y avait qu'Aidrian qui chantait à merveille. Raison pour laquelle, jeune, il avait prit l'habitude de conclure la mélodie de l'anglais par des répliques plus ou moins moqueuses, même quand la situation n'était pas à prendre à la légère. Il resta silencieux cette fois-ci. Ce n'était pas comme s'il pouvait s’octroyer le droit de critiquer après tout ce qui s'était passé ce soir là et risquait encore d'arriver.

Un nouveau silence s'installa, perdu dans ses pensées Ludovic ne le remarqua pas. Il commençait à fermer les yeux quand son garde-malade le tira de son début de sommeil. Le français eut un soupir et voulut se passer une main sur le visage pour se réveiller. Son bras resta parfaitement immobile à son côté et il n'eut même pas un tremblement de doigts. Qu'est-ce que le professeur d'astronomie entendait par "produit" ? Comment il s'y était prit pour chacun ou comment il en était arrivé à tuer un enfant qui n'avait jamais rien demander à personne ? Il y avait peut de chance qu'il se lance pour le premier aussi préféra-t-il reprendre par le commencement.

— C'était un peu moins d'un an après que j'ai arrêté d'écrire. J'avais rencontré cette fille... Hesper. Il marqua un silence, cela faisait très longtemps qu'il n'avait pas prononcé ce prénom. On avait emménagé ensemble et on s'était même fiancés. Elle était vraiment incroyable tu sais. J'aurais fait n'importe quoi pour elle. Il s'interrompit à nouveau, repensant au visage de la jeune femme, il devenait si flou quand il essayait de s'en rappeler qu'il ne restait parfois qu'un sourire ou un regard. Il s'y accrocha une seconde, l'air presque éclairé de l'intérieur avant que le souvenir ne s'éteigne. C'était pas trop mal entre nous. Je me sentais bien, mais pas elle. Elle avait peur des Mangemorts alors que je m'en fichais. Je comprenais pas pourquoi elle s'inquiétait, ça me semblait si loin. On n'arrêtait pas de se disputer pour ça, elle trouvait que j'étais qu'un inconscient, un lâche, un rêveur et moi je la trouvais paranoïaque. Un jour le ton est monté plus haut que d'habitude, j'en ai eut marre et je suis partit. Je voulais juste faire un tour pour me calmer, mais je suis tombé sur un gars qui m'a invité à prendre un verre. Moi, quelqu'un, un verre... j'ai pas put résister. Il m'a occupé pendant plusieurs heures et j'avais plus les idées très claires en repartant. Quand je suis rentré il y avait cinq hommes chez moi. Il marqua une pose alors qu'il se revoyait s'arrêter en chancelant devant sa porte d'entrée, se battant avec ses clefs, pour réaliser tout à coup qu'elle était ouverte. Passer le seuil, tourner, entrer dans le salon, voir sa fiancée se disputer avec un inconnu gravé au fer rouge dans sa mémoire tandis que quatre silhouette vêtues de noirs montaient la garde, plantées comme quatre colonnes autour de la scène et puis dégriser en moins de temps qu'il n'en fallait pour que la potion d'Aidrian fasse effet. Le truc tu vois, c'est que c'était une sang pure et qu'elle connaissait le type qui avait organisé tout ça. Il la cherchait depuis longtemps pour l'emmener avec lui, mais j'ai jamais sut pourquoi elle plus qu'une autre. C'était peut-être son frère ou un ancien petit ami, mais ils se connaissaient j'en suis sûr.

Il s'arrêta plus longtemps et déglutit alors que la conversation lui revenait, se raidissant d'avance à l'idée de ce qui s'était passé ensuite.

— On a parlé un peu et il l'a attrapé pour... je sais pas, me narguer, la menacer, lui faire peur... J'ai pas réfléchit et le sort est partit. Je voulais le tuer et lui faire mal, je voulais le découper en morceaux, l'écorcher vif et accrocher ses restes en bouillie sur le toit pour que les corbeaux les bouffes. Nouvelle pause, pour calmer la fureur enfouie qui commençait à remonter. Ses doigts avaient reprit vie, torturant la couverture, et ses yeux hésitaient à se noyer entre colère ou chagrin. Il la mit dans la trajectoire.

Dernier arrêt. Il avait l'impression d'avoir oublié comment respirer. Pendant quelques secondes seul prendre de profondes bouffées d'air l'occupa, il ne sentait plus les esprits des élèves endormit, uniquement celui du professeur à côté de lui dans la chambre. Il n'avait pas envie d'être allongé, pas envie d'être vulnérable. Il se redressa tant bien que mal et se pencha sur le côté, agrippant le meuble de chevet l'air de vouloir se lever. Alors qu'il se retrouvait à fixer le plancher, il eut un profond vertige et commença à osciller ; avant, arrière, avant, arrière... avant que sa main ne lâche le meuble et qu'il bascule vers le sol.

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Jeu 27 Nov - 0:29



Jon s'était finalement levé, entrainant les protestations du sommier qui grinca bruyamment. Il s'approcha ensuite d'un pas lent d'une des étagères rangées un peu plus tôt, se saisissant d'un livre au hasard.
Couverture orangée, illustration soignée, l'astronome se mit a lire le résumé l'esprit ailleurs. Tiens, il ne l'avait pas déjà lu lui?
Il le tourna dans sa main, lisant lentement le titre en le prononçant du bout des lèvres :

-Melody Malone, Meurtres a Manhattan...

Il lui semblait que oui, mais vu sa façon plus qu'inhabituelle de lire un livre, il avait très bien pût ne pas le finir... De toute façon, cette série était plutôt agréable, alors lire ou relire, quand il s'agissait de vivre les aventures de la grande détective ça ne lui posait aucuns problèmes !

Ce fut a ce moment que Ludovic commença a expliquer ce qu'il lui était arrivé, les détails plus ou moins poussés de l'affaire, la description de ma jeune "Hesper" n'était pas très précise, mais le ton qu'il utilisa et l'expression qui accompagna un soupir sûrement rythmé par un souvenir heureux valaient sûrement mieux que n'importe quelle description.
Jon resta silencieux tant que son ami parla, jetant quelques fois un coup d'oeil derrière son épaule pour observer ses réactions ou ses yeux, tout passait dans les yeux chez lui, bien plus que par la parole ou le visage. Et encore une fois, Jon regretta. De ne pas avoir pût être aux côtés de son ami, pendant toutes ses années, il n'avait pas cherché a le recontacter ni a le rejoindre, il l'avait laissé vivre sa vie, jugeant bon qu'il ait enfin droit a sa "liberté" bien aimée...liberté qui au final avait brisé quelque chose d'irréparables en lui, et désormais, il devait vivre avec.
Était-ce son coeur? Peut-être, après tout, il semblait avoir rencontré l'amour et l'avoir perdu tout aussi brutalement. Par sa faute. Quoi que cela ait pût être, cela avait anéanti sa confiance en lui, il semblait par ailleurs plus fragile, plus simple a atteindre, sa crise violente en était la preuve...
Et cette histoire avec l'alcool, il avait sûrement dut arrêter par la suite, sans aucuns doutes. Mais quand on arrêté quelque chose, l'attention se reporte toujours sur quelque chose d'autre. Là était donc la nouvelle question: comment avait-il fait pour chasser cette culpabilité évidente?

