La carte du Maraudeur

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 Do you think I can forget ?

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Gallions : 790
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MessageSujet: Do you think I can forget ?    Dim 26 Oct - 15:48




Epuisée et tourmentée, la jeune demoiselle tourna sa cuillère dans son thé sans prêter attention à ses gestes. Elle dormait très peu, s’alimentait peu aussi et se perdait souvent dans ses pensées. Elle était tourmentée de plusieurs choses qui commençaient à la ronger progressivement à l’intérieur. Pourtant, elle avait toujours vécu une vie sans problèmes majeurs. Elle avait bien eu quelques tourments, mais rien de bien grave pour qu’elle ne s’en fasse trop longtemps. Par contre, depuis qu’elle était entrée à Poudlard en tant qu’infirmière, c’était un peu le bazar dans sa vie. Il s’était passé en peu de temps tellement de choses qu’elle avait du mal à s’y faire et à ne pas y penser sans arrêt. Il y avait eu ce jeune homme, Remus, dont elle avait du s’occuper durant une semaine sans poser de questions. Elle avait l’habitude de ne pas demander de compte à ses patients, mais ça l’intriguait un peu. Une semaine complète à l’infirmerie, c’était tout ce qu’il avait fallu à Jane pour tomber un peu sous son charme. C’était un étudiant, elle n’avait pas le droit d’avoir ce genre de pensée envers lui mais il était tellement différent des autres. Gentil, sensible, aimable, amical, mignon. Ahh… Rien que d’y penser son cœur avait fait un petit bon dans sa poitrine et un sourire niais était apparu sur ses lèvres. Un frisson parcourut son corps tout entier. Non, non, non, elle ne le connaissait pas beaucoup, c’était un étudiant de 15 ans et elle, elle en avait 20. Tentant de chasser le jeune gryffon de ses pensées, elle repensa à Caleb. Il avait été tellement courageux, juste pour elle.

En pensant au rouge et or, son regard s’obscurcit. Elle avait la chance de le connaitre uniquement parce que le professeur de sortilèges lui avait sauté dessus. Enfin, ce n’était pas tout à fait ça, mais pour Jane, c’était du pareil au même. C’était sa faute à elle et à son sang mais tout de même, elle crevait de trouille qu’il ne la touche à nouveau maintenant. Rien qu’à y penser, une crampe violente tordit son estomac. Pourquoi s’était-elle aventurée vers la tour d’Astronomie ce soir là ? Pourquoi avait-elle fait l’erreur de se retrouver au même moment que lui dans ce couloir ? Elle ne pouvait que s’en vouloir à elle-même. Elle ne lui en voulait d’ailleurs pas à lui, c’était à elle, qu’elle en voulait le plus et à ce fichu sang empoisonné. Pourquoi ne pouvait-elle pas vivre comme tout le monde ? Elle ne comprenait pas les vélanes qui usaient et abusaient de ce don… Déjà quand il agissait sans qu’elle ne s’en aperçoive, ça l’embêtait beaucoup mais l’user afin d’attirer les autres, c’était bien une des choses qui ne traverserait pas l’esprit de la demoiselle.

Elle jeta un regard sur ses mains, les mêmes qu’il avait prit dans les siennes. Elle eut un sursaut et renversa sa tasse sur la table. Non, mais quelle maladresse ! Les doigts un peu tremblant, elle entreprit de mettre la sous-tasse et sa cuillère dans l’évier avant de prendre sa baguette pour faire disparaitre la tâche. La tasse, elle, gisait par terre, en mille morceaux. C’était ridicule comme comportement. Elle pouvait très bien vivre dans ce château sans tout casser ou vomir quand il la croiserait. Mais non, elle était trop tourmentée, elle en faisait tout un fromage. Elle ne savait pas quel comportement adopter, surtout qu’elle n’osait en parler à personne. Comment expliquer les choses sans ternir sa réputation ou sans passer pour une vélane ayant envouté un professeur ? C’était bien trop compliqué. Autant ne rien dire à personne, au moins, ça évitait les fausses rumeurs.

