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 [Flash-back] Les bons contes font les bons amis

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Gallions : 3242
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MessageSujet: [Flash-back] Les bons contes font les bons amis   Dim 9 Nov - 2:04


Les bons contes font les bons amis

Ludovic était assit au bord des escaliers qui menaient au sommet de la volière. Il n'était pas monté très haut, tout juste de quoi superviser l'espace rond et poussiéreux qui se trouvait à ses pieds. A peine une dizaine de marches, pas même un étage. Il s'était assit là sans prendre le temps de nettoyer la fiente séchée et la paille usée et laissait pendre ses pieds dans le vide, les tapant parfois contre la pierre pour permettre à son sang de circuler et éviter la sensation désagréable des fourmis dans les jambes. Un hibou presque aussi grand que son buste fendit l'air à côté de son oreille pour retourner sur son perchoir, une souris entre les serres, mais le garçon prit tout juste la peine de baisser la tête. Il tenait dans les mains un petit livre fraichement "emprunté" à la bibliothèque, le lisant à voix haute avec application à la lumière d'une lanterne magique posée sur une marche supérieur. Dehors, il faisait presque nuit et les paroles de l'enfant raisonnaient dans la petite tour, amplifiées.

« ... Alors le sorcier essaya d'arracher ce cœur séché pour l'échanger contre celui de la jeune fille qu'il avait poignardée, mais le cœur sans fourrure refusait de sortir. L'homme mourut avec la jeune femme, dans la grande salle du palais, la poitrine ensanglantée, un trou béant entre les poumons. »

Il avait lu en articulant exagérément, incapable de faire mieux, mais avec assez de ton et de régularité pour que cela sonne effrayant. L'anglais n'était pas encore sa tasse de thé, loin de là, il n'avait pas compris la totalité de ce qu'il venait de lire, mais plutôt bien l'essentiel, c'était une histoire de meurtre. Le brun leva la tête de son livre pour regarder la fillette qui se trouvait avec lui dans la volière. Il avait sur le visage l'un de ces rictus que les gens prennent lorsqu'ils s'amusent à vous faire peur et eut un bref fou-rire qui raisonna parmi les cris des chouettes prêtes à partir pour la chasse. Il referma son exemplaire des contes de Beedle le Barde et le posa à côté de la lanterne sur un petit tas de paille.

— Tu va bien Aidrian ? demanda-t-il avec sarcasme et un terrible accent.

Ce n'était pas très gentil comme coup, depuis le temps qu'il la connaissait, il savait qu'elle prenait vite peur avec ce genre de choses, mais c'était elle qui lui avait proposé de lire à voix haute et, après tout, tous les jeunes sorciers connaissaient ces histoires, elle n'avait pas de raisons d'être terrifiée à ce point. Ludovic s’étira de tout son long avant de se redresser pour marcher un peu. Il avait déjà lu au moins deux contes sans bouger et il commençait à avoir des crampes. Il déambula le long de sa marche, les bras au-dessus de la tête pour se détendre le dos, et s'arrêta en arrivant au mur, près d'une ouverture dans la pierre qui laissait voir l'extérieur. Il s'appuya sur le rebord et contempla la route qui les séparait du château. A cette époque de l'année, les arbres avaient encore assez de feuilles pour que les lumières qu'on aurait put apercevoir dans la volière soient masquées aux surveillants. Le jeune garçon avait découvert ça l'année précédente et avait réussi à passer toute une nuit hors de sa salle commune sans se faire remarquer. Un exploit depuis lors souvent répété.

— Je pense qu'il... devrait arriver, fit-il, cherchant un peu ses mots. J'ai bien marqué... huit P.M sur le papier. Il se retourna, regardant une nouvelle fois son amie. Tu verras il est sympa. Il m'a évité une punition de Dum-beule-dore et de  Moralisateur. Je te dis qu'il est fort ! nouveau regard vers la fenêtre. Mais il est peut-être stupide, il a peut-être perdu le papier.

Il avait parlé toute la journée de ce Poufsouffle rencontré en Métamorphose pour les premières années, sûr qu'il viendrait au rendez-vous et qu'il pourrait enfin trouver un complice de plus pour s'amuser. Comme on dit, plus on est de fou plus on rit. Il fit volte-face et retourna s'asseoir à sa place, ne laissant pendre qu'une seule jambe dans le vide cette fois, gardant l'autre ramenée contre lui pour y poser le menton. Il ajusta son écharpe bleue et bronze pour qu'elle ne l'étrangle pas crois les mains sur sa cheville.

— Au pire si il ne vient pas, on pourras toujours s'occuper sans lui, songea-t-il à voix haute.




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Dernière édition par Ludovic Descremps le Mar 27 Jan - 16:45, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Les bons contes font les bons amis   Dim 9 Nov - 6:28

Les bons contes font les bons amis
Octobre 1955

C'était avec horreur qu'Aidrian écoutait Ludovic parler, malgré son lourd accent, elle comprenait très bien ce qu'il racontait et même si elle avait déjà entendu cette histoire avant, la fillette ne pouvait pas s'empêcher d'être... horrifiée par celle-ci. Elle avait mordu l'intérieure de sa joue pendant toute la lecture de Ludovic, incapable de parler pour rectifier son parler ou encore lui expliquer des mots difficiles. Son ami avait dû faire exprès quand il avait choisi ce livre, il savait très bien qu'elle n'aurait pas été capable de le faire réellement travailler son anglais. Ludovic préférait s'amuser que travailler. Quand même, il avait au moins un peu travailler son parler en lisant à voix haute. Aidrian resserra son manteau autour de ses épaules et finit par répondre par un mouvement de tête affirmatif à la question, encore incapable de prononcer un seul mot.

« Tu n'aurais pas dû prendre le livre sans permission. » Sa voix était timide, autant qu'elle, il n'y avait aucune conviction et était à peine au-dessus d'un murmure, simplement pour être entendu par Ludovic, comme si elle craignait déranger les multiples oiseaux dans la volière.

Bien sûr, elle savait que ses paroles n'avaient aucun effet sur l'adolescent, la fillette l'avait déjà réprimander plus tôt et le garçon lui avait presque rit au visage. C'était inutile, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher et puis après le conte, c'était les seules choses qui lui venaient en tête. Alors que le petit serdaigle se levait et se promenait, la petite 'Rian baissa les yeux le sol de la volière où elle avait pris place. Contrairement à son meilleur et unique ami, la petite blonde avait bien nettoyer le plancher, puis déposer une couverture et s'était assise. Elle ramena ses genoux contre elle et y cacha son visage. Ludovic l'avait trainée contre son gré, bon peut-être pas tout à fait, mais il l'avait empêcher de ramasser ses devoirs pour continuer à les faire pendant qu'ils étaient dans la volière, tout ça parce qu'il ne voulait pas être en retard pour le première année qu'il avait rencontré plus tôt. Après une bêtise. Encore. Ce n'était pas surprenant. C'était vraiment à se demander comment une élève modèle et aussi timide et introvertie qu'Aidrian pouvait être amie avec un fauteur de trouble comme Ludovic. Quoique ce qui était encore plus surprenant était le fait que tout le monde se souvenait toujours de Ludovic et qu'Aidrian passait inaperçue à côté de lui. Sauf dans l'oeil des professeurs.

Par contre, la petite serdaigle ne voulait pas rencontrer ce nouveau garçon. Elle était très satisfaite d'avoir seulement Ludovic comme ami et n'en cherchait pas d'autres. La petite blonde tremblait à la simple idée de rencontrer ce garçon, c'est d'ailleurs pourquoi elle avait pris une place en retrait, partiellement dissimulée dans l'ombre de la volière. Jamais elle n'avait partagé la façon de penser de Ludovic 'plus on est de fous, plus on rit'. Non. Pour Aidrian, plus il y avait de gens, plus elle voulait se creuser un trou pour se cacher. Point à la ligne. C'était plus que de la simple timidité, c'était... maladif. Malsain pour la jeune fille, mais elle avait toujours été ainsi, c'était presque de la peur, pourtant, elle vivait très bien avec ça, elle n'avait aucun problème et puis, chaque année, sa timidité semblait moins pire. Il y avait de l'amélioration.

« Le soleil descend et je ne veux pas rentrer quand il fera noir. Il fait froid. J'ai aussi le devoir de sortilège et de métamorphose à terminer. » Sa voix était toujours aussi timide et partiellement étouffée par sa tête cachée entre ses genoux. Elle leva les yeux vers Ludovic, sa voix devenant presque inaudible. « Je ne veux pas le rencontrer. » Évidemment, elle passerait sa scolarité seule à l'entendre parler.