Jon serra ses doigts qui crisserent sur la couverture du livre, se mordillant légèrement la lèvre qui commençait a saigner a force, puis il prit une grande respiration en se rappelant les dernières notes de la berceuse...

"My fair lady...!"

Le jeune père redressa la tête, se retournant pour aller poser le livre sur son bureau dans le fond de la pièce, étonnement léger même si sa respiration profonde affichait clairement que la tension n'était pas tout a fait retombée... Comment cela aurait put être possible? Aussi vite, non. Il faudrait du temps a l'astronome pour assimiler l'information, et encore un peu de temps pour accepter l'idée que Ludovic avait tant changé, mais cela allait arriver. Il ne fallait qu'un peu de patience après tout, et puis il n'était pas non plus le plus rancunier des personnages.

Le français se redressa alors, tentant de s'assoir sous l'oeil inquiet de son ami qui ne bougea tout d'abord pas, observant l'enseignant des efforts qu'il savait vain.
Mais lorsqu'il commença a se balancer, Jon s'approcha lentement, avant de voir ce qu'il craignait arriver: il bascula en avant.
L'astronome tenta de rattraper son ami, traversant la distance qu'il restait en de grandes enjambées, et heureusement qu'il avait eut le réflexe de se rapprocher un peu plus tôt car ceci permit a Ludovic de ne pas finir face contre terre à manger la poussière.
L'ancien Poufsouffle gémit légèrement lorsque le corps bizarrement mou lui tomba dessus, et il le repoussa doucement par les épaules pour le rassoir. C'est étrange a quel point un corps désarticulé semblait bien plus lourd que lorsque quelqu'un était conscient, mais pour avoir apporté son ami jusqu'ici, le Londonien n'eut pas trop de mal a rassoir Ludovic sur le lit, l'appuyant contre la tête de lit après y avoir installé les oreillers.

-Je pense que tu devrais rester un peu plus longtemps ici avant de tenter de t'enfuir tu sais? Peut-être que tu pourrais réussir si tu attendais le bon moment.

Jon se gratta rapidement la tempe droite, avant d'observer autour de lui et de se rassoir sur le lit un peu plus brutalement, se faisait lui-même rebondir sur le matelas mou.


-Quatre virgule treize centimètres.

Jusque là dos au français, l'ancien Poufsouffle se retourna légèrement en jetant un coup d'oeil en coin a l'echèvelé.

-Tu as augmenté notre différence de taille de zéro virgule cinq millimètres depuis le temps. Je viens de vérifier, je n'avais rien a faire pendant ton sommeil.

Voilà, il avait finit par recommencer a dire ce qu'il lui passait par la tête, sûrement dans le but d'aider Ludovic a penser a autre chose, c'était ce qu'il avait besoin a présent non?

-Tu prends quelque chose ou pas? Une sorte de potion secrète, comme... Comme dans Astérix tu vois ! Un secret de français, non? Je pense que ça doit être les grenouilles, et les escargots...! -rapide grimace, il n'avait jamais réussis a comprendre comment on pouvait manger de telles choses- Mais comment vous la bas vous pouvez seulement imaginer manger des trucs pareils? C'est... Bwah...!

Il tira la langue une seconde, plissant les yeux de dégoût avant de les rouvrir pour retrouver un visage qui lui correspondait mieux, plus léger, plus joyeux, même si au fond de son regard on discernait parfaitement la compassion qui l'habitait toujours.
Il en avait finis avec les questions, il ne l'embêterai plus avec cela. Et au moins, maintenant, il se faisait une idée plus ou moins claire de ce qui avait troublé Ludovic.

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Jeu 27 Nov - 13:31

Boxed part II
Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c'est cela un homme.

Ludovic heurta une épaule assez dure, mais sans doute bien plus confortable que n'importe quel plancher. Il essaya de s'y appuyer pour se redresser et parvint à passer un bras autour du cou de son soutien providentiel, malheureusement il n'arriva même pas à le soulager un peu de son poids tant ses muscles semblaient devenus amorphes. A croire qu'il n'en avait jamais eut ou, du moins, qu'il n'en avait plus. Il fut donc bien obligé de se laisser faire tandis qu'on le redressait pour le caler avec des oreillers. De simples carrés de tissus rembourrés qui ne l'auraient sans doute pas retenu si jamais il avait voulu retenter l'expérience d'un vol plané de soixante ou quatre-vingt centimètres, mais suffisamment confortables pour qu'il n'ait plus trop envie de bouger. C'est vrai que c'est moelleux les oreillers sorciers, il faudrait qu'il pense à en récupérer quelques uns pour son bureau ou sa salle de classe. Des oreillers un peu moins mous par contre.

— Désolé, réflexe, marmonna-t-il.

Tandis que les bribes de souvenirs retournaient dans les méandres de son esprit, il écouta les recommandations du docteur Lakenstridge qui lui conseillait repos et patience. D'accord pour le premier, plus agacé par le second, le professeur de sortilèges n'allait, de toute façon, pas le contredire. Si même son instinct de survie - qui aurait pourtant été capable de lui faire courir le cent mètres sur une jambe - n'avait pas réussi à le tirer du lit c'est qu'il ne bougerait pas avant un bon moment. Il espérait juste que cela serait plus rapide que lorsqu'il était enfant. Il ne se voyait pas passer un mois ou plus dans la chambre du professeur d'astronomie avec des tas de livres hors de portée. Surtout si...

— Où vous allez dormir Emmy et toi ? s'inquiéta le français tandis que son ami se rasseyait sur le matelas.

Se retrouver avec Jon dans le même lit ne le dérangeait pas tant que ça. Il avait déjà passé une nuit ou deux en sa compagnie, comme cela arrive souvent lorsque vous vous perdez en forêt ou que vous oubliez de rentrer après un mauvais coup nocturne - et, pour calmer les rumeurs, il ne s'était bien entendu strictement rien passé -, mais l'idée de se retrouver dans la même pièce que la femme du professeur d'astronomie ne lui disait rien. Avec ses cheveux, ses talons, son regard assassin et son parfum un peu trop fort pour son odorat sensible, il était prêt à parier qu'il aurait passé la nuit à la surveiller avec les yeux écarquillés en l'écoutant ronfler. Assez angoissant, je vous laisse imaginer.

Ludovic, tourna la tête et son regard tomba sur des livres alignés sur une petite bibliothèque. C'était un peu comme agiter un steak devant le nez d'un loup-garou ou un flacon de sang sous les yeux d'un vampire. Même si les deux vous auraient égorgé sans se poser de questions, le brun ébouriffé se serait contenté de ce qu'on lui aurait donné... et de celui d'à côté et peut-être encore à côté... Il y en avait moins que dans la bibliothèque, il n'aurait pas le temps de vraiment les abimer, mais il y en avait bien assez pour qu'il soit tenté de faire le tri. Alors qu'il ruminait l'idée, il entendit un chiffre et tourna la tête vers l'ancien Poufsouffle avec un sourcil froncé. Il eut un sourire quand l'astronome s'expliqua et fut franchement amusé alors que l'homme enchaînait sur de la cuisine française.

