La carte du Maraudeur

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 in the land of the morning star — jane&remus

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MessageSujet: in the land of the morning star — jane&remus   Mar 28 Oct - 21:37

    L’odeur de sous-bois tapissait encore le fond de sa gorge. Âpre et froid. Un arrière-goût de sang que l’eau n’avait su faire passer. Sous ses semelles, la terre humide s’enfonçait pour garder son empreinte. Ses pattes salies de boue dérapant sur les mousses et les flaques. Il soupira, frissonnant des premiers frimas d’un automne humide. Son souffle carnassier blanchissant sous les rayons maudits de l’astre opalin. Ses cheveux en bataille valaient la coupe déstructurée de James, ses vêtements propres mais enfilés avec tant de hâte que même sa cravate pleurait d’un nœud douloureusement mal fait.

    Les trois lunes étaient passées, enfin.

    Le jour était levé, il remontait le parc aussi discrètement que possible. Il n’était plus sûr du jour, ni de l’heure. Le monde s’était arrêté, et il n’était pas certain d’avoir encore réussi à remettre un pied dedans. Les oiseaux volaient trop bas, les bruits étouffés, les odeurs absentes. Il stagnait dans une lenteur, comme si quelque chose lui collait à la peau tandis qu’il montait les marches et se glissait par une porte annexe. Sans la carte, sans les maraudeurs, il devait se débrouiller seul. Il n’était pas habituel qu’il revienne ainsi seul de la Forêt Interdite, mais depuis peu de temps, il se révélait plus difficile de rejoindre la Cabane Hurlante. Cette nuit, quelqu’un d’autre s’y était trouvé.

    Peter avait immobilisé le Saule Cogneur après avoir évité ses fouets acides. Un à un, ils étaient passés dans le souterrain mais au bout, des voix. Tant de choses s’étaient passées dans ces murs depuis un mois. Le stress de chaque pleine ajouté à l’impossibilité de pouvoir se réfugier l’avait rendu complètement fébrile. A chaque fois, il trainait cette peur, la peur de blesser, la peur de tuer ; alors devoir être lâché dans l’immense forêt bordant l’école, aussi interdite qu’elle était fréquentée, il s’était senti perdre ses moyens encore plus vite alors que la lune déchirait ses articulations. Rien d’étonnant à ce que ses amis perdent sa trace ; et il préférait encore cela. Les souvenirs de ses nuits étaient flous, comme un rêve qu’il revivrait encore longtemps, éveillé ou endormi. Mais pour l’heure, il espérait encore trouver refuge. Cacher ses traits tirés, cacher la terre sous ses ongles, cacher de nouvelles cicatrices encore discrètes sous ses vêtements froissés.

    Dans le hall, il pouvait entendre le brouhaha des discussions venir de la grande salle. Quatre planches de bois, des bancs, et des mets à satisfaire le plus affamé des trolls. Malgré les odeurs et la chaleur qui s’échappaient des portes entrouvertes, Remus grimpa les marches du grand escalier. Il n’avait pas faim. Le sang imprégnait insidieusement ses papilles. Se furent les dizaines de marches les plus hautes, les plus interminables à gravir, se sentant comme Tantale poussant son rocher. Au final, c’était tout aussi vain.

    Faiblement, presque timide, il frappa aux portes de l’infirmerie avant d’y glisser son corps mince et courbé. Les lits étaient vides, le bureau déserté avec sa pharmacie impressionnante étalée sur les murs.

    Tantale n’avait pas, ceci dit, le privilège d’une hôtesse d’accueil.

      — Jane ?

    Je suis désolé, c’est encore moi.
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MessageSujet: Re: in the land of the morning star — jane&remus   Mer 29 Oct - 19:53




Le bruit de la porcelaine qui se brise en morceaux résonna aux oreilles de la jeune femme aussi fort que si on avait sonné les cloches de l’église juste à côté de ses oreilles. Elle mit quelques secondes à sortir sa baguette pour en reconstituer la tasse, c’était inutile de toute façon, elle la briserait à nouveau encore un million de fois cette semaine. Elle ne le faisait pas exprès, loin de là mais la jeune assistante de l’infirmière se montrait plus maladroite que d’habitude. Elle était souvent dans la lune, dans ses pensées et était un peu plus stressée qu’avant, au vu du brin de paranoïa qui l’envahissait, de peur de recroiser la route du professeur de sortilèges. Son regard s’assombrit à cette pensée. Elle avait peur à cause de lui, elle n’avait été qu’une ombre les jours suivants leur rencontre nocturne et elle ne voulait plus jamais que cela se reproduise. Nettoyant la tasse reconstituée, elle n’y jetait même pas un regard, elle regardait plutôt les rangées de lits vides. C’était une des journées les plus calme, à croire que tous les casse-cous de l’école prenaient ce jour pour repos.

