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 [Flash-back] Deux vieux amis

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Gallions : 3239
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MessageSujet: [Flash-back] Deux vieux amis   Dim 19 Oct - 21:22




Deux vieux amis

Penché sur sa valise, Ludovic était en train de réaliser qu'il ne possédait plus grand chose. Il était loin le temps où il envahissait le dortoir des Serdaigles avec ses breloques ramassées à droite à gauche et l'impressionnante quantité de livres dont il avait toujours eut du mal à se séparer. Désormais, sa bibliothèque personnelle se résumait à trois malheureux manuels scolaires jamais ouverts et, mis à part quelques vêtements, sa grande malle n'était remplie que de vide. Au moins ne mettrait-il pas très longtemps à déballer.

Il leva la tête et regarda la petite pièce étouffante qui devrait être sa chambre jusqu'à la fin de l'année. Elle avait l'air, comment dit-on déjà... spartiate, mais néanmoins confortable. Il y avait un grand placard, quelques étagères, un tapis, un bureau orné d'une lampe et un lit à l'ancienne doté des même rideaux douteux que pour tous ceux du château. Peu de meubles, pas de première fraicheur, mais serrés comme ils l'étaient, ils donnaient presque l'impression d'un cocon et la couleur brune tenait chaud. Ludovic poussa un soupir, songeant qu'il devrait changer tout cela.

Les manches de sa chemise remontés jusqu'au coude, il plongea la main dans la malle et fouilla quelques instants parmi ses vestes et ses pantalons pliées à la va-vite. Après quelques secondes de recherches -car comme nous l'avons dit il y avait peu d'endroits où se cacher dans cette grande boite- il en sortit un paquet enroulé dans une vieille couverture brune. Il retira le tissu, découvrant une boite à chaussures qui avait peut-être connue des jours meilleurs dans une vie antérieur. Les bras appuyés contre les bords de la malle, il la regarda un instant, les yeux dans le vague.

Toute sa vie était là. Du moins... ce qu'il était aujourd'hui.

Il posa la main sur le couvercle et s'arrêta. Il aurait été si facile de l'ouvrir. Il n'y avait qu'à tirer. Si facile de la jeter aussi. Il avait hésité à le faire, longtemps, mais une vie reste une vie, même si on préférerait ne pas l'avoir. Il sentit ses genoux le tirailler à force de rester accroupis sans y faire attention. Les yeux perdus sur les contours de la boite, il lui semblait voir à travers. Il laissa sa main glisser le long du carton et se releva avec un peu de peine pour aller jusqu'au bureau. Il en ouvrit un tiroir et y déposa son bien. D'un tour de clef, il l'enferma. Il regarda le petit bout de métal qu'il tenait dans la main. Si minuscule. Il aurait été tellement facile de le jeter par la fenêtre ouverte. Il accrocha la clef au reste du trousseau qui reposait sur la table et ramassa sa baguette, abandonnée juste à côté, pour faire disparaitre la ferraille. Une bonne chose de faite.

Il balança le morceau de bois qui roula mollement pour taper contre la lampe et retourna à sa valise. Ranger les vêtements lui prendrait moins de temps.

La plupart étaient neufs. Il les avait achetés quelques temps après avoir reçu la lettre du directeur. D'autres avaient dans les deux ans maximum. Seules quelques affaires étaient plus vieilles, des jeans et des T-shirt ainsi que deux grands manteaux. Il les fourra au fond de l'armoire avant d'en fermer les portes. La malle était vide. Il la contempla une seconde avant de ramasser le tapi et de le bourrer à l'intérieur. Puis il la referma à son tour et, d'un coup de pied, la fit disparaitre sous son lit. Terminé.

Il resta une seconde au centre de la pièce, silencieux. Qu'avait-il à faire maintenant ? Planté là, les bras le long du corps, il regarda le morceau de dallage où la malle venait de glisser. C'était un dallage assez classique pour un château, large et gris, dénudé d'intérêt maintenant qu'il n'y avait plus de tapis. Mécaniquement, Ludovic baissa les manches de sa chemise et tourna vers la table pour récupérer sa baguette abandonnée. Il quitta sa chambre, débouchant dans la petite pièce intermédiaire qui le séparait de sa salle de cours. Il y avait déjà installé des papiers et ouvrages sur les sortilèges pour le transformer en bureau digne de ce nom, si bien que les lieux étaient déjà en grand désordre. Il poussa du bout du pied un rappeltout trouvé au hasard dans un couloir et ferma sa chambre derrière lui. Il posa le bout de sa baguette contre la serrure et commença à marmonner une suite de sorts pour la rendre inviolable. Magie, techniques classiques, explosion... tout y passa. Une fourmis n'aurait put s'y glisser et il ajouta même un sort qui vous faisait contempler votre propre œil si jamais vous essayiez de regarder à travers. De quoi tenir toute l'année au moins.

Lorsqu'il eut fini, il s'accroupit au pied de la porte et commença à en ensorceler le bois, centimètre par centimètre, avec au moins autant de précautions que celles qu'il avait prises pour la serrure. Lorsqu'il aurait terminé, il lui faudrait ajouter un charme pour protéger la matière de l'intense énergie magique qu'il était en train de lui donner. Il avait pensé à tout. D'après ses prévisions, lorsqu'il aurait terminé on ne sentirait qu'une légère vibration sur toutes les surfaces ensorcelées. La seule chose à laquelle il n'avait pas encore songé, c'était à la façon dont il pourrait ensorceler les murs extérieurs sans se faire trop remarquer.

Plongé dans son œuvre, il n'entendit pas les légers coups qu'on frappa à la porte de son bureau.





Dernière édition par Ludovic Descremps le Lun 3 Nov - 13:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Deux vieux amis   Lun 20 Oct - 0:10


Bon, au moins, la salle n'avait pas changé.
Elle était exactement dans le même état dans lequel il l'avait laissé, sa belle salle d'astronomie!
Magnifique, incroyable, impressionnante, gigantesque, titanesque, gargantuesque salle d'astronomie! Qu'elle était belle, avec ses grandes baies vitrées et son escalier qui permettait d'y accéder, ses balcons qui permettaient de respirer l'air frais de la nuit comme du jour, et puis tous ces bidules et ces machins sculptés dans les murs, tous jutes passionants!
Non, vraiment, cette salle était tout simplement magnifique, et comme un gamin qui n'aimait pas que l'on touche à son dernier camion de pompier, Jon détestait que quiconque y fasse le ménage -ce qui donnait quand même un aspect assez... inquiétant avec toutes ces toiles d'araignées, mais allez savoir, mais quelque fois quelqu'un y faisait le ménage... une bonne âme sûrement-. C'était sa salle, non mais oh!
La dernière fois que quelqu'un y avait passé un coup de balais, lorsque Jon l'apprit, il refusa de faire court pour "redécorer" et se "réapproprier", sauf que les élèves biens obligés de venir aux cours, furent spectateurs d'un bien étrange spectacle d'un professeur mangeant chips et Chocogrenouilles, les pieds sur les tables, refusant de faire autre chose que de dormir sur les tables pendant près d'une semaine.
Alors non: pas touche à sa salle!

Lakenstridge réunit brutalement ses mains l'une dans l'autre, affichant un sourire satisfait, heureux de retrouver cette bonne vieille salle qui était quasiment sa deuxième maison à présent, que de bons souvenirs le relaient à cet endroit! Son premier cours ici en temps que Professeur par exemple, au début, il avait hésité, en pendant près d'un quart d'heure il se contentait de suivre les conseils donnés par le manuel, seulement, une fois qu'il arriva à la description de l'astronomie comme "une matière secondaire bien que passionnante qui est en réalité seulement une autre facette de la divination", il jeta le livre par la fenêtra (sisi) et commença à critiquer de milles et uns noms d'oiseaux les auteurs des livres, avant de finalement commencer à travailler, son excentricité apparaissant brutalement aux yeux de ses élèves.
Aujourd'hui, il connaissait sur le bout des doigts tout ce qu'il y avait à apprendre et à connaître, à enseigner et à faire découvrir, et ce qui était le plus attirant dans cette matière était certainement l'imprévu: chaque soir, un nouveau spectacle, et chaque soir, de nouveaux phénomènes magnifiques et incroyablement intéressants.