Aidrian siffla et une chouette voleta jusqu'à elle, comme Ludovic affectionnait ce lieux, les animaux s'étaient habitués à leur présence et certains s'étaient même pris d'affection. Aidrian se mit à gratter gentiment la tête du volatile qui roucoula de bonheur pendant qu'elle se reculait subtilement un peu plus dans les ombres, elle ne voulait pas être vue.


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Dernière édition par Aidrian Starkweather le Sam 15 Nov - 7:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Les bons contes font les bons amis   Dim 9 Nov - 13:31

Citation :

C'est injuste parce que moi Matt Smith il a toujours eut la même tête x) A 17 ans:
http://media-cache-ec0.pinimg.com/236x/5b/7b/cc/5b7bccadf7d280ab0b8fd02fc5b37c0e.jpg



Dire que Jon avait été "excité" tout le reste de la journée serait peu dire.
Après le cours ou le Serdaigle avait été retenu presque de force, et son "sauvetage" face à Dumbledore, réussi malgré tout, le né moldu s'était presque jeté à la suite du Français, mais comme dans les livres d'espionnages, à peine avait-il passé le pas de la porte que le première année perdit de vue Ludovic.
Il avait soigneusement gardé le petit papier sur lequel avait été fixé le rendez-vous, se plaisant à observer encore et encore le dessin au verso, après tout, il était bien dessiné, et ce genre de "cadeaux" étaient assez rare.
Est-ce que tout les français dessinaient de cette façon?

Jon, couché sur son lit, fit lentement tourner le bout de papier dans ses mains, le mettant à la lumière tamisée de sa chambre pour regarder plus attentivement "l'oeuvre d'art", réfléchissant encore à la rencontre qu'il venait de faire plus tôt dans la journée.
Il n'était pas naïf non plus, même s'il le laissait souvent paraître, comment le Serdaigle pouvait vraiment s'être... attaché à lui aussi facilement? Non, cela devait sûrement être pour une blague, ou quelque chose dans le genre... Pourquoi serait-il autrement? En plus, à huit heure du soir dans la volière... Il n'y avait pas de meilleur endroit pour se faire prendre dans un coin sombre avant de se faire ruer de coups! Après tout, il était "le petit nouveau", pas vrai?
Non, ne pensez pas à autre chose, pas à cet âge, merci! èé

Le Poufsouffle soupira avant de baisser ses bras dores et déjà parcourus de fourmillements, puis il fixa quelques secondes le plafond, songeur, et se passa les mains sur le visage.
Sa chambre, oui, c'était bien la sienne. Bon, évidemment, il y avait d'autres personnes avec lui, sauf qu'elles n'étaient jamais présentes... Passant en courant d'air, c'était à peine si en un mois de cours le jeune Lakenstridge connaissait leurs noms, et leurs visages! Déjà une bande toute prête, de quoi se sentir exclu.
Et en y repensant, l'idée d'enfin se trouver une accroche avec quelqu'un était plutôt attirante... Enfin, ne pas passer ses nuits qu'à réviser ou a écrire des lettres incroyables à sa mère, en sachant pertinemment qu'elle ne pourra la lire avant qu'il ne revienne chez lui, pour lui donner en main propres. De toute façon, Ludovic ne semblait pas être franchement mauvais, il n'était pas chez les... Serpentards oui, une preuve de plus. Ca promettait d'être intéressant s'il se décidait finalement à monter.

Le première année soupira de nouveau: il se prenait la tête pour rien, pour des détails... Ce n'était pas son genre, d'habitude il préférait plus foncer, s'amuser, du moins en public, à croire que d'arriver dans une école sans aucunes attache l'avait ramolli... Enfin, légèrement.
Ce fut le claquement de porte et le piaillement d'un groupe de trois garçons de son âge qui sortit Jon de ses pensées, qui s'assit presque instinctivement pour les voir rentrer, parler de tout et de rien -surtout de rien et de filles en fait-, puis son regard dériva lentement vers l'horloge accrochée au mur de sa chambre qui indiquait huit heures douze, il joua quelques instants avec sa couverture, avant de relever brusquement la tête et de sauter de son lit tout aussi brutalement alors que l'information arriva enfin à son cerveau.
Huit heures douze! Bon sang il était déjà en retard!
Il enfila avec hâte son manteau, celui de l'uniforme de Poudlard, avant d'attraper son écharpe noire et jaune et de se jeter hors de sa chambre sous les rires de ses "compagnons de cellule". Qu'importe, qu'ils rient un peu, lui allait vers quelque chose de beaucoup plus intéressant que quelques poules sans plumes.

Il parcourut à grandes enjambées la distance qui le séparait du couloir qui menait aux cuisines, arrachant des cris de surprises aux plantes qui commençaient à envahir la salle sous les impulsions de multiples élèves fan de botaniques, montant quatre à quatre les marches pour arriver au plut vite aux volières...
Non, franchement, les volières?
Ludovic avait-il seulement songé qu'il était aux plus profond de l'école? Bon d'accord, le Serdaigle lui était plutôt bien placé pour y accéder, mais monter près de huits étages... Ca promettait d'être épuisant.
C'est pourquoi lorsque Jon arriva enfin à la tour contenant les volières, le première année s'arrêta, à bout de souffle, à quelques mètres du haut, juste pour ne pas avoir l'air débraillé -sauf que ses cheveux en bataille et son teint légèrement rosé trahissaient ce qu'il essayait de cacher-, pile à temps pour entendre la "fin de l'histoire" et les suppositions du Serdaigle rencontré la veille.
Le Poufsouffle esquissa un sourire lorsqu'il entendit ses éloges, sourire qui se transforma en grimace lorsqu'il supposa qu'il était idiot. Bon, bah au moins c'était clair ça.

Par réflex, le jeune Lakenstridge croisa les bras et fit la moue même si personne n'était là pour le remarquer, puis il entendit de léger chuchotements, presque inaudibles, enfin non... Seulement incompréhensibles en fait, et la voix était tellement basse qu'il eut bien du mal à déterminer s'il s'agissait de Ludovic ou de quelqu'un d'autre.
AU bout de quelques minutes, une fois son souffle retrouvé, il prit une grande inspiration avant de monter les dernières marches qui le séparait des deux adolescents, et de découvrir la scène baignant dans une lumière douce, quelques livres aux côtés du Serdaigle, et une jeune fille blonde assise près de lui, la tête dans les genoux. Plutôt sympa, l'ambiance.

-Vous attendez quelqu'un peut-être? lança joyeusement Jon en s'avançant vers les deux amis. L'invitation était quand même étrange, mais bon... Je me suis dis que j'allais quand même tenter.

Jon haussa les épaules. Malgré son ton joyeux, on sentait toujours cette timidité et cette sorte de... gène, comme s'il se retenait sans cesse tout en se forçant à parler. Une habitude qui disparaîtrait peu à peu, et qui reviendrait plus tard à chaque fois qu'il s’inquièterait.
Il vint s'assoir aux côté de la fille, fixant son regard sur elle en l'observant quelques secondes, avant de froncer les sourcils.
Il y avait quelque chose...
Quelque chose qui le troublait...
Voyons, qu'est-ce que cela pouvait bien être...?
Après quelques secondes, il leva un doigt, comme ayant mis le doigt sur cette idée, avant de pauser une question:

-Je ne savais pas qu'il y aurait quelqu'un en plus, une amie à toi Ludovic?

Il sourit légèrement à ce dernier, avant d'observer la jeune fille en déglutissant, avant d'adresser un sourire beaucoup plus doux à "L'amie". Elle semblait timide, sans aucuns doutes plus que lui, apeurée aussi un peu...
C'était attendrissant. Elle était sûrement plus âgée, et pourtant elle était bien plus impressionnée. Et puis, aussi, elle lui ressemblait un peu, de quoi lui rappeler quelques souvenirs...

-Jon, Jon Lakenstridge. J'espère que l'on s'entendra bien.

Nouveau sourire qui se voulait rassurant, puis le jeune Poufsouffle laissa pendre ses deux jambes dans le vide, les balançant lentement au rythme d'une musique inaudible.


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We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


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MessageSujet: Re: [Flash-back] Les bons contes font les bons amis   Dim 9 Nov - 16:38


Les bons contes font les bons amis

Le Serdaigle eut un sourire espiègle lorsque son amie le réprimanda pour avoir dérobé un livre. C'est bon, c'était juste un livre de contes et les livres sont fait pour être lu, de quelque façon que ce soit. De plus, quelque chose lui disait que les bibliothécaires préféraient voir disparaitre sans raisons deux ou trois de leurs ouvrages plutôt que le voir venir leur demander quelque chose. Car le jeune garçon était victime de curieuses habitudes dans cette grande salle couverte d'étagères. Cela ne se manifestait encore pas trop, mais depuis le début de sa deuxième année il avait déjà vidé deux rayonnages complets, en apparence pour le plaisir. Interrompu à chaque fois avant d'avoir pu passer aux choses sérieuses et privé deux semaines de suite de bibliothèque, le garçon n'avait eut d'autre choix que passer à des méthodes plus délicates. Entrer, voler, sortir. Rien d'autre. Cela avait son charme, mais moins que l'élagage.