Elle s’accroupit afin de ramasser les morceaux. Avec tout ça, il avait fallu qu’elle casse une tasse, ça lui arrivait souvent ces temps ci. Elle aurait pu prendre une nouvelle fois sa baguette mais au moins, ça l’occupait. Elle mit tous les morceaux sur le côté en prenant garde de ne pas se couper. En regardant par la fenêtre, elle aperçut Severus, des livres à la main. Il avait mauvaise mine et elle s’inquiétait beaucoup pour lui. Pourtant, ils ne se connaissaient pas, mais elle avait la sensation que tout en lui criait à l’aide et que personne ne l’entendait. Pourquoi personne ne l’aidait-il ? Pourquoi s’acharnait-on contre lui ? Les amis de Remus étaient souvent sur son dos et elle ne pouvait le supporter. Pourquoi quatre garçons s’en prenaient-ils à un garçon comme Severus ? Ca lui faisait mal au cœur. Elle avait voulu en toucher un mot à Sirius mais il n’en avait eu que faire de ses sermons. Peut-être qu’elle devrait en discuter avec Remus, il serait sans aucun doute plus enclin à l’écouter. A sa pensée, un petit sourire prit possession de ses lèvres.

Elle retourna dans l’infirmerie vide, afin de prendre une potion désinfectante. C’est au moment où elle sortit la bouteille de l’armoire qu’un nouvel arrivant fit son apparition. Monsieur Lakenstridge cherchait sans aucun doute sa femme. Elle se retourna pour lui faire face, devint rouge comme une écrevisse et lâcha la bouteille qu’elle avait en main. Celle-ci se brisa à ses pieds. Décidemment, ce n’était pas son jour aujourd’hui, ses mains étaient de véritables passoires.

-Euh… Non, Pr… Professeur Lakenstridge. Avait-elle bafouillé.

Elle s’empressa de ramasser les morceaux de bouteille et d’aller les jeter à la poubelle. Elle savait qu’utiliser sa baguette ferait pire que mieux dans l’état dans lequel elle se trouvait. Il faut dire qu’elle avait tant d’admiration pour ce professeur qu’elle avait bien du mal à se concentrer lorsqu’il était face à elle. Avec du papier absorbant, elle entreprit de retirer le liquide étendu par terre telle une petite flaque.

-Votre femme est allée chercher du matériel médical à Sainte Mangouste.

Son visage ne décolorait pas tandis qu’elle se relevait pour mettre son papier dans la poubelle. Elle lui lança un petit regard en biais avec un sourire mince, elle avait déjà fait mieux, mais elle n’était pas très en forme en ce moment.

-Est-ce que vous avez besoin de quelque chose ? Puis-je vous aidez Monsieur Lakenstridge ?



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Dernière édition par Jane Espoir Gray le Lun 27 Oct - 12:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Do you think I can forget ?    Dim 26 Oct - 20:15