Elle se souvenait de chaque personne qui étaient passées entre ses mains pour des soins. Bien sûr, Madame Pomfresh prenait toujours les cas les plus sérieux pour laisser à Jane les cas les plus sommaires mais pour la jeune femme, aucun patient n’était à négliger. Elle s’appliquait énormément à ce que son travail soit parfait et le patient satisfait. Il arrivait couramment qu’elle fasse monter des plateaux remplit de victuailles pour nourrir les patients ne pouvant assister au banquet quotidien et il arrivait tout aussi souvent qu’elle dine en leur compagnie, pour ceux qui ne désirait pas manger seul ou ceux avec qui elle avait fini par dépasser la relation patient/infirmière pour partager une relation plus amicale. D’ailleurs, il n’était pas rare que les élèves l’appellent par son prénom. Après tout, elle n’était pas beaucoup plus vieille qu’eux, pour certains.

Ainsi, il y avait quelques élèves qui se détachaient un peu du lot pour qui son affection était profonde et son inquiétude constante. Il y avait James, ce véritable casse-cou qui n’en manquait pas une pour venir la voir, lui faisant chaque fois la promesse de faire attention la prochaine fois et qui finalement, ne tardait jamais à revenir pour une quelconque blessure. Ah, les Gryffondors avaient le chic pour se mettre dans des situations épineuses qui finissaient rarement en dehors de l’infirmerie. Mais il était très gentil avec elle et elle l’appréciait beaucoup. Il y avait aussi Caleb, il était un de ses plus fidèles patients, venant tantôt pour une blessure due au quidditch, tantôt pour une blessure anodine reçue lors de ses aventures et puis bien sûr, chaque mois, il venait passer quelques jours auprès d’elle. Il arrivait toujours dans un sale état et elle prenait toujours garde qu’il soit bien sur pieds avant de le laisser filer. D’ailleurs, Remus venait toujours en même temps que lui, pour les mêmes soins. Jamais, Jane n’avait posé la moindre question. L’infirmière lui avait dit qu’il s’agissait de cas particuliers dont il fallait s’occuper quelques jours par mois et dont il ne fallait pas trop parler. Alors qu’il en soit ainsi, Jane avait rangé sa curiosité et avait fait ce qu’on attendait d’elle, son travail.

En y réfléchissant bien, elle avait ici plus de Gryffondors que d’élèves d’autres maisons mais cela n’avait rien d’étonnant, ils étaient les plus téméraires. Cependant, elle s’était tout autant attachée à Severus, bien que ses séjours à l’infirmerie étaient plus rares. Elle s’inquiétait énormément pour lui, il n’avait pas l’air très en forme par période et la jeune femme faisait de son mieux pour essayer de l’aider. Elle avait toujours eut beaucoup de respect et d’affection pour les personnes qui essayaient de s’en sortir seul alors que tout en eux criaient à l’aide et que personne ne semblait entendre. Mais Jane, elle, elle les entendait ces personnes là et elle faisait toujours tout son possible pour leur tirer un sourire. Les voir heureux, c’était sa récompense chaque jour. Savoir qu’elle avait fait du bon travail, autant manuel que moral lui réchauffait le cœur. Après tout, le métier qu’elle exerçait ne demandait pas juste de les soigner et puis de les renvoyer d’où ils venaient. Au contraire, Jane s’inquiétait beaucoup de l’impact mental que certains événements pouvaient avoir sur ses malades. Les pires blessures n’étaient en aucun cas les blessures corporelles, mais bien les blessures du cœur et de l’âme, elle en savait quelque chose.

Plongée profondément dans ses pensées, elle n’avait pas entendu les petits coups sur la porte, ni la personne qui était entrée. Ce n’est que lorsque une voix masculine l’appela que Jane sortit de sa torpeur, dans un petit sursaut et dans un nouveau bruit de porcelaine cassée. Encore. Il ne lui fallut qu’une seconde pour la reconstituer et la poser sur son petit bureau. Elle sortit en toute hâte de son bureau pour aller à la rencontre de son patient.

-Je suis là, Remus.

Elle l’avait accueillit avec un sourire, mais au vu de l’état dans lequel il était encore arrivé, elle avait un peu froncé les sourcils en arrivant près de lui. Posant un main contre sa joue dans un geste doux, elle luit fit un sourire rassurant et chaleureux.

-Tu n’as pas bonne mine du tout, tu dois être fatigué. Est-ce que tu as mangé au moins ?

Elle jeta un bref coup d’œil à l’heure et lui fit un petit regard de réprimandes avant de secouer la tête avec un petit sourire. Quand il était là, elle souriait toujours. C’était presque plus fort qu’elle, il la faisait sourire par sa présence.

-Vu l’heure, je suppose que non, puisque tout le monde est au banquet.

Et elle ne pouvait pas le blâmer, puisqu’elle-même sautait bon nombre de repas en ce moment. Elle glissa doucement sa main dans celle du rouge et l’emmena avec elle afin de l’installer sur un lit. Après tout, elle savait pourquoi il était là, enfin, pas tout à fait mais elle savait qu’il serait là quelques jours.

-Viens, allons t’installer.

Elle lui indiqua un lit et lâcha sa main afin de tirer le paravent des deux côtés, pour lui laisser de l’intimité au cas où quelqu’un arriverait. Elle lui sortit une tenue plus confortable afin qu’il puisse se changer et être à l’aise pour la future nuit qui l’attendait.