Il cherchait encore un but à tout ça alors qu'il semait le désordre presque timidement, bien qu'avec classe et efficacité. Il ne comprenait pas pourquoi il ressentait le besoin irrépressible de sortir plus de livres des étagères qu'il ne pourrait jamais en lire, de faire le tri, jamais le même, et tout abandonner sur les tables de lecture aux bons soin des bibliothécaires. Il savait qu'il devait bien y avoir une raison, mais s'il n'y en avait pas, est-ce que ça voulait dire qu'il était fou ? Bah, si d'aventure il n'y en avait pas, il s'en inventerait une.

Le Serdaigle se gratta la nuque à la base du crâne avant de glisser la main pour se masser l'oreille. Il n'avait pas envie d'être fou, il n'avait pas l'impression de l'être, mais s'il faisait les choses d'une façon que personne ne comprenait peut-être qu'il n'y avait pas d'autre explication. C'était bizarre et dérangeant de se dire à treize ans qu'on ne pense pas comme les autres, aussi bizarre que se réveiller devant une harpie après un mois de black out ou bien qu'avoir vu défiler un bon millier de souvenirs honteux et inavoués pendant des nuits entières. Il sentit un léger frisson courir sur sa nuque et préféra faire comme d'habitude, enfermer tout ça dans un coin et ne plus y penser. C'était ce qu'on lui avait apprit et répété, rester dans le présent, "une chose à la fois". Combien de temps ça marcherait ?

Aidrian s'inquiéta soudain de ne pas pouvoir rentrer avant la nuit noire, tirant subitement Ludovic de sombres pensées pas de son âge, heureusement qu'il avait une bonne ouïe. Il sentit soudain la petite flamme sacrée du chevalier servant bruler dans sa poitrine. Protéger, rassurer. C'était sa mission et elle était urgente, pas le temps de s'encombrer la tête avec des bêtises existentielles.

— T'inquiète pas, fit-il aussitôt du ton confiant des grands frères qui viennent de mettre un œuf dans un micro-onde. La nuit c'est pas dangereux quand tu reste avec moi et puis t'as le temps pour les devoirs. Au pire je t'aiderais pour Sortilèges et Métamorphoses c'est pas avant demain après-midi. en plus il avait révisé ses classiques pour cette seconde matière.

Un air triste et légèrement déçu passa sur le visage du garçon lorsque la petite fille déclara ne pas vouloir rencontrer celui qu'ils attendaient toujours. Il allait ouvrir la bouche pour tenter de la rassurer, mais fut interrompu par une nouvelle voix qu'il eut un peu de mal à reconnaitre avec cette assurance dont il n'aurait pas cru le Poufsouffle capable. Et zut, il allait faire fuir Aidrian. Ludovic se laissa tomber sur le plancher rond de la volière. Il faillit basculer en arrière, réalisant tout à coup qu'il s'était installé assez haut, et sentit ses genoux le tirailler un peu. Tant pis, il ferait avec. Il se redressa et alla aussitôt s'asseoir - ou plutôt se jeter - entre ses deux cadets comme s'il avait sauté sur un canapé. Le sol était plus dur et l'atterrissage plus rude, mais le Serdaigle n'en montra rien. Il adressa un grand sourire au Poufsouffle alors qu'il s'ajustait pour se tenir droit.

— Salut Jon, on... on... à bah mince, il lui manquait un verbe. Le garçon fronça les sourcils, tournant sa phrase dans tous les sens avant d'enfin trouver quelque chose d'à peu près correcte. On pensait que tu ne pas venir. à peu près.

Il passa un bras autour des épaules de la fillette et la pressa légèrement contre lui. Pour la retenir, mais surtout essayer de la rassurer. Un tactile "Je suis là, ne t'inquiète pas". Il lui lança un regard qui se voulait apaisant avant de reporter son attention sur le nouveau venu.

— Elle s'appelle Rian, Aidrian Starkweather,
reprit-t-il, butant un peu sur le nom de famille. Elle à l'air timide et si elle t'aime bien tu entendra sa voix dans une semaine, mais quand on lui parle d'alchimie on ne l'arrête plus. petit sourire taquin à sa protégée et il reprit ses présentations. On est dans la même classe.

Ce dernier point était peut-être superflu, après tout vu la couleur de leurs écharpes et blasons il semblait évident qu'ils faisaient partie de la même maison, mais Ludovic, avec sa fière année de plus, se sentait toujours le besoin de préciser alors qu'on ne voyait sans doute aucune différence d'âge entre les deux. Marquer le territoire, c'était bien le genre de réflex auquel on pouvait s'attendre avec un énergumène à mi-chemin entre le coq et l'aigle.




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Dernière édition par Ludovic Descremps le Sam 6 Déc - 21:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Les bons contes font les bons amis   Sam 15 Nov - 18:52

HRP : Jon, moi j'ai aucun photo de Perabo qui remonte avant 2000 et en 2000, elle avait 20 ans. Alors au moins tu as des photos.

Les bons contes font les bons amis
Octobre 1954

Dès que le garçon entra dans la salle, Aidrian leva juste un peu sa tête pour l'observer. Il semblait plutôt enjouée et il n'avais pas l'air méchant. C'était déjà ça. Sauf que pour la fillette, c'était un étranger, un inconnu et elle n'arrivait pas à lui parler ou même lui faire un signe. Tout chez elle bloquait dès qu'elle voulait faire un geste et encore, c'était simplement parce que pour le moment, elle s'interdisait de fuir, si elle fuyait, Ludovic serait déçu et elle ne voulait pas ça. Alors la petite serdaigle s'immobilisait complètement, le visage un peu plus pâle que d'habitude et sa respiration ralentit au maximum comme pour ne pas se faire remarquer, ce qui était stupide alors qu'ils n'étaient que trois. Le poufsouffle remarqua toute de suite la fillette et fit la chose qui provoqua chez elle toute une réaction en chaîne. Jon prit place à côté d'elle. Elle s'immobilisa d'abord complètement, telle un statue de pierre, les couleurs de son visage se drainèrent rapidement lui donnant la même couleur que ces statues, puis son cœur commença à s'accélérer et bientôt, elle n'avait plus qu'une idée, c'était de partir, disparaître, fuir. Elle ne connaissait pas ce garçon et il venait s'asseoir à côté d'elle. Elle n'aimait pas ça. Elle partait, c'était simple.

Aidrian était sur le point de se lever quand Ludovic bondit carrément entre la serdaigle et le poufsouffle. Aussitôt, la présence familière calma un peu ses nerfs et son comportement de bouffon lui tira juste l'ombre d'un sourire alors qu'elle enfouissait de nouveau sa tête entre ses bras qui entouraient ses jambes remontées contre son torse. L'atterissage de Ludovic n'avait pas dû être très confortable, le sol était fait de bois après tout, mais 'Rian ne trouvait pas le courage de parler pour lui demander s'il allait bien. Pas avec le nouveau, ce n'était pas de sa faute, Aidrian était simplement faite ainsi. Déjà, elle faisait d'énorme efforts pour simplement rester dans la volière. Finalement, Ludovic prit la parole en cherchant ses mots et finit par souhaiter la bienvenue à son invité. Parce que c'était le sien, c'était pas Aidrian qui l'avait invité ou rencontrer plus tôt aujourd'hui. Par contre, autant qu'elle ne voulait pas, non, était incapable de parler, elle devait corriger son ami sur son anglais. Il avait fait une erreur et elle ne pouvait pas le laisser comme ça. Alors la fillette agrippa le bras de Ludovic et le tira vers elle, collant sa bouche contre son oreille et chuchotant :

« On pensait que tu n'allais pas venir. »

Puis elle libéra son ami avant de jeter un regard à Jon et rougir un peu en cachant son visage et tentant d'utiliser Ludovic comme barrière entre elle et le nouveau. De stress, elle se mit à mordiller sa lèvre inférieure. Le bras que passa le serdaigle autour de ses épaules eut par exemple l'effet d'un baume apaisant. Elle n'était pas seule, Ludovic était là et il avait les choses bien en main. Elle se relaxa un peu et cessa de mordre sa lèvre, décidant seulement de fixer le sol. Finalement, ce fut le temps des introductions et Aidrian fit un effort de plus, levant les yeux et osant regarder Jon alors que tous ses instincts lui criaient de se cacher, la fillette habillée en bleu et argent lui sourit et lui adressa un signe de la main en guise de salut avant de rougir violemment et cacher une nouvelle fois visage, mais cette fois elle restait souriante, fière de l'effort qu'elle venait de faire. Elle ne s'était pas encore enfuit et avait réussi à être sympathique avec le poufsouffle. C'était un record pour elle de faire les deux dans la même soirée.