Le père de famille se balada lentement dans la salle, touchant à un peu tout, chaque sculpture, chaque ligne dans les murs, puis les bibelots, les globes et maquettes de l'univers, de la galaxie, les images, oh oui, tout ça... c'était tout simplement magique.
Il s'approcha doucement de l'escalier en colimaçon, jetant un dernier regard à la pièce avant d'entamer la descente un sourire aux lèvres.
Voyons voyons... Il n'était pas encore allé voir Aidrian, il devrait sûrement y aller, mais avant cela, quelque chose de beaucoup plus important: il devait retrouver un ancien ami.
Descendant les marches quatre à quatre comme à son habitude -après tout, il y en avait pas mal!-, lorsqu'il arriva enfin dans les couloirs du deuxième étage, il rajusta son noeud papillon, un demi-sourire satisfait aux lèvres, et avança d'un pas plus calme et plus posé dans les couloirs interminables de l'école.
Il arriva enfin devant la porte de la salle de sortilège, là ou travaillait désormais Ludovic, et hésita un instant à toquer à la porte pour finalement la pousser lentement, jetant tout d'abord un oeil à l'intérieur. Son ami n'y était pas. Et bien, plus qu'à aller vérifier dans son nouveau bureau.
Rien que d'imaginer le Français assis derrière un bureau, Jon eut un sourire amusé: non, il ne tiendrai pas deux minutes. Il resterait sans doute debout, il avait toujours eut la bougeotte, pourquoi cela changerait?
D'un pas léger, le jeune père se dirigea à travers la salle, vers la porte suivante, celle de son bureau, et cette fois, il n'hésita pas à toquer.
Cependant, là encore, aucune réaction, et aucune réponse. Jon poussa donc de nouveau la porte, jusqu'à recevoir une certaine résistance derrière la porte. Intrigué, le professeur força un peu, cognant deux ou trois fois de plus sur cette chose qui le génait, puis il passa sa tête par l'entrebaillement pour découvrir un Ludovic presque méconnaissable auquel il avait martelé la tête de coups de... bah de coups de porte.

-Oh...!

Jon referma la porte, se gratta la tête, puis la rouvrit en espérant ne pas cogner de nouveau dans la tête de son ami.
Sauf que non.
Il attendit de nouveau, puis retenta sa chance, avec succès cette fois, puis lorsqu'il eut une vue entière sur son ami, un grand sourire apparut sur son visage:

-Ludovic! commença-t-il en écartant les bras, hésitant, puis ramena les mains l'une sur l'autre pour les claquer bruyamment.

Pause, Jon toujours avec ce sourire un peu idiot au visage, puis il reprit toujours sur le même ton:

-Bon sang! T'as pris un coup de vieux c'est pas croyable!

Sympa comme retrouvailles...
Enfin passons.
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Gallions : 3239
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Deux vieux amis   Lun 20 Oct - 1:21




Deux vieux amis

Un bruit soudain tira l'attention du professeur de Sortilèges. Il tourna la tête et vit la porte qui séparait le bureau de sa salle de classe s'agiter comme si quelqu'un cherchait à l'enfoncer. Vu la conviction avec laquelle il la vit bouger, la personne qui se trouvait derrière n'allait pas attendre longtemps avant d'essayer de la faire sortir de ses gongs. Ludovic ne prit pas la peine de marquer l'endroit où il s'était arrêté dans son sortilège et traversa le bureau pour voir ce qui bloquait le passage.

C'était une caisse remplie de paille qu'il avait dut laisser là après en avoir sortit les flacons d'encre. Elle était coincée par un intéressant entrelacs de livres, fraichement empruntés à la bibliothèque, étalés par terre. Ludovic se baissa pour dégager le passage lorsqu'on son visiteur fit une nouvelle tentative pour entrer, lui enfonçant la porte au coin du crâne à trois reprises.

Le brun recula en se tenant la tête, jetant un juron bien français. Ah les portes de Poudlard, la qualité inimitable du chêne massif imprimé ferraille... ça lui avait peut-être un peu manqué, mais sûrement pas de si près. Il plissa et détendit son front pour chasser la désagréable sensation du choc tandis que son visiteur semblait avoir renoncé à ouvrir. Quoique...

Ludovic fronça les sourcils en voyant Jon entrer. Il y avait plusieurs raisons à cela. Déjà parce qu'il avait encore un peu mal au crâne et que la lumière vive c'est mauvais quand on veut s'éviter une migraine. Ensuite, parce qu'il avait un peu de mal à le reconnaitre vu toutes les années qui les séparaient de leur dernière rencontre et, enfin, parce qu'il était légèrement énervé qu'on ait cherché à lui ouvrir la tête comme un œuf.

—Ludovic ! s'exclama l'ancien Poufsouffle

— Jon... répondit le vieux Serdaigle avec un peu moins d'entrain, mais un ton assez... euh non, éloigné en fait. Il n'avait pas réussi à faire mieux.

Il vit son visiteur ouvrir les bras et ferma un œil en s'attendant à ce qu'on le serre dans les bras. Pas qu'il n'aimait pas ce genre d'embrassade, il avait l'habitude avec ce vieil ami là, mais juste parce qu'il craignait que ce ne soit pas exactement le bon moment. Après un face à face brutal avec une porte, les étreintes ne sont pas toujours votre priorité. Jon sembla s'en apercevoir et se contenta de claquer dans les mains, ce qui faillit faire sursauter notre brun échevelé. Mauvaise nouvelle habitude.

Il y eut un silence, Ludovic essaya de se rendre un peu moins raide en regardant son ami à l'air bienheureux. Il parvint à se détendre, l’enthousiasme de Jon était toujours aussi contagieux. Ludo esquissa même un sourire sans s'en rendre compte, le premier sincère depuis longtemps.

-Bon sang! T'as pris un coup de vieux c'est pas croyable!

Là, Ludovic se mit à sourire franchement, avec un air goguenard, sans être méchant pour autant, c'était juste son vieux regard lorsqu'il avait une mauvaise idée en tête.

— Toi par contre tu n'as pas changé,
répondit-il. Toujours à soigner tes entrées pas vrai ?

Il se massa un peu le crâne, plus par principe que par réelle nécessité, et entreprit de dégager une chaise de la pile de papiers qui la recouvrait. Il chercha une nouvelle place pour le tas de feuilles, n'en trouvant aucune sur le bureau déjà chargé, il décida de les laisser trainer par terre. Il rangerait plus tard. Un jour. Peut-être.

— Euh... tu veux... t'asseoir ?

Question bête, comme si les deux hommes avaient été du genre à rester immobile plus de dix minutes, mais Ludovic ne savait pas très bien par où commencer. Cela faisait quoi... dix-sept ans qu'ils ne s'étaient pas vu et au moins onze qu'ils ne s'étaient pas écrits. Difficile de savoir comment s'y prendre après ça. Alors dans le doute, autant reprendre par les bases.

— Alors... ça va ? demanda-t-il avec un air un peu crispé, ne sachant pas très bien sur quel pied danser.



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MessageSujet: Re: [Flash-back] Deux vieux amis   Lun 20 Oct - 11:47


(le gif correspond vraiment trop à la situation, avec Ludo limite crispé et Jon qui est tout... bah comme ça x) )


Le Professeur se frotta les mains, intérieurement, il était aux anges, et totalement surexcité, mais à l'extérieur, tout cela se ressentait dans son sourire persistant et son regard qui scannait de haut en bas son ancien camarade.
Il se retient de répéter "Ludoooo!" encore une fois, préférant observer ce dernier un peu, cela faisait bien plus d'une décennie qu'ils ne s'étaient pas vus, alors autant commencer par le commencement!
Alors...! Il avait pris un coup de vieux, il ne pouvait pas dire le contraire, sauf que là encore, ça allait, il était assez fin, plutôt grand, et avec un petit coup de brosse et un beau costume, il devait quand même avoir la classe. Son visage semblait aussi moins allongé, ce qui lui donnait plus de... classe, moui, on pouvait dire ça comme ça.

-Ludooooo....! dit Jon à nouveau en remontant les yeux des pieds de son ami jusqu'à sa tête.