Ce matin encore, Jon se leva assez tard, vers onze heure précisément.
Encore une fois, sa femme n'était pas a ses côtés, normal, elle se levait plus tôt que lui, et encore une fois il ronchonna a se lever alors que le sommeil n'y était plus.
Baillant bruyamment en se frottant les yeux, le jeune homme s'étira pendant un long moment avant de sauter de son lit, avancant lentement parmi le bordel continuel de sa chambre. Enfin, c'était tout de même clair et assez agréable, il était simple de circuler et tout ça grâce a Emmy qui rangeait régulièrement et a Jon qui n'était pas si désorganisé que cela. Il y avait juste des tas de livre espacé un peu partout et plusieurs dossiers de feuilles lâches qui trainaient sur un peu près tous les supports, une sorte de paix après la guerre.
Un lourd silence planait sur la chambre, plus grande que les autres vu ses deux occupants, silence qui accompagnait les matins et les nuits de Jon désormais.
D'un pas nonchalant, il s'avança vers une armoire massive pour en choisir un costume, chemise bleu ciel, classique, et veste brune avec un pantalon de ce même brun, le tout accompagné d'un élégant nœud papillon rouge qui complétait cette tenue presque habituelle. Il se recoiffa en passant devant le miroir, avant de sortir d'un pas légerdules mains dans les poches.
Jon réfléchit pendant plusieurs minutes a ce qu'il allait faire par ce beau début de journée, sûrement rendre visite a quelqu'un, que pouvait-il donc faire d'autre? Il y avait certains avantages a être professeur d'astronomie, notamment d'avoir toute la journée de libre, peu de contrôles a corriger, et un emplois du temps exceptionnellement malléable, par contre, il fallait trouver comment occuper ce temps en plus. Généralement il allait saluer deux ou trois amis, généralement sa femme ou il allait épier les cours de X ou Y, mais depuis le début de cette année, il se plaisait a aller voir Ludovic, Jane, Aidrian, Rory, Myria... Oh oui! Il avait le choix! Et se décider mettait plus ou moins de temps, selon son excitation et son humeur. Et la, après une dizaine de minutes a se balader dans les couloirs, il finit par se décider et de se diriger vers l'infirmerie.
Emmy n'avait, encore une fois, laissé aucuns messages a son attention, donc il devrait la trouver lui-même, même s'il se doutait ou elle devait se trouver a l'heure actuelle soit elle travaillait encore, soit elle déjeunait... Bien compréhensible vu l'heure!
Jon avait beau être son mari, il ne pouvait pas lui demander de tout laisser de côté juste pour lui, elle avait sa liberté, lui aussi, et chacun y tenait et lorsqu'ils se retrouvaient, ce n'en était que plus agréable, et tout le monde le savait. Loin d'être pudique, le couple s'affichait souvent ensemble lorsqu'ils avaient un peu de temps, enchainant mots doux sur mots doux, caresses et baisers tendres, regards taquins, c'était vraiment un très jolis couple, a la fois amoureux comme au premier jour et se gueulant dessus comme un vieux couple, les deux faisaient vraiment la paire et on se demandait presque comment l'un pouvait supporter l'autre. Et tout ce qu'ils montraient, c'était bien réel.
Jon, rien qu'a penser a Pomfresh, avait les yeux dans le vague, l'air rêveur et un sourire idiot aux lèvres. Il se sentait a chaque fois revivre leur première rencontre, leur premier baiser, leur première sortie a deux, puis la fois ou elle avait enfin dit "oui" a la seule question qui valait vraiment la peine d'être posée. A chaque fois, il se sentait dériver pour ressentir a nouveau ces sensations incroyables, le courage de lui avouer, les papillons dans le ventre et le serrement de coeur lorsqu'elle lui avait répondu "non" la première fois. Le sourire qu'il avait affiché a ce moment la, puis les larmes qu'il avait versé, avant de revenir le lendemain, encore plus entêté que la première fois, puis le surlendemain, et ainsi pendant plus d'un mois! Il était resté persévérant, sûr de ce qu'il ressentait, et sûr qu'il pourrait arriver a faire battre son coeur, et il avait réussit, au bout d'un long moment.
Très long moment. Et ce simple "oui" fut le début d'une idylle chaotique, aussi tordue et étrange que les deux jeunes gens, et lors du mariage, ce fut ce que certains pourraient appeler "un échec total", mais qui aux yeux de Emmy et Jon, fut plus beau que tout ce qu'ils auraient pût imaginer.
Évidemment, ce fut en très petit comité, et le professeur d'astronomie ne pût revoir son meilleur ami, Ludovic Descremps, mais ce fut un jour tout de même inoubliable malgré tous les imprévus.

L'ancien Poufsouffle arriva finalement a l'infirmerie, et un son de verre... Non, porcelaine brisée lui parvint, a quelques pas de l'entrée.
Ah! Ça c'était Jane!
Avec un léger sourire, le père de famille poussa la porte et jeta un oeil a l'intérieur, personne en vue...
Il ouvrit la porte un peu plus grand, et rentra pleinement a l'intérieur, cherchant quiconque du regard. Il finit par trouver l'assistante de sa femme derrière un rideau tiré, apparemment en train de se servir dans la réserve de médicament et de produits mystérieux.

-Oh! Jane! Salut! Tu n'aurais pas vu Emmy par hasard? lança-t-il avec un grand sourire joyeux.

A peine eut-il finit sa phrase que la petite bouteille qu'elle tenait tomba et se fracassa au sol, laissant le liquide se déverser par terre.
Rouge comme une pivoine, la jeune femme commença avec hâte a ramasser les morceaux et répondant au Professeur par la négative.
La jeune femme s'était presque jetée sur les débris de verre, empêchant a son visiteur toute aide bien qu'il avait esquissé un geste pour l'aider, mais non, elle avit été trop rapide...!
Jon resta bouche bée quelques secondes devant la vitesse avec laquelle elle s'exécutait a tout ranger, et resta encore un bon moment silencieux lorsqu'elle lui posa enfin une question plus ou moins...
Claire.
Nan, en fait très claire, c'est juste que la, l'esprit de Jon était toujours bloqué sur "l'aider a ramasser les débris pour reconstituer la bouteille", et il ne comprenait apparemment pas pourquoi il n'y avait plus de morceaux de verre.


-Je... Heu... Tu...