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Dernière édition par Aidrian Starkweather le Mer 3 Déc - 19:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Les bons contes font les bons amis   Dim 16 Nov - 23:30



Distance.

Ce fut la première chose que le jeune Lakenstridge ressentit en s'approchant de la Serdaigle toute tremblotante qui semblait perdue dans ses pensées.
Même si cela n'était pas la plus agréable des réaction, le Poufsouffle ne laissa pas paraître le discret trouble qui l'habita quelques secondes, après tout, comment il pouvait lui en vouloir?
Elle ne le connaissait pas, lui non plus, il semblait déjà excité même si clairement fatigué, ou simplement discret ou mou, il avait de quoi être effrayant.
Par contre, chose plus étrange, si elle le trouvait si effrayant... Depuis combien de temps connaissait-elle le fou qui lui avait servit de voisin pendant une heure pour y être habitué à ce point?
Le lien entre les deux était plus que visible, à moins que ce ne soit encore un point de Ludovic, lui qui semblait s'attacher aussi vite...

Peut-être était-ce les deux, allez savoir... Qui était-il pour juger? Cela allait sûrement se finir comme d'habitude lorsque des "grands" s'intéressaient à lui: ils allaient se lasser, de ses bavardages, ou de sa timidité, deux points opposés qui pourtant cohabitaient parfaitement en lui.
Mais de toute façon, qu'avait-il à perdre? Du temps? Il en avait plus que besoin...
De la dignité? De la fierté? Non, franchement, on parle de Jon là... !
Être déçu? Cela faisait longtemps que ça ne l'atteignait plus ce genre de chose.

Le jeune Poufsouffle sourit gentiment à la jeune fille qui se rétracta totalement alors qu'il s'assit à ses côtés, n'essayant pas de la forcer, seulement de la rassurer.
Le fou furieux aux idées bizarres ici, ce n'était pas lui.
Son regard se posa ensuite sur le français qui lui avait parlé, et fit une légère moue discrète en croisant les bras, peut-être plus à cause du froid que de sa petite comédie:

-Je préfère autant essayer de faire connaissance avec quelqu'un que rester enfermer avec des personnes qui m'ignorent royalement.

Il Se détourna, se tournant de nouveau vers le vide, et bailla ouvertement avant de lever sa main un peu tardivement, juste avant que Ludovic ne saute dans le petit espace qui séparait Jon de la petite blonde effarée, le coeur du Poufsouffle ratant un battement alors que ce dernier crut un instant que son nouvel ami allait tomber dans le vide...
Bien, ça aurait bien commencé tiens, leur relation!
Jon tenta de calmer sa respiration soudain haletante, avec brio d'ailleurs, puis sourit calmement au Serdaigle qui commença les présentations.

-Aidrian Starkweather?

Le jeune garçon observa cette dernière un instant, se concentrant sur son visage, avant d'adresser un sourire presque enfantin, un peut naïf, qu'il garderait bien des années plus tard:

-Joli nom. J'aime bien.

Son sourire s'accentua un seconde avant que son regard ne dérive sur ses pieds, toujours un étrange sourire aux lèvres, et qu'il ne commence à balancer lentement ses jambes au dessus du vide, les yeux dans le vague.
Dans la même classe, proches, l'un corrigeant l'autre... Il semblait au Londonien qu'il ressemblait à un intrus s'incrustant lâchement dans une histoire fonctionnant bien depuis longtemps.
Un intrus, un voyou, voila ce qu'il était, peut-être devrait-il rebrousser chemin? Après tout, malgré l'invitation du Serdaigle, la jeune fille ne semblait pas très enthousiaste de le voir dans leur petit groupe...

Non, non, mauvaise idée, il commençait à s'enfoncer...! Mauvaise habitude!
Jon secoua la tête, yeux fermés et sourcils froncés, avant de soupirer et de relever la tête, un sourire amusé aux lèvres. Pile au bout moment pour voir Aidrian le saluer timidement -ce qui attira son regard-, avant d'enfouir son visage entre ses jambes de gènes.
D'abord surpris par cette réaction, Jon se souvint ensuite de celles de la petite Jenny, souvent semblables, c'était... Attendrissant.
Son sourire revint, plus franc, plus doux, plus amusé encore, mais toujours avec ce calme étrange, et il finit par lui aussi faire un signe de la main, comme celui de la Serdaigle à la différence que lui secoua légèrement les doigt, avant de re-caler sa main sous ses jambes, histoire de trouver un peu de chaleur.

Puis il se tourna vers Ludovic, plus calme, plus hésitant, comme plus tôt dans la journée, mais il essayait encore de rester ouvert et de "faire connaissance" pour ne pas sembler froid:

-Vous faisiez quelque chose avant que je n'arrive? Vous... lisiez des livres? demanda-t-il en avisant le gros livre qui traînait non loin.

Autant essayer de trouver un sujet, non?

-C'est marrant, c'est le genre de livre que je lisais avec mes... anciens amis, avant, ça nous faisait de bonnes soirées. Vous avez tout lu? Le livre je veux dire? Il est bien? Je ne sais pas... Je ne l'ai pas lu lui, faut dire que je n'ai pas vraiment eut le temps encore, mais je trouverai sûrement un moment.

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Les bons contes font les bons amis   Mar 18 Nov - 0:44


Les bons contes font les bons amis

Ludovic se tortilla sur place pour chasser l'élancement dans son postérieur. D'aucun auraient dit que cela lui apprendrait à faire le malin, mais ces gens là rêvaient éveillés. Le jeune garçon offrit un grand sourire à chacun de ses voisins. Tout simplement ravit d'admirer le choc des cultures. Le Poufsouffle semblait avoir plus de caractère qu'il ne l'avait montré au premier coup d'oeil, cela lui plaisait bien, il n'aurait plus à faire la conversation pour deux. Il sentit Aidrian le tirer vers elle et presque lui embrasser l'oreille pour corriger sa faute de conjugaison. Le sourire du Serdaigle se fit plus grand. C'était très énervant de se faire corriger, mais il était toujours heureux d'entendre la belle voix de la petite fille dans des situations où elle serait restée muette. Réussir à la faire parler la première fois avait été un véritable triomphe pour lui.

— Se faire ignorer, je connais. La première année je parlais pas un seul mot d'anglais, je comprenais rien et je pouvais pas entrer en salle commune. Parce que pour entrer tu vois il faut répondre à des questions et je comprenais pas les questions parce que c'était anglais. Les gens ils me prenaient pour un idiot, mais maintenant ils m'aiment bien.

Il oublia de préciser qu'il était devenu populaire lorsqu'il avait commencé à faire le mauvais élève et "massacrer" la bibliothèque. Comme quoi il en faut peu pour changer sa réputation. Encore un sourire après avoir ajusté son écharpe bleue. L'air anglais lui semblait toujours plus glacé que celui de Paris et Rian commençait à lui tenir assez chaud pour que la température ne soit pas équilibrée. Ah le climat, c'est une affaire compliquée.

— Starkweather, répéta-t-il encore en articulant exagérément. C'est un beau nom t'as raison, mais c'est toujours pareil avec vous, vos noms ont peut les dire que... quand on mange

Il parlait peut-être trop, il aurait dut laisser l'occasion à Aidrian de placer un mot et certaines phrases de Jon n'avaient pas forcément besoin de réponses, mais c'était presque vital. Comme s'il avait besoin de rattraper tout le temps où il avait été obligé de rester muet lors de sa première année. Lorsque le Poufsouffle parla du livre de compte, Ludovic sembla comme piqué par une guêpe. Il se redressa, manquant de cogner la tête d'Aidrian en retirant son bras et pivota pour faire face à ses cadets, surexcité.

— Oui on lisait les contes de Beedle le Barde tu connais pas ? C'est le top du top des contes sorciers, c'est comme les contes de Grimms, mais en mieux et magique il s'arrêta une seconde, réalisant qu'il était passé au français, comme toujours lorsqu'il se laissait emporter. C'est cool quoi. Mon préféré c'est les trois frères et... aussi la fontaine qui guérit. Ils sont cool.