-Il faut que tu manges, tu ne peux pas rester comme ça. Comment te sens-tu ? Tu as besoin de quelque chose avant qu'on ne commence ?

Elle posa délicatement sa main sur la sienne, un peu par compassion. Puisque Remus était arrivé, ce ne serait qu’une question de temps avant que le jeune Caleb n’arriva lui aussi. Elle allait avoir du travail ces prochains jours !



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MessageSujet: Re: in the land of the morning star — jane&remus   Sam 8 Nov - 3:42

    Un bruit de porcelaine éclatée lui répondit, puis les pas précipités de l’assistante l’amenèrent dans la salle. Égale à elle-même, un sourire divin sur ses lèvres rosées, sa chevelure blonde rayonnant autant que son visage bienveillant. Sa présence illuminait l’infirmerie, sa voix réchauffait l’air. Remus n’aurait su dire ce qui rendait la jolie blonde aussi particulière ... Madame Pomfresh était également rassurante et agréable, mais peut-être était-ce la jeunesse de Jane qui la rendait plus accessible ? Son sourire était communicatif malgré la fatigue ; le Gryffondor redressa ses épaules affaissées en avançant de quelques pas. « Oh ce n’est pas pire que d’habitude. » s’excusa-t-il dans un sourire rassurant.

    Il ne pouvait rien lui dire, et rien ne le soulageait plus que de pouvoir venir ici après ses transformations sans craindre un regard suspicieux ou une question indiscrète. Aussi indiscrète qu’elle serait légitime néanmoins. Il peinait à croire que l’on puisse être capable de tant de gentillesse sans curiosité. Lui mentir n’était pas un plaisir, tout comme pour Lux, mais sa vie entière était déjà un mensonge. Et elle était particulièrement compliquée en ce moment. Les émois d’une vie d’adolescent ... On peut la sous-estimer facilement lorsque l’on passe dans l’âge adulte. On oublie que tout le monde est passé, et passera par là.

    Sa main était douce, chaude ; autant que son sourire. De ce contact semblait irradiait tout une agréable chaleur, réchauffant ses os abîmés et malmenés par le calendrier lunaire. Il se serait presque senti coupable de ressentir ce confort auprès d’elle, cette aisance inhabituelle. Quand sa main se glissa dans la sienne, il n’aurait pu dire que ça n’était qu’un geste anodin. C’en était peut-être un ... Il était trop fatigué pour se sentir gêné ou même rougir, se laissant simplement entraîner comme un enfant. « Je n’ai pas envie de manger, je t’assure. Juste du thé peut-être, s’il reste de la vaisselle. » plaisantant à demi-mot, un sourire en coin alors qu’il la suivait des yeux. Sans s’en rendre compte, il pouvait parfois dévisager les gens dans leur moindre geste, comme aux aguets, prédateur.

    Etre sur ses gardes était un principe de survie fondamental. Mais les rideaux se tiraient, blancs et opaques, semblant le protéger dans leur cocon aseptisé. Une tenue plus adéquate déposé sur les draps immaculés, il retira sa cape pour la déposer sur une chaise avant de se tourner face à la blonde. Remus tendit sa main, lui touchant le bras dans une caresse touchée et reconnaissante. « Non, je n’ai besoin que de toi. » dit-il le plus innocemment du monde. Bien que ça soit à prendre au premier degré, ce n’était pas des mots qu’il servait à n’importe qui. « Et peut-être que tu préviennes Lily ou James, quand tu auras le temps, s’il te plaît. » Il était courtois, peut-être plus que les adolescents de son âge ... quelque chose de vieille Angleterre se dégageait de ses manières. Les maraudeurs devineraient sa présence ici, mais Lily était sa collègue cette année et mieux valait qu’elle ne compte pas sur lui pendant un petit moment.

    Remus se détourna ensuite, lui tournant le dos pour retirer son pull et sa chemise. Elle l’avait vu plus d’une fois mais il restait des gestes emprunts encore de pudeur. Il avait le physique atypique d’un jeune homme plus attiré par les études que le sport. Mince et sec, les muscles semblaient tirer sa peau ; des muscles timidement dessinés par des heures passées à courir dans les bois et démolir ce qui lui tombaient entre les griffes. Mine de rien, cela valait une séance de sport en salle. Avec des hématomes par endroit et quelques éraflures à désinfecter. Avant de passer sa tenue, il s’installa au bord du lit pour la laisser effacer ces quelques blessures en plus sans même se plaindre d’une quelconque douleur.

    Il n’osait plus la regarder dans les yeux, gêné.