— Et bien tu sais, répondit Ludovic d'un air faussement savant avec un grand sourire, je trouve que les grenouilles c'est un peu un mixte entre du poulet et du poisson et les escargots sont en général tellement assaisonnés que ça ressemble plus à des épinards ou des bouquets de fines herbes avec un truc plus... consistant au milieu. Les escargots c'est un peu comme des beignets de calamar avec des plantes vertes en guise de friture.

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Jeu 27 Nov - 23:03


Jon esquissa un discret lorsque Ludovic s'excusa en sortant l'excuse du reflex, ce qui revenait à avouer qu'il cherchait vraiment à s'enfuir en quelque sorte...
Baaah, ça ne faisait rien, sans ce point il aurait été sûrement très ennuyeux de garder le français dans sa chambre, et quitte à le laisser dormir quelque part, autant que ce soit dans son propre lit ou même à l'infirmerie. Il tenterai à nouveau de déguerpir, c'était certain, mais si ça apportait un peu de piquant, pourquoi pas?
Lui de son côté allait chercher à trouver des distractions au Professeur de Sortilèges, des personnes à voir, des... livres à "ranger", des choses qui pourraient occuper l'esprit tordu de son ami pendant assez longtemps pour qu'il se rétablisse, voilà tout.
Et que ça lui plaise ou non, il allait lui en trouver, des distractions! Peut-être Ludovic pourrait-il profiter de ce répit pour prendre ses responsabilités d'enseignant de Poudlard, faire quelque chose de "mature" et "responsable"...

Jon ne put retenir un pouffement amusé, avant de prendre une grande inspiration en levant la tête vers le plafond, rien que l'idée... Non, ça ne restait qu'une bonne blague, de toute façon, quoi qu'il fasse, Ludovic n'irait pas dans sa direction et ferait ce que lui voulait... Comme tête de nulle il n'y avait pas pire.

Lorsque le français demanda à l'ancien Poufsouffle ou lui et sa femme allait dormir, il ouvrit la bouche comme pour répondre avant de songer qu'il n'y avait pas réfléchis.

-C'est... Une bonne question! Vraiment une bonne question!

Le jeune père croisa les bras en faisant une moue de réflexion, ou Emmy et lui pouvaient donc dormir...?
A vrai dire, sur le moment, il s'était dit qu'ils pourraient tous dormir ici, mais c'est vrai qu'en y pensait un peu plus sérieusement... Rien que de s'imaginer proposer l'idée à l'infimière lui faisait avoir des frissons... Alors lui demander dans la réalité, mieux valait oublier!

-Emmy va râler, mais je pense qu'on ira soit dans la salle d'astronomie soit dans l'infirmerie...

Alors qu'il prononça ces quelques mots, une idée un peu moins catholique lui traversa l'esprit alors qu'un discret sourire illumina le visage de l'astronome, elle qui disait tout le temps qu'elle voulait de la nouveauté... Elle n'avait pas intérêt à se plaindre après cela!
Déjà, dans sa tour d'astronomie il n'avait jamais franchement été pour... C'était sa petite chouchoute, elle était sensible, il ne fallait pas faire n'importe quoi à l'intérieur... Mais si il s'y retrouvait la nuit avec Emmy...
Il craignait ne rien pouvoir faire face à l'infirmière bien trop décidée à son goût.
Boooon... Il verrait bien!

-Mouais... Bon, je verrais bien! Ce n'est pas le problème le plus important dans tous les cas!

Ludovic se mit alors à décrire la nourriture tellement appétissante que les français avaient habitude de cuisiner comme s'il s'agissait de poulet ou de sardines, et autant dire que la grimace qu'afficha Jon à ce moment fut mémorable! C'est presque s'il en devenait vert!

-Ooh je t'en prie arrête d'en parler! C'est horrible! Que ça te plaise ou non, ça reste des grenouilles et des escargots! TU te rends compte du truc...! C'est... Aah! Non! Stop! J'arrête d'y penser c'est insupportable! Sérieusement, de toutes les choses que vous mangez là-bas ça doit bien être le pire, encore vos baguettes, bon ça reste du pain, mais c'est déjà autre chose. En Angleterre, nous on est pas aussi bizarre!

Jon fit une nouvelle grimace en secouant légèrement la tête, jetant un regard dégouté à un point en face de lui, avant de tirer rapidement la langue et de redresser la tête d'un air légèrement hautain qui était bien trop dramatique pour être réel:

-Bon, on va dire que tous les Français ne sont pas aussi étrange que ça, la preuve, toi tu ne manges pas d'escargots au miel au petit déjeuner ou encore des grenouilles farcies ou je ne sais quoi! Même si tu fais des trucs bizarre des fois... Tu te souviens de cette viande que tu avais fais chez moi pendant les vacances d'été? On y avait passé tout l'après-midi et au final on était allé manger ça dans l'ancienne salle de danse à cause de... Enfin, j'imagine que tu te souviens. C'était assez... bizarre, mais mine de rien, c'était plutôt... Bizarre, mais pas si mauvais que ça en avait l'air en fait. A croire que tu sais cuisiner au final! Surprenant !

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Ven 28 Nov - 1:18

Boxed part II
Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c'est cela un homme.

L'astrome ouvrit un instant la bouche, resta figé quelques secondes avec cet air de poisson rouge, puis referma les lèvres et commença à réfléchir au problème du logement provisoire. Ludovic pouvait presque entendre ses méninges carburer alors que son don allait et venait entre les tours et les étages inférieur, frôlant des souvenirs de match de Quidditch et des rêves doux. Il n'avait jamais compris pourquoi il pouvait voir certains songes et pas d'autres, peut-être parce que certains étaient plus proches des souvenirs tandis que le reste étaient le pur produit de signaux perdus entre les neurones qui restaient aussi fugaces que... des rêves. Pour le professeur de sortilèges, il n'y avait rien de plus éphémère et captivant, même lorsqu'il ne voyait pas de quoi il était question, il pouvait en goûter la saveur par les émotions ressentis par le dormeur. Bien être, inquiétude, fascination... Une pensée rougeoyante attira de nouveau le brun ébouriffé dans la chambre où il se trouvait à moitié allongé. Il tourna la tête vers l'anglais et vit un sourire passer sur son visage alors que des sensations plus tactiles que des songes lui revenaient à l'esprit. Ludovic aurait dut fermer son esprit comme on lui avait apprit, mais ce n'était pas quelque chose qu'il faisait en public. Jusqu'ici il n'y avait que deux personnes qui étaient au courant. La médicomage de son enfance et la garde-chasse. Il se racla donc discrètement la gorge pour chasser la gêne et les regrets qui commençaient à l'envahir puis afficha un sourire amer, mal à l'aise avant de se gratter le cou au coin d'un oreiller, laissant son esprit vaguer jusqu'à la salle commune des Serdaigles en attendant que Jon change de sujet. Encore heureux, cela ne tarda pas. L'avantage d'avoir un ami aussi dissipé.