Il tourna sur lui même et se rendit bon train jusqu'aux escaliers, arrivant au niveau de son livre en moins de temps qu'il n'en fallait pour qu'il le réalise. Il attrapa le petit recueil et feuilleta les pages sans même les lire. Il cherchait quelque chose, il y avait une pensée qui le taraudait, une idée sur le bout de la langue. Cela avait un rapport avec le fait que Jon n'avait pas l'air de connaitre les contes, un rapport avec le fait qu'il ne savait pas lequel lui raconter en premier et un rapport avec des poules... ou peut-être pas.

— Oh oui ! Oh oui je sais ! fit-il, manquant de sauter sur place. Rian, c'est quoi ton conte préféré ?




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Dernière édition par Ludovic Descremps le Sam 6 Déc - 21:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Les bons contes font les bons amis   Dim 30 Nov - 2:59

Les bons contes font les bons amis
Octobre 1954

Aidrian avait dit ne pas vouloir rencontrer le garçon que Ludovic avait rencontrer plus tôt dans la journée... Et c'est toujours le cas, mais ce n'était pas parce qu'il lui semblait méchant, c'est simplement parce que le gens lui faisaient peur en quelque sorte, elle n'arrivait pas à les approcher et leur parler. Il fallait faire beaucoup d'effort pour tirer la fillette de sa coquille. Des efforts et de la patience. Ou de la nécessité, comme l'avait montrer Ludovic l'année précédente.

Par contre en regardant le nouveau, Jon, elle ne pouvait vraiment s'empêcher de sourire. Il ne semblait pas méchant, en fait, il avait l'air très gentil et doux, le genre de personne qui ne la ferait pas fuir à l'intérieur des dix premières minutes de rencontre. C'était un point très positif et même si elle ne trouvait pas le courage de parler ou même de l'approcher, elle commençait à penser qu'elle pourrait l'apprécier et pas seulement le craindre. Enfin, elle ferait l'effort de ne pas s'enfuir trop tôt.

Un peu nerveuse, elle se mit à mordiller sa lèvre inférieure, se retenant de prendre ses cheveux dans sa bouche, sa mère la reprenait tellement souvent à ce sujet et sa mère lui faisait peur, c'était donc une bonne raison pour se retenir de le faire quand elle y pensait. Avant de tout cesser alors qu'on lui faisait des compliments sur son prénom et son nom, il n'en fallut pas plus pour qu'une teinte rosée monte à ses jours et qu'elle veuille se creuser un trou dans le sol. Jusqu'au commentaire de Ludovic sur le fait de parler et manger en même, ce qui était vrai dans son cas... Faire l'un ou l'autre, en même temps ou non, son accent restait le même, il cassait son anglais comme on échappe une coupe en cristal au sol. Elle lui aurait bien répondu, mais elle bloqua sur ses mots, incapable de parler à voix haute en présence de Jon. Elle se permit tout de même un petit rire étouffé par la gêne, ses joues rosissant encore plus.

Puis Jon parla du livre négligé par Ludovic et elle dût soudainement baisser la tête pour éviter de se faire assommer quand son ami se releva brusquement, excité au point d'oublier de parler en anglais. Aidrian rit une nouvelle fois, le sourire lui venant facilement. Elle avait l'habitude et savait parler français, donc elle comprenait ce qu'il racontait, mais ça ne devait pas être le cas de Jon... La fillette pourrait peut-être faire un effort pour... La bouche s'ouvrit et se referma sans qu'un son ne sorte, toutes les paroles bloquant dans sa gorge. Non, il lui était vraiment impossible de parler. Aidrian n'y arrivait tout simplement pas en présence d'un inconnu.

Tout de même, il y avait d'autres moyens de communiquer et Ludovic était là pour faire la conversation pour deux sans problème. Tant que le nouveau garçon ne prenait pas son comportement pour du snobisme ou du mépris... Parce que c'était vraiment pas ça, mais c'était pas tout le monde qui pouvait comprendre. D'ailleurs, elle se força à le regarder en lui lançant un nouveau petit sourire avant de tourner la tête vers Ludovic quand il l'interpella.

Incapable de parler, elle leva un doigt dans les airs pour indiquer le numéro de son conte préféré. Le premier, celui de la marmite sauteuse.


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MessageSujet: Re: [Flash-back] Les bons contes font les bons amis   Lun 1 Déc - 0:34


Alors, lui aussi s'était senti exclu? Ignoré?
Surprenant! Le "rebelle" qui ne tenait pas en place c'était un jour sentit comme lui à présent?
La tête que fit Jon à ce moment démontra clairement la surprise que cette annonce lui fit, mais cette expression disparut assez rapidement, pour laisser place à un sourire crispé alors qu'il hochait légèrement la tête de bas en haut. Après réflexion, c'est vrai que le Serdaigle était Français, alors arriver seul dans un pays dont on ne parle pas un mot de la langue... Cela devait être dur, très dur même.
A la place du jeune garçon, la Poufsouffle n'aurait pas sut comment réagir, totalement à part dans un monde qui non seulement ne le comprenait pas, mais qui en plus n'était pas le sien... Jon frissonna à cette idée, il en aurait été incapable. Immergé dans quelque chose qui le dépassait, il y a encore quatres mois il ignorait totalement l'existence des sorciers, du quai magique qui menait à cette école tout simplement... Incroyable!
Il prit une grande inspiration comme pour chasser cette impression étouffante, avant de s'étirer et de ramener ses bras vers lui, entourant son buste de ses fins bras pour se protéger du froid, regardant du coin de l'oeil Aidrian qui restait toujours autant fermée.

Mais lorsque le français fit une remarque sur les deux noms Anglais, donnant un exemple plutôt étrange pour comparer leurs noms, et il ne put retenir un rapide pouffement avant de demander, un large sourire aux lèvres:

-Que quand on mange? C'est quoi cette comparaison bizarre? -et oui c'est lui qui disait ça- Et puis franchement, ton nom aussi est pas mal dans on genre, on prononce les lettres bizarrement... C'est comme D'Artagnan ! Sauf que toi y a encore plus de lettres inutiles!

Du bout du doigt, il dessina dans l'air les lettres présumées du nom de famille du français, s'en souvenant vaguement depuis qu'il l'avait lu sur sa fiche de punition lorsqu'il devait copier ses lignes, tellement de lettres pour si peu de sons...
Bizarre tout cela!
Jon se plongea quelques minutes dans ses pensées, réfléchissant sur ce nom si tordu alors que le français revenait sur le livre qui traînait mollement derrière eux. Le Londonien se tourna vers le troisième année, l'observant avec amusement repartir dans une langue inconnu qu'il devina comme le Français, tiquant sur un mot qu'il reconnu parfaitement:  "Grimm".

-Non je ne connais pas, je... J'ai pas encore eut le temps de découvrir beaucoup de choses du monde sorcier donc non. Mais tu as parlé de Grimm? Des frères Grimm? Ils sont connus aussi "chez vous"?  J'adore leurs contes! C'est passionnant, c'est super original et puis, quand on y mets le ton, c'est plutôt prenant.

Puis Ludovic se dirigea à grandes enjambées vers le recueil de conte, toujours aussi excité qu'une puce hyper-active, et le jeune Lakenstridge  le suivit du regard encore une fois alors qu'il feuilletait hâtivement les pages du livres, avant de demander à la jolie Serdaigle quel était son conte préféré.
Les yeux noisettes du Poufsouffle se posèrent cette fois sur Aidrian, la surprenant en train de l'observer, et il lui sourit joyeusement alors qu'elle se détournait pour montrer à leur ami un doigt levé bien droit.
Elle arrêtait de parler?
Le garçon fronça légèrement les sourcils en penchant la tête sur le côté, demandant alors sur un ton étrangement plein de naïveté, la voix assez basse pour que seule Aidrian l'entende, comme sur le ton de la confidence:

-Tu ne parles plus? Tu as mal à la gorge peut-être? C'est dommage, t'as une jolie voix...!

Nouveau sourire enfantin, et après quelques secondes, il observa encore une fois Ludovic qui reprenait déjà la parole.

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Les bons contes font les bons amis   Mer 3 Déc - 2:20


Les bons contes font les bons amis

Durant une seconde, Ludovic crut qu'Aidrian lui montrait le plafond au lieu du chiffre un et il faillit suivre cette direction des yeux pour voir ce qu'elle avait put y trouver. Heureusement, cela ne dura qu'une seconde, pas assez pour qu'on le prenne pour un idiot et il se frotta brièvement l'oreille pour chasser sa gêne d'avoir faillit l'être. Le livre de conte entre les mains, ouverts à peu près au milieu, il le feuilleta à toute allure pour arriver vers la première de couverture, manquant d'en plier les pages. Tout en vacant à sa nouvelle occupation, il faisait les quatre cents pas - car cents auraient été terminés en trente seconde vu la vitesse à laquelle il marchait - sur le sol crasseux de la volière.