    « Je serais fatigué de toujours devoir recommencer la même chose à chaque fois, je t’admire tu sais. » abordant les dégâts par un humour léger et coupable, conservant un sourire apaisant. Il n’était pas le seul à user les lits de l’infirmerie, mais il en resterait loin si ça ne tenait qu’à lui. Bon, peut-être pas si loin de Jane tout de même.
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MessageSujet: Re: in the land of the morning star — jane&remus   Mer 26 Nov - 1:42





C’était toujours un plaisir de voir arriver Remus dans l’infirmerie. Elle ne lui souhaitait absolument pas de venir ici mais le voir, ça avait le don d’illuminer sa journée. Elle aurait tout fait pour qu’il n’ait plus jamais à venir la voir ici, qu’il n’ait plus à rester plusieurs jours à subir divers soins mais en même temps, ça lui permettait d’avoir une relation particulière avec lui et de pouvoir passer du temps à ses côtés. Il y avait quelque chose qu’elle ne pouvait s’expliquer avec Remus, elle ne savait pas le décrire, elle ne pouvait que le ressentir. C’était fort, ça la prenait au cœur, au ventre et lui faisait étirer un sourire sans fin. Elle s’interdisait de penser à ce genre de choses, Remus était un élève, un patient, il n’avait que 15 ans, c’était un adolescent et elle, une jeune adulte. Mais les sentiments, ça ne se contrôlaient pas. Était-ce réellement ça ? Des sentiments ? Mais elle ne devait pas y penser pour l’instant, pour l’heure, elle avait du travail à accomplir et il fallait qu’elle prenne soin du Gryffondor. Bien qu’il tentait de la rassurer d’un sourire, la jeune femme n’en demeurait pas moins inquiète de la santé de son jeune patient.

A la plaisanterie du jeune homme, elle ne put que rougir et rire un peu. Est-ce qu’il riait d’elle ? Parfaitement. Et ça lui plaisait beaucoup de voir qu’il plaisantait alors qu’il n’allait pas si bien que ça, finalement. Rangeant sa curiosité naturelle de Serdaigle au fin fond de sa poche, la jeune infirmière ne quittait pas le jeune rouge et or du regard. Elle lui trouvait toujours autant de charme, même dans un moment pareil. Ca n’avait pas toujours été facile pour lui et c’est surtout ce côté-là qu’elle aimait chez lui.

-Je vais te préparer ça au plus vite. Tu te sentiras un peu mieux.

Lorsque la main du brun se posa sur son bras et qu’il lui avoua n’avoir besoin que d’elle, le cœur de la demoiselle fit un bond dans sa poitrine, une boule de bonheur se fit dans sa gorge, l’empêchant de respirer. Une étincelle brilla dans ses yeux et elle eut besoin de quelques secondes pour se remettre à respirer. Si elle ne laissa rien paraitre, elle n’en restait pas moins troublée. Ses joues se colorèrent un peu plus de rose mais elle ne cessait pas de le regarder. Elle entrouvrit les lèvres et attendit quelques secondes avant de souffler en murmurant un petit :

-Oui, bien sûr, je m’occupe de ça.

Pendant qu’il se déshabillait, elle prit une lotion sur l’étagère et quelques cotons qu’elle imbiba dans un geste habituel. Elle l’avait déjà pratiqué tellement de fois qu’elle ne regardait même plus ses gestes. Doucement et délicatement, la jeune femme entreprit de désinfecter les blessures du rouge et or. Il était courageux, il ne bougeait pas et elle s’appliquait au mieux pour ne pas lui faire de mal. Elle ne faisait pas attention à la nudité de Remus ou encore de n’importe quel patient quand elle travaillait, elle y restait complètement indifférente, trop concentrée sur ses faits et gestes pour éviter la douleur. Elle était proche de lui, trop proche même et il sembla un peu gêné. Elle baissa un peu les yeux tandis qu’il lui parlait une nouvelle fois.

L’admirer ? Elle ? Elle n’avait rien de particulier, en dehors de son don, elle ne faisait que son travail, rien de plus. Sa vocation, c’était prendre soin des autres, elle était faite pour ça, il n’y avait rien d’autre qui lui plaisait plus que de lire un sourire sur un visage, surtout sur un visage comme celui de Remus.

Un petit sourire gêné étira ses lèvres et elle posa les cotons qu’elle avait en main pour lui faire une caresse sur la joue et pour déposer un baiser sur celle-ci, dans un geste purement innocent et sans sous-entendu. Au fond d’elle, son don commença à se réveiller doucement sans laisser le moindre signe indicateur à la jeune assistante.

-Tu es adorable. Mais je ne fais que mon travail. Ma récompense c’est de voir ton beau sourire et ta forme revenir.

Un sourire rassurant se fit sur les lèvres de la blonde. Elle s’écarta un peu de lui afin de pouvoir ranger la lotion et les cotons. Contournant le jeune lion, elle prit une pommade entre ses mains et s’installa juste derrière lui. Aujourd’hui elle pouvait se permettre de masser son dos avec une pommade apaisante pour les muscles, ça lui éviterait d’avoir mal à ses membres le lendemain. Si la jeune femme ne savait pas ce que fabriquait Remus, elle n’ignorait pas son état d’épuisement et l’engagement physique de son activité, au vu de l’état dans lequel il revenait toujours.