Le brun ébouriffé eut un air narquois alors que Jon semblait sur le point d'être malade rien qu'à l'idée de la cuisine française. Comme s'ils étaient normaux en Angleterre. Certes, il y avait plus de choses comestibles que ce qu'on pouvait penser au premier abord. Les biscuits et inombrables gâteaux plus ou moins secs pour accompagner le thé - à sa première année l'ancien Serdaigle s'était presque uniquement nourrit de ça, ce qui avait eut des conséquences assez désastreuses sur ses dents et aurait put en avoir sur son poids s'il n'avait pas grandit autant - ou bien le rosbif qui n'était pas si mauvais une fois habitué. Il y avait aussi les petits déjeuners, le bacon, les oeufs au plat, les haricots blancs - enfin pas trop - les corn-flakes il aimait moins, c'était beaucoup trop salé et il mettait toujours trop de sucre. Oui, en quelques années l'estomac de Ludovic s'était fait à plusieurs choses assez facilement, mais la plupart étaient toujours aussi immangeables pour lui.

— Tu ne t'es pas regardé avec ta gelly, ta cuisine à la menthe et tes cakes ? Beurk !

Il laissa son acolyte continuer, l'air moqueur. Comme si les escargots se mangeaient au petit déjeuner ! N'empêche que les grenouilles, cela faisait bien longtemps qu'il n'en avait pas mangé et peu de chance qu'on lui en serve dans la grande salle. Même Rognure ne se serait pas abaissé à lui en préparer - surtout lui en fait - Ludovic connaissait pourtant une recette originale qui aurait put égaler un bon fish and chips. Il pouvait peut-être demander à Aidrian de lui en faire quelques unes, mais il n'était pas certain d'avoir les moyens actuellement. Pas que cela soit très cher, mais il économisait pour un projet personnel. Il revint à la conversation aussi brusquement qu'il en était sortit et s'exclama à la seconde où l'anglais s'était tut :

— Tu veux rire ? Je t'ai vu, t'as couru à la cuisine pour tout recracher dans l'évier, c'était bien la pire chose que j'ai jamais vu - car l'évier était bouché par une impressionnante quantité de riz voyez-vous - C'est pas la peine de mentir, même ma mère n'a pas aimé quand je lui en ait préparé alors tu sais... Pourtant j'avais mis de la menthe, je m'en rappelle. Presque toute une bouteille.

Comme quoi les anglais étaient vraiment incompréhensibles.

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Ven 28 Nov - 8:55



Jon fit une légère moue boudeuse en se renfrognant lorsque son ami commença a critiquer en retour la cuisine Anglaise, pourtant très bonne et très saine pour la santé ! Pleins de vitamines, protéines, autre chose que d'engloutir des animaux visqueux et peu ragoûtant et des tonnes de pain a la minute!
Mais au fond de lui, il ne pouvait s'empêcher de sourire, tout simplement pour ce moment qu'il avait tant attendu, ce moment qui lui avait tant manqué. Pas de prises de tête, pas de discussion censée ni franchement très intéressantes, a ce moment la, ils n'étaient pas les deux adultes qu'ils étaient a présent, mais ils étaient redevenus pour quelques minutes les deux gamins qui n'arrêtaient pas de se crêper le chignon, de se taquiner et de se lancer des remarques plus ou moins acerbes au visage tout en gardant le sourire.
Un moment précieux, et il en profitait.

-C'est très bon, les cakes, d'abord...! Gobeur d'escargots va...!

Ludovic était français, un bon français mine de rien, alors ce n'était pas surprenant qu'il désapprouve certaines recettes traditionnellement anglaises, tout dépendait du point de vue -par contre on est d'accord que manger des grenouilles et des escargots c'est quand même très bizarre hein?-, preferant sa baguette de pain de Paris que les magnifiques cakes que tout le monde ici ou presque savait faire!
Ah... Le beau cliché français, la baguette de pain. Il y avait aussi le béret, évidemment, et la passion de Jon pour les chapeaux remontant a très loin, ça plus le préjugé que le jeune Poufsouffle avait eut dans le temps firent que l'un des premiers souvenirs que Ludovic rapporta de son pays a son nouvel ami fut l'un de ses fameux bérets -d'ailleurs, pour la petite histoire, le dit béret a finit brûlé par un dragon d'origine française quelques années plus tard... Ironie du sort-, qu'il porta pendant trois jours pour dormir, parce qu'au départ il pensait qu'il s'agissait d'une sorte de bonnet de nuit, et que les français sortaient tous en pyjama... Heureusement que ce n'était pas le cas.
Un autre cliché était la moustache, d'ailleurs, enfant, Jon avait toujours été sur qu'en grandissant, le Serdaigle aurait la moustache, et pourtant...

Le jeune père tourna vivement la tête vers son ami, le fixant en plissant les yeux d'un air insistant pendant de longues minutes dans le silence le plus total, avant qu'il ne finisse par lâcher :

-Je me demande a quoi tu ressemblerais avec la moustache.

Il resta quelques secondes de plus a fixer le dessus de la lèvre du français avant de soupirer en haussant les épaules, bah... Il ne saurait probablement jamais!

L'ancien Poufsouffle eut alors un sourire crispé lorsque Ludovic avoua l'avoir vut tout déglutir dans le lavabo de la cuisine, fallait dire aussi que...
Ce n'était pas très... Pas très fameux.

-Oui bah justement, la menthe... Il faut savoir doser, un peu c'est bien mais après... C'est trop, et c'est pas super après tu comprends?

Comment expliquer a quelqu'un qu'il cuisinait mal, surtout quand vous ne voulez pas le faire... Voilà ce que ça donne.

-Ouiii! D'ailleurs, ta mère! Comment elle s'appelait deja? Isa... pidement la joue, repartant dans son ballet de gestes habituels- [color=cadetblue] Bella? Isabella? Non, ca sonnait plus francais... -il se passa une main dans les cheveux avant de gratter son menton- Mmmh... Ah ! Oui! -illumination ou l'astronome tapa son poing serré dans sa paume ouverte- Isabelle! Comment va-t-elle? Hein? Ça fais longtemps que je ne l'ai pas vu, plus que toi évidemment. Du nouveau de son côté ? En quinze ans il doit bien y avoir quelque chose a raconter non?

C'est sur, en quinze ans, ils devaient quand même avoir quelque chose a se dire... Pas vrai?

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Ven 28 Nov - 14:00

Boxed part II
Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c'est cela un homme.

— Les cakes bons ?! Comme si c'était naturel de mettre des carottes dans un gâteau ! Même avec les fruits confis c'est horrible, vous ne pouvez pas seulement... je ne sais pas... mettre de la vanille ? Ou bien de l'orange si vraiment vous voulez de la couleur carotte.

Ludovic s'interrompit. Tiens, c'était une idée. Un cake à l'orange, de la véritable orange, avec des amandes peut-être pour faire plus de "morceaux" comme les anglais avaient l'air d'aimer. Il fit une légère grimace, non à tous les coups cela ne leur plairait pas ou bien ils y ajouteraient des choses improbables comme de l'écorce de citron ou des morceaux de poulet et puis, c'était peut-être la pâte à cake autour des fruits confis qui gâchait l'ensemble. Alors que le professeur d'astronomie était en train de se composer mentalement un plat douteux à base de volaille et de cacao-café son collègue s'interrogea sur l'effet qu'aurait une moustache sous le nez de l'ébouriffé.

— J'aurais l'air d'un vieux,
rétorqua le français qui n'avait vraiment jamais voulu essayer. Toi par contre... ça t'irais peut-être, fit-il avec un regard de critique vestimentaire. Avec un peu de chance ça te ferait le visage moins long et carré. Une coupe de cheveux sinon... ça ferait moins... moins Jon.