Le Professeur secoua la tête avant de se frotter les yeux, et de reprendre avec de nouveau un grand sourire:

-Non, ça ira merci. Je cherchais Emmy pour lui, nan me, tenir compagnie. Mais bon, puisque Madame a la mauvaise habitude de ne jamais rien me dire, me voilà dans une salle quasiment vide...!

Jon grogna et se gratta le haut du crâne avant d'esquisser un sourir en coin et continuer sur un ton beaucoup plus taquin:

-Quasiment... Quasiment! Qu'est-ce que j'aime ce mot! Cela signifie qu'il y a toujours une minuscule chance de quoi que ce soit! Et ici, quasiment vide!

Le professeur d'astronomie fit un rapide tour sur lui même avant de s'approcher d'un petit pas de Jane, de lui sourire, puis de se tourner vers les nombreux remèdes posés sur une étagère.

-Alors alors... Quoi de neuf? demanda-t-il en se saisissant d'un flacon et de l'observer a la lumière du soleil. Ça faisait longtemps qu'on ne s'est parlé
Ça va?
-il déposa le flacon au même endroit pour en prendre un autre et lire lentement l'étiquette- La famille? les amis? les amours? Ne me dis pas que tu es toujours célibataire? -Jon déposa le flacon pour passer son doigt sur le bois de l'étagère- Je me demande comment vous faites... Tous! Surtout que tu es charmante, brillante même ! Tous les garçons devraient tomber sous ton charme, et non pas a cause de ce satané don, mais bien pour toi!

Jon se retourna vivement vers Jane, lui souriant avec douceur et réunit brutalement ses mains en un "clap" sonore, avant de reprendre:

-Emmy ne te donne pas trop de travail j'espère? Entre mes cours et ton travail, il ne faut pas te surmener hein? Tu le sais n'est-ce pas?

___




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Gallions : 790
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MessageSujet: Re: Do you think I can forget ?    Lun 27 Oct - 16:37




S’il y avait bien un professeur pas comme les autres, c’était bien celui-ci. Jane ignorait toujours comment se comporter face à lui, il était tellement étrange, passant du coq à l’âne en moins d’une seconde, parlant beaucoup, bougeant, gesticulant en tout sens, c’était très perturbant. Il parlait vite et bougeait vite, à tel point que la demoiselle avait l’impression que le temps allait plus vite quand il était dans la pièce. Ah lala ! C’était épuisant de ne pas savoir sur quel pied danser avec lui. Elle avait l’impression que son mentor était en plus l’opposé extrême du drôle d’oiseau qui se trouvait face à elle, mais ce n’était pas à elle d’en juger de toute façon. Le couple avait toujours été très gentil avec elle, elle apprenait beaucoup de l’un et de l’autre.

Dès qu’il se mit à lui parler de Madame Pomfresh, elle rougit un peu plus. C’était tout de même personnel ce qu’il venait de lui dire et ça gênait un peu la demoiselle. Ce n’était pas bien grave comme information, pas comme s’il venait de lui annoncer que son mentor était du genre à se promener en sous vêtements partout dans leur appartement mais même, ça ne la regardait pas, cela faisait partie de leur vie privée. Il ne se départissait jamais de son grand sourire qui parfois faisait un peu peur à la jeune infirmière. Il était toujours jovial et de bonne humeur, très positif, ça faisait plaisir à voir, Jane aimait les gens heureux et cet homme transpirait toujours le bonheur.

Quand il reprit la parole, la jeune femme ne put s’empêcher d’avoir un petit sourire en l’entendant parler de choses complètement absurdes et totalement décalées par apport à ce qu’il lui disait précédemment, mais elle allait bien finir par s’y faire à force. Et ça y était, il se reprenait à gesticuler dans tout les sens, faisant un tour sur lui-même, chipotant sur l’étagère tout en lui posant des questions bien trop personnelles auxquelles la demoiselle restait encore interdite. Qu’est ce qu’il convenait le mieux de faire ? Après tout, il était un de ses collègues et non plus son professeur, elle pouvait donc lui parler comme à un égal. Mais non, ils n’étaient pas égaux, il était bien plus haut qu’elle et elle avait bien trop de respect pour lui et son travail que pour oser dire qu’ils étaient parfaitement égaux.

Aux compliments du professeur d’astronomie, la demoiselle avait cru s’enflammer tellement elle était rouge. Elle qui se trouvait tellement nulle et basse en ce moment, ça lui remontait un peu le moral et sa confiance en elle d’entendre le mari de son mentor lui dire tout ça. Elle eut un sursaut quand il se tourna vers elle et qu’il frappa ses deux mains l’une contre l’autre. Il était si gentil mais si… Impressionnant et imprévisible. Bon, il allait bien falloir qu’elle lui réponde tout de même, elle était très bien élevée et elle répondait toujours quand on lui adressait la parole. Frottant ses mains l’une contre l’autre dans un geste nerveux, la demoiselle leva les yeux vers l’expert en étoiles.