Doucement, soigneusement, elle entreprit d’étaler la pommade sur le dos du rouge et or et de le masser avec gentillesse et douceur, il s ‘agissait d’éviter de lui faire mal et de surtout, lui faire du bien.

-Après que la crème soit bien appliquée, je m’occuperai de tes jambes et j’irai te chercher du thé, ensuite tu pourras te reposer tranquillement, je ferais la majorité des soins pendant que tu dormiras.

Prenant garde de ne pas appuyer sur les blessures du brun, elle s’appliquait, comme toujours, à faire de son mieux. Une jambe de chaque côté du rouge, elle n’avait pas vraiment l’habitude de cette position mais si ça permettait à Remus d’avoir moins mal, ça ne pouvait qu’être bien. Surtout qu’elle était vraiment proche de lui en ce moment-même.

-Si tu as besoin de quoi que ce soit, n’oublies pas que je ne suis pas loin de toi. Que ce soit de thé, d’occupations, de moins de lumière pour pouvoir te reposer, de compagnie, tout ce que tu voudras. Je t’apporterais de quoi manger tout à l’heure.



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MessageSujet: Re: in the land of the morning star — jane&remus   Mar 13 Jan - 1:13

    Il n’avait jamais pensé éveiller le trouble chez la jeune femme, qui était-il pour le prétendre ? Un gamin de quinze ans lambda. Peut-être si lambda que cela à vrai dire ... Ses compliments étaient aussi sincères qu’innocents, d’une douceur à l’image que Remus donnait à tout le monde ; mais il pouvait paraître parfois bien plus séducteur, au grand étonnement de tous, en général. Mais Jane avait ce quelque chose d’inaccessible ; laissant un parfum entêtant dans son sillage et une lumière angélique propre à son sourire. Sagement assis sur le bord du lit, il profitait de ses soins attentionnés et professionnels. Le paradoxe avec sa vie, c’est qu’il n’avait jamais trouvé qui que se soit pour lui nuire malgré cette tare qu’il trainait et qui aurait pu, justement, lui porter préjudices. Quand quelques malchanceux voyaient le monde en noir et en expression haineuse, lui devait avouer qu’il avait goûté à ses meilleures attentions, pour l’instant ...

    Dans ce cocon aseptisé, une odeur de désinfectant jusque sur ses papilles, il oubliait vite ce qui pouvait se passer derrière les lourdes portes en chêne. Ou bien préférait-il l’oublier ; il était plus facile de se laisser vivre quand on s’occupe ainsi de soi, sans reproches, sans doutes. Sans s’interroger sur qui il croiserait sur le chemin de la classe, sur qui son regard se poserait dans la grande salle. Il ne l’avait pas vu depuis une petite semaine, et Jane la lui faisait oublier superbement, sans même s’en rendre compte.

    Une caresse sur la joue, un baiser par-dessus ; sa pompe mécanique avait loupé un battement, s’accélérant discrètement de même que la chaleur qui lui montait à la tête. La lumière de l’infirmière en occultait une autre ; et le sorcier avait tourné un regard troublé vers la blonde. Il ne sut que faire ni que répondre ; une agréable tétanie l’immobilisant bêtement alors que le don de la vélane l’éveillait insidieusement. Peut-être aurait-il pu s’en rendre compte, essayer de se tirer de cette torpeur ; mais c’était bien là le pouvoir des vélanes, charmer jusqu’au plus raisonnable des arguments. Jane dans son dos, Remus pouvait deviner la chaleur de son corps, le soulèvement régulier de son thorax sous sa blouse, son souffle sur sa nuque. Puis il y avait les sensations bien réelles ; sa poigne experte sur ses muscles malmenés, ses cuisses de chaque côté des siennes. Ses mots semblaient aussi lointains que proches, comme une mélopée chassant tout le reste.

    D’occupations ...

    « C’est très gentil de ta part, comme toujours. Mais je ne t’embêterais pas, comme toujours également ... » répondit-il doucement, un léger sourire en coin détendu. Il connaissait déjà sa réponse ; mais tu ne m’embêtes pas Remus. La coupant peut-être dans ses soins, il se tourna lentement vers elle. Pivotant sans la repousser, sa main s’était posée sur le matelas près de sa hanche ; sa poitrine effleurant son torse de manière assez inattendue, il ne se pensait pas si près ... Mais il ne sembla ni surpris ni gêné, immobile face à son visage qu’il dévorait des yeux avec sa pudeur habituelle.

    Rien d’habituel ne motivait ce comportement, la responsable le regardait de ses grands yeux azuréens. « Cela va te paraître un peu subit comme question mais je me demandais si tu comptais aller au bal ? ... » Cette pensée n’avait été qu’un flash. Le bal arrive bientôt. Les tensions actuelles avec Lux l’avaient amené à se poser la question ; il ne pouvait y aller avec elle. La proximité, les hormones, les phéromones transformèrent la peine en folie ; il avait peur de ne plus avoir le courage de poser cette question une fois reposé, ou si quelqu’un venait à rompre l’intimité de cette immense infirmerie. « ... si tu voulais venir avec moi ? »

    Le loup-garou se mêlait au timide Remus, un soupçon d’assurance dans le regard.
    Cachés entre les grands rideaux blancs, son autre main s’était posée sur sa cuisse, juste au-dessus du genou.