Il fallait qu'il arrête, il commençait à être pire qu'une fille. Difficile d'imaginer l'anglais avec une moustache ou même une barbe, certains jour il donnait presque l'impression d'être resté imberbe. Par contre avec les cheveux courts c'était déjà plus facile. Il se souvenait d'une fois où il avait attrapé l'ancien Poufsouffle par derrière pour le soulager d'une bonne grosse mèche de cheveux... Le bon vieux temps. Il aurait bien égalisé.

— Oui bah pour la menthe tu n'avais qu'à m'arrêter écoute. C'est pas comme si j'avais l'habitude d'en mettre dans tous les plats moi. Tu m'as quand même fait gâcher toute une boite de crème de marrons pour rien parce qu'avec la menthe c'était bizarre même pour moi.

Moi, moi, moi, le retour du vieux Serdaigle égoïste et à la limite de la prétention. Il aurait sans doute dut parler plus tôt avec Jon. Le caractère de coq valait sans doute mieux qu'avoir le moral à zéro presque tous les matins. Enfin, bientôt viendrait Novembre. Il détestait ce mois-là depuis quelques temps. L'enthousiasme de Ludovic retomba un peu lorsque l'anglais commença à parler de sa mère. Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu, quatre mois peut-être, et il se sentait soudain une envie d'aller lui rendre visite. C'était sans doute en partie à cause de sa récente crise.

— Elle va bien. J'ai passé quelques semaines avec elle et mon père début Juillet. Elle était contente qu'on m'ait engagé ici. Enfin, tu sais comment elle est, toujours occupée à être heureuse pour tout le monde.

Sauf lorsqu'il avait cessé de lui donner des nouvelles.

— Elle a eut l'autorisation de vendre des plantes magiques dans sa boutique il y a... dix, douze ans maintenant. Je ne sais pas si tu y es retourné depuis, mais c'est drôlement bien aménagé. Mon père l'a aidé à aménager le sous-sol tu vois. Quand tu rentre la boutique est pleine de fleurs classiques, mais dans le fond il y a une brouette sous deux rosiers grimpants et quand tu t'y assois tu passe sous le magasin et tu arrive dans une sorte de jungle encore plus dense que dans la serre de botanique. Je l'ai aidé à agrandir un peu la dernière fois, je suis plutôt doué pour les sorts de Volumes pour les pièces. Elle va pouvoir mettre des jeunes saules cogneurs dans un coin. Il marqua une pause en s'imaginant les petits arbres aussi frêles que des brindilles se plier dans tous les sens pour essayer de frapper leurs voisins, cela lui donnait presque envie de se reconvertir comme fleuriste. Je sais pas si tu te rappelle, quand tu étais chez moi une fois elle avait une stagiaire sorcière, Mélanie. C'est elle qui a été chargée de superviser ma mère pour son certificat de vente d'espèces magiques. Elle est restée après ça et je pense que ma mère compte lui céder la boutique. Elle est sympa Mélanie, elle te ressemble un peu, difficile de garder son attention si on ne parle pas de son sujet préféré, mais... j'ai pas très envie que ma mère prenne sa retraite.

Après tout, il avait tellement de souvenirs dans cette boutique de fleur, magique ou non, il avait du mal à s'imaginer ce que cela serait quand si quelqu'un d'autre devait en hériter.

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Ven 28 Nov - 21:56



Jon plissa le nez en entendant l'avis déjà bien tranché du français sur ces fameux cakes anglais qui étaient d'après lui franchement plutôt bon. Les carottes, oui, mais aussi le jambon, le lard, des oeufs, du fromage, des olives...
Il y avait tant de chose qu'on pouvait mettre dans ces petites choses, et la plupart du temps ça rendait tellement bien...! Comment ne pas apprécier ces gâteaux salés ?
S'appeler Ludovic Descremps, ou être français peut-être...

-Tu as toujours eut des gouts bizarres, et le sucré salé c'est pas ton truc de toute façon alors je cherche plus a comprendre tes goûts depuis un moment déjà!

Oui, c'est sur, parce que lui il avait des gouts "bizarres"... Pour l'astronome, tout ce qui était bon seul pouvait être bon avec... Autre chose de bon, que ce soit sucré, salé, liquide, solide, épicé ou acide. Autant dire que lorsqu'il était devenu totalement autonome après Poudlard, il avait suivis une période pleine de maux de ventres et de dépenses irraisonnables... Enfin, plus que lorsqu'il était encore mineur, c'est fou comme une simple idée peut parfois changer brutalement la vision de quelque chose!

Il ne réagit pas pendant quelques secondes a la remarque sur le fait que la moustache pourrait lui aller, se contentant de fixer un plis de la couverture comme s'il s'agissait de la chose la plus intéressante du monde, puis il fronca soudainement les sourcils, avant d'ouvrir et de refermer la bouche tel un poisson, s'indignant de ce que venait de dire son ami.
Nan mais... Nan mais... Mais...

-Heeey!

Il fit une moue dégoutée une seconde avant de tenter de s'imaginer avec une moustache, avant de secouer les mains pour faire partir cette mauvaise idée de sa tête...
Mais quelle idée bizarre!
Manquait plus qu'il fasse de la musculation et il serait la parfaite copie de son cher père! Ah non! Hors de question!

-Moi? Nan! Naaaan! Tu rigoles j'espère c'est... Ah non, je suis pas Français moi! Et puis, ça donne un air de vieux grincheux soporifique tu trouves pas? -il mit un poing sur la hanche, un doigt de l'autre main sous son nez comme pour imiter une moustache et prit une voix grave, sûrement censée être impressionnante - "Monsieur Descremps! Voyons! Que faites vous avachi dans ce lit? N'avez vous pas des devoirs a corriger?"

Un grand sourire fendit l'image du Professeur grognon que Jon s'était amusé a prendre quelques instants, a chasser le naturel il revient au galop!
Le jeune Petr s'étira en baillant, tiens! Un bâillement, surprenant! Habituellement, a cette heure ci, il était encore parfaitement réveillé et deblaterait des idioties a ses élèves, le tout a une vitesse impressionnante, il était loin de s'endormir! Peut-etre était-ce Ludovic qui lui pompait son énergie habituelle? Peut-être oui... Mais en soit, cela ne le dérangeait pas. Il avait été tellement absent pour son ami qu'il se devait a présent d'être a ses côtés lorsqu'il n'allait pas bien. Au moins ça.

Le Français commença alors a décrire ce qui s'était passé pour sa mère, comment les choses avaient évolué, mais dans toutes ces belles paroles, l'astronome n'entendait que de la nostalgie et du regret.
Un vieux dicton dit chacun entends ce qu'il veut entendre, tirez en ce que vous voulez, mais Jon ne dérogeait certainement pas a la règle.

-Je comprends, ça doit être comme se séparer d'un... D'une vieille chose qui t'as suivis et t'as tenu au coeur pendant longtemps... Tiens, un chapeau! C'est comme perdre un vieux chapeau, très ancien et... Un vieux chapeau qui tombe en lambeau, un vieux chapeau abîmé mais qu'on n'arrive pas a se séparer! Oui! On sait que c'est bête, qu'on n'a pas de raisons, mais on ne peut pas s'empêcher de vouloir garder cette chose auprès de soit. C'est... Humain.