Bon, voilà, il l'avait finalement répété. Bon, après tout, tant pis. Ce n'était pas important.
Il sourit un peu plus lorsque le Professeur de Sortilège commenta son entrée, mais il ne tarda cependant pas à se justifier, non sans hésitation:

-Ah... Heu... C'était toi?

Gêné, le Jon. Il leva la tête pour regarder celle de Ludovic, s'assurant qu'il n'était rien arrivé de grave par sa faute, mais heureusement pour lui -et sûrement pour le français aussi-, il ne vit aucune tâche de sang. Tant mieux.
Il lui demanda ensuite s'il désirait s'assoir, mais l'ancien Poufsouffle ignora la question en vaguant dans la pièce, déjà passionné par tout ce qu'il s'y trouvait. C'est peu ordonné, pas très étonnant de la part du nouveau Professeur, il avait toujours été ainsi aussi loin qu'il s'en souvienne. Il n'y avait qu'à voir les caisses et les papiers un peu partout, et on comprenait facilement quel était le style du nouveau. Évidemment, Jon ne se doutait pas que derrière cette troisième porte tout était bien rangé, et la chambre était presque totalement vide.
On ne sut pas vraiment si le Professeur d'astronomie entendit la deuxième question de Descremps, mais quoi qu'il en soit, il commença à parler sans interruptions, comme rattrapant tout ce temps perdu, le sourire encore et toujours aux lèvres.

-Tu as vu Aidrian? Elle a bien changé elle aussi, elle est devenue une belle jeune femme qui... -léger rire- Enfin, tu verras, je ne sais pas si elle t'en a parlé mais quoi qu'il en soit, tu t'en rendras vite compte. D'ailleurs, tu te souviens de Minerva? Minerva MacGonagall, tu l'as connus il me semble lors de ton arrivée à Poudlard il y a...-il se saisit d'une breloque qui était sans doute plus de la saleté- Bien longtemps? Et bien elle est aussi ici, directrice des Gryffondor, crois moi, elle gère tout parfaitement! -il lâcha la saleté avec une grimace, fourrant sa main dans sa poche pour en sortir une sorte de balle en plastique mou, la lançant machinalement pour la rattraper- C'est impressionant! Ah au fait, désolé pour la porte, je ne savais pas que tu étais derrière. En même temps je ne vois pas encore à travers les portes... Ce serais bien pratique d'ailleurs, quoi que... Non, je verrais bien trop de scènes indésirables! TU voudras une paumade? Pour ta tête je veux dire. Dis moi, tu connais la petite Lily? Lily Evans, une élève. Elle est juste... Brillante! Tu verras, elle s'intéresse à tout, ou presque, et vraiment, elle est très déductive. Bonne qualité! -il relança la balle une dernière fois, la rattrapa et la fourra de nouveau dans sa poche- Non merci, pour la chaise. Ah oui, je me souviens, tu n'étais pas sensible aux vélanes? Non parce qu'ici, on en a plusieurs, des demies-vélanes, oui, mais tout de même. Je me souviens une fois quand tu en a croisé une par accident, c'est limite si tu ne t'es pas jeté dessus. Enfin passons, fais attention, on a des tonnes de phénomènes ici, de toutes sortes. Au moins, ça mets un peu d'action. Des loups-garous, animagus, vampires même... C'est un vrai défilé! En parlant de défilé, tu savais qu'elle était toujours vivante? -petit silence, mais il reprit bien trop vite- La calmar... Bon dieu qu'elle est impossible! Je me trouve heureux d'avoir ma chambre près de la tour d'astronomie, vraiment! En plus, elle est coriace, elle ne m'a toujours pas oublié tu sais? C'est limite si Emmy n'est pas jalouse quand je dois passer près de l'étang... Emmy, tu sais, ma femme, l'infirmière? Elle est possessive c'est pas croyable! Je pense que si lorsque nous étions encore à Poudlard en temps qu'élève, cela aurait été elle, l’infirmière, crois moi, on serait beaucoup moins allé à l'infirmerie! D'ailleurs, tu n'as toujours pas rencontré mon fils? Non? Tu sais, il a hâte de voir son parrain, il faut dire que je lui ait beaucoup parlé de toi...! Il s'appelle Rory, ça va être sa première année à Poudlard. Je m'en rappelle encore de la mienne... En même temps, comment l'oublier?

Une pause. Enfin.
Jon prit une grande inspiration, puis soupira légèrement amusé: cela faisait longtemps qu'il n'avait pas parlé ainsi, et en général, Ludovic s'y perdait totalement lorsqu'il faisait ça...!
Jon se tourna enfin vers son ami, un sourire franc et sincère aux lèvres qui montrait clairement toute son excitation, et surtout, à quel point cela lui faisait du bien de retrouver l'ancien Serdaigle:

-Bon, voilà de mon côté. Désolé mais... Il y a tellement de choses à dire...! Je m'y perds un peu, j'avoue. Et alors, de ton côté? Qu'à tu fais ces... cette dernière décennie? demanda-t-il sur un ton un peu plus calme.

Oui, en général, il avait fais le tour de tout ce qu'il s'était passé. Evidemment, il restait tellement de choses à dire, de sujets à exploiter, il voulait tellement rattraper le temps perdu!
Ce qui était vraiment incroyable, c'était bien qu'après toutes ces années sans se parler ni sans se voir, Jon était toujours aussi... "proche" de Ludovic. C'était surprenant en un sens, mais de la part du professeur d'astronomie, cela ne l'était pas tellement en fait: tous savaient que sa loyauté était sans faille, et très solide.

-Je veux "tous les détails!" finit-il avec un sourire amusé, ressortant cette répliqué que Aidrian mettait souvent dans ses lettres.
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Gallions : 3239
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Deux vieux amis   Mar 21 Oct - 0:32




Deux vieux amis

Ludovic regarda Jon le détailler de la tête aux pieds. Il aurait bien fait de même, mais à quoi bon ? Il n'avait vraiment pas l'impression que Jon ait beaucoup changé depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vu. Cela s'était passé rapidement d'accord, à peine un bonjour avant que le français ne détale, mais assez pour qu'il remarque les changements majeurs chez son ami. Il vit le professeur d'astronomie prendre une inspiration courte juste avant qu'il ne commence à parler.

Cela commença assez doucement, doucement sauce Jon. Il lui demanda s'il avait déjà vu Aidrian. Ludovic eut un regard surprit, il ignorait qu'elle travaillait ici. Il allait en demander plus à l'anglais tandis que celui-ci se mettait à rire, mais il n'en eut pas le temps, se faisant couper avant même avoir put entre-ouvrir les lèvres. En un instant, Jon avait changé de sujet, passant à une certaine Minerva McGonagall. Oh, oui, il s'en souvenait. Il prit une inspiration pour faire un commentaire si jamais l'ancien Poufsouffle prenait la peine de faire une pause pour respirer, mais cela sembla superflu.

Ludovic tenta de suivre tant bien que mal, il avait perdu l'habitude. L'avait-il seulement jamais eut ? Il commença à regarder ailleurs lorsque Jon passa à son quatrième sujet, n'ayant presque rien saisit du troisième. Au cinquième, il commença à tâtonner pour s'appuyer au dossier de la chaise et commença à se morfondre à partir du sixième. Il écoutait tout de même, tout en le regardant faire rebondir une balle. Certains mots un peu plus clairs parvenaient à s'échapper du brouhaha de paroles. "Vélanes", "Evans", "Emmy", "calamar"... rien de bien concluant.

Il commençait à jouer distraitement avec une feuille du bout du pied, ayant tout à fait perdu le compte des sujets, lorsque Jon sembla ralentir un peu. A non en fait, il avait fait une pause. Ludovic leva aussitôt la tête et essaya d'en profiter pour placer un mot, trop tard. Son visiteur reprenait son flux incessant, laissant le maigrichon avec la bouche ouverte. Il la referma petit à petit et essaya de se forcer à regarder Jon s'agiter. Au fond, les mouvements désordonnés de son ancien ami semblaient plus compréhensibles que ses paroles. Enfin... il y avait quelque chose à regarder et à suivre... des yeux.