-Euh… Oui en effet, ça fait un moment que nous ne nous sommes plus vu, Professeur. Je vais… Bien, Merci.

Elle avait hésité sur la fin de sa phrase. Elle n’allait pas réellement bien mais elle n’avait aucune envie qu’il se s’inquiète ou ne lui pose d’avantage de questions, il en posait déjà bien trop ! Elle eut un mince sourire, histoire de paraitre convaincante, si seulement il savait ce qu’il s’était passé dans sa vie ces derniers temps.

-Ma famille se porte très bien, d’après les nouvelles que j’ai reçues dernièrement, je vous remercie. Mes amis aussi, je suppose. Et euh… Je… Oui, je… Je le suis.

Sa dernière phrase était tout à fait bafouillée, elle sentait des bouffées de chaleur lui envahir le corps et elle avait l’impression que même ses cheveux avait viré au rouge tellement elle était gênée de parler de ça avec le professeur Lakenstridge. Elle attendit quelque peu de retrouver sa langue pour parler.

-C’est très dur d’être aimé pour nous et pas pour les apparences, vous savez. Et puis, les garçons préfèrent les demoiselles plus… Entreprenantes, sans doute.

Un ombre passa dans ses yeux, elle savait à quel point elle avait raison. Ca avait toujours été ça, dans sa vie amoureuse. Elle avait tenté plusieurs fois de garder ses distances avec les hommes, afin de ne plus tomber amoureuse mais elle devait se rendre à l’évidence qu’elle avait un véritable cœur d’artichaut et qu’elle ne pouvait rien y faire. L’amour et les sentiments ne se contrôlaient pas. Bien sûr, elle pouvait si elle le voulait, faire pencher la balance en sa faveur, avec son don. Mais cette pensée la répugnait au plus haut point. C’était de la triche. Et puis ça n’influençait pas les sentiments mais juste l’attirance que la personne pouvait avoir.

-Non, non. Ne vous inquiétez pas pour ça. Tout va très bien, Professeur Lakenstridge. Ce ne sont pas vos cours ou mon travail ici qui m’empêche de dormir.

Mais votre meilleur ami et le souvenir sale qu’il a laissé sur moi depuis que je l’ai rencontré dans un couloir la nuit. Était-il au courant d’ailleurs ? Le professeur Descremps l’avait-il mit au courant de ses débordements hormonaux ? Elle espérait que non, elle n’aurait pas à en entendre parler comme ça.


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MessageSujet: Re: Do you think I can forget ?    Mer 29 Oct - 14:52


Jon esquissa un sourire doux lorsque l'infirmière tenta de répondre timidement à ses questions qui, comme d'habitude, pleuvaient en rafale. Elle était toujours comme ça, malgré le temps passé, elle semblait toujours aussi douce et aussi fragile, à se demander ce qui pouvait bien passer par la tête de fous tels que lui.
Avec Jane, on avait l'impression de marcher sur des oeufs, et d'être entourés de coton, mais le Professeur savait parfaitement à quel point elle pouvait se montrer sévère, ces moments, rares d'ailleurs, étaient tout simplement... incroyables, quelque fois, elle devenait plus rouge qu'une pivoine, et on avait seulement envie de lui rire au nez, mais son regard lors de ces moments là était tout simplement surprenant.
Comment imaginer qu'une femme telle qu'elle pouvait faire preuve d'une fermeté telle quelle?

Des fois, il se demandait d'ailleurs comment elle pouvait, comme beaucoup, supporter une telle pile électrique comme lui. Elle représentait sûrement quelque chose comme le calme et la gentillesse incarnée, ou devait être une sorte de... de Déesse à la patience inébranlable! Oui, cela devait être ça! Comment expliquer dans un autre cas qu'elle réussisses sans arrêt à le suivre dans ses pensées incohérentes? Quoi que... après réflexion, il devait bien avoir bon nombre de "patiences incarnées" dans cette école, parce que franchement, il y avait pas mal de gens qui continuaient de l'écouter malgré son charabia incompréhensible. C'était... plutôt agréable pour être franc, voila sûrement pourquoi Jon était si attaché aux "jeunes filles sages et timides" qui l'écoutaient sans pester.