Jon s'humecta légèrement les lèvres, le regard dans le vide alors qu'un léger sourire étrange se dessina sur ses lèvres.

C'est vrai que cela faisait un moment qu'il n'avait vu Isabelle, en même temps, il n'allait pas tous les jours en France, mais ce n'était pas l'envie qui manquait. Surtout que cela aurait pût être possible, vu sa tendance a se lancer dans quelque chose totalement inattendu, et d'aller jusqu'au bout. La preuve la plus irréfutable: son mariage avec Emmy, un coup de tête, une décision prise a la va vite, un coup de foudre en résumé. Et voilà ou ils en étaient aujourd'hui, un fils de 11 ans et toujours une entente aussi agréa... Cal... Bonne enten...
... Cela marchait toujours aussi bien entre eux deux.

-Et ton père alors? Il va bien? De mon côté, rien de très excitant. Ah si! Mon père, impossible que tu l'aies oublié celui-la, et bien il commence a se faire vieux tu sais... Il est malade, mais tu le connais, il est solide le bougre...! Il tiendra bien encore quelques années, sans efforts!

Il eut un nouveau sourire, sauf que cette fois, on pouvait clairement percevoir sur son visage que lui-même n'y croyait pas. Évidemment, son père avait été un monstre, violent, désagréable, mais malgré tout, il restait son père... Comment ne pouvait-il ne pas l'aimer? Et le voir aussi... Aussi faible la dernière fois qu'il l'avait quitté avait été un choc assez rude pour le jeune père.
Chaque chose avait une fin, tout devait un jour arriver a son terme... Jon le savait depuis longtemps, mais il n'arrivait décidément pas a s'y résoudre entièrement.

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Sam 29 Nov - 23:48

Boxed part II
Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c'est cela un homme.

Ludovic fronça les sourcils. Si Jon trouvait que les moustaches donnaient un air de vieux grincheux est-ce que ça voulait dire qu'il le prenait pour un vieux grincheux ? Soit c'était bien le cas soit l'homme n'avait pas fait le lien, mais dans les deux cas la réflexion restait assez désagréable. Le français allait lancer un "et tu veux m'en mettre une ?" lorsque l'ancien Poufsouffle se lança dans une imitation. L'un des sourcils de l'ébouriffé se releva et il recula légèrement la tête. Le ton était peut-être celui de la plaisanterie, mais même pour une simple blague la fausse gronderie inquiétait assez le professeur d'astronomie pour qu'il sente brièvement passer un frisson le long de sa nuque. Il eut un faux sourire assez peu convainquant.

— Ouais, non, fais pas ça.
 

Après avoir fini son monologue sur la boutique de fleurs de sa mère, Ludovic s'appliqua à comprendre l'exemple sans queue ni tête que lui servit son ami. Une vieille chose ? Un vieux truc ? Bien entendu. L'ancien Serdaigle était un expert en la matière. Incapable de se séparer de quoi que ce soit qui lui tenait un peu à coeur et en même temps du genre à tout laisser tomber, ami, pays, études... sans une once de patience parce qu'il trouvait trop compliqué de les garder.

— Je suis très humain alors. Peut-être trop... nan ça n'a rien à voir. S'il suffisait d'être nostalgique pour être humain alors on pourrait dire des trolls qu'ils sont humains parce qu'ils mangent deux trocs tu vois.


Ludovic cligna des yeux de façon assez appuyée. Il commençait à avoir les pensées confuses et avait l'impression que sa tête chauffait. Il ne s'en rendit pas compte pour autant, trop distrait par la conversation et par un profond sentiment d'inquiétude à propos d'un malade. C'était une sensation confuse, très claire, troublée qu'il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus et ça le perturbait. Lui, pas Jon, enfin peut-être... Normalement.

— Je suis pas sûr, j'espère,
répondit-il le regard dans le vide alors que son ami essayait de se rassurer lui-même. Il pourrait mourir demain, j'en avais l'impression et ça m'a fait peur. Il resta figé une seconde avant de prendre une inspiration, retrouvant une lueur dans les yeux. Mon père va bien. Il a prit sa retraite tu sais ? Il trouvait ça énervant au début, mais maintenant il passe tout son temps au café avec ses amis. Parfois, si je ne le connaissait pas je me dirais que c'est l'aristocrate de Paris. Pause. Je me demande parfois d'où vient mon côté... disons créatif. Des livres sans doute.

Il prit une nouvelle inspiration et adressa un regard compatissant à l'ancien Poufsouffle. Il aurait voulu trouver de quoi le rassurer, mais quoi ? Il n'osait même pas imaginer ce qui se passerait si jamais la même chose arrivait à l'un de ses parents. Encore une fois où ralentir le temps lui aurait fait tant plaisir. Il ferma les yeux une seconde et fit remonter avec peine les souvenirs qu'il avait du père de Jon. Assez peu de choses.

— Il n'est pas sorcier c'est ça ? Mais tu pourrais demander à Aidrian de te donner une potion pour lui, peut-être que ça l'aiderais. Elle est toujours aussi douée. Mais même si il n'en veut pas, les non sorciers ont quand même de bonnes méthodes côté médecine. Je suis sûr que ça ira.

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Dim 30 Nov - 1:48


Jon eut un sourire franc, clairement amusé lorsque son ami lui demanda de ne "pas faire ça", surtout que vu la tête qu'il faisait, il ne devait pas franchement être amusé de son côté par la situation. On aurait put lui montrer une banane qui dansait la Samba en costume de super-héros qu'il aurait fait la même tête -bon, d'accord, il aurait peut-être haussé son sourcil un peu plus haut et demandé c'était quoi cette blague, mais vous voyez le principe-.
Il était effrayé ou quoi? Par quoi? Par lui? Son imitation? Son comportement? Par les copies qui frémissaient d'excitation sur son bureau en attente d'être corrigées?
... Naaaaan.
Depuis quand le français rangeait ses affaires sur son bureau? Elles seraient plutôt sous le tapis, ou derrière son matelas, quelque chose dans l'idée...

Quelle qu'en soit la raison, l'idée restait saugrenue.
L'homme qui venait de faire l'imitation restait tout de même Jon Lakenstridge, et le cloué au lit était Ludovic Descremps, le grand, l'extraordinaire Ludovic Descremps! Alors qu'il craigne la revanche de quelques bouts de papiers... C'était assez risible comme vision.

Cependant, ce fut au tour de l'astronome de hausser un sourcil lorsque le Professeur de Sortilèges tenta de le suivre en faisant comme lui, soit une sorte de... d'analyse psychologique poussée d'un objet ou d'une personne X ou Y.
Sans grand succès.
Il s'emmêla les pinceaux, ou les mots, à vous de voir, à moins que cela ne soit la même chose... Pour finir sur une phrase plutôt incompréhensible en somme... pas franchement philosophique sa réflexion.

-Dis moi, tu as continué à peindre? demanda soudainement l'ancien Poufsouffle en dessinant une fleur imaginaire dans l'air à l'aide de son doigt.

Rapport avec le reste? S'emmêler les pinceaux, plutôt parlant comme expression.