— Ah ah ! s'exclama-t-il lorsqu'il trouva le chiffre un joliment enluminé en-tête d'une page. La...

Le nom, il le connaissait bien ; marmite ou chaudron. Facile, c'était le premier qu'il avait apprit en cours de potion. C'était le verbe dont il ne se souvenait plus. Aidrian lui avait sans doute déjà dit, mais il ne voyait pas. Il se gratta la tête frénétiquement.

— Oh ! Mais oui ! fit-il soudain, dans un éclair de génie, faisant comme s'il avait tout compris. La marmite sauteuse ! Bien sûr ! C'est évident.

Quel autre conte aurait put intéresser une alchimiste ? Il feuilleta un peu le chapitre, fronçant les sourcils en essayant de lire en diagonale cet incompréhensible anglais. Bien sûr, il le comprenait beaucoup mieux que lors de sa première année, c'était un Serdaigle tout de même, un Ludovic Descremps par dessus le marché, mais il y avait des mots parfois qui restaient opaques et cela suffisait à le décourager, surtout lorsque cela l'obligeait à s'arrêter dans le fil de ses pensées pour les identifier.

Il claqua le livre, faisant hululer une chouette perchée dans une niche du rez-de-chaussé, puis le lança au Poufsouffle avec un grand sourire surexcité à l'attention de la petite fille. Il se frotta les mains, fit un tour sur lui-même le temps de voir de combien d'espace il disposait et étira ses bras comme pour le remplir.

— C'est pas t'inquiéter, fit-il. Tu me corrige si je me trompe.

Il s'arrêta, son sourire se tordant en une demi-grimace et s'immobilisa le temps de rassembler ses mots, yeux fermés, sourcils froncés, il se concentra sur sa phrase. L'une de ses mains s’agita une seconde, l'air de mettre le doigt sur des mots invisibles et ses lèvres remuèrent en silence. Il s'arrêta une nouvelle fois puis ouvrit les yeux pour regarder Jon avec un sourire narquois, comme s'il s'adressait à un enfant... enfin à quelqu'un d'encore plus jeunes qu'eux trois.

— C'est l'histoire d'un sorcier qui a une marmite magique qui lui permet de faire de grandes choses et d'aider les gens. Un jour, le sorcier meurt et c'est son fils qui prends la marmite. Sauf que le fils est égoïste et il garde les pouvoirs de la marmite pour lui seul. Alors un pied apparait sous elle et elle se met à sauter.

Sauter ! C'était ça le verbe, c'était sauter. Le sourire du français s’agrandit un peu plus et durant un instant il ne sut plus très bien ce qu'il était en train de dire, son égo un peu trop occupé à savourer cette éclatante victoire et son accent un peu moins dramatique que d'habitude. Il se passa une main dans les cheveux et reprit où il en était resté, sa prononciation anglaise pratiquement envolée.

— Bien, que pensez-vous de le faire vrai ? Le conte je veux dire. De quoi on a besoin ? D'une marmite !

Il se retrouva sa baguette à la main sans trop savoir de qu'elle poche il la sortait, mais ça n'avait pas d'importance. Il fit un pas en arrière, se racla la gorge et se concentra sur le sol. Il avait vu le sort dans un livre et l'avait essayé plusieurs fois sans grand succès, mais il était confiant, de toute façon il fallait bien un chaudron et ils n'allaient pas descendre jusque dans les cachots pour ça. Il fit un mouvement du poignet, lança l'incantation et il y eut un éclat blanc accompagné d'une détonation retentissante qui fit s'envoler toutes les chouettes de la tour.

Un gros chaudron atterrit sur le plancher avec un bruit de grosse cloche. Ludovic ouvrit un oeil. Il avait fermé les paupières lorsqu'il avait fait un bond en arrière, se protégeant la tête d'un bras, en équilibre sur une jambe. Il tendit le cou pour apercevoir le lourd objet en fonte de l'autre côté de son coude et posa les deux pieds par terre.

— Cool, siffla-t-il avec un grand sourire. J'ai réussi !

Il s'approcha de son œuvre qui tanguait dangereusement sur elle-même. Il avait dut oublier quelques centimètres de pieds lors du transfert, le chaudron était bancal.

— Euh... par contre... Y a une potion dedans.

Le jeune sorcier pencha la tête au-dessus du récipient l'air de s'attendre à ce qu'il lui saute à la gorge. Un liquide inconnu d'une intense couleur orangée semblait tout juste cesser d'y mijoter.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Les bons contes font les bons amis   Ven 3 Juil - 9:09

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Pas un mot n'était prêt à sortir de sa bouche, c'était tout simplement impossible ici et maintenant. Aidrian ne parlait jamais en classe à cause de sa gêne et la volière n'était pas vraiment différente pour la simple raison qu'il y avait une personne qu'elle ne connaissait pas. Déjà, elle faisait son possible pour ne pas s'enfuir de la pièce. Jon n'était pas méchant. Il n'avait même pas l'air d'être imposant, c'était juste comment était 'Rian. Par contre le poufsouffle parlait beaucoup, comme Ludovic en fait et de bien des choses différentes, c'était probablement mieux ainsi, les deux garçons pourraient faire la conversation tout seul et elle écouterait.

Enfin, c'était sans compter sur le fait que Ludovic lui demandait de le corriger s'il faisait des erreurs alors qu'il était extrêmement loin d'elle, bon pas si loin, mais elle ne pouvait pas lui chuchoter à l'oreille, alors c'était trop loin quand même. En plus Jon ne lui facilitait pas les choses en tournant son attention sur elle, par contre, elle ne comprit pas de quoi il parlait... Sa voie jolie? Pourtant elle n'avait pas parlé en sa présence, seulement chuchoté dans l'oreille de Ludovic. Peut-être qu'elle avait chuchoté trop fort? Ou il l'avait entendu parler avant qu'il n'entre dans la volière? La simple pensée envoyait son esprit valsé dans les méandres de sa gêne et elle fit la seule chose qu'elle sache faire autre que prendre la fuite dans cette situation, ramenant ses jambes contre son torse, elle cacha son visage et tenta de se faire la plus petite possible, comme pour disparaître.

Heureusement Ludovic se lançait déjà dans son récit de la marmite sauteuse, offrant une distraction bienvenue. La petite serdaigle accepta de relever son visage juste assez pour regarder son ami faire le pitre et bien qu'elle continua à se cacher derrière le voile de ses cheveux, un grand sourire étira ses lèvres à écouter Ludovic parler de son conte préféré et ensuite de sa fierté à se souvenir du mot qu'il cherchait.

Sauf qu'il disparut rapidement à la proposition qui suivit. Ses yeux s'écarquillèrent effrayés, Aidrian connaissait les conséquences qui suivaient ce genre de paroles prononcées par le français. Malheureusement son mouvement de tête vif fut royalement ignoré et quelques instants plus tard une marmite apparu. Une marmite remplit d'un liquide inconnu. Ce n'était pas bon signe. L'odeur qui s'échappait du liquide chaud était étrange, donc ce n'était sûrement pas une soupe aux tomates ou un potage de carottes.

Aidrian se leva de sa place assise pour s'approche du chaudron et regarder ce qu'il y avait à l'intérieur, inquiète. Inquiète pas seulement parce que Ludovic venait de faire apparaître un étrange liquide, mais... cette concoction devait appartenir à quelqu'un non? Et le propriétaire chercherait sa création bien assez vite. Si c'était un professeur, ils seraient dans de beaux draps, encore une fois. Toutefois une pensée traversa l'esprit de la fillette, avec Ludovic, elle ferait mieux de retirer ce liquide d'ici avant qu'il ne lui prenne l'envie d'y goûter pour voir ce qu'il faisait. En même temps... Aidrian ne pouvait pas nier qu'elle était curieuse. Combien de décoctions de cette couleur connaissait-elle? Quelques-unes... Sauf que ça pouvait être un produit final comme une étape de la préparation. S'il avait été mélangé à l'école, il ne devait pas être bien dangereux, non? Mmm... Quelle potion est-ce que les années supérieures apprenaient pendant cette période-ci de l'année? Ou c'était peut-être un professeur qui l'avait préparé.

'Rian jeta un regard inquisiteur à son ami, oubliant la présence de Jon tellement elle était obnubilée par le mystère apparu devant elle.