-Tu vas bien alors ? Tant mieux, je me serais inquiété sinon!

Le Professeur fit une légère pause, haussant un sourcil comme pour demander l'avis de la jeune femme, plongeant son regard dans celui de Jane sans aucune hésitation.
Il lui semblait que... que quelque chose n'allait pas, elle lui cachait sûrement quelque chose.
Mais... Etait-il possible que cette rumeur ait un semblant de vérité? Et que ce soit elle qui perturbe autant l'infirmière?

-S'il y avait quoi que ce soit, tu me le dirais, pas vrai? D'autant plus si cela me regardait. Tu sais que si tu as besoin de quoi que ce soit, d'un... conseil, d'une potion pour te venger d'un garçon malpoli, ou d'un coup de main dans ton travail, je peux t'aider.

Il l'observa quelques secondes, un sourire rassurant aux lèvres, avant de se mettre à marcher à travers la salle, touchant médicaments fioles et produits qui traînaient consciencieusement de ça et là. Ils devaient probablement être rangés et triés d'une manière impressionnante, après tout, il s'agissait quand même d'une infirmerie! C'est pourquoi il replaçait tout exactement là ou il l'avait trouvé, se souvenant de chaque emplacement malgré sa hâte et son excitation constante.
Jon s'arrêta alors de trifouiller les objets d'une manière assez brutale, avant de poser tout ce qu'il avait dans les mains avec un calme inquiétant, et de reprendre en se tournant vivement:

-MAis quels idiots! Bon sang! Tous des idiots! Raah! C'est pas croyable! Est-ce que les garçons de ta génération sont tous des idiots ou bien ils sont simplement aveugles?

Le Professeur croisa les bras en faisant la moue, déçu par cette nouvelle attristante: toujours célibataire... Bon sang! Comment c'était seulement possible, hein?

-Ils ont pas de goûts, voila tout! Quoi que en même temps, si tu allais un peu plus vers les gens peut-être que plus de gentils garçons s'intéresseraient à toi, on ne sait jamais, il faut tenter la prochaine fois qu'un joli homme passe à ta portée!

Il "bouda" encore quelques secondes de plus, avant de s'adoucir sur la dernière réplique de la jeune femme.
Ce n'était ni lui, ni sa femme qui l'empêchait de dormir...

-En voila une phrase qui en dit bien plus que ce que tu oses me raconter. Si ce n'est ni Emmy, ni moi, veux-tu bien me dire ce qui te tracasses? Tu sais, j'ai beau être joyeux ou naïf, je peux sembler bizarre, crois moi sur un point, je suis loin d'être aveugle. Je sais que quelque chose ne va pas, et ce n'est pas en me le cachant que cela y changera quelque chose. Je peux t'aider, la seule condition est que tu me dises ce qui cloche.

Son regard se fit plus sérieux, plus froid, mais étrangement, toujours aussi doux, un regard qui correspondait parfaitement au Professeur d'Astronomie, un regard qui voulait dire bien plus que milles paroles: fais moi confiance.

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Gallions : 790
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MessageSujet: Re: Do you think I can forget ?    Lun 24 Nov - 0:53




Il était tellement troublant comme personnage que Jane avait bien du mal à le cerner. Et pourtant, il était véritablement génial avec elle. Gentil, attentif à elle et aidant au besoin. Sa compagne était une véritable crème, elle l'a conseillait, lui expliquait, lui montrait avec douceur et patience, toujours. Allant sur les traces de l'infirmière, la jeune Jane était aimante, douce, agréable et soucieuse des patients qui venaient se faire soigner. L'infirmière, de plus, lui laissait faire pas mal de choses quand même, afin qu'elle puisse apprendre et que le métier rentre, comme le disait l'expression. C'était agréable de ne pas être là que pour regarder ou observer, elle aimait soigner les gens, elle avait fait des études pour ça et était diplomée, bien sûr, elle avait encore des choses à apprendre, au vu de sa jeune expérience mais Madame Pomfresh était la femme idéal pour lui apprendre ce genre de choses. Après tout, elle avait l'expérience et l'amabilité de lui transmettre. Cependant, avec son caractère, elle n'hésitait jamais à la gronder quand quelque chose n'allait pas, quand elle se montrait trop proche des patients, ce qui était son plus gros défaut sans doute, ou qu'elle ne mangeait pas assez ou se surmenait, ce qui arrivait souvent.