-Enfin, dessiner aussi, les deux vont plus ou moins ensemble non? Je me souviens que tu dessinais super bien avant, c'est toujours le cas? Je dois encore avoir un ou deux de tes esquisses que tu m'as faites dans mes pochettes... Toutes n'ont pas survécues au temps -surtout à un bébé qui trouve ça étrangement amusant de déchirer du papier à vrai dire-, mais j'en ai sauvé quelques unes du monstre qui habitait ma maison il y a des années! finit-il en hochant légèrement la tête, une lueur de... de chevalier rentrant victorieux d'une bataille dans le regard.

Il avait dit cela sur un ton tellement fort, puissant, convaincu, qu'il aurait put donner un discours d'encouragement à des armées que cela aurait sans doute eut le même effet -si on considère évidemment que Jon pouvait être capable de faire un discours à des armées sans les endormir... ou leur donner la migraine... ou les deux, au choix-.
Après tout, éduquer un enfant c'était loin d'être une tâche facile, surtout lorsque le dit enfant avait une tendance étrange à adorer tout briser, casser, faire tomber... "Le phénomène de gravité sûrement" c'était dit l'astronome, voyant déjà son fils comme un scientifique de renommée mondiale... Avant de découvrir que cette passion inexpliquée pour le chaos était simplement résumée et décrite en une phrase:
c'était un enfant.

A ce souvenir, Jon se mordilla légèrement la lèvre inférieure en fermant les yeux une seconde en se plongeant dans ses pensées, le visage calme et paisible mais ou l'on pouvait clairement voir la joie que ces simples souvenirs réussissaient à lui procurer.
Il fut ensuite sorti assez lentement de ses pensées par Ludovic qui avait recommencé à parler -étrange d'habitude je lis ce genre de phrase, je les écrit pas :gnu: -, de son père cette fois, comme il lui avait demandé quelques secondes plus tôt.
Il s'inquiétait, encore. Normal, lui-même s'inquiétait pour son père vieillissant, c'était naturel.
Un léger sourire en coin bien que fade apparut sur les lèvres de Jon lorsque son ami lui confia se demander parfois d'ou venait son "côté créatif" comme il le disait lui même.
Oh oui! C'était une bonne question, et plus d'un donneraient beaucoup pour en avoir la réponse.

-Le monde serait bien ennuyeux si l'on devait ressembler à nos parents tu ne penses pas?

Sans un Ludovic Descremps pour faire exploser des oeufs dans les escaliers, faire danser les serpillères et attraper un dragon. Pour animer les cours d'histoire de la magie, pour réveiller un jeune garçon timide et aider une charmante fille à grandir.
Le sourire de l'astronome s'agrandit lorsqu'il songea à cela, la vie... Sa vie aurait été bien ennuyeuse sans cet homme pour la chambouler, il l'aurait sûrement découvert d'une autre manière, avec plus de maturité, de sérieux, il aurait sans doute pris un autre chemin, et aujourd'hui ne serait sans doute pas marié à la plus surprenante des femmes qui soit. Du moins pour lui.

Mais lorsque l'ancien Serdaigle évoqua son propre père, et sa "maladie", le sourire de Jon ne disparut pas pour autant, mais se fit plus doux, et son regard se perdit dans le vide alors qu'il répondit d'une voix étonnamment calme:

-Il est bien trop entêté pour prendre quoi que ce soit de sorcier, mais dans tous les cas, il est atteint de la seule maladie dont ni les "M"... non-sorciers, ni les sorciers ne peuvent quoi que ce soit...

Les yeux toujours perdus dans le vide, Jon se gratta nerveusement le lobe de l'oreille avant de passer sa main juste au dessus de ses lèvres qui le démangèrent, avant de répondre presque en un souffle:

-La vieillesse.

Il s'inquiétait, Ludovic s'inquiétait. Encore.
C'était gentil, attentionné comme geste, mais franchement inutile. Il aurait presque préféré qu'il ne dise rien, se contentant de l'un de ses regards qui veulent tout dire: que même s'il se savait impuissant, il était là, tout près.
A moins que ce ne soit que ce que l'ancien Poufsouffle aurait voulut voir dans son regard dans ces moments là.



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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Dim 30 Nov - 16:37

Boxed part II
Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c'est cela un homme.

Ludovic se laissa un temps de réflexion pour situer la question de l'anglais dans le temps et y trouver un sens. "Peints encore", donc ça voulait dire maintenant. Là tout de suite ou quelques semaines plus tôt ? Non, ça pouvait être plus large c'était comme demander s'il avait fait des sorbets à la moutarde dernièrement, la réponse était bien entendu non. Peindre ou dessiner maintenant, il y avait un rapport avec du papier ou n'importe quel support blanc et à quelque chose de coloré ou pas pour étaler dessus et faire des formes. Oui, ça lui disait quelque chose. Il se souvenait en avoir vu beaucoup des papiers avec des formes dessus. Des livres, des cartes, des peaux de bêtes, des chameaux, des carnets. Oui, des carnets il en avait avec des croquis dedans lorsqu'il voyageait. Voyager c'était bien, mais c'était il y a longtemps, et puis quel voyage ? Donc c'était un dessin, mais est-ce qu'on pouvait le ranger dans une région proche ?

Cette intense réflexion dura quelques secondes avant d'être balayée par l'habitude et que le français réponde aussi naturellement que n'importe qui, enfin presque.

— Peindre ? Oui, non. Je dessine encore un peu, mais pas vraiment de l'artistique. Plutôt des schémas ou des... dessins pour réfléchir à des... trucs avec du fer et en volume. Il marqua une pause. Je sais pas si je suis clair. Il prit une inspiration, ferma les yeux une seconde et recommença. En fait j'ai dessiné quelques temps et puis j'ai arrêté et je n'ai jamais réussi à m'y remettre.

Il se retint d'ajouter "sauf pour ton fils une fois". Il ne savait pas si Rory avait parlé des lettres non signées, ou plutôt des colis, qu'il avait dut recevoir ces cinq ou six dernières années. Des bibelots, des breloques, des petites choses qu'il ramassait à droite à gauche et qu'il avait eut envie de lui envoyer sans petit mot ni adresse, dont ce fameux dessin aux couleurs de safran assez récemment. Il préférait faire comme si ce n'était pas lui qui avait envoyé tous ces hiboux. Le garçon avait put tout jeter alors ce n'était pas si important d'en parler.

— Les enfants c'est compliqué, fit-il. Je suis bien content de ne pas en avoir.

Le brun ébouriffé adressa un sourire à son voisin. Bien entendu, si tout le monde ressemblait à tout le monde les choses seraient encore plus ennuyeuses que des courant d'air avec pas assez de couvertures mangeant une tarte sur un balai de réglisse n'est-ce pas ? Encore heureux qu'il n'ait pas dit ça à haute voix. Voilà ce qui arrivait lorsqu'on était distrait par des dizaines de souvenirs assoupis. Un méli-mélo indigeste de pensées qui s'échappaient parfois en mots.

— C'est pas comme si le Quidditch était si important dans la vie, mais j'aurais voulu être sélectionné, reprit-il. Il ne peut pas non plus dire non à tous ce qu'on lui donne, il aurait déjà quitté l'hôpital sinon. J'espère qu'il m'invitera au bal. Enfin je le reconnais bien là ton père, il est plus entêté que moi. Les caractères de cochon c'est... hmmm du jus de citrouille.