« Comment tu l'as fait apparaître? »

Elle avait bel et bien parlé, en présence d'une personne qu'elle ne connaissait pas, ça devait être un record, sauf quand même temps, elle était distraite. Ou plutôt occupée par autre chose, une chose très intéressante, mais qui pourrait leurs apporter des ennuis, mais ce dernier point c'était rien de nouveau.

« Elle vient d'où? Si c'est un professeur... Tu penses que c'est dangereux? Je ne pense pas si ça vient de l'école... On devrait aller la rendre. »


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MessageSujet: Re: [Flash-back] Les bons contes font les bons amis   Ven 10 Juil - 1:48





Les bons contes font
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Le jeune Serdaigle sembla alors pris d'une illumination, comme si une brillante idée venait de lui traverser l'esprit alors qu'ils parlaient de... De contes oui. Il chercha ses mots un instant avant de commencer à tourner frénétiquement les pages de l'ouvrage à en abîmer certaines, sous le regard à la fois curieux et crispé du petit Jon qui observait silencieusement. S'il continuait ainsi, tout le livre allait y passer, un beau livre tel que celui-ci abîmé pour si peu... Il y avait de quoi désespérer! Bien évidemment, le Poufsouffle ne se doutait pas encore que quelques années plus tard, lui même commencerai à avoir quelques... habitudes avec les manuscrits en tous genres.
Lorsque le Français sembla avoir trouvé ce qu'il cherchait, il prononça ce qui devait sans doutes être le titre d'un conte avant de reposer le livre, enfin plutôt de le jeter sur le pauvre Jon qui faillit d'ailleurs se faire renverser par ce dernier, réussissant tant bien que mal à le rattraper au vol alors qu'il lançait un regard presque noir à son aîné, esquissant dans un même temps une moue quelque peu boudeuse.

Puis, après une longue et douteuse mise en scène pour laquelle l'échêvelé semblait prendre du plaisir, ce dernier commença à conter l'histoire de cette soit disant "Marmite Sauteuse", y mettant le ton bien que ce soit court, comme s'il racontait là une histoire des plus passionnantes à quelques enfants en bas âge -ce qui fit d'ailleurs à nouveau "bouder" le jeune jaune et noir-. Bien qu'il écouta attentivement l'autre réciter son "histoire", la chute laissa le jeune garçon sceptique et il fronça les sourcils alors que d'ores et déjà, son esprit tentait de s'imaginer une fin plus convaincante.

-Et c'est vraiment comme cela que ça se termine? demanda-t-il après quelques secondes avec une légère grimace. Mwai... Je préfère Grimm.

Lorsque le conteur leur proposa alors de refaire le conte "en vrai", Jon fronça à nouveau les sourcils avant d'esquisser un large sourire tout à fait partant... Puis de réaliser à quel point cela pouvait devenir risqué, voir dangereux.
On apprend ça en cours?
Si Ludovic l'exécutait, cela voulait sans doute dire que non.
Quoi qu'il en fut, ce fut partagé entre la curiosité et l'anxiété que ses yeux gris suivirent les gestes de la baguette du Serdaigle, comme passionné par cette magie qui lui semblait encore si irréelle. Peut-être même qu'on put voir à ce moment ses yeux briller, des étoiles dans les yeux face à cet "évènement" qui l'intriguait tant. M'enfin, ça, ce fut jusqu'à ce qu'une violente détonation retentit, le faisant sursauter sur quelques centimètres -il crut même qu'il allait tomber vers le vide qui l'attendait en dessous de lui, raison pour laquelle il s'éloigna quelque peu du bord- et que les chouettes autour de lui ne le perdent dans un brouhaha impressionnant.
Et bien, s'ils ne se faisaient pas remarquer à présent... Il fallait vraiment se faire du soucis pour tous les surveillants de l'école!
Le marmite qui apparut à son tour, sans grande discrétion, lui arracha un soupir alors qu'il sentait dés à présent la peur de se faire coincer monter en lui. Et pour couronner le tout, aucuns des deux Serdaigles ne semblaient s'en préoccuper... Etaient-ils vraiment inconscients ou bien c'était lui qui était trop paranoïaque?
Peut-être un truc de Serdaigles... allez savoir.

Ses deux "amis" s'approchèrent alors de l'étrange récipient qui venait d'apparaître, faisant une nouvelle fois preuve de trop de curiosité au goût du première année bien que sa propre curiosité le dévorait intérieurement. En plus de tout cela, il y avait déjà une potion -ou tout autre liquide inconnu- qui bouillonnait à l'intérieur, comme si... Comme si quelque chose bouillonnait à l'intérieur. Cela sentait les problèmes à plein nez, et pourtant, quand la petite blonde -Aidrian apparemment- se leva avant de s'approcher à son tour, allant de bon train avec ses propre déductions, Jon suivit le mouvement et fini par se redresser, avançant prudemment vers la source de problème ambulante.
Ludovic ou la marmite? Bwah, c'était la même chose.

Lorsque "Aidrian" en conclut qu'il fallait rendre la marmite... Ce fut comme un étrange mélange de sentiments chez le petit Poufsouffle. A la fois, il était reconnaissant: enfin quelqu'un de censé dans cette école! Mais quelque part, laisser une si belle opportunité s'en aller sans rien avoir put faire... s'en était presque dommage.

-Toutes les bonnes histoires commencent par un accident ou une surprise venue de nulle part. lâcha-t-il avec un tendre sourire.

Le Londonien se pencha légèrement en avant, pouvant cette fois observer la couleur de la potion encore chaude à l'intérieur de la marmite, se demandant clairement ce à quoi il avait à faire. Une potion de métamorphose? De téléportation? Ou nan! Mieux mieux! Qui donnait quelques pouvoirs ! Enfin, de vrais pouvoir, pas comme la baguette, mais plutôt comme Superman.

-On pourrait... La garder un peu? Pas longtemps, juste histoire de voir ce que ça peut faire. Bon, on y touche pas... Pas tout de suite, mais après on la rend. On voit juste ce que ça fait et on la rend juste après. C'est tout.

Fier de son compromis, le jeune garçon releva la tête et sourit à ses deux "nouveaux amis", avant de se retourner, cherchant quelque chose du regard et, en se saisissant d'une brindille qui traînait non loin, il toucha lentement et délicatement la surface du breuvage, le visage bien écarté de l'orifice du récipient.
Juste au cas où.



codage par whatsername. sur Libre Graph'

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Les bons contes font les bons amis   Mar 14 Juil - 13:00


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Ludovic fronça un sourcil à la réponse peu convaincue du Poufsouffle, il avait extrêmement bien raconté l'histoire et il était tout à fait impossible que cela ait semblé passable. Le garçon devait être idiot, cela ne faisait aucun doute, mais l'ébouriffé était tout de même d'accord sur le fait que les Grimms avaient aussi leur charme. Il se souvenait par exemple d'une histoire avec des brigands cannibales dans une cave, mais cela, ce serait pour un autre jour.

— De toute façon, c'est pas la même chose,
répliqua le français d'un ton blessé, l'air d'énoncer une vérité que tout le monde aurait dut reconnaitre.

Ludovic ne prit pourtant pas la peine de rester vexé bien longtemps. Il avait beaucoup mieux à faire, comme remonter un chaudron dans la volière. Penché au-dessus du liquide orange, les bras croisés dans le dos et un fin sourire aux lèvres, le brun semblait contempler des canards dans une mare. Il se demandait aussi, bien sûr, ce qui pouvait bien se trouver dans cette marmite. Cela pouvait être absolument n'importe quoi ; allant de la soupe de potiron à une potion de mort instantanée - même s'il avait entendu dire que cette dernière était incolore ou légèrement dorée. Heureusement, l'experte arriva bientôt et à la seconde où Ludovic entendit sa question, il afficha un sourire bien plus large, sans faire attention au sens du mot "dangereux".

— J'ai utilisé un sort de transfert, répondit-il très fier de lui. Je l'ai trouvé dans un livre à la bibliothèque, c'est pas au programme. En fait, commença-t-il en décroisant les bras et agitant dangereusement les mains et sa baguette au-dessus du récipient, c'est vraiment pas compliqué. Tu visualise un objet que tu as déjà vu à l'endroit où tu l'as vu puis tu visualise l'objet qui passe... heu, apparait là où tu veux et tu lance le sort et pouf. Magie. J'ai pensé au chaudron qui était en salle de potion tu vois. Le gros grand qu'est derrière le professeur et qu'on voit jamais ce qu'il y a dedans. C'est plutôt difficile avec les gros objets parce que tu te souviens pas toujours de tous les détails, mais je suis sûr qu'un jour je pourrais m'en servir pour me téléporter, ça serait vraiment cool. J'essaye avec des cheveux à moi en ce moment. Tu imagine si j'y arrive ? Je pourrais aller chez Moralisateur et en revenir sans me faire voir.