Avec le professeur Lakenstridge, tout allait plus vite. Il la faisait plus parler que n'importe qui, tellement il posait des questions. Parfois, elle se demandait comment il faisait avec sa femme, ça ne la regardait pas, bien sûr et Jane n'avait pas une curiosité mal placée. Il avait été son professeur et il parlait toujours autant durant ses cours, perdant parfois le fil de ses pensées, allant d'une pensée à d'autres, ajoutant des anecdotes n'ayant parfois aucun rapport, riant seul à une pensée qu'il était le seul à comprendre. C'était un bien drôle de phénomène et pourtant, Jane était très attachée à lui. Elle l'appréciait énormément et elle lui devait, à lui et à sa femme, énormément.

-Oui je vais bien, Professeur.

Un petit sourire rassurant se fit sur les lèvres de la jeune femme, elle ne voulait pas l'inquiéter pour des bêtises, c'était bête. Et en plus, ça ne le regardait pas vraiment. Elle préférait garder tout pour elle, absorbant tout comme une éponge. Après tout, ça évitait de créer des ennuis autour d'elle ensuite. Plus il parlait, plus il troublait la jeune femme. Une potion pour se venger ? Quelle idée ! Jane ne se vengeait jamais, ce n'était pas du tout son genre.

-Ne vous inquiétez pas pour moi, Professeur. Certains problèmes ne valent pas la peine d'être partager, ils... passent avec le temps, je suppose.

Et il se remit à marcher, chipotant à ce qu'il voyait. Pourvu qu'il ne dérange rien, sinon, sa femme ne serait pas contente du tout. Elle était très minutieuse pour ce genre de choses en plus. Quand il reprit la parole, elle eut un nouveau sursaut de surprise. Ne pouvait-il pas s'empêcher de la surprendre de la sorte ? En plus, c'était un sujet qui mettait fort mal à l'aise la demoiselle. Les garçons, tout ça, c'était tellement personnel qu'elle ne pouvait s'empêcher de rougir comme une écrevisse et chipotant avec ses doigts, nerveusement. Il faisait la moue, boudeur et elle eut un peu envie de sourire, attendrie. Après tout, ce n'était pas tous les jours que l'on voyait le professeur d'astronomie avec sa tête de boudeur. Au plus il parlait, au plus elle était étonnée par ce qu'il disait. Non, Jane n'était absolument pas du genre à tenter quoi que ce soit. Elle était prude et fragile, elle avait déjà eut le coeur brisé et avait eut tellement de mal à s'en remettre que son seul échappatoire avait été son travail et ses études. Si cela arrivait maintenant, comment pourrait-elle faire pour se relever une fois encore ?

Le problème avec la dernière réplique du professeur, c'est qu'elle n'avait, d'une part, pas envie de le lui dire, afin de ne pas l'inquiéter pour rien et pour ne pas salir le professeur de sortilèges mais, d'autre part, elle ne voulait pas, ne pouvait pas lui mentir, ce n'était pas digne d'elle. Alors, elle baissa les yeux sur ses chaussures et se mit à parler d'une petite voix.

-En fait, j'ai bien un petit problème mais n'en parlez à personne s'il vous plait... Je... Euh... Disons que dernièrement, j'ai rencontré un homme qui n'a pas été très... Gentlemen avec moi. Il était en caleçon et il m'a... Je ne sais pas comment dire... Il a réagit tellement fort à mon don... Je sais que c'est ma faute mais jamais personne n'a réagit comme ça... Il a... Si Caleb n'était pas venu, je crois qu'il m'aurait embrassé et pire, peut-être...

Rien qu'en y pensant, elle eut envie de pleurer mais elle retint ses larmes. Elle ne devait plus craquer à cause de lui, elle ne devait plus lui accorder d'importance, plu y penser, oublier, c'était tout ce qu'il lui restait. Juste l'oublier. Et l'éviter aussi.



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MessageSujet: Re: Do you think I can forget ?    Mar 25 Nov - 20:25



Jon se mordit légèrement la lèvre inférieure en levant les yeux au ciel: cette fille était incroyable!
Nan, pas que elle, ce qui était peut-être pire en soit, ils s'étaient tous passés le mot pour garder leurs problèmes pour eux, laisser mijoter tout ça au fond de leur être avant que tout n'explose dans une explosion de... De colère, de tristesse, de sentiments plus que forts -et non pas de viscères et de sang, ou encore de la lave comme il avait tout d'abord songé-?
A croire qu'il devait lui seul aider toit le monde a régler ses petits problèmes, pas que ça le dérangeait puisque sans cette occupation, ses journées seraient bien vides, mais quelques fois la situation devenait tellement épineuse que même lui n'y pouvait rien. Et ici, pour Jane, il pouvait encore l'aider, lui tendre la main et l'aider a remonter la pente.
Alors il n'allait pas s'en priver!