Ludovic s'arrêta alors qu'un première année se souvenait du premier jus de citrouille qu'il avait goûté dans le Poudlard express. Il avait trouvé ça si délicieux que le français ne pouvait que partager son avis alors que la boisson lui avait toujours fait horreur. Beaucoup trop sucré et juste... beurk, mais étrangement il avait envie d'en boire. Il resta une seconde sur cette sensation, le regard dans le vide et tourna la tête vers Jon.

— On parlait de quoi déjà ?

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Dim 30 Nov - 21:01


L'astronome haussa les sourcils en hochant la tête, écoutant l'explication sur la passion pour le dessin de son ami.
C'était plus ou moins clair, mais en résumé, il avait arrêté il y a un moment pour... Pour dessiner des schémas? Des constructions? Des choses en métal?
Ainsi donc il s'intéressait à l’ingénierie ? Ca c'était nouveau, intéressant aussi, qu'est-ce qu'il pouvait donc bien faire? Des voitures? Des... téléphones? Des accessoires? Des choses inutiles qui font "bing"? Oui, il pencherait plutôt pour cette possibilité... C'était ce qui était le plus probable.
Il devrait lui ramener du papier et des crayons, ainsi il pourrait lui montrer ce qu'il valait à présent... Ou déciderait de construire une tour à base de mines... Bon, espérons que ce soit la première possibilité qui arrive.

Cependant, Jon resta étrangement silencieux alors que le Professeur de Sortilèges entama son dernier monologue, qui était apparemment censée être la réponse à son avis sur son père... Et il lâcha un sifflement agacé, mais franchement amusé avant de souffler:

-Ferme la!

Il tourna son visage vers le Français, un large sourire aux lèvres.

-Tu es tellement à bout que tu n'arrives même plus à aligner deux phrases censées ! Enfin, pour être plus précis, deux phrases censées qui viennent de toi, de là. -il pointa son doigt vers Ludovic avant de l'avancer pour le coller sur le front de son ami, entre les deux yeux- Alors ferme là un peu.

L'astronome sourit et se leva du lit pour se balader dans la pièce sans réel but, fourrant sa main dans l'intérieur de sa veste pour aller chercher une baguette sombre dans sa poche intérieure, la sortant du bout des doigts comme s'il observait une aiguille.

-Tu devrais te reposer. Enfin, non. Repose toi, tu ne tiendra pas sur tes jambes avant des mois si tu continues à divaguer autant. Jolie baguette d'ailleurs, tu as de la chance que j'y ait pensé.

Il se tourna vivement vers Ludovic en s'approchant à nouveau de lui, avant de placer la baguette de bois sous l'oreiller.

-J'ai imperméabilisé la salle aux sorts donc n'essaie pas de faire sauter les murs, j'ai essayé, ça échoue magnifiquement. Bon, sur ce, dors. Ton pouvoir t'as suffisamment épuisé comme ça.

L'ancien Poufsouffle adressa un dernier sourire à son ami, avant de faire demi-tour et de sortir de la pièce en hésitant quelques secondes devant la poignée, la tournant finalement après quelques secondes:

-A tout à l'heure Ludovic.

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MessageSujet: Re: Boxed part. II   Lun 1 Déc - 1:10

Boxed part II
Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c'est cela un homme.

Ludovic allait repartir dans son bavardage sans queue ni tête pour proposer à Jon d'endormir son père avant de lui donner le remède de force tout en décrivant les quatre matchs de Quidditch qui se déroulaient en même temps dans quatre têtes différentes ainsi que la conversation secrète et presque oubliée d'un homme qu'il n'avait pas prit la peine d'identifié lorsque le professeur d'astronomie lui ordonna de se taire. Les pensées défilèrent dans ses yeux les unes après les autres tandis qu'il fixa son ami l'air d'hésiter à fermer la bouche. Il se décida enfin, se résignant quand l'homme lui expliqua pourquoi il lui imposait le silence. Il leva les yeux sentant un index froid se poser au centre de son front brulant.

Ludovic regarda l'ancien Poufsouffle entre-ouvrant une nouvelle fois les lèvres. Il aurait bien aimé lui décrire les merveilles de l'univers qu'il avait sous les yeux, mais quelque chose lui disait que l'homme le prendrait pour un fou ou qu'il mettrait ça sur le compte de la fatigue. C'était peut-être le cas d'ailleurs. Il lui conseilla, non, lui ordonna de se reposer et Ludovic se retint une nouvelle fois de répliquer sentant que sa réponse commencerait par quelque chose comme "losange" ou "autruche". Jon se leva et mit une main dans sa poche, le même genre de poche dans laquelle l'ancien Serdaigle rangeait sa baguette. Le français se raidit et jeta un coup d'oeil vers la porte craignant que l'enseignant ne décide subitement de lui lancer un mauvais sort ou pire. Il n'y aurait eut aucune raison logique à ça, mais c'était bien le principe de la peur que d'être illogique, surtout lorsque vous êtes obligé de rester immobile, livré au bon vouloir de ceux qui se trouvaient avec vous dans une pièce.

Ludovic se raidit encore en voyant dans les mains de l'anglais un morceau de bois qu'il connaissait bien, nouveau regard vers la porte. Son rythme cardiaque s'emballa, sa respiration devint plus difficile et un brouillard douloureux lui encombra l'esprit. Il déglutit, garda les yeux fixés sur la porte jusqu'à ce qu'il suive les mouvements de Jon qui avança tout à coup vers lui pour glisser l'objet sous un oreiller. Le brun ébouriffé épia son vieil ami, méfiant. Il fronça un sourcil, se demandant pourquoi il aurait fait exploser les murs alors qu'il aurait tout simplement put passer par la porte. Il suffisait qu'il attende de pouvoir marcher. Il attendit. L'astronome quitta la pièce et le professeur de sortilèges crut entendre un cliquetis de clef. Il garda les mâchoires serrées jusqu'à être certain que plus personne ne viendrait et se détendit enfin dans un soupir.

Se laissant glisser pour s'allonger tout à fait, Ludovic passa la main sous l'oreiller jusqu'à sentir le bois irrégulier et râpeux du manche de sa baguette. Il enroula ses doigts autour et s'y accrocha comme pour être sûr qu'elle était bien à lui. Il prit quelques inspirations saccadées et tira ses pensées éparpillées vers la prison où il les rangeait, tout au fond de son esprit. Il ferma l'accès, lentement, tremblant, le cœur au bord des lèvres et l'impression d'avoir jeté son cerveau dans un broyeur. Lorsqu'il put enfin fermer le verrou il se sentit soulagé, mais aussi tendu, la mâchoire complètement bloquée. Il eut un haut-le-coeur et se pencha juste à temps pour vomir son diner sur le sol. Ludovic reposa sa tête sur l'oreiller, fixant la porte. Il poussa un soupir, ferma les yeux en se promettant de ne plus jamais revivre des moments comme ceux-ci, et s'endormit aussitôt sans s'en rendre compte.

FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.

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Notre intellect est vain
Pour tout ce qui est proche ou présent ; et si nul ne vient nous parler, nous ignorons tout de l'état humain.
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