    HRP:
     
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MessageSujet: Re: in the land of the morning star — jane&remus   Mer 4 Mar - 0:46





Bien que la jeune femme adoptait un comportement très maternel avec ses patients, il y avait des personnes avec qui tout semblait étrangement différent. Et c’était parfaitement le cas avec Remus. Ce qui les liait l’un à l’autre était étrange aux yeux de Jane. Elle se souvenait qu’elle avait déjà ressentit les mêmes étranges sensations il y avait de ça quelques années... Mais elle n’en avait pas gardé un bon souvenir, pas de la manière dont ça s’était terminé du moins. Penser à lui était douloureux et ce n’était pas du tout pareil avec Remus, les situations étaient bien différentes... Alors qu’elle sentait son coeur se tordre un peu et lui faire mal, elle se reconcentra sur Remus. Elle ne voulait pas penser à Lui. Elle ne pouvait pas. Elle ne voulait plus pleurer pour lui, plus se poser mille et une questions sur le pourquoi des choses, sur sa réaction, sur ce qu’il avait fait. Pour l’oublier, elle s’était complètement plongée dans son travail, enchaînant les heures d’apprentissages pour être sûre d’être complètement épuisée et de ne pas pouvoir y penser. Mais c’est vrai qu’à Poudlard, elle ne pouvait pas passer à côté. C’était ici qu’ils s’étaient connus, ici que tout avait commencé... Ici aussi que tout s’était terminé.

Massant le jeune homme, elle s’appliquait consciencieusement. Remus était différent. Il était gentil, doux, vrai. Il n’y avait pas de faux semblants. Aux paroles du rouge et or, elle sourit. Comme toujours oui, il ne l’embêterait pas... Mais il ne l’embêtait jamais. Jane aurait tout de même aimé qu’il le fasse, au moins ça montrerait qu’il pensait à elle, qu’il la voulait à ses côtés. Mais il avait besoin de repos. Et puis, il avait ses amis. Il n’avait pas besoin qu’elle lui traine dans les pieds, il n’avait pas besoin d’elle, tout simplement.

-Mais tu ne m’embêtes pas Remus. Avait-elle répondu d’une voix douce.

C’était toujours la même chanson de ce côté... Mais alors qu’elle lui massait les épaules, il commençait à se tourner vers elle. Elle enleva alors ses mains, de peur de lui avoir fait mal mais il ne s’agissait pas de ça. Pas de ça du tout même. Directement, les yeux bleus de l’assistante s’accrochèrent à ceux du préfet de Gryffondor. La main du jeune homme vient se poser près de sa hanche et son souffle se coupa aussitôt. Ils étaient tellement proche. Leur poitrine s'effleurèrent et le coeur de la jeune femme cognait tellement fort qu’elle était persuadée que le jeune homme pouvait le sentir ou l’entendre. Ses lèvres s’entrouvrirent légèrement. Allait-il...? Non il n’allait pas faire ça... Remus n’était pas comme ça. Ses gestes, ses regards gardaient toujours une certaine pudeur alors il était stupide de croire qu’il allait faire une chose pareille. Il n’y avait personne et Jane en était heureuse. Il y avait comme une bulle autour d’eux, une bulle d’intimité et elle ne voulait pas que ça se finisse. Et encore moins brutalement.

Les premières paroles du jeune homme s’élevèrent alors de ses lèvres. Elles mirent un certain temps à arriver au cerveau de la blonde. Et avec tout ça, son don s’intensifia un peu. Entre le martèlement de son coeur, l’odeur du jeune homme, la proximité avec celui-ci, le cerveau de la jeune femme fonctionnait au ralenti. Et puis la fin de sa phrase arriva et la.... Plus rien ne fonctionna. Ni sa tête, ni son coeur. Avec ça, il venait de poser une main sur sa cuisse et un délicieux frisson lui parcouru le corps tout entier. Elle glissa lentement sa langue sur ses lèvres, regardant le jeune brun avec intensité. Alors que son don, lui, montait encore d’un cran en intensité et que la demoiselle n’y voyait toujours rien.

Etait-il sérieux ? Avait-elle le droit de lui dire oui ? Après tout c’était un élève... Mais ils ne faisaient rien de mal... Il l’accompagnait juste au bal... Pas de quoi en faire tout un plat... Reprenant peu à peu conscience que le jeune homme devait attendre sa réponse, les lèvres de la vélane s’étirèrent en un large sourire.

-Vr... Vraiment ? Tu es sérieux ?

Elle avait peine à croire qu’il venait de lui demander une telle chose. Bien sûr qu’elle savait que le bal approchait et elle avait préparer une tenue particulièrement spéciale pour l’occasion mais elle ne pensait pas du tout qu’elle aurait un cavalier pour la soirée...

-Oui, je serai au bal bien sûr... Et je... Je serai ravie de t’y accompagner.