-Tu as tort. reprit-il en fixant la jeune femme dans les yeux, d'un regard sévère mais pleins de douceur. Certaines personnes peuvent supporter cet isolement, mais quoi qu'elles en disent, ce n'est bon pour personne. Ce poids qui te pèse sur les épaules, ce n'est pas en faisant comme s'il n'existait pas qu'il disparaitra, mais tu es une fille intelligente, tu le sais je n'en doute pas une seconde. Mais tu es gentille aussi, trop peut-être, et tu ne désires pas encombrer les autres de tels "problèmes inutiles", n'est-ce pas?

Nouveau soupir accompagné d'un sourire triste. Pourquoi fallait-il que tout soit aussi compliqué? Le monde ne pouvait-il donc pas continuer de tourner en paix sans lui?
Une raison pour laquelle l'astronome mettait tellement de coeur dans cette affaire, c'est que cette situation ne lui était pas inconnue.
Une femme, gentille, douce et aimante, trop gentille, qui ne voulait pas poser problème avec ses ennuis personnels, et qui gardait tout pour elle, jusqu'à cacher la vérité a son propre fils.
Elle en est morte, de ces ennuis.

C'est vrai qu'entre Ludovic qu'il connaissait bien trop pour savoir qu'il tuerait quelqu'un de sang froid et la situation de cette dite femme a laquelle était comparée Jane n'avait rien de très similaire, elle semblait beaucoup moins renfermée que la défunte, mais les conditions étaient les mêmes.
Le silence, encore, ce maudit silence...
Silence qu'il se devait de briser. Une habitude? Un toc? Non, un besoin. Qui le poussait d'ailleurs a exprimer tout ce qu'il lui passait par la tête: plus personne ne devait garder le silence, surtout a leur époque ou il y aurait toujours quelqu'un pour aider ceux qui le demandent, lui en premier.
Ça ne devait plus se reproduire...
Ce silence...
Qu'il aille en Enfer.

-Ne t'enferme pas dans le mutisme je t'en prie, s'il t'arrive quoi que ce soit a l'avenir, parles-en a quelqu'un en qui tu a toute confiance, mais ne continue pas a sourire si quelque chose ce cache derrière celui-ci.

Jon avait arrêté de parler accompagné de gestes depuis plusieurs minutes déjà, ses mains semblant étrangement immobiles ce qui faisait étrange sur la pile électrique qu'était le jeune père, mais il croisa les bras a peine une seconde pour finir par lever les mains et les secouer, comme pour sécher une humidité inexistante.
Cependant, il s'interrompit dans son geste lorsque Jane commença a lui expliquer la cause de son malaise, et il déglutit, la bouche légèrement entrouverte pour respirer plus facilement alors que ses yeux exprimèrent immédiatement toute la compassion et la crainte que sa première idée soit fondée.
Jamais il n'était arrivé ce genre d'accident, pas depuis longtemps et les personnes qui avaient causés ces problèmes étaient déjà bien loin depuis longtemps, alors quelqu'un d'extremement sensible arrivé récemment a Poudlard...
Ce ne pouvait être qu'une personne...

-Je suis... désolé. Vraiment... Je suis vraiment désolé.

L'astronome se frotta les joues puis fit quelques pas en tournant, la main sur le bas du visage comme s'il essayait de se faire a l'idée, avant de se tourner comme choqué de ne pas avoir réagit plus tôt...
Et il s'approcha de la jeune femme pour lui adresser un câlin sincère, protecteur, étonnement doux et ferme a la fois comme s'il voulait qu'elle devienne plus forte a son contact, serrant les bras dans son dos pour l'enlacer comme un père l'aurait fait.

-Je suis sincèrement désolé.

Lentement, presque douloureusement, le jeune père s'éloigna d'un pas sans pour autant lâcher Jane, l'observant encore très proche d'elle, les mains sur les avant-bras de l'infirmière, espérant simplement que ce geste de tendresse ne la ramène pas a de douloureux souvenirs.

-Je pense savoir qui c'est, j'irais lui parler, tu n'as plus a t'en faire pour ça. Je... Je m'assurerais que ça n'arrive plus. Crois moi.

___




We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


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