Ludovic commençait tout juste à s'imaginer la popularité phénoménale que serait la sienne s'il parvenait à trouver un moyen de pratiquement transplaner à l'intérieur de l'école, lorsqu'il fut interrompu par le Poufsouffle qui venait d'approcher. L'ébouriffé lui adressa un regard entendu, toujours avec le sourire et essaya un instant de comprendre ce qu'il venait de dire.

— Toutes les bonnes histoires commencent,
marmonna-t-il après quelques secondes avant de presque sautiller sur place lorsque Jon proposa de garder le chaudron. Oh oui Aidrian ! Dis oui ! Imagine tout ce qu'on pourrait faire avec ça ! Si ça se trouve c'est une potion de très haut niveau qui ne peut être préparée que tous les cent ans et qui donne l'immortalité ou la connaissance éternelle ou c'est un truc qui... euh un truc qui rend invisible ou bien qui fait pousser les cheveux à ne plus savoir qu'en faire ou qui fabrique des sandwichs à partir de cailloux ou qui fait du feu à partir de rien ou qui sert à récurer des marmites. Ouais, en fait c'est ça. C'est du nettoyant. Ludovic se tourna subitement vers Jon avec un grand sourire. Tu veux savoir pourquoi c'est pas cool pour le fils que la marmite elle saute ? C'est parce que quand elle saute elle renverse tout ce qui est dedans elle sur tout le monde et comme c'est une marmite magique pleine de potions ça fait des réactions sur les gens comme leur offrir des furoncles. Alors les gens du village ont chassés le fils et il a fini très mal.

Presque aussitôt, Ludovic pointa sa baguette sur le liquide orange et marmonna un sort qui fit comme bouillonner la potion. Il fit un mouvement vif en visant le mur et une grosse giclée de liquide s'éleva dans les airs pour aller redécorer la pierre et une partie du plancher. Après tout, Aidrian avait dit que ce n'était pas dangereux et il pensait la même chose. Quelle idée le professeur de potion aurait-il eut de laisser un chaudron plein de liquide explosif à portée de main d'un élève comme lui. Autant la tester sur une surface plus large qu'un bout de bois.

— Pas de feu, fit-il en haussant les épaules avant de se tourner vers Aidrian avec un regard brillant qui ne signifiait rien de bon. Tu crois que ça ne marche que sur les humains ?

Il n'attendit pas la réponse pour plonger la main droite dans la marmite, mais s'arrêta quelques centimètres avant que ses doigts ne touchent la potion. Cela pouvait être dangereux tout de même. Peut-être que cela lui ferait fondre la peau ou toute autre sorte de conséquences désastreuses et plus ou moins hygiéniques qui pouvaient passer à la tête d'un enfant de douze ans. Mais qu'avait-il à perdre ? Il remit sa main droite dans son dos et décida plutôt de sacrifier la gauche ou, du moins, la pulpe de son index. Il y avait juste à espérer qu'Aidrian ne se rappelle pas que cette mixture était un poison mortelle après qu'il l'ait touchée.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Les bons contes font les bons amis   Mer 16 Sep - 3:28

Les bons contes font les bons amis
Octobre 1954

Aidrian avait toujours été la voix de la sagesse en quelque sorte pour Ludovic, mais... Elle était influençable, alors sa sagesse n'avait pas souvent d'effet sur le jeune serdaigle et elle devait avouer que présentement... La curiosité la dévorait tout autant que les garçons, probablement plus puisque c'était une potion qui se trouvait devant eux, et elle se laissait gagner par leur enthousiasme et leur goût de la découverte. En plus que... Ce chaudron que le maître de potion gardait toujours en dehors de leur portée, elle avait toujours voulu savoir ce qu'il faisait mijoter... Un simple repas? Ou une potion dangereuse?

Et voilà que Jon s'y mettait pour garder la potion prétextant une bonne histoire. Sauf qu'il ignorait c'était quoi une ''bonne histoire'' avec Ludovic, mais... Finalement, elle roula les yeux, incapable de résister à l'enthousiasme de ses amis. Sûrement, un professeur ne ferait pas une potion dangereuse dans l'enceinte de l'école.

« Ça n'existe pas les potions d'immortalité. Hormis la pierre philosophale et encore c'est pas très efficace d'après Papa. Pareil pour la connaissance... » Elle oubliait de nouveau sa gêne ou la présence de Ludovic l'aidait à avoir une meilleure confiance en elle. « Et parle anglais, je crois pas que Jon parle français! » Une réprimande qui lui fit soudainement se rappeler de la présence du petit poufsouffle. Soudainement extrêmement timide, 'Rian rougit et fixa le sol. Pendant que Ludovic se mettait à l'oeuvre, envoyant valser le contenu de la marmite un peu partout dans la volière.

L'espace d'un moment, Aidrian retint son souffle, s'attendant à voir le feu surgir et dévorer la volière toute entière... Rien. Rien ne se produit. La petite serdaigle relâcha son souffle, heureuse d'un malheur évité et regarda un peu plus la potion, prenant le temps d'inhaler l'odeur si elle pouvait l'identifier et regarder la réaction des résidus étaler un peu partout grâce aux bons soins de Ludovic. Ça ne semblait pas si dangereux que ça finalement.

Elle haussa les épaules quand Ludovic lui demanda son avis sur comment agissait la potion, mais évidemment, toujours impatient, le serdaigle y posa son pouce sans attendre et Aidrian eut peur pour son ami. Un million de scénario lui venait en tête, mais rien ne sembla se produire alors que la surface de la potion était troublée par le pouce de Ludovic. La fillette lui lança un regard inquiet, puis regarda Jon qui semblait simplement fasciné.

Prenant un grand respire, elle s'approcha et observa la potion, son visage à quelques centimètres seulement de la surface. La petite serdaigle sortit sa baguette magique de sa poche et la dirigea sur la surface et y toucha très doucement. Quand il n'y eu aucune réaction, elle l'agita en rond, tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, puis elle se redressa, les sourcils froncés, réfléchissant intensément.

« C'est bizarre, » murmura-t-elle complètement perdue dans son propre univers. « Ça me rappelle une potion de mon papa, mais elle semble pas marché. » Elle informait Ludovic et Jon, ou pas, peut-être qu'elle se parlait à elle-même.

Elle retira sa baguette de la substance et l'essuya avec un coin de la cape à Ludovic – elle n'était pas pour se salir quand Ludovic était à côté. C'est alors que deux grand-ducs au-dessus de leur tête entrèrent dans une bagarre pour un perchoir et que quelques plumes descendirent du plafond... pour atterrir dans la potion qui se mit à bouillonner de façon inquiétante.

« Heu... c'est jamais bon signe ça. » Comme elle avertissait les deux garçons, une épaisse fumée rouge commençait à se former et s'échapper du chaudron et sortir par les fenêtres de la volière. Les oiseaux, comme soudainement omniscients, sentirent le danger et commencèrent à prendre leur envol loin de leur abri habituel. « On devrait faire comm- » Aidrian ne put terminé sa phrase. Le contenu du chaudron se répandait partout dans une déflagration de liquide, peinturant les murs oranges ainsi que les trois élèves et quelques oiseaux pas assez rapides...

Sauf que leur orange n'était pas comme celui sur les murs. Aidrian ouvrit les yeux et regarda ses deux compagnons d'infortunes... qui était tout feu, tous flammes. Littéralement. La potion était en feu partout  où elle touchait leur peau. Même Aidrian avait le phénomène sur elle, mais ça ne brûlait pas, de même que le feu était bleu sur elle et Ludovic et d'un jaune vif sur Jon, comme si le feu s'apparentait à leur couleur de maison.

« Oh! C'est comme la potion lèche-peau de papa! Mais elle est orange. Papa sa potion était violet. » Tout simplement fascinant pour l'apprentie alchimiste, un grand sourire lui fendait le visage. Enfin, jusqu'à ce qu'elle se souvienne d'un détail... « Euh... Ça brûle pas la peau, mais ça peut brûler les cheveux... ou les colorés. »

En d'autres mots, ils feraient peut-être mieux de s'en débarrasser avant qu'un professeur les trouve pour de vrai et qu'ils se retrouvent encore en retenue.



HRP: Jvous laisse choisir l'effet de la potion sur nos cheveux. XD Pour l'instant, tout le monde sait qu'il y a un problème à la volière (grosse fumée rouge) et on a grillé les plumes de quelques hiboux. XD Y'a des oiseaux déplumés et pas contents avec nous.

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