Après quelques minutes un peu embarrassantes ou le français essaya de ne pas avoir l'air trop ennuyé, Jon se tut enfin. Ludovic, alors occupé à se frotter la nuque, hésita, essayant de s'assurer qu'il avait bien fini. Son invité lui adressa un large sourire qu'il ne lui rendit pas, ne sachant pas trop si c'était la chose à faire. Il était à la fois décontenancé et un peu perdu, cela ne le changeait pas beaucoup de ces derniers mois.

Jon posa une nouvelle question, beaucoup plus claire, semblant cette fois en attendre une réponse. Ludovic ne réagit pas tout de suite. Sait-on jamais, c'était peut-être une erreur, peut-être qu'il avait juste besoin de reprendre son souffle quelques minutes, un peu comme les dauphins qui respiraient un grand coup avant de plonger en apnée. Visiblement rien de tout ça. L'ancien Poufsouffle insista, il avait vraiment l'air de vouloir que Ludo participe. Avec "tous les détails".

— Bah je... bredouilla le professeur de sortilèges qui semblait sortir d'un rêve éveillé.

Il s'interrompit une seconde, étonné d'entendre le son de sa propre voix qui lui sembla bien frêle et inaudible comparée à celle de Jon.

— Je... j'ai fait... des trucs.

Ludovic s'ébourriffa les cheveux, lançant un regard gêné à son ami. Il essaya de sourire de son mieux. Cela ressemblait d'avantage à une grimace coincée, mais il ne pouvait pas se voir pour le corriger. Il resta ainsi une seconde avant de se racler la gorge et regarder le sol.

— *Bruit guttural*, tu as dis que... tu as vu Aidrian ?

Ludovic leva la tête pour essayer de regarder son interlocuteur dans les yeux. Peine perdue. Il commença à contempler le ciel par la fenêtre, se raclant une nouvelle fois la gorge avec l'air d'avoir envie de se faire oublier. C'était un peu comme lorsque vous venez de dire quelque chose de parfaitement idiot, que vous le savez, qu'on vous l'a fait remarquer et que vous êtes obligé d'attendre dans un gros silence pesant que quelqu'un vous aide à changer de sujet.



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Gallions : 846
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Multicomptes : Linda Oswin
MessageSujet: Re: [Flash-back] Deux vieux amis   Mar 21 Oct - 1:28


Jon avait continué son discours, bien inconscient du malaise de son... non, pas interlocuteur puisque là, il s'agissait plus d'un monologue qu'autre chose, plutôt son auditeur absent. Voila, ça c'était bien, son "auditeur absent"!
Donc! Jon avait continué son discours, inconscient d'avoir perdu son "auditeur absent", et bien qu'il s'en doutait -lorsqu'il partait dans ses grandes théories il captait rarement l'attention de ses auditeurs- il continua, encore et toujours.
Cependant, lorsqu'il se retourna vers le Professeur de Sortilèges pour lui demander comment tout cela c'était passé de son côté, il vit facilement que le Français était perdu, totalement, perdu. Oui, il ne l'avait pas suivis, et semblait vouloir se rappeler de quoi que ce soit que son ami venait de dire, comme sortant d'une...

-Une longue sieste en histoire de de la magie! Oui, c'est ça, c'est exactement ça!

Jon se redressa, sortant enfin de sa sorte de paralysie "jesuisbloquésurcesourireidiot", séparant alors ses mains qui étaient de nouveaux réunies -quand l'avait-il fait? Aucunes idées...- pour s'en passer une dans les cheveux, se grattant la tête tout en réfléchissant comment paraître plus clair.

-Bon bon bon...!

Le jeune père réfléchis quelques instants, enchainant les grandes inspirations et les grimaces à répétitions: oui, il y avait bien trop de choses à dire, et lui, il était comme d'habitude beaucoup trop impatient...!
"Arrête d'être aussi excité! Tu vas finir par casser quelque chose!" lui avait répété milles fois Emmy la veille, et la veille de la veille, et la veille de la veille de tous les autres soirs depuis une semaine.
Puis quelque chose tilta dans l'esprit du Professeur d'Astronomie: des trucs?

-Donc tu as fais des... des trucs c'est ça? -il retrouva son grand sourire et de nouveau ses gestes étranges- Des trucs... Des trucs et des machins j'imagine? Les trucs, c'est cool! Tu as fais quel genre de trucs? Des trucs "Wouh!"-il secoua les mains dans un geste presque rituelle- ou des trucs "bwaaaaah...!" -il fronça le nez et les sourcils et reculant la tête, un peu comme un dindon- Les trucs... Les trucs! J'aime les trucs! Moi j'ai aussi fais "des trucs", avec Emmy on a fais pleins de "trucs", surtout des trucs "WAOUH!" -nouveau secouage de mains- en fait, mais j'aime les trucs "Wouh!" ça... C'est cool.

Jon souffla un bon coup: ok, il devait vraiment se calmer!
Les mains au niveau de sa tête, il les ferma et les ouvrit plusieurs fois, avant de, de nouveau, se concentrer sur son ami qui devait sûrement être encore plus perdu qu'au départ.
Attendez... Il avait dit autre chose non?
Le professeur d'astronomie plissa légèrement les yeux, la bouche entrouverte suite à son nouveau discours sur... sur des "trucs", et il se souvint enfin de ce que venait de lui demander bien maladroitement l'ancien Serdaigle.
Aidrian! C'est vrai!

-Tu n'as encore même pas compris la moitié de ce que j'ai dit, j'ai raison? devina le jeune père en souriant, un peu gêné de sortir autant de... de trucs à la minute! Ah lala... Excuse moi, j'ai tendance à m'emporter en ce moment, tu comprends, toi... 'Rian... Moi...

Son regard fixa le vide une seconde, et une lueur nostalgique passa dans son regard. Cette lueur qui était passée si souvent dans ses yeux ses dernières années, et qui n'avait probablement pas finis d'exister au fond de ces pupilles si tristes.
Le sourire de Jon se fit plus doux, et il prit une grande inspiration en fermant les yeux une seconde.

-Enfin, tout ça c'est du passé. J'imagine que aujourd'hui, ce ne sera plus pareil, c'est évident.

Il redressa le visage, fixant Ludovic droit dans les yeux tout en penchant légèrement la tête sur le côté:

-Alors pour répondre à ta seule et unique question: evidement que j'ai vu 'Rian, elle travaille ici désormais, c'est sa première année. Elle est directrice des Serpentards... Va comprendre la logique, m'enfin ...! En fait, c'est comme toi, c'est presque comme si vous vous en étiez parlés avant...

Léger regard suspicieux, même si clairement amusé, et il repris:

-Je ne suis pas encore allé la voir, tu devrais, toi. Ca fais bien plus longtemps que vous ne vous êtes pas vus. Je suis sûr que tu lui as manqué!
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MessageSujet: Re: [Flash-back] Deux vieux amis   Mar 21 Oct - 2:32




Deux vieux amis

Cette fois c'était bon, la tornade semblait terminée. Enfin, Jon respirait un peu plus longtemps entre chacune de ses répliques, c'était déjà ça. Ludovic se retint de lui demander depuis combien de temps il n'avait pas parlé avec quelqu'un pour débiter autant de vocabulaire en moins de deux minutes. Il se souvenait que le Poufsouffle était marié, la question aurait été un peu déplacée.

Jon marié, il avait encore du mal à y croire. Comment une femme avait-elle réussit à se faire à son tempérament survolté ou bien à l'attacher assez longtemps pour lui passer une bague au doigt ? Peut-être ferait-il mieux de ne pas se poser la question, après tout, on aurait pu se demander la même chose pour lui. Comment une femme pourrait un jour se faire à sa nouvelle tête de six pieds de long et sa paranoïa tenace ? Il préféra ne pas y penser, pour lui le problème était bien loin d'être réglé.

Une réplique tout à fait incompréhensible de Jon ramena l'attention de Ludovic. L'histoire de la magie ? Que venait-elle faire là dedans ? Le français regarda son visiteur enchainer les remarques. L'air un peu... patient. Il se gratta un sourcil lorsque Jon débuta son développement sur les fameux "trucs".

— Plutôt des trucs bof en fait, marmonna le français pour lui-même lorsque l'anglais arriva vers la fin.