Elle se mit à rougir de plus belle mais ses yeux restèrent ancrés dans ceux de son interlocuteur. Elle se sentait à nouveau comme une adolescente. Et dans un geste naturel, elle avait posé sa main contre le torse du jeune homme en se mordant la lèvre inférieure doucement. Ils étaient tellement proche l’un de l’autre... Et de drôles de pensées émergeaient dans l’esprit de l’assistante... Elle n’avait plus envie de bouger de là, il lui semblait qu’elle n’avait plus été si bien mise depuis longtemps, dans sa bulle d’intimité avec un Remus tout à fait charmant et séduisant.

-Tu es sûr de vouloir y aller avec moi...?

Elle ne pouvait empêcher un certain doute. Pourquoi l’avait-il choisie elle ? Parmi toutes les demoiselles qu’il y avait à Poudlard, pourquoi l’avait-il choisie ? Cependant, elle en restait immensément heureuse. C’était elle. C’était sur elle que son choix s’était arrêté.



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MessageSujet: Re: in the land of the morning star — jane&remus   Ven 22 Mai - 23:48

    L’atmosphère de l’infirmerie avait changé, en quelques gestes, en quelques mots. L’odeur de désinfectant s’était volontiers dissipé pour ne laisser dans le fond de la gorge du sorcier que le parfum léger et sucré de la jeune femme si proche de lui. Trop proche. D’où lui venait cette assurance ? Il n’en avait lui-même pas la moindre idée. Son cœur lui semblait trop fatigué pour s’emballer, il aurait pourtant volontiers fait un tour complet dans sa poitrine quand il sentit la chaleur de Jane sous sa main. Avait-il vraiment posé sa main de son propre chef ... ? Les tambourinements d’un cœur lui parvenaient, et ce n’était pas le sien. Son corps ne répondait plus à sa raison habituelle, craignant même que celle-ci ait décidé de l’abandonner. Malgré cela, ce n’était pas si désagréable, ce laisser-aller. Était-ce ce que ressentait Sirius, qui ne se mettait aucune barrière ?

    Sa question s’en était suivie d’un silence, il ne s’en inquiétait même pas. Alors qu’il avait semé visiblement le trouble chez la jeune femme, le temps s’était comme suspendu à la rougeur adorable de ses joues et le pétillant de ses yeux. Il n’y avait rien de plus fragile que les instincts d’un loup fatigué ; le pouvoir de Jane avait un effet fou sur lui. Il décuplait ses sens mais uniquement à son égard, il faisait tomber les barrières pudiques de l’adolescent. Remus ne s’en rendait pas même compte, comme si finalement tout cela était issu d’un rêve. « C’est un peu abrupt je te l’accorde, mais c’est sérieux oui ... » à mi-voix, penchant doucement la tête sur le côté en une moue intimidée, hypnotisé par le regard de son interlocutrice. La main légère de la femme sur son torse lui serra les entrailles.

    Sa proximité, sa main, ses lèvres. Un immobilisme inquiétant.
    Et l’envie aussi folle qu’inexpliquée de l’embrasser.

    S’il était sûr ? Mais avec qui d’autres pourrait-il eu avoir envie d’aller ? Y avait-il seulement d’autres femmes dans cet établissement ? D’autres personnes que eux deux ? Ses perceptions s’altéraient. Il n’y avait pas de pourquoi ni de comment, seulement l’évidence d’une attirance.

    Sans même s’en rendre compte, le Gryffondor s’était penché vers l’assistante ; réduisant encore le maigre espace qui les séparait si bien qu’il pouvait sentir le souffle de la blonde sur ses lèvres. « Si je n’étais pas sûr, je ne te l’aurais pas demandé ... » s’amusa-t-il seulement dans un léger sourire. Il ne lui aurait certainement pas demandé dans d’autres circonstances. Quand bien même il en avait eut envie, il aurait craint le regard des autres et surtout des professeurs. Présentement, il n’y songeait absolument pas. Sans écarter la main de son torse, il se pencha encore, ses lèvres effleurant les siennes, brièvement. Mais l’influence de Jane et sa fatigue lui montant à la tête, il posa son front sur le sien au prix d’une lutte inconsciente. Pris d’un vertige, il ferma les yeux. Mais qu’est-ce que tu fous Remus. Embrasse-la. Certainement pas. La fièvre lui donnait l’impression d’étouffer, ses désirs refoulés.

    « Avec un peu de chance, tu n’aurais même pas à m’accompagner si je ne suis pas capable de tenir debout ... » plaisantant volontiers de son état, et sa gêne aussi.
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MessageSujet: Re: in the land of the morning star — jane&remus   Mar 14 Juil - 20:05





L'euphorie, la joie, l'enthousiasme, l'excitation, tout ça paraissait bien pâle à côté des sentiments que ressentait la jeune assistante. Elle tentait quand même de garder un minimum de réserves, de ne pas trop en montrer mais c'était dur. Elle avait envie d'éclater de rire, de le serrer contre elle, de sourire tellement fort que sa bouche ne serait jamais assez grande et pourtant... C'était la gêne qui se voyait le plus. Ce charmant rougissement qui prenait possession de son visage entier, donnant parfois l'impression qu'elle allait s'enflammer telle une torche humaine. Puéril lui cria sa conscience depuis son bureau. Elle avait toujours eu un comportement si prude, si chaste, si... maniéré presque, tellement que les bonnes manières lui ressortaient par tous les pores. Mais cette fois, dans cette bulle particulière et avec le drôle d'effet qu'avait Remus sur elle, elle avait envie d'exprimer clairement ce qu'elle ressentait. C'était d'ailleurs décidé, ce soir elle irait voir Myria dans son appartement et elle lui confierait son petit secret. Elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance, Myria ne dirait rien à personne.