Il vit Jon se calmer un peu, il semblait avoir réalisé à quel vitesse il venait de parler. Ludovic lui adressa un léger sourire. Bien sûr qu'il le savait, il n'était pas idiot cet homme... enfin cet espèce de grand gamin géant. L'ancien Poufsouffle eut soudain le regard dans le vague et, pour la première fois depuis le début de ces retrouvailles, Ludovic eut l'impression de vraiment le comprendre. Ses propres yeux se vidèrent à leur tour et pendant une seconde les deux hommes eurent un même regard nostalgique. Vous parlez d'un tableau, deux "dépressifs" dans le même bureau.

Ludovic sentit sa gorge se serrer lorsque Jon parla de changement. Il n'allait quand même pas se mettre à pleurer, ce n'était pas son genre et ça, il avait veillé à ne pas le changer. Il n'eut pas besoin de faire trop d'efforts pour y penser, son interlocuteur changeait déjà de sujet.

L'échevelé eut l'air de plus en plus étonné en apprenant les nouvelles sur Aidrian, mais la surprise laissa vite place à un léger mal aise.

— Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, tu sais enchaina-t-il pour ne pas manquer sa fenêtre de temps mort. Je veux dire... ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu et je n'ai pas vraiment... dit au revoir, tu vois. Je préférerais... enfin. Attendre quoi.

Il progressait, plus de trois mots d'affilés. Cela restait assez troué, mais il y avait déjà un peu plus de sens. L'angoisse, ça aide.

— Je ne l'ai pas vu depuis notre dernière année ensemble tu sais, ça fait quand même une éternité. Je suis sûr qu'elle est passée à autre chose, je vais pas aller l'embêter avec des vieux souvenirs ou des trucs comme ça, j'aurais l'air de quoi ?

Voilà, à son tour, il était partit. Il commençait à penser à voix haute et quand on connaissait l'état de sa tête, il y avait du travail.

— Mais... tu es resté en contact avec elle après votre dernière année ? Je ne me souviens pas l'avoir vu au baptême de ton fils, mais tu l'as peut-être invité à ton mariage. Je suis désolé de ne pas avoir pu venir tu sais... J'aurais bien voulu être ton témoin ou juste voir ça parce que franchement j'y crois toujours pas, mais... l'invitation est arrivée en retard.

Il fit quelques pas en rond dans l'espace réduit devant le bureau surchargé où l'on voyait encore le sol.

— Non parce que je sais que je n'ai pas été très correct avec vous deux avec les lettres et tu sais que Rian est du genre sensible, très sensible. Elle le dit pas, mais elle m'en veut si ça se trouve ou je ne sais pas et puis je ne saurais pas quoi lui dire et... - il se pinça les yeux une seconde avant de faire retomber son bras qui claqua contre sa jambe - je ne sais même pas ce qu'elle est devenue.



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MessageSujet: Re: [Flash-back] Deux vieux amis   Mar 21 Oct - 3:15


L'aveu de Ludovic fit grimacer son ami qui se stoppa dans toute sa gesticule.
Des trucs bof? Pendant tout ce temps? Toutes ces années?
N'avait-il pas voyagé? A chaque fois que Aidrian ou lui lui écrivaient, il était toujours perdus on ne sait ou, dans un coin de France, d'Italie, loin d'Angleterre...
D'ailleurs, la Serdaigle et lui avaient souvent songés après son départ que c'était sûrement à cause de son habitude de ne pas tenir en place qu'il était bien incapable de se trouver une femme pour une relation "normale". Mais désormais qu'il s'était posé à Poudalrd, il aurait probablement plus de chances de trouver "l'amour de sa viiiiiieee!"! En plus, ce n'était pas le choix féminin qu'il manquait ici, les deux Serdaigles avaient le choix, oh que oui! Et il y avait de tout cette année!
De tous les pays, de toutes les races, de tous les genres, alors si Ludovic ne trouvait pas parmi tout cela, son bonheur, Rian, Jon et lui auraient une petite discussion -si l'on peut seulement imaginer avoir une "petite discussion" lorsque la discussion incluait Jon-.
D'ailleurs, en parlant de discussions, si Ludovic avait osé lui demandé depuis quand il n'avait pas fais ce genre de discours, il lui aurait sûrement expliqué que ses élèves en avaient souvent, en début d'année, et avant chaque vacances -lors de ses cours il parlait peu en fait, l'astronomie étant surtout le fait d'observer les étoiles- et qu'ils ne s'en plaignaient -presque- pas!

Cependant, lorsque le Professeur d'Astronomie montra sa Nostalgie, juste quelques instants, Descremps le rejoint dans ce doux silence, qui en disait bien plus que milles paroles.
Ce fut à ce moment que le père compris que, comme lui, son ami chérissait cette période, et il la regrettait sûrement autant voir plus que lui. Cette période... bénie soit-elle, elle avait malgré tous ses problèmes, été l'une des plus heureuses de sa vie.
Ce moment dura quelques secondes seulement, voir une ou deux minutes, mais ce fut bien assez pour calmer presque totalement l'ancien Poufsouffle, qui reprit ensuite la parole plus calmement.

Le Français aussi, se mit à parler, précisément pour refuser de rencontrer de nouveau Aidrian. Ce refus surpris tout d'abord Jon qui voulait dire quelque chose... sans vraiment savoir quoi.
Il n'essaya donc pas de l'interrompre, et écouta ses arguments un sourire crispé aux lèvres.
Il le comprenait, il comprenait toujours les problèmes des autres, surtout ceux de Ludovic. Il culpabilisait de l'avoir laissé sans nouvelles, d'être parti comme un voleur, et...

-C'est là que je me dis que tu as vraiment les meilleurs amis que tu puisses avoir! lança joyeusement Jon, tout sourire. Tu as toujours été comme ça, au moins, ça, ça n'a pas changé!

Il fit une pause, toujours ce sourire aux lèvres, puis continua:

-Arrête de culpabiliser, on ne t'en veux pas, personne ne t'en veux! Pourquoi on t'en voudrais d'abord hein? Pour nous avoir mis des centaines de fois dans la bouse? Et jusqu'au cou de plus? Mais non! Et puis, pour ça, c'est déjà bien trop tard. Tu n'as jamais voulus faire de mal à quiconque, et lorsque cela arrivait, je me souviens que la aussi, tu culpabilisais. Une vraie habitude! Mais là, tu n'as rien fais de mal, crois moi. On était heureux pour toi, on se demandait chaque jour ou presque quelles nouvelles aventures tu vivais, si ce "James" était intéressant, ce que tu vivais au quotidien. On se demandai sans cesse ce que tu aurais fais à notre place dans ces cas là, pendant les cours, pendant les congés. Alors même après ton départ, on ne s'est pas laissé abattre pour si peu.

L'ancien Poufsouffle fit une pause, s'humectant les lèvres en prenant le bras de Ludovic d'un geste qui se voulait rassurant:

-Si tu vas la voir, et que tu oses lui dire "Hey! Ca faisait longtemps!", évidemment qu'elle t'en voudra un peu, c'est une femme tout de même! Mais je pense que si tu y vas de toi même, et que tu lui dis à quel point tu ne voulais pas la froisser, elle comprendra. Elle n'est pas idiote.

Nouveau sourire, rassurant cette fois, amical aussi: ils venaient à peine de se retrouver et voila que Jon endossait de nouveau cette fonction de "psychologue" du trio, mais ça lui allait.
Il fit brutalement une grimace, se détachant du professeur de sortilège en haussant les épaules, puis reprit sur un ton beaucoup plus léger:

-Et puis, au pire, elle te balancera une potion qui te rendra vert à pois mauves toute la semaine, de quoi bien commencer l'année, mais au moins, ce sera passé!

Sympa... Très rassurant le Jon!

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Deux vieux amis   Mar 21 Oct - 19:45




Deux vieux amis

Ludovic eut une seconde d'hésitation en étendant la réponse de son vieil ami. Il hésitait entre sourire et regarder par la fenêtre d'un air gêné. Il fit donc les deux. Ce sourire là avait déjà meilleure tête, c'était celui de quelqu'un que vous avez mis dans l'embarras, mais qui, étrangement, semble vous remercier pour cela. Pourquoi ? Parce que pendant une seconde vous lui avez permis de penser à autre chose que ce qui lui trotte toujours dans la tête.

L'homme se détendit un peu vers la fin du bref monologue du professeur d'astronomie, abandonnant quelques instant sa pose crispée pour retrouver sa lueur narquoise. "Si peux ?"  A ce bon vieux Jon, toujours aussi habile avec les mots. Ludovic perdit une nouvelle fois son sourire lorsque son visiteur lui prit le bras. Il n'eut pas l'air apeuré, surprit ou quoi que ce soit du genre, non, il se contenta de plonger son regard brun dans celui de l'ancien Poufsouffle, avec toute l'attention du monde. Oui, Jon avait changé, il avait apprit beaucoup de choses.

Ludovic resta songeur lorsque son ami eut terminé. Parler, c'était si facile pour le gesticulant professeur d'astronomie, mais pour lui, cela semblait être devenu beaucoup plus compliqué. Jon se remit à plaisanter et Ludovic eut un rire étouffé.

— Tu crois qu'elle à encore sa recette pour la teinture violette ? renchérit-il.

Ludovic tourna la tête vers la fenêtre, soudain triste de retrouver au deuxième étage. Il n'aimait pas particulièrement les tours étroites, mais il sentait que cette sensation désagréable d'avoir la masse d'un château au-dessus de sa tête ne lui ferait pas de bien.

— Je devrais lui écrire un mot,
songea-t-il.

Il tourna la tête vers Jon, comme pour chercher son approbation.

— Un mot c'est bien, insista l'échevelé. On a le temps d'y réfléchir, de le relire et de le digérer et puis comme ça elle ne pourra pas... me colorer.

Ludovic se redressa et claque dans ses mains en se raclant la gorge. Signe qu'il changeait de sujet et qu'il n'y reviendrait pas, ou simple influence de Jon allez savoir.

— Et toi ? demanda-t-il. Tu va bien ? Professeur... d'astronomie c'est ça ? C'est fou parce que tu n'avais pas l'air si... passionné avant. Je sais plus si tu m'as dit depuis combien de temps. Les cours ça va ? Tu dois commencer à avoir l'habitude non ? Franchement, je sais pas comment tu fais, parce qu'avoir des élèves je n'y aurait jamais pensé et j'aurais pas cru qu'on me croit assez qualifié pour ça. Ils ont peut-être mal regardé. C'est drôle quand on y pense... Tu m'imagine ? Moi prof ? Après toutes ces années... Il leva les yeux au ciel, immergé une seconde dans ses pensées. Je crois que j'aurais de la chance s'ils terminent tous l'année vivant.





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MessageSujet: Re: [Flash-back] Deux vieux amis   Mar 21 Oct - 21:52


Jon avait toujours été habile avec les mots, il savait comprendre les gens qui lui expliquaient leurs problèmes, et il savait aussi trouver les mots pour les rassurer ou les aider dans leurs moments sombres. C'était d'ailleurs grâce à cette particularité que lui et les deux Serdaigles n'avaient jamais étés virés trop longtemps, et que l'alchimiste et l'astronome purent finir leur scolarité.
Cela lui avait encore servis après l'école, dans son travail, au ministère, pour trouver l'amour, pour intégrer Poudlard, et cela lui servait encore aujourd'hui ne serait-ce que pour réconforter son ami.
Ce petit détail avait une grande importance au yeux du jeune père, après tout, qu'avait-il d'autre pour marquer les esprits à part son éloquence?
Sa gestuelle surprenante? Ses discours à rallonge?
Non, alors s'il voulait qu'on se souvienne de quelque chose en lui -à part de ses beaux yeux-, c'était de ce petit point peu important mais qui comptait pourtant autant à ses yeux.

Ludovic sembla alors sortir de son état second, et demanda avec le sourire aux lèvres si Aidrian avait toujours cette fameuse potion, essayant de contenir un rire qui sortit malgré tout.
Cette simple réaction fut comme un feu vert pour le professeur, auquel le grand sourire habituel revint sur les lèvres. Évidemment!
Évidemment que 'Rian l'avait gardé! Pourquoi l'aurait-elle jeté? Hein? Et puis, elle n'était pas du genre à oublier quelque chose aussi facilement, même si elle avait jeté sa fameuse recette, en quelques minutes elle retrouverait la main, sans oublier ses nouvelles connaissances qui faisaient qu'elle avait sûrement de nouvelles idées pour leurs faire regretter... ce qui était regrettable.

-Oh que oui! Elle l'a sûrement encore, perfide comme elle est! ironisa le Professeur en faisant la grimace. Et puis, si elle l'avait perdue, elle trouvera forcément un moyen pour remplacer cette fameuse potion...! Et je crains le pire!

Jon serra les dents en haussant un sourcils, le trio se reformait, enfin! Voir comment il allait fonctionner à présent allait être une expérience intéressante! Ils avaient tous changés, tous de leur côté, lui avait grandis par exemple, pas totalement car il restait toujours l'éternel enfant qu'il avait toujours été, mais il était père de famille et beaucoup plus réfléchis que dans son enfance.
Ils avaient tous "grandis", il était possible que lorsqu'ils se retrouveraient de nouveau, ils ne se supportent pas, mais voir que Ludovic et lui s'entendaient toujours l'avait rassuré dans la perspective de reformer ce trio inséparable.
Pas au même niveau, c'est sûr -sinon il y aurait des meurtres à l'infirmerie...- , mais juste... retrouver leur complicité d’antan.

L'ancien Serdaigle lui annonça sa décision d'écrire un mot à l'alchimiste, puis se tourna vers lui comme pour attendre une réponse. Le Professeur d'Astronomie se contenta d'un sourire encourageant, s'attendant à ce qu'il développe son idée -c'est qu'il le connaissait un peu, son Ludo!-.

-Moui... finit par répondre le père en faisant une légère moue -aller voir directement, c'est tout de même plus agréable-. C'est une bonne idée, tu risques moins gros, mais on n'est jamais sûr de rien. Faudra que tu trouves les bons mots parce qu'avec une femme, on n'est jamais sure qu'une idée étrange lui passe par la tête!

Et ce conseil était valable pour toutes les femmes... Et Jon ne le savait pas encore, mais Ludovic allait en avoir besoin, de ce conseil avec les femmes!
Le Professeur de Sortilèges commença alors à son tour un petit monologue que lui-même aurait put sortir à toute heure du jour ou de la nuit, et à cette idée, qu'il avait déteins sur son ami à ce point, un petit sourire en coin pris place sur le visage de l'excentrique.
A la première question de Descremps, l'ancien Poufsouffle fit un tour sur lui-même, les bras légèrement écartés comme pour que son ami l'observe, et répondit simplement:

-Est-ce que j'ai l'air d'aller mal? demanda-t-il avec un sourire satisfait.

Il réfléchit quelques secondes, s’apprêtant à répondre aux questions unes à unes. Mine de rien, répondre à une avalanche telle qu'il adorait en faire, ce n'était pas évident!

-En fait, j'ai commencé à m'intéresser à l'Astronomie après ton départ. Tu sais, on avait plus de temps à consacrer aux cours après cela, du coup... disons que je pensais bien plus à ce que les professeurs nous racontaient qu'à nos prochains coups. Ca fais trois ans que je travaille, et c'est plutôt agréable. Tu sais, y a des élèves justes incroyables, comme L...

Il s'arrêta, se rendant compte qu'il s'éloignait du sujet comme bien souvent, puis se recentra en se frottant les mains:

-Tu t'en sortiras très bien! J'en suis certain! Et puis, crois-moi, ils sont résistants ces derniers temps! Ils ne se plaignent jamais, et trouvent n'importe quel sujet bon pour rire. Tu aurais beau leur faire apparaitre un vase au milieu du visage qu'ils s'en ficheraient totalement. Bon, de mon côté, ils sont tous... tout simplement brillants! Ils sont attentifs et la plupart adooorent mes cours!

Jon s'arrêta, le doigt levé -il ne savait pas quand il l'avait levé d'ailleurs, sûrement par habitude de gesticuler sans cesse plus qu'autre chose-, surtout pour ne pas s'emporter encore une fois et perdre son ami dans ses discussions tordues.

-Enfin enfin passons! De ton côté, qu'as-tu donc fais juste avant d'être appelé par ce bon vieux Dumbledore?

"Bon vieux Dumbledore", oui. Il fallait dire qu'il s'entendait incroyablement bien avec le Directeur. Sûrement car ils étaient tous deux très originaux dans le fond, et posé en réalité.

-Toujours avec tes voyages?



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MessageSujet: Re: [Flash-back] Deux vieux amis   Mar 21 Oct - 23:02




Deux vieux amis

Le professeur de sortilège avait retrouvé un sourire et semblait ne plus vouloir s'en séparer. Il regardait son ami gesticuler, si à l'aise dans cette vieille école hantée. C'était agréable d'entendre cette voix familière meubler un peu le pesant silence qui accompagnait le français depuis si longtemps qu'il lui faisait l'impression d'un bruit continu et éteint. Entendre une voix, cela faisait du bien. Surtout lorsque cette dernière fait la conversation seule, c'est assez reposant au final et cela lui avait manqué.

Lorsque Jon s'arrêta pour lui poser une nouvelle question, Ludovic ne prit même pas la peine de se demander ce qu'il pouvait lui répondre. Cela venait naturellement, on ne pouvait rien cacher longtemps à ce Lakenstridge.

— Oui, les voyages plus ou moins. Tu sais que j'ai refusé pendant deux ans de devenir prof ? J'aurais peut-être dut dire oui plus tôt, si j'avais sut que tu travaillait là, je l'aurais peut-être fait.

Il marqua un arrêt, se demandant pourquoi Dumbledore n'avait pas essayé de le convaincre avec ça.

— Je l'ai appris en faisant des recherches pour voir un peu avec qui j'allais travailler, je t'ai vu dans les noms des profs de l'année dernière, reprit rapidement le français avant qu'on ne lui coupe la parole. Enfin je m'éloigne.

Il prit une grande inspiration, bouche ouverte, ne sachant pas très bien par où commencer. Par le commencement, cela semblait bien.

— J'ai travaillé avec un chercheur, spécialiste en créatures polaires. Je l'ai rencontré lors d'une expédition dans le nord, je n'ai pas fait très attention au nom du coin, c'était un truc norvégien assez imprononçable. Je faisais... le garde du corps on va dire. Je surveillais une bande de scientifique dont ce gars là et on a discuté. Il a fini par me proposer d'être son assistant. Il reprit son souffle, il avait moins d'endurance que Jon à ce jeu là. Résultat j'ai un peu passé mon temps à faire la navette entre différents endroits pour des observations. C'était assez... sympa.

Il se perdit une seconde dans ses pensées. Il en sortit subitement, comme s'il venait de réaliser que Jon était dans la même pièce que lui. Il le regarda dans les yeux et reprit.

— Et puis Dumbledore à commencé à m'envoyer des lettres pour que je devienne professeur... entre autre. J'ai refusé longtemps, je n'avais pas très envie de revenir ici. Je lui ai dit que je n'étais pas qualifié, qu'il pouvait trouver mieux, mais il a insisté. Tu sais qu'on ne refuse jamais rien très longtemps à cet homme, il m'a même envoyé un papier du ministère, une sorte d'équivalent des ASPICs, pour que je ne puisse plus rien dire. Donc au final... me voilà.

Il s'arrêta. C'était tout. Les trois dernières années de sa vie en quelques minutes, c'était assez... étrange de les résumer ainsi à voix haute. Bien sûr, il savait que tout s'était enchainé rapidement, mais il n'y avait pas fait très attention. Cela avait semblé si naturel sur le moment.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Deux vieux amis   Mer 22 Oct - 0:42


En apprenant que Ludovic aurait put le rejoindre deux ans plus tôt, l'ancien Poufsouffle fit la moue et croisa les bras, comme vexé, même s'il ne put garder cette tête déconfite très longtemps:

-Et tu m'as laissé là, m'ennuyer tout seul pendant deux ans? Tu te rends comptes de la trahison que tu viens de me faire? Peuh! Tu me déçois!

Il releva la tête, les yeux fermés et le visage tourné vers un point au dessus de son épaule droite, une position très... très "hautaine" en résumé, mais malgré tous ses efforts, le jeune homme reprit bien rapidement son attitude habituelle, ce sourire idiot aux lèvres et ces yeux ivres de savoir.
Malgré toutes ces années, là aussi, il y avait un point qui n'avait pas changé chez le désormais père de famille: sa soif de connaissances, de savoir, d'expériences. C'était cette soif qui l'avait attiré vers Ludovic qui, il y a bien des années, lui promettait aventures et expériences inoubliables, et Jon n'avait pas été déçu.

-Tant pis, mais je maintiens que tu aurais dut te renseigner un peu plus tôt! Avec les hiboux, tout est possible! Mais passons, aujourd'hui, tu es là: enfin un peu d'action ! J'espère que tu vas te rattraper, en deux phrases tu viens de me décevoir, Monsieur Descremps! continua le Professeur sur un ton pompeux, mais bien trop exagéré pour sembler lourd ou agaçant.

Monsieur Descremps...
La dernière fois qu'il avait entendu cela, c'était encore lorsqu'ils étaient élèves à Poudlard, et fort souvent, c'était dit sur un ton de reproche pour réprimander le jeune homme qu'il était, et pour le rappeler à l'ordre aussi. Imaginer qu'aujourd'hui, ce même surnom serait utilisé par ses élèves pour le désigner, toujours lui...
C'est vrai que c'était étrange.

-J'ai encore du mal à t'imaginer devant une classe de plusieurs élèves, ils vont devoir s'accrocher avec toi, mais comme je l'ai déjà dit: ils sont coriace ces dernières années!

Ludovic se mit ensuite à lui expliquer ce qu'il avait fais ces dernières années, et son ami l'écouta avec attention. Il était rare que le Professeur de sortilèges se dévoile ainsi, il le savait, parler de lui ce n'était pas ce qu'il préférait, alors il écoutait, en silence.
La plupart des choses qu'il lui raconta, il avait été au courant, grossièrement au courant, c'est vrai, mais il le savait. Cependant, nombre de détails lui étaient inconnus, et le père de famille pris plaisir à apprendre de telles choses sur son ami d'enfance.
Oui, il avait fais du chemin le petit Serdaigle rebelle, remarque, lui aussi alors...

-Cools! Tes trucs, ils sont pas si "bof" que ça. Moi ça été beaucoup plus "bwaaah" -nouveau geste étrange de ses mains- que ça! Tu as eut de la chance, ça doit être cool la... le... Le Nord! Non? Il doit y avoir de la neige, et ... des pinguins! Et des ours! Il doit aussi y avoir des... extra-terrestres non? C'est là-bas que vivent les extra-terrestre! Pas vrai? Y a aussi ce vieux là... Le vieux barbu... mmmmh... -il se gratta une barbe imaginaire- Ah oui! -doigt levé au ciel, ou idée lumineuse, ça revenait au même- le Père Noël! Oui! C'est ça! Ton vieux là, tu es sûr que ce n'est pas le Père Noël?

L'ancien Poufsouffle se tourna vers Ludovic, avec un sourire qui indiquait qu'il se fichait totalement de lui -quoi que...-:

-Je ne sais pas, on ne sais jamais quand on peut croiser le Père Noël!

Ok... Il n'avait pas eut à parler énormément pour retomber dans l'un de ses nombreux délires au final, à moins que ce ne fut qu'une façon détournée de se moquer gentiment de son ami... Allez savoir!

-Fais moi penser à remercier ce bon vieux Albus! Quoi que... Laisse tomber, je sais que tu vas oublier de toute façon. Je m'y ferais penser moi même!

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MessageSujet: Re: [Flash-back] Deux vieux amis   Mer 22 Oct - 20:28




Deux vieux amis

Ludovic regarda son ami avec un air profondément septique lorsque ce dernier se mit à parler de Père Noël et d'extra-terrestres. Il lui adressa un léger hochement de tête à la négative lui faisant clairement comprendre qu'il commençait à prendre une mauvaise voie, enfin, plus mauvaise que d'habitude, et qu'il ferait mieux de changer de sujet.

Il n'eut même pas le temps d’acquiescer lorsqu'il fut question de remercier Dumbledore et eut l'impression qu'une mouche le piquait. Oublier ? A croire qu'on le prenait pour un amnésique. Bon, d'accord, il y avait quelques... plusieurs... de nombreuses situations où il pouvait perdre un peu le fil, mais il était tout à fait capable de se souvenir de ce genre de choses. Il n'oubliait rien d'ailleurs, c'était juste qu'il ne s'en souvenait pas toujours au bon moment voilà tout.

Il resta silencieux un long moment, occupé à se commenter des choses et d'autres. Curieux de se sentir aussi serein tout à coup. Il en décalait presque l'idée de condamner sa porte. Il prit une inspiration et leva la tête vers Jon, ne sachant pas trop quoi dire.

— Merci, lâcha-t-il enfin. Merci d'être venu me voir, c'était... très...

Il chercha ses mots, mais n'en trouvait aucun qui correspondait tout à fait. C'était gentil, sympa, surréaliste, surprenant, épuisant, perturbant et beaucoup plus encore. C'était Jon quoi.

Ludovic se racla la gorge, un peu gêné. Il n'avait pas envie de jeter son ami dehors, mais il avait encore de nombreuses choses à faire avant la rentrée. Ranger un peu son bureau, finir de s'occuper de sa porte et des murs. D'ailleurs, il ne prendrait peut-être pas la peine de faire les murs extérieur, c'était de la bonne pierre épaisse, protéger l'intérieur devrait suffire.

— J'imagine que tu dois être très occupé avec la salle à arranger, les cours à préparer, ta - il se racla la gorge - femme. Et puis ton fils à onze ans cette année non ? Il vient à Poudlard j'imagine. Tu dois avoir hâte de savoir dans qu'elle maison il ira... enfin... je crois.

Il ne savait pas très bien quels genres de priorités un père pouvait avoir et préféra ne pas se poser la question. Toutes ces histoires de mariage et de vie de famille il avait fait une croix dessus depuis un bon moment et aurait aimé ne pas entendre parler plus que nécessaire, du moins pas maintenant.

— Je viendrais peut-être assister à un de tes cours, lança-t-il soudain prit d'une idée lumineuse. Histoire de prendre des notes pour voir comment faire les miens. Il lui adressa un discret clin d’œil et l'air entendu de celui qui prépare un mauvais coup.

Prendre des notes bien sûr, cela avait toujours été son style.




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MessageSujet: Re: [Flash-back] Deux vieux amis   Jeu 23 Oct - 10:44



Le remerciement de l'ancien Serdaigle fit naitre un sourire quelque peu crispé sur les lèvres du jeune père.
Cela sentait mauvais, enfin, de son point de vue. Il allait sûrement lui demander de le quitter, ou quelque chose dans le genre, une mauvaise nouvelle pour lui.
Mais tout de même, c'était assez... Réconfortant, un merci.
Le regard de Jon se fit un peu plus vague, et il s'humecta les lèvres alors que son ami commençait a lui énoncer diverses raisons qui auraient pût l'occuper.
Des raisons tout a fais absurdes d'ailleurs, que préparer pour un cours ou tout peu Changer? Et puis, il était père et marié depuis bien assez longtemps pour ne pas penser a sa famille a toute heure du jour et de la nuit, mais ça, Ludovic devait sans doute l'ignorer.

-N'en dis pas plus, interrompit l'ancien Poufsouffle sur un ton compréhensif, tu veux que je te laisses hein? Et bien, je comprends, tu dois en avoir des choses a faire. Excuse moi d'être venu sans prevenir, j'aurais dut y songer, j'imagine que l'on discutera une prochaine fois! Voilà tout!

Il haussa les épaules et leva les yeux au ciel quelques secondes avec un discret sourire. Au moins il avait passé un bon moment, cela lui avait fait du bien de revoir son ami, et il était certain que le bien être était partagé.
Certes il aurait bien aimé le voir la bague au doigt ou le coeur prit par une jolie femme -ou homme! Il ne jugeait pas!- mais Ludovic avait bien vécut apparemment et et lui suffisait. (Enfin, s'il se montrait aussi peu insistant sur ce point c'est qu'il comptait bien caser son meilleur ami pendant son séjour a Poudlard, autant profiter de l'occasion voyez-vous? Ah lala... Si Descremps savait...!)

Le décoiffé l'informa ensuite qu'il viendrait probablement faire un saut a l'un de ses cours, pour "prendre des notes" disait-t-il... Mais oui, et il croyait qu'il allait le croire ? Il le connaissait bien trop pour deviner que ce n'était qu'une de ses nombreuses excuses. Parmi celles-ci, sa préférée -ou l'une de ses préférées- était sûrement "Pourquoi m'as tu dérangé ? Je travaillais ça ne se voit pas ?!", qu'il utilisait souvent lorsqu'il réfléchissait ou qu'il avait la tête dans les nuages. Pourquoi était-ce la préférée de Jon? Tout simplement car cette simple excuse décrivait parfaitement le sorcier.

-Je t'attendrais donc de pied ferme, et j'ai hâte de recevoir ta visite ! finit par répondre l'ancien Poufsouffle le sourire aux lèvres.

Mais...
Il se retourna, s'apprêtant a partir, avant de se rappeler d'un détail qui aurait sûrement poussé le professeur de sortilèges a renoncer a son idée.

-Dis moi, es-tu au courant que les cours ont lieu en plein milieu de la nuit ? Et que le plus tôt commence tout de même lorsque la l'une est haute dans le ciel ?

___




We all change when you think about it. We're all different all through our lives. And that's okay, that's good. You've got to keeping moving. As long as you remember all the people that you used to be. I will not forget one line of this, not one day. I swear.


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MessageSujet: Re: [Flash-back] Deux vieux amis   Ven 24 Oct - 22:58




Deux vieux amis

Lorsque le professeur d'astronomie lui rappela que ses heures de cours étaient plutôt nocturne, le français eut un large sourire, légèrement mauvais, mais plutôt moqueur.

— Oh... essayerais-tu de me décourager Jon ? Tu sais bien que les horaires ne m'ont jamais arrêtés.

Il disait cela pour les innombrables cours d'astronomie auquel il avait lui-même assisté en tant qu'élève, mais aussi pour toutes ces expéditions nocturnes pour perpétrer des mauvais coups loin du regard des surveillants. Après tout, Ludovic était bien celui qui se réveillait au beau milieu de la nuit, à l'heure où même les hiboux dorment, pour entrainer ses amis dans les couloirs réaliser des plans farfelus aux conséquences désastreuses.

Le professeur de sortilège se dirigea vers la porte pour l'ouvrir non sans un peu de difficulté.

— Je vais ranger, fit-il par habitude.

A force de le répéter, il finirait peut-être par s'y mettre un jour. En attendant, son bureau ressemblerait longtemps à l'anti-chambre du désordre, il faudrait au moins qu'il dégage un peu d'espace jusqu'à la porte de sa chambre. Il adressa un dernier salut à Jon avant de l'abandonner dans sa salle de classe et ferma la porte lorsqu'il fut certain que l'ancien Poufsouffle repartait bien.

De nouveau seul, Ludovic lâcha la poignée, un doux sourire sur les lèvres. Il repensa un instant à cette époque lointaine où il était encore l’insupportable Ludovic, à Aidrian si timide et sa façon de se concentrer sur ses potions lorsqu'elle était encore une petite fille, à Jon en perpétuelle admiration quoi qu'il ait pu dire ou faire alors qu'il était souvent beaucoup plus rusé que lui. Oui, ils avaient fait ensemble des centaines de choses qui misent bout à bout avaient formées sur le visage de cette homme un bonheur très longtemps oublié.

Il poussa un soupire, tourna les talons en délogeant le bric-à-brac sur son passage du bout du pied. Il ouvrit la seconde porte, celle de sa chambre. Il n'avait pas eut le temps de fermer lorsque Jon était arrivé. L'astronome aurait très bien put y entrer. Ludovic resta sur le seuil, entre le désordre chaotique de son étroit bureau et le vide silencieux de cette pièce qui ne tarderait pas à faire une taille titanesque. Si facile d'ouvrir, si facile de jeter, de faire demi-tour pour tout recommencer. Il laissa passer une interminable minute, le regard dans le vague, son bras libre le long du corps avec la main ouverte. Si calme, comme pour un long sommeil. Il fit un pas en avant et laissa la porte se fermer doucement derrière lui.




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