A côté de ça, son don lui, se laissait diffusé à tout va, comme un sachet de thé qu'on laisse dans l'eau bouillante. Au début, le thé met du temps à se libérer mais ensuite, il se répand et prend possession de toute l'eau, la colorant ainsi et diffusant son parfum. C''était pratiquement pareil dans la bulle intime de Jane et Remus. Au début, il s'était légèrement dissipé, mais maintenant que la blonde retenait son excitation grandissante, lui, se diffusait largement autour d'elle sans plus se contrôler. Ha si seulement elle pouvait le voir, le percevoir ! Mais il ne colorait rien, pas comme le thé, en revanche, il embrumait le cerveau de manière à ce qu'on ne voit qu'elle, qu'on ne veuille qu'elle, qu'on ne pense plus qu'à elle, cette charmante créature blonde aux yeux bleus remplit de malice et de gentillesse, influençant sa génétique pour qu'elle soit naturellement belle et qu'elle attire l'oeil. Être vélane c'était un cadeau. Un cadeau parfois empoisonné.

Devant son regard intimidé, la tête penchée, la demoiselle le trouvait purement adorable et bien que la distance entre eux soit faible, elle lui semblait encore bien trop grande. Elle aurait eu envier de se rapprocher de lui, si elle avait pu esquisser le moindre geste, mais elle restait hypnotisée par le jeune homme, son odeur, sa proximité, son regard, ses lèvres...

Sans qu'elle ne bouge d'un cil, le jeune homme s'était rapproché d'elle et elle pouvait parfaitement sentir son souffle. Respirait-elle encore ? Elle n'avait même plus l'impression de savoir comment faire. D'ailleurs pourquoi devrait-elle se soucier de le faire ? La distance venait de s'amenuiser entre eux, qu'avait-elle besoin  d'autre que de la réduire à néant ? Un sourire étirait ses lèvres sans relache, dévoilant ses dents blanches, il s'étira d'ailleurs un peu plus aux mots du gryffon. Si seulement ce moment pouvait durer indéfiniment... Elle serait toujours heureuse. D'ailleurs plus rien d'autre ne paraissait exister qu'eux deux en ce moment.

Et ses lèvres effleurèrent les siennes. En un instant, un frôlement, son coeur semblait aux abonnés absents, tout comme son cerveau, laissant seulement agir ses sens et ses envies. Et ce qu'elle voulait, là maintenant, c'était qu'il n'y ait plus rien entre eux, plus un atome d'air, plus rien qui l'empêche d'être scellée à lui. Le front du rouge se posa contre le sien et elle sentit son coeur martelé sa poitrine, il était donc toujours présent au final, faisant un boucan pas possible en elle. En même temps que lui, elle avait fermé les yeux, il était trop près pour le regarder dans les yeux de toute façon. Son front était chaud contre le sien, mais c'était normal dans son état et ça n'inquiéta pas l'infirmière davantage, il fallait juste qu'il avale une potion et le sommeil ferait le reste. Elle ne voulait pas tout briser, pas comme ça. A sa plaisanterie, elle ria un peu, effleurant les lèvres de Remus pour la seconde fois.

-Il ne pourra jamais rien t'arriver de mal tant que je serai là. Et ne cherche pas déjà une excuse pour te défiler.

Elle souriait largement, ouvrant les yeux pour le regarder. Posant son autre main contre la joue du rouge et or, elle caressa d'un doigt ses lèvres dans un geste doux. Son cerveau ne comprit pas tout ce qu'il se passa ensuite et elle non plus d'ailleurs. Mais si près, si proche, dans cette atmosphère lourde d'envies diverses, dont celle de réduire la distance à néant, elle avait finalement franchit la limite. Elle avait sauté le pas, elle venait tout juste de poser ses lèvres contre les siennes, chaudes. Tout l'univers de la demoiselle s'en retrouvait complètement bouleversé et sans dessus dessous. Le fait de toucher ses lèvres avait déclenché en elle l'étincelle qui lui manquait pour franchir le pas. Ses yeux s'étaient fermés, elle avait raffermi sa prise sur son torse, tout en restant douce. Mais une alarme résonna dans sa tête. Une once de raison traversa son esprit et elle recula sa tête, détachant leurs lèvres.

-Oh... Je... Désolée...

Rouge de honte, de gêne, ses yeux se baissèrent instantanément. Mais qu'est-ce qui lui avait prit